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Bertrand Russell
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2026-05-30T09:42:50Z
Malik2Mars
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/* ''Essais sceptiques'' ''({{Lang|en|Sceptical Essays}})'', 1928 */ a relire attentivement. Trop de liens bleus wp répétés inutilement, et qlq extraits bien tres long, et qlq immanquables étrangement oubliés…
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[[Fichier:Russell in 1916.jpg|thumb|upright=1|Russell (1916)]]
'''{{w}}''' (Tellek, Monmouthshire, {{Date|18|mai|1872}} - près de Penrhyndeudraeth, Pays de Galles, {{Date|2|février|1970}}), était un {{w|logicien}}, {{w|philosophe|philosophe}} et {{w|homme politique}} britannique.
== Citations ==
=== ''The Principles of Mathematics'', 1903 ===
{{Citation|Le fait que la mathématique n’est dans sa totalité rien d’autre que la logique symbolique, est une des plus grandes découvertes de notre temps. Et une fois que cela a été établi, le reste des principes de la mathématique se réduit à l’analyse de la logique symbolique elle-même.}}
{{Réf Livre
|titre=Écrits de logique philosophique
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=Jean Michel Roy|
|éditeur=PUF
|année=1989
|ISBN=2-13-042066-4
|titre de la contribution=Les principes de la mathématique
|chapitre=I. Définition de la mathématique pure
|page=23
}}
=== ''Essais philosophiques'', 1910 ===
{{Citation|De toutes les études qui permettent aux hommes de devenir citoyens de la communauté intellectuelle, aucune n’est plus indispensable que celle du passé.|précisions=juillet 1904, ''The Independant Review''.}}
{{Réf Livre
| titre = Essais philosophiques
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Clémentz et Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 1997
| ISBN =2-13-048250-3
| chapitre =De l’histoire
| page = 109
}}
{{Citation|Sur les rives du temps, la triste procession des générations humaines marche lentement vers la tombe ; dans la paisible contrée du passé, la marche est achevée, les promeneurs fatigués se reposent et sèchent enfin leurs larmes.}}
{{Réf Livre
| titre = Essais philosophiques
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Clémentz et Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 1997
| ISBN =2-13-048250-3
| chapitre =II. De l’histoire
| page = 118
}}
=== ''Problèmes de philosophie'', 1912 ===
{{Citation|Si la philosophie ne peut répondre à autant de questions que nous le souhaiterions, du moins a-t-elle le pouvoir de les poser.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre =I. Apparence et réalité
| page = 38
}}
{{Citation|Il n’y a pas d’impossibilité logique dans l’hypothèse que la vie n’est qu’un rêve dont nous créons nous-mêmes les objets et les événements. Pourtant, bien qu’il n’y ait pas là d’impossibilité logique, nous n’avons pas la moindre raison de penser que cette hypothèse est vraie.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = II. L’existence de la matière
| page = 44
}}
{{Citation|L’importance fondamentale de la connaissance par description réside dans le fait qu’elle nous permet de dépasser les limites de notre expérience privée. Bien que les vérités que nous sommes capables de connaître soient composées uniquement de termes avec lesquels nous avons ce rapport d’expérience directe, nous pouvons posséder une connaissance de choses que nous avons jamais rencontrées dans la sphère de notre expérience immédiate. Dans la mesure où ce domaine est très restreint, c’est un point capital : faute de comprendre, une grande part de la connaissance ne peut que rester mystérieuse, et partant, entachée de doute.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = V.
| page = 81-82
}}
{{Citation|Un mathématicien, un minéralogiste ou un historien, comme n’importe quel homme de science, à qui l’on demande quelles vérités déterminées sont reconnues dans sa discipline, pourra répondre aussi longuement que vous êtes disposé à l’écouter. Mais posez la même question au philosophe : s’il est de bonne foi, il devra avouer que sa discipline n’est pas parvenue aux résultats positifs qu’on trouve dans les autres sciences.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = XV. La valeur de la philosophie
| page = 178-179
}}
{{Citation|En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. Celui qui ne s’y est pas frotté traverse l’existence comme prisonnier : prisonnier des préjugés du sens commun, des croyances de son pays ou de son temps, de convictions qui ont grandi en lui sans la coopération ni le consentement de la raison. Tout dans le monde lui paraît aller de soi, tant les choses sont pour lui comme ceci et pas autrement, tant son horizon est limité ; les objets ordinaires ne le questionnent pas, les possibilités peu familières sont refusées avec mépris.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = XV. La valeur de la philosophie
| page = 180-181
}}
=== ''La méthode scientifique en philosophie'', 1914 ===
{{Citation|Depuis les temps les plus reculés, plus que toute autre branche du savoir, la philosophie a eu le plus d’ambition et atteint le moins de résultats. Depuis l’époque où [[Thalès]] déclarait que tout est eau, il s’est toujours trouvé des philosophes prêts à se livrer à toutes sortes d’affirmations sur la totalité des choses, et pareillement, il s’en est toujours trouvé d’autres pour se répandre en toutes sortes de négations depuis l’époque où Thalès fut contredit par [[Anaximandre]].}}
{{Réf Livre
| titre = La méthode scientifique en philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur = Philippe Devaux
| éditeur = Payot
| année = 2002
| ISBN = 978-2-228-89529-3
| chapitre =Première conférence : la philosophie officielle
| page =33
}}
{{citation|Toute la philosophie de [[Henri Bergson|Bergson]] consiste à transposer, en se servant des moyens imparfaits que sont les mots, la connaissance acquise par l'intuition et à condamner par conséquent complètement tout le savoir acquis par la science ou le sens commun.
}}
{{Réf Livre
|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]
|auteur=Bertrand Russell
|éditeur=Payot & Rivages
|année=2018
|page=54
|section=première conférence
|ISBN=9782228922128
|traducteur=Philippe Devaux
|année d'origine=1914}}
{{Citation|Tout problème philosophique, soumis à une analyse et une élucidation indispensables, se trouve ou bien n'être pas philosophique du tout ou bien logique, dans le sens où nous employons ce terme.|original=Every philosophical problem, when it is subjected to the necessary analysis and purification, is found either to be not really philosophical at all, or else to be, in the sense in which we are using the word, logical.|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2002|page=65|section=Deuxième conférence|ISBN=2-228-89529-6|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=mars|jour=9}}
{{citation|La physique, avec son principe de relativité et ses investigations révolutionnaires sur la nature de la matière, éprouve un besoin de renouveler ses hypothèses fondamentales, et la philosophie scientifique aspire à faciliter sa tâche.
}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2018|page=283|section=appendice|ISBN=9782228922128|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
{{citation|La seule et unique condition, je crois, qui soit nécessaire pour assurer à la philosophie dans un avenir prochain une perfection surpassant tout ce qui a été atteint jusqu'ici par les philosophes est la création d'une école de penseurs, ayant un entraînement scientifique, et des intérêts philosophiques, débarrassés des traditions du passé, et ne se laissant par égarer par les méthodes littéraires, qui copient les Anciens en toutes choses, excepté leurs mérites.
}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2018|page=283|section=appendice|ISBN=9782228922128|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
=== ''Principes de reconstruction sociale'', 1916 ===
{{citation|citation=Le socialisme, quoi que nous pensions de ses mérites, est un grand pouvoir, qui se développe et transforme la vie économique et politique ; et le socialisme doit son nom à un petit nombre de théoriciens isolés.}}
{{Réf Livre|titre=Principes de reconstruction sociale|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Presse de l’université de Laval|année=2007|page=176|section=|ISBN=978-2-7637-8485-4|traducteur=E. de Clermont-Tonnerre|titre de la contribution=VIII - Ce que nous pouvons faire|traducteur de la contribution=Normand Baillargeon|année d'origine=1916}}
=== ''Mysticisme et logique'', 1917 ===
{{citation|Bien considérées, les mathématiques possèdent non seulement la vérité, mais encore la [[beauté mathématique|beauté suprême]] – une beauté froide et austère, comme celle de la sculpture, qui ne s’adresse en rien à notre faible nature, et qui, dépouillée des attraits somptueux de la peinture et de la musique, est cependant sublimement pure et empreinte d’une perfection sévère que seul manifeste l’art le plus élevé.|précisions=1907, ''New Quaterly''.}}
{{Réf Livre
| titre = Mysticisme et logique
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Denis Vernant
| éditeur = Vrin
| année = 2007
| ISBN =978-2-7116-1926-9
| chapitre =IV. L’étude des mathématiques
| page = 77
}}
=== ''La philosophie de l'atomisme logique'', 1918 ===
{{citation|citation=Le propre de la philosophie est de commencer par quelque chose de si simple qu'il ne semble pas la peine de l'énoncer, et de terminer par quelque chose de si paradoxal que personne n'y croira.}}
{{Réf Livre|titre=Écrits de logique philosophique|auteur=Bertrand Russell|éditeur=PUF|année=1989|page=352|traducteur=Jean Michel Roy|titre de la contribution=La philosophie de l'atomisme logique|année de la contribution=1918}}
{{Choisie citation du jour
| puce = *
| année = 2010
| mois = janvier
| jour = 18
| commentaire = ainsi que le [[modèle:Citation du jour/15 mars 2021|15 mars 2021]]|
}}
=== ''Introduction à la philosophie mathématique'', 1919 ===
{{Citation|Je maintiens que pas plus que la zoologie, la logique ne doit admettre les licornes : car la logique est concernée par le monde réel, quoique dans ses traits les plus abstraits et les plus généraux, tout autant que la zoologie.}}
{{Réf Livre
| titre = Introduction à la philosophie mathématique
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1991
| ISBN =2-228-88351-4
| chapitre =XVI. Les descriptions
| page = 316
}}
=== ''Analyse de l’esprit'', 1921 ===
=== ''L’analyse de la matière'', 1927 ===
=== ''Essais sceptiques'', 1928 ===
{{citation|citation=Sauf en Chine, on considère partout qu'un homme n'est qu'une pauvre créature s'il n'a pas d'opinions très fortement arrêtées sur ces questions ; les hommes haïssent les sceptiques beaucoup plus que les défenseurs des opinions contraires aux leurs. On croit que les exigences de la vie pratique réclame des opinions sur ces questions et que, si nous devenions plus rationnels, l'existence sociale serait impossible.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=19
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Encore une fois, sauf en Chine, il n'y a pas de pays où les gens tolèrent la vérité sur eux-mêmes ; en temps ordinaire, la vérité est considérée comme de mauvais goût ; mais en temps de guerre elle est considérée comme criminelle.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=22
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Un homme adroit résumera les « pour » et les « contre » d'une question qui l'intéresse, d'un point de vue égoïste, plus ou moins inconsciemment (des arguments altruistes pèsent rarement dans l'inconscience d'un homme, sauf quand ses propres enfants sont en jeu). Après avoir pris une saine décision égoïste à l'aide de l'inconscient, l'homme se met à inventer ou à emprunter chez d'autres une série de phrases grandiloquentes pour prouver qu'il ne pense qu'au bien public et accomplit un grand sacrifice personnel. }}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=26
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=On peut admettre en règle générale, et à peu d'exceptions près, que les hommes, lorsqu'ils se trompent sur leur intérêt véritable, font plus de mal aux autres en adoptant la manière d'agir qui leur semble sage que s'ils agissaient d'une manière vraiment sage. C'est pourquoi, tout ce qui rend les gens meilleurs juges de leur intérêt fait du bien.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=27
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Le poète Euripide éveilla l'amoureux dans l'imagination de l'auditoire ; mais poète et amoureux étaient oubliés à la sortie, et le fou (en l'espèce un maniaque homicide) dirigeait les actions politiques de ces hommes et femmes qui se croyaient eux-mêmes aimables et vertueux.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=29
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Pas à pas, les relations avec les autres êtres humains dissipent les mythes de tous, sauf de ceux qui jouissent de plus de succès. La vanité personnelle est dissipée par les frères, la vanité de famille par les camarades d'école ; la vanité de classe par la politique ; la vanité nationale par les défaites militaires ou commerciales. Mais la vanité humaine reste et, dans ce domaine, en tant qu'elle intervient dans les rapports sociaux, la faculté de créer des mythes peut se donner libre carrière.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=37
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Dans le monde visible, la Voie Lactée n'est qu'un petit fragment ; à l'intérieur de ce fragment, le système solaire n'est qu'une poussière infiniment petite, et notre planète n'est qu'une parcelle microscopique de cette poussière. Sur cette parcelle de minuscules masses de carbone impur et d'eau, d'une structure compliquée, possédant des propriétés physiques et chimiques peu communes, rampent pendant quelques années pour se dissoudre enfin de nouveau dans les éléments dont ils sont composés. Ils partagent leur temps entre le travail nécessaire pour remettre au plus tard le moment de leur propre dissolution et des luttes furieuses pour avancer celui des autres espèces. Des convulsions de la nature en détruisent périodiquement quelques milliers ou millions, et des maladies en balayent prématurément encore davantage. Ces événements sont considérés comme des malheurs ; mais quand les hommes réussissent à accomplir des destructions analogues par leurs propres efforts, ils s'en réjouissent et rendent grâce à Dieu.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=38
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Hegel veut nous persuader que l'univers ressemble à l'État prussien de son époque ; ses disciples anglais estiment qu'il ressemble plutôt à une démocratie ploutocratique fonctionnant avec deux Chambres. Les raisons qu'on nous donne de ces conceptions sont soigneusement camouflées, si bien que même leurs auteurs méconnaissent leur liaison avec les désirs humains : on les fait naître, extérieurement, de sources aussi sèches que la logique et l'analyse des propositions. Mais les sophismes révèlent l'influence des désirs ; ils tendent tous dans le même sens.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=40
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=La recherche scientifique implique un mélange spécial de l'intérêt général et de l'intérêt particulier ; on n'étudie le particulier que dans l'espoir d'éclairer d'une lumière nouvelle le général. Au Moyen Âge, on pensait qu'on pouvait en théorie déduire le particulier des principes généraux ; à la Renaissance, ces principes généraux furent discrédités, et la passion pour l'histoire de l'Antiquité engendra un grand intérêt pour des faits particuliers. Cet intérêt agissant sur des esprits entraînés par les traditions grecque, romaine et scolastique produisit finalement l'atmosphère intellectuelle qui rendit possible les Kepler et les Galilée.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=48
|chapitre=III La science est-elle superstitieuse ?
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=La science, telle qu'elle existe actuellement, est en partie agréable et en partie désagréable. Elle est agréable par la puissance qu'elle nous donne de manier notre milieu, et, pour une petite mais importante minorité, elle est agréable parce qu'elle lui fournit des satisfactions intellectuelles. Elle est désagréable, car, quels que soient les moyens par lesquels nous cherchons à cacher ce fait, elle admet un déterminisme qui implique, théoriquement, le pouvoir de prédire les actions humaines ; et, par là, elle semble diminuer la puissance de l'homme. Bien entendu, les gens désirent garder l'aspect agréable de la science tout en rejetant son aspect désagréable ; mais jusqu'ici ces tentatives ont échoué.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=51
|chapitre=III La science est-elle superstitieuse ?
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Il est évident que notre ancienne et confortable notion de « matière solide » ne peut survivre. Un morceau de matière n'est pas autre chose qu'une série d'événements qui obéit à certaines lois. La conception de la matière est née à une époque où les philosophes n'avaient aucun doute sur la valeur de la notion de « substance ». La matière, c'était la substance qui existait dans l'espace et dans le temps ; l'esprit était la substance qui n'existait que dans le temps. La notion de substance s'effaçait de plus en plus de la métaphysique à mesure que le temps avançait, mais elle a survécu en physique parce qu'elle était inoffensive, jusqu'au moment où l'on a inventé la relativité. Traditionnellement, la substance était une notion composée de deux éléments. Premièrement, une substance avait la propriété logique de ne paraître dans une proposition qu'en tant que sujet, jamais en tant que prédicat. En second lieu, elle était quelque chose qui subsistait à travers le temps, ou, comme dans le cas de Dieu, qui était en dehors du temps. Ces deux propriétés ne sont pas nécessairement liées l'une à l'autre, mais on ne s'en est pas aperçu, car la physique enseignait que les morceaux de matière étaient immortels, et la théologie enseignait que l'âme était immortelle. On considérait donc les deux comme des substances. Mais maintenant la physique nous oblige à considérer des événements fugitifs comme des substances dans le sens logique de ce mot, c'est-à-dire comme des sujets qui ne peuvent pas être des prédicats. Un morceau de matière qui nous semblait une seule entité stable est en réalité un chapelet d'entités, comme les images en apparence stable d'un film de cinéma. Et rien ne nous empêche d'affirmer la même chose de l'esprit : le moi stable semble aussi fictif que l'atome stable. Les deux ne sont que des chapelets d'événements qui ont des rapports intéressants l'un avec l'autre.
La physique moderne nous permet de donner corps à l'hypothèse de {{w|Ernst Mach|Mach}} et de {{w|William James (psychologue)|James}} que la « matière » des mondes physique et mental est la même. La « matière solide » était évidemment quelque chose de bien différent des pensées et aussi du moi stable. Mais, si la matière et le moi ne sont tous les deux que des agrégations convenables d'événements, il est beaucoup moins difficile de les imaginer comme construits avec les mêmes matériaux. De plus, ce qui jusqu'ici semblait une des plus marquantes particularités de l'esprit, à savoir la subjectivité, ou la capacité d'avoir un point de vue, a envahi maintenant la physique, et il apparaît qu'elle n'implique pas l'esprit : des appareils photographiques placés dans des endroits différents peuvent photographier le même événement, mais ils le photographieront différemment. Même les chronomètres et les instruments de mesure deviennent subjectifs dans la physique moderne ; ce qu'ils marquent, ce ne sont pas des faits physiques, mais leur rapport avec un fait physique. Ainsi, la physique et la psychologie se sont rapprochés l'une de l'autre, et l'ancien dualisme de l'esprit et de la matière s'est écroulé.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=85-86
|chapitre=V La philosophie au XXè siècle
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Le nouveau réalisme [...] tend seulement à clarifier les idées fondamentales de la science et à synthétiser les différentes sciences en une seule et vaste conception de ce fragment du monde que la science a réussi à explorer.
Il ne sait pas ce qui est au-delà ; il ne dispose pas d'un talisman pour transformer l'ignorance en savoir. Il offre des joies intellectuelles à ceux qui les apprécient, mais il ne cherche pas à flatter la vanité humaine comme la plupart des autres philosophies. S'il est sec et technique, c'est la faute de l'univers, qui a choisi de fonctionner d'une manière mathématique plutôt que d'une manière qu'auraient aimée les mystiques et les poètes. Peut-être est-ce regrettable, mais on ne s'attendra tout de même pas à ce qu'un mathématicien le regrette.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=87
|chapitre=V La philosophie au XXè siècle
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Pourquoi, en réalité, désirons-nous presque tous augmenter nos revenus ? Il peut sembler, à première vue, que ce sont les biens matériels que nous désirons. Mais, en fait, nous les désirons principalement pour impressionner nos voisins. [...] Une des plus puissantes de toutes nos passions est le désir d'être admiré et respecté. Dans l'état actuel des choses, on entoure d'admiration et de respect les hommes qui semblent riches. C'est la principale raison pour laquelle les hommes désirent être riches. Les biens matériels qu'ils pourraient acheter pour leur argent ne jouent qu'un rôle très secondaire. [...]
L'importance de ces faits consiste en ceci que le désir moderne pour les richesses n'est pas inhérent à la nature humaine et pourrait être détruit par d'autres institutions sociales. Si, par la loi, nous avions tous exactement le même revenu, nous serions obligés de trouver un autre moyen d'être supérieur à nos voisins, et notre volonté actuelle des biens matériels cesserait en grande partie. De plus, comme ce désir est de la nature de la concurrence, il ne nous rend heureux que si nous dépassons un rival, qui par ce fait est rendu malheureux. Une augmentation générale des richesses ne donne pas un avantage sur des rivaux, et c'est pourquoi il ne donne pas de bonheur. Bien entendu, il y a un certain plaisir qui vient de l'usage des biens acquis, mais, nous l'avons vu, cela n'est qu'une petite partie de ce qui nous fait désirer la richesse. Et, dans la mesure où notre désir vient de la concurrence, aucune augmentation du bonheur humain total ne vient de l'acroissement des revenus, qu'il soit général ou particulier.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=92-93
|chapitre=VI La machine et les sentiments
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Les chérubins aiment Dieu et les séraphins le contemplent, et c'est en cela que consiste leur suprême perfection. Tout cet idéal est statique. Il est vrai qu'au ciel on chante des hymnes et qu'on joue de la harpe, mais chaque jours ce sont les mêmes hymnes, et on ne tolère aucun perfectionnement dans la construction des harpes. Une telle existence ennuie l'homme moderne. Une des raisons pour laquelle la théologie a perdu son ascendant est qu'elle n'a pas réusssi à fournir au ciel des machines perfectionnées, bien que Milton en ait garni l'enfer.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=101-102
|chapitre=VII Le béhaviourisme et les valeurs
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Je ne peux pas croire que la vertu est proportionnelle au revenu, ni qu'il est mauvais moralement d'avoir des difficultés à s'adapter au troupeau. Nul doute que mes opinions sur ce sujet ne soient tendancieuses puisque je suis pauvre et bizarre ; mais, bien que je reconnaisse ce fait, elles demeurent tout de même mes opinions.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=104
|chapitre=VII Le béhaviourisme et les valeurs
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Confucius parle beaucoup, comme il sied à un maître de morale, du devoir, de la vertu, etc., mais jamais il ne demande à l'homme de faire quelque chose contre la nature et les affections naturelles. Cela se voit dans la conversation suivante :
« She s'adressa à Confucius, disant : « Nous avons un homme droit dans notre pays. Son père a volé une brebis et son fils a témoigné contre lui. - Dans notre pays, répondit Confucius, la droiture est quelque chose de différent. Un père cache la faute de son fils, et un fils cache la faute de son père. C'est une telle conduite qui est vraiment droite.» »}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=111-112
|chapitre=VIII Idéals du bonheur en Orient et en Occident
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=On a besoin de beaucoup d'organisation, et quand il en faut tant, on finit presque sûrement par en avoir plus qu'il n'en faudrait. Le mal que cela produira consistera dans la diminution du nombre d'occasions où l'initiative individuelle pourra s'exercer. De vastes organisations produisent un sentiment d'impuissance chez l'individu, qui conduit à un affaiblissement de l'effort. On pourra éviter ce danger si les administrateurs s'en rendent compte, mais c'est un danger dont la plupart des administrateurs sont constitutionnellement incapables de se rendre compte. Dans chaque plan soigneusement établi pour organiser la vie humaine, il est nécessaire d'injecter une certaine dose d'anarchisme suffisante pour empêcher l'immobilité qui conduit au dépérissement, mais insuffisante à provoquer la rupture. C'est un problème délicat, non insoluble théoriquement, mais il est à peine probable qu'il soit résolu au milieu du chaos des affaires pratiques.}}
{{Réf Livre|titre=Essais sceptiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Les presses du compagnonnage, éditions Rombaldi|année=1969|page=261|collection=Prix nobel de littérature édité sous le patronage de l'académie suédoise et de la fondation nobel}}
=== ''Le mariage et la morale'', 1929 ===
=== ''La conquête du bonheur'', 1930 ===
{{Citation|On lit un [[livre]] pour deux motifs : l’un est le plaisir que procure la lecture du livre ; l’autre est la vanité qu’on ressent à en parler.}}
{{Réf Livre
| titre = La conquête du bonheur
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Nina Robinot
| éditeur = Payot & Rivages
| année = 2016
| ISBN = 978-2-228-91633-2
| chapitre =III
| page = 50
}}
{{Choisie citation du jour
| puce = *
| année = 2022
| mois = novembre
| jour = 23
| commentaire =
}}
=== ''Éloge de l’oisiveté'', 1932 ===
{{Citation|Ce que je veux dire, c’est que le fait de croire que le TRAVAIL est une vertue est la cause de grands maux dans le monde moderne, et que la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail. Et d’abord, qu’est-ce que le travail ? Il existe deux types de travail : le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière se trouvant à la surface de la terre, ou dans le sol même ; le second, à dire à quelqu’un d’autre de le faire.}}
{{Réf Livre
| titre = Éloge de l’oisiveté
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Parmentier
| éditeur = Allia
| année = 2012
| ISBN =978-2-84485-664-7
| page = 11-12
}}
=== ''Signification et vérité'', 1940 ===
=== ''Histoire de la philosophie occidentale'', 1946 ===
=== ''La connaissance humaine, sa portée et ses limites'', 1948 ===
=== ''Histoire de mes idées philosophiques'', 1959 ===
{{Citation|Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie.|précisions=[[s:Épître aux Colossiens|Épître aux Colossiens]], 2, 8.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|page=9
}}
{{Citation|Ma seule préoccupation constante a été de découvrir dans quelle mesure on peut dire que nous connaissons, et de préciser le degré de certitude ou d’incertitude de nos connaissances.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|page=11
}}
{{citation|citation=J'ai trouvé, pour prendre un exemple important, que par l'analyse de la physique et de la perception, on peut entièrement résoudre le problème du rapport de l'esprit et de la matière. Il est vrai que personne n'a accepté ce qui me paraît la solution, mais je crois et j'espère que c'est seulement parce que l'on n'a pas compris ma théorie.}}
{{Réf Livre|titre=Histoire de mes idées philosophiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Gallimard|année=1961|page=16|chapitre=I|ISBN=2070714748|traducteur=George Auclair|collection=TEL}}
{{citation|citation=La science n'a jamais tout à fait raison, mais elle a rarement tout à fait tort, et, en général, elle a plus de chance d'avoir raison que les théories non scientifiques. Il est donc rationnel de l'accepter à titre d'hypothèse.}}
{{Réf Livre|titre=Histoire de mes idées philosophiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Gallimard|année=1961|page=19|chapitre=I|ISBN=2070714748|traducteur=George Auclair|collection=TEL}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=février|jour=22}}
{{Citation|Mon évolution philosophique depuis les premières années de ce siècle peut en gros se décrire comme une renonciation progressive à [[Pythagore]].}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVII.
|page=260
}}
{{Citation|[[Wittgenstein]], qui savait jongler avec les raffinements de la métaphysique aussi intelligemment que [[Pascal]] jonglait avec les hexagones et [[Tolstoï]] avec les empereurs, s’abaissa, renonçant à ses talents, devant le sens commun comme Tolstoï s’était abaissé devant les paysans, – par un mouvement identique d’orgueil. J’ai admiré le ''[[Tractatus logico-philosophicus|Tractatus]]'' de Wittgenstein, mais non ses œuvres ultérieures, qui me semblaient comporter un renoncement à ce que son talent avait de meilleur, renoncement très semblable à celui de Pascal ou de Tolstoï.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVIII. Réponses aux critiques
|page=268-269
}}
{{Citation|Le premier Wittgenstein, que je connaissais intimement, se consacrait passionnément et intensément à la réflexion, c’était un homme profondondement averti des problèmes difficiles dont comme lui je sentais l’importance, et doué (c’est au moins ce que je pensais) d’un véritable génie philosophique. Le dernier Wittgenstein, au contraire, paraît s’être lassé de réfléchir sérieusement et avoir inventé une doctrine qui rendrait inutile l’activité philosophique. Je ne peux croire un instant qu’une doctrine qui engendre la paresse soit vraie. Cependant, je comprends que je nourris contre elle une prévention irrésistible : si elle est vraie, la philosophie sert, au mieux, de faible auxiliaire aux lexicographes et est, au pis, un divertissement pour oisifs à l’heure du thé.|précisions=
« Philosophical Analysis », Hibbert Journal, 1956, vol. 54, p. 320 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sim_the-hibbert-journal-a-quarterly-review-of-religion_1956-07_54_4/page/320}}.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVIII. Réponses aux critiques
|page=271
}}
=== ''Ma conception du monde'', 1960 ===
=== ''Autobiographie'', 1967-1969 ===
{{Citation|Trois passions, simples mais irrésistibles, ont commandé ma vie : le besoin d’aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain. Ces passions comme de grands vents m’ont poussé à la dérive, de-ci de-là, sur un océan d’inquiétude, où je me suis parfois trouvé aux bords du désespoir.}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1872-1914
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1967
| chapitre =Prologue : ce pour quoi j’ai vécu
| page = 9
}}
{{Citation|A onze ans, j’ai commencé la géométrie, avec mon frère comme précepteur. Ce fut l’un des grands événements de ma vie, aussi merveilleux qu’un premier amour. Je n’aurais jamais imaginé qu’il pût exister rien d’aussi délicieux au monde. Quand j’eus assimilé le cinquième théorème, mon frère me dit qu’il était généralement considéré comme difficile, mais je n'y avais trouvé quant à moi nulle difficulté. [...] A partir de ce moment là jusqu’au jour où [[Alfred North Whitehead|Whitehead]] et moi terminâmes les ''{{w|Principia Mathematica}}'', vingt-sept ans plus tard, les mathématiques furent pour moi le principal objet d’intérêt et la principale source de bonheur.}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1872-1914
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1967
| chapitre =I. Enfance
| page = 36
}}
{{Citation|[ [[Wittgenstein]] ] est peut-être le plus parfait exemple que j’aie jamais connu du génie, tel qu’on le conçoit traditionnellement : passionné, profond, intense et dominateur. Il avait une espèce de pureté que je n’ai jamais vue égalée, sauf par [[G. E. Moore]].}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1914-1944
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1969
| chapitre =II.
| page = 115
}}
{{Citation|« Pensez-vous que je sois un parfait crétin ? – Pourquoi tenez-vous tant à le savoir ?, répliquai-je. – Parce que, dit-il, si je le suis, je me ferai aéronaute; mais si je ne le suis pas, je me ferai philosophe. » Alors je lui répondis : « Mon cher ami, je ne sais pas si vous êtes, ou non, un parfait crétin, mais si vous voulez m’écrire un petit mémoire pendant les vacances sur n’importe quel sujet de philosophie qui vous intéresse, je le lirai et je vous dirai. » Il le fit et m’apporta son travail au début du semestre suivant. À peine en eus-je lu la première phrase, j’eus la conviction qu’il était un homme de génie; je l’assurai donc qu’il ne fallait pour rien au monde qu’il entrât dans l’aviation.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1914-1944
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1969
| chapitre =II.
| page = 115
}}
=== ''L’art de philosopher'', 1968 ===
{{Citation|Pour utiles quelles soient, la logique et les mathématiques ne sont pour le philosophe qu’une étape dans sa formation intellectuelle. Elles l’aident à savoir comment étudier le monde, mais ne lui fournissent aucune information réelle sur celui-ci. Elles sont l’alphabet du livre de la nature, non le livre lui-même. Ce qu’il faut par-dessus tout connaître quand on veut devenir philosophe, c’est la science – par quoi j’entends non pas une connaissance des détails, mais des résultats que la science a obtenus, de son histoire et surtout de sa méthode.|précisions=« How To Become a Philosopher », 1942.}}
{{Réf Livre
| titre = L’art de philosopher
| auteur = Bertrand Russell
| éditeur = PUL
| année = 2005
| ISBN =2-7637-8203-5
| chapitre =I. L’art de la conjecture rationnelle
| page = 7-8
|url=https://books.google.fr/books?id=FaMGVdDYYeAC&pg=PA7
}}
=== ''Le pacifisme et la révolution'' ===
=== ''Écrits sur l’éducation'' ===
=== Correspondance ===
{{citation|citation=Mes étudiants sont des bolcheviques, parce que c’est la mode. Ils ne comprennent pas que je sois pas davantage bolchevique moi-même. Il n'ont pas le niveau pour faire de la logique mathématique. Je leur enseigne la psychologie, la philosophie, la politique et [[Albert Einstein|Einstein]]. De temps à autre je les invite à une soirée chez moi et ils font partir des feux d’artifices dans la cour. Il préfèrent cela à mes cours.|précisions=Réponse de Bertrand Russell à [[Ludwig Wittgenstein#Correspondances|Ludwig Wittgenstein]], en 1921, alors qu’il se trouve à Pekin.}}
{{Réf Livre|titre=Le devoir de génie|auteur=Ray Monk|éditeur=Éditions Flammarion|année=2009|page=229|traducteur=Abel Gerschenfeld|ISBN=978-2-0812-3305-8}}
{{Choisie citation du jour|année=2013|mois=juin|jour=30}}
== Citations rapportées ==
{{Citation|Comme Russell l’a dit lui-même : « La logique et les mathématiques… sont l’alphabet du livre de la nature, mais non le livre lui-même. »|précisions=« How To Become a Philosopher », 1942 ([[#L’art de philosopher, 1968|''L'art de philosopher'']], 1968).}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|titre de la contribution=Essai sur l’évolution de la philosophie de Russell
|auteur de la contribution=Alan Wood
|page=349
}}
== Citations à propos de Bertrand Russell ==
=== Jorge Luis Borges ===
{{Loupe|Jorge Luis Borges}}
[[Image:Jorge Luis Borges Hotel.jpg|vignette|[[Jorge Luis Borges]]]]
{{Citation| j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
=== Nicole Mosconi ===
{{citation|Sa morale repose sur une alliance de l’amour et du savoir : sans amour le savoir est froid, sans savoir, l’amour du prochain est impuissant et peut même être néfaste.}}
{{Réf Article|auteur= [[Nicole Mosconi]]|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=138|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
{{citation|Russell est favorable à l’amour libre, l’amour ne peut être enfermé dans le mariage ; l’adultère est inévitable et même nécessaire. Mais une sexualité sans tabou n’implique pas qu’elle soit sans règles de conduite ni sens des responsabilités. Il y a une éthique de l’amour, selon Russell. Il valorise un amour qui serait un partage à la fois physique, émotionnel et intellectuel et qui exalte et enrichit les deux partenaires.}}
{{Réf Article|auteur= Nicole Mosconi|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=139|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
{{citation| Les quatre qualités qui définissent l’excellence humaine des femmes comme des hommes sont la vitalité, c’est-à-dire le plaisir de se sentir en vie et l’intérêt pour l’ensemble du monde ; le courage, entendu comme le pouvoir de contrôler sa peur face au danger et l’absence de craintes irrationnelles ; la sensibilité, comme capacité à ressentir des émotions appropriées sous l’effet de nombreux stimuli ; et l’intelligence, en tant qu’aptitude à acquérir des connaissances. Pour lui, une communauté d’hommes et de femmes qui posséderaient toutes ces qualités « serait très différente de tout ce qui a existé jusqu’ici ».}}
{{Réf Article|auteur= Nicole Mosconi|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=146|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
=== Ludwig Wittgenstein ===
{{Loupe|Ludwig Wittgenstein}}
[[Image:Ludwig Wittgenstein (cropped).jpg|vignette]]
{{Citation|Les [[livre]]s de Russell devraient être reliés en deux couleurs : ceux qui traitent de logique mathématique en rouge – et tous les étudiants en [[philosophie]] devraient les lire; ceux qui traitent d'[[éthique]] et de [[politique]] en bleu – et personne ne devrait être autorisé à les lire.}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec Wittgenstein
| auteur = {{w|Maurice Drury}}
| traducteur=Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 2002
| ISBN =2-13-051558-4
| page = 104
}}
=== Alan Wood ===
{{citation|Bertrand Russell est un philosophe sans philosophie. On pourrait dire la même chose en disant qu’il est un philosophe de toutes les philosophies. Il n’est guère de point de vue philosophique important aujourd’hui que l’on ne trouve reflété dans ses écrits à une période ou une autre.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|titre de la contribution=Essai sur l’évolution de la philosophie de Russell
|auteur de la contribution={{w|en:Alan Wood (author)|Alan Wood}}
|page=326
}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Category:Bertrand Russell|s=Auteur:Bertrand Russell|w=Bertrand Russell}}
{{DEFAULTSORT:Russell, Bertrand}}
[[Catégorie:Personnalité galloise]]
[[Catégorie:Philosophe britannique]]
[[Catégorie:Logicien]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]]
[[Catégorie:Naissance en 1872]]
[[Catégorie:Décès en 1970]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Mathématicien britannique]]
[[Catégorie:Vulgarisateur scientifique]]
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Jorge Luis Borges
0
6621
459771
459751
2026-05-29T15:16:30Z
Malik2Mars
27293
/* Citations sur */ === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} === Michel Lafon === (Lafon : Borges ou la réécriture (auto cita, cita cachées, tuti quanti ^^))
459771
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution =
| traducteur de la contribution =
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
ce9ij4gdvtk0ymplvibvoa8bas1m5y8
459772
459771
2026-05-29T15:17:11Z
Malik2Mars
27293
/* Citations rapportées */ tuti tutti, avec 2T^^
459772
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution =
| traducteur de la contribution =
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459773
459772
2026-05-29T15:21:35Z
Malik2Mars
27293
/* Italo Calvino */ Italo-Calvino.jpg
459773
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution =
| traducteur de la contribution =
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
219e76feq763jm847uo0euqbsvl7psl
459805
459773
2026-05-29T17:32:54Z
Malik2Mars
27293
/* ''Autres inquisitions'' */ precise date « deux livres », dont Russell. À suivre
459805
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459805
2026-05-29T17:48:23Z
Malik2Mars
27293
/* ''L'Auteur'' */ +section éloge de l’ombre
459808
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
ev5fqpeewct2c4bdboy2o5dqr3iftls
459816
459808
2026-05-29T18:36:13Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */ nav Elogio de la sombra (poesía) (lien corrigé sur w:es El elogio de la sombra (autre page), première modif ^^)
459816
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=en|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459817
459816
2026-05-29T18:38:24Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
pfabg2m3r2k8jo8heyu3b4iiqno20ah
459818
459817
2026-05-29T18:43:54Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */ code Ref Héraclite pour « Le fleuve m’emporte et je suis ce fleuve » (voir notes [[Discussion:Jorge Luis Borges#« yo soy el río »]]). Et après focus Russell!
459818
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =
| traducteur de la contribution =
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
8hmsr5cdytjb8pno1nixj4j74m6i6wc
459820
459818
2026-05-29T18:53:38Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */ + param. (rire. Variantes justement sur wp: [[w:Sur les épaules de Darwin#Liste des épisodes de l'émission]]. Ah, ces « géants/extraterrestres » ^^ ! )
459820
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
snlywarl2sz6mhyybrjxel9fvzixvbe
459822
459820
2026-05-29T19:07:46Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */ + 1 (« Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? […] »
459822
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le Gange ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard Jeunesse
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
l4m1t7oo8l1zchmz99q9fxttyvqvg46
459823
459822
2026-05-29T19:14:41Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */
459823
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
ac23dnaumj87crrzv0vty1npcxla6at
459824
459823
2026-05-29T19:17:30Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */
459824
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
b60weiiogljraqj4gxzre7d4a1ezh9l
459832
459824
2026-05-29T19:37:31Z
Malik2Mars
27293
/* Michel Lafon */ +1 … Plus foisonnante encore et plus complexe, la citation : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur
459832
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de Proust, de Kafka ou de Joyce. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459838
459832
2026-05-29T19:45:28Z
Malik2Mars
27293
/* Italo Calvino */ +[[Antoine Compagnon#La seconde main, ou le travail de la citation]]. Bein, oui quoi ! logique et immanquable… mais d’abord Focus Russell (qu’on croise aussi dans La seconde main, ou le travail de la citation = la logique du labyrinthe est enfin dévoilée! ^^)
459838
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de Proust, de Kafka ou de Joyce. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
0ccfkzukpgkk5l97k3wi7g463xeg3j4
459875
459838
2026-05-29T21:34:24Z
Malik2Mars
27293
/* Michel Lafon */ relct. Wikif
459875
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
l3ojzsdj9ziybkch6xvi2lpppt84e9a
459876
459875
2026-05-29T21:44:27Z
Malik2Mars
27293
/* Antoine Compagnon */ transfert code [[Antoine Compagnon#La seconde main, ou le travail de la citation]], la pièce manquante du puzzle pour se reperer dans ce labyrinthe, en fixer les limites ultimes (« L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. […] »). Lecture obligatoire sur wikiquote ! ;)
459876
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
csjqu4vkvykxd9m85adacwmduehf4hj
459885
459876
2026-05-29T23:18:26Z
Malik2Mars
27293
/* Italo Calvino */ +1 via vf mais cm, déja en 1959, cf Mondo scritto e mondo non scritto. A suivre.
459885
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans Risposte a 9 domande sul romanzo, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo. » (Mondo scritto e mondo non scritto)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459886
459885
2026-05-29T23:56:54Z
Malik2Mars
27293
/* Italo Calvino */ precise cm
459886
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459886
2026-05-30T00:35:09Z
Malik2Mars
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/* Italo Calvino */ transfert code Pourquoi lire les classiques (Ed 2018 p. 360-372)
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 200-208
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
iatajcwacx0v9xnasz5fcrxcvklbvy1
459891
459890
2026-05-30T00:43:55Z
Malik2Mars
27293
/* Italo Calvino */ transfert code Leçons américaines (voir notes pdd Calvino pour autres ed)
459891
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicités
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 200-208
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459892
459891
2026-05-30T01:15:27Z
Malik2Mars
27293
/* Italo Calvino */
459892
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicités
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 200-208
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
fe12xnx09cdfr2nvjug59ee9udzikp0
459893
459892
2026-05-30T01:47:39Z
Malik2Mars
27293
/* Italo Calvino */ la Littérature au carré, et sa racine ^^. Nb: idées/propos similaires Classiques (logique, conf, et ~même période)
459893
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres livres, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une littérature à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « littérature potentielle », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'écriture brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'infini, et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459894
459893
2026-05-30T01:58:08Z
Malik2Mars
27293
/* Antoine Compagnon */
459894
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres livres, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une littérature à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « littérature potentielle », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'écriture brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'infini, et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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2026-05-30T02:01:59Z
Malik2Mars
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/* Italo Calvino */
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
4kszux3laif8o6v8s2vzag0khg88mzn
459896
459895
2026-05-30T02:07:22Z
Malik2Mars
27293
/* Italo Calvino */
459896
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459897
459896
2026-05-30T06:56:36Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
0sb337nhxku4zwd3w0hyz9199u2tbrv
459901
459897
2026-05-30T07:16:42Z
Malik2Mars
27293
/* Voir aussi */
459901
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459902
459901
2026-05-30T07:22:37Z
Malik2Mars
27293
/* Voir aussi */
459902
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
4awzt0nmdr45p19tc5wfp410ck3yh1o
459903
459902
2026-05-30T07:38:41Z
Malik2Mars
27293
/* ''Autres inquisitions'' */ début note sfn OC vo. {{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}; à affiner en biblio (accès 4 volumes. Ok) . Ici, vérif vf 1993 ce jour. Precise « B »
459903
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego.{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}). B
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
myejbifj83dv3j900jbf6pmwh2xho41
459904
459903
2026-05-30T07:43:06Z
Malik2Mars
27293
/* ''Autres inquisitions'' */ -. Ici, AMHA, si « Poèsie » => doubler cita/Ref vo/vf, vo en note. Note sur cita si « poème » ou titre contrib. À voir.
459904
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}). B
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
glvxgo0s7dtcgc8aedyjq4pe23w2ngs
459905
459904
2026-05-30T08:01:35Z
Malik2Mars
27293
/* ''Neuf essais sur Dante'' */ test visuel vo et précisions Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=367-369}} + en marge vf autres inquisitions
459905
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}). B
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible.{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=367-369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge'' de « Autres inquisitions » dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}|langue=es}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
fkpfpdxyg2ka1ip420faoewbo7szokm
459906
459905
2026-05-30T08:09:49Z
Malik2Mars
27293
/* ''Neuf essais sur Dante'' */ ok, repère OC vo, précise particularité publi, et autre occu cita dans OC fr. suffisant. ici, surtout un test visuel note vo/vf cita/ref OC
459906
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}). B
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible.{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}|langue=es}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963, mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
b870gjnjtd05q4zyfhgmmfhker0cbqv
459907
459906
2026-05-30T08:19:32Z
Malik2Mars
27293
/* Italo Calvino */ réorganise section littérature au carré et sa racine en premier, avec img Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg]] et après img avec il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo
459907
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}). B
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible.{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}|langue=es}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]]
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
ozkj2arv2f2x5blethhrhpdg9omezls
459908
459907
2026-05-30T08:38:05Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */
459908
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}). B
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>
|original=<poem>¿Qué trama es ésta del será,
del es y del fue?
¿Qué río es éste
por el cual corre el Ganges?
¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible?
[…]
El río me arrebata y soy ese río.
De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tier
Acaso el manantial está en mí.
Acaso de mi sombra surgen,
fatales e ilusorios, los días.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible.{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}|langue=es}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]]
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
cfbgyg3cb69bauo5bost9i38sn29ron
459909
459908
2026-05-30T08:51:17Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */ Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg
459909
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}). B
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
[[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]]
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>
|original=<poem>¿Qué trama es ésta
del será, del es y del fue?
¿Qué río es éste
por el cual corre el Ganges?
¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible?
[…]
El río me arrebata y soy ese río.
De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo
Acaso el manantial está en mí.
Acaso de mi sombra
surgen, fatales e ilusorios, los días.{{sfn|Obras completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible.{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}|langue=es}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]]
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459910
459909
2026-05-30T08:54:41Z
Malik2Mars
27293
/* ''Éloge de l’ombre'' */
459910
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}). B
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
[[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]]
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>
|original=<poem>¿Qué trama es ésta
del será, del es y del fue?
¿Qué río es éste
por el cual corre el Ganges?
¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible?
[…]
El río me arrebata y soy ese río.
De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo
Acaso el manantial está en mí.
Acaso de mi sombra
surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible.{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}|langue=es}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]]
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
13bi6ss8mmv7dwkeb008ava26jwi95s
459915
459910
2026-05-30T09:37:57Z
Malik2Mars
27293
/* ''Autres inquisitions'' */ ajuste rapide vo « Deux livres », dont Russell. Gros focus Russell à faire, et ici vo/vf (Let the people think, « Free Thought and Official Propaganda », trad dans Écrits sur l'éducation, 2019; Essais sceptiques, +2026, puis « Généalogie du fascisme ») avec qlq exagérations des présentations éditeurs (un classique : inédit, oui, bien sûr, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu!). Sur Sur Borges, à lire: Annick Louis, Borges face au fascisme
459915
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-103}}
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}). B
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
[[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]]
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>
|original=<poem>¿Qué trama es ésta
del será, del es y del fue?
¿Qué río es éste
por el cual corre el Ganges?
¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible?
[…]
El río me arrebata y soy ese río.
De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo
Acaso el manantial está en mí.
Acaso de mi sombra
surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible.{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}|langue=es}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]]
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
1fq97fvxdid5l3dsi9qzz15yvhnqbjt
459918
459915
2026-05-30T09:57:17Z
Malik2Mars
27293
/* ''Autres inquisitions'' */ aïe ouille.
459918
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}}
| année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre -->
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}). B
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Éloge de l’ombre'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}}
[[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]]
{{Citation|<poem>Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce [[fleuve]]
par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem>
|original=<poem>¿Qué trama es ésta
del será, del es y del fue?
¿Qué río es éste
por el cual corre el Ganges?
¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible?
[…]
El río me arrebata y soy ese río.
De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo
Acaso el manantial está en mí.
Acaso de mi sombra
surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Héraclite
| traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet -->
| page = 156-157
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible.{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}|langue=es}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
{{clear}}
== Citations sur ==
=== Italo Calvino ===
{{loupe|Italo Calvino}}
[[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]]
{{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Rapidité
|page=87-88
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87
}}
[[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]]
{{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}}
<!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)-->
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution = Daniel Devoto.
| titre de la contribution = Aleph et Alexis
| page = 289
}}
{{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=187
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187
}}
{{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Jorge Luis Borges
| traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro
| page = 202
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200
}}
=== Antoine Compagnon ===
{{loupe|Antoine Compagnon}}
{{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}}
{{Réf Livre
|titre=La seconde main, ou le travail de la citation
|auteur=Antoine Compagnon
|éditeur=Seuil
|année=1979
|ISBN=2020050587
|page=34
|url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}}
=== Michel Lafon ===
{{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges ou la réécriture
| auteur = Michel Lafon
| éditeur = Seuil
| année = 1990
| ISBN =978-2-02-012356-3
| chapitre =Introduction
| page = 9
}}
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
*{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}
**I : 1923-1949
**II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}}
**III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}}
**IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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Edgar Morin
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2026-05-30T06:57:45Z
Malik2Mars
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459898
wikitext
text/x-wiki
[[File:Edgar Morin (2011, cropped).jpg|thumb|Edgar Morin (2011).]]
'''[[w:Edgar Morin|Edgar Morin]]''', né à Paris le {{Date|8|juillet|1921}} et mort le {{date-|29 mai 2026}}, est un sociologue et philosophe français.
== ''Introduction à une politique de l'homme'', 1969==
{{citation|Le métis doit être l'homme de demain. C'est l'homme qui peut fonder son identité directement sur la notion d'humanité.
}}
{{réf Livre
|auteur=[[:w:Edgar Morin -|Edgar Morin]]
|titre=Introduction à une politique de l'homme
|éditeur=Éditions du Seuil
|année=1969
|page=92
}}
==''Le vif du sujet'', 1969==
{{citation|Les sadiens sont des enfants qui jouent avec le feu.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=26
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|À vingt ans, je me tordais d'angoisse à multiplier mon âge par deux. Maintenant…}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=30
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Le réel ne peut émerger, se décanter que si en même temps émerge, se décante l'irréel.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=35
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|L'essentiel fuit, seul le secondaire ne se dérobe pas. L'essentiel est ''pratiquement'' secondaire. Le secondaire est ''pratiquement'' essentiel.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=48
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Quand on a l'obsession de réfuter une idée, c'est contre soi qu'on veut la réfuter. Si on ne répond pas aux vrais arguments d'autrui, et qu'on en cherche seulement les défauts superficiels, c'est qu'on sent ces arguments terriblement valables.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=58
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|La politique révolutionnaire est la forme laïque et progressive de la religion, puisqu'elle veut relier les hommes entre eux.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=101
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Quand je serai moins angoissé j'écrirai quelque chose sur l'angoisse.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=108
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2019
|mois=décembre
|jour=7
}}
{{citation|Interdire totalement la parole, c'est atrophier ou annihiler la pensée. Le tabou n'est pas qu'une interdiction de nommer. C'est une interdiction de concevoir qui, si elle est efficace, entraîne l'impossibilité de concevoir.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=116
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Seuls sont créateurs des anormaux, seuls sont productif des normaux.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=133
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|La tâche de la morale, c'est de subordonner la répression à la réalisation et non la réalisation à la répression.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=209
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Le temps en réalité est multiple, discontinu, convergent, orienté vers l'action.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=226
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|La folie : Qui, en profondeur, n'est pas dingue.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=227
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Il est insuffisant de chercher à comprendre Hitler et Staline à partir des traits psychologique préexistant à la prise de pouvoir, il faut aussi voir en quoi le pouvoir les a modifiés, restructurés.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=250
|année=1982
|éditeur=seuil}}
{{citation|Certaines grossièretés sont l'ultime refuge de la pudeur.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=258
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Chacun aspire au génie et se contente de talent.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=300
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Être intelligent, c'est savoir combien on est idiot.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=316
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Il faut avoir peur de le dire : l'arme principale de la vérité est le mensonge.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=317
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Si l'on part de la réalité dite du ''sens commun'', ou dite du ''monde sensible'', un minimum de réflexion décompose et dissout cette réalité.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=343
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
==''Le Paradigme perdu'', 1973==
{{citation|La subordination est plus complexe encore que la domination, car il s'agit pour le subordonné de subir son sort avec le moins de dommages possible.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=40
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|Et voilà où apparaît la logique, le secret, le mystère de la complexité et le sens profond du terme auto-organisation : ''une société s'autoproduit sans cesse parce qu'elle s'autodétruit sans cesse.''}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=50
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|''L'homo sapiens'' est beaucoup plus porté à l'excès que ses prédécesseurs et son règne correspond à un débordement de l'onirisme, de l'éros, de l'effectivité, de la violence.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=122
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|L'homme est fou sage. La vérité humaine comporte l'erreur. L'ordre humain comporte le désordre.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=126
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|L'histoire n'est rien d'autre que le lien aléatoire, complémentaire, concurrent et antagoniste, entre désordre et procès de complexification.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=147
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|C'est toujours ce qui éclaire qui demeure dans l'ombre. La conscience est quelque chose de global et d'indécis. Elle n'est pas isolable de l'ensemble des aptitudes et des activités supérieures de l'esprit de ''sapiens''. Elle est en quelque sorte la résultante de leurs interrelations, interactions et interférences. Elle naît à leur confluence et est cette confluence même.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=148
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|La conscience découvre la relativité de la réalité et de l'erreur en considérant la diversité et l'incompatibilité des idées ou des croyances, dans le temps et dans l'espace, et dès lors met en doute son propre système d'idées et de croyances.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=151
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|La biologie a longtemps ignoré que la culture jouait un rôle actif sur la stock héréditaire en déterminant des pressions sélectives sur le génotype. et intervenait sur la détermination du phénotype.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=185
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|La guerre témoigne d'une incapacité à régler de façon complexe des problèmes fondamentaux.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=203
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|Une culture meurt, mais des fragments de code peuvent s'infiltrer. comme des virus, dans le code culturel de la société barbare, y survire, et finalement contribuer à former une autre civilisation. Le tourbillon destructeur de l'histoire, en balayant à tous vents les cultures en miettes, disperse aussi des spores.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=204
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
== ''Science avec conscience'', 1982 ==
{{Citation
| citation = Nous sommes habitués à s'associer à l'idée de progrès l'idée de rationalité, l'idée d'ordre et l'idée d'organisation: ce qui doit progresser, pour nous, c'est l'ordre et non le désordre, c'est l'organisation et non la désorganisation.
}}{{Réf Livre
| titre = Science avec conscience
| auteur = {{w|Edgar Morin}}
| éditeur = {{w|Librairie Arthème Fayard|Fayard}} & {{w|Éditions du Seuil}}
| année = 1990
| page = pas précis-90
| ISBN = 978-2-7578-6979-6
}}
Au sujet de l'autonomie, ''in'' ''Peut-on concevoir une Science de l'Autonomie ?'' :
{{Citation|Pour qu'il y ait liberté il faut qu'il y ait [.] un système capable de se représenter une situation, d'élaborer des hypothèses et des stratégies, [.] et qu'il y ait possibilité de choix, c'est à dire des conditions extérieures qui permettent le choix et des conditions intérieures qui permettent de le concevoir.}}
{{réf livre|titre=Science avec conscience
|auteur=Edgar Morin
|page=199
|année=1982
|éditeur=Fayard}}{{Citation
| citation = L'organisation crée de l'ordre (en créant son propre déterminisme systémique), mais elle crée aussi du désordre.
}}{{Réf Livre
| titre = Science avec conscience
| auteur = {{w|Edgar Morin}}
| éditeur = {{w|Librairie Arthème Fayard|Fayard}} & {{w|Éditions du Seuil}}
| année = 1990
| page = 247
| ISBN = 978-2-7578-6979-6
}}
== ''Introduction à la pensée complexe'', 1990 ==
{{Citation|Nous sommes toujours dans la préhistoire de l'esprit humain. Seule la pensée complexe nous permettrait de civiliser notre connaissance.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=24
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|L'information est une notion nucléaire mais problématique. De là, toute son ambiguïté : on ne peut presque rien en dire, mais on ne peut plus s'en passer.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=37
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2019|mois=septembre|jour=23|commentaire=}}
{{citation|Qu'est-ce que la complexité ? À première vue, c'est un phénomène quantitatif, l'extrême quantité d'interactions et d'interférences entre un très grand nombre d'unités.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=48
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|L'objet et le sujet, livrés chacun à eux-mêmes, sont des concepts insuffisants. L'idée d'univers purement objectif est privée non seulement de sujet mais d'environnement, d'au-delà ; elle est d'une extrême pauvreté, close sur elle-même, ne reposant sur rien d'autre que le postulat d'objectivité, entourée par un vide insondable avec en son centre, là où il y a la pensée de cet univers, un autre vide insondable. Le concept de sujet, soit rabougri au niveau empirique, soit hypertrophié au niveau transcendantal, est à son tour dépourvu d'environnement et, anéantissant le monde, il s'enferme dans le solipsisme.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=57
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Il y a, entre le système cérébral humain et son environnement, une incertitude fondamentale qui ne peut être comblée : la biologie de la connaissance nous montre, en effet, qu'il n'y a aucun dispositif, dans le cerveau humain, qui permette de distinguer la perception de l'hallucination, le réel de l'imaginaire ; il y a également incertitude sur le caractère de la connaissance du monde extérieur, étant donné que celle-ci est inscrite dans des "patterns" d'organisation dont les plus fondamentaux sont innés.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=62
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|On ne connaît qu'une apparence de soi ; on se trompe sur soi.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=78
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|L'obsession de la simplicité a conduit l'aventure scientifique aux découvertes impossibles à concevoir en termes de simplicité.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=81
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|On peut dire du monde que c'est en se désintégrant qu'il s'organise. Voici une idée typiquement complexe. Dans quel sens ? Dans le sens que nous devons unir ensemble deux notions qui, logiquement, semblent s'exclure : ordre et désordre.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=84
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|La rationalisation consiste à vouloir enfermer la réalité dans un système cohérent. Et tout ce qui, dans la réalité, contredit ce système cohérent est écarté, oublié, mis de côté, vu comme illusion ou apparence.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=94
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|La vertu de la science qui l'empêche de sombrer dans le délire, c'est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l'aménent à modifier ses visions et ses idées.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=97
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Joignez la cause et l'effet, l'effet reviendra sur la cause, par rétroaction, le produit sera aussi producteur.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=104
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|La stratégie permet, à partir d'une décision initiale, d'envisager un certain nombre de scénarios pour l'action, scénarios qui pourront être modifiés selon les informations qui vont arriver en cours d'action et selon les aléas qui vont survenir et perturber l'action.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=106
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Dès qu'un individu entreprend une action, quelle qu'elle soit, celle-ci commence à échapper à ses intentions.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=107
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Nous, les êtres humains, connaissons le monde à travers les messages transmis par nos sens à notre cerveau. Le monde est présent à l'intérieur de notre esprit, lequel est à l'intérieur de notre monde.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=117
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Il est certain que les idées générales sont des idées creuses, mais il n'est non moins certain que le refus des idées générales est en lui-même une idée générale encore plus creuse, parce que c'est une idée hypergénérale qui porte sur les idées générales.}}
{{réf livre|titre=Introductions à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=133
|année=2005
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|Connaître, c'est produire une traduction des réalités du monde extérieur.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=146
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Le paradigme est une façon de contrôler à la fois la logique et la sémantique.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=147
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Être auteur, c'est assumer ses idées pour le meilleur et pour le pire.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=153
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Il faut du talent pour que l'erreur devienne féconde.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=154
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
==''La complexité humaine'', 1994==
{{citation|L'amour mutuel de la mère et de l'enfant décide, en fin de compte, du nouveau statut de l'enfant, transcendant le parasitisme biologique en symbiose affective.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=42
|année=1994
|éditeur=Champs}}
{{citation|C'est lors de la pleine lune que la lunarité du visage et la visagéité de la lune se marient de façon éphémère.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=99
|année=1994
|éditeur=Champs}}
{{citation|Vérité et erreur sont antagonistes et complémentaire dans l'errance humaine.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=167
|année=1994
|éditeur=Champs}}
{{citation|L'extrême conscience de ''sapiens'' côtoie, risque, brave, plonge dans le délire et la folie. La démence est la rançon de la sapience.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=181
|année=1994
|éditeur=Champs}}
{{citation|Dans le royaume de l'intellect, c'est l'inconscient qui se croit toute conscience.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=259
|année=1994
|éditeur=Champs}}
{{citation|En science et surtout en politique, les idées, souvent plus têtues que les faits, résistent au déferlement des données et des preuves.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=321
|année=1994
|éditeur=Champs}}
== ''L'intelligence de la complexité'', 1999 ==
{{citation|La raison est héroïque quand elle convient qu'elle est instrumentale pour permettre l'"enquête". Elle devient barbare quand elle se veut juge suprême au tribunal de l'entendement humain.}}
{{Réf Livre|titre=L'intelligence de la complexité
|auteur=Edgar Morin, Jean-Louis Le Moigne
|éditeur=l'Harmattan
|année=1999
|collection=
|ISBN=9782738480859
|page=13}}
{{citation|Le progrès fondamental de l'épistémologie, c'est de poser la connaissance scientifique comme un objet méritant la connaissance et non pas comme l'élucidation qui n'a pas besoin de se connaître.}}
{{Réf livre|titre=L'intelligence de la complexité|auteur=Edgar Morin et Jean-Louis Le Moigne|chapitre=2|titre de la contribution = ''L’épistémologie de la complexité'', pages : 43 à 169|éditeur=L'Harmattan|année=1999|ISBN=2738480853|page=77}}
== ''Culture et barbarie européennes'', 2005 ==
{{citation|Les temps contemporains nous montrent une technique qui se déchaîne en échappant à l’humanité qui l’a produite.}}
{{Réf Livre|titre=Culture et barbarie européennes
|auteur=Edgar Morin
|éditeur=Bayard Centurion
|année=2005
|collection=Essais
|ISBN=2-227-47550-1
|page=9}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2011|mois=février|jour=10}}
{{citation|L’histoire des grandes sociétés est l’histoire des guerres ininterrompues.}}
{{Réf Livre|titre=Culture et barbarie européennes
|auteur=Edgar Morin
|éditeur=Bayard Centurion
|année=2005
|collection=Essais
|ISBN=2-227-47550-1
|page=12}}
{{citation|Il n’est pas un signe ou un acte de civilisation qui ne soit en même temps un acte de barbarie.}}
{{Réf Livre|titre=Culture et barbarie européennes
|auteur=Edgar Morin
|éditeur=Bayard Centurion
|année=2005
|collection=Essais
|ISBN=2-227-47550-1
|page=12}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2014|mois=février|jour=11}}
{{citation|Il reste encore, dans nos nations occidentales, des minorités qui sont convaincues que la présence étrangère d’émigrés naturalisés souille l’identité nationale. La xénophobie, l’antijudaïsme persistent en dépit de l’intégration européenne. Les nationalismes chauvins, fondés sur l’idée de pureté, ne sont pas morts.}}
{{Réf Livre|titre=Culture et barbarie européennes
|auteur=Edgar Morin
|éditeur=Bayard Centurion
|année=2005
|collection=Essais
|ISBN=2-227-47550-1
|page=25}}
== ''Mon chemin'', 2008 ==
L'auteur propose quatorze commandements :
{{citation|
# Le contraire d'une vérité profonde est une autre vérité profonde (je le tiens de Pascal et de Niels Bohr).
# Le meilleur des mondes est aussi le pire (Dieu et Satan sont le même).
# Tout ce qui ne se régénère pas dégénère (ce qui veut dire aussi que rien n'est jamais acquis).
# Rire, aimer, pleurer, comprendre.
# S'attendre à l'inattendu.
# Lutter sur deux fronts.
# Résister à la cruauté du monde et à la barbarie humaine.
# Ne pas sacrifier l'essentiel à l'urgence, mais obéir à l'urgence de l'essentiel.
# Se vouer à ce qui donne passion et compassion.
# Garder toujours en veilleuse la raison dans la passion, et toujours présente la passion dans la raison.
# Garder la révolte dans l'acceptation, garder l'acceptation dans la révolte (le Muss es sein, es Muss sein de Beethoven).
# Aimer le fragile et le périssable (Aimer ce que jamais on ne verra deux fois, Alfred de Vigny).
# Penser à augmenter la vie de vos jours plutôt que les jours de votre vie (Rita Levi-Montalcini).
# Renaître et renaître jusqu'à la mort.
}}
{{Réf Livre|titre=Mon chemin
|auteur=Edgar Morin
|éditeur=Fayard
|année=2008
|collection=
|ISBN=9782213636832
|page=361 et 362}}
== ''Ma gauche'', 2010 ==
{{citation|Il faut rejeter le [[cosmopolitisme]] sans racines, qui est abstrait, pour le cosmopolitisme terrien, celui du citoyen de notre petite planète singulière. En même temps tous les ré-enracinements ethniques ou nationaux sont légitimes, à condition qu'ils s'accompagnent du plus profond encore ré-enracinement dans l'identité humaine terrestre..}}
{{Réf Livre|titre=Ma gauche
|auteur=[[:w:Edgar Morin|Edgar Morin]]
|éditeur=Boruin
|année=2010
|page=195
}}
== ''Impliquons nous'', 2015 ==
{{citation|Quand un élève fait une erreur, on le condamne aussitôt alors qu'il faudrait lui faire comprendre pourquoi il a fait cette erreur. L'erreur est une information qui peut l'aider à se développer.}}
{{Réf Livre|titre=Impliquons nous
|auteur=[[:w:Edgar Morin|Edgar Morin]] et Michelangelo Pistoletto
|éditeur=Actes Sud
|année=2015
|page=74
}}
{{citation|La plus grande force que l'humanité possède, c'est la capacité de curiosité.}}
{{Réf Livre|titre=Impliquons nous
|auteur=[[:w:Edgar Morin|Edgar Morin]] et Michelangelo Pistoletto
|éditeur=Actes Sud
|année=2015
|page=77
}}
{{citation|Nous sommes deux porte-voix des innombrables aspirations, efforts, essais, expériences d'une nouvelle civilisation qui veut naître - que j'appelle civilisation du bien vivre, et que vous appelez troisième paradis-, et qui devrait refouler la civilisation hégémonique du calcul, du profit, de la chronométrie, des intoxications consommationnistes, de l'alimentation industrialisée, des pseudo-besoins qui cachent le grand besoin de l'espèce humaine à l'aire planétaire: bien vivre dans l'autonomie et l'épanouissement du JE et du NOUS.}}
{{Réf Livre|titre=Impliquons nous
|auteur=[[:w:Edgar Morin|Edgar Morin]] et Michelangelo Pistoletto
|éditeur=Actes Sud
|année=2015
|page=89
}}
== Dialogue sur la nature humaine 2019==
{{citation|Mais il ne faut pas oublier que la démocratie est, en profondeur, l'organisation de la diversité. Une démocratie suppose et nécessite des points de vue différents, des idées qui s'affrontent. Ce n'est pas seulement la diversité, c'est la conflictualité. Mais la grande différence avec les conflits physiques - qui se terminent par des destructions et des morts - c'est que la démocratie est un mode de régulation du conflit à travers des joutes oratoires, parlementaires ou autres, avec un certain nombre de règles auxquelles elle doit obéir. Sur ce plan aussi nous retrouvons ce problème de la valeur de la diversité que nous avons vu en ce qui concerne les êtres vivants, les récoltes, la biosphère, la culture. Et à ces problèmes fondamentaux, je réponds par la nécessité d'une circulation entre les connaissances. A mon sens, la possibilité d'assurer ces circulations est ce qu'on appelle la culture.}}
{{Réf Livre|titre=Dialogue sur la nature humaine
|auteur=Boris Cyrulnik, Edgar Morin
|éditeur=L'Aube
|année=2019
|ISBN=9782815934060
|page=151
}}
==Articles==
{{citation|Qu'est-ce qu'être de gauche ? A mes yeux, c'est se ressourcer dans une multiple racine : libertaire (épanouir l'individu), socialiste (amélioration de la société), communiste (communauté et fraternité), et désormais écologique afin de nouer une relation nouvelle à la nature. Être de gauche c'est, également, rechercher l'épanouissement de l'individu, et être conscient que l'on n'est qu'une infime parcelle d'un gigantesque continuum qui a pour nom humanité. L'humanité est une aventure, et "être de gauche" invite à prendre part à cette aventure inouïe avec humilité, considération, bienveillance, exigence, créativité, altruisme et justice. Être de gauche, c'est aussi avoir le sens de l'humiliation et l'horreur de la cruauté, ce qui permet la compréhension de toutes les formes de misère, y compris sociales et morales. Être de gauche comporte toujours la capacité d'éprouver toute humiliation comme une horreur..}}
{{Réf Article |titre=Edgar Morin : "Le temps est venu de changer de civilisation"|auteur=Edgar Morin|publication=Acteurs de l'économie|date= 11 février 2016 |page=url|url=http://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/grands-entretiens/2016-02-11/edgar-morin-le-temps-est-venu-de-changer-de-civilisation.html}}
{{autres projets|w=Edgar Morin}}
{{DEFAULTSORT:Morin, Edgar}}
[[Catégorie:Philosophe français]]
[[Catégorie:Sociologue français]]
[[Catégorie:Naissance en 1921]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
p19fyd92m55sbzg0n5wzrv4kesu68im
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2026-05-30T06:57:56Z
Malik2Mars
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[[Category:Décès en 2026]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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wikitext
text/x-wiki
[[File:Edgar Morin (2011, cropped).jpg|thumb|Edgar Morin (2011).]]
'''[[w:Edgar Morin|Edgar Morin]]''', né à Paris le {{Date|8|juillet|1921}} et mort le {{date-|29 mai 2026}}, est un sociologue et philosophe français.
== ''Introduction à une politique de l'homme'', 1969==
{{citation|Le métis doit être l'homme de demain. C'est l'homme qui peut fonder son identité directement sur la notion d'humanité.
}}
{{réf Livre
|auteur=[[:w:Edgar Morin -|Edgar Morin]]
|titre=Introduction à une politique de l'homme
|éditeur=Éditions du Seuil
|année=1969
|page=92
}}
==''Le vif du sujet'', 1969==
{{citation|Les sadiens sont des enfants qui jouent avec le feu.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=26
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|À vingt ans, je me tordais d'angoisse à multiplier mon âge par deux. Maintenant…}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=30
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Le réel ne peut émerger, se décanter que si en même temps émerge, se décante l'irréel.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=35
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|L'essentiel fuit, seul le secondaire ne se dérobe pas. L'essentiel est ''pratiquement'' secondaire. Le secondaire est ''pratiquement'' essentiel.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=48
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Quand on a l'obsession de réfuter une idée, c'est contre soi qu'on veut la réfuter. Si on ne répond pas aux vrais arguments d'autrui, et qu'on en cherche seulement les défauts superficiels, c'est qu'on sent ces arguments terriblement valables.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=58
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|La politique révolutionnaire est la forme laïque et progressive de la religion, puisqu'elle veut relier les hommes entre eux.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=101
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Quand je serai moins angoissé j'écrirai quelque chose sur l'angoisse.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=108
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2019
|mois=décembre
|jour=7
}}
{{citation|Interdire totalement la parole, c'est atrophier ou annihiler la pensée. Le tabou n'est pas qu'une interdiction de nommer. C'est une interdiction de concevoir qui, si elle est efficace, entraîne l'impossibilité de concevoir.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=116
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Seuls sont créateurs des anormaux, seuls sont productif des normaux.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=133
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|La tâche de la morale, c'est de subordonner la répression à la réalisation et non la réalisation à la répression.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=209
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Le temps en réalité est multiple, discontinu, convergent, orienté vers l'action.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=226
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|La folie : Qui, en profondeur, n'est pas dingue.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=227
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Il est insuffisant de chercher à comprendre Hitler et Staline à partir des traits psychologique préexistant à la prise de pouvoir, il faut aussi voir en quoi le pouvoir les a modifiés, restructurés.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=250
|année=1982
|éditeur=seuil}}
{{citation|Certaines grossièretés sont l'ultime refuge de la pudeur.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=258
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Chacun aspire au génie et se contente de talent.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=300
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Être intelligent, c'est savoir combien on est idiot.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=316
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Il faut avoir peur de le dire : l'arme principale de la vérité est le mensonge.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=317
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
{{citation|Si l'on part de la réalité dite du ''sens commun'', ou dite du ''monde sensible'', un minimum de réflexion décompose et dissout cette réalité.}}
{{réf livre|titre=Le vif du sujet
|auteur=Edgar Morin
|page=343
|année=1982
|éditeur=Seuil}}
==''Le Paradigme perdu'', 1973==
{{citation|La subordination est plus complexe encore que la domination, car il s'agit pour le subordonné de subir son sort avec le moins de dommages possible.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=40
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|Et voilà où apparaît la logique, le secret, le mystère de la complexité et le sens profond du terme auto-organisation : ''une société s'autoproduit sans cesse parce qu'elle s'autodétruit sans cesse.''}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=50
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|''L'homo sapiens'' est beaucoup plus porté à l'excès que ses prédécesseurs et son règne correspond à un débordement de l'onirisme, de l'éros, de l'effectivité, de la violence.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=122
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|L'homme est fou sage. La vérité humaine comporte l'erreur. L'ordre humain comporte le désordre.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=126
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|L'histoire n'est rien d'autre que le lien aléatoire, complémentaire, concurrent et antagoniste, entre désordre et procès de complexification.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=147
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|C'est toujours ce qui éclaire qui demeure dans l'ombre. La conscience est quelque chose de global et d'indécis. Elle n'est pas isolable de l'ensemble des aptitudes et des activités supérieures de l'esprit de ''sapiens''. Elle est en quelque sorte la résultante de leurs interrelations, interactions et interférences. Elle naît à leur confluence et est cette confluence même.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=148
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|La conscience découvre la relativité de la réalité et de l'erreur en considérant la diversité et l'incompatibilité des idées ou des croyances, dans le temps et dans l'espace, et dès lors met en doute son propre système d'idées et de croyances.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=151
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|La biologie a longtemps ignoré que la culture jouait un rôle actif sur la stock héréditaire en déterminant des pressions sélectives sur le génotype. et intervenait sur la détermination du phénotype.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=185
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|La guerre témoigne d'une incapacité à régler de façon complexe des problèmes fondamentaux.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=203
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|Une culture meurt, mais des fragments de code peuvent s'infiltrer. comme des virus, dans le code culturel de la société barbare, y survire, et finalement contribuer à former une autre civilisation. Le tourbillon destructeur de l'histoire, en balayant à tous vents les cultures en miettes, disperse aussi des spores.}}
{{réf livre|titre=Le paradigme perdu : la nature humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=204
|année=1973
|éditeur=du Seuil}}
== ''Science avec conscience'', 1982 ==
{{Citation
| citation = Nous sommes habitués à s'associer à l'idée de progrès l'idée de rationalité, l'idée d'ordre et l'idée d'organisation: ce qui doit progresser, pour nous, c'est l'ordre et non le désordre, c'est l'organisation et non la désorganisation.
}}{{Réf Livre
| titre = Science avec conscience
| auteur = {{w|Edgar Morin}}
| éditeur = {{w|Librairie Arthème Fayard|Fayard}} & {{w|Éditions du Seuil}}
| année = 1990
| page = pas précis-90
| ISBN = 978-2-7578-6979-6
}}
Au sujet de l'autonomie, ''in'' ''Peut-on concevoir une Science de l'Autonomie ?'' :
{{Citation|Pour qu'il y ait liberté il faut qu'il y ait [.] un système capable de se représenter une situation, d'élaborer des hypothèses et des stratégies, [.] et qu'il y ait possibilité de choix, c'est à dire des conditions extérieures qui permettent le choix et des conditions intérieures qui permettent de le concevoir.}}
{{réf livre|titre=Science avec conscience
|auteur=Edgar Morin
|page=199
|année=1982
|éditeur=Fayard}}{{Citation
| citation = L'organisation crée de l'ordre (en créant son propre déterminisme systémique), mais elle crée aussi du désordre.
}}{{Réf Livre
| titre = Science avec conscience
| auteur = {{w|Edgar Morin}}
| éditeur = {{w|Librairie Arthème Fayard|Fayard}} & {{w|Éditions du Seuil}}
| année = 1990
| page = 247
| ISBN = 978-2-7578-6979-6
}}
== ''Introduction à la pensée complexe'', 1990 ==
{{Citation|Nous sommes toujours dans la préhistoire de l'esprit humain. Seule la pensée complexe nous permettrait de civiliser notre connaissance.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=24
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|L'information est une notion nucléaire mais problématique. De là, toute son ambiguïté : on ne peut presque rien en dire, mais on ne peut plus s'en passer.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=37
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2019|mois=septembre|jour=23|commentaire=}}
{{citation|Qu'est-ce que la complexité ? À première vue, c'est un phénomène quantitatif, l'extrême quantité d'interactions et d'interférences entre un très grand nombre d'unités.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=48
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|L'objet et le sujet, livrés chacun à eux-mêmes, sont des concepts insuffisants. L'idée d'univers purement objectif est privée non seulement de sujet mais d'environnement, d'au-delà ; elle est d'une extrême pauvreté, close sur elle-même, ne reposant sur rien d'autre que le postulat d'objectivité, entourée par un vide insondable avec en son centre, là où il y a la pensée de cet univers, un autre vide insondable. Le concept de sujet, soit rabougri au niveau empirique, soit hypertrophié au niveau transcendantal, est à son tour dépourvu d'environnement et, anéantissant le monde, il s'enferme dans le solipsisme.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=57
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Il y a, entre le système cérébral humain et son environnement, une incertitude fondamentale qui ne peut être comblée : la biologie de la connaissance nous montre, en effet, qu'il n'y a aucun dispositif, dans le cerveau humain, qui permette de distinguer la perception de l'hallucination, le réel de l'imaginaire ; il y a également incertitude sur le caractère de la connaissance du monde extérieur, étant donné que celle-ci est inscrite dans des "patterns" d'organisation dont les plus fondamentaux sont innés.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=62
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|On ne connaît qu'une apparence de soi ; on se trompe sur soi.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=78
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|L'obsession de la simplicité a conduit l'aventure scientifique aux découvertes impossibles à concevoir en termes de simplicité.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=81
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|On peut dire du monde que c'est en se désintégrant qu'il s'organise. Voici une idée typiquement complexe. Dans quel sens ? Dans le sens que nous devons unir ensemble deux notions qui, logiquement, semblent s'exclure : ordre et désordre.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=84
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|La rationalisation consiste à vouloir enfermer la réalité dans un système cohérent. Et tout ce qui, dans la réalité, contredit ce système cohérent est écarté, oublié, mis de côté, vu comme illusion ou apparence.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=94
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|La vertu de la science qui l'empêche de sombrer dans le délire, c'est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l'aménent à modifier ses visions et ses idées.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=97
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Joignez la cause et l'effet, l'effet reviendra sur la cause, par rétroaction, le produit sera aussi producteur.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=104
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|La stratégie permet, à partir d'une décision initiale, d'envisager un certain nombre de scénarios pour l'action, scénarios qui pourront être modifiés selon les informations qui vont arriver en cours d'action et selon les aléas qui vont survenir et perturber l'action.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=106
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Dès qu'un individu entreprend une action, quelle qu'elle soit, celle-ci commence à échapper à ses intentions.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=107
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Nous, les êtres humains, connaissons le monde à travers les messages transmis par nos sens à notre cerveau. Le monde est présent à l'intérieur de notre esprit, lequel est à l'intérieur de notre monde.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=117
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Il est certain que les idées générales sont des idées creuses, mais il n'est non moins certain que le refus des idées générales est en lui-même une idée générale encore plus creuse, parce que c'est une idée hypergénérale qui porte sur les idées générales.}}
{{réf livre|titre=Introductions à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=133
|année=2005
|éditeur=du Seuil}}
{{citation|Connaître, c'est produire une traduction des réalités du monde extérieur.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=146
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Le paradigme est une façon de contrôler à la fois la logique et la sémantique.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=147
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Être auteur, c'est assumer ses idées pour le meilleur et pour le pire.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=153
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
{{citation|Il faut du talent pour que l'erreur devienne féconde.}}
{{réf livre|titre=Introduction à la pensée complexe
|auteur=Edgar Morin
|page=154
|année=2005
|éditeur=Le Seuil}}
==''La complexité humaine'', 1994==
{{citation|L'amour mutuel de la mère et de l'enfant décide, en fin de compte, du nouveau statut de l'enfant, transcendant le parasitisme biologique en symbiose affective.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=42
|année=1994
|éditeur=Champs}}
{{citation|C'est lors de la pleine lune que la lunarité du visage et la visagéité de la lune se marient de façon éphémère.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=99
|année=1994
|éditeur=Champs}}
{{citation|Vérité et erreur sont antagonistes et complémentaire dans l'errance humaine.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=167
|année=1994
|éditeur=Champs}}
{{citation|L'extrême conscience de ''sapiens'' côtoie, risque, brave, plonge dans le délire et la folie. La démence est la rançon de la sapience.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=181
|année=1994
|éditeur=Champs}}
{{citation|Dans le royaume de l'intellect, c'est l'inconscient qui se croit toute conscience.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=259
|année=1994
|éditeur=Champs}}
{{citation|En science et surtout en politique, les idées, souvent plus têtues que les faits, résistent au déferlement des données et des preuves.}}
{{réf livre|titre=La complexité humaine
|auteur=Edgar Morin
|page=321
|année=1994
|éditeur=Champs}}
== ''L'intelligence de la complexité'', 1999 ==
{{citation|La raison est héroïque quand elle convient qu'elle est instrumentale pour permettre l'"enquête". Elle devient barbare quand elle se veut juge suprême au tribunal de l'entendement humain.}}
{{Réf Livre|titre=L'intelligence de la complexité
|auteur=Edgar Morin, Jean-Louis Le Moigne
|éditeur=l'Harmattan
|année=1999
|collection=
|ISBN=9782738480859
|page=13}}
{{citation|Le progrès fondamental de l'épistémologie, c'est de poser la connaissance scientifique comme un objet méritant la connaissance et non pas comme l'élucidation qui n'a pas besoin de se connaître.}}
{{Réf livre|titre=L'intelligence de la complexité|auteur=Edgar Morin et Jean-Louis Le Moigne|chapitre=2|titre de la contribution = ''L’épistémologie de la complexité'', pages : 43 à 169|éditeur=L'Harmattan|année=1999|ISBN=2738480853|page=77}}
== ''Culture et barbarie européennes'', 2005 ==
{{citation|Les temps contemporains nous montrent une technique qui se déchaîne en échappant à l’humanité qui l’a produite.}}
{{Réf Livre|titre=Culture et barbarie européennes
|auteur=Edgar Morin
|éditeur=Bayard Centurion
|année=2005
|collection=Essais
|ISBN=2-227-47550-1
|page=9}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2011|mois=février|jour=10}}
{{citation|L’histoire des grandes sociétés est l’histoire des guerres ininterrompues.}}
{{Réf Livre|titre=Culture et barbarie européennes
|auteur=Edgar Morin
|éditeur=Bayard Centurion
|année=2005
|collection=Essais
|ISBN=2-227-47550-1
|page=12}}
{{citation|Il n’est pas un signe ou un acte de civilisation qui ne soit en même temps un acte de barbarie.}}
{{Réf Livre|titre=Culture et barbarie européennes
|auteur=Edgar Morin
|éditeur=Bayard Centurion
|année=2005
|collection=Essais
|ISBN=2-227-47550-1
|page=12}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2014|mois=février|jour=11}}
{{citation|Il reste encore, dans nos nations occidentales, des minorités qui sont convaincues que la présence étrangère d’émigrés naturalisés souille l’identité nationale. La xénophobie, l’antijudaïsme persistent en dépit de l’intégration européenne. Les nationalismes chauvins, fondés sur l’idée de pureté, ne sont pas morts.}}
{{Réf Livre|titre=Culture et barbarie européennes
|auteur=Edgar Morin
|éditeur=Bayard Centurion
|année=2005
|collection=Essais
|ISBN=2-227-47550-1
|page=25}}
== ''Mon chemin'', 2008 ==
L'auteur propose quatorze commandements :
{{citation|
# Le contraire d'une vérité profonde est une autre vérité profonde (je le tiens de Pascal et de Niels Bohr).
# Le meilleur des mondes est aussi le pire (Dieu et Satan sont le même).
# Tout ce qui ne se régénère pas dégénère (ce qui veut dire aussi que rien n'est jamais acquis).
# Rire, aimer, pleurer, comprendre.
# S'attendre à l'inattendu.
# Lutter sur deux fronts.
# Résister à la cruauté du monde et à la barbarie humaine.
# Ne pas sacrifier l'essentiel à l'urgence, mais obéir à l'urgence de l'essentiel.
# Se vouer à ce qui donne passion et compassion.
# Garder toujours en veilleuse la raison dans la passion, et toujours présente la passion dans la raison.
# Garder la révolte dans l'acceptation, garder l'acceptation dans la révolte (le Muss es sein, es Muss sein de Beethoven).
# Aimer le fragile et le périssable (Aimer ce que jamais on ne verra deux fois, Alfred de Vigny).
# Penser à augmenter la vie de vos jours plutôt que les jours de votre vie (Rita Levi-Montalcini).
# Renaître et renaître jusqu'à la mort.
}}
{{Réf Livre|titre=Mon chemin
|auteur=Edgar Morin
|éditeur=Fayard
|année=2008
|collection=
|ISBN=9782213636832
|page=361 et 362}}
== ''Ma gauche'', 2010 ==
{{citation|Il faut rejeter le [[cosmopolitisme]] sans racines, qui est abstrait, pour le cosmopolitisme terrien, celui du citoyen de notre petite planète singulière. En même temps tous les ré-enracinements ethniques ou nationaux sont légitimes, à condition qu'ils s'accompagnent du plus profond encore ré-enracinement dans l'identité humaine terrestre..}}
{{Réf Livre|titre=Ma gauche
|auteur=[[:w:Edgar Morin|Edgar Morin]]
|éditeur=Boruin
|année=2010
|page=195
}}
== ''Impliquons nous'', 2015 ==
{{citation|Quand un élève fait une erreur, on le condamne aussitôt alors qu'il faudrait lui faire comprendre pourquoi il a fait cette erreur. L'erreur est une information qui peut l'aider à se développer.}}
{{Réf Livre|titre=Impliquons nous
|auteur=[[:w:Edgar Morin|Edgar Morin]] et Michelangelo Pistoletto
|éditeur=Actes Sud
|année=2015
|page=74
}}
{{citation|La plus grande force que l'humanité possède, c'est la capacité de curiosité.}}
{{Réf Livre|titre=Impliquons nous
|auteur=[[:w:Edgar Morin|Edgar Morin]] et Michelangelo Pistoletto
|éditeur=Actes Sud
|année=2015
|page=77
}}
{{citation|Nous sommes deux porte-voix des innombrables aspirations, efforts, essais, expériences d'une nouvelle civilisation qui veut naître - que j'appelle civilisation du bien vivre, et que vous appelez troisième paradis-, et qui devrait refouler la civilisation hégémonique du calcul, du profit, de la chronométrie, des intoxications consommationnistes, de l'alimentation industrialisée, des pseudo-besoins qui cachent le grand besoin de l'espèce humaine à l'aire planétaire: bien vivre dans l'autonomie et l'épanouissement du JE et du NOUS.}}
{{Réf Livre|titre=Impliquons nous
|auteur=[[:w:Edgar Morin|Edgar Morin]] et Michelangelo Pistoletto
|éditeur=Actes Sud
|année=2015
|page=89
}}
== Dialogue sur la nature humaine 2019==
{{citation|Mais il ne faut pas oublier que la démocratie est, en profondeur, l'organisation de la diversité. Une démocratie suppose et nécessite des points de vue différents, des idées qui s'affrontent. Ce n'est pas seulement la diversité, c'est la conflictualité. Mais la grande différence avec les conflits physiques - qui se terminent par des destructions et des morts - c'est que la démocratie est un mode de régulation du conflit à travers des joutes oratoires, parlementaires ou autres, avec un certain nombre de règles auxquelles elle doit obéir. Sur ce plan aussi nous retrouvons ce problème de la valeur de la diversité que nous avons vu en ce qui concerne les êtres vivants, les récoltes, la biosphère, la culture. Et à ces problèmes fondamentaux, je réponds par la nécessité d'une circulation entre les connaissances. A mon sens, la possibilité d'assurer ces circulations est ce qu'on appelle la culture.}}
{{Réf Livre|titre=Dialogue sur la nature humaine
|auteur=Boris Cyrulnik, Edgar Morin
|éditeur=L'Aube
|année=2019
|ISBN=9782815934060
|page=151
}}
==Articles==
{{citation|Qu'est-ce qu'être de gauche ? A mes yeux, c'est se ressourcer dans une multiple racine : libertaire (épanouir l'individu), socialiste (amélioration de la société), communiste (communauté et fraternité), et désormais écologique afin de nouer une relation nouvelle à la nature. Être de gauche c'est, également, rechercher l'épanouissement de l'individu, et être conscient que l'on n'est qu'une infime parcelle d'un gigantesque continuum qui a pour nom humanité. L'humanité est une aventure, et "être de gauche" invite à prendre part à cette aventure inouïe avec humilité, considération, bienveillance, exigence, créativité, altruisme et justice. Être de gauche, c'est aussi avoir le sens de l'humiliation et l'horreur de la cruauté, ce qui permet la compréhension de toutes les formes de misère, y compris sociales et morales. Être de gauche comporte toujours la capacité d'éprouver toute humiliation comme une horreur..}}
{{Réf Article |titre=Edgar Morin : "Le temps est venu de changer de civilisation"|auteur=Edgar Morin|publication=Acteurs de l'économie|date= 11 février 2016 |page=url|url=http://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/grands-entretiens/2016-02-11/edgar-morin-le-temps-est-venu-de-changer-de-civilisation.html}}
{{autres projets|w=Edgar Morin}}
{{DEFAULTSORT:Morin, Edgar}}
[[Catégorie:Philosophe français]]
[[Catégorie:Sociologue français]]
[[Catégorie:Naissance en 1921]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
[[Catégorie:Décès en 2026]]
8q1sob0ztg90zad462ujvtxgu83r61f
Jacques Roubaud
0
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459884
449860
2026-05-29T22:42:35Z
Malik2Mars
27293
/* ''Poésie'' */
459884
wikitext
text/x-wiki
{{Ébauche}}
[[Fichier:Jacques Roubaud-Salon du Livre 2010 (1).jpg|vignette|Jacques Roubaud (2010).]]
'''[[w:Jacques Roubaud|Jacques Roubaud]]''', né en 1932 à Caluire-et-Cuire (Rhône) et mort le 5 décembre 2024 à Paris, est un poète, écrivain (romans, essais) et mathématicien [[w:France|français]].
== Citations ==
=== ''Quelque chose noir'', 1986 ===
{{voir autre projet|Quelque chose noir|''Quelque chose noir''}}
{{Citation|Le [[regard]] humain a le pouvoir de donner de la valeur aux êtres cela les rend plus coûteux. |précisions=''Méditation du 12/05/85''}}
{{Réf Livre
| titre = Quelque chose noir
| auteur = Jacques Roubaud
| éditeur = Gallimard
| année = 1986
| ISBN = 2-07-070694-X
| section=I
| page = 12
| url = https://archive.org/details/quelquechosenoir0000roub/page/12}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2024
|mois=décembre
|jour=31
|commentaire=
}}
{{Citation|<poem>Gouffre pur de l’amour.
S’endormir comme tout le monde. ce que je veux.
Je t’aime jusque là.</poem>|précisions=''Je voulais détourner son regard à jamais''}}
{{Réf Livre
| titre = Quelque chose noir
| auteur = Jacques Roubaud
| éditeur = Gallimard
| année = 1986
| ISBN = 2-07-070694-X
| section =I
| page = 15
| url = https://archive.org/details/quelquechosenoir0000roub/page/15
}}
{{Citation|Le soir quand la lumière se concentre, et avance, en oblique, parfois portant du soleil, parfois pas, jusqu'à mes pieds, je m'assieds sur cette même chaise, face à l'image.
J'y reste jusqu'à la nuit.
Pas pour regarder, j'ai déjà vu, pas pour attendre, quand rien ne viendra, juste par un geste, de continuité.|précisions=''Jusqu’à la nuit''}}
{{Réf Livre
| titre = Quelque chose noir
| auteur = Jacques Roubaud
| éditeur = Gallimard
| année = 1986
| ISBN = 2-07-070694-X
| section = II
| page = 31-32
| url = https://archive.org/details/quelquechosenoir0000roub/page/31
}}
{{Citation|Je peux réellement affronter ton image, ta « semblance », comme on disait autrefois, difficilement, mais je le peux.<br>Dispersée entre les lumières, tes ombres.<br>Comptée de lieu en lieu: murs, tiroirs, ce livre :<br>Images de toi, ces mots.|précisions=''Je peux affronter ton image''}}
{{Réf Livre
| titre = Quelque chose noir
| auteur = Jacques Roubaud
| éditeur = Gallimard
| année = 1986
| ISBN = 2-07-070694-X
| section = II
| page = 34
| url = https://archive.org/details/quelquechosenoir0000roub/page/34
}}
{{citation|Te nommer c'est faire briller la présence d'un être antérieur à la disparition.|précisions=''Apatride''}}
{{Réf Livre
|titre=Quelque chose noir
|auteur=Jacques Roubaud
|éditeur=Gallimard
|année=1986
|ISBN=2-07-042081-7
|collection=Poésie/Gallimard
|section= V
|page=87
| url = https://archive.org/details/quelquechosenoir0000roub/page/87}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2024
|mois=décembre
|jour=24
|commentaire=
}}
{{Citation|<poem>Je ne peux pas écrire de toi plus véridiquement que toi-même.
Ce n'est pas que j'en sois incapable par nature, mais la vérité de toi, tu l'as écrite.
Et parce que tu écrivais pour n'être lue que morte, parce que je l'ai lue, toi morte, et faite mienne, cette vérité est la plus forte de toutes.</poem>|précisions=''Je ne peux pas écrire de toi''}}
{{Réf Livre
| titre = Quelque chose noir
| auteur = Jacques Roubaud
| éditeur = Gallimard
| année = 1986
| ISBN = 2-07-070694-X
| section= VIII
| page = 121
| url = https://archive.org/details/quelquechosenoir0000roub/page/121}}
=== ''La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains'' ===
{{Citation|<poem>
Derrière sa vitre bien propre
la Joconde a l'air contente
elle me regarde
elle sourit
pas la moindre condescendance
pas un atome de mystère
placidité
calme
belle
La Joconde, quoi !</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains
| auteur = Jacques Roubaud
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| année origine= 1999
| ISBN =2-07-033695-6
| partie = État des lieux
| titre de la contribution =La Joconde
| page = 33
}}
=== ''Le Grand Incendie de Londres'' ===
{{Voir autre projet|Le Grand Incendie de Londres|''Le Grand Incendie de Londres''}}
==== ''Le grand incendie de Londres'', 1989 ====
{{Citation|Les pages non écrites pèsent sur ces pages.
}}
{{Réf Livre
| titre = Le Grand Incendie de Londres
| auteur = Jacques Roubaud
| partie = La Destruction
| chapitre = I. La lampe. § 14, Les pages non écrites pèsent
| éditeur = Seuil
| année = 2009
| ISBN = 978-2-02-099689-1
| page = 47
}}
{{Citation|Que je nage, que je marche, donc, je compte : je suis un compteur. […] Compter est le mètre de ma vie, comme l'alexandrin compte la poésie traditionnelle. C'est ma vérité métronomique.
}}
{{Réf Livre
| titre = Le Grand Incendie de Londres
| auteur =Jacques Roubaud
| partie = La Destruction
| chapitre =IV. Portrait de l’artiste absent. § 48, Compteur
| éditeur = Seuil
| année = 2009
| ISBN = 978-2-02-099689-1
| page = 125 <!-- 1989, p. 138 -->
}}
{{Citation|Aux définitions, nombreuses, de l'homme, en tant qu'espèce, qui ont été proposées, et qui se résument généralement en une formule condensée de deux mots dont le premier est ''Homo'', comme ''Homo faber'', ''Homo sapiens'' (définition d'anthropolgues-biologistes), j'ajouterais volontiers celle de la sous-variété à laquelle j'ai le sentiment d'appartenir, [[Lecteur|''Homo lisens'']] (si j'ose ce barbarisme franco-latin).}}
{{Réf Livre
| titre = ‘ Le grand incendie de Londres ’ : Récit, avec incises et bifurcations : 1985-1987
| auteur = Jacques Roubaud
| éditeur = Seuil
| année = 1989
| page = 142
| ISBN = 2-02-010472-5
| collection = Fiction & Cie
}}
{{Citation|En ces années, je vivais sous la ''contrainte'' : contrainte d’apprentissage du calcul, des formes poétiques, de leur mise en pratique simultanée. Mais aussi contraintes de la vie même : la règle de [[Paul Klee]], « ''{{w|nulla dies sine linea}}'' », pas de jour sans avancer d’une ligne, suscitait simultanément de sévères exigences d’horaires, où se jouait sans cesse ma passion du dénombrement. La souplesse mentale indispensable pour les sauts perpétuels de la lecture à l’absorption des concepts de la théorie des catégories ou de l’algèbre commutative, l’effort d’immersion dans les langues lointaines des traditions poétiques ''voulues'' par le projet, n’étaient pas imaginables sans une rigidité concomitante de l’emploi de mon temps. Je me suis fait un devoir de solitude. De loin en loin je revenais à l’imagination du projet.}}
{{Réf Livre
| titre = Le Grand Incendie de Londres
| auteur =Jacques Roubaud
| partie = La Destruction
| chapitre =V. Rêve, décision, ''Projet''
| éditeur = Seuil
| année = 2009
| ISBN = 978-2-02-099689-1
| page = 142 <!-- 1989, p. 160 -->
}}
==== ''Poésie'' ====
{{Citation|Dans un [[roman]], on est porté par le récit. Le roman est situé dans le temps d'une lecture. Un poème est toujours « maintenant ». La chose la plus importante à dire d'un poème, c'est : « apprenez-le ».|précisions={{article|auteur=Macha Séry|titre= La chose la plus importante à dire d'un poème, c'est : apprenez-le|périodique=Le Monde de l’éducation|numéro=288|date=janvier 2001}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Le Grand Incendie de Londres
| auteur =Jacques Roubaud
| partie = Poésie
| chapitre =Articles de presse
| éditeur = Seuil
| année = 2009
| ISBN = 978-2-02-099689-1
| page = 1741
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2024
|mois=décembre
|jour=13
|commentaire=
}}
== Citations sur ==
=== Georges Perec ===
{{Loupe|Georges Perec}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|w=Jacques Roubaud}}
{{DEFAULTSORT:Roubaud, Jacques}}
[[Catégorie:Naissance en 1932]]
[[Catégorie:Poète français]]
[[Catégorie:Romancier français]]
[[Catégorie:Essayiste français]]
[[Catégorie:Dramaturge français]]
[[Catégorie:Oulipo]]
[[Catégorie:Lauréat du Grand Prix de littérature Paul-Morand]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
[[Catégorie:Décès en 2024]]
4bd5xcbn84arag0te0m9b9h1dji7meb
Chine
0
16963
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459661
2026-05-29T12:19:21Z
Erina Loggierina
82502
/* Essai */
459756
wikitext
text/x-wiki
{{autres projets
|wikt=Chine
|n=Catégorie:Chine
|s=Catégorie:Chine
|w=Chine
}}
La '''{{w|Chine}}''' (en sinogrammes traditionnels 中國 ; en sinogrammes simplifiés 中国 ; en pinyin Zhōngguó) est un pays d'Asie de l'Est.
== Littéraire ==
=== Roman ===
==== [[Michel Déon]], ''Taisez-vous, j'entends venir un ange'', 2001 ====
{{citation|
Les deux grandes guerres du XXème siècle ont été des guerres civiles. Aux aguets, derrière leur muraille, les Chinois attendent que l’Occident soit sur les genoux. Ils n’ont pas d’état d’âme et l’écraseront d’une pichenette. Je ne prophétise pas : c’est ce que m’a annoncé Deng Xiaoping peu avant sa mort. Nous étions en tête à tête et il a laissé parler son cœur… si j’ose dire. Quand j’ai rapporté ça à [[Jacques Chirac|Chirac]], il m’a ri au nez et m’a montré sur sa table un recueil de poésies chinoises : « Si vous croyez, mon cher Bobilo, qu’un peuple qui a de pareils poètes peut nourrir d’aussi sombres desseins, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. »
}}
{{Réf Livre
|titre=Taisez-vous, j'entends venir un ange
|auteur=[[Michel Déon]]
|éditeur=Gallimard
|année=2001
|ISBN=2-07-076178-9
|page=38
}}
==== [[Jean-Jacques Rousseau]], ''Julie ou La nouvelle Héloïse'', 1761 ====
{{citation|citation=Au reste, j'ai vu à la Chine des jardins tels que vous les demandez, et fait avec tant d'art que l'art n'y paraissait point, mais d'une manière si dispendieuse et entretenus à si grand frais, que cette idée m'ôtait tout le plaisir que j'aurais pu goûter à les voir.}}
{{Réf Livre|titre=Julie ou La nouvelle Héloïse|auteur=[[Jean-Jacques Rousseau]]|éditeur=Garnier-Flammarion|collection=GF Flammarion|année=1967|année d'origine=1761|page=363|partie=IV|section=Lettre XI à Milord Edouard|ISBN=2-08-070148-7}}
=== Essai ===
==== Rémi Mathieu ====
{{Citation|N'oublions pas que la société politique chinoise n'a jamais connu de régimes qu'autoritaires et que les souverains « éclairés » n'en ont pas constitué la majorité (ni même la minorité) ; ce contexte ne saurait être tenu pour négligeable.}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
| éditeur = Éditions Gallimard
| année = 2015
| page = 16
| partie = Antiquité. La dynastie des Zhou
| ISBN = 9782070143764
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| auteur de la contribution = {{W|Rémi Mathieu}}
| titre de la contribution = Préface
| langue = fr
}}
==== Jean-Pierre Thiollet, 2017 ====
{{Citation|citation=Des Chinois, en dépit de leur ancien grand timonier, Mao Tsé-toung, qui imposa leur embrigadement forcené et un totalitarisme fou, à l'origine d'ignominies sans nom, les Français ne peuvent, il est vrai, que dire du bien. Depuis que Dongfeng a pris le contrôle de Peugeot-Citroën, ces inlassables mangeurs de riz à la baguette ont illico presto trouvé un manager digne de ce nom, mis à la casse une série de bons à rien sauf à percevoir des dividendes, jetons de présence et plus par affinités, en clair la douzaine de membres de la famille Peugeot qui engluaient les organes de direction, et conservé à titre résiduel deux ou trois spécimens comme "pièces de collection" pour l'image et à usage d'alibi. Résultat : l'Etat et ses contribuables ne peuvent que se réjouir : Peugeot et Citroën sont redevenues des affaires qui roulent.}} {{Réf Livre|titre=Improvisation ''so'' piano|auteur={{w|Jean-Pierre Thiollet}}|éditeur=Neva Éditions|année=2017|année d'origine=2017|page=108|ISBN=978-2-35055-228-6}}
==== Yu Hua, 2010 ====
{{Citation|Le quotidien, en apparence, est banal et futile, mais en réalité tout y est contenu : il est riche, immense et émouvant. La politique, l'histoire, l'économie, la société, la culture, la mémoire, les sentiments, les désirs ou les secrets, tout cela résonne dans notre vie quotidienne.}}
{{Réf Livre
| titre = La Chine en dix mots
| auteur = {{W|Yu Hua}}
| éditeur = {{W|Actes Sud}}
| année = 2010
| page = 7
| ISBN = 9782330024840
| traducteur = Angel Pino et Isabelle Rabut
| année d'origine = 2010
| collection = Babel
| langue = fr
}}
=== Récit ===
==== Sylvain Tesson, ''La panthère des neiges'', 2019 ====
{{citation|
Nous atteignîmes le parc. La fête foraine était réussie. Les manèges moulinaient, les hauts-parleurs pulsaient, la vapeur des beignets enveloppait les clignotements. Même Pinocchio aurait été dégoûté. Les panneaux n'omettaient pas d'afficher la propagande du Parti. Le peuple chinois avait perdu sur les deux tableaux. Politiquement, il subissait la coercition socialiste. Économiquement, il tournait dans la lessiveuse capitaliste. Il était le dindon à deux têtes de la farce moderne, marteau et algorithme sur la fanion.
}}
{{Réf Livre
|titre=La panthère des neiges
|auteur=[[Sylvain Tesson]]
|éditeur=Gallimard
|année=2019
|ISBN=978-2-07-282232-2
|page=166
}}
== Médias ==
=== Presse ===
==== Philippe Garreau, ''Bien connaitre les règles commerciales pour se faire respecter'', 2011 ====
{{citation|citation=En Chine, la valeur morale réside dans la parole donnée et dans l'engagement personnel.}}
{{Réf Article|titre=Bien connaitre les règles commerciales pour se faire respecter|auteur=Philippe Garreau|publication={{w|01 informatique}}|numéro=2070|date=03/02/2011|page=39}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2011|mois=mars|jour=6|commentaire=|}}
==== Pierre Breesé, ''Les brevets en Chine'', 2012 ====
{{citation|citation=En 30 ans, la Chine est devenue le leader mondial de la {{w|propriété intellectuelle}}. Les statistiques {{w|WIPO}} montrent que ce pays est le premier déposant de brevets internationaux avec près de 300000 dépôts effectués par des ressortissants chinois en 2010.}}
{{Réf Article|titre=Les brevets en Chine|auteur=Pierre Breesé|publication=Veille magazine|numéro=130|date=Avril 2012|page=19}}
== Voir aussi ==
* [[Poésie chinoise]]
* [[Mao Zedong]]
[[Catégorie:Chine|*]]
[[fi:Kiina]]
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[[Fichier:Carte de Chine02.PNG|vignette|Carte de la Chine.]]
La '''{{w|Chine}}''' (en sinogrammes traditionnels 中國 ; en sinogrammes simplifiés 中国 ; en pinyin ''Zhōngguó'') est un pays d'Asie de l'Est.
== Littéraire ==
=== Roman ===
==== [[Michel Déon]], ''Taisez-vous, j'entends venir un ange'', 2001 ====
{{citation|
Les deux grandes guerres du XXème siècle ont été des guerres civiles. Aux aguets, derrière leur muraille, les Chinois attendent que l’Occident soit sur les genoux. Ils n’ont pas d’état d’âme et l’écraseront d’une pichenette. Je ne prophétise pas : c’est ce que m’a annoncé Deng Xiaoping peu avant sa mort. Nous étions en tête à tête et il a laissé parler son cœur… si j’ose dire. Quand j’ai rapporté ça à [[Jacques Chirac|Chirac]], il m’a ri au nez et m’a montré sur sa table un recueil de poésies chinoises : « Si vous croyez, mon cher Bobilo, qu’un peuple qui a de pareils poètes peut nourrir d’aussi sombres desseins, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. »
}}
{{Réf Livre
|titre=Taisez-vous, j'entends venir un ange
|auteur=[[Michel Déon]]
|éditeur=Gallimard
|année=2001
|ISBN=2-07-076178-9
|page=38
}}
==== [[Jean-Jacques Rousseau]], ''Julie ou La nouvelle Héloïse'', 1761 ====
{{citation|citation=Au reste, j'ai vu à la Chine des jardins tels que vous les demandez, et fait avec tant d'art que l'art n'y paraissait point, mais d'une manière si dispendieuse et entretenus à si grand frais, que cette idée m'ôtait tout le plaisir que j'aurais pu goûter à les voir.}}
{{Réf Livre|titre=Julie ou La nouvelle Héloïse|auteur=[[Jean-Jacques Rousseau]]|éditeur=Garnier-Flammarion|collection=GF Flammarion|année=1967|année d'origine=1761|page=363|partie=IV|section=Lettre XI à Milord Edouard|ISBN=2-08-070148-7}}
=== Essai ===
==== Rémi Mathieu ====
{{Citation|N'oublions pas que la société politique chinoise n'a jamais connu de régimes qu'autoritaires et que les souverains « éclairés » n'en ont pas constitué la majorité (ni même la minorité) ; ce contexte ne saurait être tenu pour négligeable.}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
| éditeur = Éditions Gallimard
| année = 2015
| page = 16
| partie = Antiquité. La dynastie des Zhou
| ISBN = 9782070143764
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| auteur de la contribution = {{W|Rémi Mathieu}}
| titre de la contribution = Préface
| langue = fr
}}
==== Jean-Pierre Thiollet, 2017 ====
{{Citation|citation=Des Chinois, en dépit de leur ancien grand timonier, Mao Tsé-toung, qui imposa leur embrigadement forcené et un totalitarisme fou, à l'origine d'ignominies sans nom, les Français ne peuvent, il est vrai, que dire du bien. Depuis que Dongfeng a pris le contrôle de Peugeot-Citroën, ces inlassables mangeurs de riz à la baguette ont illico presto trouvé un manager digne de ce nom, mis à la casse une série de bons à rien sauf à percevoir des dividendes, jetons de présence et plus par affinités, en clair la douzaine de membres de la famille Peugeot qui engluaient les organes de direction, et conservé à titre résiduel deux ou trois spécimens comme "pièces de collection" pour l'image et à usage d'alibi. Résultat : l'Etat et ses contribuables ne peuvent que se réjouir : Peugeot et Citroën sont redevenues des affaires qui roulent.}} {{Réf Livre|titre=Improvisation ''so'' piano|auteur={{w|Jean-Pierre Thiollet}}|éditeur=Neva Éditions|année=2017|année d'origine=2017|page=108|ISBN=978-2-35055-228-6}}
==== Yu Hua, 2010 ====
{{Citation|Le quotidien, en apparence, est banal et futile, mais en réalité tout y est contenu : il est riche, immense et émouvant. La politique, l'histoire, l'économie, la société, la culture, la mémoire, les sentiments, les désirs ou les secrets, tout cela résonne dans notre vie quotidienne.}}
{{Réf Livre
| titre = La Chine en dix mots
| auteur = {{W|Yu Hua}}
| éditeur = {{W|Actes Sud}}
| année = 2010
| page = 7
| ISBN = 9782330024840
| traducteur = Angel Pino et Isabelle Rabut
| année d'origine = 2010
| collection = Babel
| langue = fr
}}
=== Récit ===
==== Sylvain Tesson, ''La panthère des neiges'', 2019 ====
{{citation|
Nous atteignîmes le parc. La fête foraine était réussie. Les manèges moulinaient, les hauts-parleurs pulsaient, la vapeur des beignets enveloppait les clignotements. Même Pinocchio aurait été dégoûté. Les panneaux n'omettaient pas d'afficher la propagande du Parti. Le peuple chinois avait perdu sur les deux tableaux. Politiquement, il subissait la coercition socialiste. Économiquement, il tournait dans la lessiveuse capitaliste. Il était le dindon à deux têtes de la farce moderne, marteau et algorithme sur la fanion.
}}
{{Réf Livre
|titre=La panthère des neiges
|auteur=[[Sylvain Tesson]]
|éditeur=Gallimard
|année=2019
|ISBN=978-2-07-282232-2
|page=166
}}
== Médias ==
=== Presse ===
==== Philippe Garreau, ''Bien connaitre les règles commerciales pour se faire respecter'', 2011 ====
{{citation|citation=En Chine, la valeur morale réside dans la parole donnée et dans l'engagement personnel.}}
{{Réf Article|titre=Bien connaitre les règles commerciales pour se faire respecter|auteur=Philippe Garreau|publication={{w|01 informatique}}|numéro=2070|date=03/02/2011|page=39}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2011|mois=mars|jour=6|commentaire=|}}
==== Pierre Breesé, ''Les brevets en Chine'', 2012 ====
{{citation|citation=En 30 ans, la Chine est devenue le leader mondial de la {{w|propriété intellectuelle}}. Les statistiques {{w|WIPO}} montrent que ce pays est le premier déposant de brevets internationaux avec près de 300000 dépôts effectués par des ressortissants chinois en 2010.}}
{{Réf Article|titre=Les brevets en Chine|auteur=Pierre Breesé|publication=Veille magazine|numéro=130|date=Avril 2012|page=19}}
== Voir aussi ==
{{autres projets
|wikt=Chine
|n=Catégorie:Chine
|s=Catégorie:Chine
|w=Chine
}}
* [[Poésie chinoise]]
* [[Mao Zedong]]
[[Catégorie:Chine|*]]
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[[Fichier:Carte de Chine02.PNG|vignette|Carte de la Chine.]]
[[Fichier:Song-Palace1.jpg|vignette|« Les grues de bon augure » par l'{{W|Empereur Huizong des Song}} (1112, {{W|Musée provincial du Liaoning}}).]]
La '''{{w|Chine}}''' (en sinogrammes traditionnels 中國 ; en sinogrammes simplifiés 中国 ; en pinyin ''Zhōngguó'') est un pays d'Asie de l'Est.
== Littéraire ==
=== Roman ===
==== [[Michel Déon]], ''Taisez-vous, j'entends venir un ange'', 2001 ====
{{citation|
Les deux grandes guerres du XXème siècle ont été des guerres civiles. Aux aguets, derrière leur muraille, les Chinois attendent que l’Occident soit sur les genoux. Ils n’ont pas d’état d’âme et l’écraseront d’une pichenette. Je ne prophétise pas : c’est ce que m’a annoncé Deng Xiaoping peu avant sa mort. Nous étions en tête à tête et il a laissé parler son cœur… si j’ose dire. Quand j’ai rapporté ça à [[Jacques Chirac|Chirac]], il m’a ri au nez et m’a montré sur sa table un recueil de poésies chinoises : « Si vous croyez, mon cher Bobilo, qu’un peuple qui a de pareils poètes peut nourrir d’aussi sombres desseins, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. »
}}
{{Réf Livre
|titre=Taisez-vous, j'entends venir un ange
|auteur=[[Michel Déon]]
|éditeur=Gallimard
|année=2001
|ISBN=2-07-076178-9
|page=38
}}
==== [[Jean-Jacques Rousseau]], ''Julie ou La nouvelle Héloïse'', 1761 ====
{{citation|citation=Au reste, j'ai vu à la Chine des jardins tels que vous les demandez, et fait avec tant d'art que l'art n'y paraissait point, mais d'une manière si dispendieuse et entretenus à si grand frais, que cette idée m'ôtait tout le plaisir que j'aurais pu goûter à les voir.}}
{{Réf Livre|titre=Julie ou La nouvelle Héloïse|auteur=[[Jean-Jacques Rousseau]]|éditeur=Garnier-Flammarion|collection=GF Flammarion|année=1967|année d'origine=1761|page=363|partie=IV|section=Lettre XI à Milord Edouard|ISBN=2-08-070148-7}}
=== Essai ===
==== Rémi Mathieu ====
{{Citation|N'oublions pas que la société politique chinoise n'a jamais connu de régimes qu'autoritaires et que les souverains « éclairés » n'en ont pas constitué la majorité (ni même la minorité) ; ce contexte ne saurait être tenu pour négligeable.}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
| éditeur = Éditions Gallimard
| année = 2015
| page = 16
| partie = Antiquité. La dynastie des Zhou
| ISBN = 9782070143764
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| auteur de la contribution = {{W|Rémi Mathieu}}
| titre de la contribution = Préface
| langue = fr
}}
==== Jean-Pierre Thiollet, 2017 ====
{{Citation|citation=Des Chinois, en dépit de leur ancien grand timonier, Mao Tsé-toung, qui imposa leur embrigadement forcené et un totalitarisme fou, à l'origine d'ignominies sans nom, les Français ne peuvent, il est vrai, que dire du bien. Depuis que Dongfeng a pris le contrôle de Peugeot-Citroën, ces inlassables mangeurs de riz à la baguette ont illico presto trouvé un manager digne de ce nom, mis à la casse une série de bons à rien sauf à percevoir des dividendes, jetons de présence et plus par affinités, en clair la douzaine de membres de la famille Peugeot qui engluaient les organes de direction, et conservé à titre résiduel deux ou trois spécimens comme "pièces de collection" pour l'image et à usage d'alibi. Résultat : l'Etat et ses contribuables ne peuvent que se réjouir : Peugeot et Citroën sont redevenues des affaires qui roulent.}} {{Réf Livre|titre=Improvisation ''so'' piano|auteur={{w|Jean-Pierre Thiollet}}|éditeur=Neva Éditions|année=2017|année d'origine=2017|page=108|ISBN=978-2-35055-228-6}}
==== Yu Hua, 2010 ====
{{Citation|Le quotidien, en apparence, est banal et futile, mais en réalité tout y est contenu : il est riche, immense et émouvant. La politique, l'histoire, l'économie, la société, la culture, la mémoire, les sentiments, les désirs ou les secrets, tout cela résonne dans notre vie quotidienne.}}
{{Réf Livre
| titre = La Chine en dix mots
| auteur = {{W|Yu Hua}}
| éditeur = {{W|Actes Sud}}
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| ISBN = 9782330024840
| traducteur = Angel Pino et Isabelle Rabut
| année d'origine = 2010
| collection = Babel
| langue = fr
}}
=== Récit ===
==== Sylvain Tesson, ''La panthère des neiges'', 2019 ====
{{citation|
Nous atteignîmes le parc. La fête foraine était réussie. Les manèges moulinaient, les hauts-parleurs pulsaient, la vapeur des beignets enveloppait les clignotements. Même Pinocchio aurait été dégoûté. Les panneaux n'omettaient pas d'afficher la propagande du Parti. Le peuple chinois avait perdu sur les deux tableaux. Politiquement, il subissait la coercition socialiste. Économiquement, il tournait dans la lessiveuse capitaliste. Il était le dindon à deux têtes de la farce moderne, marteau et algorithme sur la fanion.
}}
{{Réf Livre
|titre=La panthère des neiges
|auteur=[[Sylvain Tesson]]
|éditeur=Gallimard
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|ISBN=978-2-07-282232-2
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}}
== Médias ==
=== Presse ===
==== Philippe Garreau, ''Bien connaitre les règles commerciales pour se faire respecter'', 2011 ====
{{citation|citation=En Chine, la valeur morale réside dans la parole donnée et dans l'engagement personnel.}}
{{Réf Article|titre=Bien connaitre les règles commerciales pour se faire respecter|auteur=Philippe Garreau|publication={{w|01 informatique}}|numéro=2070|date=03/02/2011|page=39}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2011|mois=mars|jour=6|commentaire=|}}
==== Pierre Breesé, ''Les brevets en Chine'', 2012 ====
{{citation|citation=En 30 ans, la Chine est devenue le leader mondial de la {{w|propriété intellectuelle}}. Les statistiques {{w|WIPO}} montrent que ce pays est le premier déposant de brevets internationaux avec près de 300000 dépôts effectués par des ressortissants chinois en 2010.}}
{{Réf Article|titre=Les brevets en Chine|auteur=Pierre Breesé|publication=Veille magazine|numéro=130|date=Avril 2012|page=19}}
== Voir aussi ==
{{autres projets
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}}
* [[Poésie chinoise]]
* [[Mao Zedong]]
[[Catégorie:Chine|*]]
[[fi:Kiina]]
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Lune
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Malik2Mars
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/* ''Lezioni americane'', 1988 */ wikif. Poète. Hum, « y projeter l'ombre de son absence », en effet, celui dont il parle brille encore par son absence sur fr. Ou comment passer à côté du remarquable/remarqué en beauté^^.
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[[File:Luna (12488094955).jpg|thumb|right|Une Lune gibbeuse en 2014. Photo par Juan Kulichevsky.]]
La '''{{w|Lune}}''' est l'unique satellite naturel permanent de la planète [[Terre]]. Il s'agit du cinquième plus grand satellite naturel du [[Système solaire]], et du plus grand des satellites planétaires par rapport à la taille de la planète autour de laquelle il orbite. Elle est le deuxième satellite le plus dense du Système solaire après Io, un satellite de [[Jupiter (planète)|Jupiter]]. La Lune a logiquement fait l'objet d'observations dès les débuts de l'humanité et sert de référence et d'influence culturelle aux sociétés humaines depuis des temps immémoriaux. Cette influence se retrouve dans la langue, les calendriers, la mythologie et les arts, jusqu'à nos jours.
== Astronomie ==
=== Léonard de Vinci (XVe-XVIe siècles) ===
[[Image:Codex de leicester.jpg|vignette|''{{W|Codex Leicester}}, 1 r.'']]
{{Citation|La lune a chaque mois un hiver et un été. Ses froids sont plus intense, ses chaleurs plus fortes, et ses équinoxes plus froids que les nôtres.|précisions=''C. A. 829r.''}}
{{Réf Livre | titre =Carnets| auteur =[[Léonard de Vinci]] [édition présentée et annotée par Pascal Brioist / Texte établi par Edward MacCurdy, traduit de l’italien par Louise Servicen, préface de Paul Valéry]|éditeur =Gallimard |collection=Quarto| année =2019 |chapitre=XI. Astronomie|page =357| ISBN =978-2-07-284486-7 }}
{{Citation|Quand toute la partie pour nous visible de la lune, est éclairée, elle nous dispense son maximum de lumière, et ensuite, les rayons du soleil la frappant et rebondissant vers nous, son océan nous jette moins d'humidité; et moins elle luit, plus elle nuit.|précisions= « De la nature de la lune », ''A. 64r.''}}
{{Réf Livre | titre =Carnets| auteur =[[Léonard de Vinci]] [édition présentée et annotée par Pascal Brioist / Texte établi par Edward MacCurdy, traduit de l’italien par Louise Servicen, préface de Paul Valéry]|éditeur =Gallimard |collection=Quarto| année =2019 |chapitre=XI. Astronomie|page =359| ISBN =978-2-07-284486-7 }}
{{Citation|La lune n'a pas de lumière propre, mais seulement dans la mesure où le soleil l'illumine. De cette partie éclairée, nous voyons celle qui nous fait face. Et sa nuit emprunte sa splendeur à nos eaux qui lui renvoient l'image du soleil, reflétée dans toutes les eaux où se mirent le soleil et la lune.|précisions=''B. M. 94v.''}}
{{Réf Livre | titre =Carnets| auteur =[[Léonard de Vinci]] [édition présentée et annotée par Pascal Brioist / Texte établi par Edward MacCurdy, traduit de l’italien par Louise Servicen, préface de Paul Valéry]|éditeur =Gallimard |collection=Quarto| année =2019 |chapitre=XI. Astronomie|page =374| ISBN =978-2-07-284486-7 }}
=== Galilée ===
{{Loupe|Galilée}}
== Exploration spatiale ==
=== ''Nous avons choisi d'aller sur la Lune'', le 12 septembre 1962===
[[Fichier:Jfk rice university we choose to go to the moon.ogg|vignette|Archive sonore du discours de J.F.K. en 1962 à l'Université Rice (Houston, Texas).]]
{{citation|citation=Nous avons choisi d’aller sur la Lune. Nous avons choisi d’aller sur la Lune au cours de cette décennie et d’accomplir d’autres choses encore, non pas parce que c'est facile, mais justement parce que c’est difficile. Parce que cet objectif servira à organiser et à offrir le meilleur de notre [[énergie]] et de notre savoir-faire, parce que c’est le [[Défi|défi]] que nous sommes prêt à relever, celui que nous refusons de remettre à plus tard, celui que nous avons la ferme intention de remporter, tout comme les autres.
|original=We choose to go to the Moon. We choose to go to the Moon in this decade and do the other things, not because they are easy, but because they are hard, because that goal will serve to organize and measure the best of our energies and skills, because that challenge is one that we are willing to accept, one we are unwilling to postpone, and one which we intend to win, and the others, too.
|langue=en
|précisions=
}}
{{Réf Pub|nom=John F. Kennedy
|date=12 septembre 1962
|lieu= {{w|Université Rice}} ([[Houston]], [[Texas]])
|source=https://www.jfklibrary.org/learn/about-jfk/historic-speeches/address-at-rice-university-on-the-nations-space-effort
|parution=
|précision= Aussi connu sous le nom de ''Address at Rice University on the Nation's Space Effort''.
}}
=== Mission Appolo 8, 21-27 décembre 1968 ===
{{Citation|La Lune est essentiellement grise, sans couleur, ressemble au plâtre ou à une espèce de sable de plage grisonnant.|langue=en|original = The Moon is essentially grey, no color; looks like plaster of Paris or sort of a grayish beach sand.|précisions=Propos tenus par [[James Lowell]] le 4ème jour de la mission.}}
{{Réf Article
|titre= Pourquoi parle-t-on moins de la mission Apollo 8, pourtant tournant de la conquête spatiale ?
|auteur= Marcus Dupont-Besnard
|publication=numerama.com
|date=29 juillet 2019
|page=url
|url= https://www.numerama.com/sciences/536898-pourquoi-parle-t-on-moins-de-la-mission-apollo-8-pourtant-tournant-de-la-conquete-spatiale.html
}}
{{Lien web |titre=Appolo 8 Flight journal - Day 4 |url=https://web.archive.org/web/20070922045003/https://history.nasa.gov/ap08fj/13day4_orbits123.htm |langue=en |auteur=James Lovell |site=History.nasa.gov.com |description=Jour 4 069:51:16}}
[[Fichier:NASA-Apollo8-Dec24-Earthrise.jpg| Légende = We set out to explore the moon and instead discovered the Earth" (50412324277).png|vignette|alt=Au premier plan, la surface de la Lune, grise et criblée de cratères. Au second plan un dernier croissant de Terre. On devine le continent africain et une grosse perturbation dans l'hémisphère sud.|Lever de Terre photographié par William Anders le {{date-|24|décembre|1968}}]]
{{citation|citation=En 1968, comme membre d'équipage de la mission Appolo 8, comme l'une des trois premières personnes à avoir quitté l'espace terrestre et à se mettre en orbite autour de la Lune, Bill Anders a offert à l'humanité l'un des cadeaux les plus précieux qu'un explorateur et un [[astronaute]] puissent offrir. Avec l'équipage d'Apollo 8, Bill a été le premier à nous montrer, en regardant la Terre depuis le seuil de la Lune, cette image stupéfiante - la première du genre - de la [[Terre]] suspendue dans l'espace, illuminée dans la lumière et cachée dans l'obscurité : le lever de la Terre.
Comme Bill l'a si bien dit après la conclusion de la mission Apollo 8, «Nous avons fait tout ce chemin pour explorer la Lune, et la chose la plus importante est que nous avons découvert la Terre».
|original=In 1968, as a member of the Apollo 8 crew, as one of the first three people to travel beyond the reach of our Earth and orbit the Moon, Bill Anders gave to humanity among the deepest of gifts an explorer and an astronaut can give. Along with the Apollo 8 crew, Bill was the first to show us, through looking back at the Earth from the threshold of the Moon, that stunning image – the first of its kind – of the Earth suspended in space, illuminated in light and hidden in darkness: the Earthrise.
As Bill put it so well after the conclusion of the Apollo 8 mission, «''We came all this way to explore the Moon, and the most important thing is that we discovered the Earth''».
|langue=en
|précisions=Oraison funèbre suite au décès de {{w|William Anders}} (2024)
}}
{{Réf Pub|nom=NASA Administrator Remembers Apollo Astronaut William Anders
|date=8 juin 2024
|lieu=Quartier général de la NASA
|source=https://www.nasa.gov/news-release/nasa-administrator-remembers-apollo-astronaut-williams-anders/
|parution=Site officiel de la NASA (communication n° 24-082)
|auteur=Bill Nelson (Administrateur de la NASA)
|précision= traduction wikiquote
}}
=== Premiers pas sur la Lune, le 21 juillet 1969 ===
[[Fichier:Phrase de Neil Armstrong.oga|vignette|droite|Archive sonore de la phrase : "C'est un petit pas pour [un] homme, mais un bond de géant pour l'humanité.", le 21 juillet 1969.]]
{{citation|citation= C'est un petit pas pour [un] homme, mais un bond de géant pour l'humanité.
|original=That's one small step for [a] man, one giant leap for mankind.
|langue=en
|précisions=En posant le pied sur la Lune le 21 juillet 1969.}}
{{Réf Livre
|titre=Guidebook for the scientific traveler : visiting astronomy and space
|auteur= Duane S. Nickell
|éditeur= Rutgers University Press
|année=2008
|chapitre=
|page= 175
|traducteur= Wikipédia
|langue= en
}}
===Mission Artémis, {{s-|XXI}}===
==== [[Jessica Meir]], décembre 2020 ====
[[Fichier:Jessica Meir official portrait in an EMU.jpg|vignette|alt=Jeune femme en combinaison d'astronaute devant le drapeau américain|Portrait officiel de Jessica Meir en 2018]]
{{citation|citation= Je me souviens très clairement avoir dessiné un astronaute se tenant à côté du [[drapeau des États-Unis]] sur la surface de la Lune. Ce n’était pas moi dans l’espace, c’était moi sur la Lune. Donc à mes yeux, cette mission a toujours été celle de mes rêves, le moteur de ma [[Curiosité|curiosité]].
|précisions= Souvenir de maternelle, réponse à la question ''que veux tu faire plus tard ?''
}}
{{Réf Article
|titre= L'une de ces astronautes pourrait devenir la première femme à se rendre sur la Lune
|auteur= Nadia Drake
|publication= National Geographic
|date= 10 décembre 2020
|page=url
|url=https://www.nationalgeographic.fr/espace/nasa-premiere-femme-sur-la-lune
}}
==== [[Thomas Pesquet]], septembre 2022====
{{citation|citation=Quand je regarde la Lune le soir, ça me fait quand même un petit frisson, parce que ce n’est pas la même chose de se dire est-ce que c’est humainement possible d’aller là-bas. La Lune, il faut voir qu’il y a un facteur 1000. C’est 1000 fois plus loin que la Station spatiale. Il y a encore une autre dimension dans le voyage spatial.
|original=
|langue=
|précisions=
}}
{{Réf Article
|titre=«Bien sûr que oui, l’humain est allé sur la Lune» : Thomas Pesquet éteint une polémique sur la mission Artémis
|auteur=Le Parisien
|publication=Le Parisien
|date=1<sup>er</sup> septembre 2022
|page=url
|url=https://www.leparisien.fr/sciences/bien-sur-que-oui-lhumain-est-alle-sur-la-lune-thomas-pesquet-eteint-une-polemique-sur-la-mission-artemis-01-09-2022-HIF5TOEWGVHB7M2OQGAH2PGCLU.php
}}
== Littérature ==
=== Littérature antique ===
==== [[Homère]], ''Les petits poèmes grecs'', Hymne XXXII, {{S-|VIII}} avt. J.C.====
[[Fichier:Sarcophagus Selene Endymion Met 47.100.4ab n03.jpg|vignette|alt=Une jeune femme coiffée d'un croissant de Lune conduit un char tiré par deux chevaux ailés dans le ciel.|Sélèné (la Lune) conduisant son char.]]
{{Citation|Salut, déesse puissante aux bras d’albâtre, Lune divine et bienveillante, ornée d’une belle chevelure : j’ai d’abord chanté vos louanges, maintenant je vous dirai la gloire de ces hommes demi-dieux, dont les favoris des Muses célèbrent les actions d’une voix mélodieuse. }}
{{Réf Livre|titre=Les petits poèmes grecs
|auteur=Homère
|éditeur=Desrez
|année=1838
|page=102
|chapitre=XXXII. À la Lune.
|traducteur=Ernest Falconnet
|s=Les Petits poèmes grecs/Homère/Hymne XXXII
|langue=
}}
==== [[Sappho]], ''Fragments'', {{s-|VII}} et {{s-|VI}} avant J.C.====
{{citation|citation=La lune dans son plein éclairait les cieux…
}}
{{Réf Livre|titre=Les petits poèmes grecs
|auteur=Ernst Falconnet (traducteur), Sappho (auteure)
|éditeur=Desrez
|année=1838
|page=259
|partie= Fragmens
|s=Les Petits poèmes grecs/Sappho/Fragmens
}}
==== [[Lucien de Samosate]], ''Histoires vraies'', IIe siècle ====
{{citation|À présent, ce que j'ai entre-temps, durant mon séjour sur la lune, remarqué d'étrange et de surprenant, je désire l'exposer. D'abord, notons qu'ils ne naissent pas des femmes, mais des hommes ; ils se marient entre hommes et ignorent jusqu'au nom des femmes absolument. Jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, chacun fait l'épouse ; ensuite, il fait à son tour l'époux. Ils portent leurs enfants, non dans le ventre, mais dans le gras du mollet. Lorsque l'embryon se développe, la jambe grossit, et, plus tard, le moment venu, ils y pratiquent une incision et en retirent des enfants morts, qu'ils exposent au vent, bouche grande ouverte, pour leur rendre le vie. Je crois même que c'est de là que les Grecs ont tiré leur nom du mollet ("jambe-ventre").
|précisions = Le narrateur et ses compagnons, emportés par une tempête jusqu'à la Lune, découvrent les Sélénites. Le texte original contient un jeu de mot sur le nom du mollet en grec ancien.
}}
{{Réf Livre
|titre= Histoires vraies et autres œuvres
|auteur= Lucien de Samosate
|éditeur= Le Livre de poche
|collection= Classiques de poche
|année= 2003
|page =245
|section=I, 22
|traducteur =Guy Lacaze
}}
=== Littérature du Moyen Âge à l'époque classique ===
==== ''Sublimes paroles et facéties de Nasr Eddin Hodja'', XIIIe-XXIe siècles ====
{{citation|citation=<poem>On aimait bien embarrasser Nasr Eddin avec des questions oiseuses, ou carrément impossibles à trancher. Un jour, on lui demande :
— Nasr Eddin, toi qui est versé dans les sciences et les mystères, dis-nous quel est le plus utile, du soleil ou de la lune.
— La lune, sans aucun doute. Elle éclaire quand il fait nuit, alors que ce stupide soleil luit quand il fait jour.</poem>
}}
{{Réf Livre
|titre= Sublimes paroles et idioties de [[Nasr Eddin Hodja]]
|auteur= Collectif, présenté par Jean-Louis Maunoury
|éditeur= Libretto
|collection=Phébus
|année= 2002
|année d'origine=XIIIe-XXIe siècles
|chapitre=Le soleil et la lune
|page= 40
}}
==== [[François Rabelais]], ''Pantagruel'', 1542 ====
{{Citation|citation=O, compagnons, si je m'élevais autant que j'avale, je serais déjà au dessus de la sphère lunaire, avec [[Empédocle]] ! Mais je ne sais diable ce que ceci veut dire : ce vin est fort bon et bien délicieux, mais plus j'en bois, plus j'ai soif. Je crois que l'ombre de Monseigneur Pantagruel engendre les assoiffés, comme la lune fait les cathares.
| langue = fr
| original =O, compaing, si je montasse aussi bien que je avalle, je feusse desjà au dessus la sphère de la lune avecques Empédocles ! Mais je ne sçay que diable cecy veult dire : ce vin est fort bon et bien délicieux, mais plus j'en bois, plus j'ai de soif. Je croy que l'ombre de Monseigneur Pantagruel engendre les altérez, comme la lune fait les catharres.
}}
{{Réf Livre |auteur=[[Rabelais]] |page=199|année=1964|année d'origine=1542|éditeur=Gallimard|titre=Pantagruel|chapitre=XIV, « Comment Panurge racompte la manière comment il eschappa de la main des Turcs » | s=}}
==== [[Pierre de Ronsard]], ''Les Odes'', 1552====
{{citation|citation=<poem>
Le soir, quand la Lune fouette
Ses cheveux par la nuict muette,
Pleine de rage alors,
Voilant ton excécrable teste
De la peau d'une estrange beste
Tu t'eslances dehors.
</poem>
|précisions=
}}
{{Réf Livre|titre= Les Odes
|auteur=Pierre de Ronsard
|éditeur=Garnier
|année=1923
|page=112
|tome=II
|année d’origine=1552
|titre de la contribution=Contre Denise [[Sorcière]]
|s=
Les Odes (Ronsard)/Contre Denise Sorcière
|langue=
}}
==== [[Joachim du Bellay]], ''Les Antiquités de Rome'', 1558 ====
{{Citation|citation=<poem>Je ne di plus la sentence commune,
Que toute chose au-dessous de la Lune
Est corrompable, et sujette à mourir :
Mais bien je di (et n’en vueille desplaire
A qui s’efforce enseigner le contraire)
Que ce grand Tout doit quelquefois perir.</poem>}}
{{Réf Livre
|auteur=[[Joachim du Bellay]]
|titre=Les Antiquités de Rome
|éditeur=inexistant
|année=1558
|page=6
|section=Les Antiquités de Rome - Sonnet 9
|vers=9-14
|s=Les Antiquités de Rome#3}}
==== Cyrano de Bergerac, ''Histoire comique des États et Empires de la Lune'', 1655 ====
[[Fichier:Cyrano Mond.jpg|vignette|Frontispice de l’''Histoire comique contenant les États et empires de la Lune'' dans le tome II des ''Œuvres de Monsieur de Cyrano Bergerac'' éditées par Jacques Desbordes, à Amsterdam, en 1709. Le narrateur s'élève dans les cieux grâce à des fioles de rosée.]]
{{citation|Hormis la qualité de Dieu, me répliqua-t-il, dont je ne suis que la créature, ce que vous dites est véritable ; cette terre-ci est la Lune que vous voyez de votre globe ; et ce lieu-ci où vous marchez est le Paradis, mais c’est le Paradis terrestre où n’ont jamais entré que six personnes : Adam, Ève, Énoc, Moi qui suis le vieil Hélie, saint Jean l’Évangèliste, et vous. Vous savez bien comment les deux premiers en furent bannis, mais vous ne savez pas comment ils arrivèrent en votre Monde. Sachez donc qu'après avoir tâté tous deux de la pomme défendue, Adam, qui craignoit que Dieu, irrité par sa présence, ne rengrégeât sa punition, considéra la Lune, votre Terre, comme le seul refuge où il se pouvoit mettre à l’abri des poursuites de son Créateur.
|précisions = Le narrateur, parvenu sur la Lune, y découvre le Paradis terrestre, où saint Jean lui relate comment Adam et Eve, créés sur la Lune, se sont exilés sur la Terre après le péché originel.
}}
{{Réf Livre
|titre= L’Autre monde ou les États et empires de la Lune
|auteur= [[Savinien de Cyrano de Bergerac]] (texte établi par Frédéric Lachèvre)
|éditeur= Garnier
|collection=
|année= 1932
|année d'origine=1655
|page =22-23
|section=
|s=L’Autre monde ou les États et empires de la Lune
}}
==== [[Marie de Sévigné|Madame de Sévigné]], Lettre 147, 1671 ====
{{citation|citation=Mais regardez un peu la lune, cette lune que je regarde aussi ; nous voyons la même chose, quoique à deux cents lieues loin l’une de l’autre.
|original=
|langue=
|précisions= Lettre du 20 mars 1671 à Madame de Grignan
}}
{{Réf Livre|titre=Lettres de Madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis
|auteur= Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné
|éditeur=Hachette
|année=1862
|page=124
|tome=II
|chapitre= Lettre 147
|s=Lettre_147,_1671_(Sévigné)
}}
=== Littérature moderne et contemporaine ===
==== [[Alexandre Dumas]], ''Le Capitaine Pamphile'', 1839 ====
{{citation|citation=Toute cette immense étendue, qui conservait, même pendant la nuit, ses teintes chaudes et tranchées, était éclairée par cette lune brillante des tropiques, qui seule sait ce qui se passe au milieu des grandes solitudes du continent africain }}{{Réf Livre|titre=Le Capitaine Pamphile|auteur=[[Alexandre Dumas]]|éditeur=Gallimard|collection=Folio Classiques|année=2003|année d'origine=1839|page=243|chapitre=XVII ''Comment le capitaine Pamphile, ayant abordé sur la côte d'Afrique, au lieu d'un chargement d'ivoire qu'il venait y chercher, fut forcé de prendre une partie de bois d'ébène|ISBN=978-2-07-042652-2}}
==== [[Edgar Allan Poe]], ''Histoires extraordinaires'', 1856 ====
{{citation|citation=Dans cette disposition d’esprit, désirant vivre encore, et cependant fatigué de la vie, le traité que je lus à l’échoppe du bouquiniste, appuyé par l’opportune découverte de mon cousin de Nantes, ouvrit une ressource à mon imagination. Je pris enfin un parti décisif. Je résolus de partir, mais de vivre, — de quitter le monde, mais de continuer mon existence ; — bref, et pour couper court aux énigmes, je résolus, sans m’inquiéter du reste, de me frayer, si je pouvais, un passage ''jusqu’à la lune''.}}
{{Réf Livre
|titre= Histoires extraordinaires
|auteur= [[Edgar Allan Poe]]
|éditeur=Michel Lévy
|année= 1869
|année d'origine=1856
|langue=en
|traducteur=[[Charles Baudelaire]]
|section=Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall
|page =232
|s=Histoires extraordinaires/Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall}}
==== [[Charles Baudelaire]], ''Les Fleurs du Mal'', 1857 ====
{{citation|<poem>Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d’une main distraite et légère caresse,
Avant de s’endormir, le contour de ses seins</poem>}}
{{Réf Livre
|titre=Les Fleurs du Mal
|auteur=[[Charles Baudelaire]]
|éditeur=Pocket
|collection=Lire et voir les classiques
|section=LXV. Tristesses de la lune
|année=1989
|année d'origine=1857
|page=90
|s=Les Fleurs du mal}}
==== [[Marceline Desbordes-Valmore]], ''Poésies inédites'', 1860 ====
{{citation|<poem>Fontaines railleuses
Qui troublez nos pas,
Aux voix curieuses
Dites-vous, tout bas :
« La lune qui passe
Sur deux fronts élus,
Deux fois dans l’espace
Ne les revoit plus. » </poem>}}
{{Réf Livre
|titre= Poésies inédites
|auteur= [[Marceline Desbordes-Valmore]]
|éditeur= Imprimerie Jules Fick
|année= 1860
|année d'origine=
|partie=Amour
|section=L'image dans l'eau
|vers=25-32
|page= 20
|s=Poésies inédites (Marceline Desbordes-Valmore)/L’Image dans l’eau
}}
==== [[Alfred de Musset]], ''Ballade à la Lune'', 1863====
[[Fichier:Ricardo Haleck - 027.JPG|vignette|alt=Dernier croissant de Lune à côté d'un point lumineux dans le ciel nocturne (La planète Vénus).|Conjonction de la Lune et de Vénus (septembre 2013)]]
{{Citation|<poem>
Est-ce un ver qui te ronge
Quand ton disque noirci
S'allonge
En croissant rétréci ?
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Premières poésies (1829-1835)
|auteur=Alfred de musset
|éditeur=Charpentier
|année=1863
|page=104
|s=Premières Poésies (Musset, éd. 1863)/Ballade à la Lune
}}
==== [[Jules Verne]], ''[[De la Terre à la Lune]]'', 1865 ====
[[Fichier:Delaterrelalun00vern 0123 1.png|vignette|droite|Les membres du Gun Club imaginent des trains de projectiles pour la Lune. Illustration de De Montaut pour ''De la Terre à la Lune'' de Jules Verne en 1865.]]
{{citation|Il n’est aucun de vous, braves collègues, qui n’ait vu la Lune, ou tout au moins, qui n’en ait entendu parler. Ne vous étonnez pas si je viens vous entretenir ici de l’astre des nuits. Il nous est peut-être réservé d’être les Colombs de ce monde inconnu. Comprenez-moi, secondez-moi de tout votre pouvoir, je vous mènerai à sa conquête, et son nom se joindra à ceux des trente-six États qui forment ce grand pays de l’Union !
|précisions=Impey Barbicane.}}
{{Réf Livre
|titre= De la Terre à la Lune
|auteur= [[Jules Verne]]
|éditeur= Hetzel
|collection= Voyages extraordinaires
|année= 1865
|section=chapitre II
|page =12
|url=https://fr.wikisource.org/wiki/De_la_Terre_%C3%A0_la_Lune/Texte_entier}}
{{citation|Il semblait que la blonde Phœbé appartînt à ces audacieux conquérants et fît déjà partie du territoire de l’Union. Et pourtant il n’était question que de lui envoyer un projectile, façon assez brutale d’entrer en relation, même avec un satellite, mais fort en usage parmi les nations civilisées.
|précisions=Phœbé est l'un des noms latins pouvant désigner la déesse de la Lune.}}
{{Réf Livre
|titre= De la Terre à la Lune
|auteur= [[Jules Verne]]
|éditeur= Hetzel
|collection= Voyages extraordinaires
|année= 1865
|section=chapitre III
|page =17
|url=https://fr.wikisource.org/wiki/De_la_Terre_%C3%A0_la_Lune/Texte_entier}}
{{citation|Les premiers peuples vouèrent un culte particulier à cette chaste déesse. Les Égyptiens l’appelaient Isis ; les Phéniciens la nommaient Astarté ; les Grecs l’adorèrent sous le nom de Phœbé, fille de Latone et de Jupiter, et ils expliquaient ses éclipses par les visites mystérieuses de Diane au bel Endymion. À en croire la légende mythologique, le lion de Némée parcourut les campagnes de la Lune avant son apparition sur la Terre, et le poète Agésianax, cité par Plutarque, célébra dans ses vers ces doux yeux, ce nez charmant et cette bouche aimable, formés par les parties lumineuses de l’adorable Séléné.
|précisions=Passage du chapitre "Le roman de la Lune" qui retrace les représentations et recherches sur l'astre lunaire depuis l'Antiquité.}}
{{Réf Livre
|titre= [[De la Terre à la Lune]]
|auteur= [[Jules Verne]]
|éditeur= Hetzel
|collection= Voyages extraordinaires
|année= 1865
|section=chapitre V
|page =27
|url=https://fr.wikisource.org/wiki/De_la_Terre_%C3%A0_la_Lune/Texte_entier}}
==== [[Jules Verne]], ''[[Autour de la Lune]]'', 1869 ====
{{citation|si la Lune est habitée, ses habitants ont apparu quelques milliers d’années avant ceux de la Terre, car on ne peut douter que cet astre ne soit plus vieux que le nôtre. Si donc les Sélénites existent depuis des centaines de mille ans, si leur cerveau est organisé comme le cerveau humain, ils ont inventé tout ce que nous avons inventé déjà, et même ce que nous inventerons dans la suite des siècles. Ils n’auront rien à apprendre de nous et nous aurons tout à apprendre d’eux.
|précisions=Impey Barbicane}}
{{Réf Livre
|titre= Autour de la Lune
|auteur= [[Jules Verne]]
|éditeur= Hetzel
|collection= Voyages extraordinaires
|année= 1869
|section=chapitre V
|page =43
|url=https://fr.wikisource.org/wiki/Autour_de_la_Lune/Texte_entier}}
{{citation|<poem>D’après le témoignage des anciens, les Arcadiens prétendent que leurs ancêtres ont habité la Terre avant que la Lune fût devenue son satellite. Partant de ce fait, certains savants ont vu dans la Lune une comète, que son orbite amena un jour assez près de la Terre pour qu’elle fût retenue par l’attraction terrestre.
– Et qu’y a-t-il de vrai dans cette hypothèse ? demanda Michel.
– Rien, répondit Barbicane, et la preuve, c’est que la Lune n’a pas conservé trace de cette enveloppe gazeuse qui accompagne toujours les comètes. </poem>
|précisions=}}
{{Réf Livre
|titre= Autour de la Lune
|auteur= [[Jules Verne]]
|éditeur= Hetzel
|collection= Voyages extraordinaires
|année= 1869
|section=chapitre VI
|page =54
|url=https://fr.wikisource.org/wiki/Autour_de_la_Lune/Texte_entier}}
[[Fichier:Moonmap from clementine data.png|redresse=1.5|alt=Panorama rectangulaire de la surface Lunaire. On observe notamment au centre les grands mers de la face visible.|vignette|"Que de gens ont entendu parler de la Lune, qui ne l’ont jamais vue… du moins à travers l’oculaire d’une lunette ou d’un télescope ! Combien n’ont même jamais examiné la carte de leur satellite ! "<br>[[Jules Verne]], ''Autour de la Lune'' (1869)<br>Carte de la surface lunaire d'après les images de la mission ''Clementine''<ref>{{Lien web |langue=en |titre=Moon Clementine UVVIS Global Mosaic 118m v2 |url=https://astrogeology.usgs.gov/search/map/Moon/Clementine/UVVIS/Lunar_Clementine_UVVIS_750nm_Global_Mosaic_118m_v2 |site=astrogeology.usgs.gov |éditeur=[[:w:Institut d'études géologiques des États-Unis|USGS]] }}.</ref>.]]
{{citation|Que de gens ont entendu parler de la Lune, qui ne l’ont jamais vue… du moins à travers l’oculaire d’une lunette ou d’un télescope ! Combien n’ont même jamais examiné la carte de leur satellite !
|précisions=}}
{{Réf Livre
|titre= Autour de la Lune
|auteur= [[Jules Verne]]
|éditeur= Hetzel
|collection= Voyages extraordinaires
|année= 1869
|section=chapitre XI
|page =85
|url=https://fr.wikisource.org/wiki/Autour_de_la_Lune/Texte_entier}}
==== Paul Verlaine, ''Poèmes saturniens'', 1866 ====
{{citation|<poem>L’Océan sonore
Palpite sous l’œil
De la lune en deuil</poem>}}
{{réf Livre|titre=Poèmes saturniens|auteur=Paul Verlaine|année=1866|éditeur=A. Lemerre|partie=Paysages tristes|section=poème V (« Chanson d'automne »)|page=36|vers=1-3|s=Poèmes saturniens (1866)/Marine}}
==== Paul Verlaine, ''Fêtes galantes'', 1869 ====
{{citation|<poem>Cependant la lune se lève
Et l’esquif en sa course brève
File gaîment sur l’eau qui rêve. </poem>
|précisions= }}
{{Réf Livre
|titre= Fêtes galantes, La Bonne Chanson, précédées des Amies
|auteur= Paul Verlaine
|éditeur= Librairie générale française (Le Livre de poche)
|collection= Classiques de poche
|année= 2000
|année d'origine=1869
|partie=Fêtes galantes
|section=En bateau
|vers=13-15
|page= 93
|s=Fêtes galantes
}}
====Maurice Rollinat, ''Les Névroses'', 1883 ====
{{Citation|<poem>
Et lorsque promenant ma [[Tristesse|tristesse]] moins brune
Je souris par hasard et malgré moi, - la [[Nuit]]
Vole, pour me répondre, un [[sourire]] à la lune.
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Les Névroses
|auteur=Maurice Rollinat
|éditeur=G. Charpentier et Cie Éditeurs
|année=1885
|page=17
|partie=Les âmes
|chapitre=Les bienfaits de la nuit
|année d’origine=1883
|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k107923q/f23.item
}}
==== Jules Laforgue, ''L'Imitation de Notre-Dame La Lune'', 1885 ====
{{citation|citation=<poem>Lune bénie
Des insomnies,
Blanc médaillon
Des Endymions,
Astre fossile
Que tout exile,
Jaloux tombeau
De Salammbô (...)
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Les Complaintes et les premiers poèmes
|auteur=[[Jules Laforgue]]
|éditeur=Gallimard
|collection=Poésie
|année=1979
|page=41
|année d'origine=1885
|section=L'Imitation de Notre-Dame La Lune
|titre de la contribution=Litanie des premiers quartiers de la Lune
|vers=1-8
}}
{{citation|citation=<poem>Ah! tout pour toi, Lune, quand tu t'avances
Aux soirs d'août par les féeries du silence !
Et quand tu roules, démâtée, au large
À travers les brisants noirs des nuages !
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Les Complaintes et les premiers poèmes
|auteur=[[Jules Laforgue]]
|éditeur=Gallimard
|collection=Poésie
|année=1979
|page=41
|année d'origine=1885
|section=L'Imitation de Notre-Dame La Lune
|titre de la contribution=Clair de lune
|vers=3-6
}}
[[File:Charles Edward Halle Luna.jpg|thumb|upright|''Luna'', Charles Edward Hallé.]]
==== [[Gabriele D'Annunzio]], ''Le Feu'', 1900 ====
{{Citation|citation=La lune enchantait et attirait la plaine comme elle enchante et attire la mer ; de l’horizon, elle buvait la grande humidité terrestre, avec une bouche insatiable et silencieuse.}}
{{Réf Livre|titre=Le Feu|auteur=[[Gabriele D'Annunzio]]|éditeur=La Revue de Paris|Traducteur=Georges Hérelle|année=1900|page=740|chapitre=II. L'empire du silence}}
==== [[Albert Samain]], ''Le Chariot d'or'', 1900 ====
{{citation|citation=<poem>Et mon âme a frémi de se sentir trop seule,
Et tout à coup s’allège à retrouver là-bas,
Énorme et toute rose en son halo lilas,
La lune qui se lève au-dessus d’une meule. </poem> }}
{{Réf Livre|titre=Œuvres d'Albert Samain
|auteur=[[Albert Samain]]
|éditeur=Mercure de France
|année=1921
|année d'origine=1900
|partie=Le Chariot d'or
|section=Soir sur la plaine
|page=49
|tome=II
|s=Livre:Samain - Œuvres, t2, 1921.djvu
}}
==== [[Guillaume Apollinaire]], ''Alcools'', 1920 ====
{{citation|citation=<poem>Lune mellifluente aux lèvres des déments
Les vergers et les bourgs cette nuit sont gourmands
Les astres assez bien figurent les abeilles
De ce miel lumineux qui dégoutte des treilles
Car voici que tout doux et leur tombant du ciel
Chaque rayon de lune est un rayon de miel</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Alcools. Poèmes 1898-1913
|auteur=[[Guillaume Apollinaire]]
|éditeur=Nouvelle revue française (NRF)
|année=1920 (3e édition)
|année d'origine=1913
|partie=
|section=Clair de Lune
|page=147
|s=Alcools/Clair de Lune
}}
==== [[H. P. Lovecraft]], ''Nyarlathotep'', 1920 ====
{{citation|citation= Je crois que nous avons senti que quelque chose était en train de descendre de la lune verdâtre, car quand nous avons commencé à dépendre de sa seule lumière nous avons tous glissé imperceptiblement en d’aussi étranges qu’involontaires formations de marche et il nous semblait déjà connaître notre destination quoique nous n’osions pas trop y penser.
|langue=en
|original=I believe we felt something coming down from the greenish moon, for when we began to depend on its light we drifted into curious involuntary marching formations and seemed to know our destinations though we dared not think of them.
|traducteur=Wikisource}}
{{Réf Article
|titre= Nyarlathotep
|auteur=[[H. P. Lovecraft]]
|publication= The United Amateur
|date= novembre 1920
|numéro=vol.20 n°2
|page= 19-21
|langue= en
|traducteur=Wikisource
|s=Nyarlathotep
}}
==== [[H. P. Lovecraft]], ''Les Autres Dieux'', 1921 ====
{{citation|citation= La lune est sombre, et les dieux dansent dans la nuit ; quelque chose de terrifiant se produit dans le ciel, car la lune a sombré dans une éclipse que ne prédisaient ni les livres des hommes, ni ceux des dieux de la terre ... Il est une magie inconnue à l’œuvre sur l'Hatheg-Kla, car les cris des dieux effrayés se sont transformés en rire, et les pentes enneigées s'élèvent sans fin dans les cieux noirs vers où je plonge ... Mais enfin ! Enfin ! Dans la pénombre j'ai aperçu les dieux de la terre !
|langue=en
|original=The moon is dark, and the gods dance in the night; there is terror in the sky, for upon the moon hath sunk an eclipse foretold in no books of men or of earth's gods . . . There is unknown magic on Hatheg-Kla, for the screams of the frightened gods have turned to laughter, and the slopes of ice shoot up endlessly into the black heavens whither I am plunging . . . Hei! Hei! At last! In the dim light I behold the gods of earth!"
|traducteur=Wikisource}}
{{Réf Article
|titre= Les Autres Dieux
|auteur=[[H. P. Lovecraft]]
|publication=The Fantasy Fan
|date= novembre 1933
|numéro=volume 1 numéro 3
|page= 35–38
|langue= en
|traducteur=Wikisource
|s=Les Autres Dieux
}}
====[[James Joyce]], ''Ulysse'', 1922 ====
{{Citation|citation=Sous l'influence du flux il voyait les algues convulsées s'élever avec langueur, balancer des bras qui éludent quand leurs cotillons elles troussent, balancer dans l'eau chuchotante, et lever de timides frondes d'argent. Jour après jour, nuit après nuit : soulebées, inondées, laissées à plat. Seigneur, elles sont lasses, et au chuchotement de l'eau elles soupirent. Saint Ambroise l'entendit, le soupire des feuillages et des vagues, en attente, dans l'attente depuis toujours de la plénitude de leurs temps, ''diebus ac noctibus iniurias patiens ingemiscit''. Pour nulle fin rassemblées, puis en vain relâchées, s'avançant avec le flot, avec lui revenant en arrière : écheveaux du métier de la lune. Elle aussi, lasse aux yeux des amants, des hommes lascifs, une reine nue rayonnante en son royaume, elle tire à elle le réseau des eaux.}}
{{Réf Livre|titre=Ulysse|auteur=[[James Joyce]]|traducteur=Auguste Morel|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1957|année d'origine=1922|page=79|ISBN=2-07-040018-2}}
==== [[Jules Supervielle]], ''Débarcadères'', 1922====
{{citation|citation=<poem>
Et dans le ciel noir tout de suite,
Approchant sa tête ennemie,
La lune affreuse brûle au bout
De quatre piques de bambous.
</poem>
}}
{{Réf Livre|titre=Gavitations, précédés de Débarcadères
|auteur=Jules Supervielle
|éditeur=Gallimard
|année=1956
|page=28
|partie=Débarcadères
|titre de la contribution=Équateur
|année de la contribution= 1922
}}
==== [[Robert Desnos]], ''Deuil pour deuil'', 1924 ====
{{citation|citation=<poem>Il dort, dit la lune.
Et lentement, elle commença à égrener un chapelet d'étoiles. Les étoiles se plaignaient doucement, la comète qui servait de pendentif brillait de mille feux et je me demandais combien de temps encore durerait cette incantation. La lune priait ! Les étoiles une à une pâlissaient et le matin blémissait mes tempes.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=La liberté ou l'amour ! suivi de Deuil pour deuil|auteur=[[Robert Desnos]]|éditeur=Gallimard|Collection=L'Imaginaire|année=1962|année d'origine=1924|page=145|ISBN=978-2-07-027695-0}}
==== [[Jules Supervielle]], ''Gravitations'', 1925====
{{citation|citation=<poem>
Toutes les [[Brebis|brebis]] de la lune
Tourbillonnent dans ma prairie
Et tous les [[Poisson|poissons]] de la lune
Plongent loin de ma rêverie.
</poem>
}}
{{Réf Livre|titre=Gravitations, précédés de Débarcadères
|auteur=Jules Supervielle
|éditeur=Gallimard
|année=1925
|page=98
|partie=Gravitations
|titre de la contribution=Une étoile tire de l'arc
|année de la contribution= 1925
}}
==== [[J. R. R. Tolkien]], ''Roverandom'', 1927 ====
{{citation|citation=Jamais je n'ai entendu dire que sur la lune il y avait des os, ou même des chiens.
|original=
|langue=en
|précisions=
}}
{{Réf Livre|titre=Roverandom
|auteur=[[John Ronald Reuel Tolkien]]
|éditeur=Christian Bourgeois
|collection=
|ISBN=2-267-01466-1
|traducteur=Jacques Georgel
|année d'origine=1927
|année=1999
|chapitre=2
|page=45
|langue=en
}}
{{citation|citation=Seuls les rais de lune brillent et palpitent, Roverandom n'en a pas peur ; les grandes phalènes aux yeux terrifiants l'impressionnent bien davantage, et il faut encore compter avec les mouches-épées et les escarbots dont les mâchoires sont comme des pièges d'acier ; avec les licornettes pâles aux dards comme des éperons ; avec les cinquante-sept variétés d'araignées prêtes à avaler tout ce qu'elles peuvent attraper. Enfin, pire que tous les insectes, il y a les chauve-souris de la mort.
|original=
|langue=en
|précisions=Insectes lunaires.
}}
{{Réf Livre|titre=Roverandom
|auteur=[[John Ronald Reuel Tolkien]]
|éditeur=Christian Bourgeois
|collection=
|ISBN=2-267-01466-1
|traducteur=Jacques Georgel
|année d'origine=1927
|année=1999
|chapitre=2
|page=52
|langue=en
}}
{{citation|citation=Comme vous le savez sans doute, tous les Dragons Blancs sont originaires de la lune.
|original=
|langue=en
|précisions=
}}
{{Réf Livre|titre=Roverandom
|auteur=[[John Ronald Reuel Tolkien]]
|éditeur=Christian Bourgeois
|collection=
|ISBN=2-267-01466-1
|traducteur=Jacques Georgel
|année d'origine=1927
|année=1999
|chapitre=2
|page=58
|langue=en
}}
====[[Agatha Christie]], ''le Géranium bleu'', 1929 ====
{{citation|citation=La lettre était rédigée d'une large écriture à l'encre noire sur un papier violemment parfumé.<br/>
- «J'ai percé l'avenir soyez avertie avant qu'il ne soit trop tard. Prenez garde à la pleine lune. La primevère bleue signifie ''Attention'', la rose trémière bleue signifie ''Danger'', le géranium bleu, la ''[[Mort]]''...»
}}
{{Réf Livre|titre=[[Miss Marple]] au Club du Mardi
|auteur=Agatha Christie
|éditeur=Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées
|année=1998
|page=115
|ISBN=2-7441-1656-4
|titre de la contribution=Le géranium bleu
|traducteur de la contribution=Sylvie Durastanti
|année de la contribution= 1929
|langue=en
}}
==== [[Julien Green]], ''Léviathan'', 1929 ====
{{citation|citation=Au milieu du chantier, se dressaient trois tas de charbon, de taille égale, séparés les uns des autres, malgré les éboulements qui brisaient la pointe de leurs sommets et tentaient de rapprocher leurs bases en les élargissant. Tous trois renvoyaient avec force la lumière qui les inondait ; une muraille de plâtre n'eût pas paru plus blanche que le versant qu'ils exposaient à la lune, mais alors que le plâtre est terne, les facettes diamantées du minerai brillaient comme une eau qui s'agite et chatoie. Cette espèce de ruissellement immobile donnait aux masses de houille et d'anthracite un caractère étrange ; elles semblaient palpiter ainsi que des êtres à qui l'astre magique accordait pour quelques heures une vie mystérieuse et terrifiante. L'une d'elles portait au flanc une longue déchirure horizontale qui formait un sillon où la lumière ne parvenait pas, et cette ligne noire faisait songer à un rire silencieux dans une face de métal. Derrière elles, leurs ombres se rejoignaient presque, creusant des abîmes triangulaires d'où elles paraissaient être montées jusqu'à la surface du sol comme d'un enfer. La manière fortuites dont elles étaient posées, telles trois personnes qui s'assemblent pour délibérer, les revêtait d'une grandeur sinistre.}}
{{Réf Livre|titre=Léviathan|auteur=[[Julien Green]]|éditeur=Fayard|collection=Le Livre de Poche|année=1993|année d'origine=1929|page=169|chapitre=XIII|ISBN=978-2-253-09940-6}}
==== [[André Breton]], ''[[w:L'Amour fou|L'Amour fou]]'', [[w:1937 en littérature|1937]] ====
{{citation|Le 10 avril 1934, en pleine « occultation » de Vénus par la lune (ce phénomène ne devait se produire qu'une fois dans l'année), je déjeunais dans un petit restaurant situé assez désagréablement près de l'entrée d'un cimetière. Il faut, pour s'y rendre, passer sans enthousiasme devant plusieurs étalages de fleurs [...]. La servante est assez jolie : poétique plutôt. Le 10 avril au matin elle portait, sur un col blanc à pois espacés rouges fort en harmonie avec sa robe noire, une très fine chaîne retenant trois gouttes claires comme de pierre de lune, gouttes rondes sur lesquelles se détachait à la base un croissant de même substance, pareillement serti.}}
{{Réf Livre|page=24|référence=L'Amour fou/Gallimard-Folio}}
==== [[Agatha Christie]], ''[[Mort sur le Nil]]'', 1937====
{{Citation|<poem>
- Regardez la lune, là haut. Vous la voyez clairement n'est-ce pas? Elle est bien là ? Mais que le [[soleil]] vienne à briller, vous ne la verrez plus du tout. J'étais la Lune... Quand le soleil est apparu, Simon a été ébloui. Il ne me voyait plus. Il ne voyait que le soleil...que Linnet.
Elle se tut un instant avant de poursuivre :
- Il a été fasciné, je vous l'ai dit. Elle lui a tourné la tête.
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Mort sur le Nil
|auteur=Agatha Christie
|éditeur=Le Livre de poche.
|année=2005
|page=89
|ISBN=978-2-010-05640-6
|traducteur=Élise Champon et Robert Nobret
|année d’origine=1937
|langue=en
}}
==== [[René Char]], ''Fureur et mystère'', 1948 ====
''' Le devoir '''
{{citation|citation=L'enfant que, la nuit venue, l'hiver descendait avec précaution de la charrette de la lune, une fois à l'intérieur de la maison balsamique, plongeait d'un seul trait ses yeux dans le foyer de fonte rouge. Derrière l'étroit vitrail incendié l'espace ardent le tenait entièrement captif. Le buste incliné vers la chaleur, ses jeunes mains scellées à l'envolée de feuilles sèches du bien-être, l'enfant épelait la rêverie du ciel glacé.}}
{{Réf Livre|titre=Fureur et mystère|auteur=[[René Char]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1962|année d'origine=1948|page=43|partie=SEULS DEMEURENT (1938-1944)|section=Le devoir|ISBN=2-07-030065-X}}
==== [[Octavio Paz]], ''Liberté sur parole'', 1958 ====
''' Être naturel '''
{{Citation|citation=Equidistants du fruit de la lune et des fruits solaires, suspendus entre des mondes ennemis qui pactisent dans ce peu de matière élue, nous entrevoyons notre portion de totalité.}}
{{Réf Livre|titre=Liberté sur parole|auteur=[[Octavio Paz]]|traducteur=Jean-Clarence Lambert|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1958|page=105|partie=II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950)|section=Aigle ou Soleil ? — ''Être naturel'' — I|ISBN=2-07-031789-7}}
''' Couche de fougères '''
{{Citation|citation=Mes yeux te tiennent suspendue comme la lune la marée embrasée. A tes pieds l'écume égorgée chante le chant de la nuit qui commence.}}
{{Réf Livre|titre=Liberté sur parole|auteur=[[Octavio Paz]]|traducteur=Jean-Clarence Lambert|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1958|page=108|partie=II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950)|section=Aigle ou Soleil ? — ''Couche de fougères''|ISBN=2-07-031789-7}}
==== [[J. R. R. Tolkien]], ''Les Aventures de Tom Bombadil'', 1962 ====
{{citation|citation=<poem>Il est une auberge, une joyeuse et vieille auberge
nichée au bas d'une vieille et grise colline,
Et dans cette auberge ils brassent une bière si brune
Que l'Homme dans la Lune lui-même y descendit
une nuit, pour en boire à plus soif.</poem>
|original=<poem>There is an inn, a merry old inn
beneath and old grey hill,
And there they brew a beer so brown
That the Man in the Moon himself came down
one night to drink his fill.</poem>
|langue=en
|précisions=
}}
{{Réf Livre|titre=Les Aventures de Tom Bombadil
|auteur=[[John Ronald Reuel Tolkien]]
|éditeur=Christian Bourgeois
|collection=Pocket
|ISBN=2-266-07086-X
|traducteur=Dashiell Hedayat
|année d'origine=1962
|année=1975
|section=L'homme dans la Lune a veillé trop tard (The Man in the Moon Stayed Up Too Late)
|page=64-65
|langue=en
}}
{{citation|citation=<poem>Il avait perdu le goût des diamants,
Et il était las de son minaret
De grosses pierres de lunes qui se dressait solitaire
Sur une montagne lunaire.</poem>
|original=<poem>In diamonds white he had lost delight;
he was tired of his minaret
Of tall moonstone that towered alone
on a lunar mountain set.</poem>
|langue=en
|précisions=
}}
{{Réf Livre|titre=Les Aventures de Tom Bombadil
|auteur=[[John Ronald Reuel Tolkien]]
|éditeur=Christian Bourgeois
|collection=Pocket
|ISBN=2-266-07086-X
|traducteur=Dashiell Hedayat
|année d'origine=1962
|année=1975
|section=L'homme dans la Lune est descendu trop tôt (The Man in the Moon Came Down Too Soon)
|page=72-73
|langue=en
}}
==== [[Eugène Guillevic]], ''Sphère'', 1963 ====
[[Fichier:Caspar David Friedrich - Mondaufgang über dem Meer.jpg|vignette|droite|''{{W|Lever de lune sur la mer}}'' de [[Caspar David Friedrich]] (1821). ]]
{{citation|citation=<poem>
Envers les puits la lune
Avait de la [[pitié]]
Mais entre les bois
Les prés criaient
Et par la [[lumière]] de la lune
Revenaient leurs cris</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Sphère|auteur=[[Eugène Guillevic]]|éditeur=Gallimard|année=1963|titre de la contribution=Chemin|page=9}}
{{citation|citation=<poem>
À la lumière de la lune,
Quelle mesure demander ?</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Sphère|auteur=[[Eugène Guillevic]]|éditeur=Gallimard|année=1963|titre de la contribution=Chemin|page=10}}
{{citation|citation=<poem>
Entre la lune et les buissons
Il y a une longue mémoire
Et des souvenirs de corps qui s'aimèrent,
Mais qui maintenant
Sont devenus blancs.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Sphère|auteur=[[Eugène Guillevic]]|éditeur=Gallimard|année=1963|titre de la contribution=Chemin|page=11}}
==== [[Italo Calvino]] ====
===== ''Una pietra sopra'', 1980 =====
[[Image:Caspar David Friedrich - Mann und Frau in Betrachtung des Mondes - Alte Nationalgalerie Berlin.jpg|vignette|''{{w|Homme et Femme contemplant la Lune}}'', [[Caspar David Friedrich]]]]
{{Citation|Ce qui […] m'intéresse, c'est tout ce qui est appropriation véritable de l'espace et des objets célestes, c'est-à-dire ''connaissance'' : en dehors de notre cadre limité et certainement trompeur, définition d'un rapport entre nous et l'univers extra-humain. La lune, dès l’[[Antiquité]], a signifié pour les hommes ce [[désir]], et c'est ainsi que s'explique la dévotion lunaire des poètes. Mais la lune des poètes a-t-elle quelque chose à voir avec les images laiteuses et piquetées que nous transmettent les fusées ? Peut-être pas encore ; mais le fait que nous soyons obligés de ''repenser'' la lune d'une manière nouvelle nous amènera à repenser d'une manière nouvelle bien des choses. […]. Ceux qui aiment vraiment la lune ne se contentent pas de la contempler comme une image conventionnelle, ils veulent entrer plus étroitement en relation avec elle, ils veulent voir ''davantage'' dans la lune, ils veulent que la lune en ''dise davantage''. Le plus grand écrivain de la littérature italienne de tous les temps, [[#Galilée|Galilée]], dès qu'il se met à parler de la lune, élève sa prose à un degré prodigieux de précision et d'évidence, en même temps que de raréfaction lyrique. Et la langue de Galilée fut l'un des modèles de celle de [[Giacomo Leopardi|Leopardi]], grand poète lunaire…|précisions=Lettre à {{lien|langue=it|Anna Maria Ortese}}, décembre 1967. Partiellement publiée dans le ''{{w|Corriere della Sera}}'', 24 décembre 1967, et dans {{Ouvrage/Test|langue=it|auteur=Italo Calvino|titre=Una pietra sopra|édition=Einaudi|date=1980|chapitre=Il rapporto con la luna|lire en ligne=http://archive.org/details/unapietrasopra0000ital/183|passage=182-183}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Le métier d’écrire
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-014006-0
| page = 573-574 (lettre 245)
}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Le rapport avec la lune
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 269-270
}}
{{Citation|Galilée ne fait pas usage du langage comme d'un instrument neutre, il fait preuve de conscience littéraire, d'une incessante participation expressive, imaginative, et même lyrique. Lorsque je lis Galilée, j'aime chercher les passages où il parle de la Lune : c'est la première fois que la Lune devient pour les hommes un objet réel, que l'on décrit minutieusement comme une chose tangible, et pourtant, dès que la Lune apparaît, on sent dans la prose de Galilée une sorte de raréfaction, de lévitation : on s'élève dans une suspension enchantée.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968, repris dans ''Una pietra sopra'', 1980, p. 186. Trad. fr dans {{Ouvrage|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/page/33|passage=33}}}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 274
}}
===== ''Palomar'', 1983 =====
{{Citation|La lune, l'après-midi, personne ne la regarde, et c'est pourtant le moment où elle aurait le plus besoin de notre intérêt, vu que son existence est encore incertaine. C'est une ombre blanchâtre affleurant dans l’azur intense du ciel, chargé de lumière solaire ; qui nous assure qu'elle parviendra cette fois encore à prendre forme et brillance ? Elle est si fragile, et si pâle, et si fine ; elle ne commence à prendre un contour net comme l'arc d'une faux que d'un seul côté, mais le reste est encore tout gorgé de bleu céleste.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi
| page = 53
}}
{{Citation|La lune est le plus changeant des corps de l'univers visible, et le plus régulier dans ses habitudes compliquées : elle ne manque jamais à ses rendez-vous et on peut toujours guetter sa venue, mais si on la laisse quelque part on la retrouve toujours ailleurs, et si on se rappelle son visage tourné d'une certaine façon, voilà que déjà elle a changé de pose, peu ou prou. Mais en tout cas, si on la suit pas à pas, on ne se rend pas compte qu'imperceptiblement elle nous échappe. Seule l'intervention des nuages peut créer l'illusion d'une course ou d'une métamorphose rapides, ou plutôt donner une voyante évidence à ce qui autrement échapperait au regard.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi
| page = 55
}}
=====''Lezioni americane'', 1988 =====
{{Citation|Dès son apparition dans les vers des [[poète]]s, la lune a toujours eu le pouvoir de communiquer une sensation d'impondérabilité, de suspens, d'enchantement silencieux et calme. Ma première intention était de consacrer toute cette conférence à la lune : de suivre les occurrences de la lune dans la littérature de tous les temps et de tous les pays. Puis j'ai décidé que la lune revenait de droit au seul [[Giacomo Leopardi|Leopardi]]. Car le miracle leopardien fut d'ôter son poids au langage, au point de lui conférer une apparence de clarté lunaire. Dans les poèmes de Leopardi, les nombreuses apparitions de la lune n'occupent chaque fois que quelques vers, mais c'est assez pour répandre sa clarté sur toute la composition ou pour y projeter l'ombre de son absence.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Légèreté
| page = 30-31
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Légèreté
|page=50-51
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/50
}}
===== ''Tutte le cosmicomiche'' =====
{{Citation| Mais moi je me demande si, vraiment, ce monde est le mien. Parfois je lève le regard vers la Lune et je pense à tout le désert, au froid, au vide qui pèsent sur l'autre plateau de la balance et soutiennent notre pauvre faste. Si j'ai sauté à temps de ce côté-ci, ce fut un hasard. Je sais que je dois à la Lune ce que j'ai sur la [[Terre]], que je dois ce qu'il y a à ce qu'il n'y a pas.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = La Lune comme un champignon
| page = 415-416
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/415
}}
==== [[Tanella Boni]], ''Grains de sable'',1993====
{{citation
|citation= <poem>
Je te vois venir dans la lune dans l'air dans
les nuages tu flambes le [[cœur]] des hommes
en diagonale
</poem>}}
{{Réf Livre
|titre= Grains de sable
|auteur=Tanella Boni
|éditeur=Le bruit des autres
|année=1993
|page=42
|ISBN= 2-909-46806-2
|titre de la contribution=La femme pluie}}
==== Louise Cotnoir, 1996 ====
{{Citation|<poem>
Au calendrier parfois
Le [[bonheur]] prend la forme
D'une lune pleine
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Dis-mois que j'imagine
|auteur=[[Louise Cotnoir]]
|éditeur=Éditions du Noroît
|année=1996
|page=84
|url=https://archive.org/details/dismoiquejimagin0000cotn/page/84/mode/2up
|ISBN=2-890-18342-4
|titre de la contribution=Dis-moi
}}
==== [[Yvonne Vera]], ''Under the Tongue'', 1996 ====
{{Citation|Je crie, mais mon cri rencontre le [[silence]]. Ma voix a perdu les promesses du jour. Je l'entends tomber comme un torrent dans mon ventre. Ma voix rencontre la roche, rencontre l'eau, rencontre le silence et la mort. Père m'appelle dans mon sommeil. Ma voix s'immobilise et attend dans un calme craintif. Je détourne le visage et je fuis la lune. J'écoute. La lune chasse le sommeil et le rêve. Une ombre naît de la lune. Cette ombre me soulève de terre. J'attends sous un ciel ardent. L'ombre de la lune s'est illuminée de la sérénité de la mort. La lune est blessée par l'obscurité. Je cherche la lune qui a quitté le ciel. Le souvenir a quitté le ciel. Il fait nuit.}}
{{Réf Livre
| titre = Une femme sans nom ; suivi de Sous la langue
| auteur = Yvonne Vera
| traducteur = Geneviève Doze
| éditeur = Fayard
| année = 2006
| ISBN =2-213-62310-4
| chapitre = 1
| page = 161
}}
{{Citation| La [[femme]] sur la lune porte un fardeau sur la [[Tête|tête]]. Elle a traversé le ciel. Elle a contemplé toute la [[douleur]] du monde.}}
{{Réf Livre
| titre = Une femme sans nom ; suivi de Sous la langue
| auteur = Yvonne Vera
| traducteur = Geneviève Doze
| éditeur = Fayard
| année = 2006
| ISBN =2-213-62310-4
| chapitre = 3
| page = 171
}}
==== [[Milana Terloeva]], '' Danser sur les ruines'', 2008 ====
{{Citation|La lune était si ronde, si énorme qu'elle semblait vouloir nous avaler. Elle éclairait la scène d'une lumière surréelle. La neige qui couvrait les [[Arbre|arbres]] et les maisons brillait comme une [[mer]] de [[Diamant|diamants]]. Tout était majestueux froid indifférent. Comme si le [[temps]] s'était figé.}}
{{Réf Livre|titre=Danser sur les ruines, une jeunesse tchétchène
|auteur=[[Milana Terloeva]]
|éditeur= Hachette
|année=2006
|page=13
|chapitre=1. Le bal et la prière
|ISBN=978-2-012-35859-1
}}
{{Citation|Même les [[Journal|journaux]] russes ne passent pas la censure ici. Et Dieu sait qu'ils ne sont plus très critiques ! Fais attention à toi avec tes questions. Tu vis sur la lune ou quoi ?}}
{{Réf Livre|titre=Danser sur les ruines : Une Jeunesse tchétchène
|auteur=Milana Terloeva
|éditeur=Hachette Littératures
|année=2006
|chapitre= Grozny, 2005
|page=193
|ISBN=978-2-012-35859-1
}}
==== [[Fatoumata Kébé]], ''Lettres à la Lune'', 2020 ====
{{Citation|Si la Lune, pour monter dans le ciel, attend le [[crépuscule]], c'est qu'elle attend la [[mort]] du [[soleil]] et l'achèvement du jour. Le matin, l'[[Aube|aube]] reviendront-ils ? On peut l'espérer.}}
{{Réf Livre|titre=Lettres à la lune
|auteur=[[Fatoumata Kebe]]
|éditeur=Slatkine & Cie
|année=2020
|page=225
|chapitre=IX Maîtresse du temps
|ISBN=978-2-889-44154-9
}}
==== [[Djaïli Amadou Amal]], ''Cœur de Sahel'', 2022 ====
{{Citation|Dans l'obscurité de cette [[nuit]] sans lune, la [[montagne]] semble abriter des [[fantôme|fantômes]].}}
{{Réf Livre|titre=Cœur de Sahel
|auteur=Djaïli Amadou Amal
|éditeur=Emmanuelle Collas / J'ai lu
|année=2023
|page=160
|partie= 2. Une vie de domestique
|ISBN=978-2-290-37697-3
|année d’origine=2022
}}
==== [[Gabrielle Filteau-Chiba]], ''La forêt barbelée'', 2024====
{{Citation|<poem>
On entends un [[ange]] passer
puis des cris
T'es tellement aimée Lune
que les bois rient
</poem>
}}
{{Réf Livre
|titre=La Forêt barbelée
|auteur=Gabrielle Filteau-Chiba
|année=2024
|page=65
|éditeur=Le Castor Astral
|chapitre=immortelle
}}
== Musique ==
=== ''Au clair de la Lune'', XVIIIe siècle ===
[[Fichier:Au Clair de la Lune children's book 2.jpg|vignette|redresse|alt=illustration pour Au clair de la lune avec la musique.|illustration pour Au clair de la lune avec la musique.]]
[[Fichier:Au Clair de la Lune children's book 2.mid|vignette|droite|La musique de la comptine ''Au clair de la lune''.]]
{{citation
|citation=<poem>Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot,
Prête-moi ta plume
Pour écrire un mot.
Ma chandelle est morte,
Je n’ai plus de feu ;
Ouvre-moi ta porte,
Pour l’amour de Dieu.</poem>
|précisions=Comptine anonyme dont la plus ancienne édition imprimée connue remonte au XIXe siècle, mais qui est plus ancienne. Vous pouvez [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1047994m consulter l'édition par Dumersan en 1843-44 sur Gallica] ou [[:s:Au clair de la lune (chanson)|les paroles complètes de la chanson sur Wiksiource]], ou encore [[:w:Au clair de la lune|consulter l'article de la chanson sur Wikipédia]] (avec des indications sur les variantes des paroles).
}}
{{Réf Livre
|titre=Chants et chansons populaires de la France, 1ère (-3me) série… Série 2
|auteur= Théophile Marion Dumersan
|éditeur=H. L. Delloye
|année=1843-44
|année d'origine=1843-44
|page=feuillet 198
|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1047994m}}
=== [[Colette]], ''Au concert'', 1903 ===
{{citation|Vous entendez ça d'ici : les violons imitent le bruit du vent, le glockenspiel celui des elfes dansants, la harpe celui de la lune. Car de mémoire de compositeur, à la harpe, toujours, qu'elle soit de Lyon ou à pédales, fut dévolu le soin d'évoquer les rayons de lune !...}}
{{Réf Livre|titre=Au concert|auteur=[[Colette]]|éditeur=Le Castor Astral|année=1992|page=79|ISBN=2859201939|année d'origine=1903}}
=== Charles Trénet, ''Le Soleil et la Lune'', 1939 ===
{{citation
|citation=<poem>Le Soleil a rendez-vous avec la Lune,
Mais la Lune n'est pas là et le Soleil l'attend.
Ici-bas, souvent, chacun pour sa chacune, chacun doit en faire autant.
La Lune est là, la Lune est là, la Lune est là mais le Soleil ne la voit pas !
Pour la trouver, il faut la nuit,
Mais le Soleil ne le sait pas et toujours luit.</poem>
|précisions=
}}
{{Réf Chanson
|titre=Le Soleil et la Lune
|auteur= [[Charles Trenet]]
|interprète=[[Charles Trenet]]
|album=Chansons d'aujourd'hui
|date=1959 (année d'origine de la chanson : 1939)
|label= Columbia, FS 1088
}}
=== Kaye Ballard, ''Fly Me to the Moon'', 1954 ===
{{citation
|citation=<poem>Fais-moi voler jusqu'à la Lune
Et laisse-moi jouer parmi les étoiles.
Apprends-moi à quoi ressemble le printemps
Sur Jupiter et sur Mars.
En d'autres termes : tiens-moi la main,
En d'autres termes : chéri, embrasse-moi.</poem>
|original=<poem>Fly me to the moon,
And let me play among the stars.
Let me know what Spring is like
On Jupiter and Mars.
In other words, hold my hand.
In other words, darling kiss me.</poem>
|langue=en
|précisions=
}}
{{Réf Chanson
|titre=Fly Me to the Moon
|auteur= Bart Howard
|interprète=Kaye Ballard
|album=In Other Words
|date=1954
|label=Decca
|traducteur=Wikiquote
}}
=== [[Anne Sylvestre]], ''S'ils filent tous sur la Lune'', 1965===
{{Citation|<poem>
Et s'ils filent tous dans la lune,
Qui restera garder
Notre [[terre]] avec ses dunes,
Ses [[Mer|mers]], ses vergers ?
Et s'ils cultivent les [[Planète|planètes]],
Qui gardera les yeux
Sur les [[Blé|blés]], les pâquerettes,
Les [[Forêt|forêts]] de nos aïeux ?
</poem>}}
{{Réf Chanson|titre=S'ils filent tous sur la lune
|auteur=Anne Sylvestre
|interprète=Anne Sylvestre
|album=T'en souviens-tu la Seine
|date=1965
|label=Philips
}}
=== Pink Floyd, ''Dark Side of the Moon'', 1973 ===
[[Fichier:Optical-dispersion.png|vignette|droite|Un prisme similaire à celui représenté sur la pochette de l'album ''Dark Side of the Moon'' paru en 1973.]]
{{citation
|citation=<poem>Et si toi aussi tu as la tête qui éclate sous de sombres pressentiments,
Je te reverrai sur la face cachée de la Lune.</poem>
|original=<poem>And if your head explodes with dark forebodings too,
I'll see you on the dark side of the moon.
</poem>
|langue=en}}
{{Réf Chanson
|titre=Brain Damage
|auteur=[[w:Roger Waters|Roger Waters]]
|interprète=Roger Waters
|album=Dark Side of the Moon
|date=1973 au Royaume-Uni
|label=EMI
|traducteur=Wikiquote
}}
{{citation
|citation=<poem>Et tout ce qui existe à présent,
Et tout ce qui a disparu,
Et tout ce qui est à venir,
Et tout ce qui est sous le soleil est en harmonie...
Mais le Soleil est éclipsé par la Lune.</poem>
|original=<poem>And all that is now,
And all that is gone,
And all that's to come,
And everything under the sun is in tune...
But the sun is eclipsed by the moon.</poem>
|langue=en}}
{{Réf Chanson
|titre=Eclipse
|auteur=[[w:Roger Waters|Roger Waters]]
|interprète=Roger Waters
|album=Dark Side of the Moon
|date=1973 au Royaume-Uni
|label=EMI
|traducteur=Wikiquote
}}
=== Mecano, ''Dis-moi lune d'argent'', 1986 ===
{{citation|citation=<poem>Lune tu veux être mère
Et tu ne trouves pas l'amour
Qui te ferait femme
Dis-moi lune d'argent,
Que prétends-tu faire
Avec un enfant de chair,
Fils de la lune ? </poem>
|langue=es
|original=<poem>Luna quieres ser madre
Y no encuentras querer
Que te haga mujer
Dime luna de plata,
Qué pretendes hacer
Con un niño de piel,
Hijo de la luna ?</poem>
|traducteur=José Maria Cano
}}
{{Réf Chanson
|titre=Dis-moi lune d'argent (Hijo de la Luna)
|auteur= José María Cano
|interprète=Ana Torroja et [[Mecano]]
|album=Entre el cielo y el suelo
|date=1986
|label=
}}
=== [[Michel Sardou]], ''Musulmanes'', 1987 ===
{{Citation|<poem>
Le [[Ciel étoilé|ciel]] est si bas sur les dunes
Que l'on croirait toucher la lune
Rien qu'en levant les bras.
</poem>}}
{{Réf Chanson|titre=Musulmanes
|auteur=Michel Sardou, Jacques Reveau, Jean-Pierre Bourtayre
|interprète=Michel Sardou
|album=Musulmanes
|date=1987
|label=Tréma
|traducteur=
}}
=== ''Notre-Dame de Paris'', comédie musicale, 1998 ===
{{citation
|citation=<poem>{{Personnage|Gringoire}} : Bel
Astre solitaire,
Qui meurt
Quand revient le jour,
Entends
Monter vers toi
La chant de la terre !
Entends le cri
D'un homme qui a mal,
Pour qui
Un million d'étoiles
Ne valent
Pas les yeux de celle
Qu'il aime
D'un amour mortel !
Lune !</poem>
|précisions=}}
{{Réf Chanson
|titre=Lune
|auteur=[[Luc Plamondon]]
|interprète=Bruno Pelletier
|album=[[Notre-Dame de Paris (comédie musicale)|Notre-Dame de Paris]]
|date=1998
|label=Columbia
}}
=== Indochine, ''Paradize'', 2002 ===
{{citation|citation=<poem>J'ai demandé à la lune
Si tu voulais encore de moi
Elle m'a dit "j'ai pas l'habitude
De m'occuper des cas comme ça"</poem>
}}
{{Réf Chanson
|titre=J'ai demandé à la lune
|auteur=Nicola Sirkis, Mickaël Furnon
|interprète=Indochine
|album=Paradize
|date=2002
|label= Columbia, Sony Music
}}
=== Amel Bent, ''Un Jour d'été'', 2004 ===
{{Citation|<poem>
Viser la Lune
Ça me fait pas [[peur]]
Même à l'usure
J'y crois encore et en [[cœur]]
</poem>}}
{{Réf Chanson|titre=Ma Philosophie
|auteur=[[Amel Bent]] et [[Diam's]]
|interprète=Amel Bent
|album=Un Jour d'été
|date=30 novembre 2004
|label=Jive Records, BMG
}}
=== Bigflo et Oli, ''Sur la Lune'', 2018 ===
{{Citation|<poem>Un jour, j'irai sur la Lune, un jour, j’irai
Et si j'disais que j'en étais sûr, j’te mentirais
Et je sais qu'elle me voit
Parce que je la vois aussi
Alors je la montre du doigt
Et ça devient possible
</poem>}}
{{Réf Chanson
|titre=Sur la Lune
|auteur=Florian et Olivio Ordoñez
|interprète=[[Bigflo et Oli]]
|date=2018
|album=La Vie de rêve
|label= Polydor
}}
== Bande dessinée ==
=== [[Hergé]], ''[[Tintin|Les Aventures de Tintin]]'' : ''Objectif Lune'', 1953 ===
[[Fichier:Fusée de tintin à l'aéroport de Bruxelles.jpg|vignette|droite|Sculpture de la fusée lunaire de Tintin exposée à l'aéroport de Bruxelles, en Belgique, en 2019.]]
{{citation|citation=<poem>
{{personnage|Haddock}} : Ha ! ha ! ha ! ha !... Sur la Lune !... Ce bon Tournesol sur la Lune !... Ha ! ha ! ha !... Quel phénomène vous faites !... Sur la Lune !... Elle est bien bonne !... Ha ! ha ! ha !... Sur la Lune !... Vous ne doutez de rien, vous !... <u>Sur</u> la Lune !... Alors que vous êtes déjà si souvent <u>dans</u> la Lune !... Ha ! ha ! ha !... Ah ! la la… Il y a bien longtemps que je n’ai plus ri de si bon cœur !... Sur la Lune !... Et il nous déclare cela le plus sérieusement du monde !... Ah ! vieux farceur, va !... À votre santé !... Ha ! ha ! ha !... Messieurs les passagers pour la Lune, en voiture !... Pardon, en fusée !... Car vous prendrez bien des passagers, j’espère ?...
{{personnage|Tournesol}} : Mais naturellement !... Pourquoi donc croyez-vous que je vous ai demandé de venir me rejoindre ?...</poem>
}}
{{Réf Livre|titre=Objectif Lune
|auteur=Hergé
|éditeur=Casterman
|année=1953
|page=9
|tome=16
|collection=Tintin
}}
{{citation|citation=<poem>
{{personnage|Baxter}} : Au revoir, capitaine. Je me réjouis de ce qu’il y ait un marin parmi les premiers hommes qui prendront pied sur la Lune !...
{{personnage|Haddock}} : Oh, vous savez, ça m’aurait été égal si ç’avait été un clarinettiste !</poem>
}}
{{Réf Livre|titre=Objectif Lune
|auteur=Hergé
|éditeur=Casterman
|année=1953
|page=57
|tome=16
|collection=Tintin
}}
=== [[Hergé]], ''[[Tintin|Les Aventures de Tintin]]'' : ''On a marché sur la Lune'', 1954 ===
{{citation|citation=<poem>
{{personnage|Tournesol}} : Oui, messieurs, dans une bonne demi-heure, si tout va bien, notre fusée se posera sur le sol de la Lune, à l’endroit que j’ai choisi : le cirque Hipparque…
''[…]''
{{personnage|Dupond}} : Le cirque du Parc ?... Tiens, ça c’est épatant ! Il y a longtemps que nous n’avons plus été au cirque, pas vrai Dupont ?
{{personnage|Dupont}} : Oui, chic… Mais j’ignorais qu’il y avait un cirque sur la Lune !... Vous le saviez, vous, capitaine ?
{{personnage|Haddock}} : Si je le savais ?... Bien sûr. Tout le monde sait cela !... J’ai même appris qu’ils avaient besoin de deux clowns… Vous feriez parfaitement l’affaire !</poem>
}}
{{Réf Livre|titre=On a marché sur la Lune
|auteur=Hergé
|éditeur=Casterman
|année=1954
|page=18
|tome=17
|collection=Tintin
}}
{{citation|citation=
{{personnage|Tintin}} : Ça y est !... J’ai fait quelques pas !... Pour la première fois sans doute dans l’histoire de l’humanité, ON A MARCHÉ SUR LA LUNE !
|précisions=Premiers mots de Tintin après qu’il y ait posé le pied sur le sol de la Lune.
}}
{{Réf Livre|titre=On a marché sur la Lune
|auteur=Hergé
|éditeur=Casterman
|année=1954
|page=25
|tome=17
|collection=Tintin
}}
{{citation|citation=
{{personnage|Dupond}} : Dire que nous foulons ce sol de la Lune où jamais la main de l’homme n’a mis le pied !
}}
{{Réf Livre|titre=On a marché sur la Lune
|auteur=Hergé
|éditeur=Casterman
|année=1954
|page=29
|tome=17
|collection=Tintin
}}
== Cinéma ==
=== ''Le Voyage dans la Lune'', Georges Méliès, 1902 ===
[[Fichier:Le Voyage dans la Lune (Georges Méliès, 1902).ogv|vignette|''Le Voyage dans la Lune'' de Méliès.]]
{{citation|citation=Méliès réussit à son tour (après Ferdinand Zecca dans ''Histoire d'un crime'') un effet d’ellipse temporelle dans ''Le Voyage dans la Lune'', qu’il résout par un subterfuge scénique. Il s’agit de montrer la première nuit des savants astronautes sur la Lune, qui se couchent sous des couvertures et s’endorment. Pour raccourcir le temps de leur sommeil, Méliès fait intervenir différents phénomènes cosmiques. Une grosse comète passe en roulant dans le ciel lunaire, puis la [[Grande Ourse]] s’illumine, chaque étoile est ornée en son centre d’un visage féminin, souriant comme les anges des étoiles de sapins de Noël. Apparaissent encore des figures fantaisistes dans le style nouille de la statuaire de l’[[Art nouveau]], au centre une jeune femme en tunique légère, assise sur un croissant de lune, à gauche deux jeunes femmes dont l’une brandit au-dessus de sa tête une grosse étoile, un peu à la manière de ''La Liberté éclairant le monde'' de [[Auguste Bartholdi|Bartholdi]].
|précisions=Sur les effets spéciaux du ''Voyage dans la Lune'' de Méliès.}}
{{Réf Livre|titre=Grammaire du cinéma
|auteur=Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin
|éditeur=Nouveau Monde
|collection=Cinéma
|année=2010
|page=111
|ISBN=978-2-84736-458-3
}}
=== ''La Femme sur la Lune'', Fritz Lang, 1929 ===
{{citation|citation=Pagaille au Congrès astronomique international. Fou ou charlatan ? Le professeur Georg Manfeldt, qui hier, dans le cadre du Congrès astronomique international, a donné une conférence sur la légendaire richesse aurifère de la Lune, s'est heurté au refus le plus absolu avec ses déclarations fantaisistes.
|original=
|langue=de
|précisions=Article de presse montré peu après le début du film. }}
{{Réf Film|titre=La Femme sur la Lune
|auteur=[[Fritz Lang]], Hermann Oberth (conseiller technique), Fritz von Hoppel (conseiller technique) et Thea von Harbou d'après son roman intitulé ''Une femme dans la Lune''
|date=1929
|acteur=Klaus Pohl}}
=== ''Wallace et Gromit : Une grande excursion'', Nick Park, 1989 ===
{{citation|citation={{Personnage|Wallace}} (venant de manger un morceau de lune tartiné sur un biscuit salé) : Je ne sais pas... Ça ne ressemble à aucun des fromages auxquels j'ai pu goûter.
|original={{Personnage|Wallace}} : I don't know. It's like no cheese I've ever tasted.
|langue=en
|précisions=}}
{{Réf Film|titre=Wallace et Gromit : Une grande excursion
|auteur=Nick Park
|date=1989
|acteur=Peter Sallis (VF : Francis Lax)}}
== Séries télévisées ==
=== ''Doctor Who'' ===
{{Citation
|citation={{Personnage|Le Docteur}} : Pieds nus sur la Lune !
|original=Barefoot on the Moon!
|langue=en}}
{{Réf Série
|acteur=[[David Tennant]]
|auteur=Russell T. Davies
|série=Doctor Who
|saison=saison 3 de la deuxième série (saison 29 en tout)
|épisode=La Loi des Judoons ''(Smith and Jones)''
|diffuseur= BBC
|diffusion=
|traducteur=Wikiquote
}}
== Sciences humaines ==
=== Anthropologie===
====[[Maurice Leenhardt]], ''Do Kamo'', 1947====
{{citation|citation= La Lune est l'amie des agriculteurs et des pêcheurs, elle est attendue comme un signal, elle est l'apparition d'un [[temps]] qui commence. En l'île de Maré un clan est chargé de surveiller sa venue, lors de l'époque des cultures. On attend son reflet dans la mer. Dès qu'il est aperçut un héraut court prévenir le chef et des danses et des travaux s'organisent.
|précisions= Le calendrier lunaire traditionnel des {{w|Province des îles Loyauté|îles Loyauté}}.
}}
{{Réf Livre|titre=Do Kamo, la personne et le mythe dans le monde mélanésien
|auteur=[[Maurice Leenhardt]]
|éditeur=Gallimard
|année=1971
|page=142
|chapitre=Le Temps
|ISBN= 978-2-070-70412-5
|année d’origine=1947
}}
=== Philosophie ===
==== [[Charles de Saint-Évremond]], ''A M. le Maréchal de Créqui'', 1671 ====
{{citation|citation=Quelque nouveau tour qu'on donne à de vieilles pensées, on se lasse d'une poésie qui ramène toujours les comparaisons de l'''aurore'', du ''soleil'', de la ''lune'', des ''étoiles''.}}
{{Réf Livre|titre de la contribution= A M. le Maréchal de Créqui|année de la contribution=1671|titre=Œuvres mêlées de Saint Evremond|auteur=[[Charles de Saint-Évremond]]|éditeur=Les Grands Classiques Illustrés|année=~1935?|page=280}}
=== Psychanalyse ===
==== [[Mary Esther Harding]], ''Les Mystères de la femme'', 1953 ====
{{Loupe|Mary Esther Harding}}
{{citation|citation=La déesse Lune [...] n'est pas seulement déesse des tempêtes et de l'Abondance, c'est-à-dire du désastre et de la prospérité dans le monde extérieur, mais aussi dans le monde intérieur. C'est elle qui provoque la folie et, sur le plan positif, qui donne des visions. On appelait Cybèle et Hécate, Antéa, ce qui signifie donatrice de visions nocturnes.}}
{{Réf Livre|titre=Les Mystères de la femme|auteur=[[Mary Esther Harding]]|traducteur=Eveline Mahyère|éditeur=Payot & Rivages|collection=Petite Bibliothèque Payot|année=2001|année d'origine=1953|page=184|chapitre=VII. La lune mère|ISBN=2-228-89431-1}}
===Théologie ===
====[[Bible]], ''Psaume 104'', {{S-|VI}} avant J.C.====
{{Citation|<poem>
Il [Dieu] a fait la lune pour marquer les temps; Le [[soleil]] sait quand il doit se coucher.
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=La Sainte bible
|auteur= Louis Segond (Traduction de)
|éditeur=Alliance biblique universelle
|année=1956
|page=600
|vers=19
|s=Bible_Segond_1910/Livre_des_Psaumes#Bible_Segond_1910/Livre_des_PsaumesCH104
|langue=
}}
==== Hymne égyptien à Khonsou Dieu de la Lune, {{S-|III}} ou {{S-|II}} avant J.C.====
[[Fichier:Karnak49.JPG|vignette|alt=Ruines d'un temple égyptien|Porte d'Evergète et pylone du temple de Khonsou (à Kharnak)]]
{{Citation|Redoutez {{w|Khonsou}} qui compte le temps de vie, qui n'est pas oublieux, la vie est dans son poing, la mort est dans sa main fermée, son jugement est là, à bon escient. Redoutez Konhsou de la bouche de qui émanent les décrets, que ce soit de [[mort]] ou de [[vie]].|précisions=Sur la porte d'{{w|Ptolémée III|Évergète}} à Kharnak.}}
{{Réf Livre|titre=Signe de destins d'élection dans l'antiquité
|auteur=Collectif
|éditeur=Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité
|année=2006
|page=207
|auteur de la contribution= Françoise Labrique
|titre de la contribution=Khonsou, Maître ou juge du destin ?
|ISBN=2-84867-126-2
|url=https://www.persee.fr/doc/ista_0000-0000_2006_act_999_1_3439
}}
==== [[Coran]], ''Sourate 54'', {{S-|VII}} ====
{{Citation|<poem>
L'Heure approche
Et la lune se fend !
</poem>|précisions= fait référence à un des signes qui annonce la fin des temps et le jugement dernier.}}
{{Réf Livre|titre=Le Coran
|auteur=Denise Masson (Traduction de)
|éditeur=Gallimard
|année=1967
|page=658
|tome=II
|chapitre=La Lune
|ISBN=978-2-070-37234-8
}}
== Références ==
{{Références}}
== Liens externes ==
{{autres projets
|wikt=Lune
|n=Catégorie:Lune
|w=Lune
|commons=Category:Moon}}
{{Palette Système solaire}}
[[Catégorie:Lune]]
jelpegh8qyilhf31r5houja32qoph00
Italo Calvino
0
31009
459881
459373
2026-05-29T22:27:20Z
Malik2Mars
27293
/* ''Leçons américaines'' */ relct. ici, rappel, autres trad. Cf pdd Notes Vinci et Perec.
459881
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Italo-Calvino.jpg|thumb|Italo Calvino.]]
'''{{w|Italo Calvino}}''' est un écrivain italien né à {{w|Santiago de las Vegas}} (Cuba) le 15 octobre 1923 et mort à {{w|Sienne}} (Italie) le 19 septembre 1985.
== Citations ==
=== ''Nos ancêtres'' ===
==== ''Le Vicomte pourfendu'' ====
{{Voir autre projet|Le Vicomte pourfendu|''Le Vicomte pourfendu''}}
{{Citation| Mais mon oncle regardait au loin, vers le nuage qui s'avançait à l'horizon, et pensait : « Voilà, ce nuage, ce sont les Turcs, les vrais Turcs, et ceux-là, à mes côtés, qui chiquent du tabac, ce sont les vétérans de la chrétienté, et cette trombe qui retentit maintenant, c'est l'attaque, la première attaque de ma vie, et ce grondement et cette secousse, c'est le bolide qui se fiche en terre et que regardent avec un ennui paresseux les vétérans et les chevaux, c'est un boulet de canon, le premier boulet ennemi que je rencontre. Pourvu que n'arrive jamais le jour où il me faudra dire : voici le dernier. » […] Il pensait : « Je verrai les Turcs ! Je verrai les Turcs ! » Rien ne plaît tant aux hommes que d'avoir des ennemis et de voir ensuite s'ils sont réellement tels qu'ils les imaginaient.}}
{{Réf Livre
| titre = Le Vicomte pourfendu
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2018
| ISBN = 978-2-07-271903-5
| chapitre =II
| page = 17-18
}}
==== ''Le Baron perché'' ====
{{Voir autre projet|Le Baron perché|''Le Baron perché''}}
{{Citation|« Qui est-ce ? Un chat ? » Et lui : « C'est un homme. Un homme.<br>
– Un homme qui miaule ?<br>
– Eh, je soupire.<br>
– Pourquoi ? Que te manque-t-il ?<br>
– Il me manque une chose que tu as toi.<br>
– Quoi donc ?<br>
– Viens là que je te le dise. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XIX
| page = 239
}}
{{Citation|« ''C'est chez vous, mon cher Chevalier, qu'il y a ce fameux philosophe qui vit sur les arbres, comme un singe ?'' » Et moi, flatté, je ne pus m'empêcher de lui répondre : « C'est mon frère, Monsieur, le baron de Rondeau. » [[Voltaire]] fut très surpris, peut-être aussi parce que le frère de ce phénomène lui apparaissait comme une personne des plus normales, et il se mit à me poser des questions comme : « ''Mais c'est pour approcher du ciel, que votre frère reste là-haut ?''<br>
– Mon frère, répondis-je, soutient que si l'on veut bien regarder la terre, il faut se tenir à la bonne distance, et le fameux Voltaire apprécia beaucoup la réponse.<br>
– ''Jadis, c'était seulement la Nature qui créait des phénomènes vivants, conclut-il; maintenant, c'est la Raison''. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XX
| page = 243
}}
{{Citation| « Pourquoi est-ce que tu me fais souffrir ?<br>
Parce que je t'aime. »<br>
Et c'était lui, alors, qui se mettait en colère :<br>
« Non, non tu m'aimes pas ! Qui aime veut le bonheur, pas le malheur.<br>
– Qui aime veut seulement l'amour, fût-ce au prix de la douleur.<br>
– Alors tu me fais souffrir exprès ?<br>
– Oui, pour voir si tu m'aimes. »
La philosophie du baron se refusait à aller plus loin : « La douleur est un état négatif de l'âme.<br>
– L'amour est tout.<br>
– Il faut toujours lutter contre la douleur.<br>
– L'amour ne se refuse rien.<br>
– Il y a des choses que je n'accepterai jamais.<br>
– Mais si, tu les acceptes puisque tu m'aimes et que tu souffres. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XXII
| page = 275
}}
{{Citation| « Que veux-tu dire ? Que je suis jaloux ?<br>
– Tu as raison d'être jaloux. Mais tu prétends soumettre la jalousie à la raison.<br>
– Bien sûr : et ainsi je la rends plus efficace.<br>
– Tu raisonnes trop. Pourquoi diable faudrait-il que l'amour soit soumis à la raison ?<br>
– Pour t'aimer davantage. Si on accomplit chaque chose en raisonnant, on augmente son pouvoir.<br>
– Tu vis dans les arbres et tu as la mentalité d'un notaire perclus par la goutte.<br>
– C'est avec l'âme la plus simple qu'il faut vivre les entreprises les plus hardies. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre = XXIII
| page = 284-285
}}
==== ''Le Chevalier inexistant'' ====
{{Voir autre projet|Le Chevalier inexistant|''Le Chevalier inexistant''}}
{{Citation
|citation=Sous les murs rouges de Paris, s’était déployée l’armée de France : Charlemagne devait passer les paladins en revue. Ils attendaient depuis trois grandes heures, dans la touffeur d’un après-midi de début d’été, un peu couvert, nuageux ; on mitonnait dans les cuirasses, comme dans des marmites mises à cuire à feu doux. Peut-être bien que, dans cet alignement imperturbable de chevaliers, quelqu’un déjà s’était évanoui, ou simplement assoupi : de toute façon, l’armure les maintenait bien cambrés sur leur selle, tous pareils.
|précisions=Incipit du roman.
}}
{{Réf Livre
|titre=Le Chevalier inexistant
|auteur=Italo Calvino
|éditeur=du Seuil
|année=1995
|page=11
|chapitre=I
|ISBN=2-02-023812-8
|traducteur=Maurice Javion
|année d'origine=1959
|collection=Points
}}
=== ''Les amours difficiles'' ===
{{Voir autre projet|Aventures (Calvino)|''Aventures''}}
{{Citation|Il suffit que l'on commence à dire de quelque chose : « Que c'est beau, il faudrait vraiment le [[photographie]]r ! », et on est aussitôt sur le terrain de ceux qui pensent que tout ce qui n'est pas photographié est perdu, que c'est comme si ça n'avait jamais existé, et que donc, pour vivre vraiment, il faut photographier le plus possible, et que, pour photographier le plus possible, il faut : soit vivre de la façon la plus photographiable possible, soit considérer comme photographiable chaque moment de son existence. La première voie conduit à la stupidité, la seconde à la folie.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 90-91
}}
{{Citation|Le goût de la photo spontanée, naturelle, prise sur le vif, tue la spontanéité, éloigne le présent. La réalité photographiée prend aussitôt un caractère nostalgique, de joie enfuie sur l'aile du temps, un caractère commémoratif, même s'il s'agit d'une photo d'avant-hier. Et la vie que vous vivez pour la photographier est, dès le départ, autocommémoration. Croire que l'instantané est plus vrai que le portrait posé est un préjugé.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 92
}}
{{Citation|Quelle que soit la personne, ou la chose, qu'on décide de photographier, on doit continuer à la photographier toujours, uniquement celle-là, à toutes les heures du jour et de la nuit. La photographie n'a de sens que si elle épuise toutes les images possibles.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 101
}}
=== ''Marcovaldo'' ===
{{Voir autre projet|Marcovaldo|''Marcovaldo''}}
=== Cosmicomics : récits anciens et nouveaux ===
==== ''Cosmicomics'' ====
{{Citation|Chaque point de chacun de nous coïncidait avec chaque point de chacun des autres en un point unique qui était celui-là où nous nous trouvions tous.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = [[Jean Thibaudeau]]
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Cosmicomics
| titre de la contribution = Tout en un point
| page = 69
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/69
}}
==== ''Temps zéro'' ====
{{Citation|Si par la pensée je réussis à construire une forteresse d'où il est impossible de fuir, cette forteresse pensée sera ou bien semblable à la véritable - et en ce cas il est sûr que nous ne nous enfuirons jamais d'ici; mais du moins aurai-je trouvé la tranquillité de qui sait qu'il se trouve là où il est parce qu'il ne peut être ailleurs -, ou bien ce sera une forteresse d'où la fuite sera plus impossible encore que d'ici - et alors ce sera le signe qu'ici une chance de fuir existe: il suffira de déterminer le point où la forteresse pensée ne coïncide pas avec la véritable, pour la trouver.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean Thibaudeau
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Temps zéro
| titre de la contribution =Le comte de Monte-Cristo
| page = 400
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/400
}}
==== ''Autres histoires cosmicomiques'' ====
{{Citation| Mais moi je me demande si, vraiment, ce monde est le mien. Parfois je lève le regard vers la [[Lune]] et je pense à tout le désert, au froid, au vide qui pèsent sur l'autre plateau de la balance et soutiennent notre pauvre faste. Si j'ai sauté à temps de ce côté-ci, ce fut un hasard. Je sais que je dois à la Lune ce que j'ai sur la [[Terre]], que je dois ce qu'il y a à ce qu'il n'y a pas.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = La Lune comme un champignon
| page = 415-416
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/415
}}
{{citation|Que sera le genre humain au moment de son extinction ? Une certaine quantité d'information sur lui-même et sur le monde, une quantité finie puisqu'elle ne pourra plus se renouveler ni augmenter. Pendant un temps, l'[[univers]] a eu une occasion particulière de recueillir et d'élaborer de l'[[information]], d'en créer, d'en faire naître là où il n'y avait rien à informer de rien : cela a été la vie sur la Terre et surtout le genre humain, sa mémoire, ses inventions pour communiquer et se [[Souvenir (mémoire)|souvenir]].}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 497
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/497
}}
{{Citation|En somme, en ne donnant pas certaines informations, on en donne plus que ce que l'on donnerait en les donnant. Le résultat final de notre travail sera un modèle où tout comptera en tant qu'information, même ce qui n'y sera pas. Alors seulement on pourra savoir, de tout ce qui a été, ce qui comptait réellement, c'est-à-dire ce qu'il y a eu vraiment, parce que le résultat final de notre documentation présentera en même temps ce qui est, a été et sera, et tout le reste ne sera rien.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 497-98
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/497
}}
{{Citation|Une masse d'informations froidement objectives, incontestables, risquerait de fournir une image éloignée de la vérité, de fausser le côté le plus spécifique de chaque situation. Supposons que, d'une autre planète, nous parvienne un message de pures données de fait, d'une clarté tout à fait évidente : nous ne lui prêterions aucune attention, nous ne nous en apercevrions même pas ; seul un message contenant quelque chose d'inexprimé, de douteux, de partiellement indéchiffrable forcerait le seuil de notre conscience, nous imposerait de le recevoir et de l'interpréter.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 499
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/499
}}
{{Citation|Si dans la mémoire du monde il n'y a rien à corriger, la seule chose qui reste à faire, c'est corriger la réalité là où elle ne concorde pas avec la mémoire du monde.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 502
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/502
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2025
|mois=septembre
|jour=19
|commentaire=date anniversaire de son décès
}}
==== ''Nouvelles histoires cosmicomiques'' ====
{{Citation|À la fin je commençai à y voir clair : il n'y avait pour elle qu'un seul objet d'admiration, une seule valeur, un seul modèle de perfection, c'était le [[néant]].
Sa mésestime ne s'adressait pas à moi, mais à l'[[univers]]. Tout ce qui existait portait en soi un défaut d'origine : l'être lui paraissait une dégénération avilissante et vulgaire du non-être.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 511
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/511
}}
{{Citation|Le rien avait en lui un caractère absolu, une rigueur, une tenue qui faisaient apparaître comme approximatif, limité, chancelant tout ce qui prétendait posséder les qualités requises de l'existence ; dans ce qui est, si on le compare à ce qui n'est pas, la qualité inférieure, les impuretés, les défauts sautent aux yeux; en somme, il n'y a qu'avec le néant que l'on peut être sûr de soi. Cela dit, quelle conséquence devais-je en tirer ? Tourner le dos au tout, replonger dans le rien ? Comme si cela eût été possible ! Une fois mis en mouvement, le processus du passage du non-être à l'être ne pouvait plus être arrêté : le néant appartenait à un passé irrémédiablement fini.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 512
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/512
}}
{{Citation|Avec retard, comme d'habitude, je finis par comprendre qu'elle avait raison cette fois aussi. Avec le néant nous ne pouvions avoir d'autre contact qu'à travers le peu qu'il avait produit comme quintessence de son inanité; nous n'avions d'autre image du néant que notre pauvre univers. Tout le néant que nous pouvions trouver était là, dans le caractère relatif de ce qui est, parce que même le néant n'avait été autre qu'un néant relatif, un néant secrètement parcouru par des nuances et des tentations d'être quelque chose, s'il était vrai que dans un moment de crise de sa propre nullité il avait pu donner lieu à l'univers.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 515
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/515
}}
=== ''Les Villes invisibles'' ===
{{voir autre projet|Les Villes invisibles|''Les Villes invisibles''}}
{{Citation|L’homme qui chevauche longuement par des terres sauvages, le désir d’une [[ville]] le prend. Il finit par arriver à Isidora […]. Isidora est donc la ville de ses rêves : à une différence près. La ville rêvée le contenait lui encore jeune ; il arrive à Isidora déjà vieux. Sur la place, il y a le muret des vieux qui regardent passer la jeunesse ; il se trouve assis parmi eux. Les désirs sont déjà des souvenirs.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = I. Les villes et la mémoire, 2.
| page = 14
}}
[[Image:Shehara 02.jpg|vignette|{{w|Pont de Shaharah}}]]
{{Citation|[[Marco Polo]] décrit un pont, pierre après pierre.<br>– Mais quelle est la pierre qui soutient le pont ? demande [[Kublai Khan]].<br> – Le pont n'est pas soutenu par telle ou telle pierre, répond Marco, mais par la ligne de l'arc qu'elles forment.<br> Kublai Khan garde le silence, il réfléchit. Puis il ajoute :<br>– Pourquoi est-ce que tu me parles des pierres ? Seul l'arc compte pour moi.<br>Polo répond :<br>– Sans pierres, il n'y a pas d'arc.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = V
| page = 107
}}
{{Citation|Kublai était un joueur d'[[échecs]] attentif; suivant les gestes de Marco, il observait que certaines pièces impliquaient ou excluaient le voisinage d'autres pièces et se déplaçaient selon certaines lignes. […] Il pensa : « Si chaque ville est comme une partie d'échecs, le jour où j'arriverai à en connaître les règles, je posséderai finalement mon empire, même si je n'arrive jamais à connaître toutes les villes qu'il contient. »}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII
| page = 153-154
}}
[[Image:Checkmate.jpg|vignette]]
{{Citation|Le Grand Khan essayait de se prendre au jeu : mais désormais, c'était le pourquoi du jeu qui lui échappait. Le but de toute partie est une victoire ou une défaite : mais de quoi ?
Quel était le véritable enjeu ? À l'échec et mat, sous le pied du roi balayé par la main du vainqueur, il reste un carré noir ou blanc. À force de désincarner ses conquêtes pour les réduire à leur essence, Kublai était parvenu à l'opération extrême : la conquête définitive, dont les trésors aux mille formes de l'empire étaient de simples enveloppes illusoires, se réduisait à un morceau de bois raboté : le [[néant]]…}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII
| page = 154-155
}}
{{Citation|La ville pour qui passe sans y entrer est une, et une autre pour qui est pris par elle et n'en sort pas; une est la ville où on arrive pour la première fois, une autre celle qu'on laisse pour ne plus y revenir; chacune mérite un nom différent; peut-être ai-je déjà parlé d'Irene sous d'autres noms; peut-être n'ai-je jamais parlé que d'Irene.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII. Les villes et le nom, 4.
| page = 158
}}
{{Citation|L'[[enfer]] des vivants n'est pas quelque chose qui existera dans le futur; s'il y en a un, c'est celui qui est déjà là, l'enfer que nous habitons tous les jours, que nous formons en restant ensemble. Il y a deux façons de ne pas en souffrir. La première est facile pour le plus grand nombre : accepter l'enfer et en faire partie jusqu'à ne plus le voir. La deuxième est risquée et exige une attention et un apprentissage continus : chercher et savoir reconnaître qui et quoi, au beau milieu de l'enfer, n'est pas l'enfer, et le faire durer, et lui faire place.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = IX
| page = 207-208
}}
=== ''Si par une nuit d'hiver un voyageur'' ===
{{Voir autre projet|Si par une nuit d'hiver un voyageur|''Si par une nuit d'hiver un voyageur''}}
{{Citation|Tu es sur le point de commencer le nouveau roman d’Italo Calvino, ''Si une nuit d’hiver un voyageur''. Détends‐toi. Recueille‐toi. Chasse toute autre pensée de ton esprit. Laisse le monde qui t’entoure s’estomper dans le vague. Il vaut mieux fermer la porte ; là‐bas la télévision est toujours allumée. Dis‐le tout de suite aux autres : « Non, non, je ne veux pas regarder la télévision. » Lève la voix, sinon ils ne t’entendront pas : « Je suis en train de lire ! Je ne veux pas être dérangé. » Il se peut qu’ils ne t’aient pas entendu avec tout ce bazar ; dis‐le à haute voix, crie : « Je vais commencer le nouveau roman d’Italo Calvino ! » Ou si tu ne veux pas, ne le dis pas ; espérons qu’ils te laissent tranquille.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = I
| page = 9
}}
{{Citation|Te voilà donc prêt désormais à attaquer les premières lignes de la première page. Tu t’attends à reconnaître l’accent incomparable de l’auteur. Non. Tu ne le reconnais pas du tout. Mais à y regarder de près, a‐t‐on jamais dit que cet auteur avait un accent inimitable ? Tout au contraire, on sait bien qu’on a affaire à un auteur qui change beaucoup d’un livre à l’autre. Et c’est justement dans ces changements qu’on reconnaît que c’est bien lui.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = I
| page = 17-18
}}
{{Citation|Cela fait quelques pages que tu es engagé dans ta lecture et il serait temps qu'on te dise clairement si la gare dans laquelle je suis descendu d'un train en retard est une gare d'autrefois ou une gare d'aujourd'hui; alors que les phrases continuent à se mouvoir dans l'indéterminé, dans le gris, dans une espèce de no man's land de l'expérience réduite à son plus petit dénominateur commun. Fais attention : il s'agit sans doute d'un système destiné à t'impliquer petit à petit, à t'entraîner dans l'affaire sans que tu t'en rendes compte : un piège.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| page = 21-22
}}
{{Citation|Tu jettes le livre par terre, tu le lancerais volontiers par la fenêtre, et même par la fenêtre fermée, à travers les lames des stores vénitiens, et qu'elles triturent ses in-folio incohérents, que les phrases les mots les morphèmes les phonèmes jaillissent sans plus pouvoir se recomposer en discours ; à travers les vitres, si ce sont des vitres incassables, encore mieux, balancer le livre réduit en photons, en vibrations ondulatoires, en spectres polarisés ; à travers le mur, que le livre se décompose en molécules et en atomes, en passant entre les atomes du ciment armé, en se décomposant entre électrons, neutrons, neutrinos en particules élémentaires toujours plus petites ; à travers les fils du téléphone, qu'il se réduise en impulsions électroniques, en flux d'information, concassé par les redondances et les bruits, et qu'il se dégrade dans une vertigineuse entropie. Tu voudrais le jeter hors de la maison, hors du pâté de maisons, hors du quartier, hors de la zone urbaine, hors du cadre territorial, hors de l'administration régionale, hors de la communauté nationale, hors du Marché commun, hors de la culture occidentale, hors de la plaque continentale, de l'atmosphère, de la biosphère, de la stratosphère, du champ gravitationnel, du système solaire, de la galaxie, de l'amas des galaxies, réussir à le balancer plus loin que le point où les galaxies sont arrivées dans leur expansion, là où l'espace-temps n'est pas encore parvenu, là où l'accueillerait le non-être, mieux encore : le n'être jamais ni l'avoir été ni le devoir être, à se perdre dans la négativité la plus absolue garantie indéniable. Voilà ce qu'il mérite, ni plus, ni moins.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 40-41
}}
{{Citation|La demoiselle, il t'a indiqué une demoiselle. Elle est là, entre deux étagères de la librairie […]. Et voilà la Lectrice qui fait son entrée réussie dans ton champ visuel, Lecteur, mieux, dans ton champ d'attention, mieux encore, c'est toi qui as pénétré dans un champ magnétique à l'attraction duquel tu ne peux plus échapper. Ne perds pas de temps, alors, tu tiens un bon argument pour engager la conversation, un terrain commun, rends-toi compte, tu peux faire étalage de tes lectures nombreuses et variées, lance-toi, qu'est-ce que tu attends ?}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 44-45
}}
{{Citation|Il serait indiscret, [[Lecteur]], de te demander ton âge, ton état civil, ta profession, tes revenus. Ce sont tes affaires, c'est toi que ça regarde. Ce qui compte, c'est l'état d'âme avec lequel maintenant, dans l'intimité de ta maison, tu essaies de rétablir le calme parfait pour t'immerger dans le livre, tu allonges les jambes, les replies, les allonges de nouveau. Mais quelque chose a changé depuis hier. Ta lecture n'est plus solitaire : tu penses à la Lectrice qui à ce même moment est en train elle aussi d'ouvrir le livre, et voilà que se superpose au roman à lire, un roman à vivre, la suite de ton histoire avec elle, ou mieux : le début d'une histoire possible. Regarde comme tu as changé depuis hier, toi qui soutenais que tu préférais un livre, cette chose solide, qui est là, bien définie, et dont on peut jouir sans risque, à une expérience vécue, toujours fugace, discontinue, contradictoire. Est-ce que cela veut dire que le livre est devenu un instrument, un canal de communication, un lieu de rencontre? La [[lecture]] n'en aura pas moins de prise sur toi : et même, quelque chose se trouve ajouté à ses pouvoirs.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 49
}}
{{Citation
|citation=Écouter quelqu’un qui lit à haute voix, ce n’est pas la même chose que lire en silence. Quand tu lis, tu peux t’arrêter, ou survoler les phrases : c’est toi qui décides du rythme. Quand c’est un autre qui lit, il est difficile de faire coïncider ton attention avec le ''tempo'' de sa lecture : sa voix va ou trop vite ou trop lentement.
}}
{{Réf Livre
|titre=Si par une nuit d’hiver un voyageur
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=[[Danièle Sallenave]] et [[François Wahl]]
|éditeur=du Seuil
|collection=Points
|année=1995
|année d'origine=1979
|ISBN=2-02-025157-4
|chapitre=IV
|page=79
|url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital/84}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mars|jour=2}}
{{Citation|Lire, dit-il, c'est cela toujours : une chose est là, une chose faite d'[[écriture]], un objet solide, matériel, qu'on ne peut pas changer; et à travers cette chose on entre en contact avec quelque chose d'autre, qui n'est pas présent, quelque chose qui fait partie du monde immatériel, invisible, parce qu'elle est seulement pensable, ou imaginable, ou parce qu'elle a été et n'existe plus, parce qu'elle est passée, disparue, inaccessible, perdue au royaume des
morts…<br>– Ou bien parce qu'elle n'existe pas encore, quelque chose qui fait l'objet d'un désir, d'une crainte, possible ou impossible (c'est Ludmilla qui parle) : lire, c'est aller à la rencontre d'une chose qui va exister mais dont personne ne sait encore ce qu'elle sera…}}
{{Réf Livre
|titre=Si par une nuit d’hiver un voyageur
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Danièle Sallenave et François Wahl
|éditeur=du Seuil
|collection=Points
|année=1995
|année d'origine=1979
|ISBN=2-02-025157-4
|chapitre=IV
|page=83-84
|url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital/79}}
=== ''Tourner la page'' ===
{{Pour info|{{Ouvrage/Test|langue=it|titre=Una pietra sopra|édition=Einaudi|date=1980|lire en ligne=http://archive.org/details/unapietrasopra0000ital}}{{note|Traduction partielle dans {{Ouvrage/Test|trad=Michel Orcel et François Wahl|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/}}. Première traduction intégrale dans {{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro et Michel Orcel|champ libre=relue et préfacée par Mario Fusco|titre=Défis aux labyrinthes : textes et lectures critiques|tome=I|éditeur=Seuil|collection=Bibliothèque Calvino|date=2003|isbn=2-02-051027-8}}.}}.}}
{{Citation|Ceux qui croient pouvoir vaincre les [[labyrinthe]]s en échappant à leur difficulté sont hors jeu ; il est donc peu pertinent de demander à la [[littérature]], étant donné un labyrinthe, de fournir elle-même la clef pour en sortir. Ce que la littérature peut faire, c'est définir la meilleure attitude pour trouver la sortie, même si cette sortie ne sera que passage d'un labyrinthe à un autre. Ce que nous voulons sauver, c'est le ''défi au labyrinthe'', c'est une littérature du ''défi au labyrinthe'' que nous voulons extraire et distinguer de la littérature de la ''reddition au labyrinthe''.|précisions={{article|titre=La sfida al labirinto|périodique=Il Menabò di letteratura|numéro=5|année=1962}}{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 82-97. Traduction française dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 101-116}}}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Le défi au labyrinthe
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 145
}}
{{Citation|Le rapport entre [[philosophie]] et [[littérature]] est un combat. Le regard des philosophes traverse l'opacité du monde, en efface l'épaisseur charnue, réduit la variété de l'existant à un maillage de relations entre concepts généraux, fixe les règles en vertu desquelles un nombre fini de pions se déplaçant sur un [[échecs|échiquier]] épuise un nombre peut-être infini de combinaisons. Arrivent les [[écrivain]]s, et ils remplacent les pièces abstraites de l'échiquier par des rois reines cavaliers tours, tous munis d'un nom, d'une forme déterminée, d'un ensemble d'attributs royaux ou chevalins, à la place de l'échiquier ils déploient des champs de bataille poussiéreux ou des mers en furie; et voilà que les règles du jeu volent en éclats, qu'un ordre différent de celui des philosophes se laisse peu à peu découvrir. Ou plutôt : ceux qui découvrent ces nouvelles règles du jeu sont à nouveau les philosophes, revenus à la charge pour démontrer que l'opération accomplie par les écrivains est réductible à l'une des leurs, que les tours et les fous spécifiquement déterminés n'étaient que des concepts généraux déguisés.|précisions=« Philosophy and Literature », ''The Times Literary Supplement'', 28 septembre 1967{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 150-156. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 37-44, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 171-178.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Philosophie et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 222
}}
{{Citation|Pour qui écrit-on un roman ? Pour qui écrit-on un poème ? Pour des gens qui ont lu certains autres romans, certains autres poèmes. On écrit un [[livre]] pour qu'il puisse se juxtaposer à d'autres livres, pour qu'il prenne place sur une étagère hypothétique et, ce faisant, la modifie de quelque façon, déloge tels autres volumes ou les fasse reculer au deuxième rang, réclame qu'on en promeuve d'autres au premier.|précisions=''Rinascita'', 46, 24 novembre 1967{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 159-163. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 69-74, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 188-192.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Pour qui écrit-on ? (L’étagère hypothétique)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 235
}}
{{Citation|Dans la façon dont la culture d'aujourd'hui voit le monde, une tendance affleure en même temps dans différents domaines : de plus en plus, le monde dans ses divers aspects est vu comme ''discret'' plutôt que comme ''continu''. J'emploie le terme « discret » dans son acception mathématique : quantité « discrète », c'est-à-dire qui se compose de parties séparées. Hier encore, la pensée nous apparaissait comme quelque chose de fluide, évoquant en tous des images linéaires (un fleuve qui s'écoule, un fil qui se déroule), ou des images gazeuses (une espèce de nuage, tant il est vrai qu'on parlait volontiers d'« esprit »); alors qu'aujourd'hui, nous avons tendance à la voir comme une série d'états discontinus, de combinaisons d'impulsions sur un nombre fini (un nombre énorme mais fini) d'organes sensoriels et de contrôle. Les cerveaux électroniques, s'ils sont encore loin de produire toutes les fonctions d'un cerveau humain, sont cependant d'ores et déjà en mesure de nous fournir un modèle théorique convaincant des processus les plus complexes de notre mémoire, de nos associations mentales, de notre imagination, de notre conscience.|précisions=Conférence, Turin, Milan, Gênes, Rome, Bari, 24-30 novembre 1967{{note|name=Cyber|Publiée dans ''Le Conferenze dell’Associazione Culturale Italiana'', XXI, 1967-1968. ''Una pietra sopra'', 1980, « Cibernetica e fantasmi », p. 164-181. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, « Cybernétique et fantasmes », p. 11-29, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 193-209.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Cybernétique et fantômes (Notes sur la littérature comme processus combinatoire)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 246-247
}}
{{Citation|De même qu'aucun joueur d'[[échecs]] ne vivra assez longtemps pour épuiser les combinaisons des déplacements possibles des trente-deux pièces sur l'échiquier, de même nous savons - étant donné que notre esprit est un échiquier mettant en jeu des centaines de milliards de pièces - qu'une vie aussi longue que l'univers ne suffirait pas pour qu'on parvienne à en jouer toutes les parties possibles. Mais nous savons aussi que toutes les parties sont implicites dans le code général des parties mentales, par le biais duquel chacun de nous formule d'instant en instant ses pensées, foudroyantes ou paresseuses, nébuleuses ou cristallines.|précisions=Conférence, Turin, Milan, Gênes, Rome, Bari, 24-30 novembre 1967{{note|name=Cyber}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Cybernétique et fantômes (Notes sur la littérature comme processus combinatoire)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 247-248
}}
[[Image:Caspar David Friedrich - Mann und Frau in Betrachtung des Mondes - Alte Nationalgalerie Berlin.jpg|vignette|''{{w|Homme et Femme contemplant la Lune}}'', [[Caspar David Friedrich]].]]
{{Citation|Ce qui […] m'intéresse, c'est tout ce qui est appropriation véritable de l'espace et des objets célestes, c'est-à-dire ''connaissance'' : en dehors de notre cadre limité et certainement trompeur, définition d'un rapport entre nous et l'univers extra-humain. La [[lune]], dès l’Antiquité, a signifié pour les hommes ce désir, et c'est ainsi que s'explique la dévotion lunaire des poètes. Mais la lune des poètes a-t-elle quelque chose à voir avec les images laiteuses et piquetées que nous transmettent les fusées ? Peut-être pas encore; mais le fait que nous soyons obligés de ''repenser'' la lune d'une manière nouvelle nous amènera à repenser d'une manière nouvelle bien des choses. […]. Ceux qui aiment vraiment la lune ne se contentent pas de la contempler comme une image conventionnelle, ils veulent entrer plus étroitement en relation avec elle, ils veulent voir ''davantage'' dans la lune, ils veulent que la lune en ''dise davantage''. Le plus grand écrivain de la littérature italienne de tous les temps, [[Galilée]], dès qu'il se met à parler de la lune, élève sa prose à un degré prodigieux de précision et d'évidence, en même temps que de raréfaction lyrique. Et la langue de Galilée fut l'un des modèles de celle de [[Giacomo Leopardi|Leopardi]], grand poète lunaire…|précisions=Lettre à {{lien|langue=it|Anna Maria Ortese}}, décembre 1967{{note|Partiellement publiée dans le ''{{w|Corriere della Sera}}'', 24 décembre 1967, puis ''Una pietra sopra'', 1980, « Il rapporto con la luna », p. 182-183. Première traduction française de Jean-Paul Manganaro dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 210-212. Traduction intégrale de la lettre dans [[#Le métier d’écrire|''Le métier d'écrire'']], 2023, p. 572-574 (lettre 245).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Le rapport avec la lune
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 269-270
}}
[[Image:FullMoon2010.jpg|vignette]]
{{Citation|Galilée ne fait pas usage du langage comme d'un instrument neutre, il fait preuve de conscience littéraire, d'une incessante participation expressive, imaginative, et même lyrique. Lorsque je lis Galilée, j'aime chercher les passages où il parle de la Lune : c'est la première fois que la Lune devient pour les hommes un objet réel, que l'on décrit minutieusement comme une chose tangible, et pourtant, dès que la Lune apparaît, on sent dans la prose de Galilée une sorte de raréfaction, de lévitation : on s'élève dans une suspension enchantée.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 186. Première traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 33, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 215.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 274
}}
{{Citation|Lorsque j'ai dit que Galilée reste le plus grand écrivain italien, {{lien|langue=it|Carlo Cassola}} a bondi pour dire : Comment ça ! Je croyais que c'était [[Dante]] ! Merci, belle découverte.
D'abord, je voulais dire écrivain en prose; dans ce cas, la question se joue entre [[Machiavel]] et Galilée, et là, je suis tout de même un peu gêné, parce que Machiavel aussi, je l'aime beaucoup. Ce que je peux dire, c'est que dans la direction où je travaille maintenant, je trouve davantage à me nourrir chez Galilée, quant à la précision du langage, à l'imagination scientifico-poétique, à la construction de conjectures. Mais Galilée - dit Cassola - était un scientifique, pas un écrivain. Cet argument me semble facile à démonter : de la même façon, Dante faisait lui aussi, dans un contexte culturel différent, œuvre encyclopédique et cosmologique, lui aussi cherchait à travers la parole littéraire à construire une image de l'univers. C'est là une vocation profonde de la littérature italienne qui se transmet de Dante à Galilée : l'œuvre littéraire comme carte du monde et du connaissable, l'écriture animée par un élan cognitif qui ressortit tantôt à la théologie, tantôt à la spéculation, tantôt à la sorcellerie, tantôt à l'ambition encyclopédique, tantôt à la philosophie naturelle, tantôt à l'observation transfigurante et visionnaire.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 186-187. Première traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 33-34, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 215-216.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 275
}}
=== ''Monsieur Palomar ''===
{{Citation| Dans un premier temps j'avais eu l'idée de créer deux personnages : monsieur Palomar et monsieur Mohole. Le nom du premier vient de Mount Palomar, le célèbre {{w|Observatoire Palomar|observatoire astronomique californien}}. Le nom du second est celui d'un {{w|Mohole|projet de forage de la croûte terrestre}} qui, s'il venait à être réalisé, atteindrait à des profondeurs sans pareilles jusqu'aux entrailles de la terre. Les deux personnages auraient dû tendre, respectivement, Palomar vers le haut, le dehors, les aspects multiformes de l'univers, Mohole vers le bas, l'obscur, les abîmes intérieurs. Je me proposais d'écrire des dialogues basés sur le différend entre les deux personnages, l'un qui voit les faits minimes de la vie quotidienne dans une perspective cosmique, l'autre qui ne se soucie que de découvrir ce qu'il y a dessous et ne dit que des vérités déplaisantes. |précisions=Texte de présentation écrit en mai 1983, publié en 1992 dans ''Romanzi e racconti'' II.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 9-10
}}
{{Citation|On pourra me demander pourquoi, au lieu de parler du livre que j'ai écrit, je parle de celui que je n'ai pas écrit et qui n'a rien à voir avec celui que vous avez en main. Mais peut-être est-il impossible de parler de son propre livre (lequel ne devrait pas avoir besoin des commentaires de l'auteur) autrement qu'« en négatif », c'est-à-dire en parlant des projets qu'on a dû écarter pour en arriver à celui-ci.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 10-11
}}
{{Citation|Les silences de monsieur Palomar, qui au début du livre se traduisent en un flux serré de phrases, tournent davantage, à mesure qu'on s'approche de la fin, à la rumination anxieuse. En relisant le tout, je m'aperçois que l'histoire de Palomar peut se résumer en deux phrases : « Un homme se met en marche pour atteindre, pas à pas, la sagesse. Il n'est pas près d'arriver. »}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 15
}}
{{Citation|On ne peut observer une vague sans tenir compte des aspects complexes qui concourent à la former et de ceux tout aussi complexes auxquels celle-ci donne lieu. Ces aspects varient continuellement, de sorte qu'une vague est toujours différente d'une autre vague; mais il est vrai aussi que toute vague est pareille à une autre vague, même si ce n'est pas forcément celle qui la touche ou la suit immédiatement […]. Comme ce que monsieur Palomar a l'intention de faire en ce moment c'est simplement de ''voir'' une vague, c'est-à-dire de saisir toutes ses composantes simultanées sans en négliger aucune, son regard s'attardera sur le mouvement de l'eau qui vient battre le rivage tant qu'il continuera d'enregistrer des aspects qu'il n'avait pas saisis jusque-là; dès qu'il s'apercevra que les images se répètent, il saura qu'il a vu tout ce qu'il voulait voir et pourra arrêter.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2020
| ISBN = 978-2-07-045107-4
| chapitre = 1.1.1. Lecture d’une vague
| page = 18-19
}}
{{Citation|Pointer son attention sur un aspect le fait bondir au premier plan et envahir le cadre, comme dans certains dessins devant lesquels il suffit de fermer les yeux et lorsqu'on les rouvre la perspective a changé.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2020
| ISBN = 978-2-07-045107-4
| chapitre = 1.1.1. Lecture d’une vague
| page = 22
}}
{{Citation|La [[lune]], l'après-midi, personne ne la regarde, et c'est pourtant le moment où elle aurait le plus besoin de notre intérêt, vu que son existence est encore incertaine. C'est une ombre blanchâtre affleurant dans l’azur intense du ciel, chargé de lumière solaire ; qui nous assure qu'elle parviendra cette fois encore à prendre forme et brillance ? Elle est si fragile, et si pâle, et si fine ; elle ne commence à prendre un contour net comme l'arc d'une faux que d'un seul côté, mais le reste est encore tout gorgé de bleu céleste.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi
| page = 53
}}
{{Citation|La lune est le plus changeant des corps de l'univers visible, et le plus régulier dans ses habitudes compliquées : elle ne manque jamais à ses rendez-vous et on peut toujours guetter sa venue, mais si on la laisse quelque part on la retrouve toujours ailleurs, et si on se rappelle son visage tourné d'une certaine façon, voilà que déjà elle a changé de pose, peu ou prou. Mais en tout cas, si on la suit pas à pas, on ne se rend pas compte qu'imperceptiblement elle nous échappe. Seule l'intervention des nuages peut créer l'illusion d'une course ou d'une métamorphose rapides, ou plutôt donner une voyante évidence à ce qui autrement échapperait au regard.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi
| page = 55
}}
[[Image:OSIRIS Mars true color.jpg|vignette]]
{{Citation|[[Mars (planète)|Mars]], bien que se trouvant près du grand miroir lunaire inondé de lumière blanche, se détache impérieusement dans son éclat obstiné, son jaune concentré et dense, différent de tous les autres jaunes du firmament, au point qu'on finit par convenir qu'on l'appellera rouge, et dans les moments inspirés par le voir rouge pour de bon.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 57
}}
{{Citation|Mars, au télescope, apparaît comme une planète plus perplexe qu'elle n'en a l'air à l’œil nu : on dirait qu'elle a une foule de choses à communiquer dont on ne parvient à saisir qu'une petite partie, comme dans des propos bredouillés et crachoteux. […] Il lui semble que, si la planète Mars est depuis {{lien|langue=it|Giovanni Schiaparelli|texte=Schiaparelli}} celle dont on a dit tout et n'importe quoi, provoquant alternativement illusions et désillusions, cela tient à la difficulté qu'il y a à établir un rapport avec elle, comme avec une personne au caractère difficile. (A moins que la difficulté de caractère ne soit toute du côté de monsieur Palomar : c'est en vain qu'il tente d'échapper à la subjectivité en se réfugiant parmi les corps célestes.)}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 58-59
}}
[[Image:Jupiter and the Galilean Satellites.jpg|vignette|{{w|Satellites galiléens}}]]
{{Citation|Le faste véritable de cette planète luxueuse, ce sont ses satellites étincelants, maintenant tous les quatre bien en vue le long d'une ligne oblique, comme un sceptre resplendissant de joyaux. Découvertes par [[Galilée]], […] les petites lunes de [[Jupiter (planète)|Jupiter]] semblent irradier une ultime lueur de la Renaissance néoplatonicienne, comme si elles ignoraient que l'ordre impassible des sphères célestes s'est évanoui, précisément à cause de leur découvreur. Un rêve de classicisme enveloppe Jupiter ; en fixant cette planète dans son télescope, monsieur Palomar s'attend d'un moment à l'autre à une transfiguration olympienne. […] S'il est normal et bon que l'imagination vienne au secours de la faiblesse de la vue, elle doit être instantanée et directe comme le regard qui la met en branle. Quelle était la première similitude qui lui était venue à l'esprit et qu'il avait écartée parce qu'elle lui semblait incongrue? Il avait vu la planète ondoyer, ses satellites alignés comme de petites bulles d'air montant des branchies d'un poisson des abîmes, rond, strié et luminescent...}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 61-62
}}
=== ''Collection de sable'' ===
=== ''Leçons américaines'' ===
{{Citation|Dès son apparition dans les vers des poètes, la [[lune]] a toujours eu le pouvoir de communiquer une sensation d'impondérabilité, de suspens, d'enchantement silencieux et calme. Ma première intention était de consacrer toute cette conférence à la lune : de suivre les occurrences de la lune dans la littérature de tous les temps et de tous les pays. Puis j'ai décidé que la lune revenait de droit au seul [[Giacomo Leopardi|Leopardi]]. Car le miracle leopardien fut d'ôter son poids au langage, au point de lui conférer une apparence de clarté lunaire. Dans les poèmes de Leopardi, les nombreuses apparitions de la lune n'occupent chaque fois que quelques vers, mais c'est assez pour répandre sa clarté sur toute la composition ou pour y projeter l'ombre de son absence.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Légèreté
| page = 30-31
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Légèreté
|page=50-51
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/50
}}
{{Citation|L'œuvre littéraire est une de ces menues portions en quoi l'existant se cristallise, prend forme, acquiert un sens qui n'est nullement figé, ni définitif, ni raidi dans une immobilité minérale, mais aussi vivant qu'un organisme. La [[poésie]] est la grande ennemie du [[hasard]], bien qu'elle-même fille du hasard, et consciente qu'en dernière instance il gagnera la partie. « ''[[Stéphane Mallarmé|Un coup de dés jamais n'abolira le hasard]]''. »}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 64
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=116
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
{{Citation|Si ''[[#Les Villes invisibles|Les Villes invisibles]]'' reste celui de mes livres où je crois avoir dit le plus de choses, c'est parce que j'ai pu concentrer en un unique symbole toutes mes réflexions, toutes mes expériences, toutes mes conjectures; et parce que j'ai construit une structure à facettes où chaque court texte, côtoyant le voisin sans que leur succession implique un rapport causal ou hiérarchique, se trouve pris dans un réseau qui permet de tracer des parcours multiples et de tirer des conclusions ramifiées et plurielles. Dans ''Les Villes invisibles'', toute notion et toute valeur apparaît double : même l'exactitude. À un certain moment, Kublai Khan incarne la tendance qu'a l'intellect à rationaliser, à géométriser, à algébriser, et il réduit la connaissance de son empire à une combinatoire de pièces sur un [[Échecs|échiquier]]: les [[ville]]s que Marco Polo lui décrit avec force détails, il les représente par telle ou telle disposition des tours, des fous, des cavaliers, du roi, de la reine, des pions, sur les cases blanches et noires. Au terme de l'opération, il lui faut conclure que l'objet de ses conquêtes n'est autre que le bout de bois sur lequel chaque pièce se pose : un emblème du rien…}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 65-66
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=118-119
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
{{Citation|De ce combat avec la [[langue]], de cette poursuite de quelque chose qui échappe encore à l'expression, c'est [[Léonard de Vinci]] qui offre l'exemple le plus significatif; dans l'extraordinaire document que sont les carnets, on voit Léonard affronter la langue, une langue touffue et noueuse, à la recherche de l'expression la plus riche, la plus subtile, la plus précise. Les états successifs de l'idée traitée […] montrent bien, chez Léonard écrivain, quelles forces il engageait dans l'écriture en tant qu'instrument de connaissance, et combien il préférait, pour tous ses livres en projet, le procès de la recherche à l'achèvement d'un texte à publier.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 69
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=125
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
[[Image:Leonardo da Vinci - RCIN 919071, Recto The heart, bronchi and bronchial vessels.jpg|vignette|[[Léonard de Vinci#RL19071r|''RL 19071 r.'']]]]
{{Citation|Léonard, qui se présentait lui-même comme le contraire d'un lettré (« {{lang|it|''omo senza lettere''}} »), avait un rapport difficile au langage écrit. Personne au monde n'était plus savant et plus sage, mais son ignorance du latin et de la grammaire l’empêchait de communiquer par écrit avec les doctes de son temps. Sans doute se sentait-il capable de fixer dans le dessin, mieux que dans la langue, une large part de son savoir. (« [[Léonard de Vinci#RL19071r|{{lang|it|''O scrittore, con quali letere scriverai tu con tal perfezione la intera figurazione qual fa qui il disegno?''}}]] » [« Où trouveras-tu, toi qui écris, des lettres qui figurent aussi parfaitement tout ce que le dessin figure ici? »] demandait-il dans ses carnets d'anatomie.) Et ce n'est pas seulement la science, mais aussi la philosophie qu'il était convaincu de mieux transmettre par la peinture et le dessin. Reste qu'il éprouvait constamment le besoin d'écrire, de recourir à l'écriture pour explorer le monde, ses secrets, la diversité de ses manifestations, comme pour donner forme à ses propres rêveries, émotions ou rancœurs.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 69-70
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=126-127
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/126
}}
{{Citation|En de nombreux domaines l'excès d'ambition est critiquable, mais non pas en [[littérature]]. La littérature ne peut vivre que si on lui assigne des objectifs démesurés, voire impossibles à atteindre. Il faut que poètes et écrivains se lancent dans des entreprises que nul autre ne saurait imaginer, si l'on veut que la littérature continue de remplir une fonction. Depuis que la [[science]] se défie des explications générales, comme des solutions autres que sectorielles et spécialisées, la littérature doit relever un grand défi et apprendre à nouer ensemble les divers savoirs, les divers codes, pour élaborer une vision du monde plurielle et complexe.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Multiplicité
| page = 95
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=179
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/179
}}
{{Citation|Qui sommes-nous, qu'est chacun de nous, sinon une combinaison d'expériences, d'informations, de lectures, de rêveries ? Chaque vie est une [[encyclopédie]], une [[bibliothèque]], un inventaire d'objets, un échantillonnage de styles, où tout peut se mêler et se réorganiser de toutes les manières possibles.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Multiplicité
| page = 103
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=194
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/194
}}
{{Citation|Jusqu'au moment qui précède celui où nous commençons à écrire, nous avons le monde à notre disposition – ce qui, pour chacun de nous, constitue le monde, une somme d'informations, d'expériences, de valeurs –, le monde donné en bloc, sans un avant ni un après, le monde comme mémoire individuelle et comme potentialité implicite; et nous, nous voulons extraire de ce monde un discours, un récit, un sentiment : ou peut-être, plus exactement, nous voulons accomplir une opération qui nous permette de nous situer dans ce monde.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Appendice. Commencer et finir
| page = 105
}}
{{Citation|Étudier les zones de frontières de l'œuvre littéraire, c'est observer les modalités dans lesquelles l'opération littéraire comporte des réflexions qui vont au-delà de la [[littérature]] mais que seule la littérature peut « exprimer ».}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Appendice. Commencer et finir
| page = 106
}}
=== ''La route de San Giovanni'' ===
{{ancre|Opaque}}{{Citation|« D'int'ubagu », du fond de l'opaque j'écris, en reconstruisant la carte d'un ensoleillé qui n'est qu'un axiome invérifiable pour les calculs de la mémoire, le lieu géométrique du moi, d'un moi dont mon moi a besoin pour se savoir lui-même, le moi qui sert seulement pour que le monde reçoive continuellement des nouvelles de l'existence du monde, un instrument dont le monde dispose pour savoir s'il y est.|précisions=''Dall’opaco'', « Adelphiana », 1971.}}
{{Réf Livre
| titre = La route de San Giovanni
| titre de la contribution = De l’opaque
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = [[Jean-Paul Manganaro]]
| éditeur = Seuil
| année = 1991
| ISBN = 2-02-013107-2
| url = https://archive.org/details/laroutedesangiov0000ital
| page = 184
}}
=== ''Pourquoi lire les classiques'' ===
<!-- {{Pour info|}} -->
{{Citation|Les classiques sont ces [[livre]]s dont on entend toujours dire : « je suis en train de le relire… » et jamais : « je suis en train de le lire… »|précisions={{article|titre=Italiani, vi esorto ai classici|périodique=L'Espresso|date=28 juin 1981}}, première traduction française dans {{Ouvrage/Test|trad=[[Michel Orcel]] et François Wahl|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|passage=103|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/103}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 7
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/7
}}
{{Citation|Toute relecture d’un classique est une découverte, comme la première lecture.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 9
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/9
}}
{{Citation|Un classique est un livre qui n'a jamais fini de dire ce qu'il a à dire.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 9
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/9
}}
{{Citation|Est classique ce qui tend à reléguer l’actualité au rang de rumeur de fond, sans pour autant prétendre éteindre cette rumeur.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 12
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/12
}}
{{Citation|Est classique ce qui persiste comme rumeur de fond, là même où l’actualité qui en est la plus éloignée règne en maître.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 12
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/12
}}
{{Citation|Des personnages filiformes, animés d’une mobilité sautillante, s’allongent, se contorsionnent, dansent comme de légers griffonnages; c’est ainsi que [[Paul Klee]]{{note|name=Klee}}, en 1911, illustrait le ''[[Candide, ou l'Optimisme|Candide]]'' de [[Voltaire]], donnant forme visuelle — je dirais presque musicale — à la joyeuse énergie que ce livre — au-delà de sa trame serrée de références à une époque et à une culture — continue de communiquer au lecteur de notre siècle.|précisions=Introduction à l’édition italienne de ''Candide'' de Voltaire, 1974{{note|Repris dans ''Perché leggere i classici''. La première traduction française est publiée une première fois dans : {{Ouvrage|auteur=Italo Calvino|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/page/141|passage=141}}. Nouvelle traduction sous le titre « Candide ou la vitesse » par Christophe Mileschi dans {{Ouvrage|titre=Pourquoi lire les classiques|éditeur=Gallimard|collection=Folio|date=2018|isbn=978-2-07-045115-9|passage=156}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| titre de la contribution= Candide ou la vélocité
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = [[Marcel Orcel]]
| éditeur = Seuil
| Collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| chapitre = Les classiques
| page = 220
}}
<gallery mode=packed caption= "Dessins d'illustration du ''Candide'' de Voltaire par Klee, 1920 ">
Candide Chapter 1.png|Chapitre 1{{er}}
Candide Chapter 7.png|Chapitre 7
Candide Chapter 25.png|Chapitre 25
Candide Chapter 30.png|Chapitre 30
</gallery>
=== ''La grande bonace des Antilles'' ===
{{Pour info|{{Ouvrage|langue=it|titre=Prima che tu dica « Pronto »|édition=|date=1993|isbn=88-04-36364-9|lire en ligne=https://archive.org/details/primachetudicapr0000calv}}}}
{{Citation| Des sentinelles furent placées aux portes, ainsi qu'une pancarte qui interdisait l'entrée, « à cause des grandes manœuvres, pour toute la durée de celles-ci ». C'était un expédient, pour que l'on pût mener l'enquête en grand secret. Les chercheurs qui avaient l'habitude de se rendre à la bibliothèque tous les matins, emmitouflés dans leurs manteaux, avec des écharpes et des passe-montagnes pour ne pas se geler, durent faire marche arrière. Ils se demandaient, perplexes : « Comment ça, les grandes manœuvres dans la bibliothèque ? Ne vont-ils pas mettre du désordre ? Et la cavalerie ? Vont-ils faire aussi du tir ? »}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 76
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/76
}}
{{Citation|La forêt des livres, au lieu de s'éclaircir, semblait devenir de plus en plus enchevêtrée et insidieuse. Les officiers se seraient perdus, n'eût été l'aide fournie par M. Crispino. […] M. Crispino s'approchait du lieutenant Lucchetti, qui refermait furieusement un tome en disant: « C'est du beau ! Ils ont ici le culot d'exprimer des doutes sur la pureté des idéaux des croisades! Oui, messieurs, des croisades ! » Et M. Crispino, tout souriant : « Ah, si vous devez dresser un procès-verbal sur cet argument, je peux vous suggérer quelques autres livres où vous trouverez plus de détails. » Et il ramenait la moitié d'un rayonnage. Le lieutenant Lucchetti fonçait tête baissée, et pendant une semaine on l'entendait feuilleter et murmurer : « Ces croisades alors ! C'est du beau ! »}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 77-78
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/77
}}
{{Citation|L’esprit de Fedina et de ses hommes était en proie à des sentiments opposés : d'une part, ils découvraient à chaque instant de nouvelles curiosités à satisfaire et prenaient goût à ces lectures et à ces études comme jamais auparavant ils ne l'auraient imaginé; d'autre part, ils se demandaient quand ils reviendraient parmi les gens et reprendraient contact avec la vie, qui leur apparaissait à présent d'autant plus complexe, presque renouvelée à leurs yeux; et d'autre part encore, l'approche du jour où ils quitteraient la bibliothèque leur donnait beaucoup d'appréhension, parce qu'il fallait qu'ils rendent compte de leur mission, et, avec toutes les idées qui se mettaient à jaillir dans leurs têtes, ils ne savaient plus comment s'en sortir.}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 79
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/79
}}
=== ''Ermite à Paris'' ===
{{Citation| Si l'on admet que le travail de l'écrivain peut être influencé par le milieu où il s'accomplit, par les éléments du décor qui l'entoure, on doit alors reconnaître que [[Turin]] est la ville idéale pour écrire. Je ne sais pas comment on peut écrire dans une de ces villes où les images du présent sont si exubérantes, si imposantes qu'elles ne laissent aucune marge d'espace et de silence. Ici, à Turin, on arrive à écrire parce que le passé et l'avenir ont plus d'évidence que le présent, les lignes de force du passé et la tension vers l'avenir donnent un sens concret aux images discrètes et ordonnées de l'actuel. Turin est une ville qui invite à la rigueur, à la linéarité, au style. Elle invite à la logique et ouvre, à travers la logique, une voie vers la folie.|précisions=Note, 1960}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = L’écrivain et la ville
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 14
}}
{{Citation|Avant d’être une ville du monde réel, [[Paris]], pour moi comme pour des millions d’autres personnes de tous les pays, a été une ville imaginée à travers les livres, une ville que l’on s’approprie par la lecture.|précisions=Entretien avec Valerio Riva, 1974}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 84
}}
{{Citation|Mon bureau est comme une [[île]] : il pourrait se trouver ici comme dans un autre pays.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 86
}}
{{Citation|Il y a un point invisible, anonyme, qui est celui à partir duquel on écrit, et c'est pour cela qu'il m'est difficile de définir le rapport entre le lieu où j'écris et la ville qui l'entoure. Je peux très bien écrire dans les chambres d'hôtel, dans cette sorte d'espace abstrait, anonyme, que sont les chambres d'hôtel, où je retrouve devant moi la page blanche, sans alternative, sans issue. Ou peut-être est-ce là une condition idéale valable surtout quand j'étais plus jeune, et que le monde était là, juste au-delà de la porte, avec sa densité de signes; il m'accompagnait partout, il avait tellement de consistance qu'il me suffisait de m'en écarter d'un pas pour pouvoir écrire sur lui. A présent quelque chose a dû changer, je n'écris bien que dans un endroit qui m'appartient, avec des livres à portée de la main, comme si j'avais besoin de consulter toujours on ne sait trop quoi. Ce n'est peut-être pas pour les livres en eux-mêmes, mais pour une sorte d'espace intérieur qu'ils forment, comme si je m'identifiais à ma bibliothèque idéale.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 89-90
}}
{{Citation|Paris est une œuvre de consultation gigantesque, c'est une ville que l'on consulte comme une [[encyclopédie]] : dès la première page, elle donne toute une série d'informations, d'une richesse qu'aucune autre ville n'égale.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 90
}}
{{Citation|Ma rencontre matérielle avec l'Amérique a été une expérience vraiment belle : [[New York]] est une de mes villes, et en effet, toujours pendant les années soixante, dans ''[[#Cosmicomics|Cosmicomics]]'', mais aussi dans ''[[#Temps zéro|Temps zéro]]'', il y a des récits qui se déroulent justement à New York. De l'autre côté de l'Atlantique je sens que j'appartiens à la majorité des Italiens qui vont en Amérique avec beaucoup de facilité
- désormais on en compte des millions et des millions - et non de la minorité qui reste en Italie ; peut-être parce que la première fois où je suis allé en Amérique avec mes parents j'avais un an. Quand je suis revenu aux États-Unis à l'âge adulte, j'avais un ''grant'' de la Ford Foundation qui me donnait le droit de parcourir les États-Unis en long et en large, sans aucune obligation; évidemment j'en ai fait le tour, j'ai voyagé dans le Sud, et même en Californie, mais je me sentais très new-yorkais : New York est ma ville.|précisions=Entretien avec Ugo Rubeo, Palerme, septembre 1984, publié dans {{ouvrage|titre=Mal d’America. Da mito a realtà|édition=Ruiniti|année=1987}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = New York est ma ville
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 175
}}
{{Citation| La ville que j'ai sentie comme ma ville plus que n'importe quelle autre est New York. J'ai même écrit une fois, en imitant [[Stendhal]], que je voulais que sur ma tombe on écrive « new-yorkais ». Cela avait lieu en 1960. Je n'ai pas changé d'avis, bien que depuis ce temps-là j'aie vécu la plupart du temps à Paris, ville dont je ne me détache que pour de brèves périodes et où peut-être, si j'ai la possibilité de choisir, je mourrai. Mais chaque fois que je vais à New York, je la trouve plus belle et plus proche d'une forme de ville idéale.
Peut-être parce que c'est une ville géométrique, cristalline, sans passé, sans profondeur, apparemment sans secrets; raison pour laquelle c'est la ville qui en impose le moins, la ville dont je peux avoir l'illusion que je la maîtrise avec l'esprit, que je peux la penser tout entière au même instant.|précisions={{Article |langue=it |auteur={{lien|langue=it|Maria Corti}}|titre=Intervista: Italo Calvino |périodique=Autografo|volume=2|numéro=6|date=octobre 1985 |pages=47-53}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Entretien avec Maria Corti
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 183
}}
{{Citation|Pour moi, les processus de l’imagination suivent des itinéraires qui coïncident pas toujours avec ceux de la vie. Le paysage natal et familial est celui qu’on ne peut repousser ou cacher; {{lien|langue=it|San Remo}} continue à ressortir dans mes livres, dans les perspectives et les raccourcis les plus divers, surtout vu du haut, et la ville est particulièrement présente dans un certain nombre des ''[[#Les Villes invisibles|Villes invisibles]]''. Naturellement je parle de San Remo tel qu'il était il y a trente ou trente-cing ans, et surtout il y a cinquante ou soixante ans, quand j'étais enfant.
Toute investigation ne peut que partir de ce noyau d'où se développent l'imagination, la psychologie, le langage ; cette persistance est en moi aussi forte que l'a été dans ma jeunesse la poussée centripète qui s'est révélée très tôt sans retour, parce que les lieux ont rapidement cessé d'exister.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Entretien avec Maria Corti
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 183-184
}}
=== ''Défis aux labyrinthes'' ===
{{Citation|Le Bon Lecteur, cet été, a décidé de lire enfin, vraiment, cet auteur; il ne pourra peut-être pas le lire entièrement pendant les vacances, mais, au cours de ces semaines, il va thésauriser une première base de lectures fondamentales, puis, dans le courant de l'année il pourra combler aisément et sans hâte ses lacunes. Il se procure donc les œuvres qu'il se propose de lire, les textes originaux s'il s'agit d'une langue qu'il connaît, sinon la traduction la meilleure; il préfère les gros volumes des éditions intégrales contenant plusieurs œuvres, mais il ne dédaigne pas les volumes de poche, plus adaptés à la lecture sur la plage ou sous les arbres ou dans un car. Il ajoute quelques bons essais sur l'auteur qu'il a choisi, ou éventuellement une correspondance: il a pour ses vacances une compagnie sûre. Il pourra tomber de la grêle tout le temps, les compagnons de villégiature pourront se montrer odieux, les moustiques ne pas laisser un instant de trêve et la nourriture être immangeable: les vacances ne seront pas perdues, le Bon Lecteur reviendra enrichi d'un nouveau monde fantastique. |précisions= « I buoni propositi », ''L'Unità'', 12 août 1952}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| chapitre = Les vacances du Bon Lecteur
| page = 577
}}
{{Citation|Traduire est un art : le passage d'un texte littéraire, quelle que soit sa valeur, dans une autre langue requiert à chaque fois comme une sorte de miracle. Nous savons tous que la poésie en vers est intraduisible par définition ; mais la véritable littérature, même la prose, travaille vraiment sur la marge intraduisible de chaque langue. Le traducteur littéraire est celui qui se met tout entier en jeu pour traduire l'intraduisible. |précisions=Colloque sur la traduction, Rome, 4 juin 1982{{note|''Tradurre è il vero modo di leggere un testo'', « Bollettino di informazione », XXXII, 3, 1985, p. 59-63}}}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Traduire est la manière véritable de lire un texte
| page = 586
}}
{{Citation|Traduire est la manière véritable de lire un texte ; […] pour un auteur, réfléchir sur la [[traduction]] d'un de ses textes, discuter avec le traducteur, est la manière véritable de se lire lui-même, de bien comprendre ce qu'il a écrit et pour quelle raison.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Traduire est la manière véritable de lire un texte
| page = 587
}}
{{Citation| J'appartiens à cette partie de l'humanité – une minorité à l'échelle planétaire, mais une majorité, je crois, parmi mon public – qui passe une grande partie de ses heures de veille dans un monde particulier, un monde fait de lignes horizontales où les mots se suivent un par un, où chaque phrase et chaque alinéa occupent une place établie : un monde qui peut être très riche, sans doute plus riche encore que celui qui n'est pas écrit, mais qui requiert de toute façon un ajustement particulier pour que l'on se situe en lui. Quand je me détache du monde écrit pour retrouver ma place dans l'autre, dans ce que nous avons l'habitude d'appeler ''le'' monde, fait de trois dimensions, de cinq sens, peuplé de milliards de nos semblables, à chaque fois, cela équivaut pour moi à répéter le traumatisme de la naissance, à donner forme de réalité intelligible à un ensemble de sensations confuses, à choisir une stratégie pour affronter l'inattendu sans être détruit.|précisions=Conférence, New York Institute for the Humanities, 30 mars 1983{{note|name=Mondo|Publiée dans {{article|lang=en|titre= The Written and the Unwritten Word|périodique=The New York Review of Books|date=12 mai 1983|passage=38-39|url=https://www.nybooks.com/articles/1983/05/12/the-written-and-the-unwritten-word/}}, puis en italien « Mondo scritto e mondo non scritto », ''Letteratura internazionale'', 4-5, 1985, p. 16-18. Extraits traduits dans {{Harvsp|Daros|1994|p=161-164}}.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 591
}}
{{Citation|Quand je lis, chaque phrase doit être immédiatement comprise, du moins dans sa signification littérale, et doit me mettre en mesure de formuler un jugement : ce que j'ai lu est vrai ou faux, juste ou erroné, agréable ou désagréable. Dans la vie ordinaire, au contraire, il y a toujours d'innombrables circonstances qui échappent à mon entendement, des plus générales aux plus banales : je me trouve souvent en face de situations sur lesquelles je ne saurais pas me prononcer, sur lesquelles je préfère suspendre mon jugement. Pendant que j'attends que le monde non écrit s'éclaire à mes yeux, il y a toujours une page écrite à portée de ma main, où je peux me replonger ; je m'empresse de le faire, avec la plus grande satisfaction : là au moins, même si je ne parviens à comprendre qu'une petite partie de l'ensemble, je peux cultiver l’illusion d'être en train de tout contrôler.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 591-592
}}
{{Citation| Alors, vous me demanderez : si tu dis que ton vrai monde est la page écrite, si là seulement tu te sens à ton aise, pourquoi veux-tu t'en détacher, pourquoi veux-tu t'aventurer dans ce vaste monde que tu n'es pas en mesure de maîtriser ? La réponse est simple : pour écrire. Parce que je suis un écrivain. Ce que l'on attend de moi, c'est que je regarde autour de moi et que je capture des images rapides de ce qui arrive, pour revenir ensuite me pencher sur mon bureau et reprendre le travail. C'est pour remettre en marche ma fabrique de paroles que je dois extraire du combustible nouveau des puits du non-écrit.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 593
}}
{{Citation| Je dois dire que la plupart des livres que j'ai écrits et de ceux que je projette d'écrire naissent de l'idée qu'il me semblait impossible d'écrire un tel livre. Quand je suis convaincu qu'un certain type de livre est complètement au-delà des possibilités de mon tempérament et de mes capacités techniques, je m'assois à mon bureau et je commence à l'écrire.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 598
}}
{{Citation| En un certain sens, je crois que nous écrivons toujours sur quelque chose que nous ne savons pas : nous écrivons pour qu'il soit rendu possible pour le monde non écrit de s'exprimer à travers nous. Au moment où mon attention se déplace de l'ordre régulier des lignes écrites pour suivre la complexité mobile qu'aucune phrase ne peut contenir ou épuiser, je me sens tout près de comprendre que de l'autre côté des mots il y a quelque chose qui essaie de sortir du silence, de signifier à travers le langage, comme en tapant des coups sur le mur d'une prison.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 599
}}
=== Correspondance ===
{{Citation|{{ancre|Bottino09061964}}Données biographiques : je suis encore de ceux qui croient, avec [[Benedetto Croce|Croce]], que d'un auteur seules comptent les œuvres. (Lorsqu'elles comptent, évidemment.) C'est pourquoi je ne donne pas d'indications biographiques, ou je les fausse, ou, de toute façon, j'essaie toujours de les changer d'une fois à l'autre. Aussi demandez-moi ce que vous voulez savoir, et je vous le dirai. ''Mais je ne vous dirai jamais la vérité'', de cela, vous pouvez être sûr.|original=Dati biografici : io sono ancora di quelli che credono, con Croce, che di un autore contano solo le opere. (Quando contano, naturalmente.) Perciò dati biografici non ne do, o li do falsi, o comunque cerco sempre di cambiarli da una volta all'altra. Mi chieda pure quel che vuol sapere, e Glielo dirò. ''Ma non Le dirò mai la verità'', di questo può star sicura.|langue=it|précisions=Lettre à Germana Pescio Bottino, 9 juin 1964{{note|Sur cette lettre, voir notamment {{chapitre|lang=en|auteur= Martin McLaughlin|titre= Concessions to Autobiography in Calvino|titre ouvrage=Biographies and Autobiographies in Modern Italy|édition= Legenda|année=2007|isbn=978-1-905981-07-6 |url=https://books.google.fr/books?id=dTJrnrcD7PAC&pg=PA148}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino : romancier et conteur
| auteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection= Les contemporains
| année = 2000
| ISBN = 978-2-02-021442-1
| page = 10
}}
{{Réf Livre
| langue =it
| titre = I libri degli altri. Lettere 1947-1981
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2022
| ISBN = 978-88-04-74891-5
| page = 476
}}
==== ''Le métier d’écrire'' ====
{{Citation|L’éditeur {{w|Einaudi}} a coutume de mettre sur la couverture de ses livres des reproductions de tableaux ou de dessins de peintres modernes célèbres. Pour mon livre, il a choisi ce dessin de [[Paul Klee]] qui peut suggérer la vision d’une ville, très mouvementée et nerveuse. Cela m’a fait plaisir car Klee est l’un des peintres que j’aime le plus au monde{{note|name=Klee}}.|précisions=Au sujet de la couverture de ''[[#Marcovaldo|Marcovaldo]]''. Lettre aux élèves de {{w|Santa Maria a Monte}}, 12 janvier 1972.}}
{{Réf Livre
| titre = Le métier d’écrire
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-014006-0
| page = 629 (lettre 263)
}}
{{Citation|Je veux que la valeur de mes livres tienne à ce qui est écrit : rien de plus, rien de moins. Et pas au fait qu'ils aient été écrits par moi plutôt que par un autre. C'est pourquoi je laisserai insatisfaites vos curiosités concernant la personne de l'''auteur'' : l'auteur est quelqu'un qui s'assoit à sa table et qui écrit, mais qui en écrivant a en tête - parfois sans y penser - son public, ses lecteurs passés et à venir. Par conséquent, vous êtes vous aussi des auteurs, surtout maintenant que j'ai eu cette correspondance directe avec vous. Je vous considère donc comme mes collaborateurs. Voilà que vous allez vous dire : ce Calvino n'en finit jamais avec ses paradoxes. Sauf que non, je parle sérieusement. Et s'il est vrai que bien souvent je blague, c'est de tout mon cœur que je vous dis combien je vous suis reconnaissant, à vous et à votre excellente enseignante.|précisions=Lettre aux élèves de Santa Maria a Monte, 12 janvier 1972{{note|Sur cette lettre, voir note 10 de {{Article|prénom1=Sandrine|nom1=Granat-Robert|titre=Calvino regarde l’enfance et l’enfance regarde Calvino|périodique=Italies|numéro=21|pages=129–160|date=2017|issn=1275-7519|doi=10.4000/italies.5745|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/5745?lang=en#ftn10|consulté le=2024-06-22}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Le métier d’écrire
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-014006-0
| page = 630-631 (lettre 263)
}}
=== Autres citations ===
[[Image:Paul Klee, The Tight Rope Walker (Seiltänzer), 1923, NGA 8106.jpg|vignette|[[Paul Klee]],
''Der Seiltänzer'' [Le Funambule], 1923, 138{{note|Une autre version (1923, 121) de ce ''Funambule'' de Klee se trouve notamment en couverture d’une édition italienne de ''{{w|it:I racconti (Calvino)|I Racconti}}''.}}.]]
{{Citation|Tu as dit à juste titre que [[Paul Klee|Klee]]{{note|name=Klee}} est très important pour moi. La peinture m’a toujours servi de moteur pour me renouveler, d’idéal d’invention libre, pour être toujours soi-même en faisant toujours quelque chose de nouveau. En ce sens, le nom de Klee me semble fondamental.|original=Hai detto giusto che Klee è per me molto importante. La pittura mi è servita sempre come spinta a rinnovarmi, come ideale di invenzione libera, di essere sempre se stessi facendo sempre qualcosa di nuovo. In questo senso il nome di Klee mi pare fondamentale.|langue=it|précisions=Conversation avec {{lien|langue=it|Tullio Pericoli}}, « Furti ad arte », exposition ''Rubare a Klee'', 1980.}}
{{Réf Article
| titre = Réécrire les images. Italo Calvino et l’œuvre de Tullio Pericoli et Domenico Gnoli
| auteur = Greta Gribaudo (traduction)
| publication = Cahiers d’études romanes
| numéro =50. Lire, réagir, réécrire
| date = 2025
| page = url
| url =https://journals.openedition.org/etudesromanes/18690
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Saggi: 1945-1985
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| collection = I meridiani
| année = 1995
| tome = II
| ISBN =88-04-40404-3
| page = 1806
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Mondo scritto e mondo non scritto
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2002
| titre de la contribution = Furti ad arte (conversazione con Tullio Pericoli) (1980)
| url = https://books.google.fr/books?id=kilOBB3QsD0C&pg=PA68
| page = 68
}}
{{Citation|[[Traduction|Traduire]] c'est le système de lecture le plus absolu. Il faut lire les implications de chaque mot […]. Nous avons cette réalité-là, cet objet d'où l'on sort quelque chose qui était enfermé à l'intérieur. Toute lecture véritable est une sorte d'effraction, un vol avec effraction… Naturellement, les œuvres littéraires sont conçues pour être dévalisées, en ce sens. Tout comme le labyrinthe qui est construit délibérément pour s'y perdre, mais également pour s'y retrouver.|original=Tradurre è il sistema più assoluto di lettura. Bisogna leggere il testo nelle implicazioni di ogni parola. […] C'è questa cosa lì, chiusa, questo oggetto da cui si carpisce qualcosa che c'è chiuso dentro. C'è uno scassinamento, c'è un furto con scasso in ogni vera lettura. Naturalmente i quadri e le opere letterarie sono costruite apposta per essere derubate, in questo senso. Così come il labirinto è costruito apposta perché ci si perda, ma anche perché ci si ritrovi.|langue=it|précisions=Conversation avec Tullio Pericoli.}}
{{Réf Livre
| titre = Les années parisiennes d'Italo Calvino (1964-1980), sous le signe de [[Raymond Queneau]]
| auteur = Sergio Cappello (traduction)
| éditeur = Presses de l'Université de Paris-Sorbonne
| année = 2007
| ISBN = 9782840505259
| chapitre=VI. Calvino traducteur de Queneau
| page = 162-163
| url=https://books.google.fr/books?id=dVuS6o81P_IC&pg=PA162
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Saggi: 1945-1985
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| collection = I meridiani
| année = 1995
| tome = II
| ISBN =88-04-40404-3
| page = 1807-1808
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Mondo scritto e mondo non scritto
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2002
| titre de la contribution = Furti ad arte (conversazione con Tullio Pericoli) (1980)
| url = https://books.google.fr/books?id=kilOBB3QsD0C&pg=PA69
| page = 69-70
}}
== Citations sur ==
=== Pietro Citati ===
=== Natalia Ginzburg ===
{{loupe|Natalia Ginzburg}}
{{Citation|Dans sa jeunesse, il lui arrivait souvent de bégayer; et il a continué à bégayer un peu, par la suite; mais jeune homme, il le faisait davantage. Il semblait bien des fois extraire les mots d'un sac secret, ou les détacher avec peine de quelque pelote secrète : et quand il les prononçait, il trébuchait, il fronçait les sourcils, et baissait ses yeux sur ses doigts croisés, avec une perplexité ironique et opiniâtre, et comme s'il se moquait de lui-même. Même s'il arrivait souvent qu'il détachât ses mots avec difficulté et lenteur, ils ne semblaient pas comporter la moindre difficulté et la moindre lenteur dans son esprit, ni dans ce qu'il faisait; fatigue, lenteur et bégaiement étaient une manière de se moquer de lui-même et des autres : sa manière à lui d'être au monde.|précisions={{article|langue=it|titre=Il sole e la luna |périodique={{w|it:L'Indice dei libri del mese|L'Indice dei libri del mese}}|numéro=8|année=1985|url=https://www.lindiceonline.com/scienze-umane/cultura-e-societa/natalia-ginzburg-ricordando-italo-calvino}}{{note|Repris dans {{ouvrage|lang=it|titre=Non possiamo saperlo : saggi 1973-1990|année=2001|isbn=88-06-15250-5|url=https://archive.org/details/nonpossiamosaper0000ginz/page/109|passage=109-113}}.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =Le soleil et la lune
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Natalia Ginzburg
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 63
}}
{{Citation|Sur les « [[#Les Villes invisibles|villes invisibles]] », s'est condensée la douleur de la mémoire. Dans toutes les autres œuvres de Calvino, la mémoire est absente, ou mieux, quand elle est présente, elle ne fait jamais mal, Ici, dans les « villes invisibles » non pas rêvées mais rappelées dans le souvenir, règne la mémoire douloureuse d'un temps qui ne pourra plus jamais revenir. Le soleil se couche sur ces villes, si hautes sous le ciel, grouillantes et resplendissantes, fourmillant des erreurs des hommes, débordantes de marchandises et de nourritures, encombrées de trafics, domaines des rats et des hirondelles. Le regard qui salue ces villes est un regard qui dit adieu, adieu à un monde tant aimé et fixé depuis un bateau qui s'en va.|précisions=« Il sole e la luna »}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =Le soleil et la lune
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Natalia Ginzburg
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 65
}}
=== Jean-Paul Manganaro ===
{{Citation|''[[#Opaque|De l'opaque]]'', sans doute, en absolu, le plus beau texte de Calvino, où le degré d'abstraction de l'écriture réussit le pari de ne jamais quitter les données du concret et de s'élever pourtant dans une affabulation hautement lyrique. Véritable texte au travail, performance du ''work in progress'', d'une élaboration qui définit sa poétique au moment même où elle détermine son action et ses objectifs, les dimensions possibles de l'humain saisies par un point de vue de l'intériorité rapportée à l'extériorité des éléments qui lui font face, à travers la grille d'un ensemble de plans géométriques multipliés et variables. Ce texte, qui date de 1971, pourrait d'ailleurs être celui qui nous manque sur la vue dans ''I Cinque Sensi'', et celui aussi qui fonde la poétique du point de vue chez Calvino.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino : romancier et conteur
| auteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection= Les contemporains
| année = 2000
| ISBN = 978-2-02-021442-1
| page = 146
}}
=== Cesare Pavese ===
{{loupe|Cesare Pavese}}
{{Citation|À 23 ans, Calvino sait déjà que pour raconter, il n'est pas nécessaire de « créer des personnages », mais qu'il faut savoir transformer des faits en mots. Il le sait de manière allègre, désinvolte, un peu comme un gamin. Il n'a pas peur des mots : tant qu'ils veulent dire quelque chose, tant qu'ils servent à quelque chose, il les dit, il les creuse, il les dénoyaute, il les jette peut-être, comme on jette des sarments sur le feu, mais le but, c'est bien la flamme, la chaleur, la poêle.|précisions=''l’Unità'', 26 octobre 1947.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =L’amitié, une vie. Le Sentier des nids d’araignée
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Cesare Pavese
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 55
}}
{{Citation|Calvino naît au récit au beau milieu de la guerre civile. Ce sont là ses faits, les choses dont il fait des mots. Si l'on affirmait que ce livre, ''Le Sentier des nids d'araignée'' (Einaudi, 1947), perdant au concours Mondadori et gagnant au concours de Riccione, est le plus beau récit que nous avons eu sur l'expérience de la Résistance, personne n'essuierait de larmes. On dira alors que l'astuce de Calvino, cet écureuil de la plume, a été de grimper aux arbres, plus par jeu que par peur, et d'observer la vie des Résistants comme une fable des bois, formidable, bigarrée, « différente ».|précisions=''l’Unità'', 26 octobre 1947.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =L’amitié, une vie. Le Sentier des nids d’araignée
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Cesare Pavese
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 55
}}
=== Georges Perec ===
{{Loupe|Georges Perec}}
<!--
{{Réf Livre
| titre = Entretiens, conférences, textes rares, inédits
| auteur = Georges Perec
| éditeur = Joseph K.
| année = 2019
| ISBN = 978-2-910686-78-9
| titre de la contribution =
| page =
}}-->
== Notes et références ==
{{Références|références=
<ref name=Klee>
Voir :
*Franco Ricci, {{Chapitre|titre chapitre=The World's Seamless Web|titre ouvrage=Painting with Words, Writing with Pictures|éditeur=University of Toronto Press|date=2001|passage=191–219|isbn=978-1-4426-7823-1|doi=10.3138/9781442678231-007|lire en ligne=https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.3138/9781442678231-007|consulté le=2024-05-12}}, « Calvino and Paul Klee », ''Rivista di studi italiani'', 2003, 2, [https://www.rivistadistudiitaliani.it/articolo.php?id=124 p. 151-163], « Calvino and Klee : Variations of Line » {{Harvsp|id=GrundtvigMcLaughlinWaage_Petersen2007|Grundtvig|McLaughlin|Waage Petersen|2007|p=260-275}},
*{{Article|langue=fr|prénom1=Maria G.|nom1=Vitali-Volant|titre=Italo Calvino et les artistes de son temps|périodique=Italies|numéro=16|pages=277–306|date=2012|doi=10.4000/italies.4438|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/4438|consulté le=2024-05-09}}
</ref>
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
|commons=Category:Italo Calvino
|w=Italo Calvino
}}
*{{Ouvrage|prénom1=Aurore|nom1=Frasson-Marin|titre=Italo Calvino et l'imaginaire|éditeur=Slatkine|collection=Textes et études. Domaine italien|date=1986|isbn=2-05-100723-3|id=Frasson-Marin1986}}
*{{Ouvrage|auteur=Philippe Daros|titre=Italo Calvino|éditeur=Hachette supérieur|collection=Portraits littéraires|date=1994|isbn=2-01-019803-4|id=Daros1994}}
*{{Ouvrage|prénom1=Jean-Paul|nom1=Manganaro|titre=Italo Calvino: romancier et conteur|éditeur=Seuil|collection=Les contemporains|date=2000|isbn=978-2-02-021442-1|id=Manganaro2000}}
*{{Ouvrage/Test|lang=en|prénom1=Martin|nom1=McLaughlin|titre=Italo Calvino|éditeur=Edinburgh University Press|collection=Writers of Italy|date=1998|isbn=0-7486-0917-2|jstor=10.3366/j.ctvxcrf71|doi=10.1515/9781474470902|présentation en ligne=https://books.google.fr/books?id=i6YxEAAAQBAJ|lire en ligne=https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.1515/9781474470902|accès url=limité|id=McLaughlin1998}}
*{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Birgitte|nom1=Grundtvig|prénom2=Martin L.|nom2=McLaughlin|prénom3=Lene|nom3=Waage Petersen|titre=Image, eye and art in Calvino: writing visibility|éditeur=Routledge|date=2007|isbn=978-0-367-60411-0|id=GrundtvigMcLaughlinWaage_Petersen2007}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Perle Abbrugiati|directeur=oui|titre=La Plume et le crayon. Calvino, l’écriture, le dessin, l’image|nature ouvrage=actes du colloque à Aix-en-Provence, Centre Aixois d’Études Romanes, 20-21-22 janvier 2011|date=2012|collection=Italies|numéro dans collection=16|doi=10.4000/italies.4371|url=https://journals.openedition.org/italies/4371|id=Abbrugiati2012}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Perle Abbrugiati|titre=Le vertige selon Calvino|éditeur=Presses universitaires de Provence|collection=Textuelles|date=2016|isbn1=979-10-320-0059-5|isbn2=979-10-365-5070-6|doi=10.4000/books.pup.10881|lire en ligne=https://books.openedition.org/pup/10881|id=Abbrugiati2016}}
*{{Ouvrage/Test|auteur1=Christophe Mileschi|auteur2=Martin Rueff|directeur1=oui|directeur2=oui|titre=Italo Calvino|éditeur=L'Herne|collection= Cahiers de l'Herne |numéro dans la collection=144|date=2024|isbn=9791031904269|id=MileschiRueff2024}}
{{DEFAULTSORT:Calvino, Italo}}
[[Catégorie:Romancier italien]]
[[Catégorie:Nouvelliste italien]]
[[Catégorie:Essayiste italien]]
[[Catégorie:Naissance en 1923]]
[[Catégorie:Décès en 1985]]
[[Catégorie:Oulipo]]
cyar43iolap8u68g1agz8un4cvifwes
459887
459881
2026-05-30T00:14:56Z
Malik2Mars
27293
/* ''Pourquoi lire les classiques'' */ début pour info nouvelle trad partielle (cf. pdd). Nouvelle trad en biblio perso. A revoir en // Défis aux labyrinthes II. Hum…
459887
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Italo-Calvino.jpg|thumb|Italo Calvino.]]
'''{{w|Italo Calvino}}''' est un écrivain italien né à {{w|Santiago de las Vegas}} (Cuba) le 15 octobre 1923 et mort à {{w|Sienne}} (Italie) le 19 septembre 1985.
== Citations ==
=== ''Nos ancêtres'' ===
==== ''Le Vicomte pourfendu'' ====
{{Voir autre projet|Le Vicomte pourfendu|''Le Vicomte pourfendu''}}
{{Citation| Mais mon oncle regardait au loin, vers le nuage qui s'avançait à l'horizon, et pensait : « Voilà, ce nuage, ce sont les Turcs, les vrais Turcs, et ceux-là, à mes côtés, qui chiquent du tabac, ce sont les vétérans de la chrétienté, et cette trombe qui retentit maintenant, c'est l'attaque, la première attaque de ma vie, et ce grondement et cette secousse, c'est le bolide qui se fiche en terre et que regardent avec un ennui paresseux les vétérans et les chevaux, c'est un boulet de canon, le premier boulet ennemi que je rencontre. Pourvu que n'arrive jamais le jour où il me faudra dire : voici le dernier. » […] Il pensait : « Je verrai les Turcs ! Je verrai les Turcs ! » Rien ne plaît tant aux hommes que d'avoir des ennemis et de voir ensuite s'ils sont réellement tels qu'ils les imaginaient.}}
{{Réf Livre
| titre = Le Vicomte pourfendu
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2018
| ISBN = 978-2-07-271903-5
| chapitre =II
| page = 17-18
}}
==== ''Le Baron perché'' ====
{{Voir autre projet|Le Baron perché|''Le Baron perché''}}
{{Citation|« Qui est-ce ? Un chat ? » Et lui : « C'est un homme. Un homme.<br>
– Un homme qui miaule ?<br>
– Eh, je soupire.<br>
– Pourquoi ? Que te manque-t-il ?<br>
– Il me manque une chose que tu as toi.<br>
– Quoi donc ?<br>
– Viens là que je te le dise. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XIX
| page = 239
}}
{{Citation|« ''C'est chez vous, mon cher Chevalier, qu'il y a ce fameux philosophe qui vit sur les arbres, comme un singe ?'' » Et moi, flatté, je ne pus m'empêcher de lui répondre : « C'est mon frère, Monsieur, le baron de Rondeau. » [[Voltaire]] fut très surpris, peut-être aussi parce que le frère de ce phénomène lui apparaissait comme une personne des plus normales, et il se mit à me poser des questions comme : « ''Mais c'est pour approcher du ciel, que votre frère reste là-haut ?''<br>
– Mon frère, répondis-je, soutient que si l'on veut bien regarder la terre, il faut se tenir à la bonne distance, et le fameux Voltaire apprécia beaucoup la réponse.<br>
– ''Jadis, c'était seulement la Nature qui créait des phénomènes vivants, conclut-il; maintenant, c'est la Raison''. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XX
| page = 243
}}
{{Citation| « Pourquoi est-ce que tu me fais souffrir ?<br>
Parce que je t'aime. »<br>
Et c'était lui, alors, qui se mettait en colère :<br>
« Non, non tu m'aimes pas ! Qui aime veut le bonheur, pas le malheur.<br>
– Qui aime veut seulement l'amour, fût-ce au prix de la douleur.<br>
– Alors tu me fais souffrir exprès ?<br>
– Oui, pour voir si tu m'aimes. »
La philosophie du baron se refusait à aller plus loin : « La douleur est un état négatif de l'âme.<br>
– L'amour est tout.<br>
– Il faut toujours lutter contre la douleur.<br>
– L'amour ne se refuse rien.<br>
– Il y a des choses que je n'accepterai jamais.<br>
– Mais si, tu les acceptes puisque tu m'aimes et que tu souffres. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XXII
| page = 275
}}
{{Citation| « Que veux-tu dire ? Que je suis jaloux ?<br>
– Tu as raison d'être jaloux. Mais tu prétends soumettre la jalousie à la raison.<br>
– Bien sûr : et ainsi je la rends plus efficace.<br>
– Tu raisonnes trop. Pourquoi diable faudrait-il que l'amour soit soumis à la raison ?<br>
– Pour t'aimer davantage. Si on accomplit chaque chose en raisonnant, on augmente son pouvoir.<br>
– Tu vis dans les arbres et tu as la mentalité d'un notaire perclus par la goutte.<br>
– C'est avec l'âme la plus simple qu'il faut vivre les entreprises les plus hardies. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre = XXIII
| page = 284-285
}}
==== ''Le Chevalier inexistant'' ====
{{Voir autre projet|Le Chevalier inexistant|''Le Chevalier inexistant''}}
{{Citation
|citation=Sous les murs rouges de Paris, s’était déployée l’armée de France : Charlemagne devait passer les paladins en revue. Ils attendaient depuis trois grandes heures, dans la touffeur d’un après-midi de début d’été, un peu couvert, nuageux ; on mitonnait dans les cuirasses, comme dans des marmites mises à cuire à feu doux. Peut-être bien que, dans cet alignement imperturbable de chevaliers, quelqu’un déjà s’était évanoui, ou simplement assoupi : de toute façon, l’armure les maintenait bien cambrés sur leur selle, tous pareils.
|précisions=Incipit du roman.
}}
{{Réf Livre
|titre=Le Chevalier inexistant
|auteur=Italo Calvino
|éditeur=du Seuil
|année=1995
|page=11
|chapitre=I
|ISBN=2-02-023812-8
|traducteur=Maurice Javion
|année d'origine=1959
|collection=Points
}}
=== ''Les amours difficiles'' ===
{{Voir autre projet|Aventures (Calvino)|''Aventures''}}
{{Citation|Il suffit que l'on commence à dire de quelque chose : « Que c'est beau, il faudrait vraiment le [[photographie]]r ! », et on est aussitôt sur le terrain de ceux qui pensent que tout ce qui n'est pas photographié est perdu, que c'est comme si ça n'avait jamais existé, et que donc, pour vivre vraiment, il faut photographier le plus possible, et que, pour photographier le plus possible, il faut : soit vivre de la façon la plus photographiable possible, soit considérer comme photographiable chaque moment de son existence. La première voie conduit à la stupidité, la seconde à la folie.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 90-91
}}
{{Citation|Le goût de la photo spontanée, naturelle, prise sur le vif, tue la spontanéité, éloigne le présent. La réalité photographiée prend aussitôt un caractère nostalgique, de joie enfuie sur l'aile du temps, un caractère commémoratif, même s'il s'agit d'une photo d'avant-hier. Et la vie que vous vivez pour la photographier est, dès le départ, autocommémoration. Croire que l'instantané est plus vrai que le portrait posé est un préjugé.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 92
}}
{{Citation|Quelle que soit la personne, ou la chose, qu'on décide de photographier, on doit continuer à la photographier toujours, uniquement celle-là, à toutes les heures du jour et de la nuit. La photographie n'a de sens que si elle épuise toutes les images possibles.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 101
}}
=== ''Marcovaldo'' ===
{{Voir autre projet|Marcovaldo|''Marcovaldo''}}
=== Cosmicomics : récits anciens et nouveaux ===
==== ''Cosmicomics'' ====
{{Citation|Chaque point de chacun de nous coïncidait avec chaque point de chacun des autres en un point unique qui était celui-là où nous nous trouvions tous.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = [[Jean Thibaudeau]]
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Cosmicomics
| titre de la contribution = Tout en un point
| page = 69
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/69
}}
==== ''Temps zéro'' ====
{{Citation|Si par la pensée je réussis à construire une forteresse d'où il est impossible de fuir, cette forteresse pensée sera ou bien semblable à la véritable - et en ce cas il est sûr que nous ne nous enfuirons jamais d'ici; mais du moins aurai-je trouvé la tranquillité de qui sait qu'il se trouve là où il est parce qu'il ne peut être ailleurs -, ou bien ce sera une forteresse d'où la fuite sera plus impossible encore que d'ici - et alors ce sera le signe qu'ici une chance de fuir existe: il suffira de déterminer le point où la forteresse pensée ne coïncide pas avec la véritable, pour la trouver.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean Thibaudeau
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Temps zéro
| titre de la contribution =Le comte de Monte-Cristo
| page = 400
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/400
}}
==== ''Autres histoires cosmicomiques'' ====
{{Citation| Mais moi je me demande si, vraiment, ce monde est le mien. Parfois je lève le regard vers la [[Lune]] et je pense à tout le désert, au froid, au vide qui pèsent sur l'autre plateau de la balance et soutiennent notre pauvre faste. Si j'ai sauté à temps de ce côté-ci, ce fut un hasard. Je sais que je dois à la Lune ce que j'ai sur la [[Terre]], que je dois ce qu'il y a à ce qu'il n'y a pas.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = La Lune comme un champignon
| page = 415-416
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/415
}}
{{citation|Que sera le genre humain au moment de son extinction ? Une certaine quantité d'information sur lui-même et sur le monde, une quantité finie puisqu'elle ne pourra plus se renouveler ni augmenter. Pendant un temps, l'[[univers]] a eu une occasion particulière de recueillir et d'élaborer de l'[[information]], d'en créer, d'en faire naître là où il n'y avait rien à informer de rien : cela a été la vie sur la Terre et surtout le genre humain, sa mémoire, ses inventions pour communiquer et se [[Souvenir (mémoire)|souvenir]].}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 497
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/497
}}
{{Citation|En somme, en ne donnant pas certaines informations, on en donne plus que ce que l'on donnerait en les donnant. Le résultat final de notre travail sera un modèle où tout comptera en tant qu'information, même ce qui n'y sera pas. Alors seulement on pourra savoir, de tout ce qui a été, ce qui comptait réellement, c'est-à-dire ce qu'il y a eu vraiment, parce que le résultat final de notre documentation présentera en même temps ce qui est, a été et sera, et tout le reste ne sera rien.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 497-98
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/497
}}
{{Citation|Une masse d'informations froidement objectives, incontestables, risquerait de fournir une image éloignée de la vérité, de fausser le côté le plus spécifique de chaque situation. Supposons que, d'une autre planète, nous parvienne un message de pures données de fait, d'une clarté tout à fait évidente : nous ne lui prêterions aucune attention, nous ne nous en apercevrions même pas ; seul un message contenant quelque chose d'inexprimé, de douteux, de partiellement indéchiffrable forcerait le seuil de notre conscience, nous imposerait de le recevoir et de l'interpréter.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 499
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/499
}}
{{Citation|Si dans la mémoire du monde il n'y a rien à corriger, la seule chose qui reste à faire, c'est corriger la réalité là où elle ne concorde pas avec la mémoire du monde.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 502
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/502
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2025
|mois=septembre
|jour=19
|commentaire=date anniversaire de son décès
}}
==== ''Nouvelles histoires cosmicomiques'' ====
{{Citation|À la fin je commençai à y voir clair : il n'y avait pour elle qu'un seul objet d'admiration, une seule valeur, un seul modèle de perfection, c'était le [[néant]].
Sa mésestime ne s'adressait pas à moi, mais à l'[[univers]]. Tout ce qui existait portait en soi un défaut d'origine : l'être lui paraissait une dégénération avilissante et vulgaire du non-être.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 511
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/511
}}
{{Citation|Le rien avait en lui un caractère absolu, une rigueur, une tenue qui faisaient apparaître comme approximatif, limité, chancelant tout ce qui prétendait posséder les qualités requises de l'existence ; dans ce qui est, si on le compare à ce qui n'est pas, la qualité inférieure, les impuretés, les défauts sautent aux yeux; en somme, il n'y a qu'avec le néant que l'on peut être sûr de soi. Cela dit, quelle conséquence devais-je en tirer ? Tourner le dos au tout, replonger dans le rien ? Comme si cela eût été possible ! Une fois mis en mouvement, le processus du passage du non-être à l'être ne pouvait plus être arrêté : le néant appartenait à un passé irrémédiablement fini.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 512
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/512
}}
{{Citation|Avec retard, comme d'habitude, je finis par comprendre qu'elle avait raison cette fois aussi. Avec le néant nous ne pouvions avoir d'autre contact qu'à travers le peu qu'il avait produit comme quintessence de son inanité; nous n'avions d'autre image du néant que notre pauvre univers. Tout le néant que nous pouvions trouver était là, dans le caractère relatif de ce qui est, parce que même le néant n'avait été autre qu'un néant relatif, un néant secrètement parcouru par des nuances et des tentations d'être quelque chose, s'il était vrai que dans un moment de crise de sa propre nullité il avait pu donner lieu à l'univers.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 515
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/515
}}
=== ''Les Villes invisibles'' ===
{{voir autre projet|Les Villes invisibles|''Les Villes invisibles''}}
{{Citation|L’homme qui chevauche longuement par des terres sauvages, le désir d’une [[ville]] le prend. Il finit par arriver à Isidora […]. Isidora est donc la ville de ses rêves : à une différence près. La ville rêvée le contenait lui encore jeune ; il arrive à Isidora déjà vieux. Sur la place, il y a le muret des vieux qui regardent passer la jeunesse ; il se trouve assis parmi eux. Les désirs sont déjà des souvenirs.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = I. Les villes et la mémoire, 2.
| page = 14
}}
[[Image:Shehara 02.jpg|vignette|{{w|Pont de Shaharah}}]]
{{Citation|[[Marco Polo]] décrit un pont, pierre après pierre.<br>– Mais quelle est la pierre qui soutient le pont ? demande [[Kublai Khan]].<br> – Le pont n'est pas soutenu par telle ou telle pierre, répond Marco, mais par la ligne de l'arc qu'elles forment.<br> Kublai Khan garde le silence, il réfléchit. Puis il ajoute :<br>– Pourquoi est-ce que tu me parles des pierres ? Seul l'arc compte pour moi.<br>Polo répond :<br>– Sans pierres, il n'y a pas d'arc.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = V
| page = 107
}}
{{Citation|Kublai était un joueur d'[[échecs]] attentif; suivant les gestes de Marco, il observait que certaines pièces impliquaient ou excluaient le voisinage d'autres pièces et se déplaçaient selon certaines lignes. […] Il pensa : « Si chaque ville est comme une partie d'échecs, le jour où j'arriverai à en connaître les règles, je posséderai finalement mon empire, même si je n'arrive jamais à connaître toutes les villes qu'il contient. »}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII
| page = 153-154
}}
[[Image:Checkmate.jpg|vignette]]
{{Citation|Le Grand Khan essayait de se prendre au jeu : mais désormais, c'était le pourquoi du jeu qui lui échappait. Le but de toute partie est une victoire ou une défaite : mais de quoi ?
Quel était le véritable enjeu ? À l'échec et mat, sous le pied du roi balayé par la main du vainqueur, il reste un carré noir ou blanc. À force de désincarner ses conquêtes pour les réduire à leur essence, Kublai était parvenu à l'opération extrême : la conquête définitive, dont les trésors aux mille formes de l'empire étaient de simples enveloppes illusoires, se réduisait à un morceau de bois raboté : le [[néant]]…}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII
| page = 154-155
}}
{{Citation|La ville pour qui passe sans y entrer est une, et une autre pour qui est pris par elle et n'en sort pas; une est la ville où on arrive pour la première fois, une autre celle qu'on laisse pour ne plus y revenir; chacune mérite un nom différent; peut-être ai-je déjà parlé d'Irene sous d'autres noms; peut-être n'ai-je jamais parlé que d'Irene.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII. Les villes et le nom, 4.
| page = 158
}}
{{Citation|L'[[enfer]] des vivants n'est pas quelque chose qui existera dans le futur; s'il y en a un, c'est celui qui est déjà là, l'enfer que nous habitons tous les jours, que nous formons en restant ensemble. Il y a deux façons de ne pas en souffrir. La première est facile pour le plus grand nombre : accepter l'enfer et en faire partie jusqu'à ne plus le voir. La deuxième est risquée et exige une attention et un apprentissage continus : chercher et savoir reconnaître qui et quoi, au beau milieu de l'enfer, n'est pas l'enfer, et le faire durer, et lui faire place.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = IX
| page = 207-208
}}
=== ''Si par une nuit d'hiver un voyageur'' ===
{{Voir autre projet|Si par une nuit d'hiver un voyageur|''Si par une nuit d'hiver un voyageur''}}
{{Citation|Tu es sur le point de commencer le nouveau roman d’Italo Calvino, ''Si une nuit d’hiver un voyageur''. Détends‐toi. Recueille‐toi. Chasse toute autre pensée de ton esprit. Laisse le monde qui t’entoure s’estomper dans le vague. Il vaut mieux fermer la porte ; là‐bas la télévision est toujours allumée. Dis‐le tout de suite aux autres : « Non, non, je ne veux pas regarder la télévision. » Lève la voix, sinon ils ne t’entendront pas : « Je suis en train de lire ! Je ne veux pas être dérangé. » Il se peut qu’ils ne t’aient pas entendu avec tout ce bazar ; dis‐le à haute voix, crie : « Je vais commencer le nouveau roman d’Italo Calvino ! » Ou si tu ne veux pas, ne le dis pas ; espérons qu’ils te laissent tranquille.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = I
| page = 9
}}
{{Citation|Te voilà donc prêt désormais à attaquer les premières lignes de la première page. Tu t’attends à reconnaître l’accent incomparable de l’auteur. Non. Tu ne le reconnais pas du tout. Mais à y regarder de près, a‐t‐on jamais dit que cet auteur avait un accent inimitable ? Tout au contraire, on sait bien qu’on a affaire à un auteur qui change beaucoup d’un livre à l’autre. Et c’est justement dans ces changements qu’on reconnaît que c’est bien lui.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = I
| page = 17-18
}}
{{Citation|Cela fait quelques pages que tu es engagé dans ta lecture et il serait temps qu'on te dise clairement si la gare dans laquelle je suis descendu d'un train en retard est une gare d'autrefois ou une gare d'aujourd'hui; alors que les phrases continuent à se mouvoir dans l'indéterminé, dans le gris, dans une espèce de no man's land de l'expérience réduite à son plus petit dénominateur commun. Fais attention : il s'agit sans doute d'un système destiné à t'impliquer petit à petit, à t'entraîner dans l'affaire sans que tu t'en rendes compte : un piège.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| page = 21-22
}}
{{Citation|Tu jettes le livre par terre, tu le lancerais volontiers par la fenêtre, et même par la fenêtre fermée, à travers les lames des stores vénitiens, et qu'elles triturent ses in-folio incohérents, que les phrases les mots les morphèmes les phonèmes jaillissent sans plus pouvoir se recomposer en discours ; à travers les vitres, si ce sont des vitres incassables, encore mieux, balancer le livre réduit en photons, en vibrations ondulatoires, en spectres polarisés ; à travers le mur, que le livre se décompose en molécules et en atomes, en passant entre les atomes du ciment armé, en se décomposant entre électrons, neutrons, neutrinos en particules élémentaires toujours plus petites ; à travers les fils du téléphone, qu'il se réduise en impulsions électroniques, en flux d'information, concassé par les redondances et les bruits, et qu'il se dégrade dans une vertigineuse entropie. Tu voudrais le jeter hors de la maison, hors du pâté de maisons, hors du quartier, hors de la zone urbaine, hors du cadre territorial, hors de l'administration régionale, hors de la communauté nationale, hors du Marché commun, hors de la culture occidentale, hors de la plaque continentale, de l'atmosphère, de la biosphère, de la stratosphère, du champ gravitationnel, du système solaire, de la galaxie, de l'amas des galaxies, réussir à le balancer plus loin que le point où les galaxies sont arrivées dans leur expansion, là où l'espace-temps n'est pas encore parvenu, là où l'accueillerait le non-être, mieux encore : le n'être jamais ni l'avoir été ni le devoir être, à se perdre dans la négativité la plus absolue garantie indéniable. Voilà ce qu'il mérite, ni plus, ni moins.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 40-41
}}
{{Citation|La demoiselle, il t'a indiqué une demoiselle. Elle est là, entre deux étagères de la librairie […]. Et voilà la Lectrice qui fait son entrée réussie dans ton champ visuel, Lecteur, mieux, dans ton champ d'attention, mieux encore, c'est toi qui as pénétré dans un champ magnétique à l'attraction duquel tu ne peux plus échapper. Ne perds pas de temps, alors, tu tiens un bon argument pour engager la conversation, un terrain commun, rends-toi compte, tu peux faire étalage de tes lectures nombreuses et variées, lance-toi, qu'est-ce que tu attends ?}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 44-45
}}
{{Citation|Il serait indiscret, [[Lecteur]], de te demander ton âge, ton état civil, ta profession, tes revenus. Ce sont tes affaires, c'est toi que ça regarde. Ce qui compte, c'est l'état d'âme avec lequel maintenant, dans l'intimité de ta maison, tu essaies de rétablir le calme parfait pour t'immerger dans le livre, tu allonges les jambes, les replies, les allonges de nouveau. Mais quelque chose a changé depuis hier. Ta lecture n'est plus solitaire : tu penses à la Lectrice qui à ce même moment est en train elle aussi d'ouvrir le livre, et voilà que se superpose au roman à lire, un roman à vivre, la suite de ton histoire avec elle, ou mieux : le début d'une histoire possible. Regarde comme tu as changé depuis hier, toi qui soutenais que tu préférais un livre, cette chose solide, qui est là, bien définie, et dont on peut jouir sans risque, à une expérience vécue, toujours fugace, discontinue, contradictoire. Est-ce que cela veut dire que le livre est devenu un instrument, un canal de communication, un lieu de rencontre? La [[lecture]] n'en aura pas moins de prise sur toi : et même, quelque chose se trouve ajouté à ses pouvoirs.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 49
}}
{{Citation
|citation=Écouter quelqu’un qui lit à haute voix, ce n’est pas la même chose que lire en silence. Quand tu lis, tu peux t’arrêter, ou survoler les phrases : c’est toi qui décides du rythme. Quand c’est un autre qui lit, il est difficile de faire coïncider ton attention avec le ''tempo'' de sa lecture : sa voix va ou trop vite ou trop lentement.
}}
{{Réf Livre
|titre=Si par une nuit d’hiver un voyageur
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=[[Danièle Sallenave]] et [[François Wahl]]
|éditeur=du Seuil
|collection=Points
|année=1995
|année d'origine=1979
|ISBN=2-02-025157-4
|chapitre=IV
|page=79
|url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital/84}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mars|jour=2}}
{{Citation|Lire, dit-il, c'est cela toujours : une chose est là, une chose faite d'[[écriture]], un objet solide, matériel, qu'on ne peut pas changer; et à travers cette chose on entre en contact avec quelque chose d'autre, qui n'est pas présent, quelque chose qui fait partie du monde immatériel, invisible, parce qu'elle est seulement pensable, ou imaginable, ou parce qu'elle a été et n'existe plus, parce qu'elle est passée, disparue, inaccessible, perdue au royaume des
morts…<br>– Ou bien parce qu'elle n'existe pas encore, quelque chose qui fait l'objet d'un désir, d'une crainte, possible ou impossible (c'est Ludmilla qui parle) : lire, c'est aller à la rencontre d'une chose qui va exister mais dont personne ne sait encore ce qu'elle sera…}}
{{Réf Livre
|titre=Si par une nuit d’hiver un voyageur
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Danièle Sallenave et François Wahl
|éditeur=du Seuil
|collection=Points
|année=1995
|année d'origine=1979
|ISBN=2-02-025157-4
|chapitre=IV
|page=83-84
|url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital/79}}
=== ''Tourner la page'' ===
{{Pour info|{{Ouvrage/Test|langue=it|titre=Una pietra sopra|édition=Einaudi|date=1980|lire en ligne=http://archive.org/details/unapietrasopra0000ital}}{{note|Traduction partielle dans {{Ouvrage/Test|trad=Michel Orcel et François Wahl|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/}}. Première traduction intégrale dans {{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro et Michel Orcel|champ libre=relue et préfacée par Mario Fusco|titre=Défis aux labyrinthes : textes et lectures critiques|tome=I|éditeur=Seuil|collection=Bibliothèque Calvino|date=2003|isbn=2-02-051027-8}}.}}.}}
{{Citation|Ceux qui croient pouvoir vaincre les [[labyrinthe]]s en échappant à leur difficulté sont hors jeu ; il est donc peu pertinent de demander à la [[littérature]], étant donné un labyrinthe, de fournir elle-même la clef pour en sortir. Ce que la littérature peut faire, c'est définir la meilleure attitude pour trouver la sortie, même si cette sortie ne sera que passage d'un labyrinthe à un autre. Ce que nous voulons sauver, c'est le ''défi au labyrinthe'', c'est une littérature du ''défi au labyrinthe'' que nous voulons extraire et distinguer de la littérature de la ''reddition au labyrinthe''.|précisions={{article|titre=La sfida al labirinto|périodique=Il Menabò di letteratura|numéro=5|année=1962}}{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 82-97. Traduction française dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 101-116}}}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Le défi au labyrinthe
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 145
}}
{{Citation|Le rapport entre [[philosophie]] et [[littérature]] est un combat. Le regard des philosophes traverse l'opacité du monde, en efface l'épaisseur charnue, réduit la variété de l'existant à un maillage de relations entre concepts généraux, fixe les règles en vertu desquelles un nombre fini de pions se déplaçant sur un [[échecs|échiquier]] épuise un nombre peut-être infini de combinaisons. Arrivent les [[écrivain]]s, et ils remplacent les pièces abstraites de l'échiquier par des rois reines cavaliers tours, tous munis d'un nom, d'une forme déterminée, d'un ensemble d'attributs royaux ou chevalins, à la place de l'échiquier ils déploient des champs de bataille poussiéreux ou des mers en furie; et voilà que les règles du jeu volent en éclats, qu'un ordre différent de celui des philosophes se laisse peu à peu découvrir. Ou plutôt : ceux qui découvrent ces nouvelles règles du jeu sont à nouveau les philosophes, revenus à la charge pour démontrer que l'opération accomplie par les écrivains est réductible à l'une des leurs, que les tours et les fous spécifiquement déterminés n'étaient que des concepts généraux déguisés.|précisions=« Philosophy and Literature », ''The Times Literary Supplement'', 28 septembre 1967{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 150-156. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 37-44, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 171-178.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Philosophie et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 222
}}
{{Citation|Pour qui écrit-on un roman ? Pour qui écrit-on un poème ? Pour des gens qui ont lu certains autres romans, certains autres poèmes. On écrit un [[livre]] pour qu'il puisse se juxtaposer à d'autres livres, pour qu'il prenne place sur une étagère hypothétique et, ce faisant, la modifie de quelque façon, déloge tels autres volumes ou les fasse reculer au deuxième rang, réclame qu'on en promeuve d'autres au premier.|précisions=''Rinascita'', 46, 24 novembre 1967{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 159-163. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 69-74, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 188-192.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Pour qui écrit-on ? (L’étagère hypothétique)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 235
}}
{{Citation|Dans la façon dont la culture d'aujourd'hui voit le monde, une tendance affleure en même temps dans différents domaines : de plus en plus, le monde dans ses divers aspects est vu comme ''discret'' plutôt que comme ''continu''. J'emploie le terme « discret » dans son acception mathématique : quantité « discrète », c'est-à-dire qui se compose de parties séparées. Hier encore, la pensée nous apparaissait comme quelque chose de fluide, évoquant en tous des images linéaires (un fleuve qui s'écoule, un fil qui se déroule), ou des images gazeuses (une espèce de nuage, tant il est vrai qu'on parlait volontiers d'« esprit »); alors qu'aujourd'hui, nous avons tendance à la voir comme une série d'états discontinus, de combinaisons d'impulsions sur un nombre fini (un nombre énorme mais fini) d'organes sensoriels et de contrôle. Les cerveaux électroniques, s'ils sont encore loin de produire toutes les fonctions d'un cerveau humain, sont cependant d'ores et déjà en mesure de nous fournir un modèle théorique convaincant des processus les plus complexes de notre mémoire, de nos associations mentales, de notre imagination, de notre conscience.|précisions=Conférence, Turin, Milan, Gênes, Rome, Bari, 24-30 novembre 1967{{note|name=Cyber|Publiée dans ''Le Conferenze dell’Associazione Culturale Italiana'', XXI, 1967-1968. ''Una pietra sopra'', 1980, « Cibernetica e fantasmi », p. 164-181. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, « Cybernétique et fantasmes », p. 11-29, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 193-209.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Cybernétique et fantômes (Notes sur la littérature comme processus combinatoire)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 246-247
}}
{{Citation|De même qu'aucun joueur d'[[échecs]] ne vivra assez longtemps pour épuiser les combinaisons des déplacements possibles des trente-deux pièces sur l'échiquier, de même nous savons - étant donné que notre esprit est un échiquier mettant en jeu des centaines de milliards de pièces - qu'une vie aussi longue que l'univers ne suffirait pas pour qu'on parvienne à en jouer toutes les parties possibles. Mais nous savons aussi que toutes les parties sont implicites dans le code général des parties mentales, par le biais duquel chacun de nous formule d'instant en instant ses pensées, foudroyantes ou paresseuses, nébuleuses ou cristallines.|précisions=Conférence, Turin, Milan, Gênes, Rome, Bari, 24-30 novembre 1967{{note|name=Cyber}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Cybernétique et fantômes (Notes sur la littérature comme processus combinatoire)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 247-248
}}
[[Image:Caspar David Friedrich - Mann und Frau in Betrachtung des Mondes - Alte Nationalgalerie Berlin.jpg|vignette|''{{w|Homme et Femme contemplant la Lune}}'', [[Caspar David Friedrich]].]]
{{Citation|Ce qui […] m'intéresse, c'est tout ce qui est appropriation véritable de l'espace et des objets célestes, c'est-à-dire ''connaissance'' : en dehors de notre cadre limité et certainement trompeur, définition d'un rapport entre nous et l'univers extra-humain. La [[lune]], dès l’Antiquité, a signifié pour les hommes ce désir, et c'est ainsi que s'explique la dévotion lunaire des poètes. Mais la lune des poètes a-t-elle quelque chose à voir avec les images laiteuses et piquetées que nous transmettent les fusées ? Peut-être pas encore; mais le fait que nous soyons obligés de ''repenser'' la lune d'une manière nouvelle nous amènera à repenser d'une manière nouvelle bien des choses. […]. Ceux qui aiment vraiment la lune ne se contentent pas de la contempler comme une image conventionnelle, ils veulent entrer plus étroitement en relation avec elle, ils veulent voir ''davantage'' dans la lune, ils veulent que la lune en ''dise davantage''. Le plus grand écrivain de la littérature italienne de tous les temps, [[Galilée]], dès qu'il se met à parler de la lune, élève sa prose à un degré prodigieux de précision et d'évidence, en même temps que de raréfaction lyrique. Et la langue de Galilée fut l'un des modèles de celle de [[Giacomo Leopardi|Leopardi]], grand poète lunaire…|précisions=Lettre à {{lien|langue=it|Anna Maria Ortese}}, décembre 1967{{note|Partiellement publiée dans le ''{{w|Corriere della Sera}}'', 24 décembre 1967, puis ''Una pietra sopra'', 1980, « Il rapporto con la luna », p. 182-183. Première traduction française de Jean-Paul Manganaro dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 210-212. Traduction intégrale de la lettre dans [[#Le métier d’écrire|''Le métier d'écrire'']], 2023, p. 572-574 (lettre 245).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Le rapport avec la lune
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 269-270
}}
[[Image:FullMoon2010.jpg|vignette]]
{{Citation|Galilée ne fait pas usage du langage comme d'un instrument neutre, il fait preuve de conscience littéraire, d'une incessante participation expressive, imaginative, et même lyrique. Lorsque je lis Galilée, j'aime chercher les passages où il parle de la Lune : c'est la première fois que la Lune devient pour les hommes un objet réel, que l'on décrit minutieusement comme une chose tangible, et pourtant, dès que la Lune apparaît, on sent dans la prose de Galilée une sorte de raréfaction, de lévitation : on s'élève dans une suspension enchantée.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 186. Première traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 33, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 215.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 274
}}
{{Citation|Lorsque j'ai dit que Galilée reste le plus grand écrivain italien, {{lien|langue=it|Carlo Cassola}} a bondi pour dire : Comment ça ! Je croyais que c'était [[Dante]] ! Merci, belle découverte.
D'abord, je voulais dire écrivain en prose; dans ce cas, la question se joue entre [[Machiavel]] et Galilée, et là, je suis tout de même un peu gêné, parce que Machiavel aussi, je l'aime beaucoup. Ce que je peux dire, c'est que dans la direction où je travaille maintenant, je trouve davantage à me nourrir chez Galilée, quant à la précision du langage, à l'imagination scientifico-poétique, à la construction de conjectures. Mais Galilée - dit Cassola - était un scientifique, pas un écrivain. Cet argument me semble facile à démonter : de la même façon, Dante faisait lui aussi, dans un contexte culturel différent, œuvre encyclopédique et cosmologique, lui aussi cherchait à travers la parole littéraire à construire une image de l'univers. C'est là une vocation profonde de la littérature italienne qui se transmet de Dante à Galilée : l'œuvre littéraire comme carte du monde et du connaissable, l'écriture animée par un élan cognitif qui ressortit tantôt à la théologie, tantôt à la spéculation, tantôt à la sorcellerie, tantôt à l'ambition encyclopédique, tantôt à la philosophie naturelle, tantôt à l'observation transfigurante et visionnaire.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 186-187. Première traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 33-34, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 215-216.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 275
}}
=== ''Monsieur Palomar ''===
{{Citation| Dans un premier temps j'avais eu l'idée de créer deux personnages : monsieur Palomar et monsieur Mohole. Le nom du premier vient de Mount Palomar, le célèbre {{w|Observatoire Palomar|observatoire astronomique californien}}. Le nom du second est celui d'un {{w|Mohole|projet de forage de la croûte terrestre}} qui, s'il venait à être réalisé, atteindrait à des profondeurs sans pareilles jusqu'aux entrailles de la terre. Les deux personnages auraient dû tendre, respectivement, Palomar vers le haut, le dehors, les aspects multiformes de l'univers, Mohole vers le bas, l'obscur, les abîmes intérieurs. Je me proposais d'écrire des dialogues basés sur le différend entre les deux personnages, l'un qui voit les faits minimes de la vie quotidienne dans une perspective cosmique, l'autre qui ne se soucie que de découvrir ce qu'il y a dessous et ne dit que des vérités déplaisantes. |précisions=Texte de présentation écrit en mai 1983, publié en 1992 dans ''Romanzi e racconti'' II.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 9-10
}}
{{Citation|On pourra me demander pourquoi, au lieu de parler du livre que j'ai écrit, je parle de celui que je n'ai pas écrit et qui n'a rien à voir avec celui que vous avez en main. Mais peut-être est-il impossible de parler de son propre livre (lequel ne devrait pas avoir besoin des commentaires de l'auteur) autrement qu'« en négatif », c'est-à-dire en parlant des projets qu'on a dû écarter pour en arriver à celui-ci.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 10-11
}}
{{Citation|Les silences de monsieur Palomar, qui au début du livre se traduisent en un flux serré de phrases, tournent davantage, à mesure qu'on s'approche de la fin, à la rumination anxieuse. En relisant le tout, je m'aperçois que l'histoire de Palomar peut se résumer en deux phrases : « Un homme se met en marche pour atteindre, pas à pas, la sagesse. Il n'est pas près d'arriver. »}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 15
}}
{{Citation|On ne peut observer une vague sans tenir compte des aspects complexes qui concourent à la former et de ceux tout aussi complexes auxquels celle-ci donne lieu. Ces aspects varient continuellement, de sorte qu'une vague est toujours différente d'une autre vague; mais il est vrai aussi que toute vague est pareille à une autre vague, même si ce n'est pas forcément celle qui la touche ou la suit immédiatement […]. Comme ce que monsieur Palomar a l'intention de faire en ce moment c'est simplement de ''voir'' une vague, c'est-à-dire de saisir toutes ses composantes simultanées sans en négliger aucune, son regard s'attardera sur le mouvement de l'eau qui vient battre le rivage tant qu'il continuera d'enregistrer des aspects qu'il n'avait pas saisis jusque-là; dès qu'il s'apercevra que les images se répètent, il saura qu'il a vu tout ce qu'il voulait voir et pourra arrêter.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2020
| ISBN = 978-2-07-045107-4
| chapitre = 1.1.1. Lecture d’une vague
| page = 18-19
}}
{{Citation|Pointer son attention sur un aspect le fait bondir au premier plan et envahir le cadre, comme dans certains dessins devant lesquels il suffit de fermer les yeux et lorsqu'on les rouvre la perspective a changé.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2020
| ISBN = 978-2-07-045107-4
| chapitre = 1.1.1. Lecture d’une vague
| page = 22
}}
{{Citation|La [[lune]], l'après-midi, personne ne la regarde, et c'est pourtant le moment où elle aurait le plus besoin de notre intérêt, vu que son existence est encore incertaine. C'est une ombre blanchâtre affleurant dans l’azur intense du ciel, chargé de lumière solaire ; qui nous assure qu'elle parviendra cette fois encore à prendre forme et brillance ? Elle est si fragile, et si pâle, et si fine ; elle ne commence à prendre un contour net comme l'arc d'une faux que d'un seul côté, mais le reste est encore tout gorgé de bleu céleste.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi
| page = 53
}}
{{Citation|La lune est le plus changeant des corps de l'univers visible, et le plus régulier dans ses habitudes compliquées : elle ne manque jamais à ses rendez-vous et on peut toujours guetter sa venue, mais si on la laisse quelque part on la retrouve toujours ailleurs, et si on se rappelle son visage tourné d'une certaine façon, voilà que déjà elle a changé de pose, peu ou prou. Mais en tout cas, si on la suit pas à pas, on ne se rend pas compte qu'imperceptiblement elle nous échappe. Seule l'intervention des nuages peut créer l'illusion d'une course ou d'une métamorphose rapides, ou plutôt donner une voyante évidence à ce qui autrement échapperait au regard.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi
| page = 55
}}
[[Image:OSIRIS Mars true color.jpg|vignette]]
{{Citation|[[Mars (planète)|Mars]], bien que se trouvant près du grand miroir lunaire inondé de lumière blanche, se détache impérieusement dans son éclat obstiné, son jaune concentré et dense, différent de tous les autres jaunes du firmament, au point qu'on finit par convenir qu'on l'appellera rouge, et dans les moments inspirés par le voir rouge pour de bon.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 57
}}
{{Citation|Mars, au télescope, apparaît comme une planète plus perplexe qu'elle n'en a l'air à l’œil nu : on dirait qu'elle a une foule de choses à communiquer dont on ne parvient à saisir qu'une petite partie, comme dans des propos bredouillés et crachoteux. […] Il lui semble que, si la planète Mars est depuis {{lien|langue=it|Giovanni Schiaparelli|texte=Schiaparelli}} celle dont on a dit tout et n'importe quoi, provoquant alternativement illusions et désillusions, cela tient à la difficulté qu'il y a à établir un rapport avec elle, comme avec une personne au caractère difficile. (A moins que la difficulté de caractère ne soit toute du côté de monsieur Palomar : c'est en vain qu'il tente d'échapper à la subjectivité en se réfugiant parmi les corps célestes.)}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 58-59
}}
[[Image:Jupiter and the Galilean Satellites.jpg|vignette|{{w|Satellites galiléens}}]]
{{Citation|Le faste véritable de cette planète luxueuse, ce sont ses satellites étincelants, maintenant tous les quatre bien en vue le long d'une ligne oblique, comme un sceptre resplendissant de joyaux. Découvertes par [[Galilée]], […] les petites lunes de [[Jupiter (planète)|Jupiter]] semblent irradier une ultime lueur de la Renaissance néoplatonicienne, comme si elles ignoraient que l'ordre impassible des sphères célestes s'est évanoui, précisément à cause de leur découvreur. Un rêve de classicisme enveloppe Jupiter ; en fixant cette planète dans son télescope, monsieur Palomar s'attend d'un moment à l'autre à une transfiguration olympienne. […] S'il est normal et bon que l'imagination vienne au secours de la faiblesse de la vue, elle doit être instantanée et directe comme le regard qui la met en branle. Quelle était la première similitude qui lui était venue à l'esprit et qu'il avait écartée parce qu'elle lui semblait incongrue? Il avait vu la planète ondoyer, ses satellites alignés comme de petites bulles d'air montant des branchies d'un poisson des abîmes, rond, strié et luminescent...}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 61-62
}}
=== ''Collection de sable'' ===
=== ''Leçons américaines'' ===
{{Citation|Dès son apparition dans les vers des poètes, la [[lune]] a toujours eu le pouvoir de communiquer une sensation d'impondérabilité, de suspens, d'enchantement silencieux et calme. Ma première intention était de consacrer toute cette conférence à la lune : de suivre les occurrences de la lune dans la littérature de tous les temps et de tous les pays. Puis j'ai décidé que la lune revenait de droit au seul [[Giacomo Leopardi|Leopardi]]. Car le miracle leopardien fut d'ôter son poids au langage, au point de lui conférer une apparence de clarté lunaire. Dans les poèmes de Leopardi, les nombreuses apparitions de la lune n'occupent chaque fois que quelques vers, mais c'est assez pour répandre sa clarté sur toute la composition ou pour y projeter l'ombre de son absence.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Légèreté
| page = 30-31
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Légèreté
|page=50-51
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/50
}}
{{Citation|L'œuvre littéraire est une de ces menues portions en quoi l'existant se cristallise, prend forme, acquiert un sens qui n'est nullement figé, ni définitif, ni raidi dans une immobilité minérale, mais aussi vivant qu'un organisme. La [[poésie]] est la grande ennemie du [[hasard]], bien qu'elle-même fille du hasard, et consciente qu'en dernière instance il gagnera la partie. « ''[[Stéphane Mallarmé|Un coup de dés jamais n'abolira le hasard]]''. »}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 64
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=116
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
{{Citation|Si ''[[#Les Villes invisibles|Les Villes invisibles]]'' reste celui de mes livres où je crois avoir dit le plus de choses, c'est parce que j'ai pu concentrer en un unique symbole toutes mes réflexions, toutes mes expériences, toutes mes conjectures; et parce que j'ai construit une structure à facettes où chaque court texte, côtoyant le voisin sans que leur succession implique un rapport causal ou hiérarchique, se trouve pris dans un réseau qui permet de tracer des parcours multiples et de tirer des conclusions ramifiées et plurielles. Dans ''Les Villes invisibles'', toute notion et toute valeur apparaît double : même l'exactitude. À un certain moment, Kublai Khan incarne la tendance qu'a l'intellect à rationaliser, à géométriser, à algébriser, et il réduit la connaissance de son empire à une combinatoire de pièces sur un [[Échecs|échiquier]]: les [[ville]]s que Marco Polo lui décrit avec force détails, il les représente par telle ou telle disposition des tours, des fous, des cavaliers, du roi, de la reine, des pions, sur les cases blanches et noires. Au terme de l'opération, il lui faut conclure que l'objet de ses conquêtes n'est autre que le bout de bois sur lequel chaque pièce se pose : un emblème du rien…}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 65-66
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=118-119
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
{{Citation|De ce combat avec la [[langue]], de cette poursuite de quelque chose qui échappe encore à l'expression, c'est [[Léonard de Vinci]] qui offre l'exemple le plus significatif; dans l'extraordinaire document que sont les carnets, on voit Léonard affronter la langue, une langue touffue et noueuse, à la recherche de l'expression la plus riche, la plus subtile, la plus précise. Les états successifs de l'idée traitée […] montrent bien, chez Léonard écrivain, quelles forces il engageait dans l'écriture en tant qu'instrument de connaissance, et combien il préférait, pour tous ses livres en projet, le procès de la recherche à l'achèvement d'un texte à publier.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 69
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=125
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
[[Image:Leonardo da Vinci - RCIN 919071, Recto The heart, bronchi and bronchial vessels.jpg|vignette|[[Léonard de Vinci#RL19071r|''RL 19071 r.'']]]]
{{Citation|Léonard, qui se présentait lui-même comme le contraire d'un lettré (« {{lang|it|''omo senza lettere''}} »), avait un rapport difficile au langage écrit. Personne au monde n'était plus savant et plus sage, mais son ignorance du latin et de la grammaire l’empêchait de communiquer par écrit avec les doctes de son temps. Sans doute se sentait-il capable de fixer dans le dessin, mieux que dans la langue, une large part de son savoir. (« [[Léonard de Vinci#RL19071r|{{lang|it|''O scrittore, con quali letere scriverai tu con tal perfezione la intera figurazione qual fa qui il disegno?''}}]] » [« Où trouveras-tu, toi qui écris, des lettres qui figurent aussi parfaitement tout ce que le dessin figure ici? »] demandait-il dans ses carnets d'anatomie.) Et ce n'est pas seulement la science, mais aussi la philosophie qu'il était convaincu de mieux transmettre par la peinture et le dessin. Reste qu'il éprouvait constamment le besoin d'écrire, de recourir à l'écriture pour explorer le monde, ses secrets, la diversité de ses manifestations, comme pour donner forme à ses propres rêveries, émotions ou rancœurs.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 69-70
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=126-127
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/126
}}
{{Citation|En de nombreux domaines l'excès d'ambition est critiquable, mais non pas en [[littérature]]. La littérature ne peut vivre que si on lui assigne des objectifs démesurés, voire impossibles à atteindre. Il faut que poètes et écrivains se lancent dans des entreprises que nul autre ne saurait imaginer, si l'on veut que la littérature continue de remplir une fonction. Depuis que la [[science]] se défie des explications générales, comme des solutions autres que sectorielles et spécialisées, la littérature doit relever un grand défi et apprendre à nouer ensemble les divers savoirs, les divers codes, pour élaborer une vision du monde plurielle et complexe.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Multiplicité
| page = 95
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=179
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/179
}}
{{Citation|Qui sommes-nous, qu'est chacun de nous, sinon une combinaison d'expériences, d'informations, de lectures, de rêveries ? Chaque vie est une [[encyclopédie]], une [[bibliothèque]], un inventaire d'objets, un échantillonnage de styles, où tout peut se mêler et se réorganiser de toutes les manières possibles.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Multiplicité
| page = 103
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=194
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/194
}}
{{Citation|Jusqu'au moment qui précède celui où nous commençons à écrire, nous avons le monde à notre disposition – ce qui, pour chacun de nous, constitue le monde, une somme d'informations, d'expériences, de valeurs –, le monde donné en bloc, sans un avant ni un après, le monde comme mémoire individuelle et comme potentialité implicite; et nous, nous voulons extraire de ce monde un discours, un récit, un sentiment : ou peut-être, plus exactement, nous voulons accomplir une opération qui nous permette de nous situer dans ce monde.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Appendice. Commencer et finir
| page = 105
}}
{{Citation|Étudier les zones de frontières de l'œuvre littéraire, c'est observer les modalités dans lesquelles l'opération littéraire comporte des réflexions qui vont au-delà de la [[littérature]] mais que seule la littérature peut « exprimer ».}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Appendice. Commencer et finir
| page = 106
}}
=== ''La route de San Giovanni'' ===
{{ancre|Opaque}}{{Citation|« D'int'ubagu », du fond de l'opaque j'écris, en reconstruisant la carte d'un ensoleillé qui n'est qu'un axiome invérifiable pour les calculs de la mémoire, le lieu géométrique du moi, d'un moi dont mon moi a besoin pour se savoir lui-même, le moi qui sert seulement pour que le monde reçoive continuellement des nouvelles de l'existence du monde, un instrument dont le monde dispose pour savoir s'il y est.|précisions=''Dall’opaco'', « Adelphiana », 1971.}}
{{Réf Livre
| titre = La route de San Giovanni
| titre de la contribution = De l’opaque
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = [[Jean-Paul Manganaro]]
| éditeur = Seuil
| année = 1991
| ISBN = 2-02-013107-2
| url = https://archive.org/details/laroutedesangiov0000ital
| page = 184
}}
=== ''Pourquoi lire les classiques'' ===
{{Pour info|Nouvelle traduction partielle, 2018, {{ISBN|978-2-07-045115-9}}.}}
{{Citation|Les classiques sont ces [[livre]]s dont on entend toujours dire : « je suis en train de le relire… » et jamais : « je suis en train de le lire… »|précisions={{article|titre=Italiani, vi esorto ai classici|périodique=L'Espresso|date=28 juin 1981}}, première traduction française dans {{Ouvrage/Test|trad=[[Michel Orcel]] et François Wahl|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|passage=103|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/103}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 7
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/7
}}
{{Citation|Toute relecture d’un classique est une découverte, comme la première [[lecture]].}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 9
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/9
}}
{{Citation|Un classique est un livre qui n'a jamais fini de dire ce qu'il a à dire.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 9
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/9
}}
{{Citation|Est classique ce qui tend à reléguer l’actualité au rang de rumeur de fond, sans pour autant prétendre éteindre cette rumeur.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 12
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/12
}}
{{Citation|Est classique ce qui persiste comme rumeur de fond, là même où l’actualité qui en est la plus éloignée règne en maître.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 12
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/12
}}
{{Citation|Des personnages filiformes, animés d’une mobilité sautillante, s’allongent, se contorsionnent, dansent comme de légers griffonnages; c’est ainsi que [[Paul Klee]]{{note|name=Klee}}, en 1911, illustrait le ''[[Candide, ou l'Optimisme|Candide]]'' de [[Voltaire]], donnant forme visuelle — je dirais presque musicale — à la joyeuse énergie que ce livre — au-delà de sa trame serrée de références à une époque et à une culture — continue de communiquer au lecteur de notre siècle.|précisions=Introduction à l’édition italienne de ''Candide'' de Voltaire, 1974{{note|Repris dans ''Perché leggere i classici''. La première traduction française est publiée une première fois dans : {{Ouvrage|auteur=Italo Calvino|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/page/141|passage=141}}. Nouvelle traduction sous le titre « Candide ou la vitesse » par Christophe Mileschi dans {{Ouvrage|titre=Pourquoi lire les classiques|éditeur=Gallimard|collection=Folio|date=2018|isbn=978-2-07-045115-9|passage=156}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| titre de la contribution= Candide ou la vélocité
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = [[Marcel Orcel]]
| éditeur = Seuil
| Collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| chapitre = Les classiques
| page = 220
}}
<gallery mode=packed caption= "Dessins d'illustration du ''Candide'' de Voltaire par Klee, 1920 ">
Candide Chapter 1.png|Chapitre 1{{er}}
Candide Chapter 7.png|Chapitre 7
Candide Chapter 25.png|Chapitre 25
Candide Chapter 30.png|Chapitre 30
</gallery>
=== ''La grande bonace des Antilles'' ===
{{Pour info|{{Ouvrage|langue=it|titre=Prima che tu dica « Pronto »|édition=|date=1993|isbn=88-04-36364-9|lire en ligne=https://archive.org/details/primachetudicapr0000calv}}}}
{{Citation| Des sentinelles furent placées aux portes, ainsi qu'une pancarte qui interdisait l'entrée, « à cause des grandes manœuvres, pour toute la durée de celles-ci ». C'était un expédient, pour que l'on pût mener l'enquête en grand secret. Les chercheurs qui avaient l'habitude de se rendre à la bibliothèque tous les matins, emmitouflés dans leurs manteaux, avec des écharpes et des passe-montagnes pour ne pas se geler, durent faire marche arrière. Ils se demandaient, perplexes : « Comment ça, les grandes manœuvres dans la bibliothèque ? Ne vont-ils pas mettre du désordre ? Et la cavalerie ? Vont-ils faire aussi du tir ? »}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 76
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/76
}}
{{Citation|La forêt des livres, au lieu de s'éclaircir, semblait devenir de plus en plus enchevêtrée et insidieuse. Les officiers se seraient perdus, n'eût été l'aide fournie par M. Crispino. […] M. Crispino s'approchait du lieutenant Lucchetti, qui refermait furieusement un tome en disant: « C'est du beau ! Ils ont ici le culot d'exprimer des doutes sur la pureté des idéaux des croisades! Oui, messieurs, des croisades ! » Et M. Crispino, tout souriant : « Ah, si vous devez dresser un procès-verbal sur cet argument, je peux vous suggérer quelques autres livres où vous trouverez plus de détails. » Et il ramenait la moitié d'un rayonnage. Le lieutenant Lucchetti fonçait tête baissée, et pendant une semaine on l'entendait feuilleter et murmurer : « Ces croisades alors ! C'est du beau ! »}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 77-78
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/77
}}
{{Citation|L’esprit de Fedina et de ses hommes était en proie à des sentiments opposés : d'une part, ils découvraient à chaque instant de nouvelles curiosités à satisfaire et prenaient goût à ces lectures et à ces études comme jamais auparavant ils ne l'auraient imaginé; d'autre part, ils se demandaient quand ils reviendraient parmi les gens et reprendraient contact avec la vie, qui leur apparaissait à présent d'autant plus complexe, presque renouvelée à leurs yeux; et d'autre part encore, l'approche du jour où ils quitteraient la bibliothèque leur donnait beaucoup d'appréhension, parce qu'il fallait qu'ils rendent compte de leur mission, et, avec toutes les idées qui se mettaient à jaillir dans leurs têtes, ils ne savaient plus comment s'en sortir.}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 79
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/79
}}
=== ''Ermite à Paris'' ===
{{Citation| Si l'on admet que le travail de l'écrivain peut être influencé par le milieu où il s'accomplit, par les éléments du décor qui l'entoure, on doit alors reconnaître que [[Turin]] est la ville idéale pour écrire. Je ne sais pas comment on peut écrire dans une de ces villes où les images du présent sont si exubérantes, si imposantes qu'elles ne laissent aucune marge d'espace et de silence. Ici, à Turin, on arrive à écrire parce que le passé et l'avenir ont plus d'évidence que le présent, les lignes de force du passé et la tension vers l'avenir donnent un sens concret aux images discrètes et ordonnées de l'actuel. Turin est une ville qui invite à la rigueur, à la linéarité, au style. Elle invite à la logique et ouvre, à travers la logique, une voie vers la folie.|précisions=Note, 1960}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = L’écrivain et la ville
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 14
}}
{{Citation|Avant d’être une ville du monde réel, [[Paris]], pour moi comme pour des millions d’autres personnes de tous les pays, a été une ville imaginée à travers les livres, une ville que l’on s’approprie par la lecture.|précisions=Entretien avec Valerio Riva, 1974}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 84
}}
{{Citation|Mon bureau est comme une [[île]] : il pourrait se trouver ici comme dans un autre pays.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 86
}}
{{Citation|Il y a un point invisible, anonyme, qui est celui à partir duquel on écrit, et c'est pour cela qu'il m'est difficile de définir le rapport entre le lieu où j'écris et la ville qui l'entoure. Je peux très bien écrire dans les chambres d'hôtel, dans cette sorte d'espace abstrait, anonyme, que sont les chambres d'hôtel, où je retrouve devant moi la page blanche, sans alternative, sans issue. Ou peut-être est-ce là une condition idéale valable surtout quand j'étais plus jeune, et que le monde était là, juste au-delà de la porte, avec sa densité de signes; il m'accompagnait partout, il avait tellement de consistance qu'il me suffisait de m'en écarter d'un pas pour pouvoir écrire sur lui. A présent quelque chose a dû changer, je n'écris bien que dans un endroit qui m'appartient, avec des livres à portée de la main, comme si j'avais besoin de consulter toujours on ne sait trop quoi. Ce n'est peut-être pas pour les livres en eux-mêmes, mais pour une sorte d'espace intérieur qu'ils forment, comme si je m'identifiais à ma bibliothèque idéale.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 89-90
}}
{{Citation|Paris est une œuvre de consultation gigantesque, c'est une ville que l'on consulte comme une [[encyclopédie]] : dès la première page, elle donne toute une série d'informations, d'une richesse qu'aucune autre ville n'égale.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 90
}}
{{Citation|Ma rencontre matérielle avec l'Amérique a été une expérience vraiment belle : [[New York]] est une de mes villes, et en effet, toujours pendant les années soixante, dans ''[[#Cosmicomics|Cosmicomics]]'', mais aussi dans ''[[#Temps zéro|Temps zéro]]'', il y a des récits qui se déroulent justement à New York. De l'autre côté de l'Atlantique je sens que j'appartiens à la majorité des Italiens qui vont en Amérique avec beaucoup de facilité
- désormais on en compte des millions et des millions - et non de la minorité qui reste en Italie ; peut-être parce que la première fois où je suis allé en Amérique avec mes parents j'avais un an. Quand je suis revenu aux États-Unis à l'âge adulte, j'avais un ''grant'' de la Ford Foundation qui me donnait le droit de parcourir les États-Unis en long et en large, sans aucune obligation; évidemment j'en ai fait le tour, j'ai voyagé dans le Sud, et même en Californie, mais je me sentais très new-yorkais : New York est ma ville.|précisions=Entretien avec Ugo Rubeo, Palerme, septembre 1984, publié dans {{ouvrage|titre=Mal d’America. Da mito a realtà|édition=Ruiniti|année=1987}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = New York est ma ville
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 175
}}
{{Citation| La ville que j'ai sentie comme ma ville plus que n'importe quelle autre est New York. J'ai même écrit une fois, en imitant [[Stendhal]], que je voulais que sur ma tombe on écrive « new-yorkais ». Cela avait lieu en 1960. Je n'ai pas changé d'avis, bien que depuis ce temps-là j'aie vécu la plupart du temps à Paris, ville dont je ne me détache que pour de brèves périodes et où peut-être, si j'ai la possibilité de choisir, je mourrai. Mais chaque fois que je vais à New York, je la trouve plus belle et plus proche d'une forme de ville idéale.
Peut-être parce que c'est une ville géométrique, cristalline, sans passé, sans profondeur, apparemment sans secrets; raison pour laquelle c'est la ville qui en impose le moins, la ville dont je peux avoir l'illusion que je la maîtrise avec l'esprit, que je peux la penser tout entière au même instant.|précisions={{Article |langue=it |auteur={{lien|langue=it|Maria Corti}}|titre=Intervista: Italo Calvino |périodique=Autografo|volume=2|numéro=6|date=octobre 1985 |pages=47-53}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Entretien avec Maria Corti
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 183
}}
{{Citation|Pour moi, les processus de l’imagination suivent des itinéraires qui coïncident pas toujours avec ceux de la vie. Le paysage natal et familial est celui qu’on ne peut repousser ou cacher; {{lien|langue=it|San Remo}} continue à ressortir dans mes livres, dans les perspectives et les raccourcis les plus divers, surtout vu du haut, et la ville est particulièrement présente dans un certain nombre des ''[[#Les Villes invisibles|Villes invisibles]]''. Naturellement je parle de San Remo tel qu'il était il y a trente ou trente-cing ans, et surtout il y a cinquante ou soixante ans, quand j'étais enfant.
Toute investigation ne peut que partir de ce noyau d'où se développent l'imagination, la psychologie, le langage ; cette persistance est en moi aussi forte que l'a été dans ma jeunesse la poussée centripète qui s'est révélée très tôt sans retour, parce que les lieux ont rapidement cessé d'exister.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Entretien avec Maria Corti
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 183-184
}}
=== ''Défis aux labyrinthes'' ===
{{Citation|Le Bon Lecteur, cet été, a décidé de lire enfin, vraiment, cet auteur; il ne pourra peut-être pas le lire entièrement pendant les vacances, mais, au cours de ces semaines, il va thésauriser une première base de lectures fondamentales, puis, dans le courant de l'année il pourra combler aisément et sans hâte ses lacunes. Il se procure donc les œuvres qu'il se propose de lire, les textes originaux s'il s'agit d'une langue qu'il connaît, sinon la traduction la meilleure; il préfère les gros volumes des éditions intégrales contenant plusieurs œuvres, mais il ne dédaigne pas les volumes de poche, plus adaptés à la lecture sur la plage ou sous les arbres ou dans un car. Il ajoute quelques bons essais sur l'auteur qu'il a choisi, ou éventuellement une correspondance: il a pour ses vacances une compagnie sûre. Il pourra tomber de la grêle tout le temps, les compagnons de villégiature pourront se montrer odieux, les moustiques ne pas laisser un instant de trêve et la nourriture être immangeable: les vacances ne seront pas perdues, le Bon Lecteur reviendra enrichi d'un nouveau monde fantastique. |précisions= « I buoni propositi », ''L'Unità'', 12 août 1952}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| chapitre = Les vacances du Bon Lecteur
| page = 577
}}
{{Citation|Traduire est un art : le passage d'un texte littéraire, quelle que soit sa valeur, dans une autre langue requiert à chaque fois comme une sorte de miracle. Nous savons tous que la poésie en vers est intraduisible par définition ; mais la véritable littérature, même la prose, travaille vraiment sur la marge intraduisible de chaque langue. Le traducteur littéraire est celui qui se met tout entier en jeu pour traduire l'intraduisible. |précisions=Colloque sur la traduction, Rome, 4 juin 1982{{note|''Tradurre è il vero modo di leggere un testo'', « Bollettino di informazione », XXXII, 3, 1985, p. 59-63}}}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Traduire est la manière véritable de lire un texte
| page = 586
}}
{{Citation|Traduire est la manière véritable de lire un texte ; […] pour un auteur, réfléchir sur la [[traduction]] d'un de ses textes, discuter avec le traducteur, est la manière véritable de se lire lui-même, de bien comprendre ce qu'il a écrit et pour quelle raison.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Traduire est la manière véritable de lire un texte
| page = 587
}}
{{Citation| J'appartiens à cette partie de l'humanité – une minorité à l'échelle planétaire, mais une majorité, je crois, parmi mon public – qui passe une grande partie de ses heures de veille dans un monde particulier, un monde fait de lignes horizontales où les mots se suivent un par un, où chaque phrase et chaque alinéa occupent une place établie : un monde qui peut être très riche, sans doute plus riche encore que celui qui n'est pas écrit, mais qui requiert de toute façon un ajustement particulier pour que l'on se situe en lui. Quand je me détache du monde écrit pour retrouver ma place dans l'autre, dans ce que nous avons l'habitude d'appeler ''le'' monde, fait de trois dimensions, de cinq sens, peuplé de milliards de nos semblables, à chaque fois, cela équivaut pour moi à répéter le traumatisme de la naissance, à donner forme de réalité intelligible à un ensemble de sensations confuses, à choisir une stratégie pour affronter l'inattendu sans être détruit.|précisions=Conférence, New York Institute for the Humanities, 30 mars 1983{{note|name=Mondo|Publiée dans {{article|lang=en|titre= The Written and the Unwritten Word|périodique=The New York Review of Books|date=12 mai 1983|passage=38-39|url=https://www.nybooks.com/articles/1983/05/12/the-written-and-the-unwritten-word/}}, puis en italien « Mondo scritto e mondo non scritto », ''Letteratura internazionale'', 4-5, 1985, p. 16-18. Extraits traduits dans {{Harvsp|Daros|1994|p=161-164}}.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 591
}}
{{Citation|Quand je lis, chaque phrase doit être immédiatement comprise, du moins dans sa signification littérale, et doit me mettre en mesure de formuler un jugement : ce que j'ai lu est vrai ou faux, juste ou erroné, agréable ou désagréable. Dans la vie ordinaire, au contraire, il y a toujours d'innombrables circonstances qui échappent à mon entendement, des plus générales aux plus banales : je me trouve souvent en face de situations sur lesquelles je ne saurais pas me prononcer, sur lesquelles je préfère suspendre mon jugement. Pendant que j'attends que le monde non écrit s'éclaire à mes yeux, il y a toujours une page écrite à portée de ma main, où je peux me replonger ; je m'empresse de le faire, avec la plus grande satisfaction : là au moins, même si je ne parviens à comprendre qu'une petite partie de l'ensemble, je peux cultiver l’illusion d'être en train de tout contrôler.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 591-592
}}
{{Citation| Alors, vous me demanderez : si tu dis que ton vrai monde est la page écrite, si là seulement tu te sens à ton aise, pourquoi veux-tu t'en détacher, pourquoi veux-tu t'aventurer dans ce vaste monde que tu n'es pas en mesure de maîtriser ? La réponse est simple : pour écrire. Parce que je suis un écrivain. Ce que l'on attend de moi, c'est que je regarde autour de moi et que je capture des images rapides de ce qui arrive, pour revenir ensuite me pencher sur mon bureau et reprendre le travail. C'est pour remettre en marche ma fabrique de paroles que je dois extraire du combustible nouveau des puits du non-écrit.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 593
}}
{{Citation| Je dois dire que la plupart des livres que j'ai écrits et de ceux que je projette d'écrire naissent de l'idée qu'il me semblait impossible d'écrire un tel livre. Quand je suis convaincu qu'un certain type de livre est complètement au-delà des possibilités de mon tempérament et de mes capacités techniques, je m'assois à mon bureau et je commence à l'écrire.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 598
}}
{{Citation| En un certain sens, je crois que nous écrivons toujours sur quelque chose que nous ne savons pas : nous écrivons pour qu'il soit rendu possible pour le monde non écrit de s'exprimer à travers nous. Au moment où mon attention se déplace de l'ordre régulier des lignes écrites pour suivre la complexité mobile qu'aucune phrase ne peut contenir ou épuiser, je me sens tout près de comprendre que de l'autre côté des mots il y a quelque chose qui essaie de sortir du silence, de signifier à travers le langage, comme en tapant des coups sur le mur d'une prison.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 599
}}
=== Correspondance ===
{{Citation|{{ancre|Bottino09061964}}Données biographiques : je suis encore de ceux qui croient, avec [[Benedetto Croce|Croce]], que d'un auteur seules comptent les œuvres. (Lorsqu'elles comptent, évidemment.) C'est pourquoi je ne donne pas d'indications biographiques, ou je les fausse, ou, de toute façon, j'essaie toujours de les changer d'une fois à l'autre. Aussi demandez-moi ce que vous voulez savoir, et je vous le dirai. ''Mais je ne vous dirai jamais la vérité'', de cela, vous pouvez être sûr.|original=Dati biografici : io sono ancora di quelli che credono, con Croce, che di un autore contano solo le opere. (Quando contano, naturalmente.) Perciò dati biografici non ne do, o li do falsi, o comunque cerco sempre di cambiarli da una volta all'altra. Mi chieda pure quel che vuol sapere, e Glielo dirò. ''Ma non Le dirò mai la verità'', di questo può star sicura.|langue=it|précisions=Lettre à Germana Pescio Bottino, 9 juin 1964{{note|Sur cette lettre, voir notamment {{chapitre|lang=en|auteur= Martin McLaughlin|titre= Concessions to Autobiography in Calvino|titre ouvrage=Biographies and Autobiographies in Modern Italy|édition= Legenda|année=2007|isbn=978-1-905981-07-6 |url=https://books.google.fr/books?id=dTJrnrcD7PAC&pg=PA148}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino : romancier et conteur
| auteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection= Les contemporains
| année = 2000
| ISBN = 978-2-02-021442-1
| page = 10
}}
{{Réf Livre
| langue =it
| titre = I libri degli altri. Lettere 1947-1981
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2022
| ISBN = 978-88-04-74891-5
| page = 476
}}
==== ''Le métier d’écrire'' ====
{{Citation|L’éditeur {{w|Einaudi}} a coutume de mettre sur la couverture de ses livres des reproductions de tableaux ou de dessins de peintres modernes célèbres. Pour mon livre, il a choisi ce dessin de [[Paul Klee]] qui peut suggérer la vision d’une ville, très mouvementée et nerveuse. Cela m’a fait plaisir car Klee est l’un des peintres que j’aime le plus au monde{{note|name=Klee}}.|précisions=Au sujet de la couverture de ''[[#Marcovaldo|Marcovaldo]]''. Lettre aux élèves de {{w|Santa Maria a Monte}}, 12 janvier 1972.}}
{{Réf Livre
| titre = Le métier d’écrire
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-014006-0
| page = 629 (lettre 263)
}}
{{Citation|Je veux que la valeur de mes livres tienne à ce qui est écrit : rien de plus, rien de moins. Et pas au fait qu'ils aient été écrits par moi plutôt que par un autre. C'est pourquoi je laisserai insatisfaites vos curiosités concernant la personne de l'''auteur'' : l'auteur est quelqu'un qui s'assoit à sa table et qui écrit, mais qui en écrivant a en tête - parfois sans y penser - son public, ses lecteurs passés et à venir. Par conséquent, vous êtes vous aussi des auteurs, surtout maintenant que j'ai eu cette correspondance directe avec vous. Je vous considère donc comme mes collaborateurs. Voilà que vous allez vous dire : ce Calvino n'en finit jamais avec ses paradoxes. Sauf que non, je parle sérieusement. Et s'il est vrai que bien souvent je blague, c'est de tout mon cœur que je vous dis combien je vous suis reconnaissant, à vous et à votre excellente enseignante.|précisions=Lettre aux élèves de Santa Maria a Monte, 12 janvier 1972{{note|Sur cette lettre, voir note 10 de {{Article|prénom1=Sandrine|nom1=Granat-Robert|titre=Calvino regarde l’enfance et l’enfance regarde Calvino|périodique=Italies|numéro=21|pages=129–160|date=2017|issn=1275-7519|doi=10.4000/italies.5745|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/5745?lang=en#ftn10|consulté le=2024-06-22}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Le métier d’écrire
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-014006-0
| page = 630-631 (lettre 263)
}}
=== Autres citations ===
[[Image:Paul Klee, The Tight Rope Walker (Seiltänzer), 1923, NGA 8106.jpg|vignette|[[Paul Klee]],
''Der Seiltänzer'' [Le Funambule], 1923, 138{{note|Une autre version (1923, 121) de ce ''Funambule'' de Klee se trouve notamment en couverture d’une édition italienne de ''{{w|it:I racconti (Calvino)|I Racconti}}''.}}.]]
{{Citation|Tu as dit à juste titre que [[Paul Klee|Klee]]{{note|name=Klee}} est très important pour moi. La peinture m’a toujours servi de moteur pour me renouveler, d’idéal d’invention libre, pour être toujours soi-même en faisant toujours quelque chose de nouveau. En ce sens, le nom de Klee me semble fondamental.|original=Hai detto giusto che Klee è per me molto importante. La pittura mi è servita sempre come spinta a rinnovarmi, come ideale di invenzione libera, di essere sempre se stessi facendo sempre qualcosa di nuovo. In questo senso il nome di Klee mi pare fondamentale.|langue=it|précisions=Conversation avec {{lien|langue=it|Tullio Pericoli}}, « Furti ad arte », exposition ''Rubare a Klee'', 1980.}}
{{Réf Article
| titre = Réécrire les images. Italo Calvino et l’œuvre de Tullio Pericoli et Domenico Gnoli
| auteur = Greta Gribaudo (traduction)
| publication = Cahiers d’études romanes
| numéro =50. Lire, réagir, réécrire
| date = 2025
| page = url
| url =https://journals.openedition.org/etudesromanes/18690
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Saggi: 1945-1985
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| collection = I meridiani
| année = 1995
| tome = II
| ISBN =88-04-40404-3
| page = 1806
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Mondo scritto e mondo non scritto
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2002
| titre de la contribution = Furti ad arte (conversazione con Tullio Pericoli) (1980)
| url = https://books.google.fr/books?id=kilOBB3QsD0C&pg=PA68
| page = 68
}}
{{Citation|[[Traduction|Traduire]] c'est le système de lecture le plus absolu. Il faut lire les implications de chaque mot […]. Nous avons cette réalité-là, cet objet d'où l'on sort quelque chose qui était enfermé à l'intérieur. Toute lecture véritable est une sorte d'effraction, un vol avec effraction… Naturellement, les œuvres littéraires sont conçues pour être dévalisées, en ce sens. Tout comme le labyrinthe qui est construit délibérément pour s'y perdre, mais également pour s'y retrouver.|original=Tradurre è il sistema più assoluto di lettura. Bisogna leggere il testo nelle implicazioni di ogni parola. […] C'è questa cosa lì, chiusa, questo oggetto da cui si carpisce qualcosa che c'è chiuso dentro. C'è uno scassinamento, c'è un furto con scasso in ogni vera lettura. Naturalmente i quadri e le opere letterarie sono costruite apposta per essere derubate, in questo senso. Così come il labirinto è costruito apposta perché ci si perda, ma anche perché ci si ritrovi.|langue=it|précisions=Conversation avec Tullio Pericoli.}}
{{Réf Livre
| titre = Les années parisiennes d'Italo Calvino (1964-1980), sous le signe de [[Raymond Queneau]]
| auteur = Sergio Cappello (traduction)
| éditeur = Presses de l'Université de Paris-Sorbonne
| année = 2007
| ISBN = 9782840505259
| chapitre=VI. Calvino traducteur de Queneau
| page = 162-163
| url=https://books.google.fr/books?id=dVuS6o81P_IC&pg=PA162
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Saggi: 1945-1985
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| collection = I meridiani
| année = 1995
| tome = II
| ISBN =88-04-40404-3
| page = 1807-1808
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Mondo scritto e mondo non scritto
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2002
| titre de la contribution = Furti ad arte (conversazione con Tullio Pericoli) (1980)
| url = https://books.google.fr/books?id=kilOBB3QsD0C&pg=PA69
| page = 69-70
}}
== Citations sur ==
=== Pietro Citati ===
=== Natalia Ginzburg ===
{{loupe|Natalia Ginzburg}}
{{Citation|Dans sa jeunesse, il lui arrivait souvent de bégayer; et il a continué à bégayer un peu, par la suite; mais jeune homme, il le faisait davantage. Il semblait bien des fois extraire les mots d'un sac secret, ou les détacher avec peine de quelque pelote secrète : et quand il les prononçait, il trébuchait, il fronçait les sourcils, et baissait ses yeux sur ses doigts croisés, avec une perplexité ironique et opiniâtre, et comme s'il se moquait de lui-même. Même s'il arrivait souvent qu'il détachât ses mots avec difficulté et lenteur, ils ne semblaient pas comporter la moindre difficulté et la moindre lenteur dans son esprit, ni dans ce qu'il faisait; fatigue, lenteur et bégaiement étaient une manière de se moquer de lui-même et des autres : sa manière à lui d'être au monde.|précisions={{article|langue=it|titre=Il sole e la luna |périodique={{w|it:L'Indice dei libri del mese|L'Indice dei libri del mese}}|numéro=8|année=1985|url=https://www.lindiceonline.com/scienze-umane/cultura-e-societa/natalia-ginzburg-ricordando-italo-calvino}}{{note|Repris dans {{ouvrage|lang=it|titre=Non possiamo saperlo : saggi 1973-1990|année=2001|isbn=88-06-15250-5|url=https://archive.org/details/nonpossiamosaper0000ginz/page/109|passage=109-113}}.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =Le soleil et la lune
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Natalia Ginzburg
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 63
}}
{{Citation|Sur les « [[#Les Villes invisibles|villes invisibles]] », s'est condensée la douleur de la mémoire. Dans toutes les autres œuvres de Calvino, la mémoire est absente, ou mieux, quand elle est présente, elle ne fait jamais mal, Ici, dans les « villes invisibles » non pas rêvées mais rappelées dans le souvenir, règne la mémoire douloureuse d'un temps qui ne pourra plus jamais revenir. Le soleil se couche sur ces villes, si hautes sous le ciel, grouillantes et resplendissantes, fourmillant des erreurs des hommes, débordantes de marchandises et de nourritures, encombrées de trafics, domaines des rats et des hirondelles. Le regard qui salue ces villes est un regard qui dit adieu, adieu à un monde tant aimé et fixé depuis un bateau qui s'en va.|précisions=« Il sole e la luna »}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =Le soleil et la lune
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Natalia Ginzburg
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 65
}}
=== Jean-Paul Manganaro ===
{{Citation|''[[#Opaque|De l'opaque]]'', sans doute, en absolu, le plus beau texte de Calvino, où le degré d'abstraction de l'écriture réussit le pari de ne jamais quitter les données du concret et de s'élever pourtant dans une affabulation hautement lyrique. Véritable texte au travail, performance du ''work in progress'', d'une élaboration qui définit sa poétique au moment même où elle détermine son action et ses objectifs, les dimensions possibles de l'humain saisies par un point de vue de l'intériorité rapportée à l'extériorité des éléments qui lui font face, à travers la grille d'un ensemble de plans géométriques multipliés et variables. Ce texte, qui date de 1971, pourrait d'ailleurs être celui qui nous manque sur la vue dans ''I Cinque Sensi'', et celui aussi qui fonde la poétique du point de vue chez Calvino.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino : romancier et conteur
| auteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection= Les contemporains
| année = 2000
| ISBN = 978-2-02-021442-1
| page = 146
}}
=== Cesare Pavese ===
{{loupe|Cesare Pavese}}
{{Citation|À 23 ans, Calvino sait déjà que pour raconter, il n'est pas nécessaire de « créer des personnages », mais qu'il faut savoir transformer des faits en mots. Il le sait de manière allègre, désinvolte, un peu comme un gamin. Il n'a pas peur des mots : tant qu'ils veulent dire quelque chose, tant qu'ils servent à quelque chose, il les dit, il les creuse, il les dénoyaute, il les jette peut-être, comme on jette des sarments sur le feu, mais le but, c'est bien la flamme, la chaleur, la poêle.|précisions=''l’Unità'', 26 octobre 1947.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =L’amitié, une vie. Le Sentier des nids d’araignée
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Cesare Pavese
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 55
}}
{{Citation|Calvino naît au récit au beau milieu de la guerre civile. Ce sont là ses faits, les choses dont il fait des mots. Si l'on affirmait que ce livre, ''Le Sentier des nids d'araignée'' (Einaudi, 1947), perdant au concours Mondadori et gagnant au concours de Riccione, est le plus beau récit que nous avons eu sur l'expérience de la Résistance, personne n'essuierait de larmes. On dira alors que l'astuce de Calvino, cet écureuil de la plume, a été de grimper aux arbres, plus par jeu que par peur, et d'observer la vie des Résistants comme une fable des bois, formidable, bigarrée, « différente ».|précisions=''l’Unità'', 26 octobre 1947.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =L’amitié, une vie. Le Sentier des nids d’araignée
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Cesare Pavese
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 55
}}
=== Georges Perec ===
{{Loupe|Georges Perec}}
<!--
{{Réf Livre
| titre = Entretiens, conférences, textes rares, inédits
| auteur = Georges Perec
| éditeur = Joseph K.
| année = 2019
| ISBN = 978-2-910686-78-9
| titre de la contribution =
| page =
}}-->
== Notes et références ==
{{Références|références=
<ref name=Klee>
Voir :
*Franco Ricci, {{Chapitre|titre chapitre=The World's Seamless Web|titre ouvrage=Painting with Words, Writing with Pictures|éditeur=University of Toronto Press|date=2001|passage=191–219|isbn=978-1-4426-7823-1|doi=10.3138/9781442678231-007|lire en ligne=https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.3138/9781442678231-007|consulté le=2024-05-12}}, « Calvino and Paul Klee », ''Rivista di studi italiani'', 2003, 2, [https://www.rivistadistudiitaliani.it/articolo.php?id=124 p. 151-163], « Calvino and Klee : Variations of Line » {{Harvsp|id=GrundtvigMcLaughlinWaage_Petersen2007|Grundtvig|McLaughlin|Waage Petersen|2007|p=260-275}},
*{{Article|langue=fr|prénom1=Maria G.|nom1=Vitali-Volant|titre=Italo Calvino et les artistes de son temps|périodique=Italies|numéro=16|pages=277–306|date=2012|doi=10.4000/italies.4438|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/4438|consulté le=2024-05-09}}
</ref>
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
|commons=Category:Italo Calvino
|w=Italo Calvino
}}
*{{Ouvrage|prénom1=Aurore|nom1=Frasson-Marin|titre=Italo Calvino et l'imaginaire|éditeur=Slatkine|collection=Textes et études. Domaine italien|date=1986|isbn=2-05-100723-3|id=Frasson-Marin1986}}
*{{Ouvrage|auteur=Philippe Daros|titre=Italo Calvino|éditeur=Hachette supérieur|collection=Portraits littéraires|date=1994|isbn=2-01-019803-4|id=Daros1994}}
*{{Ouvrage|prénom1=Jean-Paul|nom1=Manganaro|titre=Italo Calvino: romancier et conteur|éditeur=Seuil|collection=Les contemporains|date=2000|isbn=978-2-02-021442-1|id=Manganaro2000}}
*{{Ouvrage/Test|lang=en|prénom1=Martin|nom1=McLaughlin|titre=Italo Calvino|éditeur=Edinburgh University Press|collection=Writers of Italy|date=1998|isbn=0-7486-0917-2|jstor=10.3366/j.ctvxcrf71|doi=10.1515/9781474470902|présentation en ligne=https://books.google.fr/books?id=i6YxEAAAQBAJ|lire en ligne=https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.1515/9781474470902|accès url=limité|id=McLaughlin1998}}
*{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Birgitte|nom1=Grundtvig|prénom2=Martin L.|nom2=McLaughlin|prénom3=Lene|nom3=Waage Petersen|titre=Image, eye and art in Calvino: writing visibility|éditeur=Routledge|date=2007|isbn=978-0-367-60411-0|id=GrundtvigMcLaughlinWaage_Petersen2007}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Perle Abbrugiati|directeur=oui|titre=La Plume et le crayon. Calvino, l’écriture, le dessin, l’image|nature ouvrage=actes du colloque à Aix-en-Provence, Centre Aixois d’Études Romanes, 20-21-22 janvier 2011|date=2012|collection=Italies|numéro dans collection=16|doi=10.4000/italies.4371|url=https://journals.openedition.org/italies/4371|id=Abbrugiati2012}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Perle Abbrugiati|titre=Le vertige selon Calvino|éditeur=Presses universitaires de Provence|collection=Textuelles|date=2016|isbn1=979-10-320-0059-5|isbn2=979-10-365-5070-6|doi=10.4000/books.pup.10881|lire en ligne=https://books.openedition.org/pup/10881|id=Abbrugiati2016}}
*{{Ouvrage/Test|auteur1=Christophe Mileschi|auteur2=Martin Rueff|directeur1=oui|directeur2=oui|titre=Italo Calvino|éditeur=L'Herne|collection= Cahiers de l'Herne |numéro dans la collection=144|date=2024|isbn=9791031904269|id=MileschiRueff2024}}
{{DEFAULTSORT:Calvino, Italo}}
[[Catégorie:Romancier italien]]
[[Catégorie:Nouvelliste italien]]
[[Catégorie:Essayiste italien]]
[[Catégorie:Naissance en 1923]]
[[Catégorie:Décès en 1985]]
[[Catégorie:Oulipo]]
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459889
459887
2026-05-30T00:27:38Z
Malik2Mars
27293
/* ''Pourquoi lire les classiques'' */ clarif param trad contrib.
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Italo-Calvino.jpg|thumb|Italo Calvino.]]
'''{{w|Italo Calvino}}''' est un écrivain italien né à {{w|Santiago de las Vegas}} (Cuba) le 15 octobre 1923 et mort à {{w|Sienne}} (Italie) le 19 septembre 1985.
== Citations ==
=== ''Nos ancêtres'' ===
==== ''Le Vicomte pourfendu'' ====
{{Voir autre projet|Le Vicomte pourfendu|''Le Vicomte pourfendu''}}
{{Citation| Mais mon oncle regardait au loin, vers le nuage qui s'avançait à l'horizon, et pensait : « Voilà, ce nuage, ce sont les Turcs, les vrais Turcs, et ceux-là, à mes côtés, qui chiquent du tabac, ce sont les vétérans de la chrétienté, et cette trombe qui retentit maintenant, c'est l'attaque, la première attaque de ma vie, et ce grondement et cette secousse, c'est le bolide qui se fiche en terre et que regardent avec un ennui paresseux les vétérans et les chevaux, c'est un boulet de canon, le premier boulet ennemi que je rencontre. Pourvu que n'arrive jamais le jour où il me faudra dire : voici le dernier. » […] Il pensait : « Je verrai les Turcs ! Je verrai les Turcs ! » Rien ne plaît tant aux hommes que d'avoir des ennemis et de voir ensuite s'ils sont réellement tels qu'ils les imaginaient.}}
{{Réf Livre
| titre = Le Vicomte pourfendu
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2018
| ISBN = 978-2-07-271903-5
| chapitre =II
| page = 17-18
}}
==== ''Le Baron perché'' ====
{{Voir autre projet|Le Baron perché|''Le Baron perché''}}
{{Citation|« Qui est-ce ? Un chat ? » Et lui : « C'est un homme. Un homme.<br>
– Un homme qui miaule ?<br>
– Eh, je soupire.<br>
– Pourquoi ? Que te manque-t-il ?<br>
– Il me manque une chose que tu as toi.<br>
– Quoi donc ?<br>
– Viens là que je te le dise. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XIX
| page = 239
}}
{{Citation|« ''C'est chez vous, mon cher Chevalier, qu'il y a ce fameux philosophe qui vit sur les arbres, comme un singe ?'' » Et moi, flatté, je ne pus m'empêcher de lui répondre : « C'est mon frère, Monsieur, le baron de Rondeau. » [[Voltaire]] fut très surpris, peut-être aussi parce que le frère de ce phénomène lui apparaissait comme une personne des plus normales, et il se mit à me poser des questions comme : « ''Mais c'est pour approcher du ciel, que votre frère reste là-haut ?''<br>
– Mon frère, répondis-je, soutient que si l'on veut bien regarder la terre, il faut se tenir à la bonne distance, et le fameux Voltaire apprécia beaucoup la réponse.<br>
– ''Jadis, c'était seulement la Nature qui créait des phénomènes vivants, conclut-il; maintenant, c'est la Raison''. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XX
| page = 243
}}
{{Citation| « Pourquoi est-ce que tu me fais souffrir ?<br>
Parce que je t'aime. »<br>
Et c'était lui, alors, qui se mettait en colère :<br>
« Non, non tu m'aimes pas ! Qui aime veut le bonheur, pas le malheur.<br>
– Qui aime veut seulement l'amour, fût-ce au prix de la douleur.<br>
– Alors tu me fais souffrir exprès ?<br>
– Oui, pour voir si tu m'aimes. »
La philosophie du baron se refusait à aller plus loin : « La douleur est un état négatif de l'âme.<br>
– L'amour est tout.<br>
– Il faut toujours lutter contre la douleur.<br>
– L'amour ne se refuse rien.<br>
– Il y a des choses que je n'accepterai jamais.<br>
– Mais si, tu les acceptes puisque tu m'aimes et que tu souffres. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XXII
| page = 275
}}
{{Citation| « Que veux-tu dire ? Que je suis jaloux ?<br>
– Tu as raison d'être jaloux. Mais tu prétends soumettre la jalousie à la raison.<br>
– Bien sûr : et ainsi je la rends plus efficace.<br>
– Tu raisonnes trop. Pourquoi diable faudrait-il que l'amour soit soumis à la raison ?<br>
– Pour t'aimer davantage. Si on accomplit chaque chose en raisonnant, on augmente son pouvoir.<br>
– Tu vis dans les arbres et tu as la mentalité d'un notaire perclus par la goutte.<br>
– C'est avec l'âme la plus simple qu'il faut vivre les entreprises les plus hardies. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre = XXIII
| page = 284-285
}}
==== ''Le Chevalier inexistant'' ====
{{Voir autre projet|Le Chevalier inexistant|''Le Chevalier inexistant''}}
{{Citation
|citation=Sous les murs rouges de Paris, s’était déployée l’armée de France : Charlemagne devait passer les paladins en revue. Ils attendaient depuis trois grandes heures, dans la touffeur d’un après-midi de début d’été, un peu couvert, nuageux ; on mitonnait dans les cuirasses, comme dans des marmites mises à cuire à feu doux. Peut-être bien que, dans cet alignement imperturbable de chevaliers, quelqu’un déjà s’était évanoui, ou simplement assoupi : de toute façon, l’armure les maintenait bien cambrés sur leur selle, tous pareils.
|précisions=Incipit du roman.
}}
{{Réf Livre
|titre=Le Chevalier inexistant
|auteur=Italo Calvino
|éditeur=du Seuil
|année=1995
|page=11
|chapitre=I
|ISBN=2-02-023812-8
|traducteur=Maurice Javion
|année d'origine=1959
|collection=Points
}}
=== ''Les amours difficiles'' ===
{{Voir autre projet|Aventures (Calvino)|''Aventures''}}
{{Citation|Il suffit que l'on commence à dire de quelque chose : « Que c'est beau, il faudrait vraiment le [[photographie]]r ! », et on est aussitôt sur le terrain de ceux qui pensent que tout ce qui n'est pas photographié est perdu, que c'est comme si ça n'avait jamais existé, et que donc, pour vivre vraiment, il faut photographier le plus possible, et que, pour photographier le plus possible, il faut : soit vivre de la façon la plus photographiable possible, soit considérer comme photographiable chaque moment de son existence. La première voie conduit à la stupidité, la seconde à la folie.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 90-91
}}
{{Citation|Le goût de la photo spontanée, naturelle, prise sur le vif, tue la spontanéité, éloigne le présent. La réalité photographiée prend aussitôt un caractère nostalgique, de joie enfuie sur l'aile du temps, un caractère commémoratif, même s'il s'agit d'une photo d'avant-hier. Et la vie que vous vivez pour la photographier est, dès le départ, autocommémoration. Croire que l'instantané est plus vrai que le portrait posé est un préjugé.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 92
}}
{{Citation|Quelle que soit la personne, ou la chose, qu'on décide de photographier, on doit continuer à la photographier toujours, uniquement celle-là, à toutes les heures du jour et de la nuit. La photographie n'a de sens que si elle épuise toutes les images possibles.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 101
}}
=== ''Marcovaldo'' ===
{{Voir autre projet|Marcovaldo|''Marcovaldo''}}
=== Cosmicomics : récits anciens et nouveaux ===
==== ''Cosmicomics'' ====
{{Citation|Chaque point de chacun de nous coïncidait avec chaque point de chacun des autres en un point unique qui était celui-là où nous nous trouvions tous.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = [[Jean Thibaudeau]]
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Cosmicomics
| titre de la contribution = Tout en un point
| page = 69
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/69
}}
==== ''Temps zéro'' ====
{{Citation|Si par la pensée je réussis à construire une forteresse d'où il est impossible de fuir, cette forteresse pensée sera ou bien semblable à la véritable - et en ce cas il est sûr que nous ne nous enfuirons jamais d'ici; mais du moins aurai-je trouvé la tranquillité de qui sait qu'il se trouve là où il est parce qu'il ne peut être ailleurs -, ou bien ce sera une forteresse d'où la fuite sera plus impossible encore que d'ici - et alors ce sera le signe qu'ici une chance de fuir existe: il suffira de déterminer le point où la forteresse pensée ne coïncide pas avec la véritable, pour la trouver.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean Thibaudeau
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Temps zéro
| titre de la contribution =Le comte de Monte-Cristo
| page = 400
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/400
}}
==== ''Autres histoires cosmicomiques'' ====
{{Citation| Mais moi je me demande si, vraiment, ce monde est le mien. Parfois je lève le regard vers la [[Lune]] et je pense à tout le désert, au froid, au vide qui pèsent sur l'autre plateau de la balance et soutiennent notre pauvre faste. Si j'ai sauté à temps de ce côté-ci, ce fut un hasard. Je sais que je dois à la Lune ce que j'ai sur la [[Terre]], que je dois ce qu'il y a à ce qu'il n'y a pas.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = La Lune comme un champignon
| page = 415-416
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/415
}}
{{citation|Que sera le genre humain au moment de son extinction ? Une certaine quantité d'information sur lui-même et sur le monde, une quantité finie puisqu'elle ne pourra plus se renouveler ni augmenter. Pendant un temps, l'[[univers]] a eu une occasion particulière de recueillir et d'élaborer de l'[[information]], d'en créer, d'en faire naître là où il n'y avait rien à informer de rien : cela a été la vie sur la Terre et surtout le genre humain, sa mémoire, ses inventions pour communiquer et se [[Souvenir (mémoire)|souvenir]].}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 497
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/497
}}
{{Citation|En somme, en ne donnant pas certaines informations, on en donne plus que ce que l'on donnerait en les donnant. Le résultat final de notre travail sera un modèle où tout comptera en tant qu'information, même ce qui n'y sera pas. Alors seulement on pourra savoir, de tout ce qui a été, ce qui comptait réellement, c'est-à-dire ce qu'il y a eu vraiment, parce que le résultat final de notre documentation présentera en même temps ce qui est, a été et sera, et tout le reste ne sera rien.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 497-98
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/497
}}
{{Citation|Une masse d'informations froidement objectives, incontestables, risquerait de fournir une image éloignée de la vérité, de fausser le côté le plus spécifique de chaque situation. Supposons que, d'une autre planète, nous parvienne un message de pures données de fait, d'une clarté tout à fait évidente : nous ne lui prêterions aucune attention, nous ne nous en apercevrions même pas ; seul un message contenant quelque chose d'inexprimé, de douteux, de partiellement indéchiffrable forcerait le seuil de notre conscience, nous imposerait de le recevoir et de l'interpréter.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 499
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/499
}}
{{Citation|Si dans la mémoire du monde il n'y a rien à corriger, la seule chose qui reste à faire, c'est corriger la réalité là où elle ne concorde pas avec la mémoire du monde.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 502
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/502
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2025
|mois=septembre
|jour=19
|commentaire=date anniversaire de son décès
}}
==== ''Nouvelles histoires cosmicomiques'' ====
{{Citation|À la fin je commençai à y voir clair : il n'y avait pour elle qu'un seul objet d'admiration, une seule valeur, un seul modèle de perfection, c'était le [[néant]].
Sa mésestime ne s'adressait pas à moi, mais à l'[[univers]]. Tout ce qui existait portait en soi un défaut d'origine : l'être lui paraissait une dégénération avilissante et vulgaire du non-être.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 511
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/511
}}
{{Citation|Le rien avait en lui un caractère absolu, une rigueur, une tenue qui faisaient apparaître comme approximatif, limité, chancelant tout ce qui prétendait posséder les qualités requises de l'existence ; dans ce qui est, si on le compare à ce qui n'est pas, la qualité inférieure, les impuretés, les défauts sautent aux yeux; en somme, il n'y a qu'avec le néant que l'on peut être sûr de soi. Cela dit, quelle conséquence devais-je en tirer ? Tourner le dos au tout, replonger dans le rien ? Comme si cela eût été possible ! Une fois mis en mouvement, le processus du passage du non-être à l'être ne pouvait plus être arrêté : le néant appartenait à un passé irrémédiablement fini.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 512
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/512
}}
{{Citation|Avec retard, comme d'habitude, je finis par comprendre qu'elle avait raison cette fois aussi. Avec le néant nous ne pouvions avoir d'autre contact qu'à travers le peu qu'il avait produit comme quintessence de son inanité; nous n'avions d'autre image du néant que notre pauvre univers. Tout le néant que nous pouvions trouver était là, dans le caractère relatif de ce qui est, parce que même le néant n'avait été autre qu'un néant relatif, un néant secrètement parcouru par des nuances et des tentations d'être quelque chose, s'il était vrai que dans un moment de crise de sa propre nullité il avait pu donner lieu à l'univers.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 515
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/515
}}
=== ''Les Villes invisibles'' ===
{{voir autre projet|Les Villes invisibles|''Les Villes invisibles''}}
{{Citation|L’homme qui chevauche longuement par des terres sauvages, le désir d’une [[ville]] le prend. Il finit par arriver à Isidora […]. Isidora est donc la ville de ses rêves : à une différence près. La ville rêvée le contenait lui encore jeune ; il arrive à Isidora déjà vieux. Sur la place, il y a le muret des vieux qui regardent passer la jeunesse ; il se trouve assis parmi eux. Les désirs sont déjà des souvenirs.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = I. Les villes et la mémoire, 2.
| page = 14
}}
[[Image:Shehara 02.jpg|vignette|{{w|Pont de Shaharah}}]]
{{Citation|[[Marco Polo]] décrit un pont, pierre après pierre.<br>– Mais quelle est la pierre qui soutient le pont ? demande [[Kublai Khan]].<br> – Le pont n'est pas soutenu par telle ou telle pierre, répond Marco, mais par la ligne de l'arc qu'elles forment.<br> Kublai Khan garde le silence, il réfléchit. Puis il ajoute :<br>– Pourquoi est-ce que tu me parles des pierres ? Seul l'arc compte pour moi.<br>Polo répond :<br>– Sans pierres, il n'y a pas d'arc.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = V
| page = 107
}}
{{Citation|Kublai était un joueur d'[[échecs]] attentif; suivant les gestes de Marco, il observait que certaines pièces impliquaient ou excluaient le voisinage d'autres pièces et se déplaçaient selon certaines lignes. […] Il pensa : « Si chaque ville est comme une partie d'échecs, le jour où j'arriverai à en connaître les règles, je posséderai finalement mon empire, même si je n'arrive jamais à connaître toutes les villes qu'il contient. »}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII
| page = 153-154
}}
[[Image:Checkmate.jpg|vignette]]
{{Citation|Le Grand Khan essayait de se prendre au jeu : mais désormais, c'était le pourquoi du jeu qui lui échappait. Le but de toute partie est une victoire ou une défaite : mais de quoi ?
Quel était le véritable enjeu ? À l'échec et mat, sous le pied du roi balayé par la main du vainqueur, il reste un carré noir ou blanc. À force de désincarner ses conquêtes pour les réduire à leur essence, Kublai était parvenu à l'opération extrême : la conquête définitive, dont les trésors aux mille formes de l'empire étaient de simples enveloppes illusoires, se réduisait à un morceau de bois raboté : le [[néant]]…}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII
| page = 154-155
}}
{{Citation|La ville pour qui passe sans y entrer est une, et une autre pour qui est pris par elle et n'en sort pas; une est la ville où on arrive pour la première fois, une autre celle qu'on laisse pour ne plus y revenir; chacune mérite un nom différent; peut-être ai-je déjà parlé d'Irene sous d'autres noms; peut-être n'ai-je jamais parlé que d'Irene.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII. Les villes et le nom, 4.
| page = 158
}}
{{Citation|L'[[enfer]] des vivants n'est pas quelque chose qui existera dans le futur; s'il y en a un, c'est celui qui est déjà là, l'enfer que nous habitons tous les jours, que nous formons en restant ensemble. Il y a deux façons de ne pas en souffrir. La première est facile pour le plus grand nombre : accepter l'enfer et en faire partie jusqu'à ne plus le voir. La deuxième est risquée et exige une attention et un apprentissage continus : chercher et savoir reconnaître qui et quoi, au beau milieu de l'enfer, n'est pas l'enfer, et le faire durer, et lui faire place.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = IX
| page = 207-208
}}
=== ''Si par une nuit d'hiver un voyageur'' ===
{{Voir autre projet|Si par une nuit d'hiver un voyageur|''Si par une nuit d'hiver un voyageur''}}
{{Citation|Tu es sur le point de commencer le nouveau roman d’Italo Calvino, ''Si une nuit d’hiver un voyageur''. Détends‐toi. Recueille‐toi. Chasse toute autre pensée de ton esprit. Laisse le monde qui t’entoure s’estomper dans le vague. Il vaut mieux fermer la porte ; là‐bas la télévision est toujours allumée. Dis‐le tout de suite aux autres : « Non, non, je ne veux pas regarder la télévision. » Lève la voix, sinon ils ne t’entendront pas : « Je suis en train de lire ! Je ne veux pas être dérangé. » Il se peut qu’ils ne t’aient pas entendu avec tout ce bazar ; dis‐le à haute voix, crie : « Je vais commencer le nouveau roman d’Italo Calvino ! » Ou si tu ne veux pas, ne le dis pas ; espérons qu’ils te laissent tranquille.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = I
| page = 9
}}
{{Citation|Te voilà donc prêt désormais à attaquer les premières lignes de la première page. Tu t’attends à reconnaître l’accent incomparable de l’auteur. Non. Tu ne le reconnais pas du tout. Mais à y regarder de près, a‐t‐on jamais dit que cet auteur avait un accent inimitable ? Tout au contraire, on sait bien qu’on a affaire à un auteur qui change beaucoup d’un livre à l’autre. Et c’est justement dans ces changements qu’on reconnaît que c’est bien lui.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = I
| page = 17-18
}}
{{Citation|Cela fait quelques pages que tu es engagé dans ta lecture et il serait temps qu'on te dise clairement si la gare dans laquelle je suis descendu d'un train en retard est une gare d'autrefois ou une gare d'aujourd'hui; alors que les phrases continuent à se mouvoir dans l'indéterminé, dans le gris, dans une espèce de no man's land de l'expérience réduite à son plus petit dénominateur commun. Fais attention : il s'agit sans doute d'un système destiné à t'impliquer petit à petit, à t'entraîner dans l'affaire sans que tu t'en rendes compte : un piège.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| page = 21-22
}}
{{Citation|Tu jettes le livre par terre, tu le lancerais volontiers par la fenêtre, et même par la fenêtre fermée, à travers les lames des stores vénitiens, et qu'elles triturent ses in-folio incohérents, que les phrases les mots les morphèmes les phonèmes jaillissent sans plus pouvoir se recomposer en discours ; à travers les vitres, si ce sont des vitres incassables, encore mieux, balancer le livre réduit en photons, en vibrations ondulatoires, en spectres polarisés ; à travers le mur, que le livre se décompose en molécules et en atomes, en passant entre les atomes du ciment armé, en se décomposant entre électrons, neutrons, neutrinos en particules élémentaires toujours plus petites ; à travers les fils du téléphone, qu'il se réduise en impulsions électroniques, en flux d'information, concassé par les redondances et les bruits, et qu'il se dégrade dans une vertigineuse entropie. Tu voudrais le jeter hors de la maison, hors du pâté de maisons, hors du quartier, hors de la zone urbaine, hors du cadre territorial, hors de l'administration régionale, hors de la communauté nationale, hors du Marché commun, hors de la culture occidentale, hors de la plaque continentale, de l'atmosphère, de la biosphère, de la stratosphère, du champ gravitationnel, du système solaire, de la galaxie, de l'amas des galaxies, réussir à le balancer plus loin que le point où les galaxies sont arrivées dans leur expansion, là où l'espace-temps n'est pas encore parvenu, là où l'accueillerait le non-être, mieux encore : le n'être jamais ni l'avoir été ni le devoir être, à se perdre dans la négativité la plus absolue garantie indéniable. Voilà ce qu'il mérite, ni plus, ni moins.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 40-41
}}
{{Citation|La demoiselle, il t'a indiqué une demoiselle. Elle est là, entre deux étagères de la librairie […]. Et voilà la Lectrice qui fait son entrée réussie dans ton champ visuel, Lecteur, mieux, dans ton champ d'attention, mieux encore, c'est toi qui as pénétré dans un champ magnétique à l'attraction duquel tu ne peux plus échapper. Ne perds pas de temps, alors, tu tiens un bon argument pour engager la conversation, un terrain commun, rends-toi compte, tu peux faire étalage de tes lectures nombreuses et variées, lance-toi, qu'est-ce que tu attends ?}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 44-45
}}
{{Citation|Il serait indiscret, [[Lecteur]], de te demander ton âge, ton état civil, ta profession, tes revenus. Ce sont tes affaires, c'est toi que ça regarde. Ce qui compte, c'est l'état d'âme avec lequel maintenant, dans l'intimité de ta maison, tu essaies de rétablir le calme parfait pour t'immerger dans le livre, tu allonges les jambes, les replies, les allonges de nouveau. Mais quelque chose a changé depuis hier. Ta lecture n'est plus solitaire : tu penses à la Lectrice qui à ce même moment est en train elle aussi d'ouvrir le livre, et voilà que se superpose au roman à lire, un roman à vivre, la suite de ton histoire avec elle, ou mieux : le début d'une histoire possible. Regarde comme tu as changé depuis hier, toi qui soutenais que tu préférais un livre, cette chose solide, qui est là, bien définie, et dont on peut jouir sans risque, à une expérience vécue, toujours fugace, discontinue, contradictoire. Est-ce que cela veut dire que le livre est devenu un instrument, un canal de communication, un lieu de rencontre? La [[lecture]] n'en aura pas moins de prise sur toi : et même, quelque chose se trouve ajouté à ses pouvoirs.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 49
}}
{{Citation
|citation=Écouter quelqu’un qui lit à haute voix, ce n’est pas la même chose que lire en silence. Quand tu lis, tu peux t’arrêter, ou survoler les phrases : c’est toi qui décides du rythme. Quand c’est un autre qui lit, il est difficile de faire coïncider ton attention avec le ''tempo'' de sa lecture : sa voix va ou trop vite ou trop lentement.
}}
{{Réf Livre
|titre=Si par une nuit d’hiver un voyageur
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=[[Danièle Sallenave]] et [[François Wahl]]
|éditeur=du Seuil
|collection=Points
|année=1995
|année d'origine=1979
|ISBN=2-02-025157-4
|chapitre=IV
|page=79
|url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital/84}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mars|jour=2}}
{{Citation|Lire, dit-il, c'est cela toujours : une chose est là, une chose faite d'[[écriture]], un objet solide, matériel, qu'on ne peut pas changer; et à travers cette chose on entre en contact avec quelque chose d'autre, qui n'est pas présent, quelque chose qui fait partie du monde immatériel, invisible, parce qu'elle est seulement pensable, ou imaginable, ou parce qu'elle a été et n'existe plus, parce qu'elle est passée, disparue, inaccessible, perdue au royaume des
morts…<br>– Ou bien parce qu'elle n'existe pas encore, quelque chose qui fait l'objet d'un désir, d'une crainte, possible ou impossible (c'est Ludmilla qui parle) : lire, c'est aller à la rencontre d'une chose qui va exister mais dont personne ne sait encore ce qu'elle sera…}}
{{Réf Livre
|titre=Si par une nuit d’hiver un voyageur
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Danièle Sallenave et François Wahl
|éditeur=du Seuil
|collection=Points
|année=1995
|année d'origine=1979
|ISBN=2-02-025157-4
|chapitre=IV
|page=83-84
|url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital/79}}
=== ''Tourner la page'' ===
{{Pour info|{{Ouvrage/Test|langue=it|titre=Una pietra sopra|édition=Einaudi|date=1980|lire en ligne=http://archive.org/details/unapietrasopra0000ital}}{{note|Traduction partielle dans {{Ouvrage/Test|trad=Michel Orcel et François Wahl|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/}}. Première traduction intégrale dans {{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro et Michel Orcel|champ libre=relue et préfacée par Mario Fusco|titre=Défis aux labyrinthes : textes et lectures critiques|tome=I|éditeur=Seuil|collection=Bibliothèque Calvino|date=2003|isbn=2-02-051027-8}}.}}.}}
{{Citation|Ceux qui croient pouvoir vaincre les [[labyrinthe]]s en échappant à leur difficulté sont hors jeu ; il est donc peu pertinent de demander à la [[littérature]], étant donné un labyrinthe, de fournir elle-même la clef pour en sortir. Ce que la littérature peut faire, c'est définir la meilleure attitude pour trouver la sortie, même si cette sortie ne sera que passage d'un labyrinthe à un autre. Ce que nous voulons sauver, c'est le ''défi au labyrinthe'', c'est une littérature du ''défi au labyrinthe'' que nous voulons extraire et distinguer de la littérature de la ''reddition au labyrinthe''.|précisions={{article|titre=La sfida al labirinto|périodique=Il Menabò di letteratura|numéro=5|année=1962}}{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 82-97. Traduction française dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 101-116}}}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Le défi au labyrinthe
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 145
}}
{{Citation|Le rapport entre [[philosophie]] et [[littérature]] est un combat. Le regard des philosophes traverse l'opacité du monde, en efface l'épaisseur charnue, réduit la variété de l'existant à un maillage de relations entre concepts généraux, fixe les règles en vertu desquelles un nombre fini de pions se déplaçant sur un [[échecs|échiquier]] épuise un nombre peut-être infini de combinaisons. Arrivent les [[écrivain]]s, et ils remplacent les pièces abstraites de l'échiquier par des rois reines cavaliers tours, tous munis d'un nom, d'une forme déterminée, d'un ensemble d'attributs royaux ou chevalins, à la place de l'échiquier ils déploient des champs de bataille poussiéreux ou des mers en furie; et voilà que les règles du jeu volent en éclats, qu'un ordre différent de celui des philosophes se laisse peu à peu découvrir. Ou plutôt : ceux qui découvrent ces nouvelles règles du jeu sont à nouveau les philosophes, revenus à la charge pour démontrer que l'opération accomplie par les écrivains est réductible à l'une des leurs, que les tours et les fous spécifiquement déterminés n'étaient que des concepts généraux déguisés.|précisions=« Philosophy and Literature », ''The Times Literary Supplement'', 28 septembre 1967{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 150-156. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 37-44, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 171-178.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Philosophie et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 222
}}
{{Citation|Pour qui écrit-on un roman ? Pour qui écrit-on un poème ? Pour des gens qui ont lu certains autres romans, certains autres poèmes. On écrit un [[livre]] pour qu'il puisse se juxtaposer à d'autres livres, pour qu'il prenne place sur une étagère hypothétique et, ce faisant, la modifie de quelque façon, déloge tels autres volumes ou les fasse reculer au deuxième rang, réclame qu'on en promeuve d'autres au premier.|précisions=''Rinascita'', 46, 24 novembre 1967{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 159-163. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 69-74, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 188-192.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Pour qui écrit-on ? (L’étagère hypothétique)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 235
}}
{{Citation|Dans la façon dont la culture d'aujourd'hui voit le monde, une tendance affleure en même temps dans différents domaines : de plus en plus, le monde dans ses divers aspects est vu comme ''discret'' plutôt que comme ''continu''. J'emploie le terme « discret » dans son acception mathématique : quantité « discrète », c'est-à-dire qui se compose de parties séparées. Hier encore, la pensée nous apparaissait comme quelque chose de fluide, évoquant en tous des images linéaires (un fleuve qui s'écoule, un fil qui se déroule), ou des images gazeuses (une espèce de nuage, tant il est vrai qu'on parlait volontiers d'« esprit »); alors qu'aujourd'hui, nous avons tendance à la voir comme une série d'états discontinus, de combinaisons d'impulsions sur un nombre fini (un nombre énorme mais fini) d'organes sensoriels et de contrôle. Les cerveaux électroniques, s'ils sont encore loin de produire toutes les fonctions d'un cerveau humain, sont cependant d'ores et déjà en mesure de nous fournir un modèle théorique convaincant des processus les plus complexes de notre mémoire, de nos associations mentales, de notre imagination, de notre conscience.|précisions=Conférence, Turin, Milan, Gênes, Rome, Bari, 24-30 novembre 1967{{note|name=Cyber|Publiée dans ''Le Conferenze dell’Associazione Culturale Italiana'', XXI, 1967-1968. ''Una pietra sopra'', 1980, « Cibernetica e fantasmi », p. 164-181. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, « Cybernétique et fantasmes », p. 11-29, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 193-209.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Cybernétique et fantômes (Notes sur la littérature comme processus combinatoire)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 246-247
}}
{{Citation|De même qu'aucun joueur d'[[échecs]] ne vivra assez longtemps pour épuiser les combinaisons des déplacements possibles des trente-deux pièces sur l'échiquier, de même nous savons - étant donné que notre esprit est un échiquier mettant en jeu des centaines de milliards de pièces - qu'une vie aussi longue que l'univers ne suffirait pas pour qu'on parvienne à en jouer toutes les parties possibles. Mais nous savons aussi que toutes les parties sont implicites dans le code général des parties mentales, par le biais duquel chacun de nous formule d'instant en instant ses pensées, foudroyantes ou paresseuses, nébuleuses ou cristallines.|précisions=Conférence, Turin, Milan, Gênes, Rome, Bari, 24-30 novembre 1967{{note|name=Cyber}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Cybernétique et fantômes (Notes sur la littérature comme processus combinatoire)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 247-248
}}
[[Image:Caspar David Friedrich - Mann und Frau in Betrachtung des Mondes - Alte Nationalgalerie Berlin.jpg|vignette|''{{w|Homme et Femme contemplant la Lune}}'', [[Caspar David Friedrich]].]]
{{Citation|Ce qui […] m'intéresse, c'est tout ce qui est appropriation véritable de l'espace et des objets célestes, c'est-à-dire ''connaissance'' : en dehors de notre cadre limité et certainement trompeur, définition d'un rapport entre nous et l'univers extra-humain. La [[lune]], dès l’Antiquité, a signifié pour les hommes ce désir, et c'est ainsi que s'explique la dévotion lunaire des poètes. Mais la lune des poètes a-t-elle quelque chose à voir avec les images laiteuses et piquetées que nous transmettent les fusées ? Peut-être pas encore; mais le fait que nous soyons obligés de ''repenser'' la lune d'une manière nouvelle nous amènera à repenser d'une manière nouvelle bien des choses. […]. Ceux qui aiment vraiment la lune ne se contentent pas de la contempler comme une image conventionnelle, ils veulent entrer plus étroitement en relation avec elle, ils veulent voir ''davantage'' dans la lune, ils veulent que la lune en ''dise davantage''. Le plus grand écrivain de la littérature italienne de tous les temps, [[Galilée]], dès qu'il se met à parler de la lune, élève sa prose à un degré prodigieux de précision et d'évidence, en même temps que de raréfaction lyrique. Et la langue de Galilée fut l'un des modèles de celle de [[Giacomo Leopardi|Leopardi]], grand poète lunaire…|précisions=Lettre à {{lien|langue=it|Anna Maria Ortese}}, décembre 1967{{note|Partiellement publiée dans le ''{{w|Corriere della Sera}}'', 24 décembre 1967, puis ''Una pietra sopra'', 1980, « Il rapporto con la luna », p. 182-183. Première traduction française de Jean-Paul Manganaro dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 210-212. Traduction intégrale de la lettre dans [[#Le métier d’écrire|''Le métier d'écrire'']], 2023, p. 572-574 (lettre 245).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Le rapport avec la lune
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 269-270
}}
[[Image:FullMoon2010.jpg|vignette]]
{{Citation|Galilée ne fait pas usage du langage comme d'un instrument neutre, il fait preuve de conscience littéraire, d'une incessante participation expressive, imaginative, et même lyrique. Lorsque je lis Galilée, j'aime chercher les passages où il parle de la Lune : c'est la première fois que la Lune devient pour les hommes un objet réel, que l'on décrit minutieusement comme une chose tangible, et pourtant, dès que la Lune apparaît, on sent dans la prose de Galilée une sorte de raréfaction, de lévitation : on s'élève dans une suspension enchantée.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 186. Première traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 33, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 215.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 274
}}
{{Citation|Lorsque j'ai dit que Galilée reste le plus grand écrivain italien, {{lien|langue=it|Carlo Cassola}} a bondi pour dire : Comment ça ! Je croyais que c'était [[Dante]] ! Merci, belle découverte.
D'abord, je voulais dire écrivain en prose; dans ce cas, la question se joue entre [[Machiavel]] et Galilée, et là, je suis tout de même un peu gêné, parce que Machiavel aussi, je l'aime beaucoup. Ce que je peux dire, c'est que dans la direction où je travaille maintenant, je trouve davantage à me nourrir chez Galilée, quant à la précision du langage, à l'imagination scientifico-poétique, à la construction de conjectures. Mais Galilée - dit Cassola - était un scientifique, pas un écrivain. Cet argument me semble facile à démonter : de la même façon, Dante faisait lui aussi, dans un contexte culturel différent, œuvre encyclopédique et cosmologique, lui aussi cherchait à travers la parole littéraire à construire une image de l'univers. C'est là une vocation profonde de la littérature italienne qui se transmet de Dante à Galilée : l'œuvre littéraire comme carte du monde et du connaissable, l'écriture animée par un élan cognitif qui ressortit tantôt à la théologie, tantôt à la spéculation, tantôt à la sorcellerie, tantôt à l'ambition encyclopédique, tantôt à la philosophie naturelle, tantôt à l'observation transfigurante et visionnaire.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 186-187. Première traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 33-34, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 215-216.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 275
}}
=== ''Monsieur Palomar ''===
{{Citation| Dans un premier temps j'avais eu l'idée de créer deux personnages : monsieur Palomar et monsieur Mohole. Le nom du premier vient de Mount Palomar, le célèbre {{w|Observatoire Palomar|observatoire astronomique californien}}. Le nom du second est celui d'un {{w|Mohole|projet de forage de la croûte terrestre}} qui, s'il venait à être réalisé, atteindrait à des profondeurs sans pareilles jusqu'aux entrailles de la terre. Les deux personnages auraient dû tendre, respectivement, Palomar vers le haut, le dehors, les aspects multiformes de l'univers, Mohole vers le bas, l'obscur, les abîmes intérieurs. Je me proposais d'écrire des dialogues basés sur le différend entre les deux personnages, l'un qui voit les faits minimes de la vie quotidienne dans une perspective cosmique, l'autre qui ne se soucie que de découvrir ce qu'il y a dessous et ne dit que des vérités déplaisantes. |précisions=Texte de présentation écrit en mai 1983, publié en 1992 dans ''Romanzi e racconti'' II.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 9-10
}}
{{Citation|On pourra me demander pourquoi, au lieu de parler du livre que j'ai écrit, je parle de celui que je n'ai pas écrit et qui n'a rien à voir avec celui que vous avez en main. Mais peut-être est-il impossible de parler de son propre livre (lequel ne devrait pas avoir besoin des commentaires de l'auteur) autrement qu'« en négatif », c'est-à-dire en parlant des projets qu'on a dû écarter pour en arriver à celui-ci.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 10-11
}}
{{Citation|Les silences de monsieur Palomar, qui au début du livre se traduisent en un flux serré de phrases, tournent davantage, à mesure qu'on s'approche de la fin, à la rumination anxieuse. En relisant le tout, je m'aperçois que l'histoire de Palomar peut se résumer en deux phrases : « Un homme se met en marche pour atteindre, pas à pas, la sagesse. Il n'est pas près d'arriver. »}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 15
}}
{{Citation|On ne peut observer une vague sans tenir compte des aspects complexes qui concourent à la former et de ceux tout aussi complexes auxquels celle-ci donne lieu. Ces aspects varient continuellement, de sorte qu'une vague est toujours différente d'une autre vague; mais il est vrai aussi que toute vague est pareille à une autre vague, même si ce n'est pas forcément celle qui la touche ou la suit immédiatement […]. Comme ce que monsieur Palomar a l'intention de faire en ce moment c'est simplement de ''voir'' une vague, c'est-à-dire de saisir toutes ses composantes simultanées sans en négliger aucune, son regard s'attardera sur le mouvement de l'eau qui vient battre le rivage tant qu'il continuera d'enregistrer des aspects qu'il n'avait pas saisis jusque-là; dès qu'il s'apercevra que les images se répètent, il saura qu'il a vu tout ce qu'il voulait voir et pourra arrêter.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2020
| ISBN = 978-2-07-045107-4
| chapitre = 1.1.1. Lecture d’une vague
| page = 18-19
}}
{{Citation|Pointer son attention sur un aspect le fait bondir au premier plan et envahir le cadre, comme dans certains dessins devant lesquels il suffit de fermer les yeux et lorsqu'on les rouvre la perspective a changé.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2020
| ISBN = 978-2-07-045107-4
| chapitre = 1.1.1. Lecture d’une vague
| page = 22
}}
{{Citation|La [[lune]], l'après-midi, personne ne la regarde, et c'est pourtant le moment où elle aurait le plus besoin de notre intérêt, vu que son existence est encore incertaine. C'est une ombre blanchâtre affleurant dans l’azur intense du ciel, chargé de lumière solaire ; qui nous assure qu'elle parviendra cette fois encore à prendre forme et brillance ? Elle est si fragile, et si pâle, et si fine ; elle ne commence à prendre un contour net comme l'arc d'une faux que d'un seul côté, mais le reste est encore tout gorgé de bleu céleste.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi
| page = 53
}}
{{Citation|La lune est le plus changeant des corps de l'univers visible, et le plus régulier dans ses habitudes compliquées : elle ne manque jamais à ses rendez-vous et on peut toujours guetter sa venue, mais si on la laisse quelque part on la retrouve toujours ailleurs, et si on se rappelle son visage tourné d'une certaine façon, voilà que déjà elle a changé de pose, peu ou prou. Mais en tout cas, si on la suit pas à pas, on ne se rend pas compte qu'imperceptiblement elle nous échappe. Seule l'intervention des nuages peut créer l'illusion d'une course ou d'une métamorphose rapides, ou plutôt donner une voyante évidence à ce qui autrement échapperait au regard.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi
| page = 55
}}
[[Image:OSIRIS Mars true color.jpg|vignette]]
{{Citation|[[Mars (planète)|Mars]], bien que se trouvant près du grand miroir lunaire inondé de lumière blanche, se détache impérieusement dans son éclat obstiné, son jaune concentré et dense, différent de tous les autres jaunes du firmament, au point qu'on finit par convenir qu'on l'appellera rouge, et dans les moments inspirés par le voir rouge pour de bon.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 57
}}
{{Citation|Mars, au télescope, apparaît comme une planète plus perplexe qu'elle n'en a l'air à l’œil nu : on dirait qu'elle a une foule de choses à communiquer dont on ne parvient à saisir qu'une petite partie, comme dans des propos bredouillés et crachoteux. […] Il lui semble que, si la planète Mars est depuis {{lien|langue=it|Giovanni Schiaparelli|texte=Schiaparelli}} celle dont on a dit tout et n'importe quoi, provoquant alternativement illusions et désillusions, cela tient à la difficulté qu'il y a à établir un rapport avec elle, comme avec une personne au caractère difficile. (A moins que la difficulté de caractère ne soit toute du côté de monsieur Palomar : c'est en vain qu'il tente d'échapper à la subjectivité en se réfugiant parmi les corps célestes.)}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 58-59
}}
[[Image:Jupiter and the Galilean Satellites.jpg|vignette|{{w|Satellites galiléens}}]]
{{Citation|Le faste véritable de cette planète luxueuse, ce sont ses satellites étincelants, maintenant tous les quatre bien en vue le long d'une ligne oblique, comme un sceptre resplendissant de joyaux. Découvertes par [[Galilée]], […] les petites lunes de [[Jupiter (planète)|Jupiter]] semblent irradier une ultime lueur de la Renaissance néoplatonicienne, comme si elles ignoraient que l'ordre impassible des sphères célestes s'est évanoui, précisément à cause de leur découvreur. Un rêve de classicisme enveloppe Jupiter ; en fixant cette planète dans son télescope, monsieur Palomar s'attend d'un moment à l'autre à une transfiguration olympienne. […] S'il est normal et bon que l'imagination vienne au secours de la faiblesse de la vue, elle doit être instantanée et directe comme le regard qui la met en branle. Quelle était la première similitude qui lui était venue à l'esprit et qu'il avait écartée parce qu'elle lui semblait incongrue? Il avait vu la planète ondoyer, ses satellites alignés comme de petites bulles d'air montant des branchies d'un poisson des abîmes, rond, strié et luminescent...}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 61-62
}}
=== ''Collection de sable'' ===
=== ''Leçons américaines'' ===
{{Citation|Dès son apparition dans les vers des poètes, la [[lune]] a toujours eu le pouvoir de communiquer une sensation d'impondérabilité, de suspens, d'enchantement silencieux et calme. Ma première intention était de consacrer toute cette conférence à la lune : de suivre les occurrences de la lune dans la littérature de tous les temps et de tous les pays. Puis j'ai décidé que la lune revenait de droit au seul [[Giacomo Leopardi|Leopardi]]. Car le miracle leopardien fut d'ôter son poids au langage, au point de lui conférer une apparence de clarté lunaire. Dans les poèmes de Leopardi, les nombreuses apparitions de la lune n'occupent chaque fois que quelques vers, mais c'est assez pour répandre sa clarté sur toute la composition ou pour y projeter l'ombre de son absence.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Légèreté
| page = 30-31
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Légèreté
|page=50-51
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/50
}}
{{Citation|L'œuvre littéraire est une de ces menues portions en quoi l'existant se cristallise, prend forme, acquiert un sens qui n'est nullement figé, ni définitif, ni raidi dans une immobilité minérale, mais aussi vivant qu'un organisme. La [[poésie]] est la grande ennemie du [[hasard]], bien qu'elle-même fille du hasard, et consciente qu'en dernière instance il gagnera la partie. « ''[[Stéphane Mallarmé|Un coup de dés jamais n'abolira le hasard]]''. »}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 64
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=116
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
{{Citation|Si ''[[#Les Villes invisibles|Les Villes invisibles]]'' reste celui de mes livres où je crois avoir dit le plus de choses, c'est parce que j'ai pu concentrer en un unique symbole toutes mes réflexions, toutes mes expériences, toutes mes conjectures; et parce que j'ai construit une structure à facettes où chaque court texte, côtoyant le voisin sans que leur succession implique un rapport causal ou hiérarchique, se trouve pris dans un réseau qui permet de tracer des parcours multiples et de tirer des conclusions ramifiées et plurielles. Dans ''Les Villes invisibles'', toute notion et toute valeur apparaît double : même l'exactitude. À un certain moment, Kublai Khan incarne la tendance qu'a l'intellect à rationaliser, à géométriser, à algébriser, et il réduit la connaissance de son empire à une combinatoire de pièces sur un [[Échecs|échiquier]]: les [[ville]]s que Marco Polo lui décrit avec force détails, il les représente par telle ou telle disposition des tours, des fous, des cavaliers, du roi, de la reine, des pions, sur les cases blanches et noires. Au terme de l'opération, il lui faut conclure que l'objet de ses conquêtes n'est autre que le bout de bois sur lequel chaque pièce se pose : un emblème du rien…}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 65-66
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=118-119
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
{{Citation|De ce combat avec la [[langue]], de cette poursuite de quelque chose qui échappe encore à l'expression, c'est [[Léonard de Vinci]] qui offre l'exemple le plus significatif; dans l'extraordinaire document que sont les carnets, on voit Léonard affronter la langue, une langue touffue et noueuse, à la recherche de l'expression la plus riche, la plus subtile, la plus précise. Les états successifs de l'idée traitée […] montrent bien, chez Léonard écrivain, quelles forces il engageait dans l'écriture en tant qu'instrument de connaissance, et combien il préférait, pour tous ses livres en projet, le procès de la recherche à l'achèvement d'un texte à publier.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 69
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=125
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
[[Image:Leonardo da Vinci - RCIN 919071, Recto The heart, bronchi and bronchial vessels.jpg|vignette|[[Léonard de Vinci#RL19071r|''RL 19071 r.'']]]]
{{Citation|Léonard, qui se présentait lui-même comme le contraire d'un lettré (« {{lang|it|''omo senza lettere''}} »), avait un rapport difficile au langage écrit. Personne au monde n'était plus savant et plus sage, mais son ignorance du latin et de la grammaire l’empêchait de communiquer par écrit avec les doctes de son temps. Sans doute se sentait-il capable de fixer dans le dessin, mieux que dans la langue, une large part de son savoir. (« [[Léonard de Vinci#RL19071r|{{lang|it|''O scrittore, con quali letere scriverai tu con tal perfezione la intera figurazione qual fa qui il disegno?''}}]] » [« Où trouveras-tu, toi qui écris, des lettres qui figurent aussi parfaitement tout ce que le dessin figure ici? »] demandait-il dans ses carnets d'anatomie.) Et ce n'est pas seulement la science, mais aussi la philosophie qu'il était convaincu de mieux transmettre par la peinture et le dessin. Reste qu'il éprouvait constamment le besoin d'écrire, de recourir à l'écriture pour explorer le monde, ses secrets, la diversité de ses manifestations, comme pour donner forme à ses propres rêveries, émotions ou rancœurs.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 69-70
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=126-127
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/126
}}
{{Citation|En de nombreux domaines l'excès d'ambition est critiquable, mais non pas en [[littérature]]. La littérature ne peut vivre que si on lui assigne des objectifs démesurés, voire impossibles à atteindre. Il faut que poètes et écrivains se lancent dans des entreprises que nul autre ne saurait imaginer, si l'on veut que la littérature continue de remplir une fonction. Depuis que la [[science]] se défie des explications générales, comme des solutions autres que sectorielles et spécialisées, la littérature doit relever un grand défi et apprendre à nouer ensemble les divers savoirs, les divers codes, pour élaborer une vision du monde plurielle et complexe.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Multiplicité
| page = 95
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=179
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/179
}}
{{Citation|Qui sommes-nous, qu'est chacun de nous, sinon une combinaison d'expériences, d'informations, de lectures, de rêveries ? Chaque vie est une [[encyclopédie]], une [[bibliothèque]], un inventaire d'objets, un échantillonnage de styles, où tout peut se mêler et se réorganiser de toutes les manières possibles.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Multiplicité
| page = 103
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=194
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/194
}}
{{Citation|Jusqu'au moment qui précède celui où nous commençons à écrire, nous avons le monde à notre disposition – ce qui, pour chacun de nous, constitue le monde, une somme d'informations, d'expériences, de valeurs –, le monde donné en bloc, sans un avant ni un après, le monde comme mémoire individuelle et comme potentialité implicite; et nous, nous voulons extraire de ce monde un discours, un récit, un sentiment : ou peut-être, plus exactement, nous voulons accomplir une opération qui nous permette de nous situer dans ce monde.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Appendice. Commencer et finir
| page = 105
}}
{{Citation|Étudier les zones de frontières de l'œuvre littéraire, c'est observer les modalités dans lesquelles l'opération littéraire comporte des réflexions qui vont au-delà de la [[littérature]] mais que seule la littérature peut « exprimer ».}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Appendice. Commencer et finir
| page = 106
}}
=== ''La route de San Giovanni'' ===
{{ancre|Opaque}}{{Citation|« D'int'ubagu », du fond de l'opaque j'écris, en reconstruisant la carte d'un ensoleillé qui n'est qu'un axiome invérifiable pour les calculs de la mémoire, le lieu géométrique du moi, d'un moi dont mon moi a besoin pour se savoir lui-même, le moi qui sert seulement pour que le monde reçoive continuellement des nouvelles de l'existence du monde, un instrument dont le monde dispose pour savoir s'il y est.|précisions=''Dall’opaco'', « Adelphiana », 1971.}}
{{Réf Livre
| titre = La route de San Giovanni
| titre de la contribution = De l’opaque
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = [[Jean-Paul Manganaro]]
| éditeur = Seuil
| année = 1991
| ISBN = 2-02-013107-2
| url = https://archive.org/details/laroutedesangiov0000ital
| page = 184
}}
=== ''Pourquoi lire les classiques'' ===
{{Pour info|Nouvelle traduction partielle, 2018, {{ISBN|978-2-07-045115-9}}.}}
{{Citation|Les classiques sont ces [[livre]]s dont on entend toujours dire : « je suis en train de le relire… » et jamais : « je suis en train de le lire… »|précisions={{article|titre=Italiani, vi esorto ai classici|périodique=L'Espresso|date=28 juin 1981}}, première traduction française dans {{Ouvrage/Test|trad=[[Michel Orcel]] et François Wahl|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|passage=103|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/103}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 7
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/7
}}
{{Citation|Toute relecture d’un classique est une découverte, comme la première [[lecture]].}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 9
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/9
}}
{{Citation|Un classique est un livre qui n'a jamais fini de dire ce qu'il a à dire.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 9
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/9
}}
{{Citation|Est classique ce qui tend à reléguer l’actualité au rang de rumeur de fond, sans pour autant prétendre éteindre cette rumeur.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 12
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/12
}}
{{Citation|Est classique ce qui persiste comme rumeur de fond, là même où l’actualité qui en est la plus éloignée règne en maître.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 12
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/12
}}
{{Citation|Des personnages filiformes, animés d’une mobilité sautillante, s’allongent, se contorsionnent, dansent comme de légers griffonnages; c’est ainsi que [[Paul Klee]]{{note|name=Klee}}, en 1911, illustrait le ''[[Candide, ou l'Optimisme|Candide]]'' de [[Voltaire]], donnant forme visuelle — je dirais presque musicale — à la joyeuse énergie que ce livre — au-delà de sa trame serrée de références à une époque et à une culture — continue de communiquer au lecteur de notre siècle.|précisions=Introduction à l’édition italienne de ''Candide'' de Voltaire, 1974{{note|Repris dans ''Perché leggere i classici''. La première traduction française est publiée une première fois dans : {{Ouvrage|auteur=Italo Calvino|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/page/141|passage=141}}. Nouvelle traduction sous le titre « Candide ou la vitesse » par Christophe Mileschi dans {{Ouvrage|titre=Pourquoi lire les classiques|éditeur=Gallimard|collection=Folio|date=2018|isbn=978-2-07-045115-9|passage=156}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| titre de la contribution= Candide ou la vélocité
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = [[Marcel Orcel]]
| éditeur = Seuil
| Collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| chapitre = Les classiques
| page = 220
}}
<gallery mode=packed caption= "Dessins d'illustration du ''Candide'' de Voltaire par Klee, 1920 ">
Candide Chapter 1.png|Chapitre 1{{er}}
Candide Chapter 7.png|Chapitre 7
Candide Chapter 25.png|Chapitre 25
Candide Chapter 30.png|Chapitre 30
</gallery>
=== ''La grande bonace des Antilles'' ===
{{Pour info|{{Ouvrage|langue=it|titre=Prima che tu dica « Pronto »|édition=|date=1993|isbn=88-04-36364-9|lire en ligne=https://archive.org/details/primachetudicapr0000calv}}}}
{{Citation| Des sentinelles furent placées aux portes, ainsi qu'une pancarte qui interdisait l'entrée, « à cause des grandes manœuvres, pour toute la durée de celles-ci ». C'était un expédient, pour que l'on pût mener l'enquête en grand secret. Les chercheurs qui avaient l'habitude de se rendre à la bibliothèque tous les matins, emmitouflés dans leurs manteaux, avec des écharpes et des passe-montagnes pour ne pas se geler, durent faire marche arrière. Ils se demandaient, perplexes : « Comment ça, les grandes manœuvres dans la bibliothèque ? Ne vont-ils pas mettre du désordre ? Et la cavalerie ? Vont-ils faire aussi du tir ? »}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 76
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/76
}}
{{Citation|La forêt des livres, au lieu de s'éclaircir, semblait devenir de plus en plus enchevêtrée et insidieuse. Les officiers se seraient perdus, n'eût été l'aide fournie par M. Crispino. […] M. Crispino s'approchait du lieutenant Lucchetti, qui refermait furieusement un tome en disant: « C'est du beau ! Ils ont ici le culot d'exprimer des doutes sur la pureté des idéaux des croisades! Oui, messieurs, des croisades ! » Et M. Crispino, tout souriant : « Ah, si vous devez dresser un procès-verbal sur cet argument, je peux vous suggérer quelques autres livres où vous trouverez plus de détails. » Et il ramenait la moitié d'un rayonnage. Le lieutenant Lucchetti fonçait tête baissée, et pendant une semaine on l'entendait feuilleter et murmurer : « Ces croisades alors ! C'est du beau ! »}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 77-78
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/77
}}
{{Citation|L’esprit de Fedina et de ses hommes était en proie à des sentiments opposés : d'une part, ils découvraient à chaque instant de nouvelles curiosités à satisfaire et prenaient goût à ces lectures et à ces études comme jamais auparavant ils ne l'auraient imaginé; d'autre part, ils se demandaient quand ils reviendraient parmi les gens et reprendraient contact avec la vie, qui leur apparaissait à présent d'autant plus complexe, presque renouvelée à leurs yeux; et d'autre part encore, l'approche du jour où ils quitteraient la bibliothèque leur donnait beaucoup d'appréhension, parce qu'il fallait qu'ils rendent compte de leur mission, et, avec toutes les idées qui se mettaient à jaillir dans leurs têtes, ils ne savaient plus comment s'en sortir.}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 79
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/79
}}
=== ''Ermite à Paris'' ===
{{Citation| Si l'on admet que le travail de l'écrivain peut être influencé par le milieu où il s'accomplit, par les éléments du décor qui l'entoure, on doit alors reconnaître que [[Turin]] est la ville idéale pour écrire. Je ne sais pas comment on peut écrire dans une de ces villes où les images du présent sont si exubérantes, si imposantes qu'elles ne laissent aucune marge d'espace et de silence. Ici, à Turin, on arrive à écrire parce que le passé et l'avenir ont plus d'évidence que le présent, les lignes de force du passé et la tension vers l'avenir donnent un sens concret aux images discrètes et ordonnées de l'actuel. Turin est une ville qui invite à la rigueur, à la linéarité, au style. Elle invite à la logique et ouvre, à travers la logique, une voie vers la folie.|précisions=Note, 1960}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = L’écrivain et la ville
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 14
}}
{{Citation|Avant d’être une ville du monde réel, [[Paris]], pour moi comme pour des millions d’autres personnes de tous les pays, a été une ville imaginée à travers les livres, une ville que l’on s’approprie par la lecture.|précisions=Entretien avec Valerio Riva, 1974}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 84
}}
{{Citation|Mon bureau est comme une [[île]] : il pourrait se trouver ici comme dans un autre pays.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 86
}}
{{Citation|Il y a un point invisible, anonyme, qui est celui à partir duquel on écrit, et c'est pour cela qu'il m'est difficile de définir le rapport entre le lieu où j'écris et la ville qui l'entoure. Je peux très bien écrire dans les chambres d'hôtel, dans cette sorte d'espace abstrait, anonyme, que sont les chambres d'hôtel, où je retrouve devant moi la page blanche, sans alternative, sans issue. Ou peut-être est-ce là une condition idéale valable surtout quand j'étais plus jeune, et que le monde était là, juste au-delà de la porte, avec sa densité de signes; il m'accompagnait partout, il avait tellement de consistance qu'il me suffisait de m'en écarter d'un pas pour pouvoir écrire sur lui. A présent quelque chose a dû changer, je n'écris bien que dans un endroit qui m'appartient, avec des livres à portée de la main, comme si j'avais besoin de consulter toujours on ne sait trop quoi. Ce n'est peut-être pas pour les livres en eux-mêmes, mais pour une sorte d'espace intérieur qu'ils forment, comme si je m'identifiais à ma bibliothèque idéale.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 89-90
}}
{{Citation|Paris est une œuvre de consultation gigantesque, c'est une ville que l'on consulte comme une [[encyclopédie]] : dès la première page, elle donne toute une série d'informations, d'une richesse qu'aucune autre ville n'égale.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 90
}}
{{Citation|Ma rencontre matérielle avec l'Amérique a été une expérience vraiment belle : [[New York]] est une de mes villes, et en effet, toujours pendant les années soixante, dans ''[[#Cosmicomics|Cosmicomics]]'', mais aussi dans ''[[#Temps zéro|Temps zéro]]'', il y a des récits qui se déroulent justement à New York. De l'autre côté de l'Atlantique je sens que j'appartiens à la majorité des Italiens qui vont en Amérique avec beaucoup de facilité
- désormais on en compte des millions et des millions - et non de la minorité qui reste en Italie ; peut-être parce que la première fois où je suis allé en Amérique avec mes parents j'avais un an. Quand je suis revenu aux États-Unis à l'âge adulte, j'avais un ''grant'' de la Ford Foundation qui me donnait le droit de parcourir les États-Unis en long et en large, sans aucune obligation; évidemment j'en ai fait le tour, j'ai voyagé dans le Sud, et même en Californie, mais je me sentais très new-yorkais : New York est ma ville.|précisions=Entretien avec Ugo Rubeo, Palerme, septembre 1984, publié dans {{ouvrage|titre=Mal d’America. Da mito a realtà|édition=Ruiniti|année=1987}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = New York est ma ville
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 175
}}
{{Citation| La ville que j'ai sentie comme ma ville plus que n'importe quelle autre est New York. J'ai même écrit une fois, en imitant [[Stendhal]], que je voulais que sur ma tombe on écrive « new-yorkais ». Cela avait lieu en 1960. Je n'ai pas changé d'avis, bien que depuis ce temps-là j'aie vécu la plupart du temps à Paris, ville dont je ne me détache que pour de brèves périodes et où peut-être, si j'ai la possibilité de choisir, je mourrai. Mais chaque fois que je vais à New York, je la trouve plus belle et plus proche d'une forme de ville idéale.
Peut-être parce que c'est une ville géométrique, cristalline, sans passé, sans profondeur, apparemment sans secrets; raison pour laquelle c'est la ville qui en impose le moins, la ville dont je peux avoir l'illusion que je la maîtrise avec l'esprit, que je peux la penser tout entière au même instant.|précisions={{Article |langue=it |auteur={{lien|langue=it|Maria Corti}}|titre=Intervista: Italo Calvino |périodique=Autografo|volume=2|numéro=6|date=octobre 1985 |pages=47-53}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Entretien avec Maria Corti
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 183
}}
{{Citation|Pour moi, les processus de l’imagination suivent des itinéraires qui coïncident pas toujours avec ceux de la vie. Le paysage natal et familial est celui qu’on ne peut repousser ou cacher; {{lien|langue=it|San Remo}} continue à ressortir dans mes livres, dans les perspectives et les raccourcis les plus divers, surtout vu du haut, et la ville est particulièrement présente dans un certain nombre des ''[[#Les Villes invisibles|Villes invisibles]]''. Naturellement je parle de San Remo tel qu'il était il y a trente ou trente-cing ans, et surtout il y a cinquante ou soixante ans, quand j'étais enfant.
Toute investigation ne peut que partir de ce noyau d'où se développent l'imagination, la psychologie, le langage ; cette persistance est en moi aussi forte que l'a été dans ma jeunesse la poussée centripète qui s'est révélée très tôt sans retour, parce que les lieux ont rapidement cessé d'exister.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Entretien avec Maria Corti
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 183-184
}}
=== ''Défis aux labyrinthes'' ===
{{Citation|Le Bon Lecteur, cet été, a décidé de lire enfin, vraiment, cet auteur; il ne pourra peut-être pas le lire entièrement pendant les vacances, mais, au cours de ces semaines, il va thésauriser une première base de lectures fondamentales, puis, dans le courant de l'année il pourra combler aisément et sans hâte ses lacunes. Il se procure donc les œuvres qu'il se propose de lire, les textes originaux s'il s'agit d'une langue qu'il connaît, sinon la traduction la meilleure; il préfère les gros volumes des éditions intégrales contenant plusieurs œuvres, mais il ne dédaigne pas les volumes de poche, plus adaptés à la lecture sur la plage ou sous les arbres ou dans un car. Il ajoute quelques bons essais sur l'auteur qu'il a choisi, ou éventuellement une correspondance: il a pour ses vacances une compagnie sûre. Il pourra tomber de la grêle tout le temps, les compagnons de villégiature pourront se montrer odieux, les moustiques ne pas laisser un instant de trêve et la nourriture être immangeable: les vacances ne seront pas perdues, le Bon Lecteur reviendra enrichi d'un nouveau monde fantastique. |précisions= « I buoni propositi », ''L'Unità'', 12 août 1952}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| chapitre = Les vacances du Bon Lecteur
| page = 577
}}
{{Citation|Traduire est un art : le passage d'un texte littéraire, quelle que soit sa valeur, dans une autre langue requiert à chaque fois comme une sorte de miracle. Nous savons tous que la poésie en vers est intraduisible par définition ; mais la véritable littérature, même la prose, travaille vraiment sur la marge intraduisible de chaque langue. Le traducteur littéraire est celui qui se met tout entier en jeu pour traduire l'intraduisible. |précisions=Colloque sur la traduction, Rome, 4 juin 1982{{note|''Tradurre è il vero modo di leggere un testo'', « Bollettino di informazione », XXXII, 3, 1985, p. 59-63}}}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Traduire est la manière véritable de lire un texte
| page = 586
}}
{{Citation|Traduire est la manière véritable de lire un texte ; […] pour un auteur, réfléchir sur la [[traduction]] d'un de ses textes, discuter avec le traducteur, est la manière véritable de se lire lui-même, de bien comprendre ce qu'il a écrit et pour quelle raison.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Traduire est la manière véritable de lire un texte
| page = 587
}}
{{Citation| J'appartiens à cette partie de l'humanité – une minorité à l'échelle planétaire, mais une majorité, je crois, parmi mon public – qui passe une grande partie de ses heures de veille dans un monde particulier, un monde fait de lignes horizontales où les mots se suivent un par un, où chaque phrase et chaque alinéa occupent une place établie : un monde qui peut être très riche, sans doute plus riche encore que celui qui n'est pas écrit, mais qui requiert de toute façon un ajustement particulier pour que l'on se situe en lui. Quand je me détache du monde écrit pour retrouver ma place dans l'autre, dans ce que nous avons l'habitude d'appeler ''le'' monde, fait de trois dimensions, de cinq sens, peuplé de milliards de nos semblables, à chaque fois, cela équivaut pour moi à répéter le traumatisme de la naissance, à donner forme de réalité intelligible à un ensemble de sensations confuses, à choisir une stratégie pour affronter l'inattendu sans être détruit.|précisions=Conférence, New York Institute for the Humanities, 30 mars 1983{{note|name=Mondo|Publiée dans {{article|lang=en|titre= The Written and the Unwritten Word|périodique=The New York Review of Books|date=12 mai 1983|passage=38-39|url=https://www.nybooks.com/articles/1983/05/12/the-written-and-the-unwritten-word/}}, puis en italien « Mondo scritto e mondo non scritto », ''Letteratura internazionale'', 4-5, 1985, p. 16-18. Extraits traduits dans {{Harvsp|Daros|1994|p=161-164}}.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 591
}}
{{Citation|Quand je lis, chaque phrase doit être immédiatement comprise, du moins dans sa signification littérale, et doit me mettre en mesure de formuler un jugement : ce que j'ai lu est vrai ou faux, juste ou erroné, agréable ou désagréable. Dans la vie ordinaire, au contraire, il y a toujours d'innombrables circonstances qui échappent à mon entendement, des plus générales aux plus banales : je me trouve souvent en face de situations sur lesquelles je ne saurais pas me prononcer, sur lesquelles je préfère suspendre mon jugement. Pendant que j'attends que le monde non écrit s'éclaire à mes yeux, il y a toujours une page écrite à portée de ma main, où je peux me replonger ; je m'empresse de le faire, avec la plus grande satisfaction : là au moins, même si je ne parviens à comprendre qu'une petite partie de l'ensemble, je peux cultiver l’illusion d'être en train de tout contrôler.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 591-592
}}
{{Citation| Alors, vous me demanderez : si tu dis que ton vrai monde est la page écrite, si là seulement tu te sens à ton aise, pourquoi veux-tu t'en détacher, pourquoi veux-tu t'aventurer dans ce vaste monde que tu n'es pas en mesure de maîtriser ? La réponse est simple : pour écrire. Parce que je suis un écrivain. Ce que l'on attend de moi, c'est que je regarde autour de moi et que je capture des images rapides de ce qui arrive, pour revenir ensuite me pencher sur mon bureau et reprendre le travail. C'est pour remettre en marche ma fabrique de paroles que je dois extraire du combustible nouveau des puits du non-écrit.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 593
}}
{{Citation| Je dois dire que la plupart des livres que j'ai écrits et de ceux que je projette d'écrire naissent de l'idée qu'il me semblait impossible d'écrire un tel livre. Quand je suis convaincu qu'un certain type de livre est complètement au-delà des possibilités de mon tempérament et de mes capacités techniques, je m'assois à mon bureau et je commence à l'écrire.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 598
}}
{{Citation| En un certain sens, je crois que nous écrivons toujours sur quelque chose que nous ne savons pas : nous écrivons pour qu'il soit rendu possible pour le monde non écrit de s'exprimer à travers nous. Au moment où mon attention se déplace de l'ordre régulier des lignes écrites pour suivre la complexité mobile qu'aucune phrase ne peut contenir ou épuiser, je me sens tout près de comprendre que de l'autre côté des mots il y a quelque chose qui essaie de sortir du silence, de signifier à travers le langage, comme en tapant des coups sur le mur d'une prison.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 599
}}
=== Correspondance ===
{{Citation|{{ancre|Bottino09061964}}Données biographiques : je suis encore de ceux qui croient, avec [[Benedetto Croce|Croce]], que d'un auteur seules comptent les œuvres. (Lorsqu'elles comptent, évidemment.) C'est pourquoi je ne donne pas d'indications biographiques, ou je les fausse, ou, de toute façon, j'essaie toujours de les changer d'une fois à l'autre. Aussi demandez-moi ce que vous voulez savoir, et je vous le dirai. ''Mais je ne vous dirai jamais la vérité'', de cela, vous pouvez être sûr.|original=Dati biografici : io sono ancora di quelli che credono, con Croce, che di un autore contano solo le opere. (Quando contano, naturalmente.) Perciò dati biografici non ne do, o li do falsi, o comunque cerco sempre di cambiarli da una volta all'altra. Mi chieda pure quel che vuol sapere, e Glielo dirò. ''Ma non Le dirò mai la verità'', di questo può star sicura.|langue=it|précisions=Lettre à Germana Pescio Bottino, 9 juin 1964{{note|Sur cette lettre, voir notamment {{chapitre|lang=en|auteur= Martin McLaughlin|titre= Concessions to Autobiography in Calvino|titre ouvrage=Biographies and Autobiographies in Modern Italy|édition= Legenda|année=2007|isbn=978-1-905981-07-6 |url=https://books.google.fr/books?id=dTJrnrcD7PAC&pg=PA148}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino : romancier et conteur
| auteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection= Les contemporains
| année = 2000
| ISBN = 978-2-02-021442-1
| page = 10
}}
{{Réf Livre
| langue =it
| titre = I libri degli altri. Lettere 1947-1981
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2022
| ISBN = 978-88-04-74891-5
| page = 476
}}
==== ''Le métier d’écrire'' ====
{{Citation|L’éditeur {{w|Einaudi}} a coutume de mettre sur la couverture de ses livres des reproductions de tableaux ou de dessins de peintres modernes célèbres. Pour mon livre, il a choisi ce dessin de [[Paul Klee]] qui peut suggérer la vision d’une ville, très mouvementée et nerveuse. Cela m’a fait plaisir car Klee est l’un des peintres que j’aime le plus au monde{{note|name=Klee}}.|précisions=Au sujet de la couverture de ''[[#Marcovaldo|Marcovaldo]]''. Lettre aux élèves de {{w|Santa Maria a Monte}}, 12 janvier 1972.}}
{{Réf Livre
| titre = Le métier d’écrire
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-014006-0
| page = 629 (lettre 263)
}}
{{Citation|Je veux que la valeur de mes livres tienne à ce qui est écrit : rien de plus, rien de moins. Et pas au fait qu'ils aient été écrits par moi plutôt que par un autre. C'est pourquoi je laisserai insatisfaites vos curiosités concernant la personne de l'''auteur'' : l'auteur est quelqu'un qui s'assoit à sa table et qui écrit, mais qui en écrivant a en tête - parfois sans y penser - son public, ses lecteurs passés et à venir. Par conséquent, vous êtes vous aussi des auteurs, surtout maintenant que j'ai eu cette correspondance directe avec vous. Je vous considère donc comme mes collaborateurs. Voilà que vous allez vous dire : ce Calvino n'en finit jamais avec ses paradoxes. Sauf que non, je parle sérieusement. Et s'il est vrai que bien souvent je blague, c'est de tout mon cœur que je vous dis combien je vous suis reconnaissant, à vous et à votre excellente enseignante.|précisions=Lettre aux élèves de Santa Maria a Monte, 12 janvier 1972{{note|Sur cette lettre, voir note 10 de {{Article|prénom1=Sandrine|nom1=Granat-Robert|titre=Calvino regarde l’enfance et l’enfance regarde Calvino|périodique=Italies|numéro=21|pages=129–160|date=2017|issn=1275-7519|doi=10.4000/italies.5745|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/5745?lang=en#ftn10|consulté le=2024-06-22}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Le métier d’écrire
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-014006-0
| page = 630-631 (lettre 263)
}}
=== Autres citations ===
[[Image:Paul Klee, The Tight Rope Walker (Seiltänzer), 1923, NGA 8106.jpg|vignette|[[Paul Klee]],
''Der Seiltänzer'' [Le Funambule], 1923, 138{{note|Une autre version (1923, 121) de ce ''Funambule'' de Klee se trouve notamment en couverture d’une édition italienne de ''{{w|it:I racconti (Calvino)|I Racconti}}''.}}.]]
{{Citation|Tu as dit à juste titre que [[Paul Klee|Klee]]{{note|name=Klee}} est très important pour moi. La peinture m’a toujours servi de moteur pour me renouveler, d’idéal d’invention libre, pour être toujours soi-même en faisant toujours quelque chose de nouveau. En ce sens, le nom de Klee me semble fondamental.|original=Hai detto giusto che Klee è per me molto importante. La pittura mi è servita sempre come spinta a rinnovarmi, come ideale di invenzione libera, di essere sempre se stessi facendo sempre qualcosa di nuovo. In questo senso il nome di Klee mi pare fondamentale.|langue=it|précisions=Conversation avec {{lien|langue=it|Tullio Pericoli}}, « Furti ad arte », exposition ''Rubare a Klee'', 1980.}}
{{Réf Article
| titre = Réécrire les images. Italo Calvino et l’œuvre de Tullio Pericoli et Domenico Gnoli
| auteur = Greta Gribaudo (traduction)
| publication = Cahiers d’études romanes
| numéro =50. Lire, réagir, réécrire
| date = 2025
| page = url
| url =https://journals.openedition.org/etudesromanes/18690
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Saggi: 1945-1985
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| collection = I meridiani
| année = 1995
| tome = II
| ISBN =88-04-40404-3
| page = 1806
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Mondo scritto e mondo non scritto
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2002
| titre de la contribution = Furti ad arte (conversazione con Tullio Pericoli) (1980)
| url = https://books.google.fr/books?id=kilOBB3QsD0C&pg=PA68
| page = 68
}}
{{Citation|[[Traduction|Traduire]] c'est le système de lecture le plus absolu. Il faut lire les implications de chaque mot […]. Nous avons cette réalité-là, cet objet d'où l'on sort quelque chose qui était enfermé à l'intérieur. Toute lecture véritable est une sorte d'effraction, un vol avec effraction… Naturellement, les œuvres littéraires sont conçues pour être dévalisées, en ce sens. Tout comme le labyrinthe qui est construit délibérément pour s'y perdre, mais également pour s'y retrouver.|original=Tradurre è il sistema più assoluto di lettura. Bisogna leggere il testo nelle implicazioni di ogni parola. […] C'è questa cosa lì, chiusa, questo oggetto da cui si carpisce qualcosa che c'è chiuso dentro. C'è uno scassinamento, c'è un furto con scasso in ogni vera lettura. Naturalmente i quadri e le opere letterarie sono costruite apposta per essere derubate, in questo senso. Così come il labirinto è costruito apposta perché ci si perda, ma anche perché ci si ritrovi.|langue=it|précisions=Conversation avec Tullio Pericoli.}}
{{Réf Livre
| titre = Les années parisiennes d'Italo Calvino (1964-1980), sous le signe de [[Raymond Queneau]]
| auteur = Sergio Cappello (traduction)
| éditeur = Presses de l'Université de Paris-Sorbonne
| année = 2007
| ISBN = 9782840505259
| chapitre=VI. Calvino traducteur de Queneau
| page = 162-163
| url=https://books.google.fr/books?id=dVuS6o81P_IC&pg=PA162
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Saggi: 1945-1985
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| collection = I meridiani
| année = 1995
| tome = II
| ISBN =88-04-40404-3
| page = 1807-1808
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Mondo scritto e mondo non scritto
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2002
| titre de la contribution = Furti ad arte (conversazione con Tullio Pericoli) (1980)
| url = https://books.google.fr/books?id=kilOBB3QsD0C&pg=PA69
| page = 69-70
}}
== Citations sur ==
=== Pietro Citati ===
=== Natalia Ginzburg ===
{{loupe|Natalia Ginzburg}}
{{Citation|Dans sa jeunesse, il lui arrivait souvent de bégayer; et il a continué à bégayer un peu, par la suite; mais jeune homme, il le faisait davantage. Il semblait bien des fois extraire les mots d'un sac secret, ou les détacher avec peine de quelque pelote secrète : et quand il les prononçait, il trébuchait, il fronçait les sourcils, et baissait ses yeux sur ses doigts croisés, avec une perplexité ironique et opiniâtre, et comme s'il se moquait de lui-même. Même s'il arrivait souvent qu'il détachât ses mots avec difficulté et lenteur, ils ne semblaient pas comporter la moindre difficulté et la moindre lenteur dans son esprit, ni dans ce qu'il faisait; fatigue, lenteur et bégaiement étaient une manière de se moquer de lui-même et des autres : sa manière à lui d'être au monde.|précisions={{article|langue=it|titre=Il sole e la luna |périodique={{w|it:L'Indice dei libri del mese|L'Indice dei libri del mese}}|numéro=8|année=1985|url=https://www.lindiceonline.com/scienze-umane/cultura-e-societa/natalia-ginzburg-ricordando-italo-calvino}}{{note|Repris dans {{ouvrage|lang=it|titre=Non possiamo saperlo : saggi 1973-1990|année=2001|isbn=88-06-15250-5|url=https://archive.org/details/nonpossiamosaper0000ginz/page/109|passage=109-113}}.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =Le soleil et la lune
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Natalia Ginzburg
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 63
}}
{{Citation|Sur les « [[#Les Villes invisibles|villes invisibles]] », s'est condensée la douleur de la mémoire. Dans toutes les autres œuvres de Calvino, la mémoire est absente, ou mieux, quand elle est présente, elle ne fait jamais mal, Ici, dans les « villes invisibles » non pas rêvées mais rappelées dans le souvenir, règne la mémoire douloureuse d'un temps qui ne pourra plus jamais revenir. Le soleil se couche sur ces villes, si hautes sous le ciel, grouillantes et resplendissantes, fourmillant des erreurs des hommes, débordantes de marchandises et de nourritures, encombrées de trafics, domaines des rats et des hirondelles. Le regard qui salue ces villes est un regard qui dit adieu, adieu à un monde tant aimé et fixé depuis un bateau qui s'en va.|précisions=« Il sole e la luna »}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =Le soleil et la lune
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Natalia Ginzburg
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 65
}}
=== Jean-Paul Manganaro ===
{{Citation|''[[#Opaque|De l'opaque]]'', sans doute, en absolu, le plus beau texte de Calvino, où le degré d'abstraction de l'écriture réussit le pari de ne jamais quitter les données du concret et de s'élever pourtant dans une affabulation hautement lyrique. Véritable texte au travail, performance du ''work in progress'', d'une élaboration qui définit sa poétique au moment même où elle détermine son action et ses objectifs, les dimensions possibles de l'humain saisies par un point de vue de l'intériorité rapportée à l'extériorité des éléments qui lui font face, à travers la grille d'un ensemble de plans géométriques multipliés et variables. Ce texte, qui date de 1971, pourrait d'ailleurs être celui qui nous manque sur la vue dans ''I Cinque Sensi'', et celui aussi qui fonde la poétique du point de vue chez Calvino.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino : romancier et conteur
| auteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection= Les contemporains
| année = 2000
| ISBN = 978-2-02-021442-1
| page = 146
}}
=== Cesare Pavese ===
{{loupe|Cesare Pavese}}
{{Citation|À 23 ans, Calvino sait déjà que pour raconter, il n'est pas nécessaire de « créer des personnages », mais qu'il faut savoir transformer des faits en mots. Il le sait de manière allègre, désinvolte, un peu comme un gamin. Il n'a pas peur des mots : tant qu'ils veulent dire quelque chose, tant qu'ils servent à quelque chose, il les dit, il les creuse, il les dénoyaute, il les jette peut-être, comme on jette des sarments sur le feu, mais le but, c'est bien la flamme, la chaleur, la poêle.|précisions=''l’Unità'', 26 octobre 1947.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =L’amitié, une vie. Le Sentier des nids d’araignée
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Cesare Pavese
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 55
}}
{{Citation|Calvino naît au récit au beau milieu de la guerre civile. Ce sont là ses faits, les choses dont il fait des mots. Si l'on affirmait que ce livre, ''Le Sentier des nids d'araignée'' (Einaudi, 1947), perdant au concours Mondadori et gagnant au concours de Riccione, est le plus beau récit que nous avons eu sur l'expérience de la Résistance, personne n'essuierait de larmes. On dira alors que l'astuce de Calvino, cet écureuil de la plume, a été de grimper aux arbres, plus par jeu que par peur, et d'observer la vie des Résistants comme une fable des bois, formidable, bigarrée, « différente ».|précisions=''l’Unità'', 26 octobre 1947.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =L’amitié, une vie. Le Sentier des nids d’araignée
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Cesare Pavese
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 55
}}
=== Georges Perec ===
{{Loupe|Georges Perec}}
<!--
{{Réf Livre
| titre = Entretiens, conférences, textes rares, inédits
| auteur = Georges Perec
| éditeur = Joseph K.
| année = 2019
| ISBN = 978-2-910686-78-9
| titre de la contribution =
| page =
}}-->
== Notes et références ==
{{Références|références=
<ref name=Klee>
Voir :
*Franco Ricci, {{Chapitre|titre chapitre=The World's Seamless Web|titre ouvrage=Painting with Words, Writing with Pictures|éditeur=University of Toronto Press|date=2001|passage=191–219|isbn=978-1-4426-7823-1|doi=10.3138/9781442678231-007|lire en ligne=https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.3138/9781442678231-007|consulté le=2024-05-12}}, « Calvino and Paul Klee », ''Rivista di studi italiani'', 2003, 2, [https://www.rivistadistudiitaliani.it/articolo.php?id=124 p. 151-163], « Calvino and Klee : Variations of Line » {{Harvsp|id=GrundtvigMcLaughlinWaage_Petersen2007|Grundtvig|McLaughlin|Waage Petersen|2007|p=260-275}},
*{{Article|langue=fr|prénom1=Maria G.|nom1=Vitali-Volant|titre=Italo Calvino et les artistes de son temps|périodique=Italies|numéro=16|pages=277–306|date=2012|doi=10.4000/italies.4438|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/4438|consulté le=2024-05-09}}
</ref>
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
|commons=Category:Italo Calvino
|w=Italo Calvino
}}
*{{Ouvrage|prénom1=Aurore|nom1=Frasson-Marin|titre=Italo Calvino et l'imaginaire|éditeur=Slatkine|collection=Textes et études. Domaine italien|date=1986|isbn=2-05-100723-3|id=Frasson-Marin1986}}
*{{Ouvrage|auteur=Philippe Daros|titre=Italo Calvino|éditeur=Hachette supérieur|collection=Portraits littéraires|date=1994|isbn=2-01-019803-4|id=Daros1994}}
*{{Ouvrage|prénom1=Jean-Paul|nom1=Manganaro|titre=Italo Calvino: romancier et conteur|éditeur=Seuil|collection=Les contemporains|date=2000|isbn=978-2-02-021442-1|id=Manganaro2000}}
*{{Ouvrage/Test|lang=en|prénom1=Martin|nom1=McLaughlin|titre=Italo Calvino|éditeur=Edinburgh University Press|collection=Writers of Italy|date=1998|isbn=0-7486-0917-2|jstor=10.3366/j.ctvxcrf71|doi=10.1515/9781474470902|présentation en ligne=https://books.google.fr/books?id=i6YxEAAAQBAJ|lire en ligne=https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.1515/9781474470902|accès url=limité|id=McLaughlin1998}}
*{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Birgitte|nom1=Grundtvig|prénom2=Martin L.|nom2=McLaughlin|prénom3=Lene|nom3=Waage Petersen|titre=Image, eye and art in Calvino: writing visibility|éditeur=Routledge|date=2007|isbn=978-0-367-60411-0|id=GrundtvigMcLaughlinWaage_Petersen2007}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Perle Abbrugiati|directeur=oui|titre=La Plume et le crayon. Calvino, l’écriture, le dessin, l’image|nature ouvrage=actes du colloque à Aix-en-Provence, Centre Aixois d’Études Romanes, 20-21-22 janvier 2011|date=2012|collection=Italies|numéro dans collection=16|doi=10.4000/italies.4371|url=https://journals.openedition.org/italies/4371|id=Abbrugiati2012}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Perle Abbrugiati|titre=Le vertige selon Calvino|éditeur=Presses universitaires de Provence|collection=Textuelles|date=2016|isbn1=979-10-320-0059-5|isbn2=979-10-365-5070-6|doi=10.4000/books.pup.10881|lire en ligne=https://books.openedition.org/pup/10881|id=Abbrugiati2016}}
*{{Ouvrage/Test|auteur1=Christophe Mileschi|auteur2=Martin Rueff|directeur1=oui|directeur2=oui|titre=Italo Calvino|éditeur=L'Herne|collection= Cahiers de l'Herne |numéro dans la collection=144|date=2024|isbn=9791031904269|id=MileschiRueff2024}}
{{DEFAULTSORT:Calvino, Italo}}
[[Catégorie:Romancier italien]]
[[Catégorie:Nouvelliste italien]]
[[Catégorie:Essayiste italien]]
[[Catégorie:Naissance en 1923]]
[[Catégorie:Décès en 1985]]
[[Catégorie:Oulipo]]
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2026-05-30T09:18:06Z
Malik2Mars
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/* ''Temps zéro'' */
459913
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Italo-Calvino.jpg|thumb|Italo Calvino.]]
'''{{w|Italo Calvino}}''' est un écrivain italien né à {{w|Santiago de las Vegas}} (Cuba) le 15 octobre 1923 et mort à {{w|Sienne}} (Italie) le 19 septembre 1985.
== Citations ==
=== ''Nos ancêtres'' ===
==== ''Le Vicomte pourfendu'' ====
{{Voir autre projet|Le Vicomte pourfendu|''Le Vicomte pourfendu''}}
{{Citation| Mais mon oncle regardait au loin, vers le nuage qui s'avançait à l'horizon, et pensait : « Voilà, ce nuage, ce sont les Turcs, les vrais Turcs, et ceux-là, à mes côtés, qui chiquent du tabac, ce sont les vétérans de la chrétienté, et cette trombe qui retentit maintenant, c'est l'attaque, la première attaque de ma vie, et ce grondement et cette secousse, c'est le bolide qui se fiche en terre et que regardent avec un ennui paresseux les vétérans et les chevaux, c'est un boulet de canon, le premier boulet ennemi que je rencontre. Pourvu que n'arrive jamais le jour où il me faudra dire : voici le dernier. » […] Il pensait : « Je verrai les Turcs ! Je verrai les Turcs ! » Rien ne plaît tant aux hommes que d'avoir des ennemis et de voir ensuite s'ils sont réellement tels qu'ils les imaginaient.}}
{{Réf Livre
| titre = Le Vicomte pourfendu
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2018
| ISBN = 978-2-07-271903-5
| chapitre =II
| page = 17-18
}}
==== ''Le Baron perché'' ====
{{Voir autre projet|Le Baron perché|''Le Baron perché''}}
{{Citation|« Qui est-ce ? Un chat ? » Et lui : « C'est un homme. Un homme.<br>
– Un homme qui miaule ?<br>
– Eh, je soupire.<br>
– Pourquoi ? Que te manque-t-il ?<br>
– Il me manque une chose que tu as toi.<br>
– Quoi donc ?<br>
– Viens là que je te le dise. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XIX
| page = 239
}}
{{Citation|« ''C'est chez vous, mon cher Chevalier, qu'il y a ce fameux philosophe qui vit sur les arbres, comme un singe ?'' » Et moi, flatté, je ne pus m'empêcher de lui répondre : « C'est mon frère, Monsieur, le baron de Rondeau. » [[Voltaire]] fut très surpris, peut-être aussi parce que le frère de ce phénomène lui apparaissait comme une personne des plus normales, et il se mit à me poser des questions comme : « ''Mais c'est pour approcher du ciel, que votre frère reste là-haut ?''<br>
– Mon frère, répondis-je, soutient que si l'on veut bien regarder la terre, il faut se tenir à la bonne distance, et le fameux Voltaire apprécia beaucoup la réponse.<br>
– ''Jadis, c'était seulement la Nature qui créait des phénomènes vivants, conclut-il; maintenant, c'est la Raison''. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XX
| page = 243
}}
{{Citation| « Pourquoi est-ce que tu me fais souffrir ?<br>
Parce que je t'aime. »<br>
Et c'était lui, alors, qui se mettait en colère :<br>
« Non, non tu m'aimes pas ! Qui aime veut le bonheur, pas le malheur.<br>
– Qui aime veut seulement l'amour, fût-ce au prix de la douleur.<br>
– Alors tu me fais souffrir exprès ?<br>
– Oui, pour voir si tu m'aimes. »
La philosophie du baron se refusait à aller plus loin : « La douleur est un état négatif de l'âme.<br>
– L'amour est tout.<br>
– Il faut toujours lutter contre la douleur.<br>
– L'amour ne se refuse rien.<br>
– Il y a des choses que je n'accepterai jamais.<br>
– Mais si, tu les acceptes puisque tu m'aimes et que tu souffres. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre =XXII
| page = 275
}}
{{Citation| « Que veux-tu dire ? Que je suis jaloux ?<br>
– Tu as raison d'être jaloux. Mais tu prétends soumettre la jalousie à la raison.<br>
– Bien sûr : et ainsi je la rends plus efficace.<br>
– Tu raisonnes trop. Pourquoi diable faudrait-il que l'amour soit soumis à la raison ?<br>
– Pour t'aimer davantage. Si on accomplit chaque chose en raisonnant, on augmente son pouvoir.<br>
– Tu vis dans les arbres et tu as la mentalité d'un notaire perclus par la goutte.<br>
– C'est avec l'âme la plus simple qu'il faut vivre les entreprises les plus hardies. »}}
{{Réf Livre
| titre = Le Baron perché
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN =978-2-07-282362-6
| chapitre = XXIII
| page = 284-285
}}
==== ''Le Chevalier inexistant'' ====
{{Voir autre projet|Le Chevalier inexistant|''Le Chevalier inexistant''}}
{{Citation
|citation=Sous les murs rouges de Paris, s’était déployée l’armée de France : Charlemagne devait passer les paladins en revue. Ils attendaient depuis trois grandes heures, dans la touffeur d’un après-midi de début d’été, un peu couvert, nuageux ; on mitonnait dans les cuirasses, comme dans des marmites mises à cuire à feu doux. Peut-être bien que, dans cet alignement imperturbable de chevaliers, quelqu’un déjà s’était évanoui, ou simplement assoupi : de toute façon, l’armure les maintenait bien cambrés sur leur selle, tous pareils.
|précisions=Incipit du roman.
}}
{{Réf Livre
|titre=Le Chevalier inexistant
|auteur=Italo Calvino
|éditeur=du Seuil
|année=1995
|page=11
|chapitre=I
|ISBN=2-02-023812-8
|traducteur=Maurice Javion
|année d'origine=1959
|collection=Points
}}
=== ''Les amours difficiles'' ===
{{Voir autre projet|Aventures (Calvino)|''Aventures''}}
{{Citation|Il suffit que l'on commence à dire de quelque chose : « Que c'est beau, il faudrait vraiment le [[photographie]]r ! », et on est aussitôt sur le terrain de ceux qui pensent que tout ce qui n'est pas photographié est perdu, que c'est comme si ça n'avait jamais existé, et que donc, pour vivre vraiment, il faut photographier le plus possible, et que, pour photographier le plus possible, il faut : soit vivre de la façon la plus photographiable possible, soit considérer comme photographiable chaque moment de son existence. La première voie conduit à la stupidité, la seconde à la folie.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 90-91
}}
{{Citation|Le goût de la photo spontanée, naturelle, prise sur le vif, tue la spontanéité, éloigne le présent. La réalité photographiée prend aussitôt un caractère nostalgique, de joie enfuie sur l'aile du temps, un caractère commémoratif, même s'il s'agit d'une photo d'avant-hier. Et la vie que vous vivez pour la photographier est, dès le départ, autocommémoration. Croire que l'instantané est plus vrai que le portrait posé est un préjugé.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 92
}}
{{Citation|Quelle que soit la personne, ou la chose, qu'on décide de photographier, on doit continuer à la photographier toujours, uniquement celle-là, à toutes les heures du jour et de la nuit. La photographie n'a de sens que si elle épuise toutes les images possibles.}}
{{Réf Livre
| titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-045111-1
| titre de la contribution = L’aventure d’un photographe
| page = 101
}}
=== ''Marcovaldo'' ===
{{Voir autre projet|Marcovaldo|''Marcovaldo''}}
=== Cosmicomics : récits anciens et nouveaux ===
==== ''Cosmicomics'' ====
{{Citation|Chaque point de chacun de nous coïncidait avec chaque point de chacun des autres en un point unique qui était celui-là où nous nous trouvions tous.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = [[Jean Thibaudeau]]
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Cosmicomics
| titre de la contribution = Tout en un point
| page = 69
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/69
}}
==== ''Temps zéro'' ====
{{Citation|Si par la pensée je réussis à construire une forteresse d'où il est impossible de fuir, cette forteresse pensée sera ou bien semblable à la véritable – et en ce cas il est sûr que nous ne nous enfuirons jamais d'ici; mais du moins aurai-je trouvé la tranquillité de qui sait qu'il se trouve là où il est parce qu'il ne peut être ailleurs –, ou bien ce sera une forteresse d'où la fuite sera plus impossible encore que d'ici – et alors ce sera le signe qu'ici une chance de fuir existe : il suffira de déterminer le point où la forteresse pensée ne coïncide pas avec la véritable, pour la trouver.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean Thibaudeau
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Temps zéro
| titre de la contribution =Le [[Alexandre Dumas|comte de Monte-Cristo]]
| page = 400
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/400
}}
==== ''Autres histoires cosmicomiques'' ====
{{Citation| Mais moi je me demande si, vraiment, ce monde est le mien. Parfois je lève le regard vers la [[Lune]] et je pense à tout le désert, au froid, au vide qui pèsent sur l'autre plateau de la balance et soutiennent notre pauvre faste. Si j'ai sauté à temps de ce côté-ci, ce fut un hasard. Je sais que je dois à la Lune ce que j'ai sur la [[Terre]], que je dois ce qu'il y a à ce qu'il n'y a pas.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = La Lune comme un champignon
| page = 415-416
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/415
}}
{{citation|Que sera le genre humain au moment de son extinction ? Une certaine quantité d'information sur lui-même et sur le monde, une quantité finie puisqu'elle ne pourra plus se renouveler ni augmenter. Pendant un temps, l'[[univers]] a eu une occasion particulière de recueillir et d'élaborer de l'[[information]], d'en créer, d'en faire naître là où il n'y avait rien à informer de rien : cela a été la vie sur la Terre et surtout le genre humain, sa mémoire, ses inventions pour communiquer et se [[Souvenir (mémoire)|souvenir]].}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 497
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/497
}}
{{Citation|En somme, en ne donnant pas certaines informations, on en donne plus que ce que l'on donnerait en les donnant. Le résultat final de notre travail sera un modèle où tout comptera en tant qu'information, même ce qui n'y sera pas. Alors seulement on pourra savoir, de tout ce qui a été, ce qui comptait réellement, c'est-à-dire ce qu'il y a eu vraiment, parce que le résultat final de notre documentation présentera en même temps ce qui est, a été et sera, et tout le reste ne sera rien.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 497-98
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/497
}}
{{Citation|Une masse d'informations froidement objectives, incontestables, risquerait de fournir une image éloignée de la vérité, de fausser le côté le plus spécifique de chaque situation. Supposons que, d'une autre planète, nous parvienne un message de pures données de fait, d'une clarté tout à fait évidente : nous ne lui prêterions aucune attention, nous ne nous en apercevrions même pas ; seul un message contenant quelque chose d'inexprimé, de douteux, de partiellement indéchiffrable forcerait le seuil de notre conscience, nous imposerait de le recevoir et de l'interpréter.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 499
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/499
}}
{{Citation|Si dans la mémoire du monde il n'y a rien à corriger, la seule chose qui reste à faire, c'est corriger la réalité là où elle ne concorde pas avec la mémoire du monde.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Autres histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le mémoire du monde
| page = 502
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/502
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2025
|mois=septembre
|jour=19
|commentaire=date anniversaire de son décès
}}
==== ''Nouvelles histoires cosmicomiques'' ====
{{Citation|À la fin je commençai à y voir clair : il n'y avait pour elle qu'un seul objet d'admiration, une seule valeur, un seul modèle de perfection, c'était le [[néant]].
Sa mésestime ne s'adressait pas à moi, mais à l'[[univers]]. Tout ce qui existait portait en soi un défaut d'origine : l'être lui paraissait une dégénération avilissante et vulgaire du non-être.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 511
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/511
}}
{{Citation|Le rien avait en lui un caractère absolu, une rigueur, une tenue qui faisaient apparaître comme approximatif, limité, chancelant tout ce qui prétendait posséder les qualités requises de l'existence ; dans ce qui est, si on le compare à ce qui n'est pas, la qualité inférieure, les impuretés, les défauts sautent aux yeux; en somme, il n'y a qu'avec le néant que l'on peut être sûr de soi. Cela dit, quelle conséquence devais-je en tirer ? Tourner le dos au tout, replonger dans le rien ? Comme si cela eût été possible ! Une fois mis en mouvement, le processus du passage du non-être à l'être ne pouvait plus être arrêté : le néant appartenait à un passé irrémédiablement fini.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 512
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/512
}}
{{Citation|Avec retard, comme d'habitude, je finis par comprendre qu'elle avait raison cette fois aussi. Avec le néant nous ne pouvions avoir d'autre contact qu'à travers le peu qu'il avait produit comme quintessence de son inanité; nous n'avions d'autre image du néant que notre pauvre univers. Tout le néant que nous pouvions trouver était là, dans le caractère relatif de ce qui est, parce que même le néant n'avait été autre qu'un néant relatif, un néant secrètement parcouru par des nuances et des tentations d'être quelque chose, s'il était vrai que dans un moment de crise de sa propre nullité il avait pu donner lieu à l'univers.}}
{{Réf Livre
| titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2013
| ISBN = 978-2-07-045109-8
| partie = Nouvelles histoires cosmicomiques
| titre de la contribution = Le rien et le peu
| page = 515
| url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/515
}}
=== ''Les Villes invisibles'' ===
{{voir autre projet|Les Villes invisibles|''Les Villes invisibles''}}
{{Citation|L’homme qui chevauche longuement par des terres sauvages, le désir d’une [[ville]] le prend. Il finit par arriver à Isidora […]. Isidora est donc la ville de ses rêves : à une différence près. La ville rêvée le contenait lui encore jeune ; il arrive à Isidora déjà vieux. Sur la place, il y a le muret des vieux qui regardent passer la jeunesse ; il se trouve assis parmi eux. Les désirs sont déjà des souvenirs.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = I. Les villes et la mémoire, 2.
| page = 14
}}
[[Image:Shehara 02.jpg|vignette|{{w|Pont de Shaharah}}]]
{{Citation|[[Marco Polo]] décrit un pont, pierre après pierre.<br>– Mais quelle est la pierre qui soutient le pont ? demande [[Kublai Khan]].<br> – Le pont n'est pas soutenu par telle ou telle pierre, répond Marco, mais par la ligne de l'arc qu'elles forment.<br> Kublai Khan garde le silence, il réfléchit. Puis il ajoute :<br>– Pourquoi est-ce que tu me parles des pierres ? Seul l'arc compte pour moi.<br>Polo répond :<br>– Sans pierres, il n'y a pas d'arc.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = V
| page = 107
}}
{{Citation|Kublai était un joueur d'[[échecs]] attentif; suivant les gestes de Marco, il observait que certaines pièces impliquaient ou excluaient le voisinage d'autres pièces et se déplaçaient selon certaines lignes. […] Il pensa : « Si chaque ville est comme une partie d'échecs, le jour où j'arriverai à en connaître les règles, je posséderai finalement mon empire, même si je n'arrive jamais à connaître toutes les villes qu'il contient. »}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII
| page = 153-154
}}
[[Image:Checkmate.jpg|vignette]]
{{Citation|Le Grand Khan essayait de se prendre au jeu : mais désormais, c'était le pourquoi du jeu qui lui échappait. Le but de toute partie est une victoire ou une défaite : mais de quoi ?
Quel était le véritable enjeu ? À l'échec et mat, sous le pied du roi balayé par la main du vainqueur, il reste un carré noir ou blanc. À force de désincarner ses conquêtes pour les réduire à leur essence, Kublai était parvenu à l'opération extrême : la conquête définitive, dont les trésors aux mille formes de l'empire étaient de simples enveloppes illusoires, se réduisait à un morceau de bois raboté : le [[néant]]…}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII
| page = 154-155
}}
{{Citation|La ville pour qui passe sans y entrer est une, et une autre pour qui est pris par elle et n'en sort pas; une est la ville où on arrive pour la première fois, une autre celle qu'on laisse pour ne plus y revenir; chacune mérite un nom différent; peut-être ai-je déjà parlé d'Irene sous d'autres noms; peut-être n'ai-je jamais parlé que d'Irene.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = VIII. Les villes et le nom, 4.
| page = 158
}}
{{Citation|L'[[enfer]] des vivants n'est pas quelque chose qui existera dans le futur; s'il y en a un, c'est celui qui est déjà là, l'enfer que nous habitons tous les jours, que nous formons en restant ensemble. Il y a deux façons de ne pas en souffrir. La première est facile pour le plus grand nombre : accepter l'enfer et en faire partie jusqu'à ne plus le voir. La deuxième est risquée et exige une attention et un apprentissage continus : chercher et savoir reconnaître qui et quoi, au beau milieu de l'enfer, n'est pas l'enfer, et le faire durer, et lui faire place.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Villes invisibles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur =Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-288349-1
| chapitre = IX
| page = 207-208
}}
=== ''Si par une nuit d'hiver un voyageur'' ===
{{Voir autre projet|Si par une nuit d'hiver un voyageur|''Si par une nuit d'hiver un voyageur''}}
{{Citation|Tu es sur le point de commencer le nouveau roman d’Italo Calvino, ''Si une nuit d’hiver un voyageur''. Détends‐toi. Recueille‐toi. Chasse toute autre pensée de ton esprit. Laisse le monde qui t’entoure s’estomper dans le vague. Il vaut mieux fermer la porte ; là‐bas la télévision est toujours allumée. Dis‐le tout de suite aux autres : « Non, non, je ne veux pas regarder la télévision. » Lève la voix, sinon ils ne t’entendront pas : « Je suis en train de lire ! Je ne veux pas être dérangé. » Il se peut qu’ils ne t’aient pas entendu avec tout ce bazar ; dis‐le à haute voix, crie : « Je vais commencer le nouveau roman d’Italo Calvino ! » Ou si tu ne veux pas, ne le dis pas ; espérons qu’ils te laissent tranquille.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = I
| page = 9
}}
{{Citation|Te voilà donc prêt désormais à attaquer les premières lignes de la première page. Tu t’attends à reconnaître l’accent incomparable de l’auteur. Non. Tu ne le reconnais pas du tout. Mais à y regarder de près, a‐t‐on jamais dit que cet auteur avait un accent inimitable ? Tout au contraire, on sait bien qu’on a affaire à un auteur qui change beaucoup d’un livre à l’autre. Et c’est justement dans ces changements qu’on reconnaît que c’est bien lui.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = I
| page = 17-18
}}
{{Citation|Cela fait quelques pages que tu es engagé dans ta lecture et il serait temps qu'on te dise clairement si la gare dans laquelle je suis descendu d'un train en retard est une gare d'autrefois ou une gare d'aujourd'hui; alors que les phrases continuent à se mouvoir dans l'indéterminé, dans le gris, dans une espèce de no man's land de l'expérience réduite à son plus petit dénominateur commun. Fais attention : il s'agit sans doute d'un système destiné à t'impliquer petit à petit, à t'entraîner dans l'affaire sans que tu t'en rendes compte : un piège.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| page = 21-22
}}
{{Citation|Tu jettes le livre par terre, tu le lancerais volontiers par la fenêtre, et même par la fenêtre fermée, à travers les lames des stores vénitiens, et qu'elles triturent ses in-folio incohérents, que les phrases les mots les morphèmes les phonèmes jaillissent sans plus pouvoir se recomposer en discours ; à travers les vitres, si ce sont des vitres incassables, encore mieux, balancer le livre réduit en photons, en vibrations ondulatoires, en spectres polarisés ; à travers le mur, que le livre se décompose en molécules et en atomes, en passant entre les atomes du ciment armé, en se décomposant entre électrons, neutrons, neutrinos en particules élémentaires toujours plus petites ; à travers les fils du téléphone, qu'il se réduise en impulsions électroniques, en flux d'information, concassé par les redondances et les bruits, et qu'il se dégrade dans une vertigineuse entropie. Tu voudrais le jeter hors de la maison, hors du pâté de maisons, hors du quartier, hors de la zone urbaine, hors du cadre territorial, hors de l'administration régionale, hors de la communauté nationale, hors du Marché commun, hors de la culture occidentale, hors de la plaque continentale, de l'atmosphère, de la biosphère, de la stratosphère, du champ gravitationnel, du système solaire, de la galaxie, de l'amas des galaxies, réussir à le balancer plus loin que le point où les galaxies sont arrivées dans leur expansion, là où l'espace-temps n'est pas encore parvenu, là où l'accueillerait le non-être, mieux encore : le n'être jamais ni l'avoir été ni le devoir être, à se perdre dans la négativité la plus absolue garantie indéniable. Voilà ce qu'il mérite, ni plus, ni moins.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 40-41
}}
{{Citation|La demoiselle, il t'a indiqué une demoiselle. Elle est là, entre deux étagères de la librairie […]. Et voilà la Lectrice qui fait son entrée réussie dans ton champ visuel, Lecteur, mieux, dans ton champ d'attention, mieux encore, c'est toi qui as pénétré dans un champ magnétique à l'attraction duquel tu ne peux plus échapper. Ne perds pas de temps, alors, tu tiens un bon argument pour engager la conversation, un terrain commun, rends-toi compte, tu peux faire étalage de tes lectures nombreuses et variées, lance-toi, qu'est-ce que tu attends ?}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 44-45
}}
{{Citation|Il serait indiscret, [[Lecteur]], de te demander ton âge, ton état civil, ta profession, tes revenus. Ce sont tes affaires, c'est toi que ça regarde. Ce qui compte, c'est l'état d'âme avec lequel maintenant, dans l'intimité de ta maison, tu essaies de rétablir le calme parfait pour t'immerger dans le livre, tu allonges les jambes, les replies, les allonges de nouveau. Mais quelque chose a changé depuis hier. Ta lecture n'est plus solitaire : tu penses à la Lectrice qui à ce même moment est en train elle aussi d'ouvrir le livre, et voilà que se superpose au roman à lire, un roman à vivre, la suite de ton histoire avec elle, ou mieux : le début d'une histoire possible. Regarde comme tu as changé depuis hier, toi qui soutenais que tu préférais un livre, cette chose solide, qui est là, bien définie, et dont on peut jouir sans risque, à une expérience vécue, toujours fugace, discontinue, contradictoire. Est-ce que cela veut dire que le livre est devenu un instrument, un canal de communication, un lieu de rencontre? La [[lecture]] n'en aura pas moins de prise sur toi : et même, quelque chose se trouve ajouté à ses pouvoirs.}}
{{Réf Livre
| titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| collection = Folio
| année = 2015
| ISBN = 978-2-07-045106-7
| chapitre = II
| page = 49
}}
{{Citation
|citation=Écouter quelqu’un qui lit à haute voix, ce n’est pas la même chose que lire en silence. Quand tu lis, tu peux t’arrêter, ou survoler les phrases : c’est toi qui décides du rythme. Quand c’est un autre qui lit, il est difficile de faire coïncider ton attention avec le ''tempo'' de sa lecture : sa voix va ou trop vite ou trop lentement.
}}
{{Réf Livre
|titre=Si par une nuit d’hiver un voyageur
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=[[Danièle Sallenave]] et [[François Wahl]]
|éditeur=du Seuil
|collection=Points
|année=1995
|année d'origine=1979
|ISBN=2-02-025157-4
|chapitre=IV
|page=79
|url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital/84}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mars|jour=2}}
{{Citation|Lire, dit-il, c'est cela toujours : une chose est là, une chose faite d'[[écriture]], un objet solide, matériel, qu'on ne peut pas changer; et à travers cette chose on entre en contact avec quelque chose d'autre, qui n'est pas présent, quelque chose qui fait partie du monde immatériel, invisible, parce qu'elle est seulement pensable, ou imaginable, ou parce qu'elle a été et n'existe plus, parce qu'elle est passée, disparue, inaccessible, perdue au royaume des
morts…<br>– Ou bien parce qu'elle n'existe pas encore, quelque chose qui fait l'objet d'un désir, d'une crainte, possible ou impossible (c'est Ludmilla qui parle) : lire, c'est aller à la rencontre d'une chose qui va exister mais dont personne ne sait encore ce qu'elle sera…}}
{{Réf Livre
|titre=Si par une nuit d’hiver un voyageur
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Danièle Sallenave et François Wahl
|éditeur=du Seuil
|collection=Points
|année=1995
|année d'origine=1979
|ISBN=2-02-025157-4
|chapitre=IV
|page=83-84
|url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital/79}}
=== ''Tourner la page'' ===
{{Pour info|{{Ouvrage/Test|langue=it|titre=Una pietra sopra|édition=Einaudi|date=1980|lire en ligne=http://archive.org/details/unapietrasopra0000ital}}{{note|Traduction partielle dans {{Ouvrage/Test|trad=Michel Orcel et François Wahl|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/}}. Première traduction intégrale dans {{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro et Michel Orcel|champ libre=relue et préfacée par Mario Fusco|titre=Défis aux labyrinthes : textes et lectures critiques|tome=I|éditeur=Seuil|collection=Bibliothèque Calvino|date=2003|isbn=2-02-051027-8}}.}}.}}
{{Citation|Ceux qui croient pouvoir vaincre les [[labyrinthe]]s en échappant à leur difficulté sont hors jeu ; il est donc peu pertinent de demander à la [[littérature]], étant donné un labyrinthe, de fournir elle-même la clef pour en sortir. Ce que la littérature peut faire, c'est définir la meilleure attitude pour trouver la sortie, même si cette sortie ne sera que passage d'un labyrinthe à un autre. Ce que nous voulons sauver, c'est le ''défi au labyrinthe'', c'est une littérature du ''défi au labyrinthe'' que nous voulons extraire et distinguer de la littérature de la ''reddition au labyrinthe''.|précisions={{article|titre=La sfida al labirinto|périodique=Il Menabò di letteratura|numéro=5|année=1962}}{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 82-97. Traduction française dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 101-116}}}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Le défi au labyrinthe
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 145
}}
{{Citation|Le rapport entre [[philosophie]] et [[littérature]] est un combat. Le regard des philosophes traverse l'opacité du monde, en efface l'épaisseur charnue, réduit la variété de l'existant à un maillage de relations entre concepts généraux, fixe les règles en vertu desquelles un nombre fini de pions se déplaçant sur un [[échecs|échiquier]] épuise un nombre peut-être infini de combinaisons. Arrivent les [[écrivain]]s, et ils remplacent les pièces abstraites de l'échiquier par des rois reines cavaliers tours, tous munis d'un nom, d'une forme déterminée, d'un ensemble d'attributs royaux ou chevalins, à la place de l'échiquier ils déploient des champs de bataille poussiéreux ou des mers en furie; et voilà que les règles du jeu volent en éclats, qu'un ordre différent de celui des philosophes se laisse peu à peu découvrir. Ou plutôt : ceux qui découvrent ces nouvelles règles du jeu sont à nouveau les philosophes, revenus à la charge pour démontrer que l'opération accomplie par les écrivains est réductible à l'une des leurs, que les tours et les fous spécifiquement déterminés n'étaient que des concepts généraux déguisés.|précisions=« Philosophy and Literature », ''The Times Literary Supplement'', 28 septembre 1967{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 150-156. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 37-44, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 171-178.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Philosophie et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 222
}}
{{Citation|Pour qui écrit-on un roman ? Pour qui écrit-on un poème ? Pour des gens qui ont lu certains autres romans, certains autres poèmes. On écrit un [[livre]] pour qu'il puisse se juxtaposer à d'autres livres, pour qu'il prenne place sur une étagère hypothétique et, ce faisant, la modifie de quelque façon, déloge tels autres volumes ou les fasse reculer au deuxième rang, réclame qu'on en promeuve d'autres au premier.|précisions=''Rinascita'', 46, 24 novembre 1967{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 159-163. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 69-74, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 188-192.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Pour qui écrit-on ? (L’étagère hypothétique)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 235
}}
{{Citation|Dans la façon dont la culture d'aujourd'hui voit le monde, une tendance affleure en même temps dans différents domaines : de plus en plus, le monde dans ses divers aspects est vu comme ''discret'' plutôt que comme ''continu''. J'emploie le terme « discret » dans son acception mathématique : quantité « discrète », c'est-à-dire qui se compose de parties séparées. Hier encore, la pensée nous apparaissait comme quelque chose de fluide, évoquant en tous des images linéaires (un fleuve qui s'écoule, un fil qui se déroule), ou des images gazeuses (une espèce de nuage, tant il est vrai qu'on parlait volontiers d'« esprit »); alors qu'aujourd'hui, nous avons tendance à la voir comme une série d'états discontinus, de combinaisons d'impulsions sur un nombre fini (un nombre énorme mais fini) d'organes sensoriels et de contrôle. Les cerveaux électroniques, s'ils sont encore loin de produire toutes les fonctions d'un cerveau humain, sont cependant d'ores et déjà en mesure de nous fournir un modèle théorique convaincant des processus les plus complexes de notre mémoire, de nos associations mentales, de notre imagination, de notre conscience.|précisions=Conférence, Turin, Milan, Gênes, Rome, Bari, 24-30 novembre 1967{{note|name=Cyber|Publiée dans ''Le Conferenze dell’Associazione Culturale Italiana'', XXI, 1967-1968. ''Una pietra sopra'', 1980, « Cibernetica e fantasmi », p. 164-181. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, « Cybernétique et fantasmes », p. 11-29, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 193-209.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Cybernétique et fantômes (Notes sur la littérature comme processus combinatoire)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 246-247
}}
{{Citation|De même qu'aucun joueur d'[[échecs]] ne vivra assez longtemps pour épuiser les combinaisons des déplacements possibles des trente-deux pièces sur l'échiquier, de même nous savons - étant donné que notre esprit est un échiquier mettant en jeu des centaines de milliards de pièces - qu'une vie aussi longue que l'univers ne suffirait pas pour qu'on parvienne à en jouer toutes les parties possibles. Mais nous savons aussi que toutes les parties sont implicites dans le code général des parties mentales, par le biais duquel chacun de nous formule d'instant en instant ses pensées, foudroyantes ou paresseuses, nébuleuses ou cristallines.|précisions=Conférence, Turin, Milan, Gênes, Rome, Bari, 24-30 novembre 1967{{note|name=Cyber}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Cybernétique et fantômes (Notes sur la littérature comme processus combinatoire)
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 247-248
}}
[[Image:Caspar David Friedrich - Mann und Frau in Betrachtung des Mondes - Alte Nationalgalerie Berlin.jpg|vignette|''{{w|Homme et Femme contemplant la Lune}}'', [[Caspar David Friedrich]].]]
{{Citation|Ce qui […] m'intéresse, c'est tout ce qui est appropriation véritable de l'espace et des objets célestes, c'est-à-dire ''connaissance'' : en dehors de notre cadre limité et certainement trompeur, définition d'un rapport entre nous et l'univers extra-humain. La [[lune]], dès l’Antiquité, a signifié pour les hommes ce désir, et c'est ainsi que s'explique la dévotion lunaire des poètes. Mais la lune des poètes a-t-elle quelque chose à voir avec les images laiteuses et piquetées que nous transmettent les fusées ? Peut-être pas encore; mais le fait que nous soyons obligés de ''repenser'' la lune d'une manière nouvelle nous amènera à repenser d'une manière nouvelle bien des choses. […]. Ceux qui aiment vraiment la lune ne se contentent pas de la contempler comme une image conventionnelle, ils veulent entrer plus étroitement en relation avec elle, ils veulent voir ''davantage'' dans la lune, ils veulent que la lune en ''dise davantage''. Le plus grand écrivain de la littérature italienne de tous les temps, [[Galilée]], dès qu'il se met à parler de la lune, élève sa prose à un degré prodigieux de précision et d'évidence, en même temps que de raréfaction lyrique. Et la langue de Galilée fut l'un des modèles de celle de [[Giacomo Leopardi|Leopardi]], grand poète lunaire…|précisions=Lettre à {{lien|langue=it|Anna Maria Ortese}}, décembre 1967{{note|Partiellement publiée dans le ''{{w|Corriere della Sera}}'', 24 décembre 1967, puis ''Una pietra sopra'', 1980, « Il rapporto con la luna », p. 182-183. Première traduction française de Jean-Paul Manganaro dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 210-212. Traduction intégrale de la lettre dans [[#Le métier d’écrire|''Le métier d'écrire'']], 2023, p. 572-574 (lettre 245).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Le rapport avec la lune
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 269-270
}}
[[Image:FullMoon2010.jpg|vignette]]
{{Citation|Galilée ne fait pas usage du langage comme d'un instrument neutre, il fait preuve de conscience littéraire, d'une incessante participation expressive, imaginative, et même lyrique. Lorsque je lis Galilée, j'aime chercher les passages où il parle de la Lune : c'est la première fois que la Lune devient pour les hommes un objet réel, que l'on décrit minutieusement comme une chose tangible, et pourtant, dès que la Lune apparaît, on sent dans la prose de Galilée une sorte de raréfaction, de lévitation : on s'élève dans une suspension enchantée.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 186. Première traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 33, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 215.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 274
}}
{{Citation|Lorsque j'ai dit que Galilée reste le plus grand écrivain italien, {{lien|langue=it|Carlo Cassola}} a bondi pour dire : Comment ça ! Je croyais que c'était [[Dante]] ! Merci, belle découverte.
D'abord, je voulais dire écrivain en prose; dans ce cas, la question se joue entre [[Machiavel]] et Galilée, et là, je suis tout de même un peu gêné, parce que Machiavel aussi, je l'aime beaucoup. Ce que je peux dire, c'est que dans la direction où je travaille maintenant, je trouve davantage à me nourrir chez Galilée, quant à la précision du langage, à l'imagination scientifico-poétique, à la construction de conjectures. Mais Galilée - dit Cassola - était un scientifique, pas un écrivain. Cet argument me semble facile à démonter : de la même façon, Dante faisait lui aussi, dans un contexte culturel différent, œuvre encyclopédique et cosmologique, lui aussi cherchait à travers la parole littéraire à construire une image de l'univers. C'est là une vocation profonde de la littérature italienne qui se transmet de Dante à Galilée : l'œuvre littéraire comme carte du monde et du connaissable, l'écriture animée par un élan cognitif qui ressortit tantôt à la théologie, tantôt à la spéculation, tantôt à la sorcellerie, tantôt à l'ambition encyclopédique, tantôt à la philosophie naturelle, tantôt à l'observation transfigurante et visionnaire.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 186-187. Première traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 33-34, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 215-216.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Tourner la page
| titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2021
| ISBN = 978-2-07-014004-6
| page = 275
}}
=== ''Monsieur Palomar ''===
{{Citation| Dans un premier temps j'avais eu l'idée de créer deux personnages : monsieur Palomar et monsieur Mohole. Le nom du premier vient de Mount Palomar, le célèbre {{w|Observatoire Palomar|observatoire astronomique californien}}. Le nom du second est celui d'un {{w|Mohole|projet de forage de la croûte terrestre}} qui, s'il venait à être réalisé, atteindrait à des profondeurs sans pareilles jusqu'aux entrailles de la terre. Les deux personnages auraient dû tendre, respectivement, Palomar vers le haut, le dehors, les aspects multiformes de l'univers, Mohole vers le bas, l'obscur, les abîmes intérieurs. Je me proposais d'écrire des dialogues basés sur le différend entre les deux personnages, l'un qui voit les faits minimes de la vie quotidienne dans une perspective cosmique, l'autre qui ne se soucie que de découvrir ce qu'il y a dessous et ne dit que des vérités déplaisantes. |précisions=Texte de présentation écrit en mai 1983, publié en 1992 dans ''Romanzi e racconti'' II.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 9-10
}}
{{Citation|On pourra me demander pourquoi, au lieu de parler du livre que j'ai écrit, je parle de celui que je n'ai pas écrit et qui n'a rien à voir avec celui que vous avez en main. Mais peut-être est-il impossible de parler de son propre livre (lequel ne devrait pas avoir besoin des commentaires de l'auteur) autrement qu'« en négatif », c'est-à-dire en parlant des projets qu'on a dû écarter pour en arriver à celui-ci.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 10-11
}}
{{Citation|Les silences de monsieur Palomar, qui au début du livre se traduisent en un flux serré de phrases, tournent davantage, à mesure qu'on s'approche de la fin, à la rumination anxieuse. En relisant le tout, je m'aperçois que l'histoire de Palomar peut se résumer en deux phrases : « Un homme se met en marche pour atteindre, pas à pas, la sagesse. Il n'est pas près d'arriver. »}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = Présentation
| page = 15
}}
{{Citation|On ne peut observer une vague sans tenir compte des aspects complexes qui concourent à la former et de ceux tout aussi complexes auxquels celle-ci donne lieu. Ces aspects varient continuellement, de sorte qu'une vague est toujours différente d'une autre vague; mais il est vrai aussi que toute vague est pareille à une autre vague, même si ce n'est pas forcément celle qui la touche ou la suit immédiatement […]. Comme ce que monsieur Palomar a l'intention de faire en ce moment c'est simplement de ''voir'' une vague, c'est-à-dire de saisir toutes ses composantes simultanées sans en négliger aucune, son regard s'attardera sur le mouvement de l'eau qui vient battre le rivage tant qu'il continuera d'enregistrer des aspects qu'il n'avait pas saisis jusque-là; dès qu'il s'apercevra que les images se répètent, il saura qu'il a vu tout ce qu'il voulait voir et pourra arrêter.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2020
| ISBN = 978-2-07-045107-4
| chapitre = 1.1.1. Lecture d’une vague
| page = 18-19
}}
{{Citation|Pointer son attention sur un aspect le fait bondir au premier plan et envahir le cadre, comme dans certains dessins devant lesquels il suffit de fermer les yeux et lorsqu'on les rouvre la perspective a changé.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2020
| ISBN = 978-2-07-045107-4
| chapitre = 1.1.1. Lecture d’une vague
| page = 22
}}
{{Citation|La [[lune]], l'après-midi, personne ne la regarde, et c'est pourtant le moment où elle aurait le plus besoin de notre intérêt, vu que son existence est encore incertaine. C'est une ombre blanchâtre affleurant dans l’azur intense du ciel, chargé de lumière solaire ; qui nous assure qu'elle parviendra cette fois encore à prendre forme et brillance ? Elle est si fragile, et si pâle, et si fine ; elle ne commence à prendre un contour net comme l'arc d'une faux que d'un seul côté, mais le reste est encore tout gorgé de bleu céleste.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi
| page = 53
}}
{{Citation|La lune est le plus changeant des corps de l'univers visible, et le plus régulier dans ses habitudes compliquées : elle ne manque jamais à ses rendez-vous et on peut toujours guetter sa venue, mais si on la laisse quelque part on la retrouve toujours ailleurs, et si on se rappelle son visage tourné d'une certaine façon, voilà que déjà elle a changé de pose, peu ou prou. Mais en tout cas, si on la suit pas à pas, on ne se rend pas compte qu'imperceptiblement elle nous échappe. Seule l'intervention des nuages peut créer l'illusion d'une course ou d'une métamorphose rapides, ou plutôt donner une voyante évidence à ce qui autrement échapperait au regard.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi
| page = 55
}}
[[Image:OSIRIS Mars true color.jpg|vignette]]
{{Citation|[[Mars (planète)|Mars]], bien que se trouvant près du grand miroir lunaire inondé de lumière blanche, se détache impérieusement dans son éclat obstiné, son jaune concentré et dense, différent de tous les autres jaunes du firmament, au point qu'on finit par convenir qu'on l'appellera rouge, et dans les moments inspirés par le voir rouge pour de bon.}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 57
}}
{{Citation|Mars, au télescope, apparaît comme une planète plus perplexe qu'elle n'en a l'air à l’œil nu : on dirait qu'elle a une foule de choses à communiquer dont on ne parvient à saisir qu'une petite partie, comme dans des propos bredouillés et crachoteux. […] Il lui semble que, si la planète Mars est depuis {{lien|langue=it|Giovanni Schiaparelli|texte=Schiaparelli}} celle dont on a dit tout et n'importe quoi, provoquant alternativement illusions et désillusions, cela tient à la difficulté qu'il y a à établir un rapport avec elle, comme avec une personne au caractère difficile. (A moins que la difficulté de caractère ne soit toute du côté de monsieur Palomar : c'est en vain qu'il tente d'échapper à la subjectivité en se réfugiant parmi les corps célestes.)}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 58-59
}}
[[Image:Jupiter and the Galilean Satellites.jpg|vignette|{{w|Satellites galiléens}}]]
{{Citation|Le faste véritable de cette planète luxueuse, ce sont ses satellites étincelants, maintenant tous les quatre bien en vue le long d'une ligne oblique, comme un sceptre resplendissant de joyaux. Découvertes par [[Galilée]], […] les petites lunes de [[Jupiter (planète)|Jupiter]] semblent irradier une ultime lueur de la Renaissance néoplatonicienne, comme si elles ignoraient que l'ordre impassible des sphères célestes s'est évanoui, précisément à cause de leur découvreur. Un rêve de classicisme enveloppe Jupiter ; en fixant cette planète dans son télescope, monsieur Palomar s'attend d'un moment à l'autre à une transfiguration olympienne. […] S'il est normal et bon que l'imagination vienne au secours de la faiblesse de la vue, elle doit être instantanée et directe comme le regard qui la met en branle. Quelle était la première similitude qui lui était venue à l'esprit et qu'il avait écartée parce qu'elle lui semblait incongrue? Il avait vu la planète ondoyer, ses satellites alignés comme de petites bulles d'air montant des branchies d'un poisson des abîmes, rond, strié et luminescent...}}
{{Réf Livre
| titre = Monsieur Palomar
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi
| éditeur = Gallimard
| année = 2019
| ISBN = 978-2-07-278726-3
| chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes
| page = 61-62
}}
=== ''Collection de sable'' ===
=== ''Leçons américaines'' ===
{{Citation|Dès son apparition dans les vers des poètes, la [[lune]] a toujours eu le pouvoir de communiquer une sensation d'impondérabilité, de suspens, d'enchantement silencieux et calme. Ma première intention était de consacrer toute cette conférence à la lune : de suivre les occurrences de la lune dans la littérature de tous les temps et de tous les pays. Puis j'ai décidé que la lune revenait de droit au seul [[Giacomo Leopardi|Leopardi]]. Car le miracle leopardien fut d'ôter son poids au langage, au point de lui conférer une apparence de clarté lunaire. Dans les poèmes de Leopardi, les nombreuses apparitions de la lune n'occupent chaque fois que quelques vers, mais c'est assez pour répandre sa clarté sur toute la composition ou pour y projeter l'ombre de son absence.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Légèreté
| page = 30-31
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Légèreté
|page=50-51
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/50
}}
{{Citation|L'œuvre littéraire est une de ces menues portions en quoi l'existant se cristallise, prend forme, acquiert un sens qui n'est nullement figé, ni définitif, ni raidi dans une immobilité minérale, mais aussi vivant qu'un organisme. La [[poésie]] est la grande ennemie du [[hasard]], bien qu'elle-même fille du hasard, et consciente qu'en dernière instance il gagnera la partie. « ''[[Stéphane Mallarmé|Un coup de dés jamais n'abolira le hasard]]''. »}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 64
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=116
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
{{Citation|Si ''[[#Les Villes invisibles|Les Villes invisibles]]'' reste celui de mes livres où je crois avoir dit le plus de choses, c'est parce que j'ai pu concentrer en un unique symbole toutes mes réflexions, toutes mes expériences, toutes mes conjectures; et parce que j'ai construit une structure à facettes où chaque court texte, côtoyant le voisin sans que leur succession implique un rapport causal ou hiérarchique, se trouve pris dans un réseau qui permet de tracer des parcours multiples et de tirer des conclusions ramifiées et plurielles. Dans ''Les Villes invisibles'', toute notion et toute valeur apparaît double : même l'exactitude. À un certain moment, Kublai Khan incarne la tendance qu'a l'intellect à rationaliser, à géométriser, à algébriser, et il réduit la connaissance de son empire à une combinatoire de pièces sur un [[Échecs|échiquier]]: les [[ville]]s que Marco Polo lui décrit avec force détails, il les représente par telle ou telle disposition des tours, des fous, des cavaliers, du roi, de la reine, des pions, sur les cases blanches et noires. Au terme de l'opération, il lui faut conclure que l'objet de ses conquêtes n'est autre que le bout de bois sur lequel chaque pièce se pose : un emblème du rien…}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 65-66
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=118-119
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
{{Citation|De ce combat avec la [[langue]], de cette poursuite de quelque chose qui échappe encore à l'expression, c'est [[Léonard de Vinci]] qui offre l'exemple le plus significatif; dans l'extraordinaire document que sont les carnets, on voit Léonard affronter la langue, une langue touffue et noueuse, à la recherche de l'expression la plus riche, la plus subtile, la plus précise. Les états successifs de l'idée traitée […] montrent bien, chez Léonard écrivain, quelles forces il engageait dans l'écriture en tant qu'instrument de connaissance, et combien il préférait, pour tous ses livres en projet, le procès de la recherche à l'achèvement d'un texte à publier.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 69
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=125
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125
}}
[[Image:Leonardo da Vinci - RCIN 919071, Recto The heart, bronchi and bronchial vessels.jpg|vignette|[[Léonard de Vinci#RL19071r|''RL 19071 r.'']]]]
{{Citation|Léonard, qui se présentait lui-même comme le contraire d'un lettré (« {{lang|it|''omo senza lettere''}} »), avait un rapport difficile au langage écrit. Personne au monde n'était plus savant et plus sage, mais son ignorance du latin et de la grammaire l’empêchait de communiquer par écrit avec les doctes de son temps. Sans doute se sentait-il capable de fixer dans le dessin, mieux que dans la langue, une large part de son savoir. (« [[Léonard de Vinci#RL19071r|{{lang|it|''O scrittore, con quali letere scriverai tu con tal perfezione la intera figurazione qual fa qui il disegno?''}}]] » [« Où trouveras-tu, toi qui écris, des lettres qui figurent aussi parfaitement tout ce que le dessin figure ici? »] demandait-il dans ses carnets d'anatomie.) Et ce n'est pas seulement la science, mais aussi la philosophie qu'il était convaincu de mieux transmettre par la peinture et le dessin. Reste qu'il éprouvait constamment le besoin d'écrire, de recourir à l'écriture pour explorer le monde, ses secrets, la diversité de ses manifestations, comme pour donner forme à ses propres rêveries, émotions ou rancœurs.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Exactitude
| page = 69-70
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Exactitude
|page=126-127
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/126
}}
{{Citation|En de nombreux domaines l'excès d'ambition est critiquable, mais non pas en [[littérature]]. La littérature ne peut vivre que si on lui assigne des objectifs démesurés, voire impossibles à atteindre. Il faut que poètes et écrivains se lancent dans des entreprises que nul autre ne saurait imaginer, si l'on veut que la littérature continue de remplir une fonction. Depuis que la [[science]] se défie des explications générales, comme des solutions autres que sectorielles et spécialisées, la littérature doit relever un grand défi et apprendre à nouer ensemble les divers savoirs, les divers codes, pour élaborer une vision du monde plurielle et complexe.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Multiplicité
| page = 95
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=179
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/179
}}
{{Citation|Qui sommes-nous, qu'est chacun de nous, sinon une combinaison d'expériences, d'informations, de lectures, de rêveries ? Chaque vie est une [[encyclopédie]], une [[bibliothèque]], un inventaire d'objets, un échantillonnage de styles, où tout peut se mêler et se réorganiser de toutes les manières possibles.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Yves Hersant
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Multiplicité
| page = 103
}}
{{Réf Livre
|titre=Leçons américaines
|auteur=Italo Calvino
|traducteur=Yves Hersant
|éditeur=Seuil
|année=2001
|ISBN=2-02-041342-6
|chapitre=Multiplicité
|page=194
|url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/194
}}
{{Citation|Jusqu'au moment qui précède celui où nous commençons à écrire, nous avons le monde à notre disposition – ce qui, pour chacun de nous, constitue le monde, une somme d'informations, d'expériences, de valeurs –, le monde donné en bloc, sans un avant ni un après, le monde comme mémoire individuelle et comme potentialité implicite; et nous, nous voulons extraire de ce monde un discours, un récit, un sentiment : ou peut-être, plus exactement, nous voulons accomplir une opération qui nous permette de nous situer dans ce monde.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Appendice. Commencer et finir
| page = 105
}}
{{Citation|Étudier les zones de frontières de l'œuvre littéraire, c'est observer les modalités dans lesquelles l'opération littéraire comporte des réflexions qui vont au-delà de la [[littérature]] mais que seule la littérature peut « exprimer ».}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire
| chapitre = Appendice. Commencer et finir
| page = 106
}}
=== ''La route de San Giovanni'' ===
{{ancre|Opaque}}{{Citation|« D'int'ubagu », du fond de l'opaque j'écris, en reconstruisant la carte d'un ensoleillé qui n'est qu'un axiome invérifiable pour les calculs de la mémoire, le lieu géométrique du moi, d'un moi dont mon moi a besoin pour se savoir lui-même, le moi qui sert seulement pour que le monde reçoive continuellement des nouvelles de l'existence du monde, un instrument dont le monde dispose pour savoir s'il y est.|précisions=''Dall’opaco'', « Adelphiana », 1971.}}
{{Réf Livre
| titre = La route de San Giovanni
| titre de la contribution = De l’opaque
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = [[Jean-Paul Manganaro]]
| éditeur = Seuil
| année = 1991
| ISBN = 2-02-013107-2
| url = https://archive.org/details/laroutedesangiov0000ital
| page = 184
}}
=== ''Pourquoi lire les classiques'' ===
{{Pour info|Nouvelle traduction partielle, 2018, {{ISBN|978-2-07-045115-9}}.}}
{{Citation|Les classiques sont ces [[livre]]s dont on entend toujours dire : « je suis en train de le relire… » et jamais : « je suis en train de le lire… »|précisions={{article|titre=Italiani, vi esorto ai classici|périodique=L'Espresso|date=28 juin 1981}}, première traduction française dans {{Ouvrage/Test|trad=[[Michel Orcel]] et François Wahl|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|passage=103|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/103}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 7
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/7
}}
{{Citation|Toute relecture d’un classique est une découverte, comme la première [[lecture]].}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 9
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/9
}}
{{Citation|Un classique est un livre qui n'a jamais fini de dire ce qu'il a à dire.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 9
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/9
}}
{{Citation|Est classique ce qui tend à reléguer l’actualité au rang de rumeur de fond, sans pour autant prétendre éteindre cette rumeur.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 12
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/12
}}
{{Citation|Est classique ce qui persiste comme rumeur de fond, là même où l’actualité qui en est la plus éloignée règne en maître.}}
{{Réf Livre
| titre = Pourquoi lire les classiques
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl
| éditeur = Seuil
| année = 1996
| ISBN = 2-02-025910-9
| titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques
| page = 12
| url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/12
}}
{{Citation|Des personnages filiformes, animés d’une mobilité sautillante, s’allongent, se contorsionnent, dansent comme de légers griffonnages; c’est ainsi que [[Paul Klee]]{{note|name=Klee}}, en 1911, illustrait le ''[[Candide, ou l'Optimisme|Candide]]'' de [[Voltaire]], donnant forme visuelle — je dirais presque musicale — à la joyeuse énergie que ce livre — au-delà de sa trame serrée de références à une époque et à une culture — continue de communiquer au lecteur de notre siècle.|précisions=Introduction à l’édition italienne de ''Candide'' de Voltaire, 1974{{note|Repris dans ''Perché leggere i classici''. La première traduction française est publiée une première fois dans : {{Ouvrage|auteur=Italo Calvino|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/page/141|passage=141}}. Nouvelle traduction sous le titre « Candide ou la vitesse » par Christophe Mileschi dans {{Ouvrage|titre=Pourquoi lire les classiques|éditeur=Gallimard|collection=Folio|date=2018|isbn=978-2-07-045115-9|passage=156}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| titre de la contribution= Candide ou la vélocité
| auteur = Italo Calvino
| traducteur de la contribution = [[Marcel Orcel]]
| éditeur = Seuil
| Collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| chapitre = Les classiques
| page = 220
}}
<gallery mode=packed caption= "Dessins d'illustration du ''Candide'' de Voltaire par Klee, 1920 ">
Candide Chapter 1.png|Chapitre 1{{er}}
Candide Chapter 7.png|Chapitre 7
Candide Chapter 25.png|Chapitre 25
Candide Chapter 30.png|Chapitre 30
</gallery>
=== ''La grande bonace des Antilles'' ===
{{Pour info|{{Ouvrage|langue=it|titre=Prima che tu dica « Pronto »|édition=|date=1993|isbn=88-04-36364-9|lire en ligne=https://archive.org/details/primachetudicapr0000calv}}}}
{{Citation| Des sentinelles furent placées aux portes, ainsi qu'une pancarte qui interdisait l'entrée, « à cause des grandes manœuvres, pour toute la durée de celles-ci ». C'était un expédient, pour que l'on pût mener l'enquête en grand secret. Les chercheurs qui avaient l'habitude de se rendre à la bibliothèque tous les matins, emmitouflés dans leurs manteaux, avec des écharpes et des passe-montagnes pour ne pas se geler, durent faire marche arrière. Ils se demandaient, perplexes : « Comment ça, les grandes manœuvres dans la bibliothèque ? Ne vont-ils pas mettre du désordre ? Et la cavalerie ? Vont-ils faire aussi du tir ? »}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 76
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/76
}}
{{Citation|La forêt des livres, au lieu de s'éclaircir, semblait devenir de plus en plus enchevêtrée et insidieuse. Les officiers se seraient perdus, n'eût été l'aide fournie par M. Crispino. […] M. Crispino s'approchait du lieutenant Lucchetti, qui refermait furieusement un tome en disant: « C'est du beau ! Ils ont ici le culot d'exprimer des doutes sur la pureté des idéaux des croisades! Oui, messieurs, des croisades ! » Et M. Crispino, tout souriant : « Ah, si vous devez dresser un procès-verbal sur cet argument, je peux vous suggérer quelques autres livres où vous trouverez plus de détails. » Et il ramenait la moitié d'un rayonnage. Le lieutenant Lucchetti fonçait tête baissée, et pendant une semaine on l'entendait feuilleter et murmurer : « Ces croisades alors ! C'est du beau ! »}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 77-78
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/77
}}
{{Citation|L’esprit de Fedina et de ses hommes était en proie à des sentiments opposés : d'une part, ils découvraient à chaque instant de nouvelles curiosités à satisfaire et prenaient goût à ces lectures et à ces études comme jamais auparavant ils ne l'auraient imaginé; d'autre part, ils se demandaient quand ils reviendraient parmi les gens et reprendraient contact avec la vie, qui leur apparaissait à présent d'autant plus complexe, presque renouvelée à leurs yeux; et d'autre part encore, l'approche du jour où ils quitteraient la bibliothèque leur donnait beaucoup d'appréhension, parce qu'il fallait qu'ils rendent compte de leur mission, et, avec toutes les idées qui se mettaient à jaillir dans leurs têtes, ils ne savaient plus comment s'en sortir.}}
{{Réf Livre
| titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| année = 1995
| ISBN = 2-02-021737-6
| titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque
| page = 79
| url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/79
}}
=== ''Ermite à Paris'' ===
{{Citation| Si l'on admet que le travail de l'écrivain peut être influencé par le milieu où il s'accomplit, par les éléments du décor qui l'entoure, on doit alors reconnaître que [[Turin]] est la ville idéale pour écrire. Je ne sais pas comment on peut écrire dans une de ces villes où les images du présent sont si exubérantes, si imposantes qu'elles ne laissent aucune marge d'espace et de silence. Ici, à Turin, on arrive à écrire parce que le passé et l'avenir ont plus d'évidence que le présent, les lignes de force du passé et la tension vers l'avenir donnent un sens concret aux images discrètes et ordonnées de l'actuel. Turin est une ville qui invite à la rigueur, à la linéarité, au style. Elle invite à la logique et ouvre, à travers la logique, une voie vers la folie.|précisions=Note, 1960}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = L’écrivain et la ville
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 14
}}
{{Citation|Avant d’être une ville du monde réel, [[Paris]], pour moi comme pour des millions d’autres personnes de tous les pays, a été une ville imaginée à travers les livres, une ville que l’on s’approprie par la lecture.|précisions=Entretien avec Valerio Riva, 1974}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 84
}}
{{Citation|Mon bureau est comme une [[île]] : il pourrait se trouver ici comme dans un autre pays.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 86
}}
{{Citation|Il y a un point invisible, anonyme, qui est celui à partir duquel on écrit, et c'est pour cela qu'il m'est difficile de définir le rapport entre le lieu où j'écris et la ville qui l'entoure. Je peux très bien écrire dans les chambres d'hôtel, dans cette sorte d'espace abstrait, anonyme, que sont les chambres d'hôtel, où je retrouve devant moi la page blanche, sans alternative, sans issue. Ou peut-être est-ce là une condition idéale valable surtout quand j'étais plus jeune, et que le monde était là, juste au-delà de la porte, avec sa densité de signes; il m'accompagnait partout, il avait tellement de consistance qu'il me suffisait de m'en écarter d'un pas pour pouvoir écrire sur lui. A présent quelque chose a dû changer, je n'écris bien que dans un endroit qui m'appartient, avec des livres à portée de la main, comme si j'avais besoin de consulter toujours on ne sait trop quoi. Ce n'est peut-être pas pour les livres en eux-mêmes, mais pour une sorte d'espace intérieur qu'ils forment, comme si je m'identifiais à ma bibliothèque idéale.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 89-90
}}
{{Citation|Paris est une œuvre de consultation gigantesque, c'est une ville que l'on consulte comme une [[encyclopédie]] : dès la première page, elle donne toute une série d'informations, d'une richesse qu'aucune autre ville n'égale.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Ermite à Paris
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 90
}}
{{Citation|Ma rencontre matérielle avec l'Amérique a été une expérience vraiment belle : [[New York]] est une de mes villes, et en effet, toujours pendant les années soixante, dans ''[[#Cosmicomics|Cosmicomics]]'', mais aussi dans ''[[#Temps zéro|Temps zéro]]'', il y a des récits qui se déroulent justement à New York. De l'autre côté de l'Atlantique je sens que j'appartiens à la majorité des Italiens qui vont en Amérique avec beaucoup de facilité
- désormais on en compte des millions et des millions - et non de la minorité qui reste en Italie ; peut-être parce que la première fois où je suis allé en Amérique avec mes parents j'avais un an. Quand je suis revenu aux États-Unis à l'âge adulte, j'avais un ''grant'' de la Ford Foundation qui me donnait le droit de parcourir les États-Unis en long et en large, sans aucune obligation; évidemment j'en ai fait le tour, j'ai voyagé dans le Sud, et même en Californie, mais je me sentais très new-yorkais : New York est ma ville.|précisions=Entretien avec Ugo Rubeo, Palerme, septembre 1984, publié dans {{ouvrage|titre=Mal d’America. Da mito a realtà|édition=Ruiniti|année=1987}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = New York est ma ville
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 175
}}
{{Citation| La ville que j'ai sentie comme ma ville plus que n'importe quelle autre est New York. J'ai même écrit une fois, en imitant [[Stendhal]], que je voulais que sur ma tombe on écrive « new-yorkais ». Cela avait lieu en 1960. Je n'ai pas changé d'avis, bien que depuis ce temps-là j'aie vécu la plupart du temps à Paris, ville dont je ne me détache que pour de brèves périodes et où peut-être, si j'ai la possibilité de choisir, je mourrai. Mais chaque fois que je vais à New York, je la trouve plus belle et plus proche d'une forme de ville idéale.
Peut-être parce que c'est une ville géométrique, cristalline, sans passé, sans profondeur, apparemment sans secrets; raison pour laquelle c'est la ville qui en impose le moins, la ville dont je peux avoir l'illusion que je la maîtrise avec l'esprit, que je peux la penser tout entière au même instant.|précisions={{Article |langue=it |auteur={{lien|langue=it|Maria Corti}}|titre=Intervista: Italo Calvino |périodique=Autografo|volume=2|numéro=6|date=octobre 1985 |pages=47-53}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Entretien avec Maria Corti
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 183
}}
{{Citation|Pour moi, les processus de l’imagination suivent des itinéraires qui coïncident pas toujours avec ceux de la vie. Le paysage natal et familial est celui qu’on ne peut repousser ou cacher; {{lien|langue=it|San Remo}} continue à ressortir dans mes livres, dans les perspectives et les raccourcis les plus divers, surtout vu du haut, et la ville est particulièrement présente dans un certain nombre des ''[[#Les Villes invisibles|Villes invisibles]]''. Naturellement je parle de San Remo tel qu'il était il y a trente ou trente-cing ans, et surtout il y a cinquante ou soixante ans, quand j'étais enfant.
Toute investigation ne peut que partir de ce noyau d'où se développent l'imagination, la psychologie, le langage ; cette persistance est en moi aussi forte que l'a été dans ma jeunesse la poussée centripète qui s'est révélée très tôt sans retour, parce que les lieux ont rapidement cessé d'exister.}}
{{Réf Livre
| titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques
| titre de la contribution = Entretien avec Maria Corti
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2001
| ISBN =2-02-025687-8
| page = 183-184
}}
=== ''Défis aux labyrinthes'' ===
{{Citation|Le Bon Lecteur, cet été, a décidé de lire enfin, vraiment, cet auteur; il ne pourra peut-être pas le lire entièrement pendant les vacances, mais, au cours de ces semaines, il va thésauriser une première base de lectures fondamentales, puis, dans le courant de l'année il pourra combler aisément et sans hâte ses lacunes. Il se procure donc les œuvres qu'il se propose de lire, les textes originaux s'il s'agit d'une langue qu'il connaît, sinon la traduction la meilleure; il préfère les gros volumes des éditions intégrales contenant plusieurs œuvres, mais il ne dédaigne pas les volumes de poche, plus adaptés à la lecture sur la plage ou sous les arbres ou dans un car. Il ajoute quelques bons essais sur l'auteur qu'il a choisi, ou éventuellement une correspondance: il a pour ses vacances une compagnie sûre. Il pourra tomber de la grêle tout le temps, les compagnons de villégiature pourront se montrer odieux, les moustiques ne pas laisser un instant de trêve et la nourriture être immangeable: les vacances ne seront pas perdues, le Bon Lecteur reviendra enrichi d'un nouveau monde fantastique. |précisions= « I buoni propositi », ''L'Unità'', 12 août 1952}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| chapitre = Les vacances du Bon Lecteur
| page = 577
}}
{{Citation|Traduire est un art : le passage d'un texte littéraire, quelle que soit sa valeur, dans une autre langue requiert à chaque fois comme une sorte de miracle. Nous savons tous que la poésie en vers est intraduisible par définition ; mais la véritable littérature, même la prose, travaille vraiment sur la marge intraduisible de chaque langue. Le traducteur littéraire est celui qui se met tout entier en jeu pour traduire l'intraduisible. |précisions=Colloque sur la traduction, Rome, 4 juin 1982{{note|''Tradurre è il vero modo di leggere un testo'', « Bollettino di informazione », XXXII, 3, 1985, p. 59-63}}}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Traduire est la manière véritable de lire un texte
| page = 586
}}
{{Citation|Traduire est la manière véritable de lire un texte ; […] pour un auteur, réfléchir sur la [[traduction]] d'un de ses textes, discuter avec le traducteur, est la manière véritable de se lire lui-même, de bien comprendre ce qu'il a écrit et pour quelle raison.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Traduire est la manière véritable de lire un texte
| page = 587
}}
{{Citation| J'appartiens à cette partie de l'humanité – une minorité à l'échelle planétaire, mais une majorité, je crois, parmi mon public – qui passe une grande partie de ses heures de veille dans un monde particulier, un monde fait de lignes horizontales où les mots se suivent un par un, où chaque phrase et chaque alinéa occupent une place établie : un monde qui peut être très riche, sans doute plus riche encore que celui qui n'est pas écrit, mais qui requiert de toute façon un ajustement particulier pour que l'on se situe en lui. Quand je me détache du monde écrit pour retrouver ma place dans l'autre, dans ce que nous avons l'habitude d'appeler ''le'' monde, fait de trois dimensions, de cinq sens, peuplé de milliards de nos semblables, à chaque fois, cela équivaut pour moi à répéter le traumatisme de la naissance, à donner forme de réalité intelligible à un ensemble de sensations confuses, à choisir une stratégie pour affronter l'inattendu sans être détruit.|précisions=Conférence, New York Institute for the Humanities, 30 mars 1983{{note|name=Mondo|Publiée dans {{article|lang=en|titre= The Written and the Unwritten Word|périodique=The New York Review of Books|date=12 mai 1983|passage=38-39|url=https://www.nybooks.com/articles/1983/05/12/the-written-and-the-unwritten-word/}}, puis en italien « Mondo scritto e mondo non scritto », ''Letteratura internazionale'', 4-5, 1985, p. 16-18. Extraits traduits dans {{Harvsp|Daros|1994|p=161-164}}.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 591
}}
{{Citation|Quand je lis, chaque phrase doit être immédiatement comprise, du moins dans sa signification littérale, et doit me mettre en mesure de formuler un jugement : ce que j'ai lu est vrai ou faux, juste ou erroné, agréable ou désagréable. Dans la vie ordinaire, au contraire, il y a toujours d'innombrables circonstances qui échappent à mon entendement, des plus générales aux plus banales : je me trouve souvent en face de situations sur lesquelles je ne saurais pas me prononcer, sur lesquelles je préfère suspendre mon jugement. Pendant que j'attends que le monde non écrit s'éclaire à mes yeux, il y a toujours une page écrite à portée de ma main, où je peux me replonger ; je m'empresse de le faire, avec la plus grande satisfaction : là au moins, même si je ne parviens à comprendre qu'une petite partie de l'ensemble, je peux cultiver l’illusion d'être en train de tout contrôler.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 591-592
}}
{{Citation| Alors, vous me demanderez : si tu dis que ton vrai monde est la page écrite, si là seulement tu te sens à ton aise, pourquoi veux-tu t'en détacher, pourquoi veux-tu t'aventurer dans ce vaste monde que tu n'es pas en mesure de maîtriser ? La réponse est simple : pour écrire. Parce que je suis un écrivain. Ce que l'on attend de moi, c'est que je regarde autour de moi et que je capture des images rapides de ce qui arrive, pour revenir ensuite me pencher sur mon bureau et reprendre le travail. C'est pour remettre en marche ma fabrique de paroles que je dois extraire du combustible nouveau des puits du non-écrit.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 593
}}
{{Citation| Je dois dire que la plupart des livres que j'ai écrits et de ceux que je projette d'écrire naissent de l'idée qu'il me semblait impossible d'écrire un tel livre. Quand je suis convaincu qu'un certain type de livre est complètement au-delà des possibilités de mon tempérament et de mes capacités techniques, je m'assois à mon bureau et je commence à l'écrire.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 598
}}
{{Citation| En un certain sens, je crois que nous écrivons toujours sur quelque chose que nous ne savons pas : nous écrivons pour qu'il soit rendu possible pour le monde non écrit de s'exprimer à travers nous. Au moment où mon attention se déplace de l'ordre régulier des lignes écrites pour suivre la complexité mobile qu'aucune phrase ne peut contenir ou épuiser, je me sens tout près de comprendre que de l'autre côté des mots il y a quelque chose qui essaie de sortir du silence, de signifier à travers le langage, comme en tapant des coups sur le mur d'une prison.}}
{{Réf Livre
| titre = Défis aux labyrinthes
| tome = II
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection = Bibliothèque Calvino
| année = 2003
| ISBN = 2-02-061914-8
| partie = Lire, écrire, traduire
| titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit
| page = 599
}}
=== Correspondance ===
{{Citation|{{ancre|Bottino09061964}}Données biographiques : je suis encore de ceux qui croient, avec [[Benedetto Croce|Croce]], que d'un auteur seules comptent les œuvres. (Lorsqu'elles comptent, évidemment.) C'est pourquoi je ne donne pas d'indications biographiques, ou je les fausse, ou, de toute façon, j'essaie toujours de les changer d'une fois à l'autre. Aussi demandez-moi ce que vous voulez savoir, et je vous le dirai. ''Mais je ne vous dirai jamais la vérité'', de cela, vous pouvez être sûr.|original=Dati biografici : io sono ancora di quelli che credono, con Croce, che di un autore contano solo le opere. (Quando contano, naturalmente.) Perciò dati biografici non ne do, o li do falsi, o comunque cerco sempre di cambiarli da una volta all'altra. Mi chieda pure quel che vuol sapere, e Glielo dirò. ''Ma non Le dirò mai la verità'', di questo può star sicura.|langue=it|précisions=Lettre à Germana Pescio Bottino, 9 juin 1964{{note|Sur cette lettre, voir notamment {{chapitre|lang=en|auteur= Martin McLaughlin|titre= Concessions to Autobiography in Calvino|titre ouvrage=Biographies and Autobiographies in Modern Italy|édition= Legenda|année=2007|isbn=978-1-905981-07-6 |url=https://books.google.fr/books?id=dTJrnrcD7PAC&pg=PA148}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino : romancier et conteur
| auteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection= Les contemporains
| année = 2000
| ISBN = 978-2-02-021442-1
| page = 10
}}
{{Réf Livre
| langue =it
| titre = I libri degli altri. Lettere 1947-1981
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2022
| ISBN = 978-88-04-74891-5
| page = 476
}}
==== ''Le métier d’écrire'' ====
{{Citation|L’éditeur {{w|Einaudi}} a coutume de mettre sur la couverture de ses livres des reproductions de tableaux ou de dessins de peintres modernes célèbres. Pour mon livre, il a choisi ce dessin de [[Paul Klee]] qui peut suggérer la vision d’une ville, très mouvementée et nerveuse. Cela m’a fait plaisir car Klee est l’un des peintres que j’aime le plus au monde{{note|name=Klee}}.|précisions=Au sujet de la couverture de ''[[#Marcovaldo|Marcovaldo]]''. Lettre aux élèves de {{w|Santa Maria a Monte}}, 12 janvier 1972.}}
{{Réf Livre
| titre = Le métier d’écrire
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-014006-0
| page = 629 (lettre 263)
}}
{{Citation|Je veux que la valeur de mes livres tienne à ce qui est écrit : rien de plus, rien de moins. Et pas au fait qu'ils aient été écrits par moi plutôt que par un autre. C'est pourquoi je laisserai insatisfaites vos curiosités concernant la personne de l'''auteur'' : l'auteur est quelqu'un qui s'assoit à sa table et qui écrit, mais qui en écrivant a en tête - parfois sans y penser - son public, ses lecteurs passés et à venir. Par conséquent, vous êtes vous aussi des auteurs, surtout maintenant que j'ai eu cette correspondance directe avec vous. Je vous considère donc comme mes collaborateurs. Voilà que vous allez vous dire : ce Calvino n'en finit jamais avec ses paradoxes. Sauf que non, je parle sérieusement. Et s'il est vrai que bien souvent je blague, c'est de tout mon cœur que je vous dis combien je vous suis reconnaissant, à vous et à votre excellente enseignante.|précisions=Lettre aux élèves de Santa Maria a Monte, 12 janvier 1972{{note|Sur cette lettre, voir note 10 de {{Article|prénom1=Sandrine|nom1=Granat-Robert|titre=Calvino regarde l’enfance et l’enfance regarde Calvino|périodique=Italies|numéro=21|pages=129–160|date=2017|issn=1275-7519|doi=10.4000/italies.5745|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/5745?lang=en#ftn10|consulté le=2024-06-22}}.}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Le métier d’écrire
| auteur = Italo Calvino
| traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| éditeur = Gallimard
| année = 2023
| ISBN = 978-2-07-014006-0
| page = 630-631 (lettre 263)
}}
=== Autres citations ===
[[Image:Paul Klee, The Tight Rope Walker (Seiltänzer), 1923, NGA 8106.jpg|vignette|[[Paul Klee]],
''Der Seiltänzer'' [Le Funambule], 1923, 138{{note|Une autre version (1923, 121) de ce ''Funambule'' de Klee se trouve notamment en couverture d’une édition italienne de ''{{w|it:I racconti (Calvino)|I Racconti}}''.}}.]]
{{Citation|Tu as dit à juste titre que [[Paul Klee|Klee]]{{note|name=Klee}} est très important pour moi. La peinture m’a toujours servi de moteur pour me renouveler, d’idéal d’invention libre, pour être toujours soi-même en faisant toujours quelque chose de nouveau. En ce sens, le nom de Klee me semble fondamental.|original=Hai detto giusto che Klee è per me molto importante. La pittura mi è servita sempre come spinta a rinnovarmi, come ideale di invenzione libera, di essere sempre se stessi facendo sempre qualcosa di nuovo. In questo senso il nome di Klee mi pare fondamentale.|langue=it|précisions=Conversation avec {{lien|langue=it|Tullio Pericoli}}, « Furti ad arte », exposition ''Rubare a Klee'', 1980.}}
{{Réf Article
| titre = Réécrire les images. Italo Calvino et l’œuvre de Tullio Pericoli et Domenico Gnoli
| auteur = Greta Gribaudo (traduction)
| publication = Cahiers d’études romanes
| numéro =50. Lire, réagir, réécrire
| date = 2025
| page = url
| url =https://journals.openedition.org/etudesromanes/18690
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Saggi: 1945-1985
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| collection = I meridiani
| année = 1995
| tome = II
| ISBN =88-04-40404-3
| page = 1806
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Mondo scritto e mondo non scritto
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2002
| titre de la contribution = Furti ad arte (conversazione con Tullio Pericoli) (1980)
| url = https://books.google.fr/books?id=kilOBB3QsD0C&pg=PA68
| page = 68
}}
{{Citation|[[Traduction|Traduire]] c'est le système de lecture le plus absolu. Il faut lire les implications de chaque mot […]. Nous avons cette réalité-là, cet objet d'où l'on sort quelque chose qui était enfermé à l'intérieur. Toute lecture véritable est une sorte d'effraction, un vol avec effraction… Naturellement, les œuvres littéraires sont conçues pour être dévalisées, en ce sens. Tout comme le labyrinthe qui est construit délibérément pour s'y perdre, mais également pour s'y retrouver.|original=Tradurre è il sistema più assoluto di lettura. Bisogna leggere il testo nelle implicazioni di ogni parola. […] C'è questa cosa lì, chiusa, questo oggetto da cui si carpisce qualcosa che c'è chiuso dentro. C'è uno scassinamento, c'è un furto con scasso in ogni vera lettura. Naturalmente i quadri e le opere letterarie sono costruite apposta per essere derubate, in questo senso. Così come il labirinto è costruito apposta perché ci si perda, ma anche perché ci si ritrovi.|langue=it|précisions=Conversation avec Tullio Pericoli.}}
{{Réf Livre
| titre = Les années parisiennes d'Italo Calvino (1964-1980), sous le signe de [[Raymond Queneau]]
| auteur = Sergio Cappello (traduction)
| éditeur = Presses de l'Université de Paris-Sorbonne
| année = 2007
| ISBN = 9782840505259
| chapitre=VI. Calvino traducteur de Queneau
| page = 162-163
| url=https://books.google.fr/books?id=dVuS6o81P_IC&pg=PA162
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Saggi: 1945-1985
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| collection = I meridiani
| année = 1995
| tome = II
| ISBN =88-04-40404-3
| page = 1807-1808
}}
{{Réf Livre
| langue = it
| titre = Mondo scritto e mondo non scritto
| auteur = Italo Calvino
| éditeur = Mondadori
| année = 2002
| titre de la contribution = Furti ad arte (conversazione con Tullio Pericoli) (1980)
| url = https://books.google.fr/books?id=kilOBB3QsD0C&pg=PA69
| page = 69-70
}}
== Citations sur ==
=== Pietro Citati ===
=== Natalia Ginzburg ===
{{loupe|Natalia Ginzburg}}
{{Citation|Dans sa jeunesse, il lui arrivait souvent de bégayer; et il a continué à bégayer un peu, par la suite; mais jeune homme, il le faisait davantage. Il semblait bien des fois extraire les mots d'un sac secret, ou les détacher avec peine de quelque pelote secrète : et quand il les prononçait, il trébuchait, il fronçait les sourcils, et baissait ses yeux sur ses doigts croisés, avec une perplexité ironique et opiniâtre, et comme s'il se moquait de lui-même. Même s'il arrivait souvent qu'il détachât ses mots avec difficulté et lenteur, ils ne semblaient pas comporter la moindre difficulté et la moindre lenteur dans son esprit, ni dans ce qu'il faisait; fatigue, lenteur et bégaiement étaient une manière de se moquer de lui-même et des autres : sa manière à lui d'être au monde.|précisions={{article|langue=it|titre=Il sole e la luna |périodique={{w|it:L'Indice dei libri del mese|L'Indice dei libri del mese}}|numéro=8|année=1985|url=https://www.lindiceonline.com/scienze-umane/cultura-e-societa/natalia-ginzburg-ricordando-italo-calvino}}{{note|Repris dans {{ouvrage|lang=it|titre=Non possiamo saperlo : saggi 1973-1990|année=2001|isbn=88-06-15250-5|url=https://archive.org/details/nonpossiamosaper0000ginz/page/109|passage=109-113}}.}}}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =Le soleil et la lune
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Natalia Ginzburg
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 63
}}
{{Citation|Sur les « [[#Les Villes invisibles|villes invisibles]] », s'est condensée la douleur de la mémoire. Dans toutes les autres œuvres de Calvino, la mémoire est absente, ou mieux, quand elle est présente, elle ne fait jamais mal, Ici, dans les « villes invisibles » non pas rêvées mais rappelées dans le souvenir, règne la mémoire douloureuse d'un temps qui ne pourra plus jamais revenir. Le soleil se couche sur ces villes, si hautes sous le ciel, grouillantes et resplendissantes, fourmillant des erreurs des hommes, débordantes de marchandises et de nourritures, encombrées de trafics, domaines des rats et des hirondelles. Le regard qui salue ces villes est un regard qui dit adieu, adieu à un monde tant aimé et fixé depuis un bateau qui s'en va.|précisions=« Il sole e la luna »}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =Le soleil et la lune
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Natalia Ginzburg
| traducteur = Martin Rueff
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 65
}}
=== Jean-Paul Manganaro ===
{{Citation|''[[#Opaque|De l'opaque]]'', sans doute, en absolu, le plus beau texte de Calvino, où le degré d'abstraction de l'écriture réussit le pari de ne jamais quitter les données du concret et de s'élever pourtant dans une affabulation hautement lyrique. Véritable texte au travail, performance du ''work in progress'', d'une élaboration qui définit sa poétique au moment même où elle détermine son action et ses objectifs, les dimensions possibles de l'humain saisies par un point de vue de l'intériorité rapportée à l'extériorité des éléments qui lui font face, à travers la grille d'un ensemble de plans géométriques multipliés et variables. Ce texte, qui date de 1971, pourrait d'ailleurs être celui qui nous manque sur la vue dans ''I Cinque Sensi'', et celui aussi qui fonde la poétique du point de vue chez Calvino.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino : romancier et conteur
| auteur = Jean-Paul Manganaro
| éditeur = Seuil
| collection= Les contemporains
| année = 2000
| ISBN = 978-2-02-021442-1
| page = 146
}}
=== Cesare Pavese ===
{{loupe|Cesare Pavese}}
{{Citation|À 23 ans, Calvino sait déjà que pour raconter, il n'est pas nécessaire de « créer des personnages », mais qu'il faut savoir transformer des faits en mots. Il le sait de manière allègre, désinvolte, un peu comme un gamin. Il n'a pas peur des mots : tant qu'ils veulent dire quelque chose, tant qu'ils servent à quelque chose, il les dit, il les creuse, il les dénoyaute, il les jette peut-être, comme on jette des sarments sur le feu, mais le but, c'est bien la flamme, la chaleur, la poêle.|précisions=''l’Unità'', 26 octobre 1947.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =L’amitié, une vie. Le Sentier des nids d’araignée
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Cesare Pavese
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 55
}}
{{Citation|Calvino naît au récit au beau milieu de la guerre civile. Ce sont là ses faits, les choses dont il fait des mots. Si l'on affirmait que ce livre, ''Le Sentier des nids d'araignée'' (Einaudi, 1947), perdant au concours Mondadori et gagnant au concours de Riccione, est le plus beau récit que nous avons eu sur l'expérience de la Résistance, personne n'essuierait de larmes. On dira alors que l'astuce de Calvino, cet écureuil de la plume, a été de grimper aux arbres, plus par jeu que par peur, et d'observer la vie des Résistants comme une fable des bois, formidable, bigarrée, « différente ».|précisions=''l’Unità'', 26 octobre 1947.}}
{{Réf Livre
| titre = Italo Calvino
| titre de la contribution =L’amitié, une vie. Le Sentier des nids d’araignée
| auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff
| auteur de la contribution =Cesare Pavese
| éditeur = L’Herne
| année = 2024
| ISBN = 9791031904269
| page = 55
}}
=== Georges Perec ===
{{Loupe|Georges Perec}}
<!--
{{Réf Livre
| titre = Entretiens, conférences, textes rares, inédits
| auteur = Georges Perec
| éditeur = Joseph K.
| année = 2019
| ISBN = 978-2-910686-78-9
| titre de la contribution =
| page =
}}-->
== Notes et références ==
{{Références|références=
<ref name=Klee>
Voir :
*Franco Ricci, {{Chapitre|titre chapitre=The World's Seamless Web|titre ouvrage=Painting with Words, Writing with Pictures|éditeur=University of Toronto Press|date=2001|passage=191–219|isbn=978-1-4426-7823-1|doi=10.3138/9781442678231-007|lire en ligne=https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.3138/9781442678231-007|consulté le=2024-05-12}}, « Calvino and Paul Klee », ''Rivista di studi italiani'', 2003, 2, [https://www.rivistadistudiitaliani.it/articolo.php?id=124 p. 151-163], « Calvino and Klee : Variations of Line » {{Harvsp|id=GrundtvigMcLaughlinWaage_Petersen2007|Grundtvig|McLaughlin|Waage Petersen|2007|p=260-275}},
*{{Article|langue=fr|prénom1=Maria G.|nom1=Vitali-Volant|titre=Italo Calvino et les artistes de son temps|périodique=Italies|numéro=16|pages=277–306|date=2012|doi=10.4000/italies.4438|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/4438|consulté le=2024-05-09}}
</ref>
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
|commons=Category:Italo Calvino
|w=Italo Calvino
}}
*{{Ouvrage|prénom1=Aurore|nom1=Frasson-Marin|titre=Italo Calvino et l'imaginaire|éditeur=Slatkine|collection=Textes et études. Domaine italien|date=1986|isbn=2-05-100723-3|id=Frasson-Marin1986}}
*{{Ouvrage|auteur=Philippe Daros|titre=Italo Calvino|éditeur=Hachette supérieur|collection=Portraits littéraires|date=1994|isbn=2-01-019803-4|id=Daros1994}}
*{{Ouvrage|prénom1=Jean-Paul|nom1=Manganaro|titre=Italo Calvino: romancier et conteur|éditeur=Seuil|collection=Les contemporains|date=2000|isbn=978-2-02-021442-1|id=Manganaro2000}}
*{{Ouvrage/Test|lang=en|prénom1=Martin|nom1=McLaughlin|titre=Italo Calvino|éditeur=Edinburgh University Press|collection=Writers of Italy|date=1998|isbn=0-7486-0917-2|jstor=10.3366/j.ctvxcrf71|doi=10.1515/9781474470902|présentation en ligne=https://books.google.fr/books?id=i6YxEAAAQBAJ|lire en ligne=https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.1515/9781474470902|accès url=limité|id=McLaughlin1998}}
*{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Birgitte|nom1=Grundtvig|prénom2=Martin L.|nom2=McLaughlin|prénom3=Lene|nom3=Waage Petersen|titre=Image, eye and art in Calvino: writing visibility|éditeur=Routledge|date=2007|isbn=978-0-367-60411-0|id=GrundtvigMcLaughlinWaage_Petersen2007}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Perle Abbrugiati|directeur=oui|titre=La Plume et le crayon. Calvino, l’écriture, le dessin, l’image|nature ouvrage=actes du colloque à Aix-en-Provence, Centre Aixois d’Études Romanes, 20-21-22 janvier 2011|date=2012|collection=Italies|numéro dans collection=16|doi=10.4000/italies.4371|url=https://journals.openedition.org/italies/4371|id=Abbrugiati2012}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Perle Abbrugiati|titre=Le vertige selon Calvino|éditeur=Presses universitaires de Provence|collection=Textuelles|date=2016|isbn1=979-10-320-0059-5|isbn2=979-10-365-5070-6|doi=10.4000/books.pup.10881|lire en ligne=https://books.openedition.org/pup/10881|id=Abbrugiati2016}}
*{{Ouvrage/Test|auteur1=Christophe Mileschi|auteur2=Martin Rueff|directeur1=oui|directeur2=oui|titre=Italo Calvino|éditeur=L'Herne|collection= Cahiers de l'Herne |numéro dans la collection=144|date=2024|isbn=9791031904269|id=MileschiRueff2024}}
{{DEFAULTSORT:Calvino, Italo}}
[[Catégorie:Romancier italien]]
[[Catégorie:Nouvelliste italien]]
[[Catégorie:Essayiste italien]]
[[Catégorie:Naissance en 1923]]
[[Catégorie:Décès en 1985]]
[[Catégorie:Oulipo]]
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Marie-Josephte Corriveau
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2026-05-29T22:09:00Z
BeatrixBelibaste
745
rv
459878
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:La Corriveau (Simpson).png|vignette|Le squelette de la Corriveau, dans son gibet de fer, terrorisant un voyageur un soir de tempête, illustration de Charles Walter Simpson pour les ''Légendes du Saint-Laurent'', 1926.]]
'''{{w|Marie-Josephte Corriveau|Marie-Josephte Corriveau}}''' (1733-1763), mieux connue sous le surnom de « '''''la Corriveau''''' », est l’une des figures les plus populaires du folklore québécois. Habitante de Nouvelle-France au moment de la Conquête de la colonie en 1759-1760 par les Britanniques, elle est condamnée à mort par une cour martiale anglaise pour le meurtre de son second époux et pendue à Québec le 18 avril 1763. La « cage » de fer, dans laquelle son corps est exposé et laissé à pourrir à Pointe-Lévy durant cinq semaines, marque fortement l'imaginaire de la population et engendre de nombreuses légendes qui seront véhiculées par la tradition orale.
La redécouverte de la cage en 1851 ravive les souvenirs et les imaginations, tout en inspirant romans et contes fantastiques aux écrivains du temps, dont Philippe Aubert de Gaspé (''Les Anciens Canadiens'', 1863), James MacPherson Le Moine, William Kirby (''The Golden Dog'', 1877) et Louis Fréchette. Depuis, la Corriveau n'a cessé d'inspirer les artistes, d'Alfred Laliberté à Mes Aïeux, en passant par Gilles Vigneault, Pauline Julien, Anne Hébert et Victor-Lévy Beaulieu, suscitant romans, chansons, pièces de théâtre, films, séries télévisées, sculptures et peintures.
Dépeinte jusqu'aux années 1950 comme une sorcière ou une meurtrière ayant tué jusqu'à sept maris, la Corriveau a ensuite vu son image réhabilitée depuis la montée des mouvements nationaliste et féministe dans les décennies 1960 et 1970 : elle est depuis quelques décennies souvent présentée comme une victime de l'oppression anglaise, du système patriarcal ou de la violence anglaise.
== Citations de Marie-Josephte Corriveau ==
{{...}}
== Citations sur Marie-Josephte Corriveau ==
=== Littérature ===
==== [[:w:Louis-Honoré Fréchette|Louis Fréchette]] ====
{{citation
|citation=
— La cage de la Corriveau... qu’est-ce que cela? demanda quelqu’un.<br />
— Une affreuse chose [...], un sombre témoin de la barbarie d’un autre âge, une relique éloquente d’un de ces terribles drames judiciaires qui passent à l’état de légende dans la mémoire du peuple.
}}
{{Réf Article
|titre=Une touffe de cheveux blancs (II)
|auteur=Louis Fréchette
|publication=L'Opinion publique
|volume=III
|numéro=17
|date=25 avril 1872
|page=202
|url=http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/68147
}}
==== [[:w:Louky Bersianik|Louky Bersianik]], ''L'Euguélionne'', 1976 ====
{{citation
|Ainsi, au premier tour, quelqu’un s’est écrié : « C’est ''la Corriveau'' ! » Et c’était vrai. Elle avait le corps étranglé dans un treillis de fer qui épousait sa chair étroitement. Sa figure était celle d’une suppliciée.
|précisions = Dans ce premier grand livre féministe écrit au Québec, les journalistes rendant compte de l'arrivée de la visiteuse extraterrestre et protagoniste (L'Euguélionne) la compare à plusieurs figures féminines québécoises (la Manikoutai, Pauline Archange...), dont la Corriveau.
}}
{{Réf Livre
|titre= L'Euguélionne
|auteur= Louky Bersianik
|éditeur= La Presse
|année= 1976
|page= 19
}}
==== [[:w:Denise Boucher|Denise Boucher]] ====
{{citation
| citation = je m'appelle la première sorcière brûlée en 1258;
je m'appelle Hadewyck, la Flamande, brûlée en 1310.
je m'appelle du nom de chacune des huit millions de sorcières brûlées vives jusqu'en 1782, je m'appelle du nom de chacune des héritières de ces sorcières et je viens de leur révolte masquée pour apparaître aujourd'hui au grand jour, non moins sorcière, mais plus puissante de nous toutes.
je m'appelle la Corriveau et je cherche mon histoire.
|précisions = Texte rédigé par Denise Boucher, lu par [[:w:Odette Gagnon|Odette Gagnon]] lors de la célébration de la [[:w:Journée internationale des femmes|Journée internationale des femmes]] du 8 mars 1976.
}}
{{Réf Article
| titre = Je m'en vais vous raconter mon histoire parce que ça me soulage...
| auteur = Denise Boucher
| publication=[[:w:Les Têtes de Pioche|Les Têtes de Pioche]]
| volume = 1
| numéro = 2
| date =avril 1976
| page = 4
| url=https://engagees.hypotheses.org/2345
}}
{{Réf Livre
| titre = Cyprine
| auteur = Denise Boucher
| éditeur = Éditions de l’Aurore
| année = 1978
| page = 95
}}
==== [[Andrée Ferretti]] ====
{{citation|Rébellion impuissante à changer le cours des choses, mais seule apte à conférer quelque noblesse aux vies agressées par la loi du plus fort, comme celle d'une de ses héroïnes, la « Corriveau » qui fut vraiment pendue à Saint-Vallier de Bellechasse en 1763, condamnée à mort par un tribunal composé d'officiers anglais prétentieux qui ne connaissaient pas un mot de français, mais qui eurent l'impudence de la déclarer coupable d'avoir tué son premier, puis son second mari. L'histoire ni la légende ne le disent, mais Aubépine DesRuisseaux a toujours soupçonné que la mort des maris laissait ces soldats froids comme leur air, qu'ils s'étaient plutôt vengés sur la jeune femme de la résistance de nombreux habitants à leur occupation du village et des villages voisins. Ambitieuse et déterminée, la « Corriveau », de son vrai nom Marie-Josephte Corrivaux, propriétaire de grandes et riches terres devait s'être opposée plus efficacement que ses concitoyens aux levées incessantes et ruineuses de blé et d'autres grains effectuées par les conquérants qui, dès lors, avaient craint sa dangereuse influence et avaient pris prétexte des morts suspectes des maris pour lui intenter un procès et la condamner. Pour narguer l'ennemi barbare qui avait exposé le cadavre dans une cage, un villageois déroba le corps. Tous les habitants s'empressèrent alors de faire courir la rumeur que la pendue s'était elle-même délivrée et qu'elle entretenait la nuit venue des relations hérétiques avec les sorciers qui, affirmaient-ils, pince-sans-rire, dans une bonne imitation de l'humour prétendu anglais, séjournaient dans l'île d'Orléans majestueusement étendue à quelques milles marins en face de Saint-Vallier.}}
{{Réf Article
|titre=Le plus-que-parfait du subjonctif
|auteur=Andrée Ferretti
|publication=L'Action nationale
|volume=XCI
|numéro=6
|date=juin 2001
|page=97-98
|ISSN= 0001-7469
|url=http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2237380
}}
{{citation|Autant je débordais de plaisir à étudier grammaire et syntaxe, à enrichir mon vocabulaire, autant pendant les cours d'histoire du Canada, je ne décolérais pas contre les abus de pouvoirs exercés à l'égard de mon peuple, mais me fâchait bien davantage la soumission générale de celui-ci. Il n'est dès lors pas étonnant que j'aie admiré les rares gestes de rébellion posés par certains habitants des villages de la rive sud du Saint-Laurent dans les premières années suivant la Conquête. [...] Je pensais aussi avec fierté à Marie-Josephte Corriveau, dite la Corriveau. Son histoire me bouleversait. Je n'ai pas cru un seul instant à la légende voulant que les Anglais l'aient pendue pour les supposés assassinats de ses maris, qui ne pouvaient objectivement que les laisser indifférents. J'ai au contraire été instinctivement convaincue qu'ils l'avaient condamnée et exécutée parce qu'elle se rebellait contre leur envahissement. Déjà romancière sans le savoir, je voyais cette riche propriétaire d'un vaste domaine agricole, debout, fourche à la main, s'opposant plus efficacement que ses voisins aux levées incessantes et ruineuses de blé et d'autres grains effectués par les conquérants. Je comprenais que ceux-ci craignent son influence sur les autres fermiers et qu'ils s'empressent, après l'avoir jugée et condamnée, de l'exposer bien en vue dans une cage afin de les dissuader de suivre son exemple. La fierté, la détermination et le courage de Marie-Josephte Corriveau ne faisaient pas de doute dans mon esprit, tant cette femme me semblait s'inscrire naturellement dans la lignée des Marguerite Bourgeoys, Marie de l'Incarnation, Jeanne Mance, Marguerite d'Youville, ces fortes bâtisseuses de nos premiers hôpitaux, de nos premières écoles, fondement social et culturel de notre nation dont les valeurs de solidarité imprègnent encore nos façons de penser et d'agir.}}
{{Réf Livre
| titre = Mon désir de révolution : essai
| auteur = Andrée Ferretti
| éditeur = Éditions XYZ
| année = 2015
| page = 34-36
| ISBN = 9782892619454
}}
==== [[Mélissa Verreault]] ====
{{citation
|c'est de la faute à la Corriveau alias Marie-Jo elle aurait dû savoir cacher les traces de sa violence on n'en aurait plus parlé il aurait fini là le désordre du monde les ragots l'absolu besoin de trouver un coupable les villageois seraient restés chez eux à réciter leurs prières à faire ce que le bon dieu demande ils n'auraient pas été forcés d'inventer tout un chapelet de menteries pour justifier la faiblesse qui les a empêchés de voir qu'à leur gauche quelqu'un pleurait
|précisions = Poème soumis dans le cadre du Prix de poésie Radio-Canada 2015
}}
{{Réf Article
| titre = Exposition
| auteur = Mélissa Verreault
| publication=Radio-Canada
| date = 2015
| page = url
| url = https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/746773/liste-preliminaire-prix-de-poesie-2015-melissa-verreault
}}
=== Histoire et ethnographie ===
==== [[:w:Luc Lacourcière|Luc Lacourcière]], 1968 ====
{{citation
|Il n’est guère de femme, dans toute l’histoire canadienne, qui ait plus mauvaise réputation que Marie-Josephte Corriveau, appelée communément ''La Corriveau''. Cette malheureuse est morte voilà plus de deux siècles. Mais elle continue de hanter les imaginations. On parle encore d’elle, de son crime réel et de ses crimes fictifs.
}}
{{Réf Article
|titre=Le triple destin de Marie-Josephte Corriveau
|auteur=Luc Lacourcière
|publication=Les Cahiers des Dix
|volume=33
|date=1968
|page=213
|ISSN= 0575-089X
|url=http://ourroots.ca/page.aspx?id=3649001&qryID=198c603e-d92e-486f-bcc0-c6045ce89308
}}
==== ''[[:w:L'Histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles|L'Histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles]]'', 1992 (1982) ====
{{citation
|Les femmes ne sont pas persécutées, mais l'image de la sorcière exerçant un pouvoir maléfique demeure un des stéréotypes les plus puissants qu'on applique aux femmes déviantes. [...]
En 1763, Marie-Josephte Corriveau qui, selon son propre témoignage, refuse de continuer à se faire battre par son mari est condamnée à mort pour le meurtre de celui-ci et pendue. Au début du {{Siècle|XIX|dix-neuvième}} siècle, le romancier Philippe Aubert de Gaspé fait d'elle un spectre horrible qui hante les voyageurs nocturnes. Les folkloristes et historiens des {{Siècle|XIX|dix-neuvième}} et {{Siècle|XIX|vingtième}} siècles amplifieront la légende de la Corriveau, la rendant plus horrifiante à chaque nouvelle version.
Les femmes qui tuent leurs maris ou leurs enfants remettent en question l’autorité masculine. Deux des seules explications acceptées par les hommes pour justifier cette révolte subversive menaçant les fondements de leur autorité sont celles de la sorcière, la mauvaise femme qui connaît les secrets du diable, et de la folie. La rébellion féminine est ainsi niée et nommée de telle manière que les hommes ne se sentent plus menacés.
|précisions = À propos de la croyance en la sorcellerie dans la population de ce qui allait plus tard devenir le Québec, au cours de la période 1701-1832.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles
|auteur= Collectif Clio (Micheline Dumont, Michèle Jean, Marie Lavigne et Jennifer Stoddart)
|éditeur= Le Jour, éditeur
|année=1992
|page=128-129
|chapitre=4. L'Ancien Régime au féminin
|section=« Croyances de toutes sortes »
|ISBN= 2-8904-4440-6
|année d'origine=1982
}}
{{citation
|En général, les peines prononcées contre les femmes sont plus sévères que celles des hommes: plus de punitions corporelles (sauf les galères) et de peines infamantes (blâme, flétrissure, réparation publique), comme si la punition du peu de femmes qui contreviennent aux lois des hommes devait servir d'exemple. C'est le sort qui attend celle qui s'écarte de la norme. [...] Marie Josephte Corriveau fut l'une des victimes de la nécessité de réprouver toute transgression de l'ordre masculin par une femme. [...] Les autorités britanniques, voulant intimider une population nouvellement conquise, la conduisent au gibet et, comme c'est coutume au {{Siècle|XVIII|dix-huitième}} siècle, son corps est exhibé publiquement : elle est suspendue pendant un peu plus d'un mois dans une cage de fer, au-dessus d'une croisée des chemins, à Lauzon, près de Québec. De tous les hommes ayant tué leurs épouses, il n'y en a aucun qui ait gagné la renommée de la Corriveau, encore légendaire deux cents ans après sa mort pour s'être révoltée contre son sort de femme battue.
|précisions = À propos de la criminalité féminine dans ce qui allait plus tard devenir le Québec, au cours de la période 1701-1832.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles
|auteur= Collectif Clio (Micheline Dumont, Michèle Jean, Marie Lavigne et Jennifer Stoddart)
|éditeur= Le Jour, éditeur
|année=1992
|page=134-136
|chapitre=4. L'Ancien Régime au féminin
|section=« Vivre en marge »
|ISBN= 2-8904-4440-6
|année d'origine=1982
}}
=== Autres ===
==== [[:w:Lori Saint-Martin|Lori Saint-Martin]], 1998 ====
{{citation
|citation=
{{personnage|Pierre De Billy}}: Votre livre [...] explore également les traces du passé à la recherche d’un mythe bien à nous, la Corriveau, que vous situez dans le contexte plus large d’une réhabilitation féminine de la figure de la sorcière.<br />
{{personnage|Lori Saint-Martin}}: Vous avez raison de parler de mythe, car la Corriveau a joué chez nous le rôle d’une figure mythique de première importance. Elle fut un temps le prototype de la mauvaise femme, de la sorcière. Puis elle est devenue pour les féministes une représentation de la femme rebelle et indépendante qui se révolte contre la domination masculine. Les féministes d’Europe et des États-Unis ont retracé l’histoire de centaines de milliers de femmes qui ont été portées au bûcher. Nous avons notre Corriveau. Le plus fort de l’histoire, c’est que les recherches ont démontré que le mari qu’on l’accusait d’avoir tué la battait. On aurait voulu l’inventer qu’on n’aurait pas fait mieux.<br />
{{personnage|Pierre De Billy}}: Mais elle a existé précisément. Que devient la véracité historique dans tout ça?<br />
{{personnage|Lori Saint-Martin}}: La Corriveau révoltée, anti-patriarcale des féministes, n’a pas plus de réalité historique que celle de Philippe Aubert de Gaspé qui, dans ''Les Anciens Canadiens'', en faisait une femme qui pactise avec le diable. C’est bien pour cela qu’elle est devenue un mythe.<br />
{{personnage|Pierre De Billy}}:Et presque une martyre de la cause féministe.<br />
{{personnage|Lori Saint-Martin}}: En fait, la sorcière est une figure si riche qu’elle cristallise plusieurs symboles en elle. Elle représente la victime de la société patriarcale qui forçait une femme à rester avec un mari violent sous peine de rejet social et de misère matérielle. La sorcière évoque la folie : démence de la femme piégée, oui, mais également folie libératrice de celle qui brise ses entraves. Elle symbolise aussi, dans les textes féministes, la résistance politique et la maîtrise de la fertilité, car beaucoup de sorcières étaient en fait des sages-femmes ou des guérisseuses. Mais l’importance de la Corriveau — et des sorcières en général — réside surtout dans le fait qu’elle est pour les femmes une figure puissante qu’elles peuvent situer dans l’histoire, une histoire écrite par les hommes, et qui les met en scène.<br />
|langue = fr
|précisions = Extrait d'une entrevue avec Lori Saint-Martin, à propos du mythe féministe de la Corriveau
}}
{{Réf Article
|titre=Ras-le-bol de la nostalgie : place au métaféminisme!
|auteur=Pierre De Billy
|publication=La Gazette des femmes
|volume=20
|numéro=1
|date=mai-juin 1998
|page=8-10
|ISSN=
|url=https://www.gazettedesfemmes.ca/4675/
}}.
==== [[:w:Chloé Sainte-Marie|Chloé Sainte-Marie]] ====
{{citation
|citation=
{{personnage|Catherine-Emmanuelle Delisle}}: Quelle femme est votre modèle ou vous inspire? À qui vous identifiez-vous en tant que femme sans enfant?<br>
{{personnage|Chloé Sainte-Marie}}: J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour Marilyn Monroe, cette icône de tous les aspects de la femme. Elle revêtait tous les archétypes de la féminité avec grâce, humour et désinvolture. Elle était la mère, la sainte, la pute. En avance sur son temps, elle a vécu sans enfant dans la liberté et dans l’image qu’elle s’était créée d’elle-même.
J’ai aussi la même admiration pour La Corriveau, la première femme moderne du Québec.
Deux femmes qui ont fait un sacrifice absolu pour la liberté d’être ce qu’elles voulaient être.
|langue=fr
|précisions=Extrait d'une entrevue avec Chloé Sainte-Marie
}}
{{Réf Article
|titre=Chloé Ste-Marie : une femme sans enfant par choix
|auteur=Catherine-Emmanuelle Delisle
|publication=Femme sans enfant
|page=url
|date=28 mars 2014
|url=https://femmesansenfant.com/entrevue-20-chloe-ste-marie-une-femme-sans-enfant-par-choix/
}}
{{citation
|citation=
{{personnage|Isabelle Hontebeyrie}}: Un acteur ou une actrice qui vous fascine?<br>
{{personnage|Chloé Sainte-Marie}}: Marilyn Monroe! C’est la plus grande. Une actrice de talent! Elle avait tout. Elle était belle, elle était brillante, elle était autant mâle que femelle. Après La Corriveau, c’est la première femme libérée d’Amérique, libérée au sens de toutes les restrictions mentales qu’un cerveau peut avoir dans un monde judéo-chrétien.
|langue=fr
|précisions=Extrait d'une entrevue avec Chloé Sainte-Marie
}}
{{Réf Article
|titre=Des choix classiques pour Chloé Sainte-Marie!
|auteur=Isabelle Hontebeyrie
|publication=TVA Nouvelles
|page=url
|date=1er septembre 2018
|url=https://www.tvanouvelles.ca/2018/08/24/des-choix-classiques-pour-chloe-sainte-marie
}}
==== Nathalie Duhamel ====
{{citation
|citation=On cherchait un nom qui disait tout [...]. Or, la Corriveau a été condamnée au gibet parce qu’on la soupçonnait du meurtre d’un mari qui la battait. Pour s’assurer de leur autorité sur une population tout juste conquise, les autorités britanniques ont suspendu son cadavre dans une cage en fer.
|langue=fr
|précisions=À propos du choix du nom du Collectif La Corriveau, destiné à aider les détenues, dont Nathalie Duhamel était alors la présidente. Citation rapportée par Anne-Marie Lapointe
}}
{{Réf Article
|titre=La Corriveau pour aider les détenues
|auteur=Anne-Marie Lapointe
|publication=La Gazette des femmes
|page=7
|date=1er mars 2004
|url=https://www.gazettedesfemmes.ca/2871/la-corriveau-pour-aider-les-detenues/
}}
{{autres projets
|w=Marie-Josephte Corriveau
|commons=Category:La Corriveau
}}
{{DEFAULTSORT:Corriveau, Marie-Josephte}}
[[Catégorie:Criminel]]
[[Catégorie:Personnalité féminine québécoise]]
[[Catégorie:Folklore]]
[[Catégorie:Légende]]
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Fictions
0
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2026-05-29T22:36:27Z
Malik2Mars
27293
/* ''Le Jardin aux sentiers qui bifurquent'' */ ajuste nav (Calvino le considère comme « le plus vertigineux » sur le temps… ). bifurque, bifurque, attention [[Jacques Roubaud]] n’est qu’à un pas ^^
459882
wikitext
text/x-wiki
{{Titre en italique}}
[[Fichier:Ficciones (1944).jpg|vignette|Couverture du recueil ''Ficciones'' (''Fictions''), 1944.]]
'''''{{w|Fictions (nouvelles)|Fictions}}''''' (''{{Lang|es|Ficciones}}'' en espagnol) est un recueil de nouvelles de [[Jorge Luis Borges]] paru en 1944.
== ''Tlön Uqbar Orbis Tertius'' ==
{{Citation
|citation= C’est à la conjonction d’un miroir et d’une encyclopédie que je dois la découverte d’Uqbar.
|précisions= Incipit.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= Tlön Uqbar Orbis Tertius
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 11
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Citation
|citation= ''Pour un de ces gnostiques, l’univers visible était une illusion ou (plus précisément) un sophisme. Les miroirs et la paternité sont abominables'' ({{Lang|en|mirrors and fatherhood are abominable}}) ''parce qu’ils le multiplient et le divulguent.''
|précisions= Extrait de l’article Uqbar dans un volume de l’''{{lang|en|Anglo-American Cyclopœdia}}'' de 1917.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= Tlön Uqbar Orbis Tertius
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 12
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Citation
|citation= À l’hôtel d’Adrogué, parmi les chèvrefeuilles débordants et dans le fond illusoire des miroirs, persiste quelque souvenir limité et décroissant d’Herbert Ashe, ingénieur des Chemins de fer du Sud. Sa vie durant, il souffrit d’irréalité, comme tant d’Anglais ; mort, il n’est même plus le fantôme qu’il était déjà alors.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= Tlön Uqbar Orbis Tertius
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 15
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Citation
|citation= Au début, on crut que Tlön était un pur chaos, une irresponsable licence de l’imagination ; on sait maintenant que c’est un cosmos, et les lois intimes qui le régissent ont été formulées, du moins provisoirement.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= Tlön Uqbar Orbis Tertius
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 17
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Citation
|citation= Les métaphysiciens de Tlön ne cherchent pas la vérité ni même la vraisemblance : ils cherchent l’étonnement. Ils jugent que la métaphysique est une branche de la littérature fantastique. Ils savent qu’un système n’est pas autre chose que la subordination de tous les aspects de l’univers à l’un quelconque d’entre eux.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= Tlön Uqbar Orbis Tertius
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 20
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d’une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l’infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d’un point. Certes, elle ne demandait qu’à céder. Il y a dix ans il suffisait de n’importe quelle symétrie ayant l’apparence d’ordre — le [[matérialisme dialectique]], l’[[antisémitisme]], le [[nazisme]] — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d’une planète ordonnée ?
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= Tlön Uqbar Orbis Tertius
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Citation
|citation= Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l’humanité oublie et oublie de nouveau qu’il s'agit d’une rigueur de joueurs d’échecs, non d’anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= Tlön Uqbar Orbis Tertius
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
== ''Pierre Ménard, auteur du Quichotte'' ==
{{citation|citation=Il ne voulait pas composer un autre Quichotte — ce qui est facile — mais ''le Quichotte''. Inutile d'ajouter qu'il n'envisagea jamais une transcription mécanique de l'original ; il ne se proposait pas de le copier. Son admirable ambition était de reproduire quelques pages qui coïncideraient — mot à mot et ligne à ligne — avec celles de Miguel de Cervantès.}}
{{Réf Nouvelle
|titre= Pierre Ménard, auteur du Quichotte
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 45
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
== ''La loterie à Babylone'' ==
{{citation|citation=Comme tous les hommes de Babylone, j’ai été proconsul ; comme eux tous, esclave ; j’ai connu comme eux tous l’omnipotence, l’opprobre, les prisons.
|précisions=Première phrase de la nouvelle.}}
{{Réf Nouvelle
|titre= La loterie à Babylone
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 61
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Citation
|citation= J’appartiens à un pays vertigineux où la loterie est une part essentielle du réel ; jusqu’au présent jour, j’avais pensé à elle aussi peu souvent qu’à la conduite des dieux indéchiffrables ou de mon propre cœur. Aujourd’hui, loin de mon pays et de ses chères coutumes, c’est avec quelque surprise que j’évoque la loterie et les conjectures blasphématoires que sur elle, à la chute du jour, vont murmurant les hommes voilés.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= La loterie à Babylone
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 62
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Citation
|citation= Un esclave vola un billet série pourpre : d’après le tirage, le porteur du numéro devait avoir la langue brûlée. Mais le code fixait cette même peine pour les voleurs de billets. Certains Babyloniens exprimèrent alors que si l’homme méritait le fer rouge, c’était en sa qualité de voleur ; d’autres, magnanimes, affirmèrent que le bourreau ne devait lui appliquer la peine que pour respecter les décisions du hasard. Ce fut le commencent d’une époque de troubles et de lamentables effusions de sang ; mais le peuple babylonien finit par imposer fermement sa volonté, contre l’opposition des riches.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= La loterie à Babylone
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 64
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Citation
|citation= [L]a loterie est une interpolation du hasard dans l’ordre du monde, et […] accueillir des erreurs n’est pas contredire le hasard, mais le corroborer.
|précisions= Pièce doctrinale de la Compagnie.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= La loterie à Babylone
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 65-66
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
== ''La bibliothèque de Babel'' ==
{{citation|citation=L'univers (que d'autres appellent la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des balustrades très basses. De chacun de ces hexagones on aperçoit les étages inférieurs et supérieurs, interminablement.
|précisions=Premières phrases de la nouvelle.}}
{{Réf Nouvelle
|titre= La bibliothèque de Babel
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 71
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Qu'il me suffise, pour le moment, de redire la sentence classique : ''la Bibliothèque est une sphère dont le centre véritable est un hexagone quelconque, et dont la circonférence est inaccessible.''}}
{{Réf Nouvelle
|titre= La bibliothèque de Babel
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 71
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Quand on proclama que la Bibliothèque contenait tous les livres, la première réaction fut un bonheur extravagant.}}
{{Réf Nouvelle
|titre= La bibliothèque de Babel
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 76
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Que je sois outragé et anéanti, pourvu qu'en un être, en un instant, Ton énorme Bibliothèque se justifie.}}
{{Réf Nouvelle
|titre= La bibliothèque de Babel
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 79
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Les impies affirment que le non-sens est la règle dans la Bibliothèque et que les passages raisonnables, ou seulement de la plus humble cohérence, constituent une exception quasi miraculeuse.}}
{{Réf Nouvelle
|titre= La bibliothèque de Babel
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 79
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2022
|mois=mai
|jour=21
|commentaire=
}}
{{citation|citation=La certitude que tout est écrit nous annule ou fait de nous des fantômes...}}
{{Réf Nouvelle
|titre= La bibliothèque de Babel
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 80
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
== ''Le Jardin aux sentiers qui bifurquent'' ==
{{voir autre projet|Le Jardin aux sentiers qui bifurquent|''Le Jardin aux sentiers qui bifurquent''}}
== ''Funes ou la mémoire'' ==
{{citation|citation=Il me dit : ''J'ai à moi seul plus de souvenirs que n'en peuvent avoir eu tous les hommes depuis que le monde est monde'' et aussi : ''Mes rêves sont comme votre veille.'' Et aussi, vers l'aube : ''Ma mémoire, monsieur, est comme un tas d'ordures.''}}
{{Réf Nouvelle
|titre= Funes ou la mémoire
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 115
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Il avait appris sans effort l'anglais, le français, le portugais, le latin. Je soupçonne cependant qu'il n'était pas très capable de penser. Penser c'est oublier des différences, c'est généraliser, abstraire. Dans le monde surchargé de Funes il n'y avait que des détails, presque immédiats.}}
{{Réf Nouvelle
|titre= Funes ou la mémoire
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Ibarra
|année d'origine= 1944
|recueil= Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 118
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{Autres projets
|w= Fictions (nouvelles)
}}
[[Catégorie:Œuvre argentine]]
[[Catégorie:Œuvre de 1944]]
[[Catégorie:Recueil]]
[[Catégorie:Nouvelle]]
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Regina Yaou
0
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459811
459646
2026-05-29T18:06:14Z
Jorune
73815
/* Les germes de la mort, 2016 */ mef
459811
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Regina Yaou.jpg|vignette|Regina Yaou]]
'''{{W|Regina Yaou}}''', née le {{Date-|10 juillet 1955}} à Dabou ([[Côte d'Ivoire]]), et morte le {{Date-|4 novembre 2017}} à Abidjan, est une romancière ivoirienne dont les œuvres abordent en majorité le quotidien et le statut de la femme dans la société ivoirienne.
== ''La Révolte d'Affiba'', 1985 ==
{{citation
|citation= Ce n'est pas avec la force qu'on bâtit un foyer stable et heureux. La femme doit être plus tolérante.}}
{{Réf Livre
|titre=La Révolte d'Affiba
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=53
|ISBN=2-910190-97-8
}}
{{citation
|citation= Le métier d'épouse est un dur métier; il faut être armée d'un [[courage]], d'une indulgence sans pareil pour pouvoir bien l'exercer.}}
{{Réf Livre
|titre=La Révolte d'Affiba
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=53
|ISBN=2-910190-97-8
}}
{{citation
|citation= Chaque épreuve que nous traversons au cours de notre existence fortifie notre [[âme]] et nous en sortons souvent meurtris certes, mais toujours riche d'une nouvelle expérience qui nous aguerrit face à d'autres problèmes.}}
{{Réf Livre
|titre=La Révolte d'Affiba
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page= 60
|ISBN=2-910190-97-8
}}
{{citation
|citation= Une bonne épouse ne dit jamais un mot plus haut que l'autre, quand elle parle avec son mari.}}
{{Réf Livre
|titre=La révolte d'Affiba
|auteur=Régina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=61
|ISBN=2-910190-97-8
}}
== ''Le prix de la révolte'', 1997 ==
{{citation
|citation= Avant, parce qu'elle n'apportait que sa force physique dans les entreprises de son mari, la veuve pouvait accepter de rendre ce que l'homme avait eu avant de mourir; à présent, la participation de la femme n'est plus seulement physique ou morale, elle est aussi et surtout financière ;(...)}}
{{Réf Livre
|titre=Le prix de la révolte
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=27
|ISBN=2-910190-95-1
}}
{{citation
|citation= Que la femme sue sang et eau pour aider l'homme à réaliser ce qu'il veut, jamais elle n'en sera remerciée comme il se doit.}}
{{Réf Livre
|titre=Le prix de la révolte
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=159
|ISBN=2-910190-95-1
}}
{{citation
|citation= Aujourd'hui, c'est terminé, la résignation des femmes. Si elles mettent la main à la pâte, c'est pour pouvoir jouir un jour du fruit de ce travail entrepris en commun avec leur mari.}}
{{Réf Livre
|titre=Le prix de la révolte
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=159
|ISBN=2-910190-95-1
}}
{{citation
|citation= Par les temps qui courent, tout enfant a besoin de prendre appui sur les acquis parentaux pour son envol dans la vie.}}
{{Réf Livre
|titre=Le prix de la révolte
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=160
|ISBN=2-910190-95-1
}}
{{citation
|citation= Si le monde a changé et que la loi des blancs a remplacé la coutume, nous n'en demeurons pas moins Noirs et Africains (...).}}
{{Réf Livre
|titre=Le prix de la révolte
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=182
|ISBN=978-2-910190-97-2
}}
{{citation
|citation= (...) Bien souvent, selon qu'on se place dans la tradition ou dans le [[modernité|modernisme]], il y a une dysharmonie totale. Il faut donc trouver un point d'équilibre (...) .}}
{{Réf Livre
|titre=Le prix de la révolte
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=182
|ISBN=978-2-910190-97-2
}}
{{citation
|citation= C'est ensemble, jeunes et vieux, hommes et femmes, traditionalistes et modernistes, que nous franchirons le seuil des temps nouveaux.}}
{{Réf Livre
|titre=Le prix de la révolte
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=190
|ISBN=978-2-910190-97-2
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2026
|mois=juillet
|jour=10
|commentaire=(pour son anniversaire)
}}
{{citation
|citation= La plus grande richesse que nous ayons, ce sont nos enfants ; le reste n'est qu'accessoire, même si la ''[[civilisation]]'' nous force à regarder comme un fléau la [[fécondité]].}}
{{Réf Livre
|titre=Le prix de la révolte
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nouvelles Editions Ivoiriennes
|année=1997
|page=230
|ISBN=978-2-910190-97-2
}}
== ''Le Glas de l'infortune'', 2006 ==
{{citation
|citation= Seules les femmes paresseuses ou malades attendaient le jour pour faire le ménage.}}
{{Réf Livre
|titre=Le Glas de l'infortune
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA/NEI
|année=2006
|page=19
|ISBN=2-84487-260-3
}}
{{citation
|citation= Le mouton et le bœuf dont tu te régales si souvent maintenant, c'est la chair de ma fille, les pagnes, sa peau. Comment veux-tu que j'y touche ?}}
{{Réf Livre
|titre=Le Glas de l'infortune
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA/NEI
|année=2006
|page=31
|ISBN=2-84487-260-3
}}
{{citation
|citation= Les larmes de N'drin s'étaient peu à peu asséchées, laissant la souffrance dans la terre aride qui lui tenait lieu de corps.}}
{{Réf Livre
|titre=Le Glas de l'infortune
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA/NEI
|année=2006
|page=33
|ISBN=2-84487-260-3
}}
== ''Dans l'antre du loup'', 2010 ==
{{citation
|citation=[…] Bédi regardait la nuit tomber avec un lent crépuscule où le feu le disputait au sang. Un coucher de soleil comme on n'en voit qu'au cinéma.}}
{{Réf Livre
|titre=Dans l'antre du loup
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Les classiques ivoiriens
|année=2010
|page=8
|ISBN=978-2-916472-65-2
}}
{{citation
|citation= Et lorsque l’on joue, on perd ou on gagne. }}
{{Réf Livre
|titre=Dans l'antre du loup
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Les classiques ivoiriens
|année=2010
|page=55
|ISBN=978-2-916472-65-2
}}
== ''Lezou Marie ou les écueils de la vie'', 2011 ==
{{citation
|citation= La [[lecture]] qui, jusque-là était une distraction, était devenue une [[drogue]].}}
{{Réf Livre
|titre=Lezou Marie ou les écueils de la vie
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2011
|page=158
|ISBN=9782844874603
}}
== ''Sœurs de sang'', 2014 ==
{{citation
|citation= On ne sait jamais de quoi sera fait demain, car demain ne nous appartient pas.}}
{{Réf Livre
|titre=Sœurs de sang
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Valesse éditions
|année=2014
|page=99
|ISBN=978-2-916532-27-1
}}
== ''Abbé Anselme la rupture'', 2014 ==
{{citation
|citation= Dieu fait rarement les choses à moitié.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=9
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Le jour était déjà sur son déclin.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=18
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= On ne sait jamais à quelle sauce l'on va être mangé.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=29
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Elle est tout de suite montée sur ces grands chevaux.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=29
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= On ne peut pas être plus royaliste que le roi.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=35
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Si vous ne m'utilisez pas comme piédestal, je ne vous en éclabousserai pas.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=36
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Toute autorité est instituée de Dieu.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=36
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Mais sache que c'est en raison de ta valeur intrinsèque que tu vas être félicité, honoré et nommé , pas par rapport à moi.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=41
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Toute chose a un prix sur cette terre.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=60
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Un parrain, ce n'est pas juste un substitut de père. Ton rôle , c'est de veiller à ce que ton filleul ne néglige pas ses devoirs religieux .}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=62
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= La liberté ne se donne pas , elle se conquiert .}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=62
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Ceux qui accordent beaucoup d'importance aux biens matériels pensent toujours que les autres sont pareil qu'eux .}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=67
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Une fois n'est pas coutume .}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=71
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= On ne construit pas une union sur une attirance physique ou disons sexuelle .}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=75
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= La boucle venait d'être bouclée .}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=93
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Comme la vie est étrange, on aime une personne, elle meurt, on la pleure, on l'enterre, on continue de pleurer. Mais on mange, on boit, on dort, on se lave, on fait même l'amour, presque comme si de rien n'était.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=130
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= On ne peut pas servir Dieu à contre cœur et sous la pression de qui que ce soit.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=131
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Il a décidé de prendre le taureau par les cornes.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=137
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= Advienne que pourra.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=166
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
{{citation
|citation= S'il n'avait pas péri sous la frappe assassine des hommes, c'était parce qu'il était l'élu de Dieu.}}
{{Réf Livre
|titre=Abbé Anselme la rupture
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2014
|page=198
|ISBN=978-2844876-57-7
}}
== ''Les germes de la mort: Nimba la source de vie'', 2016 ==
{{citation
|citation= L'intention ne vaut pas toujours l'action.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort: Nimba la source de vie
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2016
|page=23
|ISBN=978-2-84487-736-9
}}
{{citation
|citation= Il n'y a rien de pire que la gueule de bois.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort: Nimba la source de vie
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2016
|page=25
|ISBN=978-2-84487-736-9
}}
{{citation
|citation= les gonzesses, c'est comme les mouches, juste bonne à chialer.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort: Nimba la source de vie
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2016
|page=46
|ISBN=978-2-84487-736-9
}}
{{citation
|citation= Tant qu'on vit, on en apprend chaque jour davantage.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort: Nimba la source de vie
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2016
|page=201
|ISBN=978-2-84487-736-9
}}
{{citation
|citation= Quelles qu'en soient les raisons, il ne faut jamais s'engager à la légère.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort: Nimba la source de vie
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2016
|page=248
|ISBN=978-2-84487-736-9
}}
{{citation
|citation= Rien ne se fait sans l'accord des anciens.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort: Nimba la source de vie
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2016
|page=288
|ISBN=978-2-84487-736-9
}}
== ''Les germes de la mort'', 2016 ==
{{citation
|citation= La grâce est trompeuse et la beauté vaine.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2016
|page=315
|ISBN=978-2-844-87736-9
}}
== ''Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise'', 2013 ==
{{citation
|citation= Une mère ne dort jamais d'une traite.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=7
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= On ne se marie pas parce qu'on s'aime, mais parce que l'on est marié, que l'on s'aime .}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=11
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Tant qu'on est en vie , on est sous tutelle .}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=12
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Ceux qui vous ont donné la vie prennent des engagements pour vous .}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=12
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Quand on a peur de travailler, on ne vient pas seul au monde .}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=21
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Penser à un problème est une chose, en détenir la solution en est une autre .}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=26
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Coucher avec quelqu'un, c'est comme cracher par terre; qui donc peut ramasser le crachat qu'il a jeté sur le sol et l'avaler?.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=95
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= On a beau ne pas aimer la femme qu'on a épousé, on accepte difficilement qu'un autre la possède.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=103
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= C'est une véritable humiliation pour une femme que d'être publiquement rabrouée par son époux.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=107
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Il vaut mieux n'avoir que l'adultère sur la conscience plutôt que la mort d'une tierce personne en plus.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=109
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= C'est toujours par la femme que le scandale arrive.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=118
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Non pas que je sois pour l'infidélité de la femme mais j'estime que lorsqu'un mari se comporte comme le tien, c'est la moindre des choses que de chercher ailleurs ce qui vous manque.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=120
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Une femme qui trompe son mari, ça n'a rien de glorieux.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=129
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Tu peux la répudier et nous demander de restituer toute la dot aujourd'hui même, mais de grâce ne te laisse pas aller à l'irréparable car nul ne sait jusqu'où la colère peut mener.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=131
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Même lorsqu'on a tué un être humain on demande pardon.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=132
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= L'adultère serait-il plus grave que l'assassinat?.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=132
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Seule la chienne connait le géniteur de ses petits.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=154
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Une femme jeune et inexpérimenté, si elle est délaissée, devient facilement la proie de séducteurs impénitents.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=158
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Tout le monde se trompe.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=159
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Tromper tranquillement son mari dans un monde bâti par les hommes pour les hommes avec le sang et la sueur des femmes qui se tuent au travail et se tortillent sur les tables ou les nattes pour donner vie? Quelle impudence!.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=159
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= L'homme ne donne pas à sa femme les enfants d'une autre personne.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=160
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= L'homme, a le droit d'être infidèle, pas la femme.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=160
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= La terre est peuplée de femmes infidèles .}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=160
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Petit papillon de nuit qui s'était brulé les ailes en jouant au dessus d'une flamme.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=168
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Une femme qui trompe son mari, quelle horreur!.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=168
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Il est des choses contre lesquelles l'oubli ne peut rien.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=169
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Quand une chose vous appartient, même si elle est vieille, déchirée ou affreuse, elle vous appartient. Et c'est parce qu'elle est à vous qu'a vos yeux, rien ne vaut mieux qu'elle.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=170
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Un homme qui a plusieurs femmes dans sa vie, c'est normal; mais une femme qui a un ou des amants c'est inconcevable!.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=171
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= L'homme considérait toujours qu'il ne méritait pas qu'on lui soit infidèle et que la femme est un être faible, foncièrement prédisposé à la dépravation .}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=171
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Mais de la femme qui cède aux sollicitations de l'ami de son mari et de l'ami en question, qui est le plus dépravé?.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=172
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= le corps a ses raisons que la raison ne connait point.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=172
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Nul ne peut savoir ce qui se passe dans le cœur ou la tête d'un autre.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=172
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= Difficile de jeter la pierre à une femme jeune souvent seule, mariée a un rustre qui n'avait que peu d'égards pour elle.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=172
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= il est difficile de ne pas avoir envie de connaitre la même passion.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=173
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
{{citation
|citation= L'environnement aidant, elles voient dans l'amour et le mariage autre chose que ce qu'on leur offre en réalité.}}
{{Réf Livre
|titre=Les germes de la mort, Tome 1:Brah la villageoise
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=Nei Ceda
|année=2013
|page=173
|ISBN=978-2-84487-544-0
}}
== ''L'indésirable'', 2001 ==
{{citation
|citation= Sa vie s'était mise à courir, lui échappant morceau par morceau , sans qu'elle ait pu rien tenter.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=11
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= haute trahison contre la sureté de l'Etat de grâce quasi permanent d'une femme .}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=11
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= De son nuage rose , elle avait été dans l'insondable abîme des tourments .}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=11
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= A-t-on peur d'un feu de brousse quand on a traversé les flammes de l'enfer?.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=14
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Pauvre fleur massacrée par des mains inconnues.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=25
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Elle s'enferma dans un compartiment et cassa la digue qui tenait prisonnier le cours d'eau de son chagrin .}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=25
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Elle n'avait donc pas vu les mots prendre la poudre d'escampette .}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=26
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Les mots-autruches avaient sauté et rejoint la cigogne pour l'aider à porter l'enfant .}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=26
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Toutes choses concourent-elles réellement au bien de ceux qui aiment Dieu? .}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=28
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Jouant sa vie à guichet fermé.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=32
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Elle n'avait pas traversé à la nage cet océan de souffrances pour en garder un souvenir vivant.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=33
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Mourir d'avoir trop aimé la salade verte?.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=34
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= La mort, cette femme à le faux, n'a aucune vergogne et s'invente toutes sortes de prétextes lorsqu'elles vous veut.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=34
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Elle, les yeux bandés, chercherait à attraper sa mère par les mots qui refusaient de se poser sur ses lèvres.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=34
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Souffrir est une expérience qu'on vit en solitaire.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=35
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Les chaines de l'esclavage allaient être rompues et on s'avisait de ne pas comprendre sa joie?.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=37
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Une femme qui accouche est une femme entre deux mondes: celui des morts et celui des vivants.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=39
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Le cœur glissa dans le lac des angoisses au risque de s'y noyer.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=39
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Après la pluie de tourment enfin une éclaircie.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=44
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Le hasard a de ces farces.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=45
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Sitôt dit sitôt fait.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=52
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= La liberté me monte à la tête comme du vin de palme qui commence à fermenter.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=53
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Elle avait le diable aux trousses.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=53
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Le baromètre de son humeur remonta en flèche.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=72
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Mes larmes sont un fleuve qui m'emporteront si elles ne servent à baigner ma dépouille mortelle le jour où le chagrin m'aura assassiné.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=103
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Une vie est un miroir aux alouettes, une rivière aux cours limpide et serein où nul ne peut se regarder sous peine d'y sombrer.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=104
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= L'illusion a un parfum enivrant comme la sève sortie de la fleur de pavot.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=105
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Le ciel avait cessé de pleurer.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=106
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= L'oubli, elle en connaissait un rayon. C'est comme une tombe peu profonde ou mal refermée, prête à révéler son contenu face aux pressantes sollicitations de la pluie ou du vent.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=117
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Rosée de cristal sur une rose noire, telles sont les larmes sur ton visage d'ébène.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=119
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Si son navire faisait naufrage , eh bien , ce serait la fin de ses tourments.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=120
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= L'étoile filante n'avait pas été raisonnable , elle avait envoyé une roquette au lieu d'un bol de bonheur.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=142
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Un homme ne doit pas pleurer en public. C'est pour cela que bien souvent il pleure dans son cœur .}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=148
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= C'est à cause de la promptitude des femmes à pardonner et à céder que les hommes se croient tout permis .}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=154
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Y'a t-il un homme sur cette terre qui mériterait que l'on passât l'éternité dans les feux de l'enfer?.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=155
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Tous pareils, les hommes. Echanger un contre un autre c'est perdre son temps.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=155
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= les mots ne diront jamais la vérité sur ce qu'est un viol.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=160
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= On n'a un cœur, il n'est pas très raisonnable de l'exposer.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=168
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Qui joue avec le feu se brûle .}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=171
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Pourtant elle résistait, voulant se montrer dure comme l'acier, impitoyable comme la mort.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=174
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Un homme peut refaire sa vie avec une dizaine d'enfants, pas une femme.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=183
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= La magnanimité vous dépasse pour aller frapper à d'autres portes.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=184
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= Des épines faisaient, pourtant , leur apparition dans sa gorge dès qu'elle y pensait.}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=186
|ISBN=2-86394-426-6
}}
{{citation
|citation= L'amour d'un homme souvent se cache dans un recoin de son cœur et il s'y prend mal pour le démontrer; alors la femme se referme sur elle même avec ces mots:" il ne m'aime pas".}}
{{Réf Livre
|titre=L'indésirable
|auteur=Regina Yaou
|éditeur=CEDA
|année=2001
|page=189
|ISBN=2-86394-426-6
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|w=Regina Yaou|commons=Category:Regina Yaou}}
{{Palette|SheSaid FrancAutrices}}
{{DEFAULTSORT:Yaou, Regina}}
[[Catégorie:Naissance en 1955]]
[[Catégorie:Décès en 2017]]
[[Catégorie:Écrivain ivoirien]]
[[Catégorie:Femme de lettres ivoirienne]]
[[Catégorie:Romancier]]
[[Catégorie:Nouvelliste]]
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Alain Mabanckou
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459212
2026-05-29T16:03:15Z
Malik2Mars
27293
/* ''Black Bazar'', 2009 */
459788
wikitext
text/x-wiki
{{Ébauche}}
[[File:Alain Mabanckou-1050121.jpg|thumb|Alain Mabanckou-1050121]]
'''{{W|Alain Mabanckou}}''' est un écrivain et enseignant franco-congolais né le {{Date-|24 février 1966}} à Pointe-Noire, [[w:République du Congo|République du Congo]].
== Citations ==
=== ''Tant que les arbres s’enracineront dans la terre'' ===
{{pour info|{{Ouvrage|
| titre = Tant que les arbres s’enracineront dans la terre (précédé de Lettre ouverte à ceux qui tuent la poésie)
| auteur = Alain Mabanckou
| éditeur = Mémoire d’encrier
| année = 2004
| isbn = 2-923153-11-1
| url =https://archive.org/details/tantquelesarbres0000maba
|
}}}}
{{Citation|Elle était là. Je la voyais lorsque je fixais la flamme vacillante de la bougie. Je savais maintenant qu’à partir de cet instant, mes poèmes ne seraient plus les mêmes. Que je ne pourrais plus écrire un seul vers sans ressentir sa présence. Que je ne pourrais plus imaginer la poésie sans elle. Qu’elle était à la fois le pays, le lien, le souvenir, la fin et le commencement.}}
{{Réf Livre
| titre = Tant que les arbres s’enracineront dans la terre (suivi de Congo)
| auteur = Alain Mabanckou
| éditeur = Points
| année = 2017
| ISBN = 978-2-7578-6652-8
| chapitre = La femme qui fit de moi un poète
| page =11
}}
{{Citation|La [[poésie]] commence à sourdre lorsqu’elle croise les méandres de l’existence du poète. Elle est réponse au vide, à l’immensité, à l’inquiétude intérieure qui nous habite lorsque, soudain, tout se tait et qu’il faut traduire le silence.}}
{{Réf Livre
| titre = Tant que les arbres s’enracineront dans la terre (suivi de Congo)
| auteur = Alain Mabanckou
| éditeur = Points
| année = 2017
| ISBN = 978-2-7578-6652-8
| chapitre = La femme qui fit de moi un poète
| page =11-12
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2022
|mois=mars
|jour=5
|commentaire=
}}
=== ''Lettre à Jimmy'', 2007 ===
[[Image:James Baldwin 33 Allan Warren.jpg|vignette|James Baldwin]]
{{Citation|Avec ce nom de [[James Baldwin (écrivain)|Baldwin]], tu veux signifier à la descendance du maître – mais aussi à celle de l’esclave – les errements de l’histoire, les exactions et les humiliations endurées : « Je m'appelle Baldwin parce que je fus soit vendu par ma tribu africaine, soit volé à elle pour tomber entre les mains d’un chrétien Blanc du nom de Baldwin qui me força à m’agenouiller au pied de la croix. »|précisions=Citation de ''[[La prochaine fois, le feu]]''.}}
{{Réf Livre
| titre = Lettre à Jimmy (à l’occasion du vingtième anniversaire de ta mort)
| auteur = Alain Mabanckou
| éditeur = Fayard
| année = 2007
| ISBN = 978-2-213-62676-5
| url = https://archive.org/details/lettreajimmyaloc0000maba/page/15
| page =15
}}
=== ''Black Bazar'', 2009 ===
{{Voir autre projet|Black Bazar|''Black Bazar''}}
{{citation
|citation= Si je suis toujours habillé en costard c’est qu’il faut « maintenir la pression », comme on dit dans notre milieu de la Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes, la SAPE, une invention de chez nous, née dans le quartier Bacongo, à Brazzaville.}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=42
|url=https://archive.org/details/blackbazarroman0000maba_t2d1/page/42
|ISBN=9782020973373
}}
{{citation
|citation= Si l’habit ne fait pas le moine, c’est pourtant par l’habit qu’on reconnait le moine.}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=44
|ISBN=9782020973373
}}
{{citation
|citation= Peu importe la couleur du [[chat]] pourvu qu’il attrape la [[souris]].|précisions = reformulation de la phrase formulée par [[Deng Xiapoing]] le 7 juillet 1962 : «Peu importe qu'un chat soit noir ou blanc, s'il attrape la souris, c'est un bon chat».<ref>Lire en ligne : [https://www.lefigaro.fr/international/2017/02/19/01003-20170219ARTFIG00063-que-reste-t-il-de-l-heritage-de-deng-xiaoping-mort-il-y-a-20-ans.php ici] </ref>}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=57
|ISBN=9782020973373
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2027
|mois=août
|jour=8
|commentaire=Journée internationale du chat
}}
{{citation
|citation= Les œuvres d’art sont uniques, inimitables, surtout si l’artiste en question c’est [[Dieu]] en personne.}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=66
|ISBN=9782020973373
}}
{{citation
|citation= La [[femme]] est le lieu exact de notre naissance.}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=99
|ISBN=9782020973373
}}
{{citation
|citation= Si on se mettait à remettre en cause tout ce qui rappelle que la langue française est parfois injuste, voire injurieuse à l’égard de certaines catégories de personnes, eh bien on ne s’en sortirait plus.}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=104
|ISBN=9782020973373
}}
{{citation
|citation= Celui qui écoute est plus sage que celui qui parle.}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=137
|ISBN=9782020973373
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2021
|mois=juillet
|jour=4
|commentaire=
}}
{{citation
|citation= Même si les gens disent que tout ce qui brille n’est pas de l’or, ils pensent le contraire et vont toujours vers ce qui brille.}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=165
|ISBN=9782020973373
}}
{{citation
|citation= Un lâche vivant vaut mieux qu’un héros mort.}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=178
|ISBN=9782020973373
}}
{{citation
|citation= Les femmes de la ville épousent le portefeuille.}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=183
|ISBN=9782020973373
}}
{{citation
|citation= N’ouvre ta bouche que lorsque ce que tu dis est plus beau que le [[silence]].}}
{{Réf Livre
|titre=Black Bazar
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Seuil
|année=2009
|page=199
|ISBN=9782020973373
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2021
|mois=septembre
|jour=19
|commentaire=
}}
=== ''Le Sanglot de l'homme noir'', 2012 ===
{{Voir autre projet|Le Sanglot de l'homme noir|''Le Sanglot de l'homme noir''}}
{{Citation|Les Européens comprendront-ils un jour ce qui se passe dans la tête d’un gamin d’Afrique lorsqu’il imagine ce continent du Nord, persuadé que c’est là-bas que son rêve deviendra réalité ? J’ai vécu, moi aussi, dans ce songe à la fois agréable et trompeur. L’Europe, disait mon père, c’est tout ce qu’il y a derrière l’océan.}}
{{Réf Livre
|titre= Le sanglot de l’homme noir
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Fayard
|année=2012
|ISBN=978-2-213-63518-7
|chapitre=Chemin d’Europe
|page=73
}}
{{Citation|Nous rêvions de l’Europe, cette dame distinguée, parée de bijoux, et qui nous tendait les bras dès que nous courions vers l’océan. Mais avec le temps nous perdîmes l’espoir de voir l’Europe venir à nous, apparaître au-delà des flots.}}
{{Réf Livre
|titre= Le sanglot de l’homme noir
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Fayard
|année=2012
|ISBN=978-2-213-63518-7
|chapitre=Chemin d’Europe
|page=76-77
}}
=== ''Le monde est mon langage'', 2016 ===
{{Citation|Je considère les rencontres insolites, les lieux, les voyages, les auteurs et l’écriture comme un moyen de féconder un humanisme où l’imaginaire serait aussi bariolé que l’arc-en-ciel et nous pousserait à nous remettre en question. Le défi consiste à rapporter de nos différentes « appartenances » ce qui pourrait édifier positivement un destin commun et assumé. En somme, pour reprendre [[Amin Maalouf]], « chacun devrait pouvoir inclure dans ce qu’il estime être son identité, une composante nouvelle, appelée à prendre de plus en plus d’importance au cours du nouveau siècle, du nouveau millénaire : le sentiment d’appartenir aussi à l’aventure humaine. »|précisions=Citation de ''Les identités meurtrières'', 1998.}}
{{Réf Livre
| titre = Le Monde est mon langage
| auteur = Alain Mabanckou
| éditeur = Grasset
| année = 2016
| ISBN = 978-2-246-80219-8
| url = https://archive.org/details/lemondeestmonlan0000maba/page/12
| page =12-13
}}
{{Citation|De même que le poète marocain [[Abdellatif Laâbi]] parle du « Soleil qui se meurt », la [[poésie]] serait en train de mourir, et nous serions, par voie de conséquence, coupable de non-assistance à poésie en danger…|précisions=Voir aussi sa ''Lettre ouverte à ceux qui tuent la poésie'' (''[[#Tant que les arbres s’enracineront dans la terre|Tant que les arbres s’enracineront dans la terre]] '', 2004).}}
{{Réf Livre
| titre = Le Monde est mon langage
| auteur = Alain Mabanckou
| éditeur = Grasset
| année = 2016
| ISBN = 978-2-246-80219-8
| chapitre =Le Caire
| page =131
}}
{{Citation|Non, la poésie n’est pas morte. Elle est assise quelque part, guettant avec regrets les passants indifférents. Il faut aller la chercher partout où elle s’est « retirée ».|précisions=Voir aussi sa ''Lettre ouverte à ceux qui tuent la poésie'' (''[[#Tant que les arbres s’enracineront dans la terre|Tant que les arbres s’enracineront dans la terre]] '', 2004).}}
{{Réf Livre
| titre = Le Monde est mon langage
| auteur = Alain Mabanckou
| éditeur = Grasset
| année = 2016
| ISBN = 978-2-246-80219-8
| chapitre =Le Caire
| page =135
}}
{{Citation|La [[poésie]] a pris un autre visage. Elle est récit, accompagne la prose, lui prend la main, la séduit, la rend grave, profonde, sinueuse mais virulente afin de traverser le marasme dans lequel s’est empêtré le roman contemporain. Là où certains vantent l’oralité d’un texte, sa dimension philosophique, moi j’y vois de la vraie poésie, celle qui redonne à l’écriture le tumulte, la nervosité, ingrédients nécessaires à une œuvre réussie.|précisions=Voir aussi sa ''Lettre ouverte à ceux qui tuent la poésie'' (''[[#Tant que les arbres s’enracineront dans la terre|Tant que les arbres s’enracineront dans la terre]] '', 2004).}}
{{Réf Livre
| titre = Le Monde est mon langage
| auteur = Alain Mabanckou
| éditeur = Grasset
| année = 2016
| ISBN = 978-2-246-80219-8
| chapitre =Le Caire
| page =137
}}
{{Citation|Les trois livres que j’emporterais sur une île déserte devraient contenir l’univers que je quitte, combler le vide, redessiner la vie. […] Je pense d’abord à [[Albert Cohen]], ''Le livre de ma mère''. Peut-être parce que la plupart de mes livres sont des chants adressés à ma mère que j’ai perdue en 1995. Cette œuvre m’a appris une des vérités de l’écriture : le livre le plus réussi est celui qui plonge au cœur même de l’écrivain en tant qu’être humain. Cohen ramène quiconque le lit vers son enfance. […] Et la première phrase me poursuit encore :
: « Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte. »|précisions=Voir aussi {{article|auteur=|titre= Sur une île déserte... Alain Mabanckou |périodique=L’Express|date=1 octobre 2005|url= https://www.lexpress.fr/culture/livre/sur-une-ile-deserte-alain-mabanckou_810549.html}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Le Monde est mon langage
| auteur = Alain Mabanckou
| éditeur = Grasset
| année = 2016
| ISBN = 978-2-246-80219-8
| chapitre =Post-scriptum. Le monde sur une île déserte
| page =301-302
}}
{{Citation|Dès que l’Amérique tremble dans son âme, dans son for intérieur, je relis avec empressement ''La prochaine fois le feu'' de [[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]], et j’entends cet écrivain murmurer :
: « J’imagine que si les gens s’accrochent à leurs haines avec tant d’obstination, c’est en partie parce qu’ils devinent que lorsque la haine disparaît, on a plus affaire qu’à la souffrance… »|précisions=Voir aussi {{article|titre= Alain Mabanckou : « Moi aussi, je chante l’Amérique »|périodique=Le Monde|date=27 janvier 2015|url= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/03/17/alain-mabanckou-moi-aussi-je-chante-l-amerique_4564326_3212.html}}}}
{{Réf Livre
| titre = Le Monde est mon langage
| auteur = Alain Mabanckou
| éditeur = Grasset
| année = 2016
| ISBN = 978-2-246-80219-8
| chapitre =Post-scriptum. Moi aussi je suis l’Amérique
| page =313
}}
=== ''Dictionnaire enjoué des cultures africaines'', 2019 ===
{{Citation|Son plaidoyer pour la collecte et la conservation des savoirs traditionnels africains reste un grand événement pour tous les hommes et les femmes de bonne volonté. Un jour de 1960, à la tribune de l’UNESCO, le natif de Bandiagara sonne l’alerte : « […] Puisque nous avons admis que l’humanité de chaque peuple est le patrimoine de toute l’humanité, si les traditions africaines ne sont recueillies à temps et couchées sur le papier, elles manqueront un jour dans les archives universelles de l’humanité ». De ce discours historique, une formule nous est restée, beaucoup la prennent à tort pour un « proverbe africain » : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. »|précisions=[[Amadou Hampâté Bâ]]}}
{{Réf Livre
| titre = Dictionnaire enjoué des cultures africaines
| auteur = Alain Mabanckou et [[Abdourahman Waberi]]
| éditeur = Pluriel
| année = 2020
| ISBN = 978-2-8185-0631-8
| page =51
}}
{{Citation|Aujourd’hui, nous sommes des centaines de milliers, aux quatre coins du vaste monde, à reconnaître la force des propositions que le chantre de la libération de l’Afrique nous a léguées, le cap qu’il nous oblige à garder à l’esprit : « Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. »|précisions=[[Frantz Fanon]], ''Les Damnés de la Terre'', 1961.}}
{{Réf Livre
| titre = Dictionnaire enjoué des cultures africaines
| auteur = Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi
| éditeur = Pluriel
| année = 2020
| ISBN = 978-2-8185-0631-8
| page =141-142
}}
=== ''Huit leçons sur l’Afrique'', 2020 ===
<!--
{{pour info|https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/lettres-noires-des-tenebres-la-lumiere}}
{{Citation||précisions=Première leçon, « Lettres noires : des ténèbres à la lumière » (leçon inaugurale, 17 mars 2016), https://doi.org/10.4000/books.cdf.4421}}
{{Réf Livre
|titre=Huit leçons sur l’Afrique
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Points
|année=2021
|année d'origine =2020
|ISBN=978-2-7578-8700-4
|page=
}} -->
=== ''Rumeurs d’Amérique'', 2020 ===
[[Image:Muhammad Ali NYWTS.jpg|vignette]]
{{Citation|Ce que j’ai de plus précieux sur ce balcon, c’est la photo de [[Cassius Clay]] que j’ai fixée sur un des murs. C’est elle que je regarde en ce moment. Elle me procure de l’assurance lorsque, soudain, je ressens ce trouble du créateur incapable de progresser, tenaillé par l’angoisse de l’échec ou l’immensité de la tâche. Avec Cassius Clay, tout s’allume, tout s’enflamme, comme si dans la nuit de mes doutes, le boxeur légendaire appuyait sur l’interrupteur qui éclairera mes sentes et me permettra de contourner le tapis d’épines qui se déploie devant moi.}}
{{Réf Livre
|titre=Rumeurs d’Amérique
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Points
|année=2021
|année d'origine =2020
|ISBN=978-2-7578-8917-6
|chapitre =Le monologue d’Ali
|page=33
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2022
|mois=janvier
|jour=19
|commentaire=
}}
{{Citation|Peut-être qu’écrire un livre est également une question de « temps morts ». On avance, on est dans le rythme, puis tout semble patiner avant de s’écrouler. L’écrivain doit alors concéder un temps mort pendant lequel il essaiera de reconsidérer les choses avant de se remettre à la tâche.}}
{{Réf Livre
|titre=Rumeurs d’Amérique
|auteur=Alain Mabanckou
|éditeur=Points
|année=2021
|année d'origine =2020
|ISBN=978-2-7578-8917-6
|chapitre =Temps mort
|page=70
}}
=== Entretiens ===
<!--
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Afrique : paroles d'écrivains
| auteur = Eloïse Brezault
| éditeur = Mémoire d'encrier
| année = 2010
| ISBN = 978-2-923713-20-5
| page = 213-224
}} -->
{{Citation|Un écrivain ne sait jamais pourquoi il ecrit et ce qui le motive dans cette activité. Je suis tombé dans la littérature parce que j’ai une âme de solitaire. J’ai connu les livres très tôt, et la poésie en bas âge. Lorsque j’écris, j’ai l’impression de m’établir dans ma propre identité et d’assouvir une soif et une faim pressantes. J’écris par passion et aussi parce que j’estime que c’est la meilleure manière pour moi d’inventer un monde, de me rapprocher d’une île de rêve…}}
{{Réf Livre
| titre = Confidences et révélations littéraires. [[Henri Lopes]], [[Sony Labou Tansi]], Matondo Kubu Turé, Alain Mabanckou, [[Ghislaine Sathoud]] et [[Henri Djombo]]
| auteur = Apollinaire Singou-Basseha
| éditeur = L’Harmattan/Lemba
| année = 2012
| ISBN =978-2-296-99682-3
| chapitre =Écrire et être pour une vision identitaire et planétaire
| page = 16-17
}}
<!--
{{Réf Livre
| titre = Confidences et révélations littéraires. [[Henri Lopes]], [[Sony Labou Tansi]], Matondo Kubu Turé, Alain Mabanckou, [[Ghislaine Sathoud]] et [[Henri Djombo]]
| auteur = Apollinaire Singou-Basseha
| éditeur = L’Harmattan/Lemba
| année = 2012
| ISBN =978-2-296-99682-3
| chapitre =Écrire et être pour une vision identitaire et planétaire
| page =
}} -->
== Citations sur ==
== Voir aussi ==
{{autres projets
|w=Alain Mabanckou
|commons =Category:Alain Mabanckou
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
{{DEFAULTSORT:Mabanckou, Alain}}
[[Catégorie:Naissance en 1966]]
[[Catégorie:Écrivain de la République du Congo]]
[[Catégorie:Professeur]]
[[Catégorie:Écrivain français]]
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Marie-Josée Njiba Mbuyi
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Jorune
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/* Citations */ oui c'est un propos médiatique... pas une citation !
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text/x-wiki
'''{{w}}''' dit '''MJ30''', née le {{date-|24|avril|1986}} à Kinshasa en République Démocratique du Congo, est une artiste musicienne et chanteuse de gospel.
== Citations ==
{{Citation|J’ai le don, je vais maintenant faire des albums pour la gloire de Dieu. Je vais maintenant faire des albums à sa gloire en continuant à Lui chanter. Maintenant, c’est Jésus-Christ qui aura la gloire et les gens seront édifiés.
}}
{{Réf Livre
| titre = Mj 30 sur le Pasteur Moïse Mbiye : Je l’aime bien en tant que personne, en tant que musicien…pas en tant que mosali ya Nzambe
| auteur =Gisèle Mbuyi
| éditeur = Digital congo
| année = 19-Mars-2022
| url = https://digitalcongo.org/detail3936
| page = url
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Mj30
}}
{{CLEDETRI:Njiba Mbuyi, Marie-Josée}}
[[Catégorie:Naissance en 1986]]
[[Catégorie:Chanteuse]]
[[Catégorie:Musicienne]]
[[Catégorie:Personnalité féminine de la République démocratique du Congo]]
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Jorune
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/* Citations */
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text/x-wiki
'''{{w}}''' dit '''MJ30''', née le {{date-|24|avril|1986}} à Kinshasa en République Démocratique du Congo, est une artiste musicienne et chanteuse de gospel.
== Citations ==
{{Citation|J’ai le don, je vais maintenant faire des albums pour la gloire de Dieu. Je vais maintenant faire des albums à sa gloire en continuant à Lui chanter. Maintenant, c’est Jésus-Christ qui aura la gloire et les gens seront édifiés.
}}
{{Réf Article
| titre =
| auteur =
| éditeur = Digital congo
| année = 19-Mars-2022
| url = https://digitalcongo.org/detail3936
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}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Mj30
}}
{{CLEDETRI:Njiba Mbuyi, Marie-Josée}}
[[Catégorie:Naissance en 1986]]
[[Catégorie:Chanteuse]]
[[Catégorie:Musicienne]]
[[Catégorie:Personnalité féminine de la République démocratique du Congo]]
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Jorune
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/* Citations */
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text/x-wiki
'''{{w}}''' dit '''MJ30''', née le {{date-|24|avril|1986}} à Kinshasa en République Démocratique du Congo, est une artiste musicienne et chanteuse de gospel.
== Citations ==
{{Citation|J’ai le don, je vais maintenant faire des albums pour la gloire de Dieu. Je vais maintenant faire des albums à sa gloire en continuant à Lui chanter. Maintenant, c’est Jésus-Christ qui aura la gloire et les gens seront édifiés.
}}
{{Réf Article
| titre =
| auteur =Gisèle Mbuyi
| éditeur = Digital congo
| date = 19-Mars-2022
| url = https://digitalcongo.org/detail3936
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}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Mj30
}}
{{CLEDETRI:Njiba Mbuyi, Marie-Josée}}
[[Catégorie:Naissance en 1986]]
[[Catégorie:Chanteuse]]
[[Catégorie:Musicienne]]
[[Catégorie:Personnalité féminine de la République démocratique du Congo]]
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2026-05-29T19:55:51Z
Jorune
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text/x-wiki
'''{{w}}''' dit '''MJ30''', née le {{date-|24|avril|1986}} à Kinshasa en République Démocratique du Congo, est une artiste musicienne et chanteuse de gospel.
== Citations ==
{{Citation|J’ai le don, je vais maintenant faire des albums pour la gloire de Dieu. Je vais maintenant faire des albums à sa gloire en continuant à Lui chanter. Maintenant, c’est Jésus-Christ qui aura la gloire et les gens seront édifiés.
}}
{{Réf Article
| titre =De retour sur la scène musicale, MJ 30 signe un featuring avec Michel Bakenda
| auteur =Gisèle Mbuyi
| publication = Digital congo
| date = 19-Mars-2022
| url = https://digitalcongo.org/detail3936
| page = url
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Mj30
}}
{{CLEDETRI:Njiba Mbuyi, Marie-Josée}}
[[Catégorie:Naissance en 1986]]
[[Catégorie:Chanteuse]]
[[Catégorie:Musicienne]]
[[Catégorie:Personnalité féminine de la République démocratique du Congo]]
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Discussion:Italo Calvino
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2026-05-30T00:23:34Z
Malik2Mars
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/* Perchè leggere i classici, vf */ ::Pour le moment, utilisé en note sur d’autres pages [[spécial:Recherche/"Pourquoi lire les classiques"]]. A utiliser en page [[Borges]], que je viens de relire dans 2018 p. 360-372. C’est doit être la même dans Défis II et l’Ed partielle 1993/1996. ~~~~
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wikitext
text/x-wiki
== À faire ==
Bonjour bonjour.
Sur cette page qui commence à être un peu [[Spécial:Pages_liées/Italo_Calvino|liée]] il faudra, dans la mesure du possible, donner toutes les précisions « biblio » sur les vo/ed fr, compil, etc. En l’état, ces précisions sont réduites sur les pages liées, pas le sujet, mais pour ici, si si si. A faire, lors du ''transfert''. Pour ces précisions, plusieurs possibilités (à tester, visuellement, sur différents écrans) : {{m|pour info}}, intro (comme discuté ici [[Discussion Wikiquote:Bons articles#Résumé intro]]), ou en param « précisions ». On ne pourra pas se passer d’une section notes et ref et d’une biblio.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 17 juin 2024 à 20:56 (CEST)
=== [[Spécial:Pages_liées/Italo_Calvino|Pages liées]] ===
Suivi transfert (façon ''work in progress''):
(laissons de côté, pour le moment (maîtrise du sujet bien trop vague en l’état), [[Pasolini]] et [[Cesare Pavese]])
==== Natalia Ginzburg ====
*[[Natalia Ginzburg]] <s>(en brouillon)</s>
**(#Sur) Le soleil et la lune (L’Herne 2024 p. 63-65, trad extraits dans Daros 1994 p. 173-174, voir aussi dans Europe 1997 {{ISBN|2-910814-20-3}})
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 7 juillet 2024 à 15:16 (CEST)
:Pour les précisions,
:*"crédits et références bibliographiques" dans L’Herne 2024 on a {{w|Corriere della Sera}} 1985, peut-être, ''aussi'' …(?)
:*pour les extraits dans Daros 1994, L’indice, 8, oct. 1985
:et, ''vérifications'', accès VO {{it}} (en ce dimanche soir…) :
:*{{article|langue=it|titre=Il sole e la luna |périodique={{w|it:L'Indice dei libri del mese|L'Indice dei libri del mese}}|numéro=8|année=1985|url=https://www.lindiceonline.com/scienze-umane/cultura-e-societa/natalia-ginzburg-ricordando-italo-calvino}}
:**+ {{ouvrage|lang=it|titre=Non possiamo saperlo : saggi 1973-1990|année=2001|isbn=88-06-15250-5|url=https://archive.org/details/nonpossiamosaper0000ginz/page/109|passage=109-113}}
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 25 août 2024 à 21:02 (CEST)
==== Julio Cortázar ====
*'''[[Julio Cortázar#Italo Calvino]]'''
**En mémoire de Cortázar (Défis II, <s>+nouvelle Trad Pourquoi lire les classiques</s>{{non}} [nb: on trouve un extrait de ce texte (p. 415) en 4 de couv de "Nouvelles, histoires et autres contes"])
**''nota'' sur {{w|Cronopes et Fameux}}, voir dans Drailles, 9, 1988 {{SUDOC|006915825}}
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 7 juillet 2024 à 15:16 (CEST)
==== Paul Klee ====
*'''[[Paul Klee#Italo Calvino]]''' :
**Transfert {{ok}}
**Précisions ref name=Klee {{ok}}
**Reste à faire :
***Préciser nouvelle Trad « Candide ou la vitesse » par Christophe Mileschi dans ''Pourquoi lire les classiques'' {{fait}}, et compléter section;
***Traduire {{fait.}} [janvier 2026, merci à Greta Gribaudo!] et compléter extrait de "Conversation avec Tullio Pericoli (it), « Furti ad arte »"
****NB : en plus de Saggi II, aussi dans
*****{{Ouvrage|titre=Guardare: disegno, cinema, fotografia, arte, paesaggio, visioni e collezioni|éditeur=Mondadori|date=2023|isbn=978-88-04-76570-7|lire en lige=|passage=335-345}}
*****{{Ouvrage|titre=Mondo scritto e mondo non scritto|éditeur=Mondadori|date=2002|isbn=978-88-04-50533-4|lire en ligne=https://books.google.fr/books?id=zJ49jlMw3MgC&pg=PA63}} + accès https://www.perlego.com/book/3300739 {{ISBN|9788852016462}}
***? Compléter note sur couverture(s) ? À voir.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 22 juin 2024 à 19:08 (CEST)
:Dans {{ouvrage/Test|auteur=Sergio Cappello|titre=Les années parisiennes d'Italo Calvino (1964-1980), sous le signe de [[Raymond Queneau]]|éditeur=Presses de l'Université de Paris-Sorbonne|date=2007|isbn=9782840505259|présentation en ligne=https://books.google.fr/books?id=dVuS6o81P_IC&pg=PA162|chapitre=VI. Calvino traducteur de Queneau|passage=162-164}} on a qlq passages traduits de « Furti ad arte » :
:*Dont Saggi, p. 1807-1808 : « Tradurre è il sistema più assoluto di lettura. Bisogna leggere il testo nelle implicazioni di ogni parola. […] C'è questa cosa lì, chiusa, questo oggetto da cui si carpisce qualcosa che c'è chiuso dentro. C'è uno scassinamento, c'è un furto con scasso in ogni vera lettura. Naturalmente i quadri e le opere letterarie sono costruite apposta per essere derubate, in questo senso. Così come il labirinto è costruito apposta perché ci si perda, ma anche perché ci si ritrovi. » {{fait.}}; puis p. 1811-1812
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 8 septembre 2024 à 04:30 (CEST)
::Maj accès Perlego {{OK}}
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 6 septembre 2025 à 09:13 (CEST)
::: Maj : voir Greta Gribaudo, “Réécrire les images”, Cahiers d’études romanes [Online], 50, 2025, Online since 01 July 2025, connection on 18 January 2026. URL: http://journals.openedition.org/etudesromanes/18690; DOI: https://doi.org/10.4000/15grj, https://journals.openedition.org/etudesromanes/18690#tocto1n4
:::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 18 janvier 2026 à 05:09 (CET)
::::Du coup, on trouve aussi dans Gribaudo une trad plus complete du passage « Tradurre è il sistema più assoluto di lettura » en l’état via Cappello. A switcher donc. Je fais ça quand je m’y remets plus longuement ici (faut que je m’achète d’ici là l’Ed Quarto des Récits d’ailleurs, cf. [[Discussion:Italo Calvino#« À paraître »]]). [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 18 janvier 2026 à 09:40 (CET)
Sur les ill. un peu comme avec [[Wittgenstein]], on a de quoi faire mumuse. En l’état :
*Qlq ill. de Candide de Voltaire. Rappel : notes là [[w:Discussion:Candide#Notes]]
*Funambule, 1923, 138, mais faudrait la version 1923, 121 (ZPK) – Funambule qui peut servir aussi pour [[Wittgenstein]]…
Bref. D’autres œuvres/fichiers à televerser sur commons. Ill. it. Marcovaldo, ou encore dans vf La route de San Giovanni, c’est 1914, 37 ({{w|Musée Collection Rosengart|Museum Sammlung Rosengart}}, Lucerne).
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 février 2026 à 16:45 (CET)
:Pour 1923, 121, dans [[Paul Klee#HopfengartBaumgartner2012]], p. 161, legende p. 333. Lien ZPK hs là…
:A noter que sur ma pdd commons [[c:User talk:Malik2Mars]], on me signale le site https://dezoomify.ophir.dev/ pour des versions haute résolution. Je viens de tester avec une version spéciale de 1923, 138 (offerte à Kandinsky), https://www.centrepompidou.fr/fr/ressources/oeuvre/cybbqx, bein wé bien pratique, on voit bien mieux les inscriptions du coup. Bref.
:Pour rappel, cita « Tradurre è il sistema più assoluto di lettura », aussi en page [[Traduction]], donc si switch trad, à faire là bas aussi. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 mars 2026 à 13:52 (CET)
::1914, 37 ({{w|Musée Collection Rosengart|Museum Sammlung Rosengart}}, Lucerne), aussi dans Hopfengart Baumgartner 2012 (p. 83, légende p. 331) mais format vignette disons (au dessus de [[c:File:Vor den Toren v. Kairuan, Paul Klee (1914).png|1914, 216, Aux portes de Kairouan]]) donc à (re)voir dans [[Paul Klee#Baumgartner2014]] (cat. expo {{w|voyage en Tunisie}}), prendre photo et téléverser.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 5 mars 2026 à 08:43 (CET)
==== Galilée ====
*'''[[Galilée#Italo Calvino]]''' :
**Transfert {{ok}}
**Précisions {{ok}},
**NB :
***il y a d’autres textes de Calvino sur Galilée, notamment « Le livre de la Nature chez Galilée »/« Le grand livre de la Nature » 1985 (voir dans {{DOI|10.1075/z.23.61cal}}, p. [https://books.google.fr/books?id=YalBAAAAQBAJ&pg=PA683 683-688], puis Alliage, 1992, et dans Pourquoi lire les classiques (1996, p. 61-67; 2018, p. 127-137), Défis II, 2003 p. 201-207)
***Transfert 2/3 des cita en page [[Lune]]. +Extrait Lettre 245, décembre 1967, ou « Le rapport avec la lune », complété {{OK}} (sur cette L, voir préface Le metier d’écrire, 2023, p. 40-42, Solis 2018 ci-dessous, et Frasson-Marin, 1986, p. 124-125). Lune et Calvino, voir notamment :
****{{Article|prénom1=Teresa|nom1=Solis|titre=«Faire Lune la lune» : l’imagination scientifique d’Italo Calvino|périodique=Acta fabula|date=2018|doi=10.58282/colloques.5270|lire en ligne=https://www.fabula.org/colloques/document5270.php|consulté le=2024-05-12}},
****{{Article|prénom1=Sylvie|nom1=Barral|titre=Les personnages féminins dans l’œuvre d’Italo Calvino : d’une image simple à une image plurielle|périodique=Italies|numéro=3|pages=164–185|date=1999|issn=1275-7519|doi=10.4000/italies.2458|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/2458|consulté le=2024-06-21}}
****Frasson-Marin, 1986, partie II.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 juin 2024 à 01:51 (CEST)
==== Léonard de Vinci ====
[[Image:Leonardo da Vinci - RCIN 919071, Recto The heart, bronchi and bronchial vessels.jpg|vignette|[[Léonard de Vinci#RL19071r|''RL 19071 r.'']]]]
*'''[[Léonard de Vinci#Italo Calvino]]''' :
**Transfert {{fait}}
**Précisions {{pas fait}}, à faire en ajoutant ed. trad 2017.
**NB '''ping-pong #Calvino''' :
***[[Léonard de Vinci#Pietro C. Marani]] (Combat avec la langue)
***[[Léonard de Vinci#Carlo Vecce]] (Palomar)
***+[[w:Codex Leicester#Farago2003]] (Claire Farago)
****['''Maj 2025.''' Soit : p. 191 « As a text, the codex offers a significant example of what Italo Calvino once described as Leonardo’s “battle with language to capture something that evaded his powers of expression.” »; p. 196 « From the surviving evidence, it is difficult to say whether Leonardo “was more interested in the process of inquiry than in the completion of a text for publication,” as Calvino and most scholars today maintain. Like his other projects for treatises on specific subjects, the Codex Leicester demonstrates that Leonardo was experimenting with organizational techniques. In this case, Leonardo’s major challenge was to integrate notes recorded over many years ona variety of interrelated subjects » ([[Léonard de Vinci#Bambach2003]])]
***Maj ping-pong (05.2025) : [[Spécial:Lien permanent/417262#cite_ref-CA715r_12-1]] + [[Discussion:Métamorphoses (Ovide)#Ajout pour #]]
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 juin 2024 à 06:18 (CEST)
*+''Ping-pong'' texte/img ancrage RL19071r, « '''[[Léonard de Vinci#RL19071r|{{lang|it|''O scrittore, con quali letere scriverai tu con tal perfezione la intera figurazione qual fa qui il disegno?''}}]]''' », (https://www.leonardodigitale.com/sfoglia/disegni-anatomici/0162-r/ (/testo [V])).{{OK}}
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 19 août 2024 à 22:13 (CEST)
:Relecture et test des ping-pong # et visuel sur LdV {{ok}}, joli ''labyrinthe'' {{sourire}} (!), pour ici ->[[Italo Calvino#Leçons américaines]]. NB: trad 2017, p. 102, et 103-104. Maj à faire pour toute la section, laisser note Ed précédentes et accès en ligne en {{m|Pour info}} en-tête. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 février 2025 à 19:49 (CET)
::Yep yep yep ! Pour la fable du feu (Carnets, 2019, p. 1284, [https://www.leonardodigitale.com/sfoglia/codice-forster-III/0030-r/ Forster III, 30r]; là [[Léonard de Vinci#Fables]]) évoquée par Calvino dans ses ''Leçons américaines'', voir
::*{{chapitre|auteur=[[Carlo Vecce]]|titre=Calvino legge Leonardo|titre ouvrage=
Studi sulla letteratura italiana della modernità|volume=2|année=2009|isbn=978-88-207-4259-1|passage=393-402|url=http://opar.unior.it/264/1/calvinoleonardo2009.pdf}} !
::**[ {{faire}} […]]
::Voir aussi Vecce 2013 (''Leonardo: favole e facezie : disegni di Leonardo dal Codice Atlantico'', [http://opar.unior.it/1888/1/2013Leonardofavole_e_facezie.a10.pdf là] {{ISBN|978-88418-9724-9}}), texte là pour [https://teche.museogalileo.it/leonardo/foglio/index.html?num=ATL.0641.1 CA321r] (Vecce 2013 p. 34-35). Là pour [https://teche.museogalileo.it/leonardo/foglio/index.html?num=ATL.1429.1 CA715r] (Vecce 2013 p. 18). A noter que, en biblio teche.museogalileo.it, pour l’entrée Calvino 1988, ''Lezioni americane'', c’est [https://teche.museogalileo.it/leonardo/foglio/index.html?num=ATL.0376.1 CA188v] qui est lié (Vecce 2013 p. 26-28).
::Dire que des ''Leçons américaines'' j’ai consulté : la trad de Hersant, aussi dans ''Défis aux labyrinthes'', puis la trad de Mileschi, la version {{it}} dispo sur IA https://archive.org/details/lezioniamericane00calv/page/86 … {{rire}}. Merci Monsieur Carlo Vecce !
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 15 mai 2025 à 14:06 (CEST)
==== Lune ====
*[[Lune#]] :
**Autres œuvres à citer, cf plus haut Galilée
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 juin 2024 à 06:18 (CEST)
==== Échec ====
*[[Échecs#Italo Calvino]] :
**Ajouter :
***Les villes invisibles {{Fait}}
***Cybernétique et fantasmes/fantômes (Machine 1984, Défis I, 2003, Tourner la page, 2021) {{Fait}}
***.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 juin 2024 à 06:18 (CEST)
==== Néant ====
*[[Néant#Italo Calvino]]
**Cosmicomics
***(NB: regrouper ici en une section/sous-sections les "parties" de l’ed fr 2013 ? {{oui}})
**.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 août 2024 à 22:56 (CEST)
==== Primo Levi ====
Cita à ajouter. Notes en pdd [[Discussion:Primo Levi#À faire]]. A completer.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 31 août 2025 à 19:00 (CEST)
==== Georges Perec ====
Cita à ajouter. Notes en pdd [[Discussion:Georges Perec#Notes]]. A completer
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 31 août 2025 à 19:00 (CEST)
:+notes : [[w:Discussion:Le Château des destins croisés#Perec]].
:Rappel [[w:Les Villes invisibles#Montfrans2007]]
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 6 septembre 2025 à 12:22 (CEST)
De Calvino :
*Leçons américaines (5. Multiplicité)
**ed 2001, p. 190-193
**Defis II, p. 101-103
**ed 2017, p. 154-157
*+2 textes partie #Classiques dans Défis II
** « Souvenir de Georges Perec » (6 mars 1982), p. 436-440
** « Perec et le saut du cavalier » (16 mai 1984), p. 441-447 (qui a précédemment été ''ajouté'' à l’ed Pourquoi lire les classiques, 1996, p. 232-239)
*poème de Calvino « Georges Perec oulipien », dans : {{Ouvrage/Test|titre=La Bibliothèque oulipienne|volume=2|éditeur=Ramsay|date=1987|isbn=2-85956-644-9|présentation en ligne=https://books.google.fr/books?id=FOX_EAAAQBAJ&pg=PA110|passage=110}}
De Perec (à compléter) :
*« Cinq milliards de milliards de romans », Les Nouvelles littéraires, 2531, mai 1976
**{{ouvrage|titre= Entretiens, conférences, textes rares, inédits|année=2019|isbn=978-2-910686-78-9|passage=918-919}}
**{{ouvrage/Test|titre=Georges Perec|édition=L’Herne|année=2016|isbn=978-2-85197-186-9 |passage=68}}
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 septembre 2025 à 18:19 (CEST)
=== Ed. ===
*{{Ouvrage/Test|trad=Roland Stragliati|titre={{w|Le Sentier des nids d'araignée}}|éditeur=Gallimard|collection=Folio|date=2013|isbn=978-2-07-044936-1|plume=oui}}{{commentaire biblio SRL|{{Ouvrage|titre=Le sentier des nids d'araignée|isbn=2-264-00394-4|lire en ligne=http://archive.org/details/lesentierdesnids0000calv}}}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Martin Rueff|titre={{w|Le Vicomte pourfendu}}|éditeur=Gallimard|collection=Du monde entier|date=2018|isbn=978-2-07-271903-5|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Martin Rueff|titre={{w|Le Baron perché}}|éditeur=Gallimard|année=2019|isbn=978-2-07-282362-6|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Martin Rueff|titre={{w|Le Chevalier inexistant}}|éditeur=Gallimard|année=2018|isbn=978-2-07-278721-8|plume=oui}}
*{{ouvrage|titre=Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile|éditeur=Gallimard|année=2023|isbn=978-2-07-045111-1|plume=oui}}{{Commentaire biblio SRL|it {{w|it:Gli amori difficili}}, fr {{w|Aventures (Calvino)}}, 1991 {{ISBN|2-02-012763-6}}, {{Internet Archive|id=aventuresnouvell0000calv_m3g3}} et 2001 {{ISBN|2-02-042878-4}} {{Internet Archive|id=aventuresnouvell0000calv}}.}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Jean Thibaudeau et Jean-Paul Manganaro|titre=Cosmicomics : Récits anciens et nouveaux|éditeur=Gallimard|collection=Folio|date=2013|isbn=978-2-07-045109-8|lire en ligne=http://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital|id=Calvino2013}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Martin Rueff|titre={{w|Les Villes invisibles}}|éditeur=Gallimard|collection=Folio|date=2020|isbn=978-2-07-288349-1|plume=oui}}{{commentaire biblio SRL|{{Ouvrage/Test|trad=Jean Thibaudeau|titre=Les Villes invisibles|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=978-2-02-006941-0|lire en ligne=http://archive.org/details/lesvillesinvisib0000calv}}}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Martin Rueff|titre={{w|Si par une nuit d'hiver un voyageur}}|éditeur=Gallimard|collection=Folio|date=2015|isbn=978-2-07-045106-7|plume=oui}}{{commentaire biblio SRL|{{Ouvrage/Test|trad=Danièle Sallenave et François Wahl|préface=Paul Fournel|titre=Si par une nuit d'hiver un voyageur|éditeur=Seuil|collection=Points|date=1995|isbn=2-02-025157-4|url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital}}}}
**NB : [[w:Discussion:Si par une nuit d'hiver un voyageur#À voir]] (préciser/verifier cm)
*{{Ouvrage/Test|trad=Michel Orcel et François Wahl |titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv|id=Calvino1984}}
{{Commentaire biblio|trad. partielle de {{Ouvrage/Test|langue=it|auteur=Italo Calvino|titre=Una pietra sopra|édition=Einaudi|date=1980|lire en ligne=http://archive.org/details/unapietrasopra0000ital}}}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Christophe Mileschi|titre=Monsieur Palomar|éditeur=Gallimard|collection=Du monde entier|date=2019|isbn=978-2-07-278726-3|plume=oui}}{{commentaire biblio SRL|{{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro|titre=Palomar|éditeur=Seuil|date=1985|isbn=2-02-008731-6|lire en ligne=http://archive.org/details/palomar0000calv}}}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro|titre=Collection de sable|éditeur=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-045116-6 }}{{commentaire biblio SRL|{{Ouvrage/Test|trad= Jean-Paul Manganaro |titre=Collection de sable|éditeur=Seuil|année=1990|isbn=2-02-012484-X|url=https://archive.org/details/collectiondesabl0000calv}}}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Christophe Mileschi|titre=Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire|éditeur=Gallimard|collection=Du monde entier|date=2017|isbn=978-2-07-014005-3|plume=oui}}{{commentaire biblio SRL|{{Ouvrage|trad=[[Yves Hersant]]|titre=Leçons américaines|éditeur=Seuil|date=2001|isbn=2-02-041342-6|lire en ligne=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital}}}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro|titre=La Route de San Giovanni|éditeur=Seuil|date=1991|isbn=2-02-013107-2|lire en ligne=http://archive.org/details/laroutedesangiov0000ital}}{{note|
*''De l’opaque'', à creuser : {{Article|prénom1=Sandra|nom1=Garbarino|titre=Les traductions oubliées. Si par un jeu du hasard deux médiateurs calviniens…|périodique=Italies|numéro=9|passage=395–411|date=2005|doi=10.4000/italies.520|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/520|consulté le=2024-05-12}}; section Manganaro #Sur ajoutée {{ok}}.}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro et Christophe Mileschi|titre=Pourquoi lire les classiques|éditeur=Gallimard|collection=Folio|date=2018|isbn=978-2-07-045115-9|plume=oui}}{{Commentaire biblio SRL|{{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro|préface=Philippe Sollers|titre=Pourquoi lire les classiques|éditeur=Seuil|date=1996|isbn=2-02-025910-9|lire en ligne=http://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv}}}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro|titre=La Grande Bonace des Antilles : nouvelles|éditeur=Seuil|date=1995|isbn=2-02-021737-6|lire en ligne=http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv}}
+
*{{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro|titre=Ermite à Paris : pages autobiographiques|éditeur=Seuil|collection=Bibliothèque Calvino|date=2001|isbn=2-02-025687-8|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro et Michel Orcel|champ libre=relue et préfacée par Mario Fusco|titre=Défis aux labyrinthes : textes et lectures critiques|tome=I|éditeur=Seuil|collection=Bibliothèque Calvino|date=2003|isbn=2-02-051027-8|id=Calvino2003a|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|trad=|titre=Défis aux labyrinthes : textes et lectures critiques|tome=II|éditeur=Seuil|collection=Bibliothèque Calvino|date=2003|isbn=2-02-061914-8|id=Calvino2003b|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Christophe Mileschi|titre=Tourner la page : essais|éditeur=Gallimard|collection=Du monde entier|date=2021|isbn=978-2-07-014004-6|id=Calvino2021|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|trad=Christophe Mileschi et Martin Rueff|titre=Le métier d'écrire: correspondance, 1940-1985|éditeur=Gallimard|collection=Du monde entier|date=2023|isbn=978-2-07-014006-0|id=Correspondance2023|plume=oui}}
**NB :
***(note 1, p. 17) version {{it}} {{ouvrage|titre=Lettere, 1940-1985|année=2000|isbn=88-04-47901-9}} (+complète)
****+ voir ed. 2023 {{ISBN|978-88-04-77168-5}}), accès {{ISBN|9788835727569}} en ligne https://www.perlego.com/book/4175258
***version {{en}} {{ouvrage/Test|titre=Letters, 1941-1985|édition=Princeton University Press|année=2014|doi=10.1515/9781400846245|url=https://www.degruyterbrill.com/document/doi/10.1515/9781400846245/html}} (De Gruyter et https://www.perlego.com/book/735683/, accès [[WP:LBW]])
*{{ouvrage|titre=Romans|édition=Gallimard|collection=
Bibliothèque de la Pléiade|numéro dans la collection=672|année=2024|isbn=978-2-07-011565-5|id=Calvino2024|plume=oui}}
+
*{{Ouvrage|lang=it|titre=Saggi : 1945-1985|éditeur=Mondadori|collection=I meridiani|date=1995|format=2 vol.|isbn=88-04-40404-3|id=Saggi|plume=oui}}
{{clear}}
*{{Ouvrage|titre=I libri degli altri. Lettere 1947-1981|année=2022|isbn=9788835720751}}, https://www.perlego.com/book/3724106
NB : (09.2025) accès https://www.perlego.com {{OK}}
==== « À paraître » ====
11.2025 : ''Récits'', Gallimard, Quarto, {{ISBN|9782070136261}}
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 6 septembre 2025 à 10:08 (CEST)
:Voir https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/01/17/manieres-de-faire-des-mondes/
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 18 janvier 2026 à 04:21 (CET)
==== Perchè leggere i classici, vf ====
[[Italo Calvino#Pourquoi lire les classiques]]
Yep. Bon, j’ai un peu complété la section avec qlq citations (au départ, on en avait une, et ⸮ en #Rapportées [[spécial:diff/381417]]). Comme [[Italo Calvino#Tourner la page]] (''Una pietra sopra''), il faudra un minimum préciser sans alourdir. Il y a des différences notables niveau contenu des vf.
*1984, avant l’édition {{it}}, qlq textes traduits dans ''La machine littérature'', {{Internet Archive|id=lamachinelittera0000calv}}
*1993, trad en fr, ''incomplète'', ed. 1996 {{Internet Archive|id=pourquoilirelesc0000calv}}
*2003, trad en fr, avec qlq suppléments, dans ''Défis aux labyrinthes II'' (« une dizaine de textes inédits en français, préfaces, comptes rendus et commentaires consacrés à des œuvres ou auteurs qui nous semblaient avoir, pour Calvino, ce statut de « classique », p. 124)
*2018, la nouvelle trad (partiellement), en biblio perso
Utiliser la dernière Trad me semble préférable. Pour les textes insérés dans la partie « Les Classiques » de ''Défis II'', les ajouter en section Défis.
A suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 18 août 2024 à 13:24 (CEST)
:Ajout pour info, à compléter. Pour l’utilisation sur d’autres pages, comme pour ''Una pietra sopra'', on limitera les précisions, mais en indiquant les accès en ligne. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 juillet 2025 à 19:54 (CEST)
::Pour le moment, utilisé en note sur d’autres pages [[spécial:Recherche/"Pourquoi lire les classiques"]]. A utiliser en page [[Borges]], que je viens de relire dans 2018 p. 360-372. C’est doit être la même dans Défis II et l’Ed partielle 1993/1996. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 30 mai 2026 à 02:23 (CEST)
=== À voir ===
*Europe 1997 {{ISBN|2-910814-20-3}}
*:NB: déjà noté plus haut (* Natalia Ginzburg [[#Pages liées]]), et cool : une recherche insource sur wp affiche cette pdd ici comme résultat ([[W:Spécial:Recherche/all:insource:"2-910814-20-3"]]). Intéressant. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 août 2024 à 19:22 (CEST)
*:Approfondir les pages aide [[w:Aide:Recherche]] et [[w:Aide:Recherche avancée]]. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 août 2024 à 19:39 (CEST)
*:Et voir pour adapter ici, [[Wikiquote:Le Salon/août 2024#Aide:Recherche]]. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 août 2024 à 20:07 (CEST)
*{{ouvrage/Test|titre=Calvino, [[Antonio Tabucchi|Tabucchi]], et le voyage de la traduction|éditeur= Presses Universitaires de Provence |année=2022|isbn= 979-10-320-0356-5|présentation en ligne=https://www.academia.edu/68675526/Calvino_Tabucchi_et_le_voyage_de_la_traduction}} (en l’état, absent des [https://bu.univ-amu.fr/ BU AMU]. {{pleure}}). [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 septembre 2024 à 00:57 (CEST)
=== Jeu de piste ===
et encore (perdu dans) un labyrinthe de citations ! {{sourire}}
Passant par [[Discussion:Elena Ferrante#Pour info]], on a une cita de Calvino rapportée dans {{ouvrage|langue=es|titre=La frantumaglia : una viaje por la escritura|isbn=978-84-264-0441-1|passage=95|url=https://archive.org/details/lafrantumagliaun0000ferr/page/95}}. En {{it}}, là [[w:it:Special:LinkPermanente/146571534#Biografia|w:Italo Calvino#Biografia]] (LinkPermanente/146571534) et là : [[it:Special:LinkPermanente/1360253#cite_ref-10|q:Italo_Calvino#cite_ref-10]] (LinkPermanente/1360253). Ok, rapportée en {{fr}} dans [[Italo Calvino#Jean-Paul Manganaro]] me semble, et aussi là {{lien web|titre=L'écriture mathématique d'Italo Calvino
|url=https://www.tangente-mag.com/article.php?id=8017}}. Mais, là, je ne la trouve pas dans [[Italo Calvino#Le métier d’écrire]] ([[#Correspondance2023]]). Hum. À suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 décembre 2024 à 16:17 (CET)
:Reprenons. En italien : « Dati biografici: io sono ancora di quelli che credono, con Croce, che di un autore contano solo le opere. (Quando contano, naturalmente.) Perciò dati biografici non ne do, o li do falsi, o comunque cerco sempre di cambiarli da una volta all'altra. Mi chieda pure quel che vuol sapere, e Glielo dirò. ''Ma non Le dirò mai la verità'', di questo può star sicura. »
:Célèbre cita, reprise en intro des ed. italiennes de ses œuvres, partie chronologie, sauf erreur à partir de ''Romanzi e racconti'' 1991.
:C’est extrait d’une lettre à Germana Pescio Bottino, datée du 9 juin 1964.
:Cette lettre semble être entièrement seulement dans ''I libri degli altri. Lettere 1947-1981''. D’après https://bibliografia.laboratoriocalvino.org/ricerca/risultati?work_id=3386, dans les deux Ed (1991 {{ISBN|88-06-12405-6}} et 2022 {{ISBN|978-88-04-74891-5}}). On peut la lire en ligne dans l’éd 2022 là : https://books.google.fr/books?id=XjCHEAAAQBAJ&pg=PT451
:Sur cette lettre, voir notamment : {{chapitre|auteur= Martin McLaughlin|titre= Concessions to Autobiography in Calvino|titre ouvrage=Biographies and Autobiographies in Modern Italy|url=https://books.google.fr/books?id=XiNBDwAAQBAJ&pg=PT273}}
:Ok. C’est bien, mais en fr ? {{espiègle}}. Bon, (ok, on doit la trouver dans {{ouvrage|auteur=[[Elena Ferrante]]|titre=Frantumaglia. L'écriture et ma vie|isbn= 978-2-07-273467-0}}) faut que je revois [[Italo Calvino#Manganaro2000]] pour vérifier le contenu exact et réf.
:En fonction de où je (re)trouve la citation en fr, se posera la question de où la placer ici… À suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 31 décembre 2024 à 19:39 (CET)
::Sur le même thème, + cita dans {{chapitre|titre=En guise d’appendice : autobiographie (1980)|titre ouvrage=La machine littérature|passage=249|url=https://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/page/249}}
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 janvier 2025 à 15:01 (CET)
:::[[Elena Ferrante#Frantumaglia : l'écriture et ma vie]] {{fait}}. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 janvier 2025 à 18:27 (CET)
Maj suite accès :
*''I libri degli altri. Lettere 1947-1981'', 2022, {{ISBN|9788835720751}} en ligne https://www.perlego.com/book/3724106 (/250)
*''Lettere'', 2023, {{ISBN|9788835727569}} https://www.perlego.com/book/4175258 partiellement en (longue) note 10 lettre (607) à Edoardo Fea, 8 fevrier 1965
Rappel : {{chapitre|auteur= Martin McLaughlin|titre= Concessions to Autobiography in Calvino|titre ouvrage=Biographies and Autobiographies in Modern Italy|url=https://books.google.fr/books?id=XiNBDwAAQBAJ&pg=PT273}} (2007, p. [https://books.google.fr/books?id=dTJrnrcD7PAC&pg=PA148 148])
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 6 septembre 2025 à 11:29 (CEST)
:{{fait.}} Ajout vo, vf, +note, et ancre : {{ok}}. Comme indiqué plus haut « sur le même thème, + cita dans {{chapitre|titre=En guise d’appendice : autobiographie (1980)|titre ouvrage=La machine littérature|passage=249|url=https://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/page/249}} », bein Manganaro cite justement un passage p. 10 juste avant l'extrait de la lettre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 17 février 2026 à 14:54 (CET)
Bonjour {{Ping|Jorune}}. Si tu as la possibilité, peux-tu vérifier à Strasbourg https://bu.unistra.fr/opac/resource/il-libri-degli-altri-lettere-19471981/BUS06490691 que la citation que j’ai (enfin!) ajoutée là [[Italo Calvino#Bottino09061964]] est bien page 476 s’il te plaît ? Merci. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 février 2026 à 18:54 (CET)
:@[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik2Mars]], oui je peux mais pas vite car je n'irai pas à Strasbourg ce mois ci.
:Il faudra que j'y passe pour bouquiner ''La souricière'', d'[[Agatha Christie]], un ouvrage épuisé (500 € chez les bouquinistes) mais pour une vie de crabe de Tanella Boni, on repassera ! [[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 18 février 2026 à 21:19 (CET)
::Ok, {{merci|Jorune}}.
::Si tu veux, demain, je peux emprunter {{ouvrage|titre=La Souricière|édition=L'Avant-scène théâtre|année=2019|isbn=978-2-7498-1463-6}}
::A noter que y a aussi dispo, pour Trois souris,
::*https://archive.org/details/troissouris0000chri
::*https://archive.org/details/troissouris0000chri_i8e1
::*https://archive.org/details/troissourislesec0000chri
::*{{ISBN|2702423183}}
::Un Sacré labyrinthe aussi celui-là ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 18 février 2026 à 22:23 (CET)
::bref =>details là [[Discussion:Agatha Christie]]
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 18 février 2026 à 22:37 (CET)
:::Merci malik, oui si tu as un accès à la souricière et quelques citations pour le recueil ça peut aider. Tout comme italo calvino, la souriciere est stockée en magasin a Strasbourg. Ca veut dire que pour les avoir sous la main, il faut les commander... et c'est toute une organisation. [[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 19 février 2026 à 06:55 (CET)
:::@[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik2Mars]] bonsoir !
:::2 versions du document existent dans le fond italien de la BNU : celle de 1991 (ISBN 88-06-12405-6 Giulio Einaudi Editore p. 479) et celle de 2022 (ISBN 978-88-04-74891-5) p. 476. Même texte mais pas les mêmes annotations... [[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 4 mars 2026 à 20:23 (CET)
::::{{merci}} {{ping|Jorune}}. Les annotations de 1991 sont contradictoires ou complémentaires avec 2022 ? Une précision supplémentaire à ajouter ici à la citation peut-etre ?
::::Pour rappel, accès 2022 OK,
::::*là https://www.perlego.com/book/3724106 (/250)
::::*et là, https://books.google.fr/books?id=XjCHEAAAQBAJ&pg=PT451
::::mais absence de pagination d’où ma demande de vérification/confirmation pour p. 476.
::::Encore merci !
::::Bonne journée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 5 mars 2026 à 07:31 (CET)
:::::Bonjour @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik2Mars]], je dirai complémentaires mais mon niveau d'italien n'est pas suffisant pour une traduction. [[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 5 mars 2026 à 19:50 (CET)
=== A prévoir ===
Citation du jour pour 2025 peut-être pour le 19 septembre :<br/>
A choisir...
--[[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 13 février 2025 à 10:58 (CET)
:Bonsoir. Bonne idée {{ping|Jorune}}. Très peu passé en page d’accueil ! D’ailleurs, il arrive parfois d’oublier d’ajouter la puce sur une page (moi aussi, oui oui {{oups}}). Pour rechercher si une page/cita est déjà passée en page d’accueil/cita jour, deux méthodes : 1)regarder les pages liées ([[Spécial:Pages_liées/Italo_Calvino]]), 2) faire une recherche avec la boite (inputbox) là : [[Wikiquote:Citation du jour#Ajouter une puce de citation du jour]].
:J’en profite, petite question. Avec l’aide de JackPotte j’ai proposé une nouvelle version des pages mensuelles que j’espère plus simple pour les novices, il y a maintenant une intro un peu plus complète avec instructions et les liens vers les modèles pour un jour donné pré chargent le modèle à utiliser : à l’usage, qu’en penses-tu ? Si tu as des remarques, NHP, on en a discuté là [[Discussion modèle:Citation du jour/Switch#Sept. 2024]].
:Pour ici, je te laisse choisir {{clin}}; je souhaite d’ailleurs proposer aussi cette page au Label…
:Bonnes contributions, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 février 2025 à 20:13 (CET)
::Salut Malik ! Et bien j'aime bien la nouvelle page de citations du jour... Et oui, un label pour cet auteur me semble accessible !
::Ah ! Sinon, aujourd'hui, [[Agatha Christie]] est l'égale de [[Dieu]] (en nombre de citations, parce que pour le reste... je suis pas certaine). [[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 13 février 2025 à 20:22 (CET)
=== Notes ===
{{Références}}
07a4y0qz80ofq45vcrwnkh056uuz7rn
Discussion:Jorge Luis Borges
1
48547
459770
459370
2026-05-29T15:08:13Z
Malik2Mars
27293
/* À faire */ == « yo soy el río » ==
459770
wikitext
text/x-wiki
== Comme perdu, dans un labyrinthe ! ==
{{Sourire}}
Ah, un lien rouge à bleuir [[Labyrinthe]] !
À ajouter :
*{{Cita|Il n’est pas nécessaire de construire un labyrinthe quand l’univers déjà en est un.}}{{fait.}}
*etc.
Qlq [[Aide:Ressources|ressources dispo sur IA]],
*Fictions : https://archive.org/details/fictions0000borg
A suivre. Voir les OC.
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
NB: [[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 septembre 2024 à 11:41 (CEST)
:Nav wiki : categ [[w:Catégorie:Œuvre de Jorge Luis Borges]], palette [[w:Modèle:Palette Jorge Luis Borges]]
:Structure et rangement à revoir, drôle de [[Jorge Luis Borges#Autres]], légèrement déroutant non ?…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 20:09 (CEST)
::Page liée + 1 : [[Livre#Jorge Luis Borges]], à poursuivre. Pour les précisions, à ajouter ici, qlq notes
::*« Le Livre », ''En marge de « Sept nuits »'', VO ''Borges Oral'' (5 conf.), trad dans {{Ouvrage|titre=Conférences|année=1985|isbn=2-07-032280-7}} (qui réunit les deux cycles de conf. ''Siete noches'' et ''Borges oral''), cf OC II, p. 736, notes p. 1394 (+1384).
::*''Préface'' de « Préfaces avec une préface aux préfaces » (OC II, p. 1300).
::**NB : [[w:Angelus Silesius#Chez Jorge Luis Borges]] ({{ping|Laurent Glaviano}}), en effet, OC II, note de la p. 624 (''Histoire de la nuit'', « G. A. Bürger »), p. 1376 « Borges évoque souvent le poète mystique allemand [[Angelus Silesius]] (1624-1677) et son célèbre vers « La rose est sans pourquoi [ ]» (voir « À la langue allemande », v. 16, ''L'Or des tigres'', p. 280; « La Poésie », ''Sept nuits'', p. 710). p. 710, déjà sur wp, complément :
::« Je pense que la beauté est une sensation physique, quelque chose que nous ressentons avec tout notre corps. Ce n'est pas le résultat d'un jugement et il n'y a pas de règle pour l'atteindre ; nous sentons la beauté ou nous ne la sentons pas. Je conclurai par un beau vers de ce poète qui au XVIIe siècle, prit le nom étrangement poétique, splendide, d'Angelus Silesius. Il résume en fait tout ce que j'ai dit ce soir, sauf que, moi, je me suis exprimé par des raisonnements ou des simulacres de raisonnements : je le dirai d'abord en traduction puis en allemand, pour que vous l'entendiez :
::''La rose est sans pourquoi… elle fleurit parce qu'elle fleurit.''
::''Die Rose ist ohne warum; sie blühet weil sie blühet''. »
::A suivre.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 22:43 (CEST)
:::Très cher @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]], je te remercie de tes clins d’œil amicaux sur ces sujets qui me tiennent à cœur ! Je suis actuellement très occupé par un travail "IRL" hors wiki, mais quand j'en aurai terminé, je ne manquerai pas de te recontacter pour avoir ton avis à propos de mes projets sur Wikquote, et pour les mettre en œuvre : j'ai repéré quelques "perles" ou diamants noirs de citations qui te raviront, je n'en doute pas.
:::J'ai par ailleurs récemment beaucoup souffert d'un suppressionnisme sauvage et dogmatique, non argumenté sérieusement et sans régulation (ni communautaire, ni par administrateurs) sur le Wiktionnaire, ce qui m'a pas mal démoralisé à propos des wikiprojets en général... J'espère retrouver bientôt à tes côtés le goût du partage bénévole du savoir, et des dialogues communautaires ; si possible avec des gens éclairés... Mais on ne choisit pas toujours {{incise|hélas!}} ses interlocuteurs sur les wiki, et certains ne savent pas échanger des arguments pour parvenir à un consensus, ou à défaut à un compromis, ce qui est le vrai sens du dialogue... Ils se considèrent comme les ayatollahs gardiens des principes de la vraie foi : Dieu ou la Sainte Évolution nous préserve à jamais des censeurs et des fanatiques de tous poils (c'est le cas de le dire) ! Comme disait Nietzsche (je parie que c'est référencé ici {{clin}}) : "ce n'est pas le doute qui rend fou : c'est la certitude !".
:::Toujours bien amicalement à toi, [[Utilisateur:Laurent Glaviano|Laurent Glaviano]] ([[Discussion utilisateur:Laurent Glaviano|discussion]]) 24 septembre 2024 à 18:00 (CEST)
Concernant les précisions à apporter aux cita de ''Siete noches'' et ''Borges oral'', en plus de la page [[Livre]], ça vaut aussi pour la cita en page [[Lecture#Jorge Luis Borges]] (comme signalé, bien retravailler aussi les cita/ref en page liées, y’a par ex qlq liens brisés….). Je peaufine ça en brouillon avant transfert ici. Et je me demande encore comment ranger au mieux pour le lecteur/contributeur (reprendre le titre de l’ed "Conférences" et découper en deux ?). Même si je vais emprunter cette édition aussi, je vais 1) pointer les vo, 2) sourcer avec l’ed OCII (et là Borges oral est "en marge"). Bref, à méditer encore un poil. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 19 avril 2026 à 21:08 (CEST)
== À faire ==
A faire :
*explorer https://www.radiofrance.fr/personnes/jorge-luis-borges
*+Nav [[Georges Charbonnier]] (publi : Gallimard 1967 {{SUDOC| 010213597}}, 1992 Enquêtes (trad. Otras inquisiciones) suivi de Entretiens {{ISBN|978-2-07-032704-1}})
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 octobre 2025 à 16:13 (CEST)
:Poursuivre struture et rangement. Harmoniser ed avec OC, ajouter précisions. Qlq pages œuvres à creer et bien articuler avec wp. Attention, une ancre doit être stable, voir par ex lien wq en page {{w|L'Aleph}}…
:Revoir intégralement la section Autres. '''Quid ''Borges verbal'' ?''' {{???}}…
:Attention, bien '''verifier les cita [[spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]'''…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 14:04 (CET)
::Pour Verbal, en #Autres, voir ce qu’on peut faire/préciser avec [https://fr.scribd.com/document/583815476 ce lien]
:
::Pour les Obras completas
::*ici [[Jorge Luis Borges#Essais]], dans 2, 1952-1972, là https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/89, voir vf ''Autres inquisitions'', « Kafka et ses précurseurs » dans OCI {{done}}
::*là [[Démocratie#Jorge Luis Borges]] (nb: pb isbn en page liée), dans 3, 1975-1985, là https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/121, voir vf « prologue », "La monnaie de fer" dans OCII
::*et là [[Voltaire#Citations sur Voltaire]], dans IV
::A suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 15:59 (CET)
Maj. Pour les OC, travaux possibles avec coffret {{ISBN|978-2-07-017916-9}}, vol.I impr 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}, vol.II impr 2016 {{ISBN|978-2-07-012816-7}} (maintenant dans ma biblio perso, Youpi !). Donc,
*{{done}}pour « Kafka et ses précurseurs », dans I, p. 753: « Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain ''crée'' ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur ». Idem dans OCI de 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}
Bref. À (re)travailler tranquillement… [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 16:41 (CET)
Nav historique ici. En 2016, Lykos retire [[spécial:diff/239732]] « Le langage est un ensemble de citations ». ? Soit ? ''{{w|Le Livre de sable}}'', « Utopie d’un homme qui est fatigué », dans OCII, p. 535 : « […] Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations ».
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 17:15 (CET)
:Comme pour d’autres pages, en plus de l’orga/decoupage (de la page), du lien vers les pages œuvres sur les autres projets et ici, se pose ici aussi la question vo/vf, précisions/notes. Pour l’exemple ici du retrait (logique) 2016 de « Le langage est un ensemble de citations »
:la vo (« Ya no nos quedan más que citas. La lengua es un sistema de citas. »)
:** {{w|es:El libro de arena}} ({{w|es:Utopía de un hombre que está cansado}}), https://archive.org/details/bwb_S0-ATP-707/page/129
:** Obras completas, 3, 1975-1985, https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/55
:en vf
:* « Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations » {{done}}, avec OCII, p. 535
:*à voir dans premiere trad pour, peut-etre, expliquer la variante. Voir aussi dans ed bilingue 1990 si trad revue {{ISBN|2-07-038314-8}}
:Comme d’hab, chi va piano, va sano.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mars 2026 à 17:15 (CET)
== « yo soy el río » ==
7jscwrjbl6gpc6gydinakr9i8kxeqz2
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Malik2Mars
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/* « yo soy el río » */ [image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
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wikitext
text/x-wiki
== Comme perdu, dans un labyrinthe ! ==
{{Sourire}}
Ah, un lien rouge à bleuir [[Labyrinthe]] !
À ajouter :
*{{Cita|Il n’est pas nécessaire de construire un labyrinthe quand l’univers déjà en est un.}}{{fait.}}
*etc.
Qlq [[Aide:Ressources|ressources dispo sur IA]],
*Fictions : https://archive.org/details/fictions0000borg
A suivre. Voir les OC.
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
NB: [[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 septembre 2024 à 11:41 (CEST)
:Nav wiki : categ [[w:Catégorie:Œuvre de Jorge Luis Borges]], palette [[w:Modèle:Palette Jorge Luis Borges]]
:Structure et rangement à revoir, drôle de [[Jorge Luis Borges#Autres]], légèrement déroutant non ?…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 20:09 (CEST)
::Page liée + 1 : [[Livre#Jorge Luis Borges]], à poursuivre. Pour les précisions, à ajouter ici, qlq notes
::*« Le Livre », ''En marge de « Sept nuits »'', VO ''Borges Oral'' (5 conf.), trad dans {{Ouvrage|titre=Conférences|année=1985|isbn=2-07-032280-7}} (qui réunit les deux cycles de conf. ''Siete noches'' et ''Borges oral''), cf OC II, p. 736, notes p. 1394 (+1384).
::*''Préface'' de « Préfaces avec une préface aux préfaces » (OC II, p. 1300).
::**NB : [[w:Angelus Silesius#Chez Jorge Luis Borges]] ({{ping|Laurent Glaviano}}), en effet, OC II, note de la p. 624 (''Histoire de la nuit'', « G. A. Bürger »), p. 1376 « Borges évoque souvent le poète mystique allemand [[Angelus Silesius]] (1624-1677) et son célèbre vers « La rose est sans pourquoi [ ]» (voir « À la langue allemande », v. 16, ''L'Or des tigres'', p. 280; « La Poésie », ''Sept nuits'', p. 710). p. 710, déjà sur wp, complément :
::« Je pense que la beauté est une sensation physique, quelque chose que nous ressentons avec tout notre corps. Ce n'est pas le résultat d'un jugement et il n'y a pas de règle pour l'atteindre ; nous sentons la beauté ou nous ne la sentons pas. Je conclurai par un beau vers de ce poète qui au XVIIe siècle, prit le nom étrangement poétique, splendide, d'Angelus Silesius. Il résume en fait tout ce que j'ai dit ce soir, sauf que, moi, je me suis exprimé par des raisonnements ou des simulacres de raisonnements : je le dirai d'abord en traduction puis en allemand, pour que vous l'entendiez :
::''La rose est sans pourquoi… elle fleurit parce qu'elle fleurit.''
::''Die Rose ist ohne warum; sie blühet weil sie blühet''. »
::A suivre.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 22:43 (CEST)
:::Très cher @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]], je te remercie de tes clins d’œil amicaux sur ces sujets qui me tiennent à cœur ! Je suis actuellement très occupé par un travail "IRL" hors wiki, mais quand j'en aurai terminé, je ne manquerai pas de te recontacter pour avoir ton avis à propos de mes projets sur Wikquote, et pour les mettre en œuvre : j'ai repéré quelques "perles" ou diamants noirs de citations qui te raviront, je n'en doute pas.
:::J'ai par ailleurs récemment beaucoup souffert d'un suppressionnisme sauvage et dogmatique, non argumenté sérieusement et sans régulation (ni communautaire, ni par administrateurs) sur le Wiktionnaire, ce qui m'a pas mal démoralisé à propos des wikiprojets en général... J'espère retrouver bientôt à tes côtés le goût du partage bénévole du savoir, et des dialogues communautaires ; si possible avec des gens éclairés... Mais on ne choisit pas toujours {{incise|hélas!}} ses interlocuteurs sur les wiki, et certains ne savent pas échanger des arguments pour parvenir à un consensus, ou à défaut à un compromis, ce qui est le vrai sens du dialogue... Ils se considèrent comme les ayatollahs gardiens des principes de la vraie foi : Dieu ou la Sainte Évolution nous préserve à jamais des censeurs et des fanatiques de tous poils (c'est le cas de le dire) ! Comme disait Nietzsche (je parie que c'est référencé ici {{clin}}) : "ce n'est pas le doute qui rend fou : c'est la certitude !".
:::Toujours bien amicalement à toi, [[Utilisateur:Laurent Glaviano|Laurent Glaviano]] ([[Discussion utilisateur:Laurent Glaviano|discussion]]) 24 septembre 2024 à 18:00 (CEST)
Concernant les précisions à apporter aux cita de ''Siete noches'' et ''Borges oral'', en plus de la page [[Livre]], ça vaut aussi pour la cita en page [[Lecture#Jorge Luis Borges]] (comme signalé, bien retravailler aussi les cita/ref en page liées, y’a par ex qlq liens brisés….). Je peaufine ça en brouillon avant transfert ici. Et je me demande encore comment ranger au mieux pour le lecteur/contributeur (reprendre le titre de l’ed "Conférences" et découper en deux ?). Même si je vais emprunter cette édition aussi, je vais 1) pointer les vo, 2) sourcer avec l’ed OCII (et là Borges oral est "en marge"). Bref, à méditer encore un poil. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 19 avril 2026 à 21:08 (CEST)
== À faire ==
A faire :
*explorer https://www.radiofrance.fr/personnes/jorge-luis-borges
*+Nav [[Georges Charbonnier]] (publi : Gallimard 1967 {{SUDOC| 010213597}}, 1992 Enquêtes (trad. Otras inquisiciones) suivi de Entretiens {{ISBN|978-2-07-032704-1}})
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 octobre 2025 à 16:13 (CEST)
:Poursuivre struture et rangement. Harmoniser ed avec OC, ajouter précisions. Qlq pages œuvres à creer et bien articuler avec wp. Attention, une ancre doit être stable, voir par ex lien wq en page {{w|L'Aleph}}…
:Revoir intégralement la section Autres. '''Quid ''Borges verbal'' ?''' {{???}}…
:Attention, bien '''verifier les cita [[spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]'''…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 14:04 (CET)
::Pour Verbal, en #Autres, voir ce qu’on peut faire/préciser avec [https://fr.scribd.com/document/583815476 ce lien]
:
::Pour les Obras completas
::*ici [[Jorge Luis Borges#Essais]], dans 2, 1952-1972, là https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/89, voir vf ''Autres inquisitions'', « Kafka et ses précurseurs » dans OCI {{done}}
::*là [[Démocratie#Jorge Luis Borges]] (nb: pb isbn en page liée), dans 3, 1975-1985, là https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/121, voir vf « prologue », "La monnaie de fer" dans OCII
::*et là [[Voltaire#Citations sur Voltaire]], dans IV
::A suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 15:59 (CET)
Maj. Pour les OC, travaux possibles avec coffret {{ISBN|978-2-07-017916-9}}, vol.I impr 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}, vol.II impr 2016 {{ISBN|978-2-07-012816-7}} (maintenant dans ma biblio perso, Youpi !). Donc,
*{{done}}pour « Kafka et ses précurseurs », dans I, p. 753: « Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain ''crée'' ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur ». Idem dans OCI de 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}
Bref. À (re)travailler tranquillement… [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 16:41 (CET)
Nav historique ici. En 2016, Lykos retire [[spécial:diff/239732]] « Le langage est un ensemble de citations ». ? Soit ? ''{{w|Le Livre de sable}}'', « Utopie d’un homme qui est fatigué », dans OCII, p. 535 : « […] Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations ».
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 17:15 (CET)
:Comme pour d’autres pages, en plus de l’orga/decoupage (de la page), du lien vers les pages œuvres sur les autres projets et ici, se pose ici aussi la question vo/vf, précisions/notes. Pour l’exemple ici du retrait (logique) 2016 de « Le langage est un ensemble de citations »
:la vo (« Ya no nos quedan más que citas. La lengua es un sistema de citas. »)
:** {{w|es:El libro de arena}} ({{w|es:Utopía de un hombre que está cansado}}), https://archive.org/details/bwb_S0-ATP-707/page/129
:** Obras completas, 3, 1975-1985, https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/55
:en vf
:* « Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations » {{done}}, avec OCII, p. 535
:*à voir dans premiere trad pour, peut-etre, expliquer la variante. Voir aussi dans ed bilingue 1990 si trad revue {{ISBN|2-07-038314-8}}
:Comme d’hab, chi va piano, va sano.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mars 2026 à 17:15 (CET)
== « yo soy el río » ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
d9dru6q8zxf87xsnqcblb4uvpqnz4xh
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Malik2Mars
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/* « yo soy el río » */ vo / vf *2. A bien verifier puis annoter passage.
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== Comme perdu, dans un labyrinthe ! ==
{{Sourire}}
Ah, un lien rouge à bleuir [[Labyrinthe]] !
À ajouter :
*{{Cita|Il n’est pas nécessaire de construire un labyrinthe quand l’univers déjà en est un.}}{{fait.}}
*etc.
Qlq [[Aide:Ressources|ressources dispo sur IA]],
*Fictions : https://archive.org/details/fictions0000borg
A suivre. Voir les OC.
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
NB: [[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 septembre 2024 à 11:41 (CEST)
:Nav wiki : categ [[w:Catégorie:Œuvre de Jorge Luis Borges]], palette [[w:Modèle:Palette Jorge Luis Borges]]
:Structure et rangement à revoir, drôle de [[Jorge Luis Borges#Autres]], légèrement déroutant non ?…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 20:09 (CEST)
::Page liée + 1 : [[Livre#Jorge Luis Borges]], à poursuivre. Pour les précisions, à ajouter ici, qlq notes
::*« Le Livre », ''En marge de « Sept nuits »'', VO ''Borges Oral'' (5 conf.), trad dans {{Ouvrage|titre=Conférences|année=1985|isbn=2-07-032280-7}} (qui réunit les deux cycles de conf. ''Siete noches'' et ''Borges oral''), cf OC II, p. 736, notes p. 1394 (+1384).
::*''Préface'' de « Préfaces avec une préface aux préfaces » (OC II, p. 1300).
::**NB : [[w:Angelus Silesius#Chez Jorge Luis Borges]] ({{ping|Laurent Glaviano}}), en effet, OC II, note de la p. 624 (''Histoire de la nuit'', « G. A. Bürger »), p. 1376 « Borges évoque souvent le poète mystique allemand [[Angelus Silesius]] (1624-1677) et son célèbre vers « La rose est sans pourquoi [ ]» (voir « À la langue allemande », v. 16, ''L'Or des tigres'', p. 280; « La Poésie », ''Sept nuits'', p. 710). p. 710, déjà sur wp, complément :
::« Je pense que la beauté est une sensation physique, quelque chose que nous ressentons avec tout notre corps. Ce n'est pas le résultat d'un jugement et il n'y a pas de règle pour l'atteindre ; nous sentons la beauté ou nous ne la sentons pas. Je conclurai par un beau vers de ce poète qui au XVIIe siècle, prit le nom étrangement poétique, splendide, d'Angelus Silesius. Il résume en fait tout ce que j'ai dit ce soir, sauf que, moi, je me suis exprimé par des raisonnements ou des simulacres de raisonnements : je le dirai d'abord en traduction puis en allemand, pour que vous l'entendiez :
::''La rose est sans pourquoi… elle fleurit parce qu'elle fleurit.''
::''Die Rose ist ohne warum; sie blühet weil sie blühet''. »
::A suivre.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 22:43 (CEST)
:::Très cher @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]], je te remercie de tes clins d’œil amicaux sur ces sujets qui me tiennent à cœur ! Je suis actuellement très occupé par un travail "IRL" hors wiki, mais quand j'en aurai terminé, je ne manquerai pas de te recontacter pour avoir ton avis à propos de mes projets sur Wikquote, et pour les mettre en œuvre : j'ai repéré quelques "perles" ou diamants noirs de citations qui te raviront, je n'en doute pas.
:::J'ai par ailleurs récemment beaucoup souffert d'un suppressionnisme sauvage et dogmatique, non argumenté sérieusement et sans régulation (ni communautaire, ni par administrateurs) sur le Wiktionnaire, ce qui m'a pas mal démoralisé à propos des wikiprojets en général... J'espère retrouver bientôt à tes côtés le goût du partage bénévole du savoir, et des dialogues communautaires ; si possible avec des gens éclairés... Mais on ne choisit pas toujours {{incise|hélas!}} ses interlocuteurs sur les wiki, et certains ne savent pas échanger des arguments pour parvenir à un consensus, ou à défaut à un compromis, ce qui est le vrai sens du dialogue... Ils se considèrent comme les ayatollahs gardiens des principes de la vraie foi : Dieu ou la Sainte Évolution nous préserve à jamais des censeurs et des fanatiques de tous poils (c'est le cas de le dire) ! Comme disait Nietzsche (je parie que c'est référencé ici {{clin}}) : "ce n'est pas le doute qui rend fou : c'est la certitude !".
:::Toujours bien amicalement à toi, [[Utilisateur:Laurent Glaviano|Laurent Glaviano]] ([[Discussion utilisateur:Laurent Glaviano|discussion]]) 24 septembre 2024 à 18:00 (CEST)
Concernant les précisions à apporter aux cita de ''Siete noches'' et ''Borges oral'', en plus de la page [[Livre]], ça vaut aussi pour la cita en page [[Lecture#Jorge Luis Borges]] (comme signalé, bien retravailler aussi les cita/ref en page liées, y’a par ex qlq liens brisés….). Je peaufine ça en brouillon avant transfert ici. Et je me demande encore comment ranger au mieux pour le lecteur/contributeur (reprendre le titre de l’ed "Conférences" et découper en deux ?). Même si je vais emprunter cette édition aussi, je vais 1) pointer les vo, 2) sourcer avec l’ed OCII (et là Borges oral est "en marge"). Bref, à méditer encore un poil. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 19 avril 2026 à 21:08 (CEST)
== À faire ==
A faire :
*explorer https://www.radiofrance.fr/personnes/jorge-luis-borges
*+Nav [[Georges Charbonnier]] (publi : Gallimard 1967 {{SUDOC| 010213597}}, 1992 Enquêtes (trad. Otras inquisiciones) suivi de Entretiens {{ISBN|978-2-07-032704-1}})
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 octobre 2025 à 16:13 (CEST)
:Poursuivre struture et rangement. Harmoniser ed avec OC, ajouter précisions. Qlq pages œuvres à creer et bien articuler avec wp. Attention, une ancre doit être stable, voir par ex lien wq en page {{w|L'Aleph}}…
:Revoir intégralement la section Autres. '''Quid ''Borges verbal'' ?''' {{???}}…
:Attention, bien '''verifier les cita [[spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]'''…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 14:04 (CET)
::Pour Verbal, en #Autres, voir ce qu’on peut faire/préciser avec [https://fr.scribd.com/document/583815476 ce lien]
:
::Pour les Obras completas
::*ici [[Jorge Luis Borges#Essais]], dans 2, 1952-1972, là https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/89, voir vf ''Autres inquisitions'', « Kafka et ses précurseurs » dans OCI {{done}}
::*là [[Démocratie#Jorge Luis Borges]] (nb: pb isbn en page liée), dans 3, 1975-1985, là https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/121, voir vf « prologue », "La monnaie de fer" dans OCII
::*et là [[Voltaire#Citations sur Voltaire]], dans IV
::A suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 15:59 (CET)
Maj. Pour les OC, travaux possibles avec coffret {{ISBN|978-2-07-017916-9}}, vol.I impr 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}, vol.II impr 2016 {{ISBN|978-2-07-012816-7}} (maintenant dans ma biblio perso, Youpi !). Donc,
*{{done}}pour « Kafka et ses précurseurs », dans I, p. 753: « Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain ''crée'' ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur ». Idem dans OCI de 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}
Bref. À (re)travailler tranquillement… [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 16:41 (CET)
Nav historique ici. En 2016, Lykos retire [[spécial:diff/239732]] « Le langage est un ensemble de citations ». ? Soit ? ''{{w|Le Livre de sable}}'', « Utopie d’un homme qui est fatigué », dans OCII, p. 535 : « […] Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations ».
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 17:15 (CET)
:Comme pour d’autres pages, en plus de l’orga/decoupage (de la page), du lien vers les pages œuvres sur les autres projets et ici, se pose ici aussi la question vo/vf, précisions/notes. Pour l’exemple ici du retrait (logique) 2016 de « Le langage est un ensemble de citations »
:la vo (« Ya no nos quedan más que citas. La lengua es un sistema de citas. »)
:** {{w|es:El libro de arena}} ({{w|es:Utopía de un hombre que está cansado}}), https://archive.org/details/bwb_S0-ATP-707/page/129
:** Obras completas, 3, 1975-1985, https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/55
:en vf
:* « Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations » {{done}}, avec OCII, p. 535
:*à voir dans premiere trad pour, peut-etre, expliquer la variante. Voir aussi dans ed bilingue 1990 si trad revue {{ISBN|2-07-038314-8}}
:Comme d’hab, chi va piano, va sano.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mars 2026 à 17:15 (CET)
== « yo soy el río » ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
Prémabule : ici, il n’est pas question de la réécriture, d’une variante de Borges, mais d’une particularité des trad fr.
*Cita vo : « El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río », tirée de « Nueva refutación del tiempo » dans ''Otras inquisiciones''
*Cita vf :
**Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
**Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
Abondamment citée, dans ces deux variantes (+m’entraine/m’emporte). Avant de pouvoir éclaircir in main et d’annoter le passage ici et en page temps, je dois prendre le temps de bien vérifier. Les détails seront sauvegardés sur mon brouillon et résumés ici +tard.
A noter que, je ne suis pas le premier à me faire cette remarque :
*
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 18:56 (CEST)
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Malik2Mars
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/* « yo soy el río » */ curiosité remarquée ici aussi https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
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text/x-wiki
== Comme perdu, dans un labyrinthe ! ==
{{Sourire}}
Ah, un lien rouge à bleuir [[Labyrinthe]] !
À ajouter :
*{{Cita|Il n’est pas nécessaire de construire un labyrinthe quand l’univers déjà en est un.}}{{fait.}}
*etc.
Qlq [[Aide:Ressources|ressources dispo sur IA]],
*Fictions : https://archive.org/details/fictions0000borg
A suivre. Voir les OC.
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
NB: [[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 septembre 2024 à 11:41 (CEST)
:Nav wiki : categ [[w:Catégorie:Œuvre de Jorge Luis Borges]], palette [[w:Modèle:Palette Jorge Luis Borges]]
:Structure et rangement à revoir, drôle de [[Jorge Luis Borges#Autres]], légèrement déroutant non ?…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 20:09 (CEST)
::Page liée + 1 : [[Livre#Jorge Luis Borges]], à poursuivre. Pour les précisions, à ajouter ici, qlq notes
::*« Le Livre », ''En marge de « Sept nuits »'', VO ''Borges Oral'' (5 conf.), trad dans {{Ouvrage|titre=Conférences|année=1985|isbn=2-07-032280-7}} (qui réunit les deux cycles de conf. ''Siete noches'' et ''Borges oral''), cf OC II, p. 736, notes p. 1394 (+1384).
::*''Préface'' de « Préfaces avec une préface aux préfaces » (OC II, p. 1300).
::**NB : [[w:Angelus Silesius#Chez Jorge Luis Borges]] ({{ping|Laurent Glaviano}}), en effet, OC II, note de la p. 624 (''Histoire de la nuit'', « G. A. Bürger »), p. 1376 « Borges évoque souvent le poète mystique allemand [[Angelus Silesius]] (1624-1677) et son célèbre vers « La rose est sans pourquoi [ ]» (voir « À la langue allemande », v. 16, ''L'Or des tigres'', p. 280; « La Poésie », ''Sept nuits'', p. 710). p. 710, déjà sur wp, complément :
::« Je pense que la beauté est une sensation physique, quelque chose que nous ressentons avec tout notre corps. Ce n'est pas le résultat d'un jugement et il n'y a pas de règle pour l'atteindre ; nous sentons la beauté ou nous ne la sentons pas. Je conclurai par un beau vers de ce poète qui au XVIIe siècle, prit le nom étrangement poétique, splendide, d'Angelus Silesius. Il résume en fait tout ce que j'ai dit ce soir, sauf que, moi, je me suis exprimé par des raisonnements ou des simulacres de raisonnements : je le dirai d'abord en traduction puis en allemand, pour que vous l'entendiez :
::''La rose est sans pourquoi… elle fleurit parce qu'elle fleurit.''
::''Die Rose ist ohne warum; sie blühet weil sie blühet''. »
::A suivre.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 22:43 (CEST)
:::Très cher @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]], je te remercie de tes clins d’œil amicaux sur ces sujets qui me tiennent à cœur ! Je suis actuellement très occupé par un travail "IRL" hors wiki, mais quand j'en aurai terminé, je ne manquerai pas de te recontacter pour avoir ton avis à propos de mes projets sur Wikquote, et pour les mettre en œuvre : j'ai repéré quelques "perles" ou diamants noirs de citations qui te raviront, je n'en doute pas.
:::J'ai par ailleurs récemment beaucoup souffert d'un suppressionnisme sauvage et dogmatique, non argumenté sérieusement et sans régulation (ni communautaire, ni par administrateurs) sur le Wiktionnaire, ce qui m'a pas mal démoralisé à propos des wikiprojets en général... J'espère retrouver bientôt à tes côtés le goût du partage bénévole du savoir, et des dialogues communautaires ; si possible avec des gens éclairés... Mais on ne choisit pas toujours {{incise|hélas!}} ses interlocuteurs sur les wiki, et certains ne savent pas échanger des arguments pour parvenir à un consensus, ou à défaut à un compromis, ce qui est le vrai sens du dialogue... Ils se considèrent comme les ayatollahs gardiens des principes de la vraie foi : Dieu ou la Sainte Évolution nous préserve à jamais des censeurs et des fanatiques de tous poils (c'est le cas de le dire) ! Comme disait Nietzsche (je parie que c'est référencé ici {{clin}}) : "ce n'est pas le doute qui rend fou : c'est la certitude !".
:::Toujours bien amicalement à toi, [[Utilisateur:Laurent Glaviano|Laurent Glaviano]] ([[Discussion utilisateur:Laurent Glaviano|discussion]]) 24 septembre 2024 à 18:00 (CEST)
Concernant les précisions à apporter aux cita de ''Siete noches'' et ''Borges oral'', en plus de la page [[Livre]], ça vaut aussi pour la cita en page [[Lecture#Jorge Luis Borges]] (comme signalé, bien retravailler aussi les cita/ref en page liées, y’a par ex qlq liens brisés….). Je peaufine ça en brouillon avant transfert ici. Et je me demande encore comment ranger au mieux pour le lecteur/contributeur (reprendre le titre de l’ed "Conférences" et découper en deux ?). Même si je vais emprunter cette édition aussi, je vais 1) pointer les vo, 2) sourcer avec l’ed OCII (et là Borges oral est "en marge"). Bref, à méditer encore un poil. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 19 avril 2026 à 21:08 (CEST)
== À faire ==
A faire :
*explorer https://www.radiofrance.fr/personnes/jorge-luis-borges
*+Nav [[Georges Charbonnier]] (publi : Gallimard 1967 {{SUDOC| 010213597}}, 1992 Enquêtes (trad. Otras inquisiciones) suivi de Entretiens {{ISBN|978-2-07-032704-1}})
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 octobre 2025 à 16:13 (CEST)
:Poursuivre struture et rangement. Harmoniser ed avec OC, ajouter précisions. Qlq pages œuvres à creer et bien articuler avec wp. Attention, une ancre doit être stable, voir par ex lien wq en page {{w|L'Aleph}}…
:Revoir intégralement la section Autres. '''Quid ''Borges verbal'' ?''' {{???}}…
:Attention, bien '''verifier les cita [[spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]'''…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 14:04 (CET)
::Pour Verbal, en #Autres, voir ce qu’on peut faire/préciser avec [https://fr.scribd.com/document/583815476 ce lien]
:
::Pour les Obras completas
::*ici [[Jorge Luis Borges#Essais]], dans 2, 1952-1972, là https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/89, voir vf ''Autres inquisitions'', « Kafka et ses précurseurs » dans OCI {{done}}
::*là [[Démocratie#Jorge Luis Borges]] (nb: pb isbn en page liée), dans 3, 1975-1985, là https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/121, voir vf « prologue », "La monnaie de fer" dans OCII
::*et là [[Voltaire#Citations sur Voltaire]], dans IV
::A suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 15:59 (CET)
Maj. Pour les OC, travaux possibles avec coffret {{ISBN|978-2-07-017916-9}}, vol.I impr 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}, vol.II impr 2016 {{ISBN|978-2-07-012816-7}} (maintenant dans ma biblio perso, Youpi !). Donc,
*{{done}}pour « Kafka et ses précurseurs », dans I, p. 753: « Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain ''crée'' ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur ». Idem dans OCI de 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}
Bref. À (re)travailler tranquillement… [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 16:41 (CET)
Nav historique ici. En 2016, Lykos retire [[spécial:diff/239732]] « Le langage est un ensemble de citations ». ? Soit ? ''{{w|Le Livre de sable}}'', « Utopie d’un homme qui est fatigué », dans OCII, p. 535 : « […] Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations ».
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 17:15 (CET)
:Comme pour d’autres pages, en plus de l’orga/decoupage (de la page), du lien vers les pages œuvres sur les autres projets et ici, se pose ici aussi la question vo/vf, précisions/notes. Pour l’exemple ici du retrait (logique) 2016 de « Le langage est un ensemble de citations »
:la vo (« Ya no nos quedan más que citas. La lengua es un sistema de citas. »)
:** {{w|es:El libro de arena}} ({{w|es:Utopía de un hombre que está cansado}}), https://archive.org/details/bwb_S0-ATP-707/page/129
:** Obras completas, 3, 1975-1985, https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/55
:en vf
:* « Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations » {{done}}, avec OCII, p. 535
:*à voir dans premiere trad pour, peut-etre, expliquer la variante. Voir aussi dans ed bilingue 1990 si trad revue {{ISBN|2-07-038314-8}}
:Comme d’hab, chi va piano, va sano.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mars 2026 à 17:15 (CET)
== « yo soy el río » ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
Prémabule : ici, il n’est pas question de la réécriture, d’une variante de Borges, mais d’une particularité des trad fr.
*Cita vo : « El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río », tirée de « Nueva refutación del tiempo » dans ''Otras inquisiciones''
*Cita vf :
** « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps »
** « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve »
Abondamment citée, dans ces deux variantes (+m’entraine/m’emporte). Avant de pouvoir éclaircir in main et d’annoter le passage ici et en page [[temps]], je dois justement prendre le temps de bien vérifier. Les détails seront sauvegardés sur mon brouillon là [[Utilisateur:Malik2Mars/Borges#« yo soy el río »]] et résumés ici +tard.
Trad fr :
*Sous le titre Enquêtes
*Puis dans les OC
A noter que, je ne suis pas le premier à me faire cette remarque :
*https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 18:56 (CEST)
gyf1jgxze4lytbhogsemrfbno6gz7j7
459807
459802
2026-05-29T17:38:10Z
Malik2Mars
27293
/* « yo soy el río » */ precise Prémabule : ici, il n’est pas question de la réécriture, d’une variante de Borges (ici, [[Héraclite]]) mais d’une particularité des trad fr.
459807
wikitext
text/x-wiki
== Comme perdu, dans un labyrinthe ! ==
{{Sourire}}
Ah, un lien rouge à bleuir [[Labyrinthe]] !
À ajouter :
*{{Cita|Il n’est pas nécessaire de construire un labyrinthe quand l’univers déjà en est un.}}{{fait.}}
*etc.
Qlq [[Aide:Ressources|ressources dispo sur IA]],
*Fictions : https://archive.org/details/fictions0000borg
A suivre. Voir les OC.
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
NB: [[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 septembre 2024 à 11:41 (CEST)
:Nav wiki : categ [[w:Catégorie:Œuvre de Jorge Luis Borges]], palette [[w:Modèle:Palette Jorge Luis Borges]]
:Structure et rangement à revoir, drôle de [[Jorge Luis Borges#Autres]], légèrement déroutant non ?…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 20:09 (CEST)
::Page liée + 1 : [[Livre#Jorge Luis Borges]], à poursuivre. Pour les précisions, à ajouter ici, qlq notes
::*« Le Livre », ''En marge de « Sept nuits »'', VO ''Borges Oral'' (5 conf.), trad dans {{Ouvrage|titre=Conférences|année=1985|isbn=2-07-032280-7}} (qui réunit les deux cycles de conf. ''Siete noches'' et ''Borges oral''), cf OC II, p. 736, notes p. 1394 (+1384).
::*''Préface'' de « Préfaces avec une préface aux préfaces » (OC II, p. 1300).
::**NB : [[w:Angelus Silesius#Chez Jorge Luis Borges]] ({{ping|Laurent Glaviano}}), en effet, OC II, note de la p. 624 (''Histoire de la nuit'', « G. A. Bürger »), p. 1376 « Borges évoque souvent le poète mystique allemand [[Angelus Silesius]] (1624-1677) et son célèbre vers « La rose est sans pourquoi [ ]» (voir « À la langue allemande », v. 16, ''L'Or des tigres'', p. 280; « La Poésie », ''Sept nuits'', p. 710). p. 710, déjà sur wp, complément :
::« Je pense que la beauté est une sensation physique, quelque chose que nous ressentons avec tout notre corps. Ce n'est pas le résultat d'un jugement et il n'y a pas de règle pour l'atteindre ; nous sentons la beauté ou nous ne la sentons pas. Je conclurai par un beau vers de ce poète qui au XVIIe siècle, prit le nom étrangement poétique, splendide, d'Angelus Silesius. Il résume en fait tout ce que j'ai dit ce soir, sauf que, moi, je me suis exprimé par des raisonnements ou des simulacres de raisonnements : je le dirai d'abord en traduction puis en allemand, pour que vous l'entendiez :
::''La rose est sans pourquoi… elle fleurit parce qu'elle fleurit.''
::''Die Rose ist ohne warum; sie blühet weil sie blühet''. »
::A suivre.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 22:43 (CEST)
:::Très cher @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]], je te remercie de tes clins d’œil amicaux sur ces sujets qui me tiennent à cœur ! Je suis actuellement très occupé par un travail "IRL" hors wiki, mais quand j'en aurai terminé, je ne manquerai pas de te recontacter pour avoir ton avis à propos de mes projets sur Wikquote, et pour les mettre en œuvre : j'ai repéré quelques "perles" ou diamants noirs de citations qui te raviront, je n'en doute pas.
:::J'ai par ailleurs récemment beaucoup souffert d'un suppressionnisme sauvage et dogmatique, non argumenté sérieusement et sans régulation (ni communautaire, ni par administrateurs) sur le Wiktionnaire, ce qui m'a pas mal démoralisé à propos des wikiprojets en général... J'espère retrouver bientôt à tes côtés le goût du partage bénévole du savoir, et des dialogues communautaires ; si possible avec des gens éclairés... Mais on ne choisit pas toujours {{incise|hélas!}} ses interlocuteurs sur les wiki, et certains ne savent pas échanger des arguments pour parvenir à un consensus, ou à défaut à un compromis, ce qui est le vrai sens du dialogue... Ils se considèrent comme les ayatollahs gardiens des principes de la vraie foi : Dieu ou la Sainte Évolution nous préserve à jamais des censeurs et des fanatiques de tous poils (c'est le cas de le dire) ! Comme disait Nietzsche (je parie que c'est référencé ici {{clin}}) : "ce n'est pas le doute qui rend fou : c'est la certitude !".
:::Toujours bien amicalement à toi, [[Utilisateur:Laurent Glaviano|Laurent Glaviano]] ([[Discussion utilisateur:Laurent Glaviano|discussion]]) 24 septembre 2024 à 18:00 (CEST)
Concernant les précisions à apporter aux cita de ''Siete noches'' et ''Borges oral'', en plus de la page [[Livre]], ça vaut aussi pour la cita en page [[Lecture#Jorge Luis Borges]] (comme signalé, bien retravailler aussi les cita/ref en page liées, y’a par ex qlq liens brisés….). Je peaufine ça en brouillon avant transfert ici. Et je me demande encore comment ranger au mieux pour le lecteur/contributeur (reprendre le titre de l’ed "Conférences" et découper en deux ?). Même si je vais emprunter cette édition aussi, je vais 1) pointer les vo, 2) sourcer avec l’ed OCII (et là Borges oral est "en marge"). Bref, à méditer encore un poil. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 19 avril 2026 à 21:08 (CEST)
== À faire ==
A faire :
*explorer https://www.radiofrance.fr/personnes/jorge-luis-borges
*+Nav [[Georges Charbonnier]] (publi : Gallimard 1967 {{SUDOC| 010213597}}, 1992 Enquêtes (trad. Otras inquisiciones) suivi de Entretiens {{ISBN|978-2-07-032704-1}})
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 octobre 2025 à 16:13 (CEST)
:Poursuivre struture et rangement. Harmoniser ed avec OC, ajouter précisions. Qlq pages œuvres à creer et bien articuler avec wp. Attention, une ancre doit être stable, voir par ex lien wq en page {{w|L'Aleph}}…
:Revoir intégralement la section Autres. '''Quid ''Borges verbal'' ?''' {{???}}…
:Attention, bien '''verifier les cita [[spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]'''…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 14:04 (CET)
::Pour Verbal, en #Autres, voir ce qu’on peut faire/préciser avec [https://fr.scribd.com/document/583815476 ce lien]
:
::Pour les Obras completas
::*ici [[Jorge Luis Borges#Essais]], dans 2, 1952-1972, là https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/89, voir vf ''Autres inquisitions'', « Kafka et ses précurseurs » dans OCI {{done}}
::*là [[Démocratie#Jorge Luis Borges]] (nb: pb isbn en page liée), dans 3, 1975-1985, là https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/121, voir vf « prologue », "La monnaie de fer" dans OCII
::*et là [[Voltaire#Citations sur Voltaire]], dans IV
::A suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 15:59 (CET)
Maj. Pour les OC, travaux possibles avec coffret {{ISBN|978-2-07-017916-9}}, vol.I impr 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}, vol.II impr 2016 {{ISBN|978-2-07-012816-7}} (maintenant dans ma biblio perso, Youpi !). Donc,
*{{done}}pour « Kafka et ses précurseurs », dans I, p. 753: « Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain ''crée'' ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur ». Idem dans OCI de 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}
Bref. À (re)travailler tranquillement… [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 16:41 (CET)
Nav historique ici. En 2016, Lykos retire [[spécial:diff/239732]] « Le langage est un ensemble de citations ». ? Soit ? ''{{w|Le Livre de sable}}'', « Utopie d’un homme qui est fatigué », dans OCII, p. 535 : « […] Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations ».
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 17:15 (CET)
:Comme pour d’autres pages, en plus de l’orga/decoupage (de la page), du lien vers les pages œuvres sur les autres projets et ici, se pose ici aussi la question vo/vf, précisions/notes. Pour l’exemple ici du retrait (logique) 2016 de « Le langage est un ensemble de citations »
:la vo (« Ya no nos quedan más que citas. La lengua es un sistema de citas. »)
:** {{w|es:El libro de arena}} ({{w|es:Utopía de un hombre que está cansado}}), https://archive.org/details/bwb_S0-ATP-707/page/129
:** Obras completas, 3, 1975-1985, https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/55
:en vf
:* « Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations » {{done}}, avec OCII, p. 535
:*à voir dans premiere trad pour, peut-etre, expliquer la variante. Voir aussi dans ed bilingue 1990 si trad revue {{ISBN|2-07-038314-8}}
:Comme d’hab, chi va piano, va sano.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mars 2026 à 17:15 (CET)
== « yo soy el río » ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
Prémabule : ici, il n’est pas question de la réécriture, d’une variante de Borges (ici, [[Héraclite]]) mais d’une particularité des trad fr.
*Cita vo : « El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río », tirée de « Nueva refutación del tiempo » dans ''Otras inquisiciones''
*Cita vf :
** « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps »
** « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve »
Abondamment citée, dans ces deux variantes (+m’entraine/m’emporte). Avant de pouvoir éclaircir in main et d’annoter le passage ici et en page [[temps]], je dois justement prendre le temps de bien vérifier. Les détails seront sauvegardés sur mon brouillon là [[Utilisateur:Malik2Mars/Borges#« yo soy el río »]] et résumés ici +tard.
Trad fr :
*Sous le titre Enquêtes
*Puis dans les OC
A noter que, je ne suis pas le premier à me faire cette remarque :
*https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 18:56 (CEST)
pi8olxz5djr3getjmgozhs6y22rz9ig
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2026-05-29T18:45:47Z
Malik2Mars
27293
/* « yo soy el río » */ precise labyrinthe : pas question de la réécriture, d’une variante de Borges (ici, [[Héraclite]], dans [[Jorge Luis Borges#Éloge de l’ombre]])
459819
wikitext
text/x-wiki
== Comme perdu, dans un labyrinthe ! ==
{{Sourire}}
Ah, un lien rouge à bleuir [[Labyrinthe]] !
À ajouter :
*{{Cita|Il n’est pas nécessaire de construire un labyrinthe quand l’univers déjà en est un.}}{{fait.}}
*etc.
Qlq [[Aide:Ressources|ressources dispo sur IA]],
*Fictions : https://archive.org/details/fictions0000borg
A suivre. Voir les OC.
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
NB: [[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 septembre 2024 à 11:41 (CEST)
:Nav wiki : categ [[w:Catégorie:Œuvre de Jorge Luis Borges]], palette [[w:Modèle:Palette Jorge Luis Borges]]
:Structure et rangement à revoir, drôle de [[Jorge Luis Borges#Autres]], légèrement déroutant non ?…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 20:09 (CEST)
::Page liée + 1 : [[Livre#Jorge Luis Borges]], à poursuivre. Pour les précisions, à ajouter ici, qlq notes
::*« Le Livre », ''En marge de « Sept nuits »'', VO ''Borges Oral'' (5 conf.), trad dans {{Ouvrage|titre=Conférences|année=1985|isbn=2-07-032280-7}} (qui réunit les deux cycles de conf. ''Siete noches'' et ''Borges oral''), cf OC II, p. 736, notes p. 1394 (+1384).
::*''Préface'' de « Préfaces avec une préface aux préfaces » (OC II, p. 1300).
::**NB : [[w:Angelus Silesius#Chez Jorge Luis Borges]] ({{ping|Laurent Glaviano}}), en effet, OC II, note de la p. 624 (''Histoire de la nuit'', « G. A. Bürger »), p. 1376 « Borges évoque souvent le poète mystique allemand [[Angelus Silesius]] (1624-1677) et son célèbre vers « La rose est sans pourquoi [ ]» (voir « À la langue allemande », v. 16, ''L'Or des tigres'', p. 280; « La Poésie », ''Sept nuits'', p. 710). p. 710, déjà sur wp, complément :
::« Je pense que la beauté est une sensation physique, quelque chose que nous ressentons avec tout notre corps. Ce n'est pas le résultat d'un jugement et il n'y a pas de règle pour l'atteindre ; nous sentons la beauté ou nous ne la sentons pas. Je conclurai par un beau vers de ce poète qui au XVIIe siècle, prit le nom étrangement poétique, splendide, d'Angelus Silesius. Il résume en fait tout ce que j'ai dit ce soir, sauf que, moi, je me suis exprimé par des raisonnements ou des simulacres de raisonnements : je le dirai d'abord en traduction puis en allemand, pour que vous l'entendiez :
::''La rose est sans pourquoi… elle fleurit parce qu'elle fleurit.''
::''Die Rose ist ohne warum; sie blühet weil sie blühet''. »
::A suivre.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 22:43 (CEST)
:::Très cher @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]], je te remercie de tes clins d’œil amicaux sur ces sujets qui me tiennent à cœur ! Je suis actuellement très occupé par un travail "IRL" hors wiki, mais quand j'en aurai terminé, je ne manquerai pas de te recontacter pour avoir ton avis à propos de mes projets sur Wikquote, et pour les mettre en œuvre : j'ai repéré quelques "perles" ou diamants noirs de citations qui te raviront, je n'en doute pas.
:::J'ai par ailleurs récemment beaucoup souffert d'un suppressionnisme sauvage et dogmatique, non argumenté sérieusement et sans régulation (ni communautaire, ni par administrateurs) sur le Wiktionnaire, ce qui m'a pas mal démoralisé à propos des wikiprojets en général... J'espère retrouver bientôt à tes côtés le goût du partage bénévole du savoir, et des dialogues communautaires ; si possible avec des gens éclairés... Mais on ne choisit pas toujours {{incise|hélas!}} ses interlocuteurs sur les wiki, et certains ne savent pas échanger des arguments pour parvenir à un consensus, ou à défaut à un compromis, ce qui est le vrai sens du dialogue... Ils se considèrent comme les ayatollahs gardiens des principes de la vraie foi : Dieu ou la Sainte Évolution nous préserve à jamais des censeurs et des fanatiques de tous poils (c'est le cas de le dire) ! Comme disait Nietzsche (je parie que c'est référencé ici {{clin}}) : "ce n'est pas le doute qui rend fou : c'est la certitude !".
:::Toujours bien amicalement à toi, [[Utilisateur:Laurent Glaviano|Laurent Glaviano]] ([[Discussion utilisateur:Laurent Glaviano|discussion]]) 24 septembre 2024 à 18:00 (CEST)
Concernant les précisions à apporter aux cita de ''Siete noches'' et ''Borges oral'', en plus de la page [[Livre]], ça vaut aussi pour la cita en page [[Lecture#Jorge Luis Borges]] (comme signalé, bien retravailler aussi les cita/ref en page liées, y’a par ex qlq liens brisés….). Je peaufine ça en brouillon avant transfert ici. Et je me demande encore comment ranger au mieux pour le lecteur/contributeur (reprendre le titre de l’ed "Conférences" et découper en deux ?). Même si je vais emprunter cette édition aussi, je vais 1) pointer les vo, 2) sourcer avec l’ed OCII (et là Borges oral est "en marge"). Bref, à méditer encore un poil. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 19 avril 2026 à 21:08 (CEST)
== À faire ==
A faire :
*explorer https://www.radiofrance.fr/personnes/jorge-luis-borges
*+Nav [[Georges Charbonnier]] (publi : Gallimard 1967 {{SUDOC| 010213597}}, 1992 Enquêtes (trad. Otras inquisiciones) suivi de Entretiens {{ISBN|978-2-07-032704-1}})
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 octobre 2025 à 16:13 (CEST)
:Poursuivre struture et rangement. Harmoniser ed avec OC, ajouter précisions. Qlq pages œuvres à creer et bien articuler avec wp. Attention, une ancre doit être stable, voir par ex lien wq en page {{w|L'Aleph}}…
:Revoir intégralement la section Autres. '''Quid ''Borges verbal'' ?''' {{???}}…
:Attention, bien '''verifier les cita [[spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]'''…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 14:04 (CET)
::Pour Verbal, en #Autres, voir ce qu’on peut faire/préciser avec [https://fr.scribd.com/document/583815476 ce lien]
:
::Pour les Obras completas
::*ici [[Jorge Luis Borges#Essais]], dans 2, 1952-1972, là https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/89, voir vf ''Autres inquisitions'', « Kafka et ses précurseurs » dans OCI {{done}}
::*là [[Démocratie#Jorge Luis Borges]] (nb: pb isbn en page liée), dans 3, 1975-1985, là https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/121, voir vf « prologue », "La monnaie de fer" dans OCII
::*et là [[Voltaire#Citations sur Voltaire]], dans IV
::A suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 15:59 (CET)
Maj. Pour les OC, travaux possibles avec coffret {{ISBN|978-2-07-017916-9}}, vol.I impr 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}, vol.II impr 2016 {{ISBN|978-2-07-012816-7}} (maintenant dans ma biblio perso, Youpi !). Donc,
*{{done}}pour « Kafka et ses précurseurs », dans I, p. 753: « Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain ''crée'' ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur ». Idem dans OCI de 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}
Bref. À (re)travailler tranquillement… [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 16:41 (CET)
Nav historique ici. En 2016, Lykos retire [[spécial:diff/239732]] « Le langage est un ensemble de citations ». ? Soit ? ''{{w|Le Livre de sable}}'', « Utopie d’un homme qui est fatigué », dans OCII, p. 535 : « […] Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations ».
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 17:15 (CET)
:Comme pour d’autres pages, en plus de l’orga/decoupage (de la page), du lien vers les pages œuvres sur les autres projets et ici, se pose ici aussi la question vo/vf, précisions/notes. Pour l’exemple ici du retrait (logique) 2016 de « Le langage est un ensemble de citations »
:la vo (« Ya no nos quedan más que citas. La lengua es un sistema de citas. »)
:** {{w|es:El libro de arena}} ({{w|es:Utopía de un hombre que está cansado}}), https://archive.org/details/bwb_S0-ATP-707/page/129
:** Obras completas, 3, 1975-1985, https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/55
:en vf
:* « Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations » {{done}}, avec OCII, p. 535
:*à voir dans premiere trad pour, peut-etre, expliquer la variante. Voir aussi dans ed bilingue 1990 si trad revue {{ISBN|2-07-038314-8}}
:Comme d’hab, chi va piano, va sano.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mars 2026 à 17:15 (CET)
== « yo soy el río » ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
Prémabule : ici, il n’est pas question de la réécriture, d’une variante de Borges (ici, [[Héraclite]], dans [[Jorge Luis Borges#Éloge de l’ombre]]) mais d’une particularité des trad fr.
*Cita vo : « El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río », tirée de « Nueva refutación del tiempo » dans ''Otras inquisiciones''
*Cita vf :
** « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps »
** « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve »
Abondamment citée, dans ces deux variantes (+m’entraine/m’emporte). Avant de pouvoir éclaircir in main et d’annoter le passage ici et en page [[temps]], je dois justement prendre le temps de bien vérifier. Les détails seront sauvegardés sur mon brouillon là [[Utilisateur:Malik2Mars/Borges#« yo soy el río »]] et résumés ici +tard.
Trad fr :
*Sous le titre Enquêtes
*Puis dans les OC
A noter que, je ne suis pas le premier à me faire cette remarque :
*https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 18:56 (CEST)
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Utilisateur:An insect photographer
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{{Clr}}
{{Citation bloc|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.|[[Toni Morrison]], ''Playing in the Dark'', 1992}}
{{Clr}}
[[File:Victoria amazonica 03.jpg|thumb|left|alt=Fleur blanche épanouie d'un nénuphar se reflétant dans une eau noire et bleue|Une fleur du nénuphar géant d'Amazonie ({{w|Victoria amazonica}}) au jardin botanique d'{{w|Adélaïde_(Australie)|Adélaïde}}.]]
{{Citation bloc|L'appareil photographique peut révéler les secrets que l'œil nu ou l'esprit ne captent pas, tout disparaît sauf ce qui a été saisi dans le cadre. La photographie est un exercice d'observation et le résultat est toujours un coup du [[hasard]] […]. L'appareil photographique est une chose simple, il est à la portée du plus ignare, le but est de créer cette combinaison de vérité et de beauté que l'on appelle [[art]].|[[Isabel Allende]], ''Portrait sépia'', 2003}}
{{Citation bloc|Et moi j'ai ce démon qui veut que je m'enfuie en hurlant plutôt que d'être faillible, d'avoir des défauts. Il veut me faire croire que je suis si bonne que je me dois d'être parfaite ou rien.|[[Sylvia Plath]], ''Journaux de 1950 à 1962''}}
[[File:Cat walking silhouette.svg|right|200px|250px|alt=Silhouette noire d'un chat marchant vers le spectateur]]
==Créations==
31 août 2024: [[Louisa May Alcott]]
2024: [[Billie Holiday]], [[Carl Friedrich Gauss]], [[Mama Béa]], [[Lise Meitner]], [[Madeleine Riffaud]], [[Modibo Diarra]], [[Kendji Girac]], [[Susanna Tamaro]], [[Sofia Kovalevskaya]], [[L'Amie prodigieuse]], [[Le Nouveau Nom]], [[Celle qui fuit et celle qui reste]], [[L'Enfant perdue]], [[Elena Ferrante]], [[Fouad Laroui]], [[Ginette Kolinka]]
2025: [[Poète]], [[Casablanca]], [[Funmilayo Ransome-Kuti]], [[Daniel Ellsberg]], [[Marguerite Burnat-Provins]], [[Estela de Carlotto]], [[Diam's]], [[Jeanne Tavernier]], [[Grands-mères de la place de Mai]], [[Maria Winkelmann]], [[Lady Laistee]], [[Emmeline Pankhurst]], [[Alan Bennett]], [[Amérique]], [[Françoise Gilot]], [[Alberto Giacometti]], [[Ousseini Hadizatou Yacouba]], [[Mary O'Hara]], [[Le Meurtre de Roger Ackroyd]], [[Edith Cavell]], [[Martin Parr]], [[Simone Signoret]], [[Anise Postel-Vinay]]
2026: [[Anne-Sophie Lapix]]
{{Clr}}
==A faire==
Sur Nana Darkoa Sekyiamah, la citation de son livre n'a pas de page. à voir
A améliorer: [[Amadou et Mariam]], [[Barbara]], [[Leïla Bekhti]], [[bell hooks]], [[Cheval]], [[Agatha Christie]], [[Damso]], [[Sonia Delaunay]], [[Dilili à Paris]], [[Céline Dion]], [[Waris Dirie]], [[Élisabeth II]], [[Florence Foresti]], [[François d'Assise]], [[François (pape)]], [[Jostein Gaarder]], [[Rosemonde Gérard]], [[Goethe]], [[Grand Corps Malade]], [[Delphine Horvilleur]], [[Hedy Lamarr]], [[Clara Luciani]], [[Naguib Mahfouz]], [[Marie (mère de Jésus)]], [[Missak Manouchian]], [[Daphne du Maurier]], [[Édith Piaf]], [[Rainer Maria Rilke]], [[Muriel Robin]], [[Simone Schwarz-Bart]], [[Soprano (rappeur)]], [[Stromae]], [[Mère Teresa]], [[Lilian Thuram]].
Tôt: [[Ava Max]], [[Josiane Balasko]], [[Diane de Beausacq]], [[Enid Blyton]], [[Maria Cunitz]], [[Ednah Dow Littlehale Cheney]], [[Lara Fabian]], [[Ariana Grande]], [[Indila]], [[Rose Leke]] [[Lio]], [[Bertha Lutz]], [[Marie Noël]], [[Mentissa]], [[Santa]], [[Roch Voisine]].
Plus tard: [[Carlo Acutis]], [[Emmanuelle Arsan]], [[Louise-Victorine Ackermann]], [[Anne-Marie Carrière]], [[Claudette Colvin]], [[Francis de Croisset]], [[La Fouine]], [[Louise d'Épinay]], [[Madame de Genlis]], [[Eva Illouz]], [[Anne-Dauphine Julliand]], [[Madeleine de Puisieux]], [[François de Sales]], [[Louise de Vilmorin]], [[Charlotte Perriand]].
[[File:LEI0440 190 Leica IIIf chrom - Sn. 580566 1951-52-M39 vs. Minox Leica IIIf Ohne Blitz Version 2-6124 hf.jpg|vignette|alt=2 appareils photo argentiques, le petit devant le grand, l'objectif tourné vers la gauche.|Un Leica IIIf (1951) et sa version miniature.]]
==Outils==
{{Pour info}}
[[Utilisateur:An insect photographer/brouillon]]
[[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]]
[[Wikiquote:Citez vos sources]]
[[Wikiquote:Citation du jour]]
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{{Citation bloc|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.|[[Toni Morrison]], ''Playing in the Dark'', 1992}}
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[[File:Victoria amazonica 03.jpg|thumb|left|alt=Fleur blanche épanouie d'un nénuphar se reflétant dans une eau noire et bleue|Une fleur du nénuphar géant d'Amazonie ({{w|Victoria amazonica}}) au jardin botanique d'{{w|Adélaïde_(Australie)|Adélaïde}}.]]
{{Citation bloc|L'appareil photographique peut révéler les secrets que l'œil nu ou l'esprit ne captent pas, tout disparaît sauf ce qui a été saisi dans le cadre. La photographie est un exercice d'observation et le résultat est toujours un coup du [[hasard]] […]. L'appareil photographique est une chose simple, il est à la portée du plus ignare, le but est de créer cette combinaison de vérité et de beauté que l'on appelle [[art]].|[[Isabel Allende]], ''Portrait sépia'', 2003}}
{{Citation bloc|Et moi j'ai ce démon qui veut que je m'enfuie en hurlant plutôt que d'être faillible, d'avoir des défauts. Il veut me faire croire que je suis si bonne que je me dois d'être parfaite ou rien.|[[Sylvia Plath]], ''Journaux de 1950 à 1962''}}
[[File:Cat walking silhouette.svg|right|200px|250px|alt=Silhouette noire d'un chat marchant vers le spectateur]]
==Créations==
31 août 2024: [[Louisa May Alcott]]
2024: [[Billie Holiday]], [[Carl Friedrich Gauss]], [[Mama Béa]], [[Lise Meitner]], [[Madeleine Riffaud]], [[Modibo Diarra]], [[Kendji Girac]], [[Susanna Tamaro]], [[Sofia Kovalevskaya]], [[L'Amie prodigieuse]], [[Le Nouveau Nom]], [[Celle qui fuit et celle qui reste]], [[L'Enfant perdue]], [[Elena Ferrante]], [[Fouad Laroui]], [[Ginette Kolinka]]
2025: [[Poète]], [[Casablanca]], [[Funmilayo Ransome-Kuti]], [[Daniel Ellsberg]], [[Marguerite Burnat-Provins]], [[Estela de Carlotto]], [[Diam's]], [[Jeanne Tavernier]], [[Grands-mères de la place de Mai]], [[Maria Winkelmann]], [[Lady Laistee]], [[Emmeline Pankhurst]], [[Alan Bennett]], [[Amérique]], [[Françoise Gilot]], [[Alberto Giacometti]], [[Ousseini Hadizatou Yacouba]], [[Mary O'Hara]], [[Le Meurtre de Roger Ackroyd]], [[Edith Cavell]], [[Martin Parr]]
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{{Clr}}
==A faire==
Sur Nana Darkoa Sekyiamah, la citation de son livre n'a pas de page. à voir
A améliorer: [[Amadou et Mariam]], [[Barbara]], [[Leïla Bekhti]], [[bell hooks]], [[Cheval]], [[Agatha Christie]], [[Damso]], [[Sonia Delaunay]], [[Dilili à Paris]], [[Céline Dion]], [[Waris Dirie]], [[Élisabeth II]], [[Florence Foresti]], [[François d'Assise]], [[François (pape)]], [[Jostein Gaarder]], [[Rosemonde Gérard]], [[Goethe]], [[Grand Corps Malade]], [[Delphine Horvilleur]], [[Hedy Lamarr]], [[Clara Luciani]], [[Naguib Mahfouz]], [[Marie (mère de Jésus)]], [[Missak Manouchian]], [[Daphne du Maurier]], [[Édith Piaf]], [[Rainer Maria Rilke]], [[Muriel Robin]], [[Simone Schwarz-Bart]], [[Soprano (rappeur)]], [[Stromae]], [[Mère Teresa]], [[Lilian Thuram]].
Tôt: [[Ava Max]], [[Josiane Balasko]], [[Diane de Beausacq]], [[Enid Blyton]], [[Maria Cunitz]], [[Ednah Dow Littlehale Cheney]], [[Lara Fabian]], [[Ariana Grande]], [[Indila]], [[Rose Leke]] [[Lio]], [[Bertha Lutz]], [[Marie Noël]], [[Mentissa]], [[Santa]], [[Roch Voisine]].
Plus tard: [[Carlo Acutis]], [[Emmanuelle Arsan]], [[Louise-Victorine Ackermann]], [[Anne-Marie Carrière]], [[Claudette Colvin]], [[Francis de Croisset]], [[La Fouine]], [[Louise d'Épinay]], [[Madame de Genlis]], [[Eva Illouz]], [[Anne-Dauphine Julliand]], [[Madeleine de Puisieux]], [[François de Sales]], [[Louise de Vilmorin]], [[Charlotte Perriand]].
[[File:LEI0440 190 Leica IIIf chrom - Sn. 580566 1951-52-M39 vs. Minox Leica IIIf Ohne Blitz Version 2-6124 hf.jpg|vignette|alt=2 appareils photo argentiques, le petit devant le grand, l'objectif tourné vers la gauche.|Un Leica IIIf (1951) et sa version miniature.]]
==Outils==
{{Pour info}}
[[Utilisateur:An insect photographer/brouillon]]
[[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]]
[[Wikiquote:Citez vos sources]]
[[Wikiquote:Citation du jour]]
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{{Citation bloc|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.|[[Toni Morrison]], ''Playing in the Dark'', 1992}}
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[[File:Victoria amazonica 03.jpg|thumb|left|alt=Fleur blanche épanouie d'un nénuphar se reflétant dans une eau noire et bleue|Une fleur du nénuphar géant d'Amazonie ({{w|Victoria amazonica}}) au jardin botanique d'{{w|Adélaïde_(Australie)|Adélaïde}}.]]
{{Citation bloc|L'appareil photographique peut révéler les secrets que l'œil nu ou l'esprit ne captent pas, tout disparaît sauf ce qui a été saisi dans le cadre. La photographie est un exercice d'observation et le résultat est toujours un coup du [[hasard]] […]. L'appareil photographique est une chose simple, il est à la portée du plus ignare, le but est de créer cette combinaison de vérité et de beauté que l'on appelle [[art]].|[[Isabel Allende]], ''Portrait sépia'', 2003}}
{{Citation bloc|Et moi j'ai ce démon qui veut que je m'enfuie en hurlant plutôt que d'être faillible, d'avoir des défauts. Il veut me faire croire que je suis si bonne que je me dois d'être parfaite ou rien.|[[Sylvia Plath]], ''Journaux de 1950 à 1962''}}
[[File:Cat walking silhouette.svg|right|200px|250px|alt=Silhouette noire d'un chat marchant vers le spectateur]]
==Créations==
31 août 2024: [[Louisa May Alcott]]
2024: [[Billie Holiday]], [[Carl Friedrich Gauss]], [[Mama Béa]], [[Lise Meitner]], [[Madeleine Riffaud]], [[Modibo Diarra]], [[Kendji Girac]], [[Susanna Tamaro]], [[Sofia Kovalevskaya]], [[L'Amie prodigieuse]], [[Le Nouveau Nom]], [[Celle qui fuit et celle qui reste]], [[L'Enfant perdue]], [[Elena Ferrante]], [[Fouad Laroui]], [[Ginette Kolinka]]
2025: [[Poète]], [[Casablanca]], [[Funmilayo Ransome-Kuti]], [[Daniel Ellsberg]], [[Marguerite Burnat-Provins]], [[Estela de Carlotto]], [[Diam's]], [[Jeanne Tavernier]], [[Grands-mères de la place de Mai]], [[Maria Winkelmann]], [[Lady Laistee]], [[Emmeline Pankhurst]], [[Alan Bennett]], [[Amérique]], [[Françoise Gilot]], [[Alberto Giacometti]], [[Ousseini Hadizatou Yacouba]], [[Mary O'Hara]], [[Le Meurtre de Roger Ackroyd]], [[Edith Cavell]], [[Martin Parr]]
2026: [[Simone Signoret]], [[Anise Postel-Vinay]], [[Anne-Sophie Lapix]]
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==A faire==
Sur Nana Darkoa Sekyiamah, la citation de son livre n'a pas de page. à voir
A améliorer: [[Amadou et Mariam]], [[Barbara]], [[Leïla Bekhti]], [[bell hooks]], [[Cheval]], [[Agatha Christie]], [[Damso]], [[Sonia Delaunay]], [[Dilili à Paris]], [[Céline Dion]], [[Waris Dirie]], [[Élisabeth II]], [[Florence Foresti]], [[François d'Assise]], [[François (pape)]], [[Jostein Gaarder]], [[Rosemonde Gérard]], [[Goethe]], [[Grand Corps Malade]], [[Delphine Horvilleur]], [[Hedy Lamarr]], [[Clara Luciani]], [[Naguib Mahfouz]], [[Marie (mère de Jésus)]], [[Missak Manouchian]], [[Daphne du Maurier]], [[Édith Piaf]], [[Rainer Maria Rilke]], [[Muriel Robin]], [[Simone Schwarz-Bart]], [[Soprano (rappeur)]], [[Stromae]], [[Mère Teresa]], [[Lilian Thuram]].
Tôt: [[Ava Max]], [[Josiane Balasko]], [[Diane de Beausacq]], [[Enid Blyton]], [[Maria Cunitz]], [[Ednah Dow Littlehale Cheney]], [[Lara Fabian]], [[Ariana Grande]], [[Indila]], [[Rose Leke]] [[Lio]], [[Bertha Lutz]], [[Marie Noël]], [[Mentissa]], [[Santa]], [[Roch Voisine]].
Plus tard: [[Carlo Acutis]], [[Emmanuelle Arsan]], [[Louise-Victorine Ackermann]], [[Anne-Marie Carrière]], [[Claudette Colvin]], [[Francis de Croisset]], [[La Fouine]], [[Louise d'Épinay]], [[Madame de Genlis]], [[Eva Illouz]], [[Anne-Dauphine Julliand]], [[Madeleine de Puisieux]], [[François de Sales]], [[Louise de Vilmorin]], [[Charlotte Perriand]].
[[File:LEI0440 190 Leica IIIf chrom - Sn. 580566 1951-52-M39 vs. Minox Leica IIIf Ohne Blitz Version 2-6124 hf.jpg|vignette|alt=2 appareils photo argentiques, le petit devant le grand, l'objectif tourné vers la gauche.|Un Leica IIIf (1951) et sa version miniature.]]
==Outils==
{{Pour info}}
[[Utilisateur:An insect photographer/brouillon]]
[[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]]
[[Wikiquote:Citez vos sources]]
[[Wikiquote:Citation du jour]]
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{{Citation bloc|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.|[[Toni Morrison]], ''Playing in the Dark'', 1992}}
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[[File:Victoria amazonica 03.jpg|thumb|left|alt=Fleur blanche épanouie d'un nénuphar se reflétant dans une eau noire et bleue|Une fleur du nénuphar géant d'Amazonie ({{w|Victoria amazonica}}) au jardin botanique d'{{w|Adélaïde_(Australie)|Adélaïde}}.]]
{{Citation bloc|L'appareil photographique peut révéler les secrets que l'œil nu ou l'esprit ne captent pas, tout disparaît sauf ce qui a été saisi dans le cadre. La photographie est un exercice d'observation et le résultat est toujours un coup du [[hasard]] […]. L'appareil photographique est une chose simple, il est à la portée du plus ignare, le but est de créer cette combinaison de vérité et de beauté que l'on appelle [[art]].|[[Isabel Allende]], ''Portrait sépia'', 2003}}
{{Citation bloc|Et moi j'ai ce démon qui veut que je m'enfuie en hurlant plutôt que d'être faillible, d'avoir des défauts. Il veut me faire croire que je suis si bonne que je me dois d'être parfaite ou rien.|[[Sylvia Plath]], ''Journaux de 1950 à 1962''}}
[[File:Cat walking silhouette.svg|right|200px|250px|alt=Silhouette noire d'un chat marchant vers le spectateur]]
==Créations==
31 août 2024: [[Louisa May Alcott]]
2024: [[Billie Holiday]], [[Carl Friedrich Gauss]], [[Mama Béa]], [[Lise Meitner]], [[Madeleine Riffaud]], [[Modibo Diarra]], [[Kendji Girac]], [[Susanna Tamaro]], [[Sofia Kovalevskaya]], [[L'Amie prodigieuse]], [[Le Nouveau Nom]], [[Celle qui fuit et celle qui reste]], [[L'Enfant perdue]], [[Elena Ferrante]], [[Fouad Laroui]], [[Ginette Kolinka]]
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2026: [[Simone Signoret]], [[Anise Postel-Vinay]], [[Anne-Sophie Lapix]]
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==A faire==
Sur Nana Darkoa Sekyiamah, la citation de son livre n'a pas de page. à voir
A améliorer: [[Amadou et Mariam]], [[Barbara]], [[Leïla Bekhti]], [[bell hooks]], [[Cheval]], [[Agatha Christie]], [[Damso]], [[Sonia Delaunay]], [[Dilili à Paris]], [[Céline Dion]], [[Waris Dirie]], [[Élisabeth II]], [[Florence Foresti]], [[François d'Assise]], [[François (pape)]], [[Jostein Gaarder]], [[Rosemonde Gérard]], [[Goethe]], [[Grand Corps Malade]], [[Delphine Horvilleur]], [[Hedy Lamarr]], [[Clara Luciani]], [[Naguib Mahfouz]], [[Marie (mère de Jésus)]], [[Missak Manouchian]], [[Daphne du Maurier]], [[Édith Piaf]], [[Rainer Maria Rilke]], [[Muriel Robin]], [[Simone Schwarz-Bart]], [[Soprano (rappeur)]], [[Stromae]], [[Mère Teresa]], [[Lilian Thuram]].
Tôt: [[Ava Max]], [[Josiane Balasko]], [[Diane de Beausacq]], [[Enid Blyton]], [[Maria Cunitz]], [[Ednah Dow Littlehale Cheney]], [[Lara Fabian]], [[Ariana Grande]], [[Indila]], [[Rose Leke]] [[Lio]], [[Bertha Lutz]], [[Marie Noël]], [[Mentissa]], [[Santa]], [[Roch Voisine]].
Plus tard: [[Carlo Acutis]], [[Emmanuelle Arsan]], [[Louise-Victorine Ackermann]], [[Anne-Marie Carrière]], [[Claudette Colvin]], [[Francis de Croisset]], [[La Fouine]], [[Louise d'Épinay]], [[Madame de Genlis]], [[Eva Illouz]], [[Anne-Dauphine Julliand]], [[Madeleine de Puisieux]], [[François de Sales]], [[Louise de Vilmorin]], [[Charlotte Perriand]].
[[File:LEI0440 190 Leica IIIf chrom - Sn. 580566 1951-52-M39 vs. Minox Leica IIIf Ohne Blitz Version 2-6124 hf.jpg|vignette|alt=2 appareils photo argentiques, le petit devant le grand, l'objectif tourné vers la gauche.|Un Leica IIIf (1951) et sa version miniature.]]
==Outils==
{{Pour info}}
[[Utilisateur:An insect photographer/brouillon]]
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[[Wikiquote:Citez vos sources]]
[[Wikiquote:Citation du jour]]
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/* A faire */ en cours... y a du boulot dit donc !
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{{Clr}}
{{Citation bloc|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.|[[Toni Morrison]], ''Playing in the Dark'', 1992}}
{{Clr}}
[[File:Victoria amazonica 03.jpg|thumb|left|alt=Fleur blanche épanouie d'un nénuphar se reflétant dans une eau noire et bleue|Une fleur du nénuphar géant d'Amazonie ({{w|Victoria amazonica}}) au jardin botanique d'{{w|Adélaïde_(Australie)|Adélaïde}}.]]
{{Citation bloc|L'appareil photographique peut révéler les secrets que l'œil nu ou l'esprit ne captent pas, tout disparaît sauf ce qui a été saisi dans le cadre. La photographie est un exercice d'observation et le résultat est toujours un coup du [[hasard]] […]. L'appareil photographique est une chose simple, il est à la portée du plus ignare, le but est de créer cette combinaison de vérité et de beauté que l'on appelle [[art]].|[[Isabel Allende]], ''Portrait sépia'', 2003}}
{{Citation bloc|Et moi j'ai ce démon qui veut que je m'enfuie en hurlant plutôt que d'être faillible, d'avoir des défauts. Il veut me faire croire que je suis si bonne que je me dois d'être parfaite ou rien.|[[Sylvia Plath]], ''Journaux de 1950 à 1962''}}
[[File:Cat walking silhouette.svg|right|200px|250px|alt=Silhouette noire d'un chat marchant vers le spectateur]]
==Créations==
31 août 2024: [[Louisa May Alcott]]
2024: [[Billie Holiday]], [[Carl Friedrich Gauss]], [[Mama Béa]], [[Lise Meitner]], [[Madeleine Riffaud]], [[Modibo Diarra]], [[Kendji Girac]], [[Susanna Tamaro]], [[Sofia Kovalevskaya]], [[L'Amie prodigieuse]], [[Le Nouveau Nom]], [[Celle qui fuit et celle qui reste]], [[L'Enfant perdue]], [[Elena Ferrante]], [[Fouad Laroui]], [[Ginette Kolinka]]
2025: [[Poète]], [[Casablanca]], [[Funmilayo Ransome-Kuti]], [[Daniel Ellsberg]], [[Marguerite Burnat-Provins]], [[Estela de Carlotto]], [[Diam's]], [[Jeanne Tavernier]], [[Grands-mères de la place de Mai]], [[Maria Winkelmann]], [[Lady Laistee]], [[Emmeline Pankhurst]], [[Alan Bennett]], [[Amérique]], [[Françoise Gilot]], [[Alberto Giacometti]], [[Ousseini Hadizatou Yacouba]], [[Mary O'Hara]], [[Le Meurtre de Roger Ackroyd]], [[Edith Cavell]], [[Martin Parr]]
2026: [[Simone Signoret]], [[Anise Postel-Vinay]], [[Anne-Sophie Lapix]]
{{Clr}}
==A faire==
relire les création #SheSaid 2025 de [[Utilisateur:Nitikd545]]
Sur Nana Darkoa Sekyiamah, la citation de son livre n'a pas de page. à voir
A améliorer: [[Amadou et Mariam]], [[Barbara]], [[Leïla Bekhti]], [[bell hooks]], [[Cheval]], [[Agatha Christie]], [[Damso]], [[Sonia Delaunay]], [[Dilili à Paris]], [[Céline Dion]], [[Waris Dirie]], [[Élisabeth II]], [[Florence Foresti]], [[François d'Assise]], [[François (pape)]], [[Jostein Gaarder]], [[Rosemonde Gérard]], [[Goethe]], [[Grand Corps Malade]], [[Delphine Horvilleur]], [[Hedy Lamarr]], [[Clara Luciani]], [[Naguib Mahfouz]], [[Marie (mère de Jésus)]], [[Missak Manouchian]], [[Daphne du Maurier]], [[Édith Piaf]], [[Rainer Maria Rilke]], [[Muriel Robin]], [[Simone Schwarz-Bart]], [[Soprano (rappeur)]], [[Stromae]], [[Mère Teresa]], [[Lilian Thuram]].
Tôt: [[Ava Max]], [[Josiane Balasko]], [[Diane de Beausacq]], [[Enid Blyton]], [[Maria Cunitz]], [[Ednah Dow Littlehale Cheney]], [[Lara Fabian]], [[Ariana Grande]], [[Indila]], [[Rose Leke]] [[Lio]], [[Bertha Lutz]], [[Marie Noël]], [[Mentissa]], [[Santa]], [[Roch Voisine]].
Plus tard: [[Carlo Acutis]], [[Emmanuelle Arsan]], [[Louise-Victorine Ackermann]], [[Anne-Marie Carrière]], [[Claudette Colvin]], [[Francis de Croisset]], [[La Fouine]], [[Louise d'Épinay]], [[Madame de Genlis]], [[Eva Illouz]], [[Anne-Dauphine Julliand]], [[Madeleine de Puisieux]], [[François de Sales]], [[Louise de Vilmorin]], [[Charlotte Perriand]].
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==Outils==
{{Pour info}}
[[Utilisateur:An insect photographer/brouillon]]
[[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]]
[[Wikiquote:Citez vos sources]]
[[Wikiquote:Citation du jour]]
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/* A faire */
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{{Clr}}
{{Citation bloc|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.|[[Toni Morrison]], ''Playing in the Dark'', 1992}}
{{Clr}}
[[File:Victoria amazonica 03.jpg|thumb|left|alt=Fleur blanche épanouie d'un nénuphar se reflétant dans une eau noire et bleue|Une fleur du nénuphar géant d'Amazonie ({{w|Victoria amazonica}}) au jardin botanique d'{{w|Adélaïde_(Australie)|Adélaïde}}.]]
{{Citation bloc|L'appareil photographique peut révéler les secrets que l'œil nu ou l'esprit ne captent pas, tout disparaît sauf ce qui a été saisi dans le cadre. La photographie est un exercice d'observation et le résultat est toujours un coup du [[hasard]] […]. L'appareil photographique est une chose simple, il est à la portée du plus ignare, le but est de créer cette combinaison de vérité et de beauté que l'on appelle [[art]].|[[Isabel Allende]], ''Portrait sépia'', 2003}}
{{Citation bloc|Et moi j'ai ce démon qui veut que je m'enfuie en hurlant plutôt que d'être faillible, d'avoir des défauts. Il veut me faire croire que je suis si bonne que je me dois d'être parfaite ou rien.|[[Sylvia Plath]], ''Journaux de 1950 à 1962''}}
[[File:Cat walking silhouette.svg|right|200px|250px|alt=Silhouette noire d'un chat marchant vers le spectateur]]
==Créations==
31 août 2024: [[Louisa May Alcott]]
2024: [[Billie Holiday]], [[Carl Friedrich Gauss]], [[Mama Béa]], [[Lise Meitner]], [[Madeleine Riffaud]], [[Modibo Diarra]], [[Kendji Girac]], [[Susanna Tamaro]], [[Sofia Kovalevskaya]], [[L'Amie prodigieuse]], [[Le Nouveau Nom]], [[Celle qui fuit et celle qui reste]], [[L'Enfant perdue]], [[Elena Ferrante]], [[Fouad Laroui]], [[Ginette Kolinka]]
2025: [[Poète]], [[Casablanca]], [[Funmilayo Ransome-Kuti]], [[Daniel Ellsberg]], [[Marguerite Burnat-Provins]], [[Estela de Carlotto]], [[Diam's]], [[Jeanne Tavernier]], [[Grands-mères de la place de Mai]], [[Maria Winkelmann]], [[Lady Laistee]], [[Emmeline Pankhurst]], [[Alan Bennett]], [[Amérique]], [[Françoise Gilot]], [[Alberto Giacometti]], [[Ousseini Hadizatou Yacouba]], [[Mary O'Hara]], [[Le Meurtre de Roger Ackroyd]], [[Edith Cavell]], [[Martin Parr]]
2026: [[Simone Signoret]], [[Anise Postel-Vinay]], [[Anne-Sophie Lapix]]
{{Clr}}
==A faire==
relire les création #SheSaid 2025 de [[Utilisateur:Nitikd545]]
Sur Nana Darkoa Sekyiamah, la citation de son livre n'a pas de page. à voir
A améliorer: [[Amadou et Mariam]], [[Barbara]], [[Leïla Bekhti]], [[bell hooks]], [[Cheval]], [[Agatha Christie]], [[Damso]], [[Sonia Delaunay]], [[Dilili à Paris]], [[Céline Dion]], [[Waris Dirie]], [[Élisabeth II]], [[Florence Foresti]], [[François d'Assise]], [[François (pape)]], [[Jostein Gaarder]], [[Rosemonde Gérard]], [[Goethe]], [[Grand Corps Malade]], [[Delphine Horvilleur]], [[Hedy Lamarr]], [[Clara Luciani]], [[Naguib Mahfouz]], [[Marie (mère de Jésus)]], [[Missak Manouchian]], [[Daphne du Maurier]], [[Édith Piaf]], [[Rainer Maria Rilke]], [[Muriel Robin]], [[Simone Schwarz-Bart]], [[Soprano (rappeur)]], [[Stromae]], [[Mère Teresa]], [[Lilian Thuram]].
Tôt: [[Ava Max]], [[Josiane Balasko]], [[Diane de Beausacq]], [[Enid Blyton]], [[Maria Cunitz]], [[Ednah Dow Littlehale Cheney]], [[Lara Fabian]], [[Ariana Grande]], [[Indila]], [[Rose Leke]] [[Lio]], [[Bertha Lutz]], [[Marie Noël]], [[Mentissa]], [[Santa]], [[Roch Voisine]].
Plus tard: [[Carlo Acutis]], [[Emmanuelle Arsan]], [[Louise-Victorine Ackermann]], [[Anne-Marie Carrière]], [[Claudette Colvin]], [[Francis de Croisset]], [[La Fouine]], [[Louise d'Épinay]], [[Madame de Genlis]], [[Eva Illouz]], [[Anne-Dauphine Julliand]], [[Madeleine de Puisieux]], [[François de Sales]], [[Louise de Vilmorin]], [[Charlotte Perriand]].
[[File:LEI0440 190 Leica IIIf chrom - Sn. 580566 1951-52-M39 vs. Minox Leica IIIf Ohne Blitz Version 2-6124 hf.jpg|vignette|alt=2 appareils photo argentiques, le petit devant le grand, l'objectif tourné vers la gauche.|Un Leica IIIf (1951) et sa version miniature.]]
==Outils==
{{Pour info}}
[[Utilisateur:An insect photographer/brouillon]]
[[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]]
[[Wikiquote:Citez vos sources]]
[[Wikiquote:Citation du jour]]
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Utilisateur:An insect photographer/brouillon
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An insect photographer
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text/x-wiki
==Ebauches==
=== [[Agatha Christie]] ===
'''Le Meurtre de Roger Ackroyd'''
[https://books.google.fr/books?id=gsrPDaK92AAC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=%22une%20esth%C3%A9tique%20du%20r%C3%A9cit%22&f=false] Analyse par {{ouvrage|auteur=François Rivière|titre= Agatha Christie, Duchesse de la mort : biographie|éditeur=éditions du Masque|année=2001}}
Internet archive : 2001 https://archive.org/details/agathachristiedu0000rivi
Citation apocryphe : épousez un archéologue, plus vous vieillissez, plus il vous aimera. Phrase exacte à retrouver, source sur Wikipédia en français.
:Sur wp:fr, voir [[w:spécial:Lien permanent/230357697#cite_note-life-51]]
:Sur q:en, voir [[:en:Agatha_Christie#Disputed]], résumé [https://quoteinvestigator.com/2016/07/12/husband/ ici], en 1956 non attribuée à elle [https://books.google.fr/books?id=p0wEAAAAMBAJ&pg=PA102 mais une citation qu'elle reprend].
=== [[Anise Postel-Vinay]] ===
{{Réf Livre
|titre=Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts
|éditeur=Calmann-Lévy
|collection=Le Livre de Poche
|année d'origine=2019
|année=2021
|auteur=Bernadette Pécassou
|page=16
|chapitre=2
}}
{{Citation|On faisait ou on ne faisait pas. Nous ne nous vivions pas comme des résistants. Il y avait les gaullistes, les communistes, mais les résistants cela n’existait pas encore.
|précisions=Citation rapportée de {{ouvrage|auteur=Anise Postel-Vinay (avec Laure Adler)|titre=Vivre|éditeur=Grasset|année=2015}}.}}
{{Réf Article
|titre=Anise Postel-Vinay (1922-2020). Cécile Rol-Tanguy (1919-2020)
Deux « combattantes de l’ombre »
|auteur= Brigitte Chapelain
|date=2021
|numéro=88
|publication=Hermès, La Revue
|page=url
|url=https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2021-2-page-326?l
}}
Sciences Po Bibliothèque
=== [[Barbara]] ===
[[File:Rose, Hommage a Barbara, バラ, オマージュ ア バルバラ, (15771109359).jpg|thumb|right]]
{{Citation|<poem>Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste.
Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara.</poem>
|précisions=Didier Millot, président de l’association ''Barbara Perlimpinpin'' qui a demandé au pépiniériste Delbard en 1997 de créer la rose ''Barbara''.}}
https://www.francebleu.fr/emissions/femme-formidable/barbara-racontee-par-didier-millot-auteur-de-je-me-souviens-barbara-aux-editions-artema
=== [[Bertha Lutz]] ===
[https://arquivohistorico.camara.leg.br/index.php/colecao-bertha-lutz] (en portugais...mince alors)
[https://arquivohistorico.camara.leg.br/atom/BERTHALUTZ/BR-DFCD-BERTHALUTZ-BL2-12-162.pdf] (PDF)
=== [[Blaise Cendrars]] ===
''Sur la robe elle a un corps'', poème de 1914 qui parle de Sonia Delaunay et sa première robe simultanée.
=== [[Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato]] ===
{{Citation|Cultivez le pragmatisme dans vos sentiments politiques. Soyez logiques, il n’y a pas de baguette magique pour faire disparaître en quelques années les misères accumulées depuis près d’un siècle. Moi, je prône la patience. Il faut du temps à la semence pour se transformer en épi.
|précisions=Cité dans {{chapitre|auteur=Nivoelisoa D. Galibert|titre=Madagascar : les écrivaines des années 1980 et la langue française|titre ouvrage=Nouvelles écritures francophones|édition=Presses de l’Université de Montréal|année=2001|isbn=978-2-7606-1781-0|url=https://doi.org/10.4000/books.pum.9639}}.}}
{{Réf Livre
|titre=Le prix de la paix
|auteur= Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato
|année=1985
|éditeur=Radio France Internationale
|page=à voir
|chapitre=
}}
Théâtrothèque Gaston Baty
Extraits ici :
https://archive.org/details/anthologiedelali0000unse_l2r2/page/120/mode/2up
lire : https://www.jstor.org/stable/25702102
=== Coline Pierré ===
{{Citation|La mémoire est comme une personnalité politique, elle adore réécrire le passé, tisser des fils bien serrés entre les événements pour créer une grande histoire, et mettre de la logique là où en réalité il n’y a que des actions décousues, des hésitations, des erreurs et des hasards.}}
{{Réf Livre
|titre=En couple
|auteur=Coline Pierré
|année=2023
|page=24
|éditeur=Talents Hauts
}}
=== [[Dilili à Paris]] ===
https://www.genre-ecran.net/?dilili-a-paris
=== [[élisabeth Badinter]] ===
{{Citation|Robert n’a jamais essayé d’influencer mes idées. Nous avons toujours débattu d’égal à égal.
}}
{{Réf Émission
|émission=
|auteur=Élisabeth Badinter
|diffuseur=France Culture
|date= 2011
|url=
}}
https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/robert-et-elisabeth-badinter-16-ans-d-ecart-chacun-son-etage-rituel-original-retour-sur-un-couple-a-part-20251008
=== [[Emmanuel Levinas]] ===
* « Sans doute la mort va annuler bientôt l’injustifié privilège d’avoir survécu à six millions de morts. »
Emmanuel Levinas, Noms propres, 1987, p. 142 [https://books.openedition.org/pupo/9748?lang=fr citation rapportée url]
Bibliothèque Clignancourt
=== [[Frida Kahlo]] ===
Frida Kahlo par Frida Kahlo : lettres 1922-1954 / choix, prologue et notes de Raquel Tibol ; traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot.
Bibliothèque Michelet
=== [[Julia Margaret Cameron]] ===
''Les Yeux de Mona'', 2024
Citation sur Wikipédia aussi
=== [[Louisa May Alcott]] ===
Liens utilisés pour la page
https://www.nypl.org/blog/2015/09/28/louisa-may-alcott-own-words<br>
https://www.nationalgeographic.fr/histoire/louisa-may-alcott-au-dela-des-quatre-filles-du-docteur-march</br>
https://books.google.fr/books?id=NewQAAAAYAAJ&pg=PA199<br>
https://lecourrier.ch/2020/01/15/little-women-une-lecture-feministe-du-roman-de-louisa-may-alcott/<br>
https://www.vanityfair.com/hollywood/2020/01/greta-gerwig-little-women-script?srsltid=AfmBOorFKtA6zPjTiqJXCKtTpGt7QnABJsxF2zgBEVVMY-NPwJHrF_jX<br>
https://www.teenvogue.com/story/greta-gerwig-little-women-adaptation-interview
https://www.laphamsquarterly.org/roundtable/jo-march-literary-lodestar
https://www.genre-ecran.net/?Les-Filles-du-docteur-March-1</br>
https://quoteinvestigator.com/2015/02/17/fond/#7c16b7dd-fed0-43cf-9e82-84c572579487
=== [[Marie (mère de Jésus)]] ===
Donne des idées, pas à citer tel quel : https://nice.catholique.fr/7-citations-de-saints-sur-marie/
=== [[Nana Darkoa Sekyiamah]] ===
Pour vérifier la citation dans son livre, dispo à l'American Library in Paris
{{Citation
| citation = Deux mois plus tard, je me suis envolée pour le Sénégal et lui ai rendu visite pendant deux mois. Il s'est arrangé pour que je reste dans un appartement appartenant à sa sœur, et toute l'expérience m'a donné l'impression de sortir ensemble tout en étant marié. Cette période m'a appris que vous pouvez aimer et prendre soin de quelqu'un même s'il est très différent de vous. Ismaël est un homme traditionnel sénégalais. La chose la plus radicale qu'il ait faite a été de m'épouser. Une femme dans la quarantaine, anglophone, une étrangère qui ne parle ni wolof ni français et ne connaît pas sa culture et ses traditions. Ce qui est attendu au Sénégal est que, si un homme devait s'écarter des contraintes en matière de mariage, alors il épouserait une femme blanche.
| original = Two months later I flew to Senegal and visited him for two months. He arranged for me to stay in an apartment owned by his sister, and the whole experience felt like dating while married. That period taught me that you can love and care for someone even if they are very different from you. Ishmael is a traditional Senegalese man. The most radical thing he’s done has been to marry me. A woman who is in her 40s, anglophone, someone from a foreign country who doesn’t speak Wolof or French and doesn’t know his culture and traditions. The expectation in Senegal is that if a man was going to stray out of the constraints of who he was expected to marry then he would be with a white woman.
| langue = en
}}{{Réf Livre
| titre = The Sex Lives of African Women
| auteur = Nana Darkoa Sekyiamah
| éditeur = Dialogue Books
| année = 2021
| page = à préciser
| ISBN = 978-0349701653
| langue = en
}}
=== [[Raphaël Quenard]] ===
{{Citation|C'est une porte vers la liberté, l'écriture.
|précisions=[https://www.youtube.com/watch?v=hf2YSH8r_pw Voir en ligne]}}
{{Réf Discours
|nom=Un dîner avec Raphaël Quenard. (épisode complet)
|date=16 août 2025
|source=Chaîne Youtube de Sally
}}
=== [[Sonia Delaunay]] ===
Trouvé dans le master en histoire de l'art de Marion Drevon https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01147594/document:
*<s>Si nous cherchons l’origine des collages non figuratifs, nous devons donner la place d’honneur à Sonia Delaunay.
WESCHER Herta, Collage, New York : Harry N. Abrams, 1971.</s>
Lien Internet Archive dispo mais la source est erronée ou la citation a été remaniée, en tout cas tel quel je ne l'ai pas trouvé
*« Sous la couleur des projets publicitaires, Sonia Delaunay fait pénétrer violemment dans la peinture le monde qui lui est contemporain {…} La finalité publicitaire de ces œuvres n’est en réalité qu’un prétexte, la plupart des fabricants n’ayant pas même été avertis de ces projets ; c’est en fait, par le biais de la valeur poétique des noms de la marque, le monde moderne, le « profond aujourd’hui » proclamé par Cendrars qui devient la thématique privilégié de l’art.
Daniel Abadie « Les inventions « simultané » de Sonia Delaunay ou l’heure avant l’heure », XXe siècle,
n°46, 1976, p 25.
Les numéros d'après 1974 ne sont pas en ligne, peut-être un jour. Voir aussi {{SUDOC|063790602}}
*« À cette époque (en 1911), les peintres et les écrivains, c’était pareil. On vivait mélangés, probablement avec les mêmes soucis ; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi j’avais Delaunay et Léger, Picasso avait Max Jacob, Reverdy, Braque et Apollinaire tout le monde… »
« Ainsi parlait Cendrars de son copain Léger ». Propos de Blaise Cendrars recueillis par Henri-François Rey, dans ''Arts, spectacles'', 489, 10-16 novembre 1954, reproduits dans le catalogue de l’exposition ''La peinture sous le signe de Blaise Cendrars : Robert Delaunay, Fernand Léger'', Paris, galerie Louis Carré, 1965, p 2. / {{ouvrage/Test|titre=Blaise Cendrars|collection=Europe|numéro dans collection=566|année=1976|sudoc=022028781}} (reed 1995 {{SUDOC|046741429}}) / {{ouvrage|titre=Rencontres avec Blaise Cendrars: entretiens et interviews, 1925-1959|année=2007|isbn= 235270023X}}
** « Depuis 1911, j'ai toujours été le copain de Léger, on s'est tout le temps vus. A cette époque, les peintres et les écrivains, c'était pareil. On vivait mélangés avec probablement les mêmes soucis; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi, j'avais Delaunay et [[Fernand Léger|Léger]], [[Picasso]] avait [[Max Jacob]], [[Pierre Reverdy|Reverdy]], [[Georges Braque|Braque]], et [[Apollinaire]], tout le monde. Oui, il était le parrain de tous. Il faut dire qu'on vivait ensemble à Montmartre. C'est au moment de la guerre de 1914 qu'on s'est plus ou moins séparés, peintres et écrivains; Montmartre, soudain, fut déserté, ce fut l'exode vers Montparnasse. Mais revenons à Léger. […] » (p. 215, dans Europe, 566, 1976, chap. Quatre inédits de Cendrars. IV : Fernand Léger (p. 214-216))
=== [[Théodore Pellerin]] ===
* « Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur et accompagner un texte. »
{{Réf Article
|titre=«Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur»: Théodore Pellerin, prodige venu du Québec
|auteur= Constance Jamet
|publication=Le Figaro
|date=21 septembre 2025
|page=url
|url=https://www.lefigaro.fr/cinema/etre-un-acteur-c-est-d-abord-etre-un-lecteur-theodore-pellerin-prodige-venu-du-quebec-20250921
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Jorune
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/* Citations */
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text/x-wiki
{{à vérifier}}
'''{{w|Raïssa Malu}}''' est une [[:Catégorie:Physicienne|physicienne]], [[Enseignement|professeure]] et auteure congolaise, qui promeut notamment l'éducation des sciences physiques, mathématiques et technologiques en République Démocratique du Congo.
Elle est Ministre d’État de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté dans le Gouvernement Suminwa de mai 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation =Une nation forte, c’est d’abord une administration exemplaire, engagée au service du bien commun.
| langue = fr
| précisions= Il s'agit d'un tweet... voir si on conserve ou pas.
}}
{{Réf Discours
| nom = Raïssa Malu
| date = 27 septembre 2025
| source = lesnews.cd
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}}
{{Citation
| citation = Comme [[Joséphine Baker]] et mon feu père, j’ai deux amours, la [[science]] et la RDC.
| langue = fr
}}
{{Réf Article
|titre=Portrait : Raïssa Malu, initiatrice de la semaine de la science en RDC
|auteur=Patrick Ndungidi (propos relayés par)
|publication=adiac-congo.com
|date=24 Juin 2015
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{{Citation|citation=Les stéréotypes de genre continuent d’orienter les jeunes filles vers des domaines moins valorisés économiquement, réduisant ainsi leurs opportunités professionnelles. Encourager les filles à s’orienter vers les sciences, les mathématiques et l’entrepreneuriat est un enjeu stratégique pour le développement du pays.}}
{{Réf Article
| titre = Journée internationale des droits de la femme : « L’éducation des filles est bien plus qu’une question de justice sociale » (Raïssa Malu
| auteur = Bruno Nsaka
| publication=actualite.cd
| date = 8 mars 2025
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}}
{{Citation
| citation =Les enseignants sont au cœur du système éducatif. Il est impérieux de leur devoir une formation initiale et continue de qualité afin qu’ils puissent donner un enseignement d’excellence à tous les élèves.
| langue = fr
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{{Réf Article
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| date = 26 août 2024
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}}
{{Citation
| citation = Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir du pays. Nous avons besoin d’une jeunesse formée, responsable et capable de relever les défis du développement durable.
| langue = fr
}}
{{Réf Article
| nom = Raïssa Malu
| date = 5 septembre 2025
| publication = b-onetv.cd
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}}
{{Citation
| citation = "Les enseignants méritent mieux".
| langue = fr
}}
#{{Citation
| citation = "La recherche scientifique, l’innovation technologique et l’éducation, devraient être les secteurs prioritaires pour notre gouvernement. On devrait y investir le plus d’argent ; parce que toutes les technologies que l’on utilise aujourd’hui sont issues de ce travail de recherche et de développement".
| langue = fr
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#{{Citation|citation=Éduquer une fille, c’est lui offrir des perspectives d’avenir et lui donner les moyens d’accéder à l’indépendance économique}}
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*{{Réf Discours
| nom = Raïssa Malu
| date = 14 juin 2022
| source = scidev.net
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== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Raïssa Malu
}}
== Lien externe ==
* [https://www.adiac-congo.com/content/portrait-raissa-malu-initiatrice-de-la-semaine-de-la-science-en-rdc-34336 Adiac-congo | Raissa Malu]
* [https://actualite.cd/2024/08/27/rdc-raissa-malu-trace-la-voie-de-ses-actions-phares-pour-le-rehausser-le-systeme Raissa Malu]
{{CLEDETRI:Malu,Raissa }}
{{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}}
[[Catégorie:Physicienne]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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{{à vérifier}}
'''{{w|Raïssa Malu}}''' est une [[:Catégorie:Physicienne|physicienne]], [[Enseignement|professeure]] et auteure congolaise, qui promeut notamment l'éducation des sciences physiques, mathématiques et technologiques en République Démocratique du Congo.
Elle est Ministre d’État de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté dans le Gouvernement Suminwa de mai 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation =Une nation forte, c’est d’abord une administration exemplaire, engagée au service du bien commun.
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| nom = Raïssa Malu
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| titre = RDC : La ministre Raïssa Malu veut faire de l’éducation « le socle du développement durable » d’ici 2029
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*{{Réf Discours
| nom = Raïssa Malu
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== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Raïssa Malu
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== Lien externe ==
* [https://www.adiac-congo.com/content/portrait-raissa-malu-initiatrice-de-la-semaine-de-la-science-en-rdc-34336 Adiac-congo | Raissa Malu]
* [https://actualite.cd/2024/08/27/rdc-raissa-malu-trace-la-voie-de-ses-actions-phares-pour-le-rehausser-le-systeme Raissa Malu]
{{CLEDETRI:Malu,Raissa }}
{{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}}
[[Catégorie:Physicienne]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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{{à vérifier}}
'''{{w|Raïssa Malu}}''' est une [[:Catégorie:Physicienne|physicienne]], [[Enseignement|professeure]] et auteure congolaise, qui promeut notamment l'éducation des sciences physiques, mathématiques et technologiques en République Démocratique du Congo.
Elle est Ministre d’État de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté dans le Gouvernement Suminwa de mai 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation =Une nation forte, c’est d’abord une administration exemplaire, engagée au service du bien commun.
| langue = fr
| précisions= Il s'agit d'un tweet... voir si on conserve ou pas.
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{{Réf Discours
| nom = Raïssa Malu
| date = 27 septembre 2025
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#{{Citation
| citation = "La recherche scientifique, l’innovation technologique et l’éducation, devraient être les secteurs prioritaires pour notre gouvernement. On devrait y investir le plus d’argent ; parce que toutes les technologies que l’on utilise aujourd’hui sont issues de ce travail de recherche et de développement".
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*{{Réf Discours
| nom = Raïssa Malu
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== Voir aussi ==
{{Autres projets
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== Lien externe ==
* [https://www.adiac-congo.com/content/portrait-raissa-malu-initiatrice-de-la-semaine-de-la-science-en-rdc-34336 Adiac-congo | Raissa Malu]
* [https://actualite.cd/2024/08/27/rdc-raissa-malu-trace-la-voie-de-ses-actions-phares-pour-le-rehausser-le-systeme Raissa Malu]
{{CLEDETRI:Malu,Raissa }}
{{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}}
[[Catégorie:Physicienne]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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{{à vérifier}}
'''{{w|Raïssa Malu}}''' est une [[:Catégorie:Physicienne|physicienne]], [[Enseignement|professeure]] et auteure congolaise, qui promeut notamment l'éducation des sciences physiques, mathématiques et technologiques en République Démocratique du Congo.
Elle est Ministre d’État de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté dans le Gouvernement Suminwa de mai 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation =Une nation forte, c’est d’abord une administration exemplaire, engagée au service du bien commun.
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| précisions= Il s'agit d'un tweet... voir si on conserve ou pas.
}}
{{Réf Discours
| nom = Raïssa Malu
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{{Citation
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{{Citation|citation=Les stéréotypes de genre continuent d’orienter les jeunes filles vers des domaines moins valorisés économiquement, réduisant ainsi leurs opportunités professionnelles. Encourager les filles à s’orienter vers les sciences, les mathématiques et l’entrepreneuriat est un enjeu stratégique pour le développement du pays.}}
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{{Citation|citation=Éduquer une fille, c’est lui offrir des perspectives d’avenir et lui donner les moyens d’accéder à l’indépendance économique.}}
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== Voir aussi ==
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== Lien externe ==
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{{CLEDETRI:Malu,Raissa }}
{{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}}
[[Catégorie:Physicienne]]
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/* Lien externe */ fin de la vérification
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{{à vérifier}}
'''{{w|Raïssa Malu}}''' est une [[:Catégorie:Physicienne|physicienne]], [[Enseignement|professeure]] et auteure congolaise, qui promeut notamment l'éducation des sciences physiques, mathématiques et technologiques en République Démocratique du Congo.
Elle est Ministre d’État de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté dans le Gouvernement Suminwa de mai 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation =Une nation forte, c’est d’abord une administration exemplaire, engagée au service du bien commun.
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{{Réf Discours
| nom = Raïssa Malu
| date = 27 septembre 2025
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{{Citation
| citation = Comme [[Joséphine Baker]] et mon feu père, j’ai deux amours, la [[science]] et la RDC.
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|titre=Portrait : Raïssa Malu, initiatrice de la semaine de la science en RDC
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| citation =Les enseignants sont au cœur du système éducatif. Il est impérieux de leur devoir une formation initiale et continue de qualité afin qu’ils puissent donner un enseignement d’excellence à tous les élèves.
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| titre = RDC : La ministre Raïssa Malu veut faire de l’éducation « le socle du développement durable » d’ici 2029
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{{Citation|citation=Les stéréotypes de genre continuent d’orienter les jeunes filles vers des domaines moins valorisés économiquement, réduisant ainsi leurs opportunités professionnelles. Encourager les filles à s’orienter vers les sciences, les mathématiques et l’entrepreneuriat est un enjeu stratégique pour le développement du pays.}}
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{{Citation|citation=Éduquer une fille, c’est lui offrir des perspectives d’avenir et lui donner les moyens d’accéder à l’indépendance économique.}}
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== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Raïssa Malu
}}
{{CLEDETRI:Malu,Raissa }}
{{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}}
[[Catégorie:Physicienne]]
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Jorune
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c'est fini la vérif !
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wikitext
text/x-wiki
'''{{w|Raïssa Malu}}''' est une [[:Catégorie:Physicienne|physicienne]], [[Enseignement|professeure]] et auteure congolaise, qui promeut notamment l'éducation des sciences physiques, mathématiques et technologiques en République Démocratique du Congo.
Elle est Ministre d’État de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté dans le Gouvernement Suminwa de mai 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation =Une nation forte, c’est d’abord une administration exemplaire, engagée au service du bien commun.
| langue = fr
| précisions= Il s'agit d'un tweet... voir si on conserve ou pas.
}}
{{Réf Discours
| nom = Raïssa Malu
| date = 27 septembre 2025
| source = lesnews.cd
| url = https://lesnews.cd/raissa-malu-a-dit-une-nation-forte-cest-dabord-une-administration-exemplaire-engagee-au-service-du-bien-commun/
}}
{{Citation
| citation = Comme [[Joséphine Baker]] et mon feu père, j’ai deux amours, la [[science]] et la RDC.
| langue = fr
}}
{{Réf Article
|titre=Portrait : Raïssa Malu, initiatrice de la semaine de la science en RDC
|auteur=Patrick Ndungidi (propos relayés par)
|publication=adiac-congo.com
|date=24 Juin 2015
|page=url
|url=https://www.adiac-congo.com/content/portrait-raissa-malu-initiatrice-de-la-semaine-de-la-science-en-rdc-34336
}}
{{Citation
| citation =Les enseignants sont au cœur du système éducatif. Il est impérieux de leur devoir une formation initiale et continue de qualité afin qu’ils puissent donner un enseignement d’excellence à tous les élèves.
| langue = fr
}}
{{Réf Article
| titre = RDC : La ministre Raïssa Malu veut faire de l’éducation « le socle du développement durable » d’ici 2029
| auteur =la rédaction
| date = 26 août 2024
| publication = actualite.cd
| page= url
| url = https://actualite.cd/2024/08/27/rdc-raissa-malu-trace-la-voie-de-ses-actions-phares-pour-le-rehausser-le-systeme
}}
{{Citation|citation=Les stéréotypes de genre continuent d’orienter les jeunes filles vers des domaines moins valorisés économiquement, réduisant ainsi leurs opportunités professionnelles. Encourager les filles à s’orienter vers les sciences, les mathématiques et l’entrepreneuriat est un enjeu stratégique pour le développement du pays.}}
{{Réf Article
| titre = Journée internationale des droits de la femme : « L’éducation des filles est bien plus qu’une question de justice sociale » (Raïssa Malu)
| auteur = Bruno Nsaka
| publication=actualite.cd
| date = 8 mars 2025
| page = url
| langue = fr
| traducteur =
| url = https://actualite.cd/2025/03/08/journee-internationale-des-droits-de-la-femme-leducation-des-filles-est-bien-plus-quune?
}}
{{Citation
| citation = Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir du pays. Nous avons besoin d’une jeunesse formée, responsable et capable de relever les défis du développement durable.
| langue = fr
}}
{{Réf Article
| titre = RDC : La ministre Raïssa Malu veut faire de l’éducation « le socle du développement durable » d’ici 2029
| auteur= la rédaction
| date = 5 septembre 2025
|page = url
| publication = b-onetv.cd
| url = https://b-onetv.cd/rdc-la-ministre-raissa-malu-veut-faire-de-leducation-le-socle-du-developpement-durable-dici-2029/
}}
{{Citation|citation=Éduquer une fille, c’est lui offrir des perspectives d’avenir et lui donner les moyens d’accéder à l’indépendance économique.}}
{{Réf Article
| titre = Journée internationale des droits de la femme : « L’éducation des filles est bien plus qu’une question de justice sociale » (Raïssa Malu
| auteur = Bruno Nsaka
| publication=actualite.cd
| date = 8 mars 2025
| page = url
| langue = fr
| traducteur =
| url = https://actualite.cd/2025/03/08/journee-internationale-des-droits-de-la-femme-leducation-des-filles-est-bien-plus-quune?
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Raïssa Malu
}}
{{CLEDETRI:Malu,Raissa }}
{{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}}
[[Catégorie:Physicienne]]
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Daphne (chanteuse camerounaise)
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~2026-32049-72
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Daphné Njiè Efunde.jpg|vignette|Daphne.]]
'''{{w|Daphne (chanteuse camerounaise)|Daphne}}''', née le {{date-|20 | septembre | 1989}} à Buéa, est une chanteuse et actrice camerounaise.
Elle commence sa carrière en 2013 et sort son premier single intitulé Rastafari l'année suivante[2]. Elle sort son premier album Here to Stay en 2016 et une dizaine de singles, mais se fait connaître sur la scène musicale internationale en 2017 avec son titre Calée[3].
== Citations ==
{{Citation|je suis calée signifie être prise en otage par l’amour, être embrigadée par l’amour que lui offre un homme et ne plus pouvoir s’en passer ou s’en débarrasser.
| langue = fr
}}
{{Réf Article
| titre = Musique: Daphne explique à ses fans le sens de « je suis calée »
| auteur = oscar mbena
| publication = article
| date = 27 octobre 2017
| page = url
| langue =
| traducteur =
| url = https://www.afrikmag.com/musique-daphne-explique-fans-sens-de-je-suis-calee/
}}
{{Citation| Dans une relation antérieure, j’ai personnellement vécu ce complexe. C’est – à dire celui de dire en face de mon amour les sentiments qui m’animent à son endroit. Maintenant c’est plus facile
| langue = fr
}}
{{Réf Article
| titre = Musique: Daphne explique à ses fans le sens de « je suis calée »
| auteur = oscar mbena
| publication = article
| date = 27 octobre 2017
| page = url
| langue =
| traducteur =
| url = https://www.afrikmag.com/musique-daphne-explique-fans-sens-de-je-suis-calee/
}}'''Daphne - premier single < Famla > , 2015'''
{{Citation
| citation = C’est une certaine idée qui est bien présente dans ma communauté : pour réussir vous devez utiliser des pouvoirs surnaturels et si vous ne réussissez toujours pas, vous êtes sous un mauvais sort
}}{{Réf Article
| titre = Daphné dévoile deux nouveaux singles
| auteur = In-House DRC
| publication = Music Africa
| date = 30 Août 2016
| page = url
| url = https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/daphn%C3%A9-d%C3%A9voile-deux-nouveaux-singles
}}
'''Daphne - deuxième single « Madingwa », 2015'''
{{Citation
| citation = J’ai voulu faire quelque chose de différent, cette chanson est mon plus grand défi et je suis impatiente de recevoir vos commentaires.
}}{{Réf Article
| titre = Daphné dévoile deux nouveaux singles
| auteur = In-House DRC
| publication = Music Africa
| date = 30 , Août 2016
| page = url
| url = https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/daphn%C3%A9-d%C3%A9voile-deux-nouveaux-singles
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Daphne (chanteuse camerounaise)
}}{{Autres projets
| commons = https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Special%3AMediaSearch&search=Daphne+%28chanteuse+camerounaise&type=image
}}
[[Catégorie:Chanteuse camerounaise]]
[[Catégorie:naissance en 1989]]
[[Catégorie:Actrice camerounaise]]
mhrg1qsvdsgnrupiqjh1aghotynods2
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2026-05-29T13:56:27Z
An insect photographer
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Mef SheSaid
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Daphné Njiè Efunde.jpg|vignette|alt=Photo d'une femme souriante, maquillée, aux ongles bleus et bijoux en argent, faisant le V de la victoire.|Daphne en 2017.]]
'''{{w|Daphne (chanteuse camerounaise)|Daphne}}''', née le {{date-|20|septembre|1989}} à Buéa, est une chanteuse et actrice camerounaise.
== Citations ==
=== Interviews ===
{{Citation
| citation = C’est une certaine idée qui est bien présente dans ma communauté : pour réussir vous devez utiliser des pouvoirs surnaturels et si vous ne réussissez toujours pas, vous êtes sous un mauvais sort.
}}
{{Réf Article
| titre = Daphné dévoile deux nouveaux singles
| auteur = In-House DRC
| publication = Music Africa
| date = 30 Août 2016
| page = url
| url = https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/daphn%C3%A9-d%C3%A9voile-deux-nouveaux-singles
}}
{{Citation|je suis calée signifie être prise en otage par l’amour, être embrigadée par l’amour que lui offre un homme et ne plus pouvoir s’en passer ou s’en débarrasser
|précisions=Explication du titre de son album « Je suis calée »
}}
{{Réf Article
| titre = Musique: Daphne explique à ses fans le sens de « je suis calée »
| auteur = Oscar Mbena
| publication = Afrik Mag
| date = 27 octobre 2017
| page = url
| url = https://www.afrikmag.com/musique-daphne-explique-fans-sens-de-je-suis-calee/
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Daphne (chanteuse camerounaise)
| commons = Category:Daphne (singer)
}}
[[Catégorie:Chanteuse camerounaise]]
[[Catégorie:Naissance en 1989]]
[[Catégorie:Actrice camerounaise]]
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Thérèse Kirongozi
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BeatrixBelibaste
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Annulation de la modification [[Special:Diff/431303|431303]] de [[Special:Contributions/Arakaza chanel|Arakaza chanel]] ([[User talk:Arakaza chanel|discussion]]) ????
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text/x-wiki
[[Fichier:Traffic robot.jpg|thumb|right|Thérèse Kirongozi présente son robot roulage à Jill Biden et Cathy Russell en 2014.]]
'''{{w}}''', née le {{date-|3|juin|1973}} à Kinshasa, est une ingénieure et femme d'affaire congolaise spécialisée dans la création de robots roulages.
==Citation==
{{Citation|citation=Nous sommes tous égaux en compétences -femmes ou hommes, c’est pour cela que je me suis battue de toutes mes forces pour sortir la tête du lot, utiliser ma connaissance et être comptées parmi les hommes}}
{{Réf Article
| titre = Des robots pour réguler la circulation routière en Afrique
| auteur = VOA
| publication= site officiel de VOA
| date = 05 mars 2015
| page = url
| url = https://www.voaafrique.com/a/des-robots-pour-reguler-la-circulation-routiere-en-afrique/2669085.html
}}
{{Citation| Moi je me suis lancé dans l’entrepreneuriat comme une autodidacte. Je suis une self-made woman.}}
{{Réf Article
| titre = Thérèse Kirongozi, conceptrice de Robots-roulages : «Je suis une selfmade woman»
| auteur = Nana Bolodjua
| publication = Radio Okapi
| date = 09/08/2017
| page = url
|url=https://www.radiookapi.net/2017/08/09/emissions/etoile/therese-kirongozi-conceptrice-de-robots-roulages-je-suis-une-selfmade
}}
{{citation|La science n'a pas de sexe.}}
{{Réf Article
| titre = Thérèse Kirongozi, conceptrice de Robots-roulages : «Je suis une selfmade woman»
| auteur = Nana Bolodjua
| publication = Radio Okapi
| date = 09/08/2017
| page = url
|url=https://www.radiookapi.net/2017/08/09/emissions/etoile/therese-kirongozi-conceptrice-de-robots-roulages-je-suis-une-selfmade
}}
{{Autres projets|Category:Thérèse Kirongozi|w=Thérèse Kirongozi}}
{{CLEDETRI:Kirongozi, Therese}}
[[Catégorie:Naissance en 1973]]
[[Catégorie:Ingénieur]]
[[Catégorie:Personnalité féminine de la République démocratique du Congo]]
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Discussion utilisateur:Natacha LSP
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Jorune
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/* Ill ? */ Réponse
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text/x-wiki
{{Bienvenue}} [[Utilisateur:Uchroniste 40|Uchroniste]] <sup>[[Discussion utilisateur:Uchroniste 40|[40]]]</sup> 27 octobre 2025 à 12:05 (CET)
:Merci @[[Utilisateur:Uchroniste 40|Uchroniste 40]]! [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 3 décembre 2025 à 11:43 (CET)
== Typo ==
{{Fait.}}
Bonjour @[[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]], je relis la page [[Marie-Claire Matip]] et je crois qu'il manque un mot dans cette citation (page 28), entre les mots en gras :
Cependant, il nous arrivait parfois de nous révolter. Ecoute cette histoire : un jour, les hommes se réunirent et décidèrent, au nom du « Ngué », que les femmes ne devaient plus manger d'arachides. Cette loi nous '''était car''' nous étions friandes d'arachides. Alors nous nous réunîmes et décidâmes ceci : « Puisque le « Ngué » ne veut pas que nous mangions des arachides, il ne veut pas aussi que nous les préparions, que nous y touchions. Voilé notre arme. Nous n'allons plus toucher aux arachides.»
Bonne soirée<br> [[Utilisateur:An insect photographer|An insect photographer]] ([[Discussion utilisateur:An insect photographer|discussion]]) 25 février 2026 à 21:32 (CET)
::Bonjour à vous deux. Oui, {{ping|An insect photographer}}, il manque a priori le mot "dure", et aussi une ptite coquille « Voil'''é''' notre arme ». Si tu peux revérifier Natacha stp c’est cool ! A noter que rapportée un peu plus longuement là
::*https://doi.org/10.1163/9789004333659_007
::* https://doi.org/10.5209/thel.79707
::NHP à ajouter notamment la fin « […] "Lorsque la femme dit non, c’est non”. Et ce fut l’homme qui céda » {{clin}}.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 février 2026 à 17:03 (CET)
:::Coucou @[[Utilisateur:An insect photographer|An insect photographer]] et @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik2Mars]] je vais aller à la bibliothèque La Ripone à Lausanne la semaine prochaine et j'espère pouvoir rétablir [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 28 mars 2026 à 15:57 (CET)
::::Salut, super, tu as pu revérifier [[spécial:diff/453209]], merci ! J'ai corrigé aussi "voilà" sur le diff suivant. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 12:18 (CEST)
== Bravo ! ==
Re. c'est super ce que tu fais sur les stands ! Jorune nous en avait glissé un mot et c'est ce que j'avais cru comprendre de certains de cm de diff que j'ai vu passer en décembre d'un stand à la Cité des sciences ! En un mot : bravo. Si tu as un peu de temps à l'occasion pour nous présenter rapidement ça ici c'est super cool, ou c'est peut-etre déjà sur une page par là [[w:Projet:Les sans pagEs]], où ?
Ca fait un petit moment que je pense d'ailleurs à vous demander (au projet LSP) des conseils pour structurer un peu notre gestions/aide des events et ateliers de contrib sur quote. Je pense que tu peux pour nous conseiller efficacement si tu en as le temps. On part de quasi zéro ici.
ps: j'ai vu passer [[Wendy Delorme]] et j'ai laissé qlq commentaires de diff après wikif et cr, je dois passer en BU recup d'autres ouvrages donc je vais emprunter l'ed collector 2024 pour compléter/préciser et si besoin corriger, (y'a un truc étrange sur le param auteur (cf mes commenatires de diff)). Pas de bile, hein, wiki c'est le principe, on se corrige mutuellement si besoin ! et des erreurs, j'en fais aussi.
Encore bravo !
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 12:57 (CEST)
:Coucou Malik, je n'ai pas fini de tout relire j'en suis encore à faire les entrées. Mon idée était de repasser après dessus pour tout revérifier, mais merci ? Pour Delorme j'ai le bouquin en dur donc je pourrais regarder (mais j'ai l'édition poche, et je sais pas ce que c'est "ed collector 2024"). [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 12 mai 2026 à 16:19 (CEST)
:Je ferai un compte rendu sur le projet LSP et te mettrai le lien en pdd pour l'autre question que tu me poses concernant les stands wikiquote [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 12 mai 2026 à 16:20 (CEST)
::Oui, je comprends bien sûr, tenir un stand et contribuer ça ne doit pas être hyper simple. Perso, ça force le respect je trouve, donc : bravo ! Si besoin, je peux te mettre en place une sorte de template de page simplifié pour creer les pages en un clic avec tes préférences de mise en forme et modèle.
::Pour ''Viendra le temps du feu'', il y a 3 editions. La premiere 2021 de 264 p, une deuxieme en 2022 de 317 p. {{ISBN|978-2-36624-661-2}} (celle que tu dois avoir non ?), et enfin une ed "collector" tirée à 4000 exemplaires en 2024 317 p. {{ISBN|978-2-36624-949-1}} (que j’ai sous les yeux). Je vais me charger de la relecture/correction de celle là donc. Tu me diras si ça ne te convient ou pas.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 16:57 (CEST)
:::Super ! Je veux bien un template mais je pense que je dois apprendre sans aussi sinon je ferai et referai toujours les mêmes erreurs. [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 12 mai 2026 à 17:05 (CEST)
:::
::::Voilà pour la relecture et qlq corrections/précisions. Assez simplement, tu avais y’a qlq mois sur ce diff [[spécial:diff/432132]] fait qlq corrections dont une dans le paramètre "auteur" du modèle Réf Livre. Tu as remplacé [[Wendy Delorme]] par [[Monique Wittig]]. Oui, c’est bien une citation (très souvent citée) tirée des Les Guérillères (cf. la p. 307 de Viendra le temps du feu où les références exactes sont données pour les extraits cités). Et du coup, quand tu as ajouté une citation aujourd'hui sur ce diff [[spécial:diff/457794]] tu as je pense sûrement du copier le code de la référence du dessus (ce que je fais très souvent aussi) en mentionnant de nouveau en paramètre "auteur" Monique Wittig, et là : patatra. C’est ce qui a attiré mon attention (plus exactement : ton commentaire de diff au départ). Voilà, j’ai donc vérifié dans l’édition 2024, corrigé qlq coquilles qui trainaient, et surtout contextualisé cette citation et j’ai utilisé le parametre précisions pour aiguiller le lecteur vers la section idoine pour (normalement) lire cette citation [[Monique Wittig#Les Guérillères, 1969]] (citation qui manque encore à cette page, et là aussi y’avait une petite ''coquillette'', un mot absent). Comme j’ai corrigé, j’ai preferé remplacer la Ref par 2024 (on sait jamais, entre deux éditions parfois…). Si tu souhaites continuer à travailler la page avec ton edition 2022, on n’aura aucune difficulté à se reperer toi et moi dans nos éditions respectives puisque c’est la même pagination.
:::
::::Pour le template, tu peux m’indiquer une des ébauches que tu as créées et qui te convient dans la forme minimale, et je te prépare ça en qlq minutes. Et avec une inputbox, ici, sur ta PU, ou en brouillon, il te suffira alors de rentrer le nom de la page que tu veux créer avec un minimum de forme et modèles pour te simplifier la tâche sur un stand par exemple.
:::
::::Bonne soirée, et encore bravo, c’est fort de faire ça sur un stand ! Et puis ça fait en plus un peu de pub pour notre projet, chapo l’artiste ! Ça m’étire une révérence {{sourire}}.
::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 18:36 (CEST)
== Template ==
Re. voilà, je suis parti de la première version publiée de la page [[Mirion Malle]] et en gros de ce que je vois ça peut donner ça comme code préchargé pour te faire gagner du temps :
<center>[[mw:Extension:InputBox]] (page d'aide pour Inputbox, mais NHP à me demander!)</center>
{{Inputbox
|type=create
|défaut=
|break=no
|bouton=Créer une nouvelle page
|preload=Projet:Les sans pagEs/Template nouvelle page
}}
Tu peux tester en entrant un nom et prévisualiser, certain param vont automatiquement s'ajuster au titre de la page. Ca te va ?
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 20:43 (CEST)
:Merci du coup cela veut dire que je me suis pas plantée pour mirion :) [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 08:40 (CEST)
::et sinon le lien vers le compte rendu sur le projet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet:Les_sans_pagEs/Actualit%C3%A9s#Journ%C3%A9e_des_associations_de_lutte_contre_les_discriminations_LGBTIQ+,_Gen%C3%A8ve,_12_mai_2026
::Je pense qu'on pourrait faire une page de projet LSP ici, comme cela on garde une trace ? Il reste d'ailleurs à faire un compte rendu pour Francautrices/Shesaid. [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 08:42 (CEST)
:
::Salut ! Pour le template, le code est là pour le moment : [[Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Template/Natacha LSP]]. Si ça te convient tu peux le copier et coller sur une sous page comme : [[User:Natacha LSP/Template]]. Et l’adapter à ta convenance à l’usage. Le mieux est de tester directement pour tes prochaines créations de pages et tu verras alors si ça t’aide toi et ce que tu veux en plus ou en moins le plus souvent. Et si ça te convient, tu peux le diffuser, le mettre sur une page projet pour aider d’autres personnes. C’est un template simplifié pour les personnes qui ont déjà la maîtrise du wikicode, avec les éléments de forme et modèles qui reviendront quasi à chaque fois pour créer une page. Rendons à César, ça s’inspire bien sûr de ce qu’a fait {{ping|Anthere}} avec [[Wikiquote:SheSaid#Création d'une nouvelle entrée]] (elle m’avait scotché à l’époque!).
::Pour [[Mirion Malle]], oui, pas grand chose à dire : si, un détail, une section de niveau deux <nowiki>== "Citations" ==<nowiki> et une de niveau trois <nowiki>=== ''Titre de l’œuvre'', année ===<nowiki> (même si y’en a qu’une seule pour le moment), et bien sûr : ajouter des citations ! {{rire}}.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 mai 2026 à 09:12 (CEST)
:::Bon j'ai alimenté la page de projet créée pour LSP. Cela permettra aussi aux admins ici de suivre ce que fait LSP en toute transparence, et aussi que tu puisses puiser des idées de stand/promotion.
:::Le stand wikiquote LSP marche très très bien ; c'est une activité ludique qui permet de rendre visible la bibliothèque LSP, et de participer à Wikiquote. Plus tard sur ce type de stand on aura aussi des jeux francautrices. Wikiquote est un excellent projet pour se familiariser à l'univers wiki, plus facile que WP au départ. De plus la fondation nous a expréssément demandé de faire plus de chose sur les petits projets frères. Donc c'est bonus pour tout le monde je pense. [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 09:20 (CEST)
::::Tu peux coller le template avec une explication sur la page de projet ? [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 09:20 (CEST)
:::::Super : [[Projet:Les sans pagEs]] pour centraliser les travaux, annonces, conseils etc; de nouveau : {{bravo}} ! J'avais d'ailleurs remarqué y'a qlq temp les conseils là : [[w:Projet:Les sans pagEs/Paris/Violette and Co/15 novembre 2025]], et [[w:Projet:Les sans pagEs/Paris/Violette and Co/13 décembre 2025#Liste de travail pour Wikiquote]]. Et à mon sens, ça a justement toute sa place ici. J'espère cela dit que ça ne te fera pas faire "double" travail entre ici et wp bien sûr.
::::
:::::Une "activité ludique qui permet de rendre visible la bibliothèque LSP, et de participer à Wikiquote" : bravo !
::::
:::::On doit continuer à se développer, y'a de nombreux points d'améliorations discutés et en cours (aide, accueil des nouveaux, etc), et je pense sincèrement que toutes ces initiatives sont un vrai plus, oui : du bonus comme tu dis ! Et avec ton expérience, celle du Projet LSP, on a beaucoup à apprendre.
::::
:::::Ok, je vais inclure sur la page projet une aide à la création rapide avec l'inputbox et qlq explications. L'idée est simple : tu es sur un stand avec les ouvrages à dispo, une personne choisit une citation dans un ouvrage mais la page "auteur" n'existe pas encore, tu rentres le nom dans la boite et tu cliques une fois, tu as alors une page préformée avec qlq param qui s'ajustent au titre automatiquement, tu as juste à copier la citation et les données biblio obligatoires, tu peux publier et reste alors à peaufiner image/intro/catégories et ce même qlq heures plus tard éventuellement. Je pense même que ça peut aider des nouveaux pour apprendre le wikicode et créer des pages. Tu verras à l'usage.
:::::ps: un truc sympa aussi pour mettre en valeur le travail fait : les [[wikiquote:citation du jour]], et avec {{ping|Jorune}}, en fonction des dates des ateliers/stands, etc, vous pouvez choisir des citations à passer ces jours là. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 mai 2026 à 13:16 (CEST)
{{RI}}
Voilà, [[Projet:Les sans pagEs#Outils]], j'ai limité les explications sur la page pour ne pas l'encombrer. Une description plus complète et un guide pas à pas sont dispo en [[Projet:Les sans pagEs/Template nouvelle page#Description]] et #Utilisation. Voilà, à voir l'usage et à affiner si besoin. J'en ai profité pour lier les projets via wikidata afin de naviguer plus facilement de wp à quote, et aussi le wikt du coup j'ai vu. Où je remarque notamment [[wikt:Projet:Les sans pagEs/Le Bonus ivoirien]]. Hum, intéressant, on a ici aussi qlq initiatives que je souhaite continuer à accompagner et valoriser petit à petit ([[Discussion utilisateur:Dadrik#« Presque », et pour info]] / [[Discussion utilisateur:Poro26#Event]], ....) ...
Bonne soirée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 mai 2026 à 20:43 (CEST)
:Oh merci beaucoup super ! [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]])
== Ill ? ==
[[Image:Mural feminista Gandia - Maria Zambrano.jpg|vignette|{{cita|''No hi ha barrera que pugues imposar a la llibertat de la meua ment''{{note|Citation originale de [[Virginia Woolf]] : {{cita|Lock up your libraries if you like; but there is no gate, no lock, no bolt that you can set upon the freedom of my mind.}} {{note autre projet|wikisource|langue=en|Page:A Room of One's Own (Hogarth 1929).djvu/118|''A Room of One's Own'', 1929, p. 114}} {{Ouvrage/Test|titre= Une chambre à soi|trad={{w|Clara Malraux}}|édition= Denoël |année=1992|isbn=220723998-5|page=113|url=https://archive.org/details/unechambresoi0000virg/page/113}} : {{cita|Fermez vos [[bibliothèque]]s, si cela vous plait, mais il n'est porte, ni serrure, ni verrou que vous puissiez dresser contre la [[liberté]] de mon [[esprit]] !}}}}.}}]]
{{références}}
Salut ! {{ping|Anthere}} et {{ping|Jorune}} pour avis. Dis moi, un peu comme [[c:Category:Les sans images]], est-il possible de demander petit à petit qlq illustrations qui combinent portraits/citations, et qui intègrent d’autres éléments "thématiques" ? Un peu comme ci-contre si on veut, mais en plus "créatif".
En gros, sur la base d’une liste de qlq personnes et qlq cita, et demander aux dessinatrices de combiner librement portraits/cita, et ce que ça évoque thematiquement en plus pour elles et d’intégrer cela. Je pense là par exemple à la citation de [[Monique Wittig#Les Guérillères, 1969]] : « Elles disent qu'elles ont la force du [[lion]] la haine du [[tigre]] la ruse du renard la patience du [[chat]] la persévérance du [[cheval]] la ténacité du chacal. […] Elles disent qu'une fois qu'elles auront les armes à la main elles ne les abandonneront pas. Elles disent qu'elles secoueront le monde comme la [[foudre]] et le tonnerre. » Ça peut donner un Combo portait/citation et les elements avec lien bleu et autres par ex.
Merci.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 10:14 (CEST)
:bonne question, je vais essayer de trouver une réponse ! [[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 29 mai 2026 à 17:38 (CEST)
jpukhl3r9aorwecame6w6ve04xqou1i
Sophie Binet
0
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2026-05-29T17:20:54Z
An insect photographer
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légère mef
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text/x-wiki
'''{{w}}''', née le {{date-|5 janvier 1982}} à Metz (Moselle), est une syndicaliste française, secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT) depuis le 31 mars 2023.
[[File:Huma2023SophieBinet 2.jpg|thumb|alt=Photo cadrage épaules d'une femme parlant dans un micro|Sophie Binet à la Fête de l'Humanité 2023.]]
== Citations ==
{{Citation|Si j’ai un lieu d’attaches, où je reviendrai toujours, c’est ici, c’est clair. C’est le lieu où j’ai le plus d’amis, de souvenirs, de choses marquantes. C’est aussi celui où j’ai accouché.
|précisions=À propos du {{w|Finistère}} nord.
}}
{{Réf Article
| titre = Sophie Binet : compagnon, enfants… que sait-on de la patronne de la CGT ?
| auteur = Shad de Bary
| publication = Journal
| date = 13/05/2025
| page = url
| url = https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/sophie-binet-compagnon-enfants-que-sait-on-de-la-patronne-de-la-cgt-20250513
}}
== Citations sur la personne ==
{{...}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Sophie Binet
| commons = Category:Sophie Binet
}}
== Lien externe ==
{{CLEDETRI:Binet, Sophie}}
[[Catégorie:Syndicaliste]]
[[Catégorie:Personnalité féminine française]]
[[Catégorie:Naissance en 1982]]
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Anita Alvarez
0
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2026-05-29T20:07:42Z
An insect photographer
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Mef #SheSaid
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Nado sincronizado.jpg|vignette|Anita Alvarez en 2016.]]
'''{{w}}''', née le {{Date-|2|décembre|1996}}, est une nageuse artistique et synchronisée américaine.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Et puis, à la toute fin, je me souviens, du tout dernier bras que j'ai opéré… C'est un petit bras tellement simple que je me suis dit : "Donne tout jusqu'au bout." Et c'est ce que j'ai fait. Ensuite, je me souviens être descendue et m'être dit… un peu comme : "Oups." Genre : "Je ne me sens pas très bien." Et c'est la dernière chose dont je me souviens, en fait.
| original = And then, at the very end, I do remember, like, the very last arm I did … It's such a simple small arm, that I was like, ‘give everything until the very end.’ And, I did that. And then, I remember going down and just being … kinda like, ‘Uh oh.’ Like, "I don't feel too great.' And, that's the last thing I remember, actually.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = USA swimmer Anita Alvarez speaks out after fainting during world championship: 'I am okay and healthy.
| auteur = Julia Musto,
| publication = Fox News
| date = 24 juin 2022
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.foxnews.com/sports/coach-rescues-us-artistic-swimmer-faints-pool-world-championships
}}
{{Citation
| citation = Je vais bien et je suis en bonne santé
| original = I am okay and healthy
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = USA swimmer Anita Alvarez speaks out after fainting during world championship: 'I am okay and healthy.
| auteur = Julia Musto
| publication = Fox News
| date = 24 juin 2022
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.foxnews.com/sports/coach-rescues-us-artistic-swimmer-faints-pool-world-championships
}}
== Citations sur elle ==
{{Citation
| citation = On oublie parfois que cela arrive dans d'autres sports d'endurance. Marathon, cyclisme, cross-country… On a tous vu des images d'athlètes qui n'arrivent pas à franchir la ligne d'arrivée et d'autres qui les aident à y parvenir. Notre sport n'est pas différent des autres, sauf que dans une piscine, on repousse ses limites et parfois on les atteint. Anita se sent bien maintenant et les médecins disent aussi qu'elle va bien. Demain, elle se reposera toute la journée et décidera avec le médecin si elle peut participer aux finales par équipe en nage libre. Merci pour tous vos messages de soutien à Anita .
| original = We sometimes forget that this happens in other high-endurance sports. Marathon, cycling, cross country… We all have seen images where some athletes don’t make it to the finish line and others help them to get there. Our sport is no different than others, just in a pool, we push through limits and sometimes we find them. Anita feels good now and the doctors also say she is okay. Tomorrow she will rest all day and will decide with the doctor if she can swim free team finals or not. Thank you for all of your well wishes for Anita.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Coach rescues us artistic swimmer after she faints in pool during world championships.
| auteur = Andrea Fuentes
| publication = Fox news
| date = 24 juin 2022
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.foxnews.com/sports/coach-rescues-us-artistic-swimmer-faints-pool-world-championships
}}
{{Autres projets
| w = Anita Alvarez
| commons = Category:Anita Alvarez
}}
{{CLEDETRI:Alvarez, Anita}}
[[Catégorie:Naissance en 1996]]
[[Catégorie:Femme artiste]]
[[Catégorie:Nageuse]]
[[Catégorie:Sportive américaine]]
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Renabelle Kayala Ninga
0
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Jorune
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/* Voir aussi */
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE.jpg|vignette|droite|Renabelle Kayala Ninga]]
'''{{w|Renabelle Kayala Ninga}}''', née le 24 avril 1987 à [[ville|Kinshasa]] en [[w:République_démocratique_du_Congo|république démocratique du Congo]], est une femme politique congolaise, elle est actuelle sénatrice de la souscription de Kisangani depuis avril 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation = "Avec Fatshi Béton, nos courageux FARDC et WAZALENDO, nous vaincrons l’ennemi"
| langue = fr
}}
# {{Réf Discours
| nom = Renabelle Kayala Ninga
| date = 29 janvier 2025
| source = /depechesdelatshopo.com
| url = https://depechesdelatshopo.com/soutien-aux-fardc-et-wazalendo-appel-au-patriotisme-de-la-senatrice-kayala-ninga-renabelle/
}}
== Voir aussi ==
* [[Carole Agito Amela]]
* [[Thérèse Olenga Kalonda]]
* [[Wivine Mumba Matipa]]
* [[Madeleine Nikomba Sabangu]]
{{Autres projets
|w=Renabelle Kayala Ninga
|commons=Category:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE}}
{{CLEDETRI:Kayala, Renabelle}}
[[Catégorie:Naissance en 1987]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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text/x-wiki
[[Fichier:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE.jpg|vignette|droite|Renabelle Kayala Ninga]]
'''{{w|Renabelle Kayala Ninga}}''', née le 24 avril 1987 à [[ville|Kinshasa]] en [[w:République_démocratique_du_Congo|république démocratique du Congo]], est une femme politique congolaise, elle est actuelle sénatrice de la souscription de Kisangani depuis avril 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation = "Avec Fatshi Béton, nos courageux FARDC et WAZALENDO, nous vaincrons l’ennemi"
| langue = fr
}}
# {{Réf Article
|titre=
| auteur =
| date = 29 janvier 2025
| publication = depechesdelatshopo.com
| page = url
| url = https://depechesdelatshopo.com/soutien-aux-fardc-et-wazalendo-appel-au-patriotisme-de-la-senatrice-kayala-ninga-renabelle/
}}
== Voir aussi ==
* [[Carole Agito Amela]]
* [[Thérèse Olenga Kalonda]]
* [[Wivine Mumba Matipa]]
* [[Madeleine Nikomba Sabangu]]
{{Autres projets
|w=Renabelle Kayala Ninga
|commons=Category:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE}}
{{CLEDETRI:Kayala, Renabelle}}
[[Catégorie:Naissance en 1987]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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[[Fichier:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE.jpg|vignette|droite|Renabelle Kayala Ninga]]
'''{{w|Renabelle Kayala Ninga}}''', née le 24 avril 1987 à [[ville|Kinshasa]] en [[w:République_démocratique_du_Congo|république démocratique du Congo]], est une femme politique congolaise, elle est actuelle sénatrice de la souscription de Kisangani depuis avril 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation = "Avec Fatshi Béton, nos courageux FARDC<ref>Forces Armées de la République Démocratique du Congo</ref> et WAZALENDO<ref>terme générique désignant des groupes d'autodéfense actifs en république démocratique du Congo (RDC) constitués de civils</ref>, nous vaincrons l’ennemi"
| langue = fr
}}
# {{Réf Article
|titre=
| auteur =
| date = 29 janvier 2025
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| url = https://depechesdelatshopo.com/soutien-aux-fardc-et-wazalendo-appel-au-patriotisme-de-la-senatrice-kayala-ninga-renabelle/
}}
== Voir aussi ==
* [[Carole Agito Amela]]
* [[Thérèse Olenga Kalonda]]
* [[Wivine Mumba Matipa]]
* [[Madeleine Nikomba Sabangu]]
{{Autres projets
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[[Catégorie:Naissance en 1987]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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/* Voir aussi */
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text/x-wiki
[[Fichier:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE.jpg|vignette|droite|Renabelle Kayala Ninga]]
'''{{w|Renabelle Kayala Ninga}}''', née le 24 avril 1987 à [[ville|Kinshasa]] en [[w:République_démocratique_du_Congo|république démocratique du Congo]], est une femme politique congolaise, elle est actuelle sénatrice de la souscription de Kisangani depuis avril 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation = "Avec Fatshi Béton, nos courageux FARDC<ref>Forces Armées de la République Démocratique du Congo</ref> et WAZALENDO<ref>terme générique désignant des groupes d'autodéfense actifs en république démocratique du Congo (RDC) constitués de civils</ref>, nous vaincrons l’ennemi"
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# {{Réf Article
|titre=
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| date = 29 janvier 2025
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}}
== Voir aussi ==
* [[Carole Agito Amela]]
* [[Thérèse Olenga Kalonda]]
* [[Wivine Mumba Matipa]]
* [[Madeleine Nikomba Sabangu]]
== Notes et références==
{{Références}}
{{Autres projets
|w=Renabelle Kayala Ninga
|commons=Category:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE}}
{{CLEDETRI:Kayala, Renabelle}}
[[Catégorie:Naissance en 1987]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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[[Fichier:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE.jpg|vignette|droite|Renabelle Kayala Ninga]]
'''{{w|Renabelle Kayala Ninga}}''', née le 24 avril 1987 à [[ville|Kinshasa]] en [[w:République_démocratique_du_Congo|république démocratique du Congo]], est une femme politique congolaise, elle est actuelle sénatrice de la souscription de Kisangani depuis avril 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation = "Avec Fatshi Béton, nos courageux FARDC<ref>Forces Armées de la République Démocratique du Congo</ref> et WAZALENDO<ref>terme générique désignant des groupes d'autodéfense actifs en république démocratique du Congo (RDC) constitués de civils</ref>, nous vaincrons l’ennemi"
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# {{Réf Article
|titre=Soutien aux FARDC et WAZALENDO : Appel au patriotisme de la Sénatrice KAYALA NINGA RENABELLE
| auteur =la rédaction
| date = 29 janvier 2025
| publication = depechesdelatshopo.com
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}}
== Voir aussi ==
* [[Carole Agito Amela]]
* [[Thérèse Olenga Kalonda]]
* [[Wivine Mumba Matipa]]
* [[Madeleine Nikomba Sabangu]]
== Notes et références==
{{Références}}
{{Autres projets
|w=Renabelle Kayala Ninga
|commons=Category:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE}}
{{CLEDETRI:Kayala, Renabelle}}
[[Catégorie:Naissance en 1987]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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text/x-wiki
[[Fichier:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE.jpg|vignette|droite|Renabelle Kayala Ninga]]
'''{{w|Renabelle Kayala Ninga}}''', née le 24 avril 1987 à [[ville|Kinshasa]] en [[w:République_démocratique_du_Congo|république démocratique du Congo]], est une femme politique congolaise, elle est actuelle sénatrice de la souscription de Kisangani depuis avril 2024.
== Citations ==
{{Citation
| citation = "Avec [[Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo|Fatshi Béton]], nos courageux FARDC<ref>Forces Armées de la République Démocratique du Congo</ref> et WAZALENDO<ref>terme générique désignant des groupes d'autodéfense actifs en république démocratique du Congo (RDC) constitués de civils</ref>, nous vaincrons l’ennemi"
| langue = fr
}}
# {{Réf Article
|titre=Soutien aux FARDC et WAZALENDO : Appel au patriotisme de la Sénatrice KAYALA NINGA RENABELLE
| auteur =la rédaction
| date = 29 janvier 2025
| publication = depechesdelatshopo.com
| page = url
| url = https://depechesdelatshopo.com/soutien-aux-fardc-et-wazalendo-appel-au-patriotisme-de-la-senatrice-kayala-ninga-renabelle/
}}
== Voir aussi ==
* [[Carole Agito Amela]]
* [[Thérèse Olenga Kalonda]]
* [[Wivine Mumba Matipa]]
* [[Madeleine Nikomba Sabangu]]
== Notes et références==
{{Références}}
{{Autres projets
|w=Renabelle Kayala Ninga
|commons=Category:RENABELLE KAYALA NINGA TOKOLE}}
{{CLEDETRI:Kayala, Renabelle}}
[[Catégorie:Naissance en 1987]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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Marie Kyet Mutinga
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Nattes à chat
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text/x-wiki
[[Fichier:Mutinga.jpg|vignette]]
'''{{w}}''', née à [[Kinshasa]] d’un père diplomate et d’une mère infirmière, est actuellement Députée provinciale élue de la circonscription de N’sele dans la ville de Kinshasa lors des élections du 30 décembre 2018 pour le compte du parti des démocrates pour la bonne gouvernance (PDG). Elle est actuellement 2ème vice-présidente nationale du parti.
== Citations ==
{{Citation | citation =L’avenir de la République Démocratique du Congo dépend de la volonté politique et de la volonté du peuple souverain}}
# {{Réf Article
| titre = RDC : La députée nationale Marie Mutinga Kyet affirme son soutien à la révision constitutionnelle
| nom = Marie Mutinga Kyet
| date = 09 décembre 2024
| source = lepotentiel.cd
| date de parution = 10 décembre 2024
| auteur = Fulgence Mavula
| publication = article
| langue = fr
| page = url
| url = https://lepotentiel.cd/2024/12/10/rdc-la-deputee-nationale-marie-mutinga-kyet-affirme-son-soutien-a-la-revision-constitutionnelle/}}
== Voir aussi ==
* [[Juliana Amato Lumumba]]
* [[Francine Muyumba]]
* [[Martine Ntumba Bukasa]]
* [[Tania Mokolo Ndjoli]]
* [[Julie Ngungwa]]
{{Autres projets
| w = Geneviève Inagosi
}}
{{DEFAULTSORT:Inagosi,Geneviève}}
{{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}}
[[Catégorie:Naissance en 1970]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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/* Voir aussi */
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text/x-wiki
[[Fichier:Mutinga.jpg|vignette]]
'''{{w}}''', née à [[Kinshasa]] d’un père diplomate et d’une mère infirmière, est actuellement Députée provinciale élue de la circonscription de N’sele dans la ville de Kinshasa lors des élections du 30 décembre 2018 pour le compte du parti des démocrates pour la bonne gouvernance (PDG). Elle est actuellement 2ème vice-présidente nationale du parti.
== Citations ==
{{Citation | citation =L’avenir de la République Démocratique du Congo dépend de la volonté politique et de la volonté du peuple souverain}}
# {{Réf Article
| titre = RDC : La députée nationale Marie Mutinga Kyet affirme son soutien à la révision constitutionnelle
| nom = Marie Mutinga Kyet
| date = 09 décembre 2024
| source = lepotentiel.cd
| date de parution = 10 décembre 2024
| auteur = Fulgence Mavula
| publication = article
| langue = fr
| page = url
| url = https://lepotentiel.cd/2024/12/10/rdc-la-deputee-nationale-marie-mutinga-kyet-affirme-son-soutien-a-la-revision-constitutionnelle/}}
== Voir aussi ==
* [[Juliana Amato Lumumba]]
* [[Francine Muyumba]]
* [[Martine Ntumba Bukasa]]
* [[Tania Mokolo Ndjoli]]
{{Autres projets
| w = Geneviève Inagosi
}}
{{DEFAULTSORT:Inagosi,Geneviève}}
{{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}}
[[Catégorie:Naissance en 1970]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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text/x-wiki
[[Fichier:Mutinga.jpg|vignette]]
'''{{w}}''', née à [[Kinshasa]] d’un père diplomate et d’une mère infirmière, est actuellement Députée provinciale élue de la circonscription de N’sele dans la ville de Kinshasa lors des élections du 30 décembre 2018 pour le compte du parti des démocrates pour la bonne gouvernance (PDG). Elle est actuellement 2ème vice-présidente nationale du parti.
== Citations ==
{{Citation | citation =L’avenir de la République Démocratique du Congo dépend de la volonté politique et de la volonté du peuple souverain}}
# {{Réf Article
| titre = RDC : La députée nationale Marie Mutinga Kyet affirme son soutien à la révision constitutionnelle
| nom = Marie Mutinga Kyet
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| auteur = Fulgence Mavula
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== Voir aussi ==
* [[Juliana Amato Lumumba]]
* [[Francine Muyumba]]
* [[Martine Ntumba Bukasa]]
* [[Tania Mokolo Ndjoli]]
{{Autres projets
| w = Geneviève Inagosi
}}
{{DEFAULTSORT:Inagosi,Geneviève}}
[[Catégorie:Naissance en 1970]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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Jorune
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/* Voir aussi */
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text/x-wiki
[[Fichier:Mutinga.jpg|vignette]]
'''{{w}}''', née à [[Kinshasa]] d’un père diplomate et d’une mère infirmière, est actuellement Députée provinciale élue de la circonscription de N’sele dans la ville de Kinshasa lors des élections du 30 décembre 2018 pour le compte du parti des démocrates pour la bonne gouvernance (PDG). Elle est actuellement 2ème vice-présidente nationale du parti.
== Citations ==
{{Citation | citation =L’avenir de la République Démocratique du Congo dépend de la volonté politique et de la volonté du peuple souverain}}
# {{Réf Article
| titre = RDC : La députée nationale Marie Mutinga Kyet affirme son soutien à la révision constitutionnelle
| nom = Marie Mutinga Kyet
| date = 09 décembre 2024
| source = lepotentiel.cd
| date de parution = 10 décembre 2024
| auteur = Fulgence Mavula
| publication = article
| langue = fr
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| url = https://lepotentiel.cd/2024/12/10/rdc-la-deputee-nationale-marie-mutinga-kyet-affirme-son-soutien-a-la-revision-constitutionnelle/}}
== Voir aussi ==
* [[Juliana Amato Lumumba]]
* [[Francine Muyumba]]
* [[Martine Ntumba Bukasa]]
* [[Tania Mokolo Ndjoli]]
{{Autres projets
| w = Geneviève Inagosi
}}
{{DEFAULTSORT:Mutinga, Marie Kyet}}
[[Catégorie:Naissance en 1970]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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2026-05-29T19:43:46Z
Jorune
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/* Voir aussi */
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Mutinga.jpg|vignette]]
'''{{w}}''', née à [[Kinshasa]] d’un père diplomate et d’une mère infirmière, est actuellement Députée provinciale élue de la circonscription de N’sele dans la ville de Kinshasa lors des élections du 30 décembre 2018 pour le compte du parti des démocrates pour la bonne gouvernance (PDG). Elle est actuellement 2ème vice-présidente nationale du parti.
== Citations ==
{{Citation | citation =L’avenir de la République Démocratique du Congo dépend de la volonté politique et de la volonté du peuple souverain}}
# {{Réf Article
| titre = RDC : La députée nationale Marie Mutinga Kyet affirme son soutien à la révision constitutionnelle
| nom = Marie Mutinga Kyet
| date = 09 décembre 2024
| source = lepotentiel.cd
| date de parution = 10 décembre 2024
| auteur = Fulgence Mavula
| publication = article
| langue = fr
| page = url
| url = https://lepotentiel.cd/2024/12/10/rdc-la-deputee-nationale-marie-mutinga-kyet-affirme-son-soutien-a-la-revision-constitutionnelle/}}
== Voir aussi ==
* [[Juliana Amato Lumumba]]
* [[Francine Muyumba]]
* [[Martine Ntumba Bukasa]]
* [[Tania Mokolo Ndjoli]]
{{Autres projets
| w = Marie Kyet Mutinga
}}
{{DEFAULTSORT:Mutinga, Marie Kyet}}
[[Catégorie:Naissance en 1970]]
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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Jorune
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/* Voir aussi */
459837
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Mutinga.jpg|vignette]]
'''{{w}}''', née à [[Kinshasa]] d’un père diplomate et d’une mère infirmière, est actuellement Députée provinciale élue de la circonscription de N’sele dans la ville de Kinshasa lors des élections du 30 décembre 2018 pour le compte du parti des démocrates pour la bonne gouvernance (PDG). Elle est actuellement 2ème vice-présidente nationale du parti.
== Citations ==
{{Citation | citation =L’avenir de la République Démocratique du Congo dépend de la volonté politique et de la volonté du peuple souverain}}
# {{Réf Article
| titre = RDC : La députée nationale Marie Mutinga Kyet affirme son soutien à la révision constitutionnelle
| nom = Marie Mutinga Kyet
| date = 09 décembre 2024
| source = lepotentiel.cd
| date de parution = 10 décembre 2024
| auteur = Fulgence Mavula
| publication = article
| langue = fr
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| url = https://lepotentiel.cd/2024/12/10/rdc-la-deputee-nationale-marie-mutinga-kyet-affirme-son-soutien-a-la-revision-constitutionnelle/}}
== Voir aussi ==
* [[Juliana Amato Lumumba]]
* [[Francine Muyumba]]
* [[Martine Ntumba Bukasa]]
* [[Tania Mokolo Ndjoli]]
{{Autres projets
| w = Marie Kyet Mutinga
}}
{{DEFAULTSORT:Mutinga, Marie Kyet}}
[[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]]
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Georgina Rodríguez
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2026-05-29T17:36:41Z
An insect photographer
74311
Fin mef #SheSaid
459806
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Georgina Rodríguez in the Oval Office (54934212986) (cropped).jpg|vignette]]
'''{{w}}''', née le {{date-|27 janvier 1994}}, à Buenos Aires (Argentine), est une mannequin, entrepreneuse et influenceuse argentino-espagnole.
== Citations ==
{{Citation|Être le partenaire de quelqu'un d'aussi célèbre n'est pas facile mais je ne le changerais pas pour le monde […]. Ce que je ressens pour lui est plus fort que tout, n'importe quel type de pression. Ensemble nous sommes plus forts et il y a une admiration mutuelle. Mais séduire et rêver est tellement important. Je dors toujours en lingerie et je préfère la lingerie sexy.
|précisions=Georgina Rodríguez vit avec Cristiano Ronaldo.
}}
{{Réf Article
| titre = Georgina Rodriguez se confie sur sa relation avec Cristiano Ronaldo : "Ce n'est pas facile de sortir avec quelqu'un d'aussi connu"
| auteur = Chloé Gurdjian
| publication = Télé-Loisirs
| date = 26/08/2019
| page = url
| url = https://www.programme-tv.net/news/sport/238455-georgina-rodriguez-se-confie-sur-sa-relation-avec-cristiano-ronaldo-ce-nest-pas-facile-de-sortir-avec-quelquun-daussi-connu/
}}
{{Citation|Chez moi, c'est là où se trouve ma famille. Le lieu où je suis le plus heureuse est ma maison, avec mes enfants et mon partenaire. Notre maison est notre refuge, notre temple construit avec tant d'amour
}}
{{Réf Article
| titre = Georgina Rodriguez se confie sur sa relation avec Cristiano Ronaldo : "Ce n'est pas facile de sortir avec quelqu'un d'aussi connu"
| auteur = Chloé Gurdjian
| publication = Télé-Loisirs
| date = 26/08/2019
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| url = https://www.programme-tv.net/news/sport/238455-georgina-rodriguez-se-confie-sur-sa-relation-avec-cristiano-ronaldo-ce-nest-pas-facile-de-sortir-avec-quelquun-daussi-connu/
}}
{{Citation|La célébrité ne signifie plus rien pour moi ces temps-ci parce que je suis toujours la même personne que j’ai toujours été, et j’ai mes amis pour la vie. Le seul problème, c’est que cela peut vous limiter un peu plus. Mais bon, je vais partout normalement et c’est aussi ce que j’essaie d’inculquer à mes enfants. J’aime être dans les parcs avec des enfants, avec des mamans, sur des terrains de foot à regarder mon copain jouer... La célébrité ne m’a pas arrêté, et elle me motive à travailler dur, à exceller chaque jour et à être reconnaissant, car la vérité, c’est que j’ai beaucoup de chance.
|original=Fame means nothing to me these days because I'm still the same person I've always been, and I have my lifelong friends. The only thing is that it can limit you a bit more. But well, I go everywhere normally and that's also what I try to instill in my children. I like being in parks with children, with moms, on soccer fields watching my boyfriend play... Fame hasn't stopped me, and it motivates me to work hard and excel every day and to be grateful, because the truth is that I'm very lucky.
|langue=en
}}
{{Réf Article
|titre=English Version | Soy Georgina
|auteur=Ana Murcho
|date=12 octobre 2023
|publication=Vogue
|page=url
|url=https://www.vogue.pt/english-version-fashion-story-interview-georgina-rodriguez-fame-issue
}}
== Citations sur la personne ==
{{...}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Georgina Rodríguez
| commons = Category:Georgina Rodríguez
}}
{{CLEDETRI:Rodriguez, Georgina }}
[[Catégorie:Mannequin]]
[[Catégorie:Personnalité féminine espagnole]]
[[Catégorie:Naissance en 1994]]
ed6yoofm6vrostdjs5eurd5utcjtdny
Kim Kardashian
0
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2026-05-29T20:05:46Z
An insect photographer
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Mef SheSaid, j'ai enlevé des citations insipides
459851
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:President Trump Meets with Sentencing Commutation Recipients (49624188912) (cropped).jpg|vignette|Kim Kardashian en 2020.]]
'''{{w}}''', née le {{Date-|21|octobre|1980}} à Los Angeles, Californie, est une personnalité médiatique, mondaine, femme d'affaires, mannequin et actrice américaine.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Je n'ai pas eu le temps de rentrer chez moi avant cette interview, et je me suis dit : il faut que j'aille me coiffer et me maquiller. Mais je me sens de plus en plus à l'aise sans maquillage.
| original = I didn't have time to go home before this interview, and I was like, I have to go do my hair and makeup.But I'm getting more comfortable not having a face full of makeup.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = The Kim Kardashian Interview: Cleopatra With a "K"
| auteur = Laura Brown
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 9 février 2011
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/celebrity/latest/news/a671/kim-kardashian-interview-0311/
}}
{{Citation
| citation = C'est difficile de s'en passer. Mais je pense que le glamour peut être ma façon de me mettre en valeur. C'est mon accessoire personnel.
| original = It's hard to let go. But then I think the glam can be my fashion. It's my own accessory.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = The Kim Kardashian Interview: Cleopatra With a "K"
| auteur = Laura Brown
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 9 février 2011
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| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/celebrity/latest/news/a671/kim-kardashian-interview-0311/
}}
{{Citation
| citation = On a le strass et les paillettes, et les gens veulent vivre par procuration. Personnellement, je suis la première à dire que je dois faire beaucoup de sport et que manger sainement est un vrai combat. J'ai des problèmes avec mes sœurs, mes parents et tout un tas d'autres choses.
| original = We have the glitz and the glam, and people want to live vicariously through it. Personally, though, I'm the first to say I have to work out extra hard, and it's such a struggle for me to eat healthy. I have sister issues and parent issues and all sorts of things.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = The Kim Kardashian Interview: Cleopatra With a "K"
| auteur = Laura Brown
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 9 février 2011
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}}
{{Citation
| citation = J'étais tellement dépendante des hommes avec qui j'étais en couple. Je ne sais pas pourquoi, car je n'ai pas été élevée comme ça. Si je revoyais la jeune femme de 19 ans que j'étais, je me secouerais et je me dirais : “Réveille-toi ! Tu es bien trop intelligente pour ça.
| original = I used to be so dependent on the guys I was in a relationship with. I don't know why, because I wasn't raised that way. If I looked at myself at 19, I would shake myself and be like, Wake up; you are way too smart for this.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = The Kim Kardashian Interview: Cleopatra With a "K"
| auteur = Laura Brown
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 9 février 2011
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| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/celebrity/latest/news/a671/kim-kardashian-interview-0311/
}}
{{Autres projets
| w = Kim Kardashian
| commons = Category:Kim Kardashian
}}
{{CLEDETRI:Kardashian, Kim}}
[[Catégorie:Naissance en 1980]]
[[Catégorie:Mannequin]]
[[Catégorie:Actrice américaine]]
[[Catégorie:Entrepreneure américaine]]
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Kourtney Kardashian
0
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2026-05-29T20:00:47Z
An insect photographer
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Mef #SheSaid, j'ai enlevé plusieurs citations insipides
459847
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Kourtney Kardashian 2 2009.jpg|vignette|Kourtney Kardashian en 2009]]
'''Kourtney Mary Kardashian Barker''', connue comme '''{{w}}''', née le {{Date-|18|avril|1979}} à Los Angeles (Californie) est une productrice, animatrice, actrice, mannequin et femme d'affaires américaine ainsi qu'une personnalité médiatique.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Mon style est simple et décontracté : je n’aime pas passer trop de temps à me préparer. Étant maman, j’adore jouer avec mes enfants et m’amuser avec eux, mais j’aime aussi la mode.
| original = My daily style is easy and effortless—I don't like to take too much time getting ready. Being a mom, I love to play with my kids and have fun with them, but I also love fashion.
| langue = en
}}
{{Réf Article
| titre = Exclusive: Kourtney Kardashian On Keeping Up With Three Kids.
| auteur = Kerry Pieri
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 7 mai 2015
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a10814/kourtney-kardashian-interview/
}}
{{Citation
| citation = J'aime prendre mon temps et ne pas me mettre trop de pression, mais c'est difficile. J'oublie à chaque fois : après avoir accouché, on rêve de retrouver un ventre plat. C'est vrai que ça demande beaucoup d'efforts, mais je commence généralement en douceur par des promenades avec le bébé. Parfois, j'emmène mes trois enfants se promener, et j'ai une poussette où ils peuvent tous monter. Donc j'y vais progressivement, mais maintenant, je m'y mets à fond. Je fais du sport avec un coach, et avoir quelqu'un avec qui m'entraîner est vraiment motivant. Certains jours, Khloé se joint à moi, ou alors je m'entraîne avec une amie ; le simple fait de programmer ma séance avec le coach et de savoir que je ne vais pas la rater me motive. J'essaie aussi de manger sainement et de privilégier les repas faits maison autant que possible.
| original = I like to take my time and not try to put too much pressure on myself, but it's hard. I think I forget every time— you give birth and you want your stomach to be flat again. It does take a lot of work, but I usually start slowly by going on walks with the baby. At certain times I take all three kids on a walk, and I have this stroller that they can all ride in and on. So I start slowly—but now I'm in full force. I've been working out with a trainer, and having somebody else to work out with really helps motivate me. Some days Khloe will join me, or I have a girlfriend I've been working out with—just setting that trainer session and knowing I'm not going to flake. I also try to eat really clean and at home as much as I can.
| langue = en
| précisions= Réponse à la question : « Comment abordez-vous la santé et la forme physique après l’accouchement ? »
}}
{{Réf Article
| titre = Exclusive: Kourtney Kardashian On Keeping Up With Three Kids
| auteur = Kerry Pieri
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 7 mai 2015
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a10814/kourtney-kardashian-interview/
}}
{{Autres projets
| w = Kourtney Kardashian
| commons = Category:Kourtney Kardashian
}}
{{CLEDETRI:Kardashian, Kourtney}}
[[Catégorie:Naissance en 1979]]
[[Catégorie:Productrice]]
[[Catégorie:Actrice américaine]]
[[Catégorie:Mannequin]]
[[Catégorie:Animatrice de télévision]]
[[Catégorie:Entrepreneure américaine]]
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Khloé Kardashian
0
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438548
2026-05-29T16:23:15Z
An insect photographer
74311
Mef #SheSaid, retrait citations inutiles pour ne pas pomper intégralement l'article
459791
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Khloe Kardashian NOV 2011.jpg|vignette|Khloé Kardashian en 2011.]]
'''{{w}}''', née le {{Date-|27|juin|1984}} à Los Angeles, est une personnalité de la télévision, actrice, animatrice radio, mannequin et femme d'affaires américaine.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Je pense vraiment que le monde de la mode, et les gens en général, me regardent davantage maintenant que j'ai perdu du poids […]. Même sur les shootings, je n'avais jamais le choix des vêtements. L'attention était toujours portée sur Kourtney et Kim, mais j'étais trop compliquée à coiffer pour les stylistes ou ils n'avaient rien à ma taille. Je n'étais même pas si grosse que ça!
| original = I definitely think the fashion industry, and people in general, look at me more now that I've lost weight […]. Even on shoots, I would never have options for clothing. There would always be this attention on Kourtney and Kim, but I was too much work for [stylists] or they had nothing in my size. I wasn't even that crazy big!
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Khloé Kardashian Like You've Never Seen Her
| auteur = Olivia Fleming
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 14 juin 2016
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a16006/khloe-kardashian-interview/
}}
{{Citation
| citation = Je leur dis juste : Allez vous faire voir. Je ne vais pas cautionner votre mauvais comportement.
| original = I'm just like, Fuck you. I'm not going to reward your bad behavior.
| langue = en
|précisions=Aux stylistes qui ne s'intéressent à elle que depuis sa perte de poids.
}}{{Réf Article
| titre = Khloé Kardashian Like You've Never Seen Her
| auteur = Olivia Fleming
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 14 juin 2016
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a16006/khloe-kardashian-interview/
}}
{{Citation
| citation = Je suis la première à reconnaître mes erreurs ou à admettre que j'aurais pu agir différemment. Je partage beaucoup de choses, peut-être même plus en profondeur que mes sœurs, et je pense que les gens apprécient cela.
| original = I'm the first person to say if I didn't do something right or that I could have done something differently. I share so much, maybe more in-depth than my sisters, and I think people appreciate that.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Khloé Kardashian Like You've Never Seen Her
| auteur = Olivia Fleming
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 14 juin 2016
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a16006/khloe-kardashian-interview/
}}
{{Citation
| citation = Avant, je me demandais pourquoi les célébrités ne sortaient qu'avec d'autres célébrités, mais quand on est dans le même bateau, on comprend. On se sent un peu plus en sécurité.
| original = I used to wonder why celebrities only dated celebrities, but when you're in it you understand. You feel a little safer.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Khloé Kardashian Like You've Never Seen Her
| auteur = Olivia Fleming
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 14 juin 2016
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a16006/khloe-kardashian-interview/
}}
{{Citation
| citation = Si on vous voit avec quelqu'un dès votre premier rendez-vous, c'est comme si vous vous mariiez automatiquement le lendemain. C'est tellement extrême ! Alors, quand on est deux célébrités, on peut rester discrets au début, pour voir si le courant passe. Sortir avec quelqu'un de son milieu, c'est un peu plus simple.
| original = If you're seen with someone on your first date, you're automatically getting married the next day. It's so extreme! So when you're two celebrities, you can keep it really quiet at first, to see if you even like each other. Dating someone in your world is a little easier.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Khloé Kardashian Like You've Never Seen Her.
| auteur = Olivia Fleming
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 14 juin 2016
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
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}}
{{Autres projets
| w = Khloé Kardashian
| commons = Category:Khloe Kardashian
}}
{{CLEDETRI:Kardashian, Khloe}}
[[Catégorie:Naissance en 1984]]
[[Catégorie:Actrice américaine]]
[[Catégorie:Animatrice de radio]]
[[Catégorie:Mannequin]]
[[Catégorie:Animatrice de télévision]]
[[Catégorie:Entrepreuneure américaine]]
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459792
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2026-05-29T16:23:39Z
An insect photographer
74311
± [[Catégorie:Entrepreuneure américaine]]->[[Catégorie:Entrepreneure américaine]]
459792
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Khloe Kardashian NOV 2011.jpg|vignette|Khloé Kardashian en 2011.]]
'''{{w}}''', née le {{Date-|27|juin|1984}} à Los Angeles, est une personnalité de la télévision, actrice, animatrice radio, mannequin et femme d'affaires américaine.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Je pense vraiment que le monde de la mode, et les gens en général, me regardent davantage maintenant que j'ai perdu du poids […]. Même sur les shootings, je n'avais jamais le choix des vêtements. L'attention était toujours portée sur Kourtney et Kim, mais j'étais trop compliquée à coiffer pour les stylistes ou ils n'avaient rien à ma taille. Je n'étais même pas si grosse que ça!
| original = I definitely think the fashion industry, and people in general, look at me more now that I've lost weight […]. Even on shoots, I would never have options for clothing. There would always be this attention on Kourtney and Kim, but I was too much work for [stylists] or they had nothing in my size. I wasn't even that crazy big!
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Khloé Kardashian Like You've Never Seen Her
| auteur = Olivia Fleming
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 14 juin 2016
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a16006/khloe-kardashian-interview/
}}
{{Citation
| citation = Je leur dis juste : Allez vous faire voir. Je ne vais pas cautionner votre mauvais comportement.
| original = I'm just like, Fuck you. I'm not going to reward your bad behavior.
| langue = en
|précisions=Aux stylistes qui ne s'intéressent à elle que depuis sa perte de poids.
}}{{Réf Article
| titre = Khloé Kardashian Like You've Never Seen Her
| auteur = Olivia Fleming
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 14 juin 2016
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a16006/khloe-kardashian-interview/
}}
{{Citation
| citation = Je suis la première à reconnaître mes erreurs ou à admettre que j'aurais pu agir différemment. Je partage beaucoup de choses, peut-être même plus en profondeur que mes sœurs, et je pense que les gens apprécient cela.
| original = I'm the first person to say if I didn't do something right or that I could have done something differently. I share so much, maybe more in-depth than my sisters, and I think people appreciate that.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Khloé Kardashian Like You've Never Seen Her
| auteur = Olivia Fleming
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 14 juin 2016
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a16006/khloe-kardashian-interview/
}}
{{Citation
| citation = Avant, je me demandais pourquoi les célébrités ne sortaient qu'avec d'autres célébrités, mais quand on est dans le même bateau, on comprend. On se sent un peu plus en sécurité.
| original = I used to wonder why celebrities only dated celebrities, but when you're in it you understand. You feel a little safer.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Khloé Kardashian Like You've Never Seen Her
| auteur = Olivia Fleming
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 14 juin 2016
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a16006/khloe-kardashian-interview/
}}
{{Citation
| citation = Si on vous voit avec quelqu'un dès votre premier rendez-vous, c'est comme si vous vous mariiez automatiquement le lendemain. C'est tellement extrême ! Alors, quand on est deux célébrités, on peut rester discrets au début, pour voir si le courant passe. Sortir avec quelqu'un de son milieu, c'est un peu plus simple.
| original = If you're seen with someone on your first date, you're automatically getting married the next day. It's so extreme! So when you're two celebrities, you can keep it really quiet at first, to see if you even like each other. Dating someone in your world is a little easier.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Khloé Kardashian Like You've Never Seen Her.
| auteur = Olivia Fleming
| publication = Harper's BAZAAR
| date = 14 juin 2016
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.harpersbazaar.com/culture/features/a16006/khloe-kardashian-interview/
}}
{{Autres projets
| w = Khloé Kardashian
| commons = Category:Khloe Kardashian
}}
{{CLEDETRI:Kardashian, Khloe}}
[[Catégorie:Naissance en 1984]]
[[Catégorie:Actrice américaine]]
[[Catégorie:Animatrice de radio]]
[[Catégorie:Mannequin]]
[[Catégorie:Animatrice de télévision]]
[[Catégorie:Entrepreneure américaine]]
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Teni (chanteuse)
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438948
2026-05-29T16:09:06Z
An insect photographer
74311
Mef #SheSaid + 1 traduction revue
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wikitext
text/x-wiki
[[File:Teni à la célébration du Voudoun Days 2024 à Ouidah au Bénin.png|vignette|alt=Photo prise depuis le public d'une femme chantant avec énergie sur scène, vêtu d'un T-shirt noir, veste en jean, foulard blanc, lunettes de soleil, croix autour du cou|Teni en 2024.]]
'''Teniola Apata''', née le {{Date-|23|décembre|1993}} à Lagos, plus connue sous son pseudo de '''{{w|Teni (chanteuse)|Teni}}''', est une chanteuse, compositrice et artiste nigériane.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Je n'oublierai jamais ce que David m'a dit ce jour-là. Il m'a dit : Teni, si la musique est la seule chose que tu sais faire, fais-la et n'arrête jamais.
| original = I would never forget what David said to me on that day. He said ‘Teni, if music is the one thing you can do, do it and never stop.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Interview: Teni Entertainer's two paths to the top
| auteur = Oluwatobi Ibironke
| publication = Tush Magazine/Music In Africa
| date = 20 août 2018
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.musicinafrica.net/fr/node/35511
}}
{{Citation
| citation = S'il existe une récompense plus prestigieuse qu'un Grammy, c'est celle que je vise. Je suis convaincue qu'un jour, je remplirai des stades du monde entier grâce à ma musique. Alors, s'il y a quelque chose de plus grand qu'un Grammy, c'est mon objectif.
| original = If there is anything higher than the Grammy, that’s what I’m gunning for. I believe that one day I would sell out stadiums around the world someday, (from) making music. So if there’s anything bigger than the Grammy, that’s my aim.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Interview: Teni Entertainer's two paths to the top
| auteur = Oluwatobi Ibironke
| publication = Tush Magazine/Music In Africa
| date = 20 août 2018
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.musicinafrica.net/fr/node/35511
}}
{{Citation
| citation = Entourez-vous de personnes qui vous complètent et de celles qui vous donne et vous font preuve de la plus grande patience.
| original = Surround yourself with people that balance you and the ones that give and show you the most patience.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Teni : I Was Just Hungry For Success And Music Was My Only Way Out
| auteur = Daniel Anazia
| publication = Th Guardian Nigeria
| date = 23 février 2019
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://guardian.ng/life/teni-i-was-just-hungry-for-success-and-music-was-my-only-way-out/
}}
{{Citation
| citation = Il faut savoir qui on est. Si on sait qui on est, rien de ce que les autres pourront vous dire ne pourra vous perturber, car vous savez qui vous êtes.
| original = You have to know who you are, if you know who are, there nothing anybody will tell you that will make you upset you because you know who you are.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Teni : I Was Just Hungry For Success And Music Was My Only Way Out
| auteur = Daniel Anazia
| publication = Th Guardian Nigeria
| date = 23 février 2019
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://guardian.ng/life/teni-i-was-just-hungry-for-success-and-music-was-my-only-way-out/
}}
{{Autres projets
| w = Teni (chanteuse)
| commons = Category:Teni (singer)
}}
[[Catégorie:Naissance en 1993]]
[[Catégorie:Chanteuse nigériane]]
[[Catégorie:Compositrice]]
dutacfukcdhscbur3ozk0ye93bn364z
Gaëlle Borgia
0
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2026-05-29T18:00:28Z
An insect photographer
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Mef #SheSaid, j'ai remplacé les citations très courtes et peu intéressantes par une autre
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wikitext
text/x-wiki
{{ébauche}}
'''{{w|Gaëlle Borgia}}''' (née à Lyon le {{date-|22 novembre 1984}}) est une journaliste franco-malgache opérant à Madagascar pour le compte de plusieurs médias internationaux, comme France 24, TV5 Monde ou Arte. Elle a été récompensée du Prix Pulitzer 2020 avec plusieurs [[Journalisme|journalistes]] du New York Times pour son article sur l'ingérence [[Russie|Russe]] à [[Madagascar]].
== Citations ==
{{Citation|Mais ce qui me rend particulièrement heureuse, c’est que le prix récompense un travail d’équipe. C’est le "staff du New York Times" qui est récompensé, sans qu’aucune individualité ne soit mise en avant. Ça rend humble. L’investigation est un travail qui se fait à plusieurs.
|précisions=Réponse à la question : « Quelle a été votre réaction en apprenant que vous aviez gagné le prix Pulitzer ? »}}
{{Réf Article
|titre=Ingérence russe à Madagascar : le Pulitzer pour Gaëlle Borgia, correspondante de France 24
|auteur=Romain Brunet
|date=5 mai 2020
|publication=France 24
|page=url
|url=https://www.france24.com/fr/20200505-ing%C3%A9rence-russe-%C3%A0-madagascar-le-pulitzer-pour-ga%C3%ABlle-borgia-correspondante-de-france-24
}}
{{CLEDETRI:Borgia, Gaelle}}
[[Catégorie:Journaliste française]]
[[Catégorie:Personnalité féminine malgache]]
[[Catégorie:Naissance en 1984]]
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2026-05-29T18:00:54Z
An insect photographer
74311
autres projets
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wikitext
text/x-wiki
{{ébauche}}
'''{{w|Gaëlle Borgia}}''' (née à Lyon le {{date-|22 novembre 1984}}) est une journaliste franco-malgache opérant à Madagascar pour le compte de plusieurs médias internationaux, comme France 24, TV5 Monde ou Arte. Elle a été récompensée du Prix Pulitzer 2020 avec plusieurs [[Journalisme|journalistes]] du New York Times pour son article sur l'ingérence [[Russie|Russe]] à [[Madagascar]].
== Citations ==
{{Citation|Mais ce qui me rend particulièrement heureuse, c’est que le prix récompense un travail d’équipe. C’est le "staff du New York Times" qui est récompensé, sans qu’aucune individualité ne soit mise en avant. Ça rend humble. L’investigation est un travail qui se fait à plusieurs.
|précisions=Réponse à la question : « Quelle a été votre réaction en apprenant que vous aviez gagné le prix Pulitzer ? »}}
{{Réf Article
|titre=Ingérence russe à Madagascar : le Pulitzer pour Gaëlle Borgia, correspondante de France 24
|auteur=Romain Brunet
|date=5 mai 2020
|publication=France 24
|page=url
|url=https://www.france24.com/fr/20200505-ing%C3%A9rence-russe-%C3%A0-madagascar-le-pulitzer-pour-ga%C3%ABlle-borgia-correspondante-de-france-24
}}
{{Autres projets|w=Gaëlle Borgia}}
{{CLEDETRI:Borgia, Gaelle}}
[[Catégorie:Journaliste française]]
[[Catégorie:Personnalité féminine malgache]]
[[Catégorie:Naissance en 1984]]
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Tyla
0
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2026-05-29T15:52:27Z
An insect photographer
74311
Mef #SheSaid + retrait d'une citation inutile hors contexte
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wikitext
text/x-wiki
[[File:Guests at the 2026 Met Gala 384 (Tyla).jpg|vignette|Tyla au MET Gala 2026.]]
'''{{w}}''', de son nom complet '''Tyla Laura Seethal''', née le {{Date-|30|janvier|2002}} à Johannesbourg, est une chanteuse, compositrice et danseuse sud-africaine.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Je m’attache toujours aux chansons, pas aux artistes en particulier.
| original = I always attach myself to songs, not specific artists.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Tyla Tells Trevor Noah Her Plan for Pop Stardom
| auteur = Trevor Noah
| publication = Interview Magazine
| date = 6 décembre 2023
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.interviewmagazine.com/music/tyla-tells-trevor-noah-her-plan-for-pop-stardom
}}
{{Citation
| citation = Je n’ai jamais voulu être seulement une artiste sud-africaine locale. J’ai toujours voulu me produire sur les plus grandes scènes, parcourir le monde.
| original = I never wanted to just be a local South African artist. I always wanted to be on the biggest stages, traveling the world.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Tyla Tells Trevor Noah Her Plan for Pop Stardom By Trevor Noah
| auteur = Trevor Noah
| publication = Interview Magazine
| date = 6 Décembre 2023
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.interviewmagazine.com/music/tyla-tells-trevor-noah-her-plan-for-pop-stardom
}}
{{Citation
| citation = Même si j’ai travaillé dur pour atteindre cet objectif, le fait qu’il se réalise enfin me paraît incroyable. Je suis tellement contente et tellement fière de l’Afrique du Sud.
| original = Even though I’ve been working towards this goal, the fact that it’s actually happening now feels like, what the heck is happening? I’m just so excited, and I feel super proud for South Africa.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Tyla Tells Trevor Noah Her Plan for Pop Stardom By Trevor Noah
| auteur = Trevor Noah
| publication = Interview Magazine
| date = 6 Décembre 2023
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.interviewmagazine.com/music/tyla-tells-trevor-noah-her-plan-for-pop-stardom
}}
{{Citation
| citation = Souvent, quand je compose, je suis super enthousiaste parce que j'adore ça, mais on ne sait jamais vraiment comment les gens vont réagir.
| original = A lot of the times when I make music, I get excited because I love it, but you never really know how people will react
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Trevor Noah s'entretient avec Tyla pour le magazine Interview.
| auteur = Tamlyn Canham
| publication = East Coast
| date = 7 décembre 2023
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.ecr.co.za/music/trevor-noah-chats-tyla-interview-magazine
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Tyla
| commons = Category:Tyla
}}
[[Catégorie:Naissance en 2002]]
[[Catégorie:Danseuse]]
[[Catégorie:Compositrice]]
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459783
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2026-05-29T15:52:48Z
An insect photographer
74311
[[Category:Personnalité féminine sud-africaine]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
459783
wikitext
text/x-wiki
[[File:Guests at the 2026 Met Gala 384 (Tyla).jpg|vignette|Tyla au MET Gala 2026.]]
'''{{w}}''', de son nom complet '''Tyla Laura Seethal''', née le {{Date-|30|janvier|2002}} à Johannesbourg, est une chanteuse, compositrice et danseuse sud-africaine.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Je m’attache toujours aux chansons, pas aux artistes en particulier.
| original = I always attach myself to songs, not specific artists.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Tyla Tells Trevor Noah Her Plan for Pop Stardom
| auteur = Trevor Noah
| publication = Interview Magazine
| date = 6 décembre 2023
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| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.interviewmagazine.com/music/tyla-tells-trevor-noah-her-plan-for-pop-stardom
}}
{{Citation
| citation = Je n’ai jamais voulu être seulement une artiste sud-africaine locale. J’ai toujours voulu me produire sur les plus grandes scènes, parcourir le monde.
| original = I never wanted to just be a local South African artist. I always wanted to be on the biggest stages, traveling the world.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Tyla Tells Trevor Noah Her Plan for Pop Stardom By Trevor Noah
| auteur = Trevor Noah
| publication = Interview Magazine
| date = 6 Décembre 2023
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| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.interviewmagazine.com/music/tyla-tells-trevor-noah-her-plan-for-pop-stardom
}}
{{Citation
| citation = Même si j’ai travaillé dur pour atteindre cet objectif, le fait qu’il se réalise enfin me paraît incroyable. Je suis tellement contente et tellement fière de l’Afrique du Sud.
| original = Even though I’ve been working towards this goal, the fact that it’s actually happening now feels like, what the heck is happening? I’m just so excited, and I feel super proud for South Africa.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Tyla Tells Trevor Noah Her Plan for Pop Stardom By Trevor Noah
| auteur = Trevor Noah
| publication = Interview Magazine
| date = 6 Décembre 2023
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| langue = en
| traducteur = Wikiquote
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}}
{{Citation
| citation = Souvent, quand je compose, je suis super enthousiaste parce que j'adore ça, mais on ne sait jamais vraiment comment les gens vont réagir.
| original = A lot of the times when I make music, I get excited because I love it, but you never really know how people will react
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Trevor Noah s'entretient avec Tyla pour le magazine Interview.
| auteur = Tamlyn Canham
| publication = East Coast
| date = 7 décembre 2023
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.ecr.co.za/music/trevor-noah-chats-tyla-interview-magazine
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Tyla
| commons = Category:Tyla
}}
[[Catégorie:Naissance en 2002]]
[[Catégorie:Danseuse]]
[[Catégorie:Compositrice]]
[[Catégorie:Personnalité féminine sud-africaine]]
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2026-05-29T15:53:13Z
An insect photographer
74311
[[Category:Chanteur ou chanteuse de nationalité sud-africaine]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
459784
wikitext
text/x-wiki
[[File:Guests at the 2026 Met Gala 384 (Tyla).jpg|vignette|Tyla au MET Gala 2026.]]
'''{{w}}''', de son nom complet '''Tyla Laura Seethal''', née le {{Date-|30|janvier|2002}} à Johannesbourg, est une chanteuse, compositrice et danseuse sud-africaine.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Je m’attache toujours aux chansons, pas aux artistes en particulier.
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}}{{Réf Article
| titre = Tyla Tells Trevor Noah Her Plan for Pop Stardom
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| langue = en
| traducteur = Wikiquote
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}}
{{Citation
| citation = Je n’ai jamais voulu être seulement une artiste sud-africaine locale. J’ai toujours voulu me produire sur les plus grandes scènes, parcourir le monde.
| original = I never wanted to just be a local South African artist. I always wanted to be on the biggest stages, traveling the world.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Tyla Tells Trevor Noah Her Plan for Pop Stardom By Trevor Noah
| auteur = Trevor Noah
| publication = Interview Magazine
| date = 6 Décembre 2023
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{{Citation
| citation = Même si j’ai travaillé dur pour atteindre cet objectif, le fait qu’il se réalise enfin me paraît incroyable. Je suis tellement contente et tellement fière de l’Afrique du Sud.
| original = Even though I’ve been working towards this goal, the fact that it’s actually happening now feels like, what the heck is happening? I’m just so excited, and I feel super proud for South Africa.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Tyla Tells Trevor Noah Her Plan for Pop Stardom By Trevor Noah
| auteur = Trevor Noah
| publication = Interview Magazine
| date = 6 Décembre 2023
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.interviewmagazine.com/music/tyla-tells-trevor-noah-her-plan-for-pop-stardom
}}
{{Citation
| citation = Souvent, quand je compose, je suis super enthousiaste parce que j'adore ça, mais on ne sait jamais vraiment comment les gens vont réagir.
| original = A lot of the times when I make music, I get excited because I love it, but you never really know how people will react
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Trevor Noah s'entretient avec Tyla pour le magazine Interview.
| auteur = Tamlyn Canham
| publication = East Coast
| date = 7 décembre 2023
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://www.ecr.co.za/music/trevor-noah-chats-tyla-interview-magazine
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Tyla
| commons = Category:Tyla
}}
[[Catégorie:Naissance en 2002]]
[[Catégorie:Danseuse]]
[[Catégorie:Compositrice]]
[[Catégorie:Personnalité féminine sud-africaine]]
[[Catégorie:Chanteur ou chanteuse de nationalité sud-africaine]]
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Sarah Grey
0
53161
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440100
2026-05-29T15:44:02Z
An insect photographer
74311
459780
wikitext
text/x-wiki
'''[[w:Sarah_Grey|Sarah Grey]]''', née le {{Date-|19|mai|1996}} à Nanaimo (Vancouver, Colombie-Britannique), est une actrice canadienne.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Je pense donc que c’est une situation dans laquelle tout le monde peut se reconnaître.
| original = So I think that’s something that everybody can identify with.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Interview : Sarah Grey de The Order
| auteur = Charles Trapunski
| publication = BriefTake
| date = 9 mars 2019
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://brieftake.com/interview-the-order-sarah-grey/
}}
{{Citation
| citation = C’est un moment que chacun doit traverser à plusieurs reprises dans sa vie, encore et encore ; nous apprenons, évoluons et changeons constamment.
| original = That’s a point that every person has to come to multiple times in their lives, over and over we’re constantly learning and growing and changing.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Interview : Sarah Grey de The Order
| auteur = Charles Trapunski
| publication = BriefTake
| date = 9 mars 2019
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://brieftake.com/interview-the-order-sarah-grey/
}}
{{Citation
| citation = C’est un peu comme l’ingrédient magique qui manque, en plus d’avoir des acteurs talentueux. Je pense que l’alchimie, c’est quelque chose qui se produit naturellement et qu’on ne peut pas toujours forcer. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles nous avons eu autant de chance.
| original = because it’s kind of like the next special missing magical ingredient on top of having talented actors. I think chemistry is something that just happens and you can’t really force it sometimes, and I think that was another reason that we were so lucky.
| langue = en
}}{{Réf Article
| titre = Interview : Sarah Grey de The Order
| auteur = Charles Trapunski
| publication = BriefTake
| date = 9 mars 2019
| page = url
| langue = en
| traducteur = Wikiquote
| url = https://brieftake.com/interview-the-order-sarah-grey/
}}
{{Citation
| citation = la musique est ma thérapie et chanter, mon moyen d'exprimer mes émotions.
}}{{Réf Article
| titre = Sarah Grey (The Order) : qui est l'actrice qui joue Alyssa Drake ?
| auteur = Lola Maroni
| publication = PUREBREAK
| date = 3 juillet 2020
| page = url
| url = https://www.purebreak.com/news/sarah-grey-the-order-age-couple-chanteuse-tout-ce-qu-on-sait-sur-l-actrice/198574
}}
{{Autres projets
| w = Sarah Grey
}}
{{DEFAULTSORT:Grey, Sarah}}
[[Catégorie:Naissance en 1996]]
[[Catégorie:Actrice canadienne]]
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Karine Baste
0
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459764
440136
2026-05-29T14:16:40Z
An insect photographer
74311
Mef ShesSaid, j'ai retiré les citations insipides et mis une autre
459764
wikitext
text/x-wiki
'''{{w}}''', née le {{Date-|11|octobre|1982}} à Schœlcher en Martinique et préalablement connue sous le nom de '''Karine Baste-Régis''', est une journaliste et présentatrice de télévision française qui exerce dans le Groupe France Télévisions.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Non, je n'ai pas été victime de racisme. Ni professionnellement, ni personnellement. Mais le problème, et je choisis mes mots volontairement, le problème, c'est que c'est une chance. Et ça ne devrait pas l'être. Je m'en sors bien […]. Certaines personnes sont confrontées quotidiennement au racisme. Ce ne sera pas une violence physique, avec des mains ou avec une arme, mais ce sera tout aussi violent avec des mots, avec un regard.
}}
{{Réf Article
| titre = Karine Baste-Régis : sa relation avec Anne-Sophie Lapix, son enfance en Martinique, le racisme, son fils ,elle se confie.
| auteur = Kalai Chan
| publication = Femme actuelle
| date = 28 décembre 2020
| page = url
| url = https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/karine-baste-regis-sa-relation-avec-anne-sophie-lapix-son-enfance-en-martinique-le-racisme-son-fils-elle-se-confie-2105217
}}
{{Citation
| citation = Elle est très simple, très humaine, très bienveillante. Cela compte considérablement d'avoir quelqu'un comme elle en titulaire.
|précisions=À propos d'[[Anne-Sophie Lapix]]
}}{{Réf Article
| titre = Très humaine et bienveillante : les confidences de Karine Baste-Régis sur Anne-Sophie Lapix
| auteur = Clément Machetto
| publication = Femme actuelle
| date = 20 décembre 2022
| page = url
| url = https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/tres-humaine-et-bienveillante-les-confidences-de-karine-baste-regis-sur-anne-sophie-lapix-2146943
}}
{{Autres projets
| w = https://fr.wikipedia.org/wiki/Karine_Baste
}}
[[Catégorie:Naissance en 1982]]
[[Catégorie:Journaliste française]]
[[Catégorie:Animatrice de télévision française]]
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459765
459764
2026-05-29T14:23:14Z
An insect photographer
74311
/* Citations */ clé de tri
459765
wikitext
text/x-wiki
'''{{w}}''', née le {{Date-|11|octobre|1982}} à Schœlcher en Martinique et préalablement connue sous le nom de '''Karine Baste-Régis''', est une journaliste et présentatrice de télévision française qui exerce dans le Groupe France Télévisions.
== Citations ==
{{Citation
| citation = Non, je n'ai pas été victime de racisme. Ni professionnellement, ni personnellement. Mais le problème, et je choisis mes mots volontairement, le problème, c'est que c'est une chance. Et ça ne devrait pas l'être. Je m'en sors bien […]. Certaines personnes sont confrontées quotidiennement au racisme. Ce ne sera pas une violence physique, avec des mains ou avec une arme, mais ce sera tout aussi violent avec des mots, avec un regard.
}}
{{Réf Article
| titre = Karine Baste-Régis : sa relation avec Anne-Sophie Lapix, son enfance en Martinique, le racisme, son fils ,elle se confie.
| auteur = Kalai Chan
| publication = Femme actuelle
| date = 28 décembre 2020
| page = url
| url = https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/karine-baste-regis-sa-relation-avec-anne-sophie-lapix-son-enfance-en-martinique-le-racisme-son-fils-elle-se-confie-2105217
}}
{{Citation
| citation = Elle est très simple, très humaine, très bienveillante. Cela compte considérablement d'avoir quelqu'un comme elle en titulaire.
|précisions=À propos d'[[Anne-Sophie Lapix]]
}}{{Réf Article
| titre = Très humaine et bienveillante : les confidences de Karine Baste-Régis sur Anne-Sophie Lapix
| auteur = Clément Machetto
| publication = Femme actuelle
| date = 20 décembre 2022
| page = url
| url = https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/tres-humaine-et-bienveillante-les-confidences-de-karine-baste-regis-sur-anne-sophie-lapix-2146943
}}
{{Autres projets
| w = Karine Baste
}}
{{CLEDETRI:Baste, Karine}}
[[Catégorie:Naissance en 1982]]
[[Catégorie:Journaliste française]]
[[Catégorie:Animatrice de télévision française]]
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Anne-Élisabeth Lemoine
0
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459763
440306
2026-05-29T14:07:55Z
An insect photographer
74311
/* Citations */
459763
wikitext
text/x-wiki
{{Ébauche}}'''{{W}}''', née le {{Date-|29|juillet|1970}} au Plessis-Trévise (Val-de-Marne), est une animatrice de radio et de télévision française.
== Citations ==
{{Citation
| citation = De toute façon, j’ai tendance à décider pour tout le monde, je ne sais pas déléguer. Je suis au volant d’un hors-bord avec trois skieurs nautiques derrière et ça me va très bien.
}}{{Réf Article
| titre = Je ne sais pas déléguer : les rares confidences d’Anne-Elisabeth Lemoine sur son mari et ses enfants.
| auteur = Tristan Alirezai
| publication = Femme actuelle
| date = 2 juin 2023
| page = url
| url = https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/je-ne-sais-pas-deleguer-les-rares-confidences-danne-elisabeth-lemoine-sur-son-mari-et-ses-enfants-2156276
}}
{{Citation
| citation = je me suis retrouvée seule avec un enfant en bas âge. Il a fallu s’organiser. Au moindre pépin, il fallait gérer.
}}{{Réf Article
| titre = L'animatrice doit souvent gérer sa vie de famille à distance.
| auteur = Tristan Alirezai
| publication = Femme actuelle
| date = 2 juin 2023
| page = url
| url = https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/je-ne-sais-pas-deleguer-les-rares-confidences-danne-elisabeth-lemoine-sur-son-mari-et-ses-enfants-2156276
}}{{Autres projets
| w = Anne-Élisabeth Lemoine
}}
{{CLEDETRI:Lemoine, Anne-Elisabeth}}
[[Catégorie:Naissance en 1970]]
[[Catégorie:Animatrice de radio]]
[[Catégorie:Animatrice de télévision française]]
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Karen Cheryl
0
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440236
2026-05-29T14:06:58Z
An insect photographer
74311
Mef SheSaid
459762
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Isabelle Morizet 2016.jpg|vignette|Karen Cheryl en 2016.]]
'''Isabelle Morizet''', connue également sous son nom de scène de '''{{w}}''', née le {{Date-|19|juillet|1955}}, est une chanteuse, comédienne, animatrice de radio et de télévision française.
Au début des années 2000, elle reprend son nom de naissance et arrête sa carrière de chanteuse.
== Citations ==
{{Citation
| citation = J'ai mis tous les disques dans une grande valise, qu'il ne reste aucun souvenir.
}}{{Réf Article
| titre = VIDÉO - Karen Cheryl raconte la nuit où elle a plaqué sa vie d’artiste : Il ne me reste pas un souvenir
| auteur = Marion Rouyer
| publication = Gala
| date = 10 mars 2020
| page = url
| url = https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/video-karen-cheryl-raconte-la-nuit-ou-elle-a-plaque-sa-vie-dartiste-il-ne-me-reste-pas-un-souvenir_444569
}}
{{Citation
| citation = C'était pour m'aider à faire le grand plongeon sans filet. Je ne reniais rien mais c'était pour m'aider à prendre une décision aussi difficile.
}}
{{Réf Article
| titre = VIDÉO - Karen Cheryl raconte la nuit où elle a plaqué sa vie d’artiste : Il ne me reste pas un souvenir.
| auteur = Marion Rouyer
| publication = Gala
| date = 10 mars 2020
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| url = https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/video-karen-cheryl-raconte-la-nuit-ou-elle-a-plaque-sa-vie-dartiste-il-ne-me-reste-pas-un-souvenir_444569
}}
{{Citation
| citation = Si vous venez chez moi, vous ne savez pas, on peut cambrioler la maison, vous ne savez pas chez qui on est. Il ne reste pas un souvenir de cette époque.
}}{{Réf Article
| titre = VIDÉO - Karen Cheryl raconte la nuit où elle a plaqué sa vie d’artiste : Il ne me reste pas un souvenir.
| auteur = Marion Rouyer
| publication = Gala
| date = 10 mars 2020
| page = url
| url = https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/video-karen-cheryl-raconte-la-nuit-ou-elle-a-plaque-sa-vie-dartiste-il-ne-me-reste-pas-un-souvenir_444569
}}
{{Autres projets
| w = Karen Cheryl
| commons = Category:Karen Cheryl (Isabelle Morizet)
}}
{{CLEDETRI:Cheryl, Karen}}
[[Catégorie:Naissance en 1955]]
[[Catégorie:Animatrice de télévision française]]
[[Catégorie:Animatrice de radio]]
1tsxnrv9zzcydbyr84ub9x3z693w0ak
Discussion utilisateur:TLD35
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2026-05-29T19:48:10Z
TLD35
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/* Etty Hillesum */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
{{Bienvenue}}[[Utilisateur:An insect photographer|An insect photographer]] ([[Discussion utilisateur:An insect photographer|discussion]]) 1 janvier 2026 à 09:07 (CET)
== Klee, Wittgenstein, … ==
[[image:Beg-Meil, sémaphore.jpg|vignette|{{cita|[…] Me restera à jamais inoubliable le gigantesque menhir de {{w|Beg-Meil}}, près du Sémaphore, qui jaillit comme un monumental emblème de Beg-Meil au-dessus de la mer et du pays.}} (Lily Klee, ''Lebenserinnerungen'', dans
{{Article
| titre = Paul et Lily Klee
| périodique = Les Cahiers du Musée national d’art
| numéro =147
| date = 2019
| passage = 38
| url=https://shs.cairn.info/revue-les-cahiers-du-musee-national-d-art-moderne-2019-2-page-37}}]]
Salut! J’ai dû prolonger exceptionnellement mes "vacances" dans ma famille dans le Finistère (comme Klee en aout 1928, je suis à Beg-Meil {{sourire}} : https://kienzleartfoundation.de/sammlung/paul-klee/), donc je sais pas encore officiellement pour notre excursion de juillet. Je te dis par mail dès que je rentre début avril (semaine du 7) – normalement, officieusement, c’est bon. Ah, oui, toujours ce Problème d’acces au ZPK, et suite au signalement de qlq erreurs à rectifier sur commons/wd [[w:Discussion:Liste d'œuvres de Paul Klee#Fausses dates]], j’ai repris mes travaux illustrations/éléments pour les projets. Mais ce probleme d’acces à la base ZPK est gênant, tu en sais plus depuis ?
Comme je suis loin de ma bibliothèque, mes travaux sont au ralenti ici (et je vais aussi essayer de profiter de la bibliothèque familiale qui regorge de pépites !). Et je ne peux donc pas récupérer dès le 20 la trad fr du texte de Malcolm (je vais annuler ma resa et la refaire en rentrant). J’ai seulement pris avec moi ses Leçons et Conversations pour [[Ludwig Wittgenstein#Leçons sur l’esthétique]] principalement que je vais essayer de traiter ce week-end. Bref, Wittgenstein, Drury, Malcolm (…), ça attendra encore un peu.
ps:je connaissais bien la version "[[w:Library Genesis|Genesis]]" que j’utilisais y’a qlq années mais pas [[w:Anna's Archive]]!
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 18 mars 2026 à 23:20 (CET)
:Salut Malik, merci pour la mise à jour ! En ce qui concerne le ZPK, je suis y allé un jour pour me renseigner sur cette site web, mais malheureusement je suis été avec quelques minutes de retard. {{triste}} Je l’essaye encore une fois dans les prochains jours.
:Haha, je sais exactement ce que tu veux dire avec la bibliothèque familiale. Je dois dire que ça me rapelle à Spitzweg. {{sourire}}
:Pas de stress avec Wittgenstein et al., je te souhaite bonnes vacances - mes salutations à ta famille ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 19 mars 2026 à 00:37 (CET)
::Bonjour Malik, ils m’ont dit que cette site web est un grand projet qui a besoin beaucoup d’ans. Mais ils sont en train d’évaluer de faire une versionne temporaire. Les personnes ici sont invités de les contacter s’ils ont besoin d’informations. Si c’est plus façile pour tous, je récupère les besoins et je vais communiquer avec le ZPK. C’est tout ce que j’ai pu et ce que je peux faire. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 14:44 (CET)
:::Bonjour, merci ! Je les contacte directement en rentrant. Encore merci !
:::Là, la dernière archive dispo sur archive.org date du 17 fevrier 2026 ({{lien brisé|url=http://www.emuseum.zpk.org/eMuseumPlus}} )et la navigation/recherche par œuvre est impossible. Bref, c'est embêtant, il y avait notamment une biblio associée pour les oeuvres... un peu comme je tente de faire sur wd/commons avec par ex [[:File:Zeichnung zur Zimmerperspective mit Einwohnern, Paul Klee, 1921, 168.png]] / [[:File:Zimmerperspective mit Einwohnern, Paul Klee, 1921, 24.jpg]] / a ne pas confondre avec [[:File:Das andere Geisterzimmer (neue Fassung), Paul Klee, 1925, 109.jpg]]. Bref, et là je dois batailler avec un bot sur WD qui insiste pour déplacer le lien https://www.academia.edu/31305721 (désesperant !). [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 25 mars 2026 à 17:21 (CET)
::::De rien ! En ce qui concerne le bot, on peut toujours parler avec la personne responsable. Je le vois tout le temps, le plus récemment chez les personnes du ZPK : les personnes veulent vraiment aider si possible.
::::Hmm ... t’es sûr que le bot fait des choses fautes ? [[wikidata:Special:Diff/2475033175]] montre la propriété « Academia.edu profile URL » . Mais je ne sais pas si ça est bon ou non. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 17:47 (CET)
:::::Oui, j'ai bien vu le commentaire du bot, mais c'est faux dans ce cas là, le lien est un document(ici "Paul Klee, l’art allemand et la France durant l’Entre-deux-guerres"), non un "profil". L'élément est une oeuvre (peinture) et non un etre humain (!). Il y a d'ailleurs une contrainte qui est visible dans ce cas. Il m'a fait la même avec 1921, 168 ([[d:Q138633043]]), pour le document "Toward Performative Architectural Drawing: Paul Klee’s Enacted Lines". Bref, pas la première fois qu'un bot me fait des bizarreries : par ex, un bot persiste et signe pour ajouter un lien open library pour une ouvrage sur Kandinsky qu'il confond avec un ouvrage sur Klee ([[d:Q112194961]] et [[d:Q112194833]], voir historique). J'ai essayé, demandé de l'aide, puis j'ai abandonné.
:::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 25 mars 2026 à 18:09 (CET)
::::::Aha ! Peut-être [[wikidata:User talk:Ivan A. Krestinin|Ivan A. Krestinin]] doit savoir ça. Si tu veux, je m'informe sur la situation du bot qui ajoute les lien open library. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 18:15 (CET)
:::::::[[wikidata:User:OpenLibraryBot]] a cherché https://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?motRecherche=2900971004 et là, differents livres ont la même ISBN. La solution consiste de créer un identifiant Open Library correcte sur https://openlibrary.org, comme c'est discutée sur [[wikidata:User_talk:OpenLibraryBot#Wrong_OLID_Assigned_Twice|la page de discussion]]. Mais le site web ne fonctionne pas dans ce moment. Heureusement, le bot ne fait rien quand il y a un identifiant Open Library. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 18:44 (CET)
::::::::Oui, dans le cas de {{Bibliographie|Q112194961}} et {{Bibliographie|Q112194833}}, le Probleme est ailleurs disons, mais une fois que j’ai déprécié l’identifiant, pourquoi le bot insiste à le remettre une deuxième fois ? Idem pour {{bibliographie|Q112110632}}. J’avais demandé là [[d:Topic:Wwltda3kfxanut45]]. Mystere. Dans le cas ici, ce sont les vf (intro/présentation) que j’ai utilisées y’a qlq temps pour travailler certaines œuvres, sur wd, commons, et de la [[w:Catégorie:Œuvre de Vassily Kandinsky]] wp, mais je dois encore creer les elements "en" qui sont dispo sur Internet archive. Ainsi, j’ai une ébauche de tableau auto du cat raisonné là [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Kandinsky/Liste#Roethel et Benjamin, 1982-1984]] (et Barnett, 1992-1994 aussi). C’est à dire : potentiellement, consultable dans toutes les langues…, un catalogue raisonné qui se met à jour automatiquement, les liens/elements collections, lieu, décrit par, etc… Une fois qu’on a constaté qu’avec un bon paramètrage, c’est un jeu d’enfant (cf le tableau sur mon brouillon), la seule difficulté à surmonter c’est l’inévitable vertige devant l’ampleur de la tâche… Et comme pour Klee, j’ai donc une liste auto des ressources dispo sur wd [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Kandinsky/Liste#WD]].
:::::::
::::::::Bref. Il y’a parfois, pour les œuvres, les ouvrages, des erreurs de "bases" disons, des confusions, et il ne faut pas les importer bêtement sur les projets. Par ex, as-tu lu le papier de Marie Gispert « Paul Klee, l’art allemand et la France durant l’Entre-deux-guerres » (https://www.academia.edu/31305721) : « […] Or toute cette analyse repose en réalité sur une confusion. […] »; confusion entre 1921, 24 et 1925 109… de même, parfois, il y’a des erreurs de bases pour certains ouvrages qu’il m’arrive de demander de corriger en BU, comme pour un ouvrage du ZPK qui etait mal lié sur SUDOC (Ed "en" liée à AMU alors que c’était l’Ed "fr" dispo, soit {{SUDOC| 191838543}})
:::::::
::::::::Bref. Je travaille lentement depuis qlq années à construire sur le projets de quoi "sourcer" (correctement…), donc devoir batailler avec des Bot, ou voir des erreurs de bases importées bêtement : ça me depasse.
:::::::
::::::::Pour Klee, j’espère d’ailleurs pouvoir profiter de notre excursion pour éclaircir qlq points et voir comment on peut envisager d’avoir toute la collection dispo sur les projets wiki (commons, wd), et les sourcer correctement avec les elements ouvrages/éditions (en/de/fr…)…
::::::::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mars 2026 à 14:34 (CET)
:::::::::Ah, je vois : la qualité de la source est la chose importante et c'est difficile de faire des règles automatiques pour les bots. Est-ce que c'est une solution de bloquer les bots qui copient des informations fausses sur les pages que tu as adopté ?
:::::::::En ce qui concerne les œuvres de Klee, le ZPK a beaucoup des personnes, même les Dr., et je sais à cause de ma communication avec eux qu'ils ont une base de données de haute qualité. Ça veut dire que si tu as une question, tu peux les contacter et tu vais recevoir une réponse professionelle. ''Ad fontes !'' --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 26 mars 2026 à 19:44 (CET)
::::::::::Re ! Me voilà rentré ! Je vais les contacter dans la semaine !
::::::::::Pour le Probleme avec le bot sur wd avec les doc dispo sur academia, [[d:Q138633043]], [[d:Q138772254]], [[d:Q138772372]], je remarque qu’il n’est pas revenu à la charge pour le dessin, l’URL contient, en plus du numéro du doc, le titre. Et l’affichage du titre sur commons fonctionne par exemple pour la vidéo YouTube ZPK [[:File:Zimmerperspective mit Einwohnern, Paul Klee, 1921, 24.jpg]]… du coup, normalement je dois pouvoir régler ça en indiquant l’URL avec titre, et en ajoutant le qualificatif titre, ça doit s’afficher correctement aussi sur commons (pas l’URL rallonge…). Bref. Qlq réglages techniques à peaufiner pour pouvoir etre opérationnel pour traiter la [[c:Category:Works by Paul Klee without WD item]], et bien sûr dans notre cas là categ [[c:Category:Zentrum Paul Klee collection]]. En gros, avoir sur wd/commons les elements/fichiers correctement renseignés et, à l’image de certaines bases "musée", des données biblio, expo, etc… comme pour [[:File:Room Perspective Red-Green, 1921 - Paul Klee.jpg]]. Comme déjà dit, on avait avec le lien ZPK « une biblio associée pour les oeuvres... », par ex pour [[:File:Vor den Toren v. Kairuan, Paul Klee (1914).png]], mais le lien est une impasse là https://web.archive.org/web/20130119220005/http://www.emuseum.zpk.org/eMuseumPlus?service=direct/1/ResultListView/result.t1.collection_list.$TspTitleImageLink.link&sp=10&sp=Scollection&sp=SfilterDefinition&sp=0&sp=0&sp=1&sp=SdetailList&sp=0&sp=Sdetail&sp=0&sp=F&sp=T&sp=11
::::::::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 6 avril 2026 à 13:58 (CEST)
== Idée pour une contribution pas trop grande ? ==
Salut {{ping|Malik2Mars}}, je cherche à faire une contribution pas trop grande, mais je n’ai pas vraiment une idée dans le moment. Quelque chose comme ajouter des images semble adéquat pour le moment, mais aussi tapper une solution dans un module ou je ne sais quoi. T’as une idée ?
P.S. Merci pour [[Discussion_aide:Ressources#c-Malik2Mars-20260419151600-TLD35-20260419130700]], ça m’a fait plaisir ! Oui, Wikiquote avec ces peu nombreuses contributeurs / contributrices semble en effet comme Radiator Springs ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 avril 2026 à 00:58 (CEST)
:Coucou TLD35 ! Désolé pour ma réponse tardive, j’ai reçu la notif pour aller récupérer l’ed Cahier bleu et je voulais d’abord avancer un minimum la demande [[Discussion:Tractatus_logico-philosophicus#c-Malik2Mars-20260429154100-Seconde_référence_de_Heidegger_à_Wittgenstein|là]] et bien sûr [[Discussion:Ludwig Wittgenstein#Rien ne peut t’arriver]]. J’ai résumé en pdd. J’ai donc complété [[Ludwig Wittgenstein#Oets Kolk Bouwsma]] et [[Ludwig Wittgenstein#Norman Malcolm]] et groupé en une même note (la 2 là : [[Ludwig Wittgenstein#Notes et références]]). Dis-moi si ça te semble compréhensible et utile en l’état. Il faudrait completer la legende de l’image et si tu peux ajouter dans la legende la version en allemand de l’extrait de la pièce c’est super !
:Si tu veux t’amuser avec les illsutrations, peut-etre peux-tu proposer qlq chose pour [[Ludwig Wittgenstein#Norman Malcolm]], notamment pour la cita « […] la porte qui n'a jamais cessé d'être ouverte. »
:Je complete ma reponse plus tard pour les modules et autres, surement en passant aussi par ta page [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets]], là j’ai trop mal aux yeux et à la tete pour poursuivre, je dois impérativement couper.
:J’espère ne pas avoir fait d’erreur en route !…
:Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 avril 2026 à 23:16 (CEST)
::Merci, c’est exactement ce que je cherche ! C’est bon que tu a pu récupérer ce livre enfin, maintenant c’est vraiment clarifié. Je trouve les citations complètement compréhensible. Juste pour rappel: McGuinness écrit dans son livre « Wittgenstein: A life » sur page 94, juste après sa citation (ici la citation de la page 387 finissant par « qu’un credo religieux pouvait offrir… » ) : « In Ludwig Wittgenstein: A Memoir, p. 70. Marcus Aurelius (ad se ipsum 10.6) has a striking parallel to the passage referred to, but the thought is too general in its occurrence to be called Stoic. »
::J’ai déjà une idée pour l’image. Et parlant des illustrations: est-ce-que tu parles de l’illustration à [[Discussion:Ludwig Wittgenstein#Rien_ne_peut_t’arriver]] ? Je ne savais pas où mettre la version en allemand à [[Ludwig Wittgenstein]] !
::C’est aussi trop tard pour moi, je vais m’occuper de ces choses demain soir. Note pour moi: la versionne allemand (austriche) est à http://www.zeno.org/Literatur/M/Anzengruber,+Ludwig/Dramen/Die+Kreuzelschreiber/3.+Akt/1.+Szene (domaine public), peut-être seulement « Du ghörst zu dem alln, und dös alls ghört zu dir! Es kann dir nix gschehn! » .
::Bonne nuit ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 avril 2026 à 23:56 (CEST)
:::Bonjour !
::
:::Oui, désolé d’avoir tardé. J’ai dû annuler ma première réservation car j’étais en vacances et du coup le précédent lecteur a pu renouveler le prêt pour 3 semaines (les bu AMU proposent depuis 2 ans les prêts illimité en nombre d’ouvrages et, pour la plupart des bibliothèques du réseau, le renouvellement illimité (plus exactement : 999 renouvellements de 3 semaines…) sauf si y’a une réservation. Bref, j’ai reservé de nouveau en rentrant et j’ai enfin pu le récupérer hier. Hip hip hip hourra ! Youpi ! Super si c’est plus clair comme ça, c’est ta pertinente précision au départ qui m’a conduit à prendre le temps d’essayer de clarifier/aiguiller au mieux le lecteur francophone ! Donc {{merci}} à toi d’avoir identifié ce point important et non négligeable ici : {{bravo}} !
::
:::[[Image:Wien - Anzengruberdenkmal, Schmerlingplatz.JPG|vignette|…{{Citation étrangère bloc|langue=de|}}]]
:::Oui, je te propose d’ajouter la cita en allemand en légende de l’image qui est en note sur la page [[Wittgenstein#Notes et références]] (c’est bien celle en pdd et aussi ci-contre). Comme déjà dit ([[Discussion:Marguerite Porete#Forme globale à revoir]]), « J’ai déja dit (lors des travaux page accueil, cita j, etc, si ma mémoire est bonne), que sur :fr y a pas assez d’illustrations, et que du coup on peut s’inspirer des autres projets, donc à voir au cas par cas […] ». Ici, je vois une legende de type : Monument à Vienne représentant Anzengruber et son personnage Steinklopferhanns + la Cita en allemand. Le tout en regard de la note avec la trad fr du passage. Ça me semble idéal non ? Bien sûr, on peut aussi repenser la forme de la note, essayer visuellement d’inclure au fil du texte la citation de la pièce en vo et vf à l’aide de {{m| Citation bilingue bloc}}. Ce modèle est peu utilisé en l’état ici, voir par exemple la fin de section [[Léonard de Vinci#Giorgio Vasari]], section où la première image a une cita en légende là aussi : « Les pensées se tournent vers l’espoir »… Cela dit, la version italienne du modèle Citation bilingue bloc est bien plus jolie ! Pour comparaison, voir la cita en en-tête là [[Utilisateur:Malik2Mars/Tests]] et sur la version it là [[:it:Utente:Malik2Mars/Test]]. Puisque j’en suis à reparler de Vinci {{clin}}, niveau cita/img, y’a aussi la galerie en section [[Léonard de Vinci#Allégories]] (section qui m’a occupé qlq nuits… et j’ai pas fini…)
::
:::ill.+citation, tu as déja bien expérimenté la chose avec [[Marguerite Porete]] et [[Thornton Wilder]]. Donc à toi de tester, de jouer ! Pour celle en note, pour celle rapportée par Malcolm sur « la porte qui n'a jamais cessé d'être ouverte », etc. NHP !
::
:::Oui, rappel judicieux pour la precision de McGuinness « un passage de Marc Aurèle (Ad se ipsum, 10.6) présente une ressemblance frappante […] » (fr p. 173, note 37). Je coupe volontairement la fin, qui ne nous intéresse pas plus que ça pour ici. Idéalement, pour ce passage, il faudrait faire un lien ancré 10.6 [[Marc Aurèle#Pensées]]. Et là, bon, y’en a des trad : là [[s:Auteur:Marc Aurèle]], [https://classiques.uqam.ca/classiques/Marc_Aurele/Pensees_pour_moi_meme/Pensees_pour_moi_meme.html là] aussi, celle de Catherine Dalimier à voir aussi {{ISBN|978-2-0813-7512-3}} etc. Donc à voir, et comme pour Marc Aurèle y’a aussi à faire [[Discussion:Marc Aurèle#Prière de la sérénité]] et le traitement des faussement attribuées à formaliser ici, je prefere laisser de côté pour le moment. Autre point que precise McGuinness qui peut nous intéresser pour notre projet : le côté « proverbial » de la formule avec en note Zweig, comme discuté en pdd.
{{BUdébut}}
{{Utilisateur Wikiprière|nocat=oui}}
{{BUfin}}
::
:::{{Citation bloc|La philosophie se contente de placer toute chose devant nous, sans rien expliquer ni déduire. – Comme tout est là, offert à la vue, il n’y a rien à expliquer.|Wittgenstein}}
::
:::Bref. ''{{w|Ad fontes}}'' comme tu dis ! Et on a de quoi s’amuser ici pour longtemps {{sourire}} !
::
:::Je vais un peu peaufiner/clarifier ce week-end ta page de gestion pour fixer les besoins/priorités, c’est une tres tres bonne idée cette page vraiment ! En plus des travaux sur l’aide ressources, sur les liens brisés, etc., là, par exemple, la communauté exprime le besoin d’encadrer l’usage des IA pour éviter de nouveau des dérives, voir [[WQ:IA]].
::
:::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 30 avril 2026 à 13:35 (CEST)
::::Salut, j’ai inclus la citation, et j’ai dû prendre [[:Modèle:Citation étrangère|<nowiki>{{Citation étrangère}}</nowiki>]] à cause de l’espace. J’ai aussi décidé d’inclure la description, et je trouve bon, oui, même idéal maintenant.
::::
::::Concernant Marc Aurèle, hmm ..., peut-être la versionne actuelle suffit. Wikiquote est un recueil des quotes après tout. Mais je dois dire que j’ai vraiment la nature de vouloir comprendre des pensées et ça veut dire que j’essaie de trouver les sources. (T’as pas mal recherché les sources pour ta réponse, merci pour la source pour la prière de la sérénité, je ne savais pas ! ) Je te dis, quand j’ai des sources interconnectées devant moi, je commence à réfléchir et je commence à vouloir écrire un essai !
::::
::::Si c’est OK d’illustrer les articles (que je trouve une bonne versionne de s’exprimer), je pense que je vais illustrer la page [[Ludwig Wittgenstein]] en général !
::::
::::C’est diffice de trouver un image pour la citation avec la porte. D’abord, j’ai voulu trouver un image qui explique l’effet tunnel, mais ce n’est pas vraiment adéquat (quand-même [[:c:File:EffetTunnel.gif]] est intéressant - les SSDs fonctionnent comme ça, j’ai lu !). Après, j’ai pensé à [[:c:Category:Allegory of the cave]] bien sûr, mais ce image n’est adéquat aussi. C’était vraiment plus façile chez [[Gottfried Wilhelm von Leibniz|Leibniz]] ! À propos : je me demande si Wittgenstein a lu Platon ... mais je m’égare.
::::EDIT: Idée 1: inspirée par Porete et Wilder, j’ai eu l’idée du quatrième mur → Frontal: [[:c:File:Palais Garnier. December 5, 2010.jpg|1]] [[:c:File:How a play is produced (1928), illustration by Josef Čapek, pg 43.png|2]], en arrière: [[:c:File:Teatro de Santa Isabel, Recife, Pernambuco, Brasil.jpg|1]] [[:c:File:Simon Fokke, Afb 010001000761.jpg|2]], théâtre+pensée → [[:c:File:En attendant Godot.png|1]]; [[:c:Category:Breaking the fourth wall|2]] n’a pas des images utiles (je trouve). Idee 2: [[:c:File:Koeienrooster.jpg|1]], mais ce n’est pas immédiament claire et aussi pas super adéquat aussi.
::::Je vais lire la discussion concernant l’IA ce weekend. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 1 mai 2026 à 02:18 (CEST)
:::::Bonjour bonjour ! Qlq points:
:::::*Oui, « Wikiquote est un recueil des quotes après tout », mais il me semble justifié et pertinent de preciser ici – comme le fait McGuinness – que y’a une ressemblance frappante (on peut oser dire : « un {{w|Ressemblance familiale|air de famille}} » puisqu’il est ici question de Wittgenstein) avec une citation de Marc Aurèle, la citer et renvoyer en interne vers la page avec ancre 10.6. Encore une fois, prenons Vinci : toutes les notes et liens sur ses reprises et inspirations littéraires, comme Ovide, Dante, ou encore Aristote pour la fameuse « Le désir de savoir est naturel aux bons », ne sont-elles pas justifiés et pertinentes dans le cadre d’un projet de recueil de citations ? A mon sens oui. Et pour Vinci, ceci était encore impossible – impensable –, sans les travaux sur sa bibliothèque… ([[Discussion:Léonard de Vinci#Inspirations et emprunts littéraires]]). ''Ad fontes'' dis tu.
:::::*NHP à illustrer la page Wittgenstein. Garde juste en tête qu’il ne faut pas trop etre énigmatique sur ton association image/citation, faut que ça parle au plus grand nombre, pas seulement aux ''initiés'' (comme dit en pdd Porete). A ce sujet, tu vois pour le moment que j’ai peu illustré. Principalement avec Paul Klee {{clin}} (tiens, W et Klee, j’ai noté une source : https://doi.org/10.1515/9783110540413-022). Et oui, une image, c’est une ''bonne'' façon de s’exprimer. Regarde par exemple ''Les Limites de la raison'' de Klee, en face de 6.54 du Tractatus. Tu dis la raison ennuyeuse : oui, sauf quand c’est Paul Klee qui en dessine les limites, non?… Que dire après ça dis-moi? On se tait et on admire : le silence est parfois préférable non ?….
:::::*Wittgenstein + Platon, euh, y’a matière là aussi à un essai {{sourire}} ! J’aime bien ton idee de l’allégorie de la caverne pour la porte… ça a du sens…
:::::Bref. NHP, il faut prendre plaisir à contribuer et si besoin d’avis ou autre tu peux me solliciter bien sûr !
:::::Bon week-end.
:::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 mai 2026 à 11:48 (CEST)
::::::{{Bonjour|Malik2Mars|texte1=Malik}}, excuse ma réponse tardive ! J’ai eu <s>deux</s> trois jours importants IRL et je n’ai effectivement pas trouvé beaucoup de temps pour Wikiquote. Et ça va continuer à être difficile le prochain temps aussi. Mais j’espère que mes contributions de cette nuit te montrent que je suis engagé. J’ai seulement un peu un jeu d’établir des priorités actuellement.
::::::* Alors travaillons scientifiquement, j’adore ça !
::::::* Tu savais que Porete a voulu être super claire et qu’elle a écrit un livre pour informer les autres pas à pas ? C’est la vérité ! Mais si nous avons une situation où je ne comprends pas pourquoi on ne comprend pas ce que Porete veut dire, et les autres ne comprennent pas pourquoi je comprends Porete, umm, [[Discussion:Marguerite Porete#Porete_%C3%A9nigmatique_?|il faut communiquer]]. Incroyable, j’ai trouvé une personne aujourd’hui qui sait de ce qu’elle parle ! C’est aussi une raison pour laquelle c’est après minuit maintenant :D
::::::*Aha, voici Klee et la chance d’apprendre l’aspect artistique. Pourquoi je n’ai pas pensé à utiliser les images de Klee pour illustrer les articles?!? C’était devant mon nez tout le temps, tss tss, ...
::::::*J’ai fait une collection des [[Utilisateur:TLD35/À faire|questions en suspens]]. Là, tu trouveras l’entrée pour l’essai (selon l’intérêt), mais aussi la chose que m’a guidé vers Wikimedia, l’aventure de trouver des manuscrits. Tu parles de De Vinci de nouveau - je m’intéresse où tu a trouvé « le sens d’aventure » chez ses travaux.
::::::P.S.: « Que dire après ça dis-moi? » - Au-delà de la raison? Chapitres 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121, 122, 123, 124, 125, 126, 127, 128, 129, 130, 131, 132, 133, 134, 135, 136, 137, 138 et 139, je dirais. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 3 mai 2026 à 01:53 (CEST)
Bonjour !
J’ai répondu à ta [[Discussion Wikiquote:Charte#Maj pour info : Citation suivie immédiatement de sa source|proposition]], bravo ! Reponse un peu trop longue avec qlq zigzags donc j’ai ajouté des notes pour faciliter la lecture et ne pas disperser ma réponse qui peut se résumer : oui. Très bonne idee ce tutoriel [[Utilisateur:TLD35/Tutoriel]] (d’ailleurs, en plus d’intégrer un lien dans Médiawiki:, c’est très bien de l’avoir isolé sur une page qu’on pourra déplacer, peut-etre sous page de [[Wikiquote:Bienvenue]]. Oui, c’est une des pistes très très sérieuses pour [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets#Projet « Conseiller plus facilement les nouveaux »]].
Ce que je veux dire par « pas trop etre énigmatique sur ton association image/citation, faut que ça parle au plus grand nombre, pas seulement aux ''initiés'' (comme dit en pdd Porete) », c’est comme ma Reponse en pdd à l’interrogation de An insect photographer : « Sur les illustrations, oui, on est moins mystique voire cryptique que sur la version :en… tu parles de l’image de la fondue […] ». Alors oui, si besoin d’éclaircir le sens d’une association cita/img, ce que tu as cherché à représenter par l’image choisie et combinée avec une citation, c’est très bien la section en pdd.
Oui, Klee pour illustrer les articles ! Pour un travail au millimètre, sur les projets, pour rappel [[Discussion:Paul Klee#ill. et légendes|notes ill. et légendes]]. Tu sais, si j’ai choisi son [[:File:Offenes Buch, Paul Klee (1930).jpg]] pour ma PU ici et celle sur Meta avec un lien cliquable LBW, ou encore pour illustrer [[Aide:Ressources]], ça signifie bien plus pour moi que simplement "faire jolie" {{clin}}. Cette œuvre ''calme'', ''douce'' et à la fois ''énigmatique'' dans sa « perspective », c’est une invitation à ''méditer''.
Bon, j’ai qlq imprévus désagréables à régler ici (administratif disons), donc je suis pas certain d’arriver à avancer sur la page [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets]] aujourd’hui, mais oui oui, c’est là qu’on doit établir un plan pour les priorités. Ok, vu aussi [[Utilisateur:TLD35/À faire]]. Tes points d’interrogation sur signature c’est pour les tableaux là [[Discussion aide:Ressources/Demandes]] ? Il faut que je poursuive aussi sur la finalisation de [[Aide:Ressources]], le process des demandes. Dans l’optique de mieux conseiller les nouveaux elle, et aussi pour aider à la maintenance, cette page occupe aussi une place importante et commence en plus à être pas mal liées, elle n’est plus confidentielle.
pour Vinci, Boudi. Je vais Ecrire un roman… le « sens de l’aventure », dans les grandes lignes, c’est d’abord une passion/fascination dès l’adolescence (+de 20 ans donc) pour ses dessins et ses machines/inventions, puis poussé par ma curiosité j’ai petit à petit exploré la vaste littérature à son sujet. Arasse a le bon mot pour ça : « Dieu mis à part, Léonard de Vinci est sans doute l’artiste sur lequel on a le plus écrit. […] Il a inspiré les fantasmes les plus légitimes et les déductions les plus saugrenues. » Meme si j’en ai perdu une partie, il occupe pas mal de place dans ma bibliothèque perso ! Voilà les grandes lignes.
Puis vient wiki, et la possibilité de contribuer aux pages wp à l’époque. Puis vient wikiquote. Et là : un terrain de jeu pour ma passion. Nombreuses citations célèbres, certains de ses [[Léonard de Vinci#Préceptes du peintre]] ont été abondamment commentés, repris, par de nombreux artistes, peintres, comme [[Robert Delaunay]], ou encore [[Max Ernst]] par exemple. Certaines citations sur lui sont aussi historiquement importantes/célèbres. Bref.
Ici, sur quote, l’intérêt c’est d’avoir une compilation originale de citations de Vinci et sur Vinci. Mais Vinci n’a rien publié lui-même, et il se répète beaucoup, se contredit, cite, note ses lectures etc. Il n’y a que ses manuscrits et le [[Traité de la peinture]]. Donc le travail sur des citations en Français ici, si on veut aussi remonter à l’origine (aux manuscrits), vérifier et preciser/pointer commons et/ou Wikisource, est très particulier si on veut etre rigoureux et ne pas répéter bêtement des erreurs par exemple… : en français, vraiment on a que la trad des Carnets (dont une revue en 2019) et le Traité dont la ''génétique'' du texte et des versions est à s’arracher les cheveux : certains passages sont introuvables dans les manuscrits conservés, d’autres clairement identifiés, plusieurs version fr, plusieurs en anglais…. Et puis, les manuscrits conservés sont surtout connus par les compilations : Carnets fr, mais ce n’est pas la seule edition de référence, il y’a aussi Richter. Il y’a une edition commentée de Richter, par Pedretti, en anglais. C’est juste une mine d’or d’info sur les manuscrits d’origine et autres compilations, les correspondances, les reprises, les inspirations et emprunts. Ce dernier point va m’occuper encore un moment avec d’autres travaux plus récents sur sa Bibliothèque. Et dernierement, grâce à ton travail sur Porete, ici, wikisoure et commons, je remarque que je peux pousser encore plus loin. Je pense que « le sens de l’aventure » pour moi n’est pas/plus dans ce but final, l’idéal à atteindre, mais le chemin que je dois prendre pour y arriver, et ce pour chaque citation que je veux ajouter. Pour ici, pour te faire une idée, tu peux peut-etre commencer en anglais avec la Compil Richter à lire en parallèle avec le commentaire Pedretti, par là [[Léonard de Vinci#Sources primaires]]. Par exemple, j’ai bcp aimé traiter la demande en pdd suite à un lien brisé… {{clin}} : cf [[Discussion:Léonard de Vinci#Citations disparues de la source Gutenberg]].
Boudi. Désolé pour la longueur !
Bon dimanche,
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 3 mai 2026 à 11:16 (CEST)
:[[File:Offenes Buch, Paul Klee (1930).jpg|vignette|100px|link=m:fr:Projet:La bibliothèque Wikipédia|<code><nowiki>|link=</nowiki></code> fait possible de mettre les liens comme on veut.]]
:Je vais répondre très court à cause d'IRL : les points d’interrogation sur signature sont pour moi pour trouver les livres à la bibliothèque respectif.
:Et si tu veux dire quelque chose avec les images, tu peux aussi mettre le paramètre <code><nowiki>|link=</nowiki></code>.
:Chaque discussion à sa place, oui.
:Pas des soucis à cause de la longueur.
:J’ai vu [[Spécial:Diff/456669]] et je pense que je comprends ta motivation. C’est assez scientifique ! En effet, j’ai [[Spécial:Diff/456673|ajouté les livres]], mais les placé dans l’aôut. Avec un autre livre en outre hors de Wikiquote, je vais avoir beaucoup à lire pendant juin et juillet :D
:Bon dimanche aussi, je vais faire des autres choses maintenant. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 3 mai 2026 à 13:01 (CEST)
::Re, super ! Oui pour link, c'est comme ça sur ma page Meta [[m:User:Malik2Mars]], donc celle qui s'affiche sur les projets où j'ai pas de page localement, ici j'en ai une donc pas de link puisque je préfère afficher la boite LBW sous l'oeuvre de Klee pour... peut-etre ... ''rendre visible''... (clin d'oeil à Klee).
::Ton message [[Discussion Wikiquote:Charte#Maj pour info : Citation suivie immédiatement de sa source]] est peut-être anecdotique comme tu dis mais c'est instructif. Surtout que tes remarques et pistes d'amélioration sont très pertinentes. Je te disais plus haut avoir qlq "imprévus désagréables à régler ici (administratif disons)" (pas fini et en plus j'ai recu un mail qui me trouble là), mais je viens de remarquer [[c:File:Module de formation - Marathon WikiClub 2026.pdf]] sur [[Event:Marathon WikiClub 2026#Formateur]]. Ce qui rejoint nos échanges et montre que c'est possible de reprendre la main, si on communique oui ;). Je vais prendre le temps de bien répartir les sujets à la bonne place sur les pdd des page aide/meta/etc et ensuite je resume/centralise sur ta page projet. Parce que oui, y'a eu qlq problèmes qui nous ont occupé et vont encore nous occuper qlq temps, ce qui nous permet d'identifier nos manques notamment. Mais y'a aussi des bonnes choses et il faut savoir dire bravo ;)
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 3 mai 2026 à 18:50 (CEST)
:::Ah, pas de stress ! Nous sommes des [[Discussion:Angèle Bassolé-Ouédraogo#c-Malik2Mars-20260426154100-TLD35-20260426153300|bénévoles]]. (→ J’ai jamais dit merci pour ce rappel ! Il faut savoir dire merci aussi ! Merci ! ) --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 3 mai 2026 à 19:14 (CEST)
::::Salut! J’y pense là. En plus de dire merci, bravo, etc, il y’a une autre façon de ''montrer'' aux nouveaux que le travail accompli est apprécié disons, c’est de le mettre en valeur ! On a ici [[WQ:Citation du jour]] avec un [[Modèle:Citation du jour/Switch]] si on a rien choisi pour un jour donné. Jorune et An insect photographer il me semble aussi ont qlq fois directement informé les nouveaux et proposé de choisir avec eux une des citations qu’ils avaient ajoutées pour la ''mettre en lumière'' sur la page d’accueil. C’est tres gratifiant je pense.
::::L’architecture cita jour fonctionne (j’y ai passé qlq nuits ces dernières années {{rire}}), ce n’est pas très compliqué. Mais c’est encore à peaufiner, niveau modèles etc. Si à l’occasion tu veux fouiner un peu et proposer des améliorations techniques et autres, NHP. Et aussi, puisque tu aimes bien combiner images et citations (moi aussi !), bein tu peux aussi t’amuser à proposer des citations du jour bien sûr ! Voilà une « Idée pour une contribution pas trop grande » {{clin}}.
::::Là, j’y pense dans le cadre de nos echanges sur les Event, du coup, j’ai commencé à lister les pistes d’amélioration là : [[Discussion catégorie:Événement sur Wikiquote]]. On y reviendra.
::::Bonne semaine !
::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 4 mai 2026 à 13:28 (CEST)
:::::En wikislow, et merci pour cette pensée de mettre en valeur. -- J'ai regardé le [[Modèle:Citation du jour]] brièvement. Il me semble bien fonctionnant, est-ce qu'il y a quelqu'e chose a améliorer ? Pour moi, c'est [[:m:wiktionary:fr:if it ain’t broke, don’t fix it]].
:::::Et je vois que les pages de discussions fonctionnnent assez bien, il ne faut pas complèter des tableaux des gestions des projets il me semble. Mais comme on voit à [[Discussion Wikiquote:Charte#c-Malik2Mars-20260504082200-Jorune-20260504052000]], on doit discuter aux places correctes et je ne comprends toujours pas où. Peut-être le mot clé est structure et une page montrant la structure est la solution que nous cherchons d’une manière ou d’une autre.
:::::J'ai eu la pensée ce jour que peut-être nous n'avons pas besoin d'un seul tutoriel, mais des plusieurs leçons à finir, mot clé [[m:fr:Ludification|ludification]]. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 6 mai 2026 à 21:41 (CEST)
::::::Re ! Oui, [[Modèle:Citation du jour]] ca fonctionne ! J'y ai passé qlq nuits {{fier}}, c'est perfectible mais non prioritaire bien sur !
::::::pour les discussions dispersées, ne pas [[wikt:se faire de la bile]] (s'inquitéter), on le fait tous, moi le premier ! ce que je veux dire là [[Discussion Wikiquote:Charte#Maj pour info : Citation suivie immédiatement de sa source]], c'est que le discussion a dérivé sur des pistes d'améliorations très intéressantes qu'il convient de discuter ailleurs (simplement parce que ca ne concerne plus la charte). par exemple,
::::::*une partie peut se poursuivre en pdd ici [[MediaWiki:Wikimedia-copyrightwarning]] (ta proposition de refonte)
::::::*pour le tutoriel, c'est [[Utilisateur:TLD35/Tutoriel]] (donc sa pdd pour le mettre au point)
::::::Comme la discussion tourne autour de comment améliorer l'accueil des nouveaux, de "bienvenue" disons, j'ai résumé qlq points qu'on a évoqués là [[Discussion Wikiquote:Bienvenue#Inclure présentation ?]]. c'est en ce sens que je pense que ta page [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets]] peut nous aider à nous orienter mutuellement, à hiérarchiser les problématiques et pistes d'amélioration, et d'y indiquer où il est préférable sur la durée dans discuter pour centraliser nos efforts (ca peut etre une pdd d'un modèle, d'une page d'aide, d'une recommandation, etc).
::::::je n'ai pas encore eu le temps le faire, désolé !
::::::Bonne soirée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 6 mai 2026 à 22:28 (CEST)
:::::::Ah, merci pour m'avoir expliqué ! C'est que [[m:de:wiktionary:den Wald vor lauter Bäumen nicht sehen|je ne vois pas la forêt à cause de tous les arbres]] de temps en temps, comme on dit en allemand (et Alémanique aussi) - aussi car je suis toujours "nouveau" ici.
:::::::J'ai demandé une personne de débuter sur Wikiquote avec le but de nous faire un témoignage. On verra si cette personne va dire oui ou non.
:::::::Bonne soirée aussi. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 6 mai 2026 à 22:57 (CEST)
== Archivage ==
Coucou !
bon, ta [[Discussion aide:Ressources#Archivageproposition]] de creuser les possibiltés avec [[Utilisateur:InternetArchiveBot]] me trottine ! J'ai commencé à farfouiller, j'ai jeter un oeil à la doc, la faq, l'interface de config aussi. wq:fr est absent. Dans la liste des wiki de l'interface, y'a bien ca:wikiquote (et on peut voir ces [[ca:Especial:Contribucions/InternetArchiveBot]]), aussi et le wikt fr (idem, voir ces [[wikt:Spécial:Contributions/InternetArchiveBot]]), etc. Sur son [[Spécial:CentralAuth/InternetArchiveBot]], on remarque qu'il n'a pas toujours le statut bot. Quid ? Surtout qu'ici les demandes de statut bot trainent en longueur ([[Wikiquote:Bot/Statut]])...
Tu as posé une question, [[User_talk:InternetArchiveBot#What_is_needed_to_add_fr.wikiquote?]], et oui comment faire pour commencer à le tester, l'autoriser ici. Peu importe par quoi on commence comme taches à lui faire faire.
Mais avant d'aller plus loin, peux tu s'il te plait me donner ton avis sur les points suivants (et NHP, critiques bienvenues, c'est le but justement, se creuser les méninges ensemble et soulever les erreurs/oublis de raisonnement !) :
{{souligner|''Y'a d'un coté notre contenu actuel sur wikiquote:fr :''}}
*c'est à dire les [[Wikiquote:Statistiques|{{NUMBEROFQARTICLES}}]] articles et les nombreux url en référence des citations.
*les liens peuvent être brisés ou pas
**->cf ton ajout miraculeux là [[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens#Problématique]] '''(merci!!!!)'''
=> la première chose à faire me semble : une analyse des liens sur un échantillon de la totalité des articles par le bot (peut-etre meme que notre [[Utilisateur:JackBot]] peut faire), lui permettre de seulement signaler que le lien est mort (en pdd ou sur les articles) et vérifier les résultats humainement. Sur les brisés signalés par le bot et constatés comme brisés par des humains, on prend un échantillon et on voit si on peut facilement remplacer par une archive, IA ou wikiwix par ex. Là on s'arrête et on revient à ta demande et au travail sur les modèles (oui oui, très important, j'y reviens plus bas).
{{souligner|''De l'autre coté, y'a tout ce qui va etre ajouté comme contenu avec des nouveaux liens web :''}}
=> et là je ne vois qu'un chose : trouver le moyen d'archiver chaque chaque lien dès l'insertion ici sur quote fr. C'est à dire, un archivage auto sur IA et wikiwix (etc?), un simple bouton pour les contributeurs si besoin (éventuellement documenter aussi les possibilités via les navigateurs web courants, etc). Je vais justement continuer de tester le gadget wikiwix sur ce point, et là pour le moment j'ai déjà qlq résultats négatifs...
Comme je le rappelle ici [[Discussion:Leymah Gbowee#À vérif]], sans ton aide on fait fausse route {{clin}}. Bref.
J'ai bcp d'exemples de pages avec liens brisés, donc on va pouvoir tester les paramètres nécessaires à nos modèles en effet. Tu as raison, il faut différencier la page d'origine et son archive. actuellement, on contourne puisque qu'on a qu'un paramètre url. j'ai aussi qlq exemples en tête si besoin. A mon sens, c'est sur les ref article/discours/émission qu'on va rencontrer le plus de liens brisés vraiment problématiques. Donc même si au niveau des modèles on peut appliquer certainement le même code url/archive/date, etc, ca me semble préférable de commencer par Article, pour avoir des exemples vraiment significatifs et surtout concrets disons. Je ne sais pas si j'ai réussi à être clair, grr désolé !
(boudi, je viens de cliquer sur la page de stats ça a failli faire planter mon nav. j'enregistre avant de m'arracher les cheveux parce que j'ai tout perdu !{{rire}} )
De mon coté pour le moment, si je résume :
*[[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens]] qui servira à présenter à la commuté les problèmes et ses solutions possibles sous la forme d'une prise de décision.
*[[Discussion utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js#Commentaires de Malik2Mars]] qui sert uniquement pour résumer qlq problèmes avec la solution proposée par ce gadget, c'est à dire que là wikiwix ne fait pas le taf, l'archive ne marche pas. Nombreux détails sont déjà sur les pdd des articles, je dois actualiser et résumer.
Sur ce dernier point, mon hypothèse de travail est simple : je considère chaque lien comme brisé (potentiellement) et je dois donc vérifier que wikiwix a bien une archive. Premier exemple, en ''finesse'' : [[Discussion:Galilée#"Un homme sans yeux", et sans archive !]].
*le premier lien est brisé/les archives IA et wikiwix sont OK,
*le deuxième est non brisé mais seulement l'archive IA est OK (archivé ce jour manuellement). et wikiwix m'affiche une page internet archive avec "sorry"... Pourquoi ? (Au dela du problème de lien accessible avec cette ref (idéalement faut pointer en vo https://bibdig.museogalileo.it/tecanew/opera?bid=354814&seq=181 et à créer sur s:it [[s:it:Pagina:Le opere di Galileo Galilei XI.djvu/171]]), y'a tout un casse tête avec la citation, erreur d'attrib etc. ça c'est documenté plus haut sur la pdd, avec un crochet par Vinci, bien évidemment !)
...
Bonne soirée et bon week-end !
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 7 mai 2026 à 23:27 (CEST)
:Pas des soucis. Il faut savoir que c'est très facile d'introduire les paramètres additionels aux tous les modèles à [[:Catégorie:Référence des citations]] (<60 minutes), j'ai seulement fait un petit test avec un exemple hier, nous pouvons bien commencer avec Réf Article. Petite explication : j'ai vu <code>archiveurl</code> chez autres modèles et j'ai pensée que c'est plus simple de nuancer si un lien est un lien archivage ou pas car on ne doit pas connaître tous les services archivages.
:J'ai pu faire [[Utilisateur:TLD35/Liens externes]] à cause de l'aide de toi ! Tu m'as montré le lien à [[Spécial:Recherche de lien]] !
:Il commence à devenir intéressant, et je vais répondre en detail, mais je dois dormir à cause d'IRL maintenant. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 8 mai 2026 à 00:13 (CEST)
┌─────────────────────────────────────────────────┘
Excuse-moi, j'ai investé ce soir pour faire ma page d'utilisateur plus accueillant pour [[Discussion utilisateur:Ngoy katshabala|des nouveaux]] - mon nom est dans la signature et alors ça va faire une différence aussi, comme je pense.
Mais j'ai essayé de trouver une structure et des termes exactes maintenant après j'ai fini la rénovation de ma page utilisateur. Il faut lire ce tableaux de haut en direction descendante vertical.
{| class="wikitable sortable" style="text-align:center"
|-
|lien archivé
| lien fonctionnant
|lien fallacieux
|lien archive brisé
|lien brisé
|-
|(au moin un) archive là et correcte
|pas d'archive
|archive faux
|archive incomplet
|pas d'archive
|-
|colspan=2|{{oui}} : <u>SOURCE</u>
|colspan=3|{{non}} : pas/plus de source
|}
Après avoir trouvé un consensus pour les termes, nous pouvons continuer avec les prochains pas. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 01:26 (CEST)
:Salut ! J'ai retouché ton tableau, c'est plus ça que tu as en tête non [[spécial:diff/457779]] ?
:Pour la page [[Utilisateur:TLD35/Liens externes]], de mon coté elle plante à cause du gadget me semble. Je peux la consulter si je me déconnecte.
:Pour avancer concretement
:1. j'ai commencé à regarder ce que le bot fait {{souligner|exactement}} sur d'autres projets, cf. [[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens#m:User:InternetArchiveBot]], ma description est-elle claire pour toi ?
:2. Pour tester les limites de [[Utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js]], comme deja dit j'ai pas mal de pages sous le coude avec des liens brisés (ou brisé sà un moment donné) ou potentiellement et avec un seul système d'archivage sur les deux qui fonctionne, par exemple descriptions là :
:*[[Discussion:Beauté mathématique#Stabilité des liens]]
:*[[Discussion:Charlotte Salomon#À faire]] (d'ailleurs, peut-être que tu apprécieras la lecture/consultation de cette œuvre (bouleversante) : https://charlotte.jck.nl)
:On peut poursuivre en partant de ton tableau sur la pdd de [[Discussion utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens]], et poser le pb schématiquement en fonction des cas : brisé, pas brisé, faux signalement ou absence de signalement aussi (c'est pour ça qu'à mon sens c'est un humain qui doit confirmer le pb, le bot signale, un humain check derrière (idem pour ta liste d'ailleurs) / et tester si le bot ne se trompe pas quand il ne signale rien alors que y'a bien un lien brisé sur une page donnée à analyser (idem pour ta liste d'ailleurs)) ; et aussi pour ce qui faut faire pour les prochains liens ajoutés (sauvegarde auto, etc). Cette page sera déplacée en prise décision dans qlq mois, après tests et autre.
:Je file, bien à toi ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 11:06 (CEST)
::Salut, oui, le tableau nouveau est aussi ce que j’ai eu dans ma tête.
::Umm, pour trouver le problème je dois savoir ce que est l’erreur ou savoir quells gadgets tu as activé.
::Oui, je comprends bien, mais peut-être tu changerais les termes maintenant à « lien archive brisé » et « lien archivé » respectivement.
::Intéressant que quelques liens fonctionnent avec Internet Archive, mais pas avec Wikiwix. Ça fait les choses plus compliqués. Peut-être nous faisons des paramètres pour le lien archivé à Internet Archive, et un pour "autre services d’archivage" dans les modèles.
::Merci pour le lien vers Charlotte, c’est gentil de toi et ça m’a réchauffé le cœur. C’est exactement ce que j’ai voulu dire avec une place chaleureux et de bonne volonté.
::Les vérifications effectuées par des personnes sont nécessaire sans doute ! Il est aussi possible que des sites web retournent un code HTTP 200 même si c’est pour une page qui dit qu’une ressource n’existe pas/plus (que est contre les règles).
::[[Spécial:Diff/457151|Les liens ajoutés]] ne sont pas été encore classés par code HTTP. Je les ai mis à jour maintenant.
::Je vais faire des autres choses maintenant à cause du Wikislow. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 14 mai 2026 à 08:09 (CEST)
:::[[Image:Presentation script utilisateur archiveexternallinks wikiquote fr.png|vignette]]Salut ! Merci.
:::Pour le gadget que j'utilise, c'est celui de Poro26 ([[Utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js/Documentation|documentation]] / code dans [[Utilisateur:Malik2Mars/vector-2022.js#L-193|ma config .js ici]]) qui ajoute une lien [archive] (archive wikiwix) après chaque lien web, comme ci-contre. An insect photographer a aussi ce lien [archive] avec son .js (archive wikiwix) avec une ancienne version que j'avais bidouillée. Mais ce lien [archive] que nous voyons ne permet pas de garantir que l'archivage est OK sur wikiwix (en aucune façon, sauf en testant/vérifiant…). C'est juste un lien en plus. C'est juste l'url de base qui est précédé de "https://archive.wikiwix.com/cache/?url=". De même, [[Utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js/Documentation#Fonctionnalités]], "Lors de la sauvegarde d’une URL, l’outil effectue un archivage silencieux via une iframe, sans action supplémentaire requise de la part de l’utilisateur", à tester...
:::Je vais documenter petit à petit [[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens]].
:::A bientot, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 mai 2026 à 09:11 (CEST)
== Ludification ==
Salut ! Histoire de ne pas dériver la discussion sur l'archivage, je réponds ici sur la mise à jour de ta PU parce que ca me fait notamment repenser à ce mot ''Klee'' (oui je la fais souvent celle-là!) : Ludification. Bien sûr, c'est évident, tu as raison, la PU de celui qui signe "bienvenue", c'est un autre « premier contact » important ! Je pose qlq idées là.
Donc, Je vais réfléchir à revoir la mienne aussi en pensant à ce coté aide/ludique, etc. Là, elle est dans le sous-entendu, elle va à l'essentiel en fait si j'ose dire, et puis elle m'apaise surtout moi-même. En effet, j'y passe quotidiennement dessus pour accéder à mes sous pages de travail (j'ai un bouton "sous pages" dans mon menu avec ce code là [[Utilisateur:Malik2Mars/vector-2022.js#L-21]]). J'ai depuis mes débuts sur wiki toujours aimé combiner citation + images ({{clin}}), par exemple avec la liste de mes travaux wiki [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Liste WQDC-P]] (q=quote, d=data, c=commos, p=wikipédia), avec les pages créées, travaillées, labelisées, etc. Là la version de cette page "abandonnée" est sobre, mais y'a eu des moments/versions où y'avait plus d'une dizaine d'images et encore plus de cita, avec lien citation du jour etc. Bref.
Je suis administrateur ici, j'ai déposé moi-même des dizaines de bienvenue (presque centaines, cf https://xtools.wmcloud.org/pages/fr.wikiquote.org/Malik2Mars/all#3). (peut-être aussi vais-je enfin oser demander le statut de bureaucrate mais ce qui me freine encore c'est mon manque de compétences techniques sur certains points... et ce « jeu » là d'apprentissage m'intéresse beaucoup moins en vieillissant en fait. bref). Comme Eunostos avec moi à mes débuts, j'ai accompagné/conseillé de nombreux nouveaux, et quand ça match bein ... c'est juste wouha de les voir progresser, apprendre, trouver leur place, se corriger, s'affirmer, etc, et d'apprendre et découvrir moi aussi grâce à eux de nouvelles pages/cita, etc. et parfois on se trouve aussi des passions communes, des sujets, des intérêts qui nous rapprochent pour contribuer ensemble sur une personne/une œuvre. Voire même d'aller jusqu'à travailler ensemble à labéliser un article ici (je l'ai fait sur wp, c'est très formateur et ça renforce les liens entre les personnes...)
=>Bref. Je dois donc revoir ma PU. C'est OK. Bien reçu le message ! {{clin}}
[[Image:Wikipedia logo puzzle globe spins horizontally and vertically, revealing the contents of all of its puzzle pieces, without background.gif|center|150px]]
J'en reviens donc à l'aspect ludique que tu as évoqué et qui se dessine de manière très parlante pour moi sur ta PU. De mon coté, contribuer a toujours été un « jeu » : créer des pages, en améliorer, les ranger, sourcer. etc. Et dès que y'a un « casse tête » citation/référence sur une page qui m'intéresse bein je me régale tout simplement (comme quand j'étais enfant avec dans les mains un casse tête, puzzle, Rubik's Cube, faire/defaire/refaire, etc). Tu as déja proposé qlq idées pour travailler à améliorer notre projet dans ce sens. Voilà moi ce qui me trottine depuis qlq temps comme taches ludiques disons :
*une fonction « d'où vient » cette citation?, que nous avons déjà évoquée ensemble dans le cadre de l'[[Aide:Ressources]], mais qui au départ a été pensée comme un projet à part pour [[Wikiquote:Communauté/Contribuer]],
*De même, on peut proposer : [[Wikiquote:Accueil de la communauté#Tâches à réaliser en lien avec les autres projets]]
*Illustrer les articles
*Proposer des citations du jour avec illustration
[[fichier:Werner_projection_SW.jpg|frameless|right]]
{{Citation bloc|Écrire seulement sur les choses qu'on aime. Écrire pour lier ensemble||{{w|L'Inconnu sur la terre}} ([[Image:Notification-icon-Wikiquote.svg|25px]][[Modèle:Citation du jour/28 octobre 2019|28 octobre 2019]] et [[Modèle:Citation du jour/14 mars 2021|14 mars 2021]])}}
Bref : en gros, se demander comment peut-on « jouer » ici avec des citations...
Sur la pdd [[Discussion utilisatrice:An insect photographer#Ressources]], j'avais noté d'ailleurs de voir {{ouvrage|titre=Mathématiques et littérature : une fascination réciproque|année=2022|isbn=978-2-84884-247-9}} ({{faire}} '''avec un jeu de citations à la fin''' {{clin}}, en plus des chapitres sur des auteurs/sujets qui m’intéressent particulièrement…; voir présentation Ed 2007 https://publimath.univ-irem.fr/AAT07004). certains projets de contrib ont aussi un but ludique, cf. [[Wikiquote:SheSaid/FrancAutrices SheSaid]] ou encore [[Wikiquote:SheSaid/Atelier autrices 20250920]].
Les pistes sont nombreuses, et « ludification » est en effet un mot ''Klee''.
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 03:19 (CEST)
:{{Salut|Malik2Mars|texte1=Malik}} En effet, hier, j’ai commencé avec les pensées comment mieux accueillir les nouveaux, mais j’ai fini par faisant ce que me fait plaisir. J’ai essayé de trouver une methode de communiquer super clairement, et voilà j’ai simplement dû attaquer le défi de communiquer le contenu du livre le plus difficile que je connais. Et j’ai passé du temps cherchant les images (c’est satisfiant pour moi).
:
:C’est important pour moi de te dire que je n’ai rien voulu te dire. Surtout les pages d’utilisateur sont une place un peu personnelles et c’est à chacun comment ils les font. Si je te prie quelque chose à faire, je te demanderais directement. Et je te prie de me dire directement si tu veux que je fais une chose avec priorité, je peux l’ajouter à [[Utilisateur:TLD35/À faire]] ou ajouter des priorités. (Jusqu’à 17 juin, je suis à Wikislow.)
:
:Concernant les nouveaux, [[Discussion utilisateur:Baptiste Caudin|Baptiste Caudin]] et [[Discussion utilisateur:Ngoy katshabala|Ngoy katshabala]] n’ont pas répondu. On ne sait pas les raisons, mais je pense qu’on doit inclure des images au [[:Modèle:Bienvenue nouveau]] comme je l’ai fait dans ma page d’utilisateur. Je ne sais pas si j’ai appliqué ludification là. Pour moi, ludification est en effet une barre de progression. Les contributeurs de Wikipédia allemand évidemment ont fait beaucoup des pensées comment accueillir les nouveaux, aussi avec ludification, cf. [[m:w:de:Spezial:Meine Startseite]].
:
:[[File:Johannes (Jan) Vermeer - Christ in the House of Martha and Mary - Google Art Project.jpg|thumb|150px|Marthe [[w:Marthe de Béthanie#Histoire_et_tradition|ce sachez]] est trop empeschée et ne le scet mie. Ses empeschemens la troublent, parquoy elle est loing de telle vie.]]
:« [[m:fr:s:Page:Porete - Le Miroir des simples âmes.pdf/133|C’est la pasture, dit amour, de mon eslite espouse, c’est Marie de paix, et pource est Marie de paix que fine amour la paist.]] » - oh, comment j’adore les jeux de mots ! Il faut avoir une maîtrise sans aucun doute.
:
:Une maîtrise que Klee montre aussi évidemment. Je veux savoir comment Klee joue avec sa maîtrise, c’est prévu, mais dans le moment je suis trop « Marthe » dans ces jours car j’ai tant des choses à faire jusqu’au juin !
:
:P.S.: Oui, c’est une bonne idée de modifier ma page d’utilisateur. Je suis aussi ouvert pour un retour des informations de ma page d’utilisateur. Notamment, je ne suis pas sûr si [[:c:Fichier:Waving.png]] est adéquat. Mais je trouve cette image désarmant et j’aime ça.
:
:Bien à toi --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 11:39 (CEST)
::[[Image:Wikibizut.svg|vignette|droite|{{cita|''Au début, le crayon n’en fait qu’à sa tête, il va là où ça lui plait''.}} [[Paul Klee#Cours du Bauhaus, contributions à la théorie de la forme picturale|Paul Klee, ''Cours du Bauhaus'', 2004]] (voir {{lien web|titre=7 (BF/9)|url=http://www.kleegestaltungslehre.zpk.org/ee/ZPK/BF/2012/01/01/009/}} sur kleegestaltungslehre.zpk.org)]]Quand je dis "Je dois donc revoir ma PU. C'est OK. Bien reçu le message", je veux dire que oui, tu as raison, quand tu dis : "alors ça va faire une différence". Et que je n'y avais pas vraiment songé avant de voir ta PU. Et j'ai contextualisé mon cheminement après avoir vu ta nouvelle PU : j'adore les cita/les images, je suis admin et je dépose de nombreux messages de bienvenue, =>il faut donc revoir ma PU en m'inspirant de ce que tu proposes sur la tienne, de ce que j'aime faire moi et de la rendre "ludique" et utile pour un nouveau qui va cliquer pour voir "qui est donc celui qui m'a laissé ce message de bienvenue?". De même pour ma pdd d'ailleurs. Pour contextualiser un peu plus, cf. ma candidature [[Wikiquote:Administrateur/Candidature/Archives#Candidature de Malik2Mars (d · c · b)]] : "Ici, sur Wikiquote, les Spécial:Modifications récentes sont facilement « gérables », il y a relativement peu de vandalismes ou autres; je pense pourvoir donc progresser tranquillement sans trop avoir à gérer sur ce point. [...] Il convient donc d’être posé, réfléchi, mesuré, en accord avec nos critères, notre Charte." La période difficile automne hiver 2025 m'a poussé dans mes retranchements (au dela mes limites disons), et c'est devenu "ingérable", j'ai été quasi le seul admin à tenter d'agir et ce parfois en me plantant royalement. C'est passé. J'en suis à la phase de remise en questions : qu'est-ce que j'ai mal fait, ne doit pas refaire, comment faire mieux la prochaine fois, etc... Et donc oui, travailler ma PU, c'est évident, mais fallait que tu me le montres disons.
:
::Pour les corrections "fr", oui, comme pour "versionne" sur ta page réf Livre (ça sonne bien je trouve "versionne" d'ailleurs, c'est joli!), c'est ce que j'ai maladroitement essayé de te dire une fois, mais comme tu dis : [[Discussion_utilisateur:Malik2Mars/Modèle#c-TLD35-20260413221600-Malik2Mars-20260413122600|"je serais heureux si vous corrigez mes fautes françaises directement dans l’éditeur"]]. Des fautes j'en fais de nombreuses moi aussi d'ailleurs ! {{rire}} Et pour la ptite histoire, Cbyd, un contributeur que j'estime particulièrement, avait qlq fois corrigé mes fautes dans mes propres messages dans le cadre de nos échanges et contributions communes pour le [[w:wikipédia:Wikiconcours/septembre 2019/Équipes/Équipe 31]] si ma mémoire est bonne (une belle réussite d'ailleurs)...
::Tu as un niveau de maitrise largement suffisant pour communiquer tes idées et proposer directement des améliorations, c'est le principal. On corrigera si besoin (principe du wiki!). Et de mon coté, j'imagine aussi que ca ne doit pas toujours être simple pour toi de décortiquer mes messages, désolé... {{gêné}}
:
::Pour le sujet bienvenue et nouveaux comptes. j'en parle là [[Discussion_Wikiquote:Charte#cite_ref-7]] : "D’abord, il faut bien sûr envisager de systématiser le message {{m|bienvenue}} sur les pdd des [[Spécial:Journal/newusers]]. Là Comment filtrer ? Attendre la premiere contrib ? Qlq questions à se poser et trouver comment faire techniquement. Sur ce modèle, qui doit être un des premiers contacts donc, y a eu qlq travaux, mais 1) il y a bcp de liens vers des pages aide et autres. Peut-etre trop ? 2) Il y’a aussi certaines de ces pages qui ne sont pas vraiment à jour, à revoir attentivement une à une."
::Dans les deux cas que tu évoques, on ne sait pas pourquoi/comment les comptes ont été créés et surtout il n'y a aucune contribution, donc bon je ne me questionne pas plus que ça en fait là. Par contre, pour les nouveaux contributeurs (avec au moins une modif au compteur), le message de bienvenue est à mon sens impératif. J'ai deja regroupé un certain nombre de nos idées et échanges sur l'aide et l'accueil là : [[Discussion Wikiquote:Bienvenue#Inclure présentation ?]]. Je vais prendre le temps de faire de même en pdd du message {{m|bienvenue}} (pour ce qui concerne uniquement le message à laisser donc). WP:fr propose aussi qlq pistes de réflexion, par là [[w:Aide:Message de bienvenue]].
:
::Les sujets : accueil et aide/accompagnement des nouveaux / aide:ressources et liens brisés, sont à mon sens les priorités, mais chacun en fonction de ses envies, de ses disponibilités et impératifs IRL. De mon coté, là je me suis engagé à mettre au point la [[Wikiquote:Prise de décision#Propositions en cours de discussion]] pour IA donc je me focus dessus là (ce qui me demande un gros travail de refonte/correction à droite à gauche là aussi...).
:
::PS: j'aime bien moi aussi [[:Fichier:Waving.png]]; à une période j'avais affiché celle ci-contre. {{espiègle}}
::Bon, week-end. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 14:37 (CEST)
:::Merci pour les corrections, je suis heureux de la chance d’améliorer mon français ! Et merci pour les informations.
:::* Dans un certain sens, c’est pratique en effet qu’il n’y a pas beaucoup des changementes à Wikiquote. ''Il y a du vandalisme'', hier par exemple, mais pour ces cas il y a des personnes des wikis plus grands qui s’occuppent. En général, il faut seulement les règles clairs, et alors ça fonctionne.
:::* J’ai réfléchi sur la ludification. Je trouve une bonne chose de faire des choses avec les citations, mais ce que j’ai vraiment appris grâce à tes réponses est la présence des [[Projet:Accueil|projets]]. J’ai eu l’idée de faire un modèle avec des [[:c:Progress bar|barres de progression]] avec les places à découvrir, mais j’ai aussi trouvé un aspect de persuasion que me ne plaît pas. Mais les projets sont une chance pour s’entretenir avec autres avec les mêmes intérêts ! Ça donne de motivation, le mot clé.
:::* Il faut supporter les autres dans leur buts - ça les donne de la motivation ! Dans ce contexte, il fait sens de préparer des tutoriels [[Discussion Wikiquote:Charte#c-Jorune-20260504052000-TLD35-20260503182800|''Mes premiers pas sur Wikiquote'']] où les nouveaux peuvent avoir des petits succès qui s’accumulent. Pour ça, on doit préparer des exemples façile à ajouter / rechercher.
:::* Mais si une personne a lu une source admissible, c’est vraiment facile de trouver tant des citations à ajouter.
:::* Dans ce sens, je ne comprends pas vraiment pourquoi Wikiquote n’a pas plus des Wikiquotidiens. Il y a beaucoup des sources belles !
:::→→→ Conclusion : je n’ai pas encore trouvé le problème fondamental et alors je ne peux pas agir judicieusement. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 19:14 (CEST)
::::Ah, bon, bein c'est dommage alors je trouve {{triste}}, parce que j'ai également souligné dans ma réponse que "Mes premiers pas sur Wikiquote" est une très bonne idée [[Discussion_Wikiquote:Charte#c-Malik2Mars-20260504082200-Jorune-20260504052000]], et j'ai rappelé avec un brin de taquinerie que je l'ai déjà proposé de façon encore plus concrète. Très exactement ici [[Discussion utilisatrice:Jorune#RDC, suite ?]], avec liste de ressources pour travailler que j'ai bénévolement pris le temps de signaler sur plusieurs pdd afin de proposer une autre méthode de travail à qlq nouveaux : [[Discussion:Justine Masika Bihamba#A faire]] (27 12 2025), [[Discussion:Tatiana Mukanire Bandalire#Pour info]], (23 12 2025) [[Discussion:Denis Mukwege#À faire]] (20 12 2025), etc. Là dans le cadre justement d'un ''problème fondamental'' que nous avons rencontré avec un concours totalement hors de contrôle en novembre-décembre 2025 (et si tu regarde les dates de mes messages : même au bout du rouleau j'ai quand même encore la patience/la naiveté? de proposer qlq pistes pour améliorer certaines pages facilement..). Ce qui d'ailleurs nous a conduit à envisager de passer ce fameux texte [[WQ:IA]] en prise de décision. Et ces listes là de pages/ressources, parfois dispo en qlq clics sans bouger de son canapé, elles sont à portée de clic sur mon brouillon... {{clin}} (dans l'exemple cité (RDC, c'est par là [[Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon#République démocratique du Congo]]).
::::Allez, je file, j'ai encore du travail justement pour avancer sur la prise de décision [[Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]] avant de pouvoir communiquer dessus.
::::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 19:33 (CEST)
:::::[[Fichier:The Blue Marble, AS17-148-22727.jpg|thumb|right|Comme ça, mais avec plus des détails, ça veut dire.]]
:::::Mmh ... tu dois avoir patience avec moi ! Pour moi, tous ces ressources [[Discussion:Ludwig Wittgenstein#c-TLD35-20260307013700-Malik2Mars-20260303134000|ne sont pas assez clair]]. Je le trouve dommage et je souhaite que je comprendrais mieux. Mais comment ? Je me souhais d’avoir une vue d’ensemble. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 19:55 (CEST)
::::::Quand je dis c'est dommage {{triste}} c'est que je vois que de nouveau je n'ai pas été assez clair dans ma réponse à "Mes premiers pas sur Wikiquote", que je trouve vraiment une très bonne idée, alors qu'en fait nous avons deja tout sous les yeux pour constater que c'est possible de proposer cette méthode qualitative d'apprentissage par le jeu avec un travail disons mâché en amont par qlq contributeurs pour aider les nouveaux (qui, comme le crayon, "au début, [...] n’en fait qu’à sa tête, il va là où ça lui plait" (Klee)). Ne dit-il pas justement : "Comme tout est là, offert à la vue, il n’y a rien à expliquer" (Wittgenstein). Je regrette donc de ne pas réussir à être suffisamment clair, à te donner cette vue d'ensemble. Et pas de souci, tu as toute ma reconnaissance pour l'aide apportée et tes contributions, et ta motivation pour avancer ensemble est une vraie satisfaction pour moi, une lumière au bout du tunnel ai-je dit. Là c'est juste que je dois avancer sur la prise de décision donc je te réponds rapidement ! J'espère que je t'ai pas blessé involontairement ! Autrement, je te prie de bien vouloir accepter mes excuses.
::::::Je file, faut vraiment que j'avance là.
::::::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 20:13 (CEST)
:::::::Pas des soucis ! As-tu vu les images à [[Wikiquote:Accueil de la communauté]] ? Ils sont aussi de [[:c:Category:Nuvola SVG icons]] ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 21:10 (CEST)
:::::::
::::::::Salut ! oui, j'aime bien [[Wikiquote:Accueil de la communauté]], qui est notamment dans le menu [[MediaWiki:Sidebar]] (et voir [[spécial:Pages liées/Wikiquote:Accueil de la communauté]]). Pour les images/logos ou les couleurs, je dois t'avouer ne plus suivre les nouveautés sur les normes d'accessibilité web sur wiki. Perso, je pense que la wp:fr doit être sur ce point assez à jour disons, donc : faire un petit tour par [[w:Projet:Charte graphique]] et comparer, regarder les conseils sur les icons et couleurs; puisque tu parles plus haut des projets (ici [[Projet:Accueil]]), regarder aussi icons et couleurs de projets et portails wp. Ensuite oui, on passe par commons et les catégories pour harmoniser/mettre à jour si besoin. ''Rendre accessible''. NHP à directement modifier (comme tu le fais avec les "alt" d'images j'ai vu passer) !
:::::::
::::::::Oui, les projets ici, c'est un très gros travail d'Eunostos que j'ai toujours trouvé admirable et ... plein de ''bon sens''. Mais ils ont été totalement éclipsés par un projet de masse : [[WQ:SheSaid]]. Et là on boxe pas/plus dans la même catégorie (c'est la [[w:Ligue des champions de l'UEFA|champions league là]] (blague d'un marseillais jaloux : et c'est encore Paris qui est en final, {{boudeur}})!). Ca se décide/discute sur meta, c'est sur plusieurs versions linguistiques, y'a des concours avec des prix à la clé (hum hum hum)... bref. Très belle initiative cela dit, avec de nombreuses retombées positives pour les wq, je n'ai pas changé d'avis sur ce point. Mais l'année 2025 est arrivée et ... Bref (je vais pas radoter de nouveau hein!). Sur les projet, je suis même à l'origine d'un ''bébé'' projet en 2021 (il fait dodo là! {{sourire}}) : [[Projet:Sciences]]. Même si je n'ai pas finalisé la partie projet, que j'ai créé de nombreuses "ébauches" qui sont encore à améliorer, je peux quand même oser affirmer que mon travail (toujours en cours d'ailleurs) sur certaines personnalités "historiques" de ce projet est sacrément béton ! {{sourire}}
:::::::
::::::::J'y pense là. Plus haut je cite mon propos de candidature : "Ici, sur Wikiquote, les Spécial:Modifications récentes sont facilement « gérables », il y a relativement peu de vandalismes ou autres", et tu me réponds : "Dans un certain sens, c’est pratique en effet qu’il n’y a pas beaucoup des changementes à Wikiquote. ''Il y a du vandalisme'', hier par exemple, mais pour ces cas il y a des personnes des wikis plus grands qui s’occuppent. En général, il faut seulement les règles clairs, et alors ça fonctionne".
:::::::
::::::::Oui, le plus souvent c'est comme ça. Mais non, fin 2025, {{souligner|factuellement}} : c'est des dizaines de nouvelles pages et des centaines de modif par jours par vagues, pour 3-4 relecteurs expérimentés max. Et à un moment donné (vraiment à partir d'octobre me semble puisque [[Discussion modèle:Brouillon#À adapter]]), un nombre plus élevé de suppressions immédiates : parfois demandées là [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]], parfois seulement avec le bandeau, voir [[Spécial:Journal/delete]] en fait ; puis parallèlement aussi de nombreux passages en brouillon, d'où ce travail sur le modèle et la catégorie pour éviter d'en supprimer trop... Puis on s'est finalement rendu compte petit à petit qu'on n'arrivait pas à suivre, que les pages problématique (au dela de la forme...) s'entassent et que ces vagues viennent d'un usage massif et irraisonné d'IA pour creer/modifier des pages... Et les problèmes graves pour notre projet sur ces pages sont principalement : des copies quasi intégrales, des attributions fantaisistes, des bidonnages de sources. problèmes pour nous (admin surtout) : nos texte réglementaires jusqu'ici suffisants ont montré les limites du périmètre d'application, administrativement c'est tout simplement ingérable ({{souligner|je sais de quoi je parle!}}).
:::::::
::::::::En fait, et je crois l'avoir clairement compris hier, nous en sommes, et c'est assez sain en fait, à ce stade {{w|Wikipédia:Règles et recommandations}}. Et il y a des trous dans la raquette au niveau de notre politique du fait notamment de calques wp partiellement adaptés, et que des consensus tacites de bon sens ne sont pas noir sur blanc (cf. une citation suivie de sa source, c'est tout bête mais...). Oui, pour un nouveau/lecteur contributeur, nos pages d'aide et reco/regles suffisent dans les grandes lignes, par méthode essai/erreur, c/c, etc, il va assez vite se familiariser et ne pas avoir besoin d'éplucher attentivement chaque texte de notre politique... seulement, quand certains viennent ici pour espérer gagner qlq billets à la clé, tu comprends qu'ils n'ont pas la même motivation ou les mêmes intérêts qu'un internaute qui arrive ici par curiosité et un certain gout pour la lecture et la recherche de sources... Et là on est factuellement désarmé et il nous faut bétonner nos textes réglementaires pour nous permettre à tous de progresser et grandir. Cf. [[Discussion Wikiquote:Prise de décision/Usages IA#Question 1 : Statut]].
::::::::Ce n'est pas du tout l'aspect qui me plait le plus, mais il faut en passer par là, et c'est un processus sain en fait.
::::::::Bien sur, l'aspect accueil, accompagnement à aussi son rôle (important) au jouer, d'où le temps que je passe à lire et reprendre les idées/echanges qui ressortent et nous permettront là aussi de progresser.
:::::::
::::::::Bon dimanche. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 10 mai 2026 à 08:15 (CEST)
┌─────────────────────────────────────────────────┘
Hah ! J’ai pensé que les règles claires conduissent aux actions sans discussions, d’où ma pensée. Je savais qu’il y a une phase fatiguant, mais je me ne pas pu imaginer que c’était si mal !
Mmh ... science ... tu t’intéresse pour les mathématiques ? J’ai eu ''un peu'' de contacte avec les mathématiques dans ma vie, je sais même ce que sont des coordinates polaires, mais je ne sais pas d’où prendre une citation. On pourrait louer Euler un peu :
{{Citation|Le premier auteur à avoir envisagé les coordonnées polaires dans l’espace tridimensionnel fut Clairaut, mais il se contenta d’évoquer la possibilité d’un tel concept. Le premier à les développer fut Euler, à qui l’on doit à la fois les coordonnées polaires et les coordonnées radio-angulaires. Une variante intéressante de ces dernières fut mise au point par Ossian Bonnet.|}}
{{Réf Article|titre=The Origin of Polar Coordinates|auteur=Julian Coolidge|publication=Amer. Math. Monthly|volume=59|date=1952|page=78-85|langue=en|url=[https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww-history.mcs.st-and.ac.uk%2FExtras%2FCoolidge_Polars.html résumé]}}
{{mdr}} OK, il est temps pour une petite correction et après je me dois m’excuser car j’ai effectivement des choses à faire ce dimanche ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 10 mai 2026 à 09:24 (CEST)
:Rire, les math et moi, c'est une histoire d'amour (je savais compter avant de connaitre l'alphabet) mais même si je me suis évidemment d'abord orienté en math pour mes études universitaires, j'ai bifurqué en botanique (autre passion) et je suis rentré dans la vie active. reste que oui, j'ai cultivé ma passion pour le math, et l'histoire des sciences en général. Là aussi ma bibliothèque perso est assez copieuse ! C'est d'ailleurs une grosse part de mes contributions wiki significatives sur ces dix dernières années (le [[w:wikipédia:Wikiconcours/septembre 2019/Équipes/Équipe 31]] est d'ailleurs focus dessus et ca a eté l'occasion de demander qlq autorisations, c'est Cbyd qui s'en est chargé!; et puis j'ai eu l'occasion d'interagir directement sur wp/et en privé avec des professionnels du domaine qui ont même une page Wikipédia {{clin}}). pour contribuer, voilà une partie de ma doc [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Documentation]] (partiellement et plus à jour mais c'est à qlq clics ;). Pour Euler, j'ai un peu touché à la section Publi et biblio/notes/ref, me semble notamment pour le lien [[w:Dictionary of Scientific Biography]] (page que j'ai crée),et quelques ouvrages de référence et accessibles... etc, cf. [[w:Leonhard Euler#Bibliographie]], mais je n'ai pas fini mes travaux wiki sur la bio de [[w:Adolf P. Youschkevitch]] (page que j'ai créée aussi)... Voilà pour un petit aperçu {{clin}}. Ici, c'est un peu différent, mon approche un focus sur les cita bien sur !
:Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 10 mai 2026 à 10:04 (CEST)
:ps: pour les liens web [[w:MacTutor History of Mathematics archive]], on n'a pas le modèle ici {{w|Modèle:MacTutor}} (que j'ai un peu bidouillé sur wp), il est sur q:en aussi : [[q:Template:MacTutor]] (je suis passé le corriger y'a qlq années). Y'a parfois qlq pages "citations", comme signalé ici sur qlq pdd {cf [[spécial:recherche/all:insource:"MacTutor"]] {clin}}. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 10 mai 2026 à 10:17 (CEST)
::Aha, OK, merci pour l'aperçu. Je pense que c'est une bonne chose d'avoir la possibilité de s'entretenir avec les autres avec les mêmes intérêts. Je dois dire que je ne peux pas participer à ce niveau concernant les mathématiques / l'histoire des mathématiques :( --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:05 (CEST)
:::Hum, peut-être pas directement sur la ''thématique'' math/histoire des math, mais pour les pages des personnalités historiques du domaine, qui avaient souvent plusieurs casquettes et intérêts (philo, religion {{clin}}, etc), à mon avis tu as des points de croisement disons et en fait tu l'as déjà fait/montré avec ce bon vieux [[Leibniz]]. Donc à mon sens, tu as certainement de quoi enrichir/créer de nombreuses pages de la categ [[:Catégorie:Mathématicien]] (je pense aux "allemands" (germanophone) par ex mais pas seulement). A toi de voir, petit à petit, en fonction de tes lectures, intérêts, envies et de ton temps ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:17 (CEST)
::::Ah oui, Leibniz, bien sûr. Je trouve Leibniz génial (sauf ces idées pour les armes). J'ai en effet lu un livre sur Leibniz et je suis été inspiré par cette personne. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:22 (CEST)
== En wikislow au moins jusqu'à 17 juin 2026 ==
[[Fichier:LibrePlan Screenshot.png|thumb|Un PDG voit un pêcheur et il le dit : « Arrêtez ça, vous pourriez faire des choses importantes ! » - « Mais pourquoi ? » le pêcheur demande. - Le PDG : « Vous pourriez gagner d’argent, beaucoup d’argent, et vous allez devenir riche ! Vous allez avoir plein de temps ! » - « Mais je l’ai déjà ... » répond le pêcheur.]]
Bonjour @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik2Mars]], je suis en wikislow au moins jusqu’à 17 juin 2026. J’ai décidé d’ajouter les choses à [[Utilisateur:TLD35/À faire]] au lieu de les faire maintenant. Pour des choses que tu trouves importantes, tu peux [[Spécial:Envoyer un courriel/TLD35|m’envoyer un courriel]]. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 12 mai 2026 à 22:56 (CEST)
== [[Etty Hillesum]] ==
Salut ! J’espère que tu vas bien ! Pour ton brouillon [[Utilisateur:TLD35/Etty Hillesum]], comment veux-tu faire ? Ta source est en anglais, et on a déja les deux sections :
*[[Etty Hillesum#Une vie bouleversée, Journal 1941-1943]] (que j’ai dans ma biblio perso)
*[[Etty Hillesum#Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943]] (que j’ai à dispo et travaille depuis qlq temps)
Je me suis permis qlq p’tites touches sur ton brouillon, pour nous aider à passer de l’une (en anglais) aux deux autres (en fr). Je navigue assez facilement de l’une à l’autre depuis le temps maintenant.
Et depuis que je travaille avec l’Ed les Ecrits, c’est quand même bien plus clair (pour rappel d’ailleurs : {{Article |langue=fr |prénom1=Philippe |nom1=Noble |titre=Le texte d'Etty Hillesum, de l'original à la traduction française : un cheminement singulier |périodique=Revue française de linguistique appliquée |volume=VIII |numéro=2 |date=2003 |issn=1386-1204 |issn2=1875-368X |doi=10.3917/rfla.082.31 |lire en ligne=http://www.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2003-2-page-19.htm}}), même si pour le moment je n’ai posé in main que qlq points de repere pour Rilke (qu’elle cite abondamment…). Comme dit par mail, pas encore vu intégralement la serie, mais dis-toi que je me suis même demandé si j’allais pas annoter qlq citations entendues pour les retrouver dans les Ecrits et si pas encore ici les ajouter… j’ai déja fait ça pour Vinci avec une émission d’ailleurs, mais y’avait déja presque tout ici ^^ !
Bref. Comment puis-je t’aider ?
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 00:11 (CEST)
:Oui, merci, je suis très productive ces jours et je suis heureux que j’ai pu lire ce livre en 1 jour seulement car j’ai un calendrier serré. (Ça veut dire que je vais avoir « une petite pause » le prochain vendredi seulement la prochaine fois.)
:* Merci pour tes touches sur le brouillon. N’hésitez pas en général car c'est un wiki et pas mon journal !
:* « y’avait déja presque tout ici » → Est-ce que je n’ai pas choisi trop des citations ? Je serais heureux si la réponse était « non » car je n’aurais plus le devoir de choisir entre les citations que je les trouve tous précieux. Dans tout cas, je pense que c’est nécessaire de trouver des thèmes pour trouver des catégories plus comestibles.
:{{#babel:nl-0}}
:* Je m’excuse que je n’ai pas choisi le français. Premièrement, j’ai eu Noble 2003 dans ma tête et j’ai choisi ''ad fontes'' si possible (nl-0 {{triste}}). Deuxièmement, je suis été beaucoup plus vite, une chose importante dans ces jours pour moi. Je pourrai trouver les translations en français et les sources d’une manière convenable, et faire l'intégration dans [[Etty Hillesum|l'article]] etc., mais après wikislow.
:* On peut rajouter les citations que la série a choisi, mais après avoir lu les écrits d’Etty, je pense que la série prend beaucoup de libertés et que elle l’a dessine trop indécise, et cela inclut également les citations sélectionnés. Et on lui aurait rendu davantage justice si on avait montré ''toute'' sa vie pour montrer le contraste et sa force plus clairement. (Mais le dernier dialogue était drôle.) Mais je les comprends car c’est plus facile de traiter l’amour humaine et pas divine car le vocabulaire et les forces sont BEAUCOUP plus difficile à comprendre et communiquer dans le dernier cas.
:* Wikiquote est perpétuellement le premier stage d’un travail scientifique. (C’est un compliment, je ne sais pas un projet de Wikimedia plus scientifique !) Mais je me vraiment souhais d’avoir des conversations ''avec qui que ce soit'' sur des thèmes intéressants. Oui, je ne parle pas des essais d’interprétation, je parle des conversations. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 23 mai 2026 à 09:39 (CEST)
:: « y’avait déja presque tout ici », ma phrase est alambiquée désolé : je voulais parler de l’émission sur Vinci qui citait ses propos en voix off et qu’au final on avait déja presques toutes ces citations là ici.
::Oui, ta sélection est bonne, NHP. La deux y est déja (''in main''), dans les deux éditions fr, depuis peu de temps cela dit : 20 février dernier [[spécial:diff/449967]]; et le commentaire de Todorov depuis septembre dernier [[spécial:diff/426407]].
::Si tu peux accéder aux ed fr, c’est super. Puisque tu as déjà lu la version "An Interrupted life : the diaries" en anglais qui correspond à "Une vie bouleversée", tu peux passer directement à la version les "Ecrits" : édition intégrale, date etc. C’était l’objet de ma demande, savoir si tu avais besoin d’aide pour la/les vf, puisque j’ai les deux avec moi.
::A terme, je me demande d’ailleurs comment faire avec ces deux "vf". Bref, on verra.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 10:07 (CEST)
:::Oh, je n’ai pas pensé ça ! Je savais que tu as parlé de de Vinci. Mais contrairement à Vinci, on a ici la situation d’un seul livre encore une fois (i.e. comme [[Discussion:Marguerite Porete#c-TLD35-20260131101800-Malik2Mars-20260131093400|chez Porete]]) et pas plusieurs fois comme chez de Vinci et je m’ai demandé si j’ai cité trop d’un seul livre d’un point de vue juridique. [EDIT: non, c'est bien fair use, c'est pas à la limite du tout [[m:en:q:The Lion King|comme ici]].]
:::Umm, j’ai cherché vitement et je peux accéder « Une vie bouleversée », version 1995 {{ISBN|9782020246286}} (EPUB) et « [https://archive.org/details/lettresdewesterb0000hill Lettres de Westerbork] » {{ISBN|9782020103589}} (mais aussi {{ISBN|9782020086295}} ? ) (PDF), qui en effet fait part du livre « Une vie bouleversée ». Je peux mettre la traduction française assez vite. [EDIT: fait]
:::Peut-être j’ai besoin d’aide pour la détermination des pages car la version EPUB n'a pas des pages. Merci pour ton offre d’aide ! Je vais voir après wikislow et je vais m’informer sur la situation des traductions françaises après wikislow.
:::Malik, je suis en train d’organiser le temps de l’été. J’ai déjà organisé [[Discussion utilisateur:TLD35#c-TLD35-20260502235300-Malik2Mars-20260501094800|un échange concernant les thèmes de Porete avec une personne]], et la lecture et [[Discussion utilisateur:TLD35#c-TLD35-20260503110100-Malik2Mars-20260503091600|la discussion d’un livre hors Wikiquote avec une autre personne]], mais j’ai temps pour autres lectures où je souhaite avoir un échange via conversation en face à face.
:::Est-ce que tu penses que c’est réalisable d’organiser des rencontres d’une communauté qui travaille en ligne normalement pour la discussion d’un livre où pas car on ne vit pas dans la même ville ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 23 mai 2026 à 11:35 (CEST)
{{RI}}
Bonsoir !
Alors, pour essayer de parler le même langage, j’ai retouché ton brouillon avec qlq détails sur le cheminent des traductions pour les sources primaires en anglais et en français : par là [[Utilisateur:TLD35/Etty Hillesum#Sources]]. En gros, les premieres publi en anglais et français sont très incomplètes, mais ce sont ces éditions là qui ont notablement contribué à faire connaître ses écrits, particulièrement en français. L’édition 2008 en fr est basée sur la cinquième édition néerlandaise de 2008 (1ere en 1986 (Etty: De nagelaten geschriften van Etty Hillesum, 1941-1943), la sixième de 2012 a changé de titre (Etty Hillesum, Het Werk). Une Ed {{en}} bilingue existe aussi depuis 2014 (tu y as accès en Suisse sauf erreur). J’ai aussi ajouté qlq ligne biblio "secondaires" qui justement te permettront de confirmer/croiser ces données et bien plus.
Pour la page [[Etty Hillesum]] et ton brouillon, bien sûr tu peux compter sur moi pour te donner les correspondances dans les ed fr, c’est ce que j’avais en tête dès mes premières modifications sur ton Brouillon.
Je vais te repondre plus longuement pour justifier pourquoi il est important de connaître un minimum ce cheminement singulier du Journal et des Lettres (qui n’est pas un cas unique, y a la même en plus simple avec la trad fr du Journal de Klee ^^), et ça me permettra aussi de résumer cela en pdd de l’article ici pour étayer notre travail. Ça devrait en fait aussi figurer sur wp depuis longtemps, mais ces détails sont souvent négligés sur wp… (bref).
J’isole ci-dessous deux sujets que tu abordes. Je vais manger un bout, prendre une douche et je repasse.
A+, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 21:01 (CEST)
re, bon, pas encore mangé ni pris ma douche (je commence à avoir des étoiles dans les yeux, donc je reviens dans la nuit. Rapidement, pour ta page je te re propose la decoupe suivante [[spécial:diff/459133]]. J’espère que ça te convient et que tu comprends pourquoi. J’ai complété le {{m|Pour info}} en tete de [[Utilisateur:TLD35/Etty Hillesum#Citations]].
En effet, tu cites au départ des extraits du Journal, et ensuite des Lettres en partant de la version {{en}} de 1983. Tu as pu ajouter les extraits en {{fr}} sur la base de 1995 (EPUB) mais sans pagination. Je peux te donner les pages dans ''Une vie bouleversée'' 2020 qui est dans ma biblio perso. Ainsi que la correspondance dans ''Les Ecrits''. A titre d’exemple, regarde la citation 2 et la citation 24 qui sont déjà ''in main''.
Pour la suite, je vérif une à une les cita que tu as sélectionnées (Journal+Lettres), je te donnes sur ton brouillon les correspondances dans ''Une vie bouleversée'' 2020 avec pagination et aussi dans ''Les Ecrits'' 2008 ainsi que les variantes de traduction si y’a. Et tu pourras alors les ajouter in main. C’est Ok pour toi ?
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 23:16 (CEST)
:Oui, je suis d'accord. J'ai préparé les citations pour les copier-coller. Maintenant, c'est à toi : je ne connais pas les pages et je ne sais pas si une version plus nouveau a changé dans les citations que j'ai quand même copié dans le modèle Citation. Je fini par créant la structure pour les citations des lettres, mais après je pense que je vais dormir. Dans tous cas, ne tire tropsur la ficelle avec la fatigué, des étoiles dans les yeux me paraît un peu trop. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 24 mai 2026 à 00:06 (CEST)
::Voilà, c’est ok pour moi aussi avec ta structure de travail pour avancer ! Super !
::Je viens de me charger de la 5 sur ton brouillon et je file manger. Et cette nuit je vais contribuer un peu sur d’autres sujets, mais plus tard/tot demain matin.
::Je réponds plus longuement demain dans la journée ici et ci-dessous. Ça me fait vraiment plaisir de t’aider à contribuer sur [[Etty Hillesum]], et c’est un très bon exercice pour moi aussi. Gagnant gagnant ! Travailler à partir de traductions dans d’autres langues est possible (voire depuis d’autres versions linguistiques de Wikiquote moins rigoureuses que q:fr…), mais ça demande un peu de rigueur et là tu es mon cher un ''compagnon de route'' très agréable que j’ai plaisir à ''accompagner'' !
::Bonne nuit, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 mai 2026 à 00:22 (CEST)
::ps:pas de souci pour la fatigue, le cerveau est déjà energivore et je le fais assez souvent surchauffer en contribuant ici (ou dans mon ancien travail avec certains dossiers compliqués…). C’est pire qu’un marathon ^^. Là, au moins j’ai pas mal aux yeux aujourd’hui ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 mai 2026 à 00:31 (CEST)
:::Re !
:::(dis, cette lecture ne te fait pas penser (un peu) à [[Wittgenstein]] et son « expérience de se sentir absolument sûr » ? {{chut}}, nous ne pouvons rien en dire ! Et pourtant elle, elle a réussi non?)
:::Pour ta page de travail, je vais le faire dans l’ordre des citations que tu as sélectionnées, une à une. Je te propose d’utiliser le code {{go}} pour te signaler que j’ai révisé les citations et Ref dans 2020 et 2008. Le code {{done}} c’est pour celles qui sont déja ''in main'', soit dans 2020, soit 2008, ou le deux. La (3), déja in main via 2020, est exemplaire, un cas d’école pour illustrer l’ « avertissemet des traducteurs ». Voir mon ajout là sur ton brouillon [[spécial:diff/459164]].
::
:::Nous avons commencé à discuter de cette page sur la pdd de mon brouillon modèle [[Discussion_utilisateur:Malik2Mars/Modèle#c-Malik2Mars-20260408222100-Liens_utiles|là]] où je te signalais ce « Probleme spécifique édition vo/vf », et que cette page etait la seule sur « le theme du « chemin spirituel », en l’état de mes lectures, [à avoir] vraiment retenu mon attention de contributeur ». Mais je dois te preciser que ce n’était pas cette thematique là du « chemin spirituel » qui m’a conduit à Etty Hillesum au départ, ce n’était pas ça que je cherchais, je l’ai trouvée en route disons. Pour faire simple, ça fait des annees, à titre personel, que je me documente sur les « témoignages », les recits, et les fictions, au départ sur la thématiques de la guerre d’Algérie, les harkis. Pourquoi ?: là reponse est là à un clic https://www.onac-vg.fr/harkis-de-largentiere-07 (ma grand mère, ma mère et un de mes oncles sont sur ces photos… : ils sont partis de {{w|Ghazaouet}} en 1962, puis ont transité par Marseille, le Larzac puis {{w|Largentiere}} avant de rester jusqu’à la fin des années 1970 dans un {{w|Hameau de forestage}} à La Ciotat…[[Image:La Ciotat - Chantiers navals.jpeg|vignette|Chantiers naval de La Ciotat, 2015]]). Pour comprendre ''mon'' histoire, celle de ma mère, ses frères et sœurs, mes grands parents, les traumatismes évidents, les blessures cachées, les non-dits, les nombreuses addictions et pathologies de cette génération en particulier… Puis ça m’a conduit sur wiki à : creer/contribuer sur un certain nombre de pages ici; à participer à l’article {{w|Migrations à Marseille}} qui faisait suite à notre atelier de 2015 à la MMSH; à creer {{w|Bassin minier de Provence}}, etc. Et puis bien sûr j’ai élargie à d’autres "tragédies", horreurs, massacres, de l’Histoire, j’ai lu le classique d’[[Anne Frank]], le journal d’[[Hélène Berr]], l’œuvre somptueuse de [[Charlotte Salomon]] (j’ai créé les 3 pages ici), et bcp d’autres, comme [[Germaine Tillion]] qui me permet de lier plusieurs thématiques justement, et on y recroise [[Tzvetan Todorov]]. Bref.
:::Pour Etty Hillesum donc, j’avais proposé à {{ping|An insect photographer}} et {{ping|Jorune}} de travailler cette page avec d’autres car « je pense que notre projet a bcp à gagner à avoir des pages de qualité sur ces thèmes en particulier et peut-être même proposer cela pour un atelier…, cf [[Discussion_utilisatrice:An_insect_photographer#c-Malik2Mars-20260117154900-En_ce_début_d'année_2026_...]]. Si on avance bien sur cette page, en citations de ses Ecrits, en citations sur, en illustrations, ça peut servir d’exemple.
::
:::Cette dernière phrase servira d’intro à la section sur les limites à clarifier/fixer, en effet : c’est principalement une question de proportion, mais aussi dans le « but à atteindre » (soit un recueil original de citations "de la personne" et "sur la personne, son/ses œuvre(s)", le tout solidement sourcé et illustré). Spoiler Alert : et si on a déja remarqué qu’avec une bonne bibliographie secondaire on peut presque reconstruire quasi entièrement certaines œuvres comme si de rien n’était…, alors là : {{espiègle}}.
:::Allez, il fait jour, et je me suis pas couché ^^.
:::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 mai 2026 à 06:34 (CEST)
::::Il était une fois une vieille femme qui vivait dans une maison de retraite. Dans le système du [[w:Service civil (Suisse)|service civil]], on peut décider où on veut faire les missions et j’ai décidé de faire une mission chez cette maison de retraite. Mes devoirs étaient le support général et aussi ce qu’on appele [[w:Animation socioculturelle|animation]] chez les maisons de retraite. Ça veut dire qu’on fait ''animer'' les personnes qui souvent restent assis sans bouger tous le jour là, i.e. on organise des activités sociaux, on fait les promenades, on les accompagne pour les achats hors de la maison de retraite car ils ne peuvent se plus orienter, etc. Maintenant, cette Sophie, comme je la veux appeler, était en assez bonne forme et vivait une vie encore assez indépendant. Quand-même, elle n’était pas heureux. Dans les couloirs, on l’a entendu toujours car elle parlait avec elle-même tout le temps dans un climat de mécontentement, et aussi en français. À la Suisse, il y a la Romandie, et pendant je vis à la Suisse allemande, on entend parfois le français. Mais il n’y a pas beaucoup des personnes qui savent parler le français ici, même si nous l’avons eu à l’école plusieurs des ans. Les employés surtout n’ont pas eu le français beaucoup des ans à l’école et en général ils ont bien commencé à ignorer Sophie. Ils même n’ont pas parlé beaucoup en mal d’elle pendant le déjeuner car les personnes « problèmatiques » sont ceux qui sonnent pour les employés souvent. Non, Sophie ne sonnait pas pendant les nuits, très bien, et même pas pendant la journée, tant mieux !
::::<br>
::::J’ai visité Sophie quelque fois et comme tous les habitants elle a toujours parlé que sa fille va l’a visiter dans 6, 5, 4, 3, 2 jours pour sa visite hebdomadaire. Et vraiment, sa fille, une femme aussi pas trop jeune, l’a visité. Par hasard, je l’ai rencontré dans l’entrée de cette maison de retraite quand j’ai accompagné un autre des 70+ habitants. Cette personne a voulu rester et alors j’ai accompagné Sophie et sa fille pendant la viste de la fille. Une proménade sous un soleil radieux, un jour avec des nuages jolies et le ciel bleu. Sophie était heureux, oui, mais la plus petite chose l’énervait tout le temps. « Mais ils n’ont pas taillé la haie ! », se plaignait-elle une fois, « Ces fleurs se dessèchent ! » une autre fois. « Maman », sa fille l’a mis en garde, « mais c’est pas grâve ». Sophie marmonnait toujours quelque chose d’incompréhensible comme réponse et continuera la promenade. « Je me dois excuser », sa fille m’a dit, « elle est un peu bizarre ». « Pas de problème », j’a répondu, « je m’entends bien avec elle et nous avons déjà parlé un peu dans les couloirs ». Et nous avons continué la promenade. Une fois, Sophie déclarait encore une fois une anomalie, mais en français. Je réponds en français, et rassure-la. Après, sa fille : « Oh, je m’excuse, elle parle le français parfois, même si elle sais parler l’allemand très bien ! » « Ah, pas de problème », j’ai répondu, « nous l’avons eu à l’école. » C’était génant pour la fille quand-même parce qu’on ne suppose pas d’une personne suisse-allemand qu’elle sait parler le français, comme on ne pense pas d’une personne de la Romandie qu’elle pourrait parler l’allemand. En effet, on parle l’anglais avec les personnes de l’autre côté du [[w:Röstigraben|Röstigraben]] car c’est plus probable que tous les deux savent parler l’anglais.
::::<br>
::::Quelques jours après, après un déjeuner de midi, j’ai préparé le plan pour mon circuit. On doit vraiment organiser ça dans une maison avec 70+ habitants ! Comme j’ai préparé le plan dans les coins de l’animation, Sophie s’est approchée. « Ah, qu’est-ce que c’est ça, ce désordre ? », elle a demandé et elle a commencé à fouiller dans les étagères pour l’animation, complètement ignorant que c’est une place pour les employés. C’était claire qu’elle cherchait le contacte et alors j’ai commencé à montrer des choses. « C’est quoi ça ? Un ballon pour les enfants ? », elle s’énerve. « Oui, c’est un ballon, mais c’est pour trainer les muscles », j’ai expliqué. « Ah, c’est trop lourd ! », elle dit et vise la table alors. « Je veux lire mon magazine que j’ai acheté », elle dit et déballe un magazin. Alors, pourquoi pas, je pense, je vais lire ce magazin avec elle qui cherche le contacte.
::::<br>
::::C’est un magazine people. En première page, il y a un photo d’un mariage. Un frère d’un prince de Danemark ou quelque chose. « Ah, c’est joli », Sophie déclare. Et elle tourne la page et se concentre pour quelque secondes. « Incroyable ! », s’écrie-t-elle, « ils ont été agressés dans la rue et il s’est echappé et l’a laissé tout seule avec les méchants ! ». Je regarde la photo, une femme en larmes qui raconte comment son mari est echappé pendant cette épisode (heureusement, il n’est rien arrivé). Avant que je peux répondre, Sophie continue à tourner la page. Un rapport d’un procès. Une personne a tué sept personnes et caché leur têtes dans un sous-sol d’un immeuble. Avec photos d’évidence. Iiih, je me pense, je ne vois pas les films d’horreur, et maintenant ça ! Je n’ai jamais lu un journal de boulevard, je ne savais pas qu’ils sont si violents ! « L’horreur », s’écrie-t-elle, indignée, et oui, c’est vraiment l’horreur.
::::<br>
::::« Umm, Sophie, vous avez acheté ce magazin où ? » je la demande. « Dans un kiosque », elle réplie, un peu étonné. « Et avez-vous vu quelque chose intéressante ou jolie pendant l’achat ? » Sophie réfléchit un peu. « Oui, en effet, j’ai vu des fleures belles. » Elle sourit car elle se souvient. « C’est le printemps et j’ai vu des fleures belles. » Elle retourne chez le magazin et heureusement continue par tournant la page.
::::<br>
::::Quelques pages après, nous commencons à parler de notre vies. « C’est bon qu’il y a une personne ici qui peut parler le français », elle m’explique, « car je n’ai personne à parler. » « Ah oui, vous êtes de la Romandie ? », je continue la conversation. « Oh, oui », elle rayonne. « Hmm, je ne comprends jamais pourquoi vous ne pouvez pas vivre dans une maison de retraite où vous voulez. » « Moi non plus. » « Et, étiez-vous mariée ? » « Oh, oui ! », elle répond et rayonne encore plus. Elle se tait pour quelques secondes. « Merci pour le souvenir ! » Vraiment, je me pense, elle a ses racines à la Romandie. Peut-être elle a vécu pour 25 ans ou quelque chose comme ça dans la commune suisse-allemande de cette maison de retraite, mais quand-même ... Peut-être une question d’argent.
::::<br>
::::Heureux que j’ai trouvé un chemin dehors ce magazin sensationnaliste et maudit, je continue la conversation trop en retard, comme chez presque tous les habitants de cette maison de retraite. « Et vous etiez grandie dans quel village ? » Surtout avec les gens souffrant le la maladie d’Alzheimer, c’est l’autre chose dont ils se souviennent presque toujours. « Ah, je suis de Lyon. » Hmm, Lyon, je me pense, nous sommes passé en bus lors de notre voyage de fin d’études du gymnase. « Aha ... c’est pas loin de la Suisse, n’est-ce pas ? » « Oui, c’est ça. » « Mais vous avez vécu à la Romandie ? » « Oh oui, c’est là que nous nous sommes mariés ! » Et elle me sourit dans ma face. Je continue : « Et votre famille, est-ce qu’elle est aussi déménagé à la Romandie ? »
::::<br>
::::Tout à coup, cette vielle femme cherche mon bras dans un mouvement instinctif et réponds, tout à coup secouée, vraiment secouée, et fond en larmes :
::::<br>
::::« NON ! [[w:Klaus Barbie|Ils l’ont pris !]] »
::::<br>
::::--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 24 mai 2026 à 13:25 (CEST)
{{RI}}
Bonsoir ! J’espère que tout va bien pour toi ! On poursuivra cette discussion sur ces témoignages glaçants plus probablement IRL afin de garder certaines choses en privé et qui dépassent (trop) le cadre de nos potentielles ou effectives contributions wiki…
Pour ton brouillon. Révision Journal 1-7 ok. Afin d’appliquer la même démarche pour Lettres, j’ai révisé 25 et 34 avec les Ref 2020 et 2008. Donc la suite dans l’ordre à partir de 8 petit à petit. J’ai commenté toutes mes modif afin de te permettre de consulter plus facilement l’historique si besoin https://fr.wikiquote.org/w/index.php?title=Utilisateur:TLD35/Etty_Hillesum&curid=54366&action=history.
Si tu es ok, afin de faciliter la lecture de ton brouillon et alléger la page, une fois les citations/ref révisées peut-on supprimer petit à petit les citations en/fr des sous parties « source brouillon » si tu veux bien ? On aura alors uniquement 1) citation + Ref dans 2020 (si elles s’y trouvent bien sûr ^^!) et citation + Ref dans 2008. Cela te convient-il ? Les traductions sont parfois identiques, mais pas toujours et surtout 2008 est bien évidemment plus complet (y a de grosses découpes dans Une vie bouleversée, la lecture comparée des deux est édifiante ! ~350 p. vs ~1050, y a même pas match!), et ça permet aussi de dater précisément. Y’a de nombreuses notes également dans 2008. J’en ai indiquées deux notamment pour une cita tirée du livre lu dans la « salle de bain » qu’elle cite ou encore pour sa dernière lettre (jetée du train …) avec une citation de la Bible non identifiée dans cette formulation exactement. Pour les Lettres, on peut aussi pousser en ajoutant le code pour l’Ed 1988 qui est accessible, mais me semble suffisant de juste l’indiquer en tete de section (à creer : Lettres ou correspondance, au choix).
Si tu as la possibilité de mettre la main sur une des éditions complètes en anglais, peut-etre qu’on aura d’autres éléments intéressants à noter/comparer pour certains passages; ces éditions intégrales et critiques en différentes langues sont souvent complémentaires.
Avec ces relectures, je dois me freiner pour ne pas me replonger intensément dans Rilke^^! Bref.
Pour les section ci-dessous, je veux prendre le temps de te répondre de façon détaillée donc d’ici qlq jours.
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mai 2026 à 23:47 (CEST)
:{{Bonjour|Malik2Mars|texte1=Malik}}, heureux de lire ta réponse, mais avant peu du temps, je trouve une bonne chose de supprimer les citations « source brouillon » et même de se focusser sur les éditions les plus complets (i.e. la version 2008). La version allemande avec ces 1022 pages est aussi bien recherché et dit par exemple à ce passage de la lettre « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). » Je serai ravi de faire cette recherche sur les citations régénérantes vendredi soir je pense. +1 pour les dates précises.
:P.S.: « Oui ; et de quoi ou comment cette âme aurait-elle peur ? Certes, elle ne pourrait ni ne devrait rien craindre ou redouter : à supposer qu’elle soit dans le monde et qu’il fût possible que le monde, la chair et le diable, les quatre éléments, les oiseaux de l’air et les bêtes sauvages la tourmentent, la dépècent ou la dévorent, elle ne pourrait encore rien perdre si Dieu lui demeure, car il est tout entier partout, tout-puissant, toute sagesse et toute bonté. » →→→ Umm, euh, ... 🤔 ... uff ! Je ne sais pas moi non plus ! {{mdr}} --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 27 mai 2026 à 07:22 (CEST)
::Excellent, poursuivons sur cette route ensemble alors ! Tu vois, c’est notamment pour ça que je te disais que c’est un plaisir de t’aider {{sourire}} ! Et au final, comme pour ta judicieuse précision sur la ''Conférence sur l’éthique'' de Wittgenstein (« Cf. Ludwig Anzengruber (1872), « Die Kreuzelschreiber », acte 3, scène 1 cit. in Brian McGuinness (1927), « Wittgenstein: A Life », p. 94. »), en croisant nos sources et accés en différentes langues et nos connaissances, on pourra avoir des notes complémentaires (illustrées ?, certainement aussi) sur la page Etty Hillesum un peu comme [[Ludwig Wittgenstein#Notes et références]] {{clin}} !
::Les {{w|intertextualité}}s sont un vaste terrain de ''jeu'' pour nous autres wikiquotiens, avec souvent des précisons qui s’affinent petit à petit avec la pratique (les lectures, annotations, etc), encore plus quand il faut jongler d’une langue à l’autre (ex : pour pas changer, prenons celui qui écrit : « La science est le capitaine, la pratique est le soldat », un certain Vinci ^^ ''je crois'').
::Bonne journée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mai 2026 à 08:05 (CEST)
:::Oui, en effet, c’est utile d’avoir plusieurs sources, ça donne une vue plus nuancée. Quand-même, j’essaye d’utiliser des sources françaises si possible (cf. barrière linguistique). Je n’ai pas encore le temps d’organiser la source française 2008, mais oui, on le voit, la collection des differents connaissances va avoir pour résultat une version « vraiment critique » pour les 34 citations que je veux ajouter.
:::J’ai commencé [[Discussion utilisateur:TLD35/Etty Hillesum]] pour discuter les choses en détail. Il y a une chose que je trouve qu’on ne doit pas discuter, c’est supprimer les citations « source brouillon » une fois les autres sont là. Je peux faire ça ou tu peux faire ça - il faut seulement le clarifier.
:::Un détail : la lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 21:48 (CEST)
=== [[Wikiquote:Droit de citation]] (ou [[:en:Wikiquote:Limits on quotations]] à clarifier sur q:fr) ===
=== Rencontres ===
3wnh5w7l19asbvzuzkayvj5b61wzcth
459848
459840
2026-05-29T20:02:55Z
Malik2Mars
27293
/* Etty Hillesum */
459848
wikitext
text/x-wiki
{{Bienvenue}}[[Utilisateur:An insect photographer|An insect photographer]] ([[Discussion utilisateur:An insect photographer|discussion]]) 1 janvier 2026 à 09:07 (CET)
== Klee, Wittgenstein, … ==
[[image:Beg-Meil, sémaphore.jpg|vignette|{{cita|[…] Me restera à jamais inoubliable le gigantesque menhir de {{w|Beg-Meil}}, près du Sémaphore, qui jaillit comme un monumental emblème de Beg-Meil au-dessus de la mer et du pays.}} (Lily Klee, ''Lebenserinnerungen'', dans
{{Article
| titre = Paul et Lily Klee
| périodique = Les Cahiers du Musée national d’art
| numéro =147
| date = 2019
| passage = 38
| url=https://shs.cairn.info/revue-les-cahiers-du-musee-national-d-art-moderne-2019-2-page-37}}]]
Salut! J’ai dû prolonger exceptionnellement mes "vacances" dans ma famille dans le Finistère (comme Klee en aout 1928, je suis à Beg-Meil {{sourire}} : https://kienzleartfoundation.de/sammlung/paul-klee/), donc je sais pas encore officiellement pour notre excursion de juillet. Je te dis par mail dès que je rentre début avril (semaine du 7) – normalement, officieusement, c’est bon. Ah, oui, toujours ce Problème d’acces au ZPK, et suite au signalement de qlq erreurs à rectifier sur commons/wd [[w:Discussion:Liste d'œuvres de Paul Klee#Fausses dates]], j’ai repris mes travaux illustrations/éléments pour les projets. Mais ce probleme d’acces à la base ZPK est gênant, tu en sais plus depuis ?
Comme je suis loin de ma bibliothèque, mes travaux sont au ralenti ici (et je vais aussi essayer de profiter de la bibliothèque familiale qui regorge de pépites !). Et je ne peux donc pas récupérer dès le 20 la trad fr du texte de Malcolm (je vais annuler ma resa et la refaire en rentrant). J’ai seulement pris avec moi ses Leçons et Conversations pour [[Ludwig Wittgenstein#Leçons sur l’esthétique]] principalement que je vais essayer de traiter ce week-end. Bref, Wittgenstein, Drury, Malcolm (…), ça attendra encore un peu.
ps:je connaissais bien la version "[[w:Library Genesis|Genesis]]" que j’utilisais y’a qlq années mais pas [[w:Anna's Archive]]!
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 18 mars 2026 à 23:20 (CET)
:Salut Malik, merci pour la mise à jour ! En ce qui concerne le ZPK, je suis y allé un jour pour me renseigner sur cette site web, mais malheureusement je suis été avec quelques minutes de retard. {{triste}} Je l’essaye encore une fois dans les prochains jours.
:Haha, je sais exactement ce que tu veux dire avec la bibliothèque familiale. Je dois dire que ça me rapelle à Spitzweg. {{sourire}}
:Pas de stress avec Wittgenstein et al., je te souhaite bonnes vacances - mes salutations à ta famille ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 19 mars 2026 à 00:37 (CET)
::Bonjour Malik, ils m’ont dit que cette site web est un grand projet qui a besoin beaucoup d’ans. Mais ils sont en train d’évaluer de faire une versionne temporaire. Les personnes ici sont invités de les contacter s’ils ont besoin d’informations. Si c’est plus façile pour tous, je récupère les besoins et je vais communiquer avec le ZPK. C’est tout ce que j’ai pu et ce que je peux faire. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 14:44 (CET)
:::Bonjour, merci ! Je les contacte directement en rentrant. Encore merci !
:::Là, la dernière archive dispo sur archive.org date du 17 fevrier 2026 ({{lien brisé|url=http://www.emuseum.zpk.org/eMuseumPlus}} )et la navigation/recherche par œuvre est impossible. Bref, c'est embêtant, il y avait notamment une biblio associée pour les oeuvres... un peu comme je tente de faire sur wd/commons avec par ex [[:File:Zeichnung zur Zimmerperspective mit Einwohnern, Paul Klee, 1921, 168.png]] / [[:File:Zimmerperspective mit Einwohnern, Paul Klee, 1921, 24.jpg]] / a ne pas confondre avec [[:File:Das andere Geisterzimmer (neue Fassung), Paul Klee, 1925, 109.jpg]]. Bref, et là je dois batailler avec un bot sur WD qui insiste pour déplacer le lien https://www.academia.edu/31305721 (désesperant !). [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 25 mars 2026 à 17:21 (CET)
::::De rien ! En ce qui concerne le bot, on peut toujours parler avec la personne responsable. Je le vois tout le temps, le plus récemment chez les personnes du ZPK : les personnes veulent vraiment aider si possible.
::::Hmm ... t’es sûr que le bot fait des choses fautes ? [[wikidata:Special:Diff/2475033175]] montre la propriété « Academia.edu profile URL » . Mais je ne sais pas si ça est bon ou non. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 17:47 (CET)
:::::Oui, j'ai bien vu le commentaire du bot, mais c'est faux dans ce cas là, le lien est un document(ici "Paul Klee, l’art allemand et la France durant l’Entre-deux-guerres"), non un "profil". L'élément est une oeuvre (peinture) et non un etre humain (!). Il y a d'ailleurs une contrainte qui est visible dans ce cas. Il m'a fait la même avec 1921, 168 ([[d:Q138633043]]), pour le document "Toward Performative Architectural Drawing: Paul Klee’s Enacted Lines". Bref, pas la première fois qu'un bot me fait des bizarreries : par ex, un bot persiste et signe pour ajouter un lien open library pour une ouvrage sur Kandinsky qu'il confond avec un ouvrage sur Klee ([[d:Q112194961]] et [[d:Q112194833]], voir historique). J'ai essayé, demandé de l'aide, puis j'ai abandonné.
:::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 25 mars 2026 à 18:09 (CET)
::::::Aha ! Peut-être [[wikidata:User talk:Ivan A. Krestinin|Ivan A. Krestinin]] doit savoir ça. Si tu veux, je m'informe sur la situation du bot qui ajoute les lien open library. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 18:15 (CET)
:::::::[[wikidata:User:OpenLibraryBot]] a cherché https://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?motRecherche=2900971004 et là, differents livres ont la même ISBN. La solution consiste de créer un identifiant Open Library correcte sur https://openlibrary.org, comme c'est discutée sur [[wikidata:User_talk:OpenLibraryBot#Wrong_OLID_Assigned_Twice|la page de discussion]]. Mais le site web ne fonctionne pas dans ce moment. Heureusement, le bot ne fait rien quand il y a un identifiant Open Library. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 18:44 (CET)
::::::::Oui, dans le cas de {{Bibliographie|Q112194961}} et {{Bibliographie|Q112194833}}, le Probleme est ailleurs disons, mais une fois que j’ai déprécié l’identifiant, pourquoi le bot insiste à le remettre une deuxième fois ? Idem pour {{bibliographie|Q112110632}}. J’avais demandé là [[d:Topic:Wwltda3kfxanut45]]. Mystere. Dans le cas ici, ce sont les vf (intro/présentation) que j’ai utilisées y’a qlq temps pour travailler certaines œuvres, sur wd, commons, et de la [[w:Catégorie:Œuvre de Vassily Kandinsky]] wp, mais je dois encore creer les elements "en" qui sont dispo sur Internet archive. Ainsi, j’ai une ébauche de tableau auto du cat raisonné là [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Kandinsky/Liste#Roethel et Benjamin, 1982-1984]] (et Barnett, 1992-1994 aussi). C’est à dire : potentiellement, consultable dans toutes les langues…, un catalogue raisonné qui se met à jour automatiquement, les liens/elements collections, lieu, décrit par, etc… Une fois qu’on a constaté qu’avec un bon paramètrage, c’est un jeu d’enfant (cf le tableau sur mon brouillon), la seule difficulté à surmonter c’est l’inévitable vertige devant l’ampleur de la tâche… Et comme pour Klee, j’ai donc une liste auto des ressources dispo sur wd [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Kandinsky/Liste#WD]].
:::::::
::::::::Bref. Il y’a parfois, pour les œuvres, les ouvrages, des erreurs de "bases" disons, des confusions, et il ne faut pas les importer bêtement sur les projets. Par ex, as-tu lu le papier de Marie Gispert « Paul Klee, l’art allemand et la France durant l’Entre-deux-guerres » (https://www.academia.edu/31305721) : « […] Or toute cette analyse repose en réalité sur une confusion. […] »; confusion entre 1921, 24 et 1925 109… de même, parfois, il y’a des erreurs de bases pour certains ouvrages qu’il m’arrive de demander de corriger en BU, comme pour un ouvrage du ZPK qui etait mal lié sur SUDOC (Ed "en" liée à AMU alors que c’était l’Ed "fr" dispo, soit {{SUDOC| 191838543}})
:::::::
::::::::Bref. Je travaille lentement depuis qlq années à construire sur le projets de quoi "sourcer" (correctement…), donc devoir batailler avec des Bot, ou voir des erreurs de bases importées bêtement : ça me depasse.
:::::::
::::::::Pour Klee, j’espère d’ailleurs pouvoir profiter de notre excursion pour éclaircir qlq points et voir comment on peut envisager d’avoir toute la collection dispo sur les projets wiki (commons, wd), et les sourcer correctement avec les elements ouvrages/éditions (en/de/fr…)…
::::::::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mars 2026 à 14:34 (CET)
:::::::::Ah, je vois : la qualité de la source est la chose importante et c'est difficile de faire des règles automatiques pour les bots. Est-ce que c'est une solution de bloquer les bots qui copient des informations fausses sur les pages que tu as adopté ?
:::::::::En ce qui concerne les œuvres de Klee, le ZPK a beaucoup des personnes, même les Dr., et je sais à cause de ma communication avec eux qu'ils ont une base de données de haute qualité. Ça veut dire que si tu as une question, tu peux les contacter et tu vais recevoir une réponse professionelle. ''Ad fontes !'' --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 26 mars 2026 à 19:44 (CET)
::::::::::Re ! Me voilà rentré ! Je vais les contacter dans la semaine !
::::::::::Pour le Probleme avec le bot sur wd avec les doc dispo sur academia, [[d:Q138633043]], [[d:Q138772254]], [[d:Q138772372]], je remarque qu’il n’est pas revenu à la charge pour le dessin, l’URL contient, en plus du numéro du doc, le titre. Et l’affichage du titre sur commons fonctionne par exemple pour la vidéo YouTube ZPK [[:File:Zimmerperspective mit Einwohnern, Paul Klee, 1921, 24.jpg]]… du coup, normalement je dois pouvoir régler ça en indiquant l’URL avec titre, et en ajoutant le qualificatif titre, ça doit s’afficher correctement aussi sur commons (pas l’URL rallonge…). Bref. Qlq réglages techniques à peaufiner pour pouvoir etre opérationnel pour traiter la [[c:Category:Works by Paul Klee without WD item]], et bien sûr dans notre cas là categ [[c:Category:Zentrum Paul Klee collection]]. En gros, avoir sur wd/commons les elements/fichiers correctement renseignés et, à l’image de certaines bases "musée", des données biblio, expo, etc… comme pour [[:File:Room Perspective Red-Green, 1921 - Paul Klee.jpg]]. Comme déjà dit, on avait avec le lien ZPK « une biblio associée pour les oeuvres... », par ex pour [[:File:Vor den Toren v. Kairuan, Paul Klee (1914).png]], mais le lien est une impasse là https://web.archive.org/web/20130119220005/http://www.emuseum.zpk.org/eMuseumPlus?service=direct/1/ResultListView/result.t1.collection_list.$TspTitleImageLink.link&sp=10&sp=Scollection&sp=SfilterDefinition&sp=0&sp=0&sp=1&sp=SdetailList&sp=0&sp=Sdetail&sp=0&sp=F&sp=T&sp=11
::::::::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 6 avril 2026 à 13:58 (CEST)
== Idée pour une contribution pas trop grande ? ==
Salut {{ping|Malik2Mars}}, je cherche à faire une contribution pas trop grande, mais je n’ai pas vraiment une idée dans le moment. Quelque chose comme ajouter des images semble adéquat pour le moment, mais aussi tapper une solution dans un module ou je ne sais quoi. T’as une idée ?
P.S. Merci pour [[Discussion_aide:Ressources#c-Malik2Mars-20260419151600-TLD35-20260419130700]], ça m’a fait plaisir ! Oui, Wikiquote avec ces peu nombreuses contributeurs / contributrices semble en effet comme Radiator Springs ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 avril 2026 à 00:58 (CEST)
:Coucou TLD35 ! Désolé pour ma réponse tardive, j’ai reçu la notif pour aller récupérer l’ed Cahier bleu et je voulais d’abord avancer un minimum la demande [[Discussion:Tractatus_logico-philosophicus#c-Malik2Mars-20260429154100-Seconde_référence_de_Heidegger_à_Wittgenstein|là]] et bien sûr [[Discussion:Ludwig Wittgenstein#Rien ne peut t’arriver]]. J’ai résumé en pdd. J’ai donc complété [[Ludwig Wittgenstein#Oets Kolk Bouwsma]] et [[Ludwig Wittgenstein#Norman Malcolm]] et groupé en une même note (la 2 là : [[Ludwig Wittgenstein#Notes et références]]). Dis-moi si ça te semble compréhensible et utile en l’état. Il faudrait completer la legende de l’image et si tu peux ajouter dans la legende la version en allemand de l’extrait de la pièce c’est super !
:Si tu veux t’amuser avec les illsutrations, peut-etre peux-tu proposer qlq chose pour [[Ludwig Wittgenstein#Norman Malcolm]], notamment pour la cita « […] la porte qui n'a jamais cessé d'être ouverte. »
:Je complete ma reponse plus tard pour les modules et autres, surement en passant aussi par ta page [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets]], là j’ai trop mal aux yeux et à la tete pour poursuivre, je dois impérativement couper.
:J’espère ne pas avoir fait d’erreur en route !…
:Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 avril 2026 à 23:16 (CEST)
::Merci, c’est exactement ce que je cherche ! C’est bon que tu a pu récupérer ce livre enfin, maintenant c’est vraiment clarifié. Je trouve les citations complètement compréhensible. Juste pour rappel: McGuinness écrit dans son livre « Wittgenstein: A life » sur page 94, juste après sa citation (ici la citation de la page 387 finissant par « qu’un credo religieux pouvait offrir… » ) : « In Ludwig Wittgenstein: A Memoir, p. 70. Marcus Aurelius (ad se ipsum 10.6) has a striking parallel to the passage referred to, but the thought is too general in its occurrence to be called Stoic. »
::J’ai déjà une idée pour l’image. Et parlant des illustrations: est-ce-que tu parles de l’illustration à [[Discussion:Ludwig Wittgenstein#Rien_ne_peut_t’arriver]] ? Je ne savais pas où mettre la version en allemand à [[Ludwig Wittgenstein]] !
::C’est aussi trop tard pour moi, je vais m’occuper de ces choses demain soir. Note pour moi: la versionne allemand (austriche) est à http://www.zeno.org/Literatur/M/Anzengruber,+Ludwig/Dramen/Die+Kreuzelschreiber/3.+Akt/1.+Szene (domaine public), peut-être seulement « Du ghörst zu dem alln, und dös alls ghört zu dir! Es kann dir nix gschehn! » .
::Bonne nuit ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 avril 2026 à 23:56 (CEST)
:::Bonjour !
::
:::Oui, désolé d’avoir tardé. J’ai dû annuler ma première réservation car j’étais en vacances et du coup le précédent lecteur a pu renouveler le prêt pour 3 semaines (les bu AMU proposent depuis 2 ans les prêts illimité en nombre d’ouvrages et, pour la plupart des bibliothèques du réseau, le renouvellement illimité (plus exactement : 999 renouvellements de 3 semaines…) sauf si y’a une réservation. Bref, j’ai reservé de nouveau en rentrant et j’ai enfin pu le récupérer hier. Hip hip hip hourra ! Youpi ! Super si c’est plus clair comme ça, c’est ta pertinente précision au départ qui m’a conduit à prendre le temps d’essayer de clarifier/aiguiller au mieux le lecteur francophone ! Donc {{merci}} à toi d’avoir identifié ce point important et non négligeable ici : {{bravo}} !
::
:::[[Image:Wien - Anzengruberdenkmal, Schmerlingplatz.JPG|vignette|…{{Citation étrangère bloc|langue=de|}}]]
:::Oui, je te propose d’ajouter la cita en allemand en légende de l’image qui est en note sur la page [[Wittgenstein#Notes et références]] (c’est bien celle en pdd et aussi ci-contre). Comme déjà dit ([[Discussion:Marguerite Porete#Forme globale à revoir]]), « J’ai déja dit (lors des travaux page accueil, cita j, etc, si ma mémoire est bonne), que sur :fr y a pas assez d’illustrations, et que du coup on peut s’inspirer des autres projets, donc à voir au cas par cas […] ». Ici, je vois une legende de type : Monument à Vienne représentant Anzengruber et son personnage Steinklopferhanns + la Cita en allemand. Le tout en regard de la note avec la trad fr du passage. Ça me semble idéal non ? Bien sûr, on peut aussi repenser la forme de la note, essayer visuellement d’inclure au fil du texte la citation de la pièce en vo et vf à l’aide de {{m| Citation bilingue bloc}}. Ce modèle est peu utilisé en l’état ici, voir par exemple la fin de section [[Léonard de Vinci#Giorgio Vasari]], section où la première image a une cita en légende là aussi : « Les pensées se tournent vers l’espoir »… Cela dit, la version italienne du modèle Citation bilingue bloc est bien plus jolie ! Pour comparaison, voir la cita en en-tête là [[Utilisateur:Malik2Mars/Tests]] et sur la version it là [[:it:Utente:Malik2Mars/Test]]. Puisque j’en suis à reparler de Vinci {{clin}}, niveau cita/img, y’a aussi la galerie en section [[Léonard de Vinci#Allégories]] (section qui m’a occupé qlq nuits… et j’ai pas fini…)
::
:::ill.+citation, tu as déja bien expérimenté la chose avec [[Marguerite Porete]] et [[Thornton Wilder]]. Donc à toi de tester, de jouer ! Pour celle en note, pour celle rapportée par Malcolm sur « la porte qui n'a jamais cessé d'être ouverte », etc. NHP !
::
:::Oui, rappel judicieux pour la precision de McGuinness « un passage de Marc Aurèle (Ad se ipsum, 10.6) présente une ressemblance frappante […] » (fr p. 173, note 37). Je coupe volontairement la fin, qui ne nous intéresse pas plus que ça pour ici. Idéalement, pour ce passage, il faudrait faire un lien ancré 10.6 [[Marc Aurèle#Pensées]]. Et là, bon, y’en a des trad : là [[s:Auteur:Marc Aurèle]], [https://classiques.uqam.ca/classiques/Marc_Aurele/Pensees_pour_moi_meme/Pensees_pour_moi_meme.html là] aussi, celle de Catherine Dalimier à voir aussi {{ISBN|978-2-0813-7512-3}} etc. Donc à voir, et comme pour Marc Aurèle y’a aussi à faire [[Discussion:Marc Aurèle#Prière de la sérénité]] et le traitement des faussement attribuées à formaliser ici, je prefere laisser de côté pour le moment. Autre point que precise McGuinness qui peut nous intéresser pour notre projet : le côté « proverbial » de la formule avec en note Zweig, comme discuté en pdd.
{{BUdébut}}
{{Utilisateur Wikiprière|nocat=oui}}
{{BUfin}}
::
:::{{Citation bloc|La philosophie se contente de placer toute chose devant nous, sans rien expliquer ni déduire. – Comme tout est là, offert à la vue, il n’y a rien à expliquer.|Wittgenstein}}
::
:::Bref. ''{{w|Ad fontes}}'' comme tu dis ! Et on a de quoi s’amuser ici pour longtemps {{sourire}} !
::
:::Je vais un peu peaufiner/clarifier ce week-end ta page de gestion pour fixer les besoins/priorités, c’est une tres tres bonne idée cette page vraiment ! En plus des travaux sur l’aide ressources, sur les liens brisés, etc., là, par exemple, la communauté exprime le besoin d’encadrer l’usage des IA pour éviter de nouveau des dérives, voir [[WQ:IA]].
::
:::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 30 avril 2026 à 13:35 (CEST)
::::Salut, j’ai inclus la citation, et j’ai dû prendre [[:Modèle:Citation étrangère|<nowiki>{{Citation étrangère}}</nowiki>]] à cause de l’espace. J’ai aussi décidé d’inclure la description, et je trouve bon, oui, même idéal maintenant.
::::
::::Concernant Marc Aurèle, hmm ..., peut-être la versionne actuelle suffit. Wikiquote est un recueil des quotes après tout. Mais je dois dire que j’ai vraiment la nature de vouloir comprendre des pensées et ça veut dire que j’essaie de trouver les sources. (T’as pas mal recherché les sources pour ta réponse, merci pour la source pour la prière de la sérénité, je ne savais pas ! ) Je te dis, quand j’ai des sources interconnectées devant moi, je commence à réfléchir et je commence à vouloir écrire un essai !
::::
::::Si c’est OK d’illustrer les articles (que je trouve une bonne versionne de s’exprimer), je pense que je vais illustrer la page [[Ludwig Wittgenstein]] en général !
::::
::::C’est diffice de trouver un image pour la citation avec la porte. D’abord, j’ai voulu trouver un image qui explique l’effet tunnel, mais ce n’est pas vraiment adéquat (quand-même [[:c:File:EffetTunnel.gif]] est intéressant - les SSDs fonctionnent comme ça, j’ai lu !). Après, j’ai pensé à [[:c:Category:Allegory of the cave]] bien sûr, mais ce image n’est adéquat aussi. C’était vraiment plus façile chez [[Gottfried Wilhelm von Leibniz|Leibniz]] ! À propos : je me demande si Wittgenstein a lu Platon ... mais je m’égare.
::::EDIT: Idée 1: inspirée par Porete et Wilder, j’ai eu l’idée du quatrième mur → Frontal: [[:c:File:Palais Garnier. December 5, 2010.jpg|1]] [[:c:File:How a play is produced (1928), illustration by Josef Čapek, pg 43.png|2]], en arrière: [[:c:File:Teatro de Santa Isabel, Recife, Pernambuco, Brasil.jpg|1]] [[:c:File:Simon Fokke, Afb 010001000761.jpg|2]], théâtre+pensée → [[:c:File:En attendant Godot.png|1]]; [[:c:Category:Breaking the fourth wall|2]] n’a pas des images utiles (je trouve). Idee 2: [[:c:File:Koeienrooster.jpg|1]], mais ce n’est pas immédiament claire et aussi pas super adéquat aussi.
::::Je vais lire la discussion concernant l’IA ce weekend. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 1 mai 2026 à 02:18 (CEST)
:::::Bonjour bonjour ! Qlq points:
:::::*Oui, « Wikiquote est un recueil des quotes après tout », mais il me semble justifié et pertinent de preciser ici – comme le fait McGuinness – que y’a une ressemblance frappante (on peut oser dire : « un {{w|Ressemblance familiale|air de famille}} » puisqu’il est ici question de Wittgenstein) avec une citation de Marc Aurèle, la citer et renvoyer en interne vers la page avec ancre 10.6. Encore une fois, prenons Vinci : toutes les notes et liens sur ses reprises et inspirations littéraires, comme Ovide, Dante, ou encore Aristote pour la fameuse « Le désir de savoir est naturel aux bons », ne sont-elles pas justifiés et pertinentes dans le cadre d’un projet de recueil de citations ? A mon sens oui. Et pour Vinci, ceci était encore impossible – impensable –, sans les travaux sur sa bibliothèque… ([[Discussion:Léonard de Vinci#Inspirations et emprunts littéraires]]). ''Ad fontes'' dis tu.
:::::*NHP à illustrer la page Wittgenstein. Garde juste en tête qu’il ne faut pas trop etre énigmatique sur ton association image/citation, faut que ça parle au plus grand nombre, pas seulement aux ''initiés'' (comme dit en pdd Porete). A ce sujet, tu vois pour le moment que j’ai peu illustré. Principalement avec Paul Klee {{clin}} (tiens, W et Klee, j’ai noté une source : https://doi.org/10.1515/9783110540413-022). Et oui, une image, c’est une ''bonne'' façon de s’exprimer. Regarde par exemple ''Les Limites de la raison'' de Klee, en face de 6.54 du Tractatus. Tu dis la raison ennuyeuse : oui, sauf quand c’est Paul Klee qui en dessine les limites, non?… Que dire après ça dis-moi? On se tait et on admire : le silence est parfois préférable non ?….
:::::*Wittgenstein + Platon, euh, y’a matière là aussi à un essai {{sourire}} ! J’aime bien ton idee de l’allégorie de la caverne pour la porte… ça a du sens…
:::::Bref. NHP, il faut prendre plaisir à contribuer et si besoin d’avis ou autre tu peux me solliciter bien sûr !
:::::Bon week-end.
:::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 mai 2026 à 11:48 (CEST)
::::::{{Bonjour|Malik2Mars|texte1=Malik}}, excuse ma réponse tardive ! J’ai eu <s>deux</s> trois jours importants IRL et je n’ai effectivement pas trouvé beaucoup de temps pour Wikiquote. Et ça va continuer à être difficile le prochain temps aussi. Mais j’espère que mes contributions de cette nuit te montrent que je suis engagé. J’ai seulement un peu un jeu d’établir des priorités actuellement.
::::::* Alors travaillons scientifiquement, j’adore ça !
::::::* Tu savais que Porete a voulu être super claire et qu’elle a écrit un livre pour informer les autres pas à pas ? C’est la vérité ! Mais si nous avons une situation où je ne comprends pas pourquoi on ne comprend pas ce que Porete veut dire, et les autres ne comprennent pas pourquoi je comprends Porete, umm, [[Discussion:Marguerite Porete#Porete_%C3%A9nigmatique_?|il faut communiquer]]. Incroyable, j’ai trouvé une personne aujourd’hui qui sait de ce qu’elle parle ! C’est aussi une raison pour laquelle c’est après minuit maintenant :D
::::::*Aha, voici Klee et la chance d’apprendre l’aspect artistique. Pourquoi je n’ai pas pensé à utiliser les images de Klee pour illustrer les articles?!? C’était devant mon nez tout le temps, tss tss, ...
::::::*J’ai fait une collection des [[Utilisateur:TLD35/À faire|questions en suspens]]. Là, tu trouveras l’entrée pour l’essai (selon l’intérêt), mais aussi la chose que m’a guidé vers Wikimedia, l’aventure de trouver des manuscrits. Tu parles de De Vinci de nouveau - je m’intéresse où tu a trouvé « le sens d’aventure » chez ses travaux.
::::::P.S.: « Que dire après ça dis-moi? » - Au-delà de la raison? Chapitres 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121, 122, 123, 124, 125, 126, 127, 128, 129, 130, 131, 132, 133, 134, 135, 136, 137, 138 et 139, je dirais. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 3 mai 2026 à 01:53 (CEST)
Bonjour !
J’ai répondu à ta [[Discussion Wikiquote:Charte#Maj pour info : Citation suivie immédiatement de sa source|proposition]], bravo ! Reponse un peu trop longue avec qlq zigzags donc j’ai ajouté des notes pour faciliter la lecture et ne pas disperser ma réponse qui peut se résumer : oui. Très bonne idee ce tutoriel [[Utilisateur:TLD35/Tutoriel]] (d’ailleurs, en plus d’intégrer un lien dans Médiawiki:, c’est très bien de l’avoir isolé sur une page qu’on pourra déplacer, peut-etre sous page de [[Wikiquote:Bienvenue]]. Oui, c’est une des pistes très très sérieuses pour [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets#Projet « Conseiller plus facilement les nouveaux »]].
Ce que je veux dire par « pas trop etre énigmatique sur ton association image/citation, faut que ça parle au plus grand nombre, pas seulement aux ''initiés'' (comme dit en pdd Porete) », c’est comme ma Reponse en pdd à l’interrogation de An insect photographer : « Sur les illustrations, oui, on est moins mystique voire cryptique que sur la version :en… tu parles de l’image de la fondue […] ». Alors oui, si besoin d’éclaircir le sens d’une association cita/img, ce que tu as cherché à représenter par l’image choisie et combinée avec une citation, c’est très bien la section en pdd.
Oui, Klee pour illustrer les articles ! Pour un travail au millimètre, sur les projets, pour rappel [[Discussion:Paul Klee#ill. et légendes|notes ill. et légendes]]. Tu sais, si j’ai choisi son [[:File:Offenes Buch, Paul Klee (1930).jpg]] pour ma PU ici et celle sur Meta avec un lien cliquable LBW, ou encore pour illustrer [[Aide:Ressources]], ça signifie bien plus pour moi que simplement "faire jolie" {{clin}}. Cette œuvre ''calme'', ''douce'' et à la fois ''énigmatique'' dans sa « perspective », c’est une invitation à ''méditer''.
Bon, j’ai qlq imprévus désagréables à régler ici (administratif disons), donc je suis pas certain d’arriver à avancer sur la page [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets]] aujourd’hui, mais oui oui, c’est là qu’on doit établir un plan pour les priorités. Ok, vu aussi [[Utilisateur:TLD35/À faire]]. Tes points d’interrogation sur signature c’est pour les tableaux là [[Discussion aide:Ressources/Demandes]] ? Il faut que je poursuive aussi sur la finalisation de [[Aide:Ressources]], le process des demandes. Dans l’optique de mieux conseiller les nouveaux elle, et aussi pour aider à la maintenance, cette page occupe aussi une place importante et commence en plus à être pas mal liées, elle n’est plus confidentielle.
pour Vinci, Boudi. Je vais Ecrire un roman… le « sens de l’aventure », dans les grandes lignes, c’est d’abord une passion/fascination dès l’adolescence (+de 20 ans donc) pour ses dessins et ses machines/inventions, puis poussé par ma curiosité j’ai petit à petit exploré la vaste littérature à son sujet. Arasse a le bon mot pour ça : « Dieu mis à part, Léonard de Vinci est sans doute l’artiste sur lequel on a le plus écrit. […] Il a inspiré les fantasmes les plus légitimes et les déductions les plus saugrenues. » Meme si j’en ai perdu une partie, il occupe pas mal de place dans ma bibliothèque perso ! Voilà les grandes lignes.
Puis vient wiki, et la possibilité de contribuer aux pages wp à l’époque. Puis vient wikiquote. Et là : un terrain de jeu pour ma passion. Nombreuses citations célèbres, certains de ses [[Léonard de Vinci#Préceptes du peintre]] ont été abondamment commentés, repris, par de nombreux artistes, peintres, comme [[Robert Delaunay]], ou encore [[Max Ernst]] par exemple. Certaines citations sur lui sont aussi historiquement importantes/célèbres. Bref.
Ici, sur quote, l’intérêt c’est d’avoir une compilation originale de citations de Vinci et sur Vinci. Mais Vinci n’a rien publié lui-même, et il se répète beaucoup, se contredit, cite, note ses lectures etc. Il n’y a que ses manuscrits et le [[Traité de la peinture]]. Donc le travail sur des citations en Français ici, si on veut aussi remonter à l’origine (aux manuscrits), vérifier et preciser/pointer commons et/ou Wikisource, est très particulier si on veut etre rigoureux et ne pas répéter bêtement des erreurs par exemple… : en français, vraiment on a que la trad des Carnets (dont une revue en 2019) et le Traité dont la ''génétique'' du texte et des versions est à s’arracher les cheveux : certains passages sont introuvables dans les manuscrits conservés, d’autres clairement identifiés, plusieurs version fr, plusieurs en anglais…. Et puis, les manuscrits conservés sont surtout connus par les compilations : Carnets fr, mais ce n’est pas la seule edition de référence, il y’a aussi Richter. Il y’a une edition commentée de Richter, par Pedretti, en anglais. C’est juste une mine d’or d’info sur les manuscrits d’origine et autres compilations, les correspondances, les reprises, les inspirations et emprunts. Ce dernier point va m’occuper encore un moment avec d’autres travaux plus récents sur sa Bibliothèque. Et dernierement, grâce à ton travail sur Porete, ici, wikisoure et commons, je remarque que je peux pousser encore plus loin. Je pense que « le sens de l’aventure » pour moi n’est pas/plus dans ce but final, l’idéal à atteindre, mais le chemin que je dois prendre pour y arriver, et ce pour chaque citation que je veux ajouter. Pour ici, pour te faire une idée, tu peux peut-etre commencer en anglais avec la Compil Richter à lire en parallèle avec le commentaire Pedretti, par là [[Léonard de Vinci#Sources primaires]]. Par exemple, j’ai bcp aimé traiter la demande en pdd suite à un lien brisé… {{clin}} : cf [[Discussion:Léonard de Vinci#Citations disparues de la source Gutenberg]].
Boudi. Désolé pour la longueur !
Bon dimanche,
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 3 mai 2026 à 11:16 (CEST)
:[[File:Offenes Buch, Paul Klee (1930).jpg|vignette|100px|link=m:fr:Projet:La bibliothèque Wikipédia|<code><nowiki>|link=</nowiki></code> fait possible de mettre les liens comme on veut.]]
:Je vais répondre très court à cause d'IRL : les points d’interrogation sur signature sont pour moi pour trouver les livres à la bibliothèque respectif.
:Et si tu veux dire quelque chose avec les images, tu peux aussi mettre le paramètre <code><nowiki>|link=</nowiki></code>.
:Chaque discussion à sa place, oui.
:Pas des soucis à cause de la longueur.
:J’ai vu [[Spécial:Diff/456669]] et je pense que je comprends ta motivation. C’est assez scientifique ! En effet, j’ai [[Spécial:Diff/456673|ajouté les livres]], mais les placé dans l’aôut. Avec un autre livre en outre hors de Wikiquote, je vais avoir beaucoup à lire pendant juin et juillet :D
:Bon dimanche aussi, je vais faire des autres choses maintenant. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 3 mai 2026 à 13:01 (CEST)
::Re, super ! Oui pour link, c'est comme ça sur ma page Meta [[m:User:Malik2Mars]], donc celle qui s'affiche sur les projets où j'ai pas de page localement, ici j'en ai une donc pas de link puisque je préfère afficher la boite LBW sous l'oeuvre de Klee pour... peut-etre ... ''rendre visible''... (clin d'oeil à Klee).
::Ton message [[Discussion Wikiquote:Charte#Maj pour info : Citation suivie immédiatement de sa source]] est peut-être anecdotique comme tu dis mais c'est instructif. Surtout que tes remarques et pistes d'amélioration sont très pertinentes. Je te disais plus haut avoir qlq "imprévus désagréables à régler ici (administratif disons)" (pas fini et en plus j'ai recu un mail qui me trouble là), mais je viens de remarquer [[c:File:Module de formation - Marathon WikiClub 2026.pdf]] sur [[Event:Marathon WikiClub 2026#Formateur]]. Ce qui rejoint nos échanges et montre que c'est possible de reprendre la main, si on communique oui ;). Je vais prendre le temps de bien répartir les sujets à la bonne place sur les pdd des page aide/meta/etc et ensuite je resume/centralise sur ta page projet. Parce que oui, y'a eu qlq problèmes qui nous ont occupé et vont encore nous occuper qlq temps, ce qui nous permet d'identifier nos manques notamment. Mais y'a aussi des bonnes choses et il faut savoir dire bravo ;)
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 3 mai 2026 à 18:50 (CEST)
:::Ah, pas de stress ! Nous sommes des [[Discussion:Angèle Bassolé-Ouédraogo#c-Malik2Mars-20260426154100-TLD35-20260426153300|bénévoles]]. (→ J’ai jamais dit merci pour ce rappel ! Il faut savoir dire merci aussi ! Merci ! ) --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 3 mai 2026 à 19:14 (CEST)
::::Salut! J’y pense là. En plus de dire merci, bravo, etc, il y’a une autre façon de ''montrer'' aux nouveaux que le travail accompli est apprécié disons, c’est de le mettre en valeur ! On a ici [[WQ:Citation du jour]] avec un [[Modèle:Citation du jour/Switch]] si on a rien choisi pour un jour donné. Jorune et An insect photographer il me semble aussi ont qlq fois directement informé les nouveaux et proposé de choisir avec eux une des citations qu’ils avaient ajoutées pour la ''mettre en lumière'' sur la page d’accueil. C’est tres gratifiant je pense.
::::L’architecture cita jour fonctionne (j’y ai passé qlq nuits ces dernières années {{rire}}), ce n’est pas très compliqué. Mais c’est encore à peaufiner, niveau modèles etc. Si à l’occasion tu veux fouiner un peu et proposer des améliorations techniques et autres, NHP. Et aussi, puisque tu aimes bien combiner images et citations (moi aussi !), bein tu peux aussi t’amuser à proposer des citations du jour bien sûr ! Voilà une « Idée pour une contribution pas trop grande » {{clin}}.
::::Là, j’y pense dans le cadre de nos echanges sur les Event, du coup, j’ai commencé à lister les pistes d’amélioration là : [[Discussion catégorie:Événement sur Wikiquote]]. On y reviendra.
::::Bonne semaine !
::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 4 mai 2026 à 13:28 (CEST)
:::::En wikislow, et merci pour cette pensée de mettre en valeur. -- J'ai regardé le [[Modèle:Citation du jour]] brièvement. Il me semble bien fonctionnant, est-ce qu'il y a quelqu'e chose a améliorer ? Pour moi, c'est [[:m:wiktionary:fr:if it ain’t broke, don’t fix it]].
:::::Et je vois que les pages de discussions fonctionnnent assez bien, il ne faut pas complèter des tableaux des gestions des projets il me semble. Mais comme on voit à [[Discussion Wikiquote:Charte#c-Malik2Mars-20260504082200-Jorune-20260504052000]], on doit discuter aux places correctes et je ne comprends toujours pas où. Peut-être le mot clé est structure et une page montrant la structure est la solution que nous cherchons d’une manière ou d’une autre.
:::::J'ai eu la pensée ce jour que peut-être nous n'avons pas besoin d'un seul tutoriel, mais des plusieurs leçons à finir, mot clé [[m:fr:Ludification|ludification]]. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 6 mai 2026 à 21:41 (CEST)
::::::Re ! Oui, [[Modèle:Citation du jour]] ca fonctionne ! J'y ai passé qlq nuits {{fier}}, c'est perfectible mais non prioritaire bien sur !
::::::pour les discussions dispersées, ne pas [[wikt:se faire de la bile]] (s'inquitéter), on le fait tous, moi le premier ! ce que je veux dire là [[Discussion Wikiquote:Charte#Maj pour info : Citation suivie immédiatement de sa source]], c'est que le discussion a dérivé sur des pistes d'améliorations très intéressantes qu'il convient de discuter ailleurs (simplement parce que ca ne concerne plus la charte). par exemple,
::::::*une partie peut se poursuivre en pdd ici [[MediaWiki:Wikimedia-copyrightwarning]] (ta proposition de refonte)
::::::*pour le tutoriel, c'est [[Utilisateur:TLD35/Tutoriel]] (donc sa pdd pour le mettre au point)
::::::Comme la discussion tourne autour de comment améliorer l'accueil des nouveaux, de "bienvenue" disons, j'ai résumé qlq points qu'on a évoqués là [[Discussion Wikiquote:Bienvenue#Inclure présentation ?]]. c'est en ce sens que je pense que ta page [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets]] peut nous aider à nous orienter mutuellement, à hiérarchiser les problématiques et pistes d'amélioration, et d'y indiquer où il est préférable sur la durée dans discuter pour centraliser nos efforts (ca peut etre une pdd d'un modèle, d'une page d'aide, d'une recommandation, etc).
::::::je n'ai pas encore eu le temps le faire, désolé !
::::::Bonne soirée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 6 mai 2026 à 22:28 (CEST)
:::::::Ah, merci pour m'avoir expliqué ! C'est que [[m:de:wiktionary:den Wald vor lauter Bäumen nicht sehen|je ne vois pas la forêt à cause de tous les arbres]] de temps en temps, comme on dit en allemand (et Alémanique aussi) - aussi car je suis toujours "nouveau" ici.
:::::::J'ai demandé une personne de débuter sur Wikiquote avec le but de nous faire un témoignage. On verra si cette personne va dire oui ou non.
:::::::Bonne soirée aussi. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 6 mai 2026 à 22:57 (CEST)
== Archivage ==
Coucou !
bon, ta [[Discussion aide:Ressources#Archivageproposition]] de creuser les possibiltés avec [[Utilisateur:InternetArchiveBot]] me trottine ! J'ai commencé à farfouiller, j'ai jeter un oeil à la doc, la faq, l'interface de config aussi. wq:fr est absent. Dans la liste des wiki de l'interface, y'a bien ca:wikiquote (et on peut voir ces [[ca:Especial:Contribucions/InternetArchiveBot]]), aussi et le wikt fr (idem, voir ces [[wikt:Spécial:Contributions/InternetArchiveBot]]), etc. Sur son [[Spécial:CentralAuth/InternetArchiveBot]], on remarque qu'il n'a pas toujours le statut bot. Quid ? Surtout qu'ici les demandes de statut bot trainent en longueur ([[Wikiquote:Bot/Statut]])...
Tu as posé une question, [[User_talk:InternetArchiveBot#What_is_needed_to_add_fr.wikiquote?]], et oui comment faire pour commencer à le tester, l'autoriser ici. Peu importe par quoi on commence comme taches à lui faire faire.
Mais avant d'aller plus loin, peux tu s'il te plait me donner ton avis sur les points suivants (et NHP, critiques bienvenues, c'est le but justement, se creuser les méninges ensemble et soulever les erreurs/oublis de raisonnement !) :
{{souligner|''Y'a d'un coté notre contenu actuel sur wikiquote:fr :''}}
*c'est à dire les [[Wikiquote:Statistiques|{{NUMBEROFQARTICLES}}]] articles et les nombreux url en référence des citations.
*les liens peuvent être brisés ou pas
**->cf ton ajout miraculeux là [[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens#Problématique]] '''(merci!!!!)'''
=> la première chose à faire me semble : une analyse des liens sur un échantillon de la totalité des articles par le bot (peut-etre meme que notre [[Utilisateur:JackBot]] peut faire), lui permettre de seulement signaler que le lien est mort (en pdd ou sur les articles) et vérifier les résultats humainement. Sur les brisés signalés par le bot et constatés comme brisés par des humains, on prend un échantillon et on voit si on peut facilement remplacer par une archive, IA ou wikiwix par ex. Là on s'arrête et on revient à ta demande et au travail sur les modèles (oui oui, très important, j'y reviens plus bas).
{{souligner|''De l'autre coté, y'a tout ce qui va etre ajouté comme contenu avec des nouveaux liens web :''}}
=> et là je ne vois qu'un chose : trouver le moyen d'archiver chaque chaque lien dès l'insertion ici sur quote fr. C'est à dire, un archivage auto sur IA et wikiwix (etc?), un simple bouton pour les contributeurs si besoin (éventuellement documenter aussi les possibilités via les navigateurs web courants, etc). Je vais justement continuer de tester le gadget wikiwix sur ce point, et là pour le moment j'ai déjà qlq résultats négatifs...
Comme je le rappelle ici [[Discussion:Leymah Gbowee#À vérif]], sans ton aide on fait fausse route {{clin}}. Bref.
J'ai bcp d'exemples de pages avec liens brisés, donc on va pouvoir tester les paramètres nécessaires à nos modèles en effet. Tu as raison, il faut différencier la page d'origine et son archive. actuellement, on contourne puisque qu'on a qu'un paramètre url. j'ai aussi qlq exemples en tête si besoin. A mon sens, c'est sur les ref article/discours/émission qu'on va rencontrer le plus de liens brisés vraiment problématiques. Donc même si au niveau des modèles on peut appliquer certainement le même code url/archive/date, etc, ca me semble préférable de commencer par Article, pour avoir des exemples vraiment significatifs et surtout concrets disons. Je ne sais pas si j'ai réussi à être clair, grr désolé !
(boudi, je viens de cliquer sur la page de stats ça a failli faire planter mon nav. j'enregistre avant de m'arracher les cheveux parce que j'ai tout perdu !{{rire}} )
De mon coté pour le moment, si je résume :
*[[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens]] qui servira à présenter à la commuté les problèmes et ses solutions possibles sous la forme d'une prise de décision.
*[[Discussion utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js#Commentaires de Malik2Mars]] qui sert uniquement pour résumer qlq problèmes avec la solution proposée par ce gadget, c'est à dire que là wikiwix ne fait pas le taf, l'archive ne marche pas. Nombreux détails sont déjà sur les pdd des articles, je dois actualiser et résumer.
Sur ce dernier point, mon hypothèse de travail est simple : je considère chaque lien comme brisé (potentiellement) et je dois donc vérifier que wikiwix a bien une archive. Premier exemple, en ''finesse'' : [[Discussion:Galilée#"Un homme sans yeux", et sans archive !]].
*le premier lien est brisé/les archives IA et wikiwix sont OK,
*le deuxième est non brisé mais seulement l'archive IA est OK (archivé ce jour manuellement). et wikiwix m'affiche une page internet archive avec "sorry"... Pourquoi ? (Au dela du problème de lien accessible avec cette ref (idéalement faut pointer en vo https://bibdig.museogalileo.it/tecanew/opera?bid=354814&seq=181 et à créer sur s:it [[s:it:Pagina:Le opere di Galileo Galilei XI.djvu/171]]), y'a tout un casse tête avec la citation, erreur d'attrib etc. ça c'est documenté plus haut sur la pdd, avec un crochet par Vinci, bien évidemment !)
...
Bonne soirée et bon week-end !
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 7 mai 2026 à 23:27 (CEST)
:Pas des soucis. Il faut savoir que c'est très facile d'introduire les paramètres additionels aux tous les modèles à [[:Catégorie:Référence des citations]] (<60 minutes), j'ai seulement fait un petit test avec un exemple hier, nous pouvons bien commencer avec Réf Article. Petite explication : j'ai vu <code>archiveurl</code> chez autres modèles et j'ai pensée que c'est plus simple de nuancer si un lien est un lien archivage ou pas car on ne doit pas connaître tous les services archivages.
:J'ai pu faire [[Utilisateur:TLD35/Liens externes]] à cause de l'aide de toi ! Tu m'as montré le lien à [[Spécial:Recherche de lien]] !
:Il commence à devenir intéressant, et je vais répondre en detail, mais je dois dormir à cause d'IRL maintenant. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 8 mai 2026 à 00:13 (CEST)
┌─────────────────────────────────────────────────┘
Excuse-moi, j'ai investé ce soir pour faire ma page d'utilisateur plus accueillant pour [[Discussion utilisateur:Ngoy katshabala|des nouveaux]] - mon nom est dans la signature et alors ça va faire une différence aussi, comme je pense.
Mais j'ai essayé de trouver une structure et des termes exactes maintenant après j'ai fini la rénovation de ma page utilisateur. Il faut lire ce tableaux de haut en direction descendante vertical.
{| class="wikitable sortable" style="text-align:center"
|-
|lien archivé
| lien fonctionnant
|lien fallacieux
|lien archive brisé
|lien brisé
|-
|(au moin un) archive là et correcte
|pas d'archive
|archive faux
|archive incomplet
|pas d'archive
|-
|colspan=2|{{oui}} : <u>SOURCE</u>
|colspan=3|{{non}} : pas/plus de source
|}
Après avoir trouvé un consensus pour les termes, nous pouvons continuer avec les prochains pas. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 01:26 (CEST)
:Salut ! J'ai retouché ton tableau, c'est plus ça que tu as en tête non [[spécial:diff/457779]] ?
:Pour la page [[Utilisateur:TLD35/Liens externes]], de mon coté elle plante à cause du gadget me semble. Je peux la consulter si je me déconnecte.
:Pour avancer concretement
:1. j'ai commencé à regarder ce que le bot fait {{souligner|exactement}} sur d'autres projets, cf. [[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens#m:User:InternetArchiveBot]], ma description est-elle claire pour toi ?
:2. Pour tester les limites de [[Utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js]], comme deja dit j'ai pas mal de pages sous le coude avec des liens brisés (ou brisé sà un moment donné) ou potentiellement et avec un seul système d'archivage sur les deux qui fonctionne, par exemple descriptions là :
:*[[Discussion:Beauté mathématique#Stabilité des liens]]
:*[[Discussion:Charlotte Salomon#À faire]] (d'ailleurs, peut-être que tu apprécieras la lecture/consultation de cette œuvre (bouleversante) : https://charlotte.jck.nl)
:On peut poursuivre en partant de ton tableau sur la pdd de [[Discussion utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens]], et poser le pb schématiquement en fonction des cas : brisé, pas brisé, faux signalement ou absence de signalement aussi (c'est pour ça qu'à mon sens c'est un humain qui doit confirmer le pb, le bot signale, un humain check derrière (idem pour ta liste d'ailleurs) / et tester si le bot ne se trompe pas quand il ne signale rien alors que y'a bien un lien brisé sur une page donnée à analyser (idem pour ta liste d'ailleurs)) ; et aussi pour ce qui faut faire pour les prochains liens ajoutés (sauvegarde auto, etc). Cette page sera déplacée en prise décision dans qlq mois, après tests et autre.
:Je file, bien à toi ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 11:06 (CEST)
::Salut, oui, le tableau nouveau est aussi ce que j’ai eu dans ma tête.
::Umm, pour trouver le problème je dois savoir ce que est l’erreur ou savoir quells gadgets tu as activé.
::Oui, je comprends bien, mais peut-être tu changerais les termes maintenant à « lien archive brisé » et « lien archivé » respectivement.
::Intéressant que quelques liens fonctionnent avec Internet Archive, mais pas avec Wikiwix. Ça fait les choses plus compliqués. Peut-être nous faisons des paramètres pour le lien archivé à Internet Archive, et un pour "autre services d’archivage" dans les modèles.
::Merci pour le lien vers Charlotte, c’est gentil de toi et ça m’a réchauffé le cœur. C’est exactement ce que j’ai voulu dire avec une place chaleureux et de bonne volonté.
::Les vérifications effectuées par des personnes sont nécessaire sans doute ! Il est aussi possible que des sites web retournent un code HTTP 200 même si c’est pour une page qui dit qu’une ressource n’existe pas/plus (que est contre les règles).
::[[Spécial:Diff/457151|Les liens ajoutés]] ne sont pas été encore classés par code HTTP. Je les ai mis à jour maintenant.
::Je vais faire des autres choses maintenant à cause du Wikislow. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 14 mai 2026 à 08:09 (CEST)
:::[[Image:Presentation script utilisateur archiveexternallinks wikiquote fr.png|vignette]]Salut ! Merci.
:::Pour le gadget que j'utilise, c'est celui de Poro26 ([[Utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js/Documentation|documentation]] / code dans [[Utilisateur:Malik2Mars/vector-2022.js#L-193|ma config .js ici]]) qui ajoute une lien [archive] (archive wikiwix) après chaque lien web, comme ci-contre. An insect photographer a aussi ce lien [archive] avec son .js (archive wikiwix) avec une ancienne version que j'avais bidouillée. Mais ce lien [archive] que nous voyons ne permet pas de garantir que l'archivage est OK sur wikiwix (en aucune façon, sauf en testant/vérifiant…). C'est juste un lien en plus. C'est juste l'url de base qui est précédé de "https://archive.wikiwix.com/cache/?url=". De même, [[Utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js/Documentation#Fonctionnalités]], "Lors de la sauvegarde d’une URL, l’outil effectue un archivage silencieux via une iframe, sans action supplémentaire requise de la part de l’utilisateur", à tester...
:::Je vais documenter petit à petit [[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens]].
:::A bientot, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 mai 2026 à 09:11 (CEST)
== Ludification ==
Salut ! Histoire de ne pas dériver la discussion sur l'archivage, je réponds ici sur la mise à jour de ta PU parce que ca me fait notamment repenser à ce mot ''Klee'' (oui je la fais souvent celle-là!) : Ludification. Bien sûr, c'est évident, tu as raison, la PU de celui qui signe "bienvenue", c'est un autre « premier contact » important ! Je pose qlq idées là.
Donc, Je vais réfléchir à revoir la mienne aussi en pensant à ce coté aide/ludique, etc. Là, elle est dans le sous-entendu, elle va à l'essentiel en fait si j'ose dire, et puis elle m'apaise surtout moi-même. En effet, j'y passe quotidiennement dessus pour accéder à mes sous pages de travail (j'ai un bouton "sous pages" dans mon menu avec ce code là [[Utilisateur:Malik2Mars/vector-2022.js#L-21]]). J'ai depuis mes débuts sur wiki toujours aimé combiner citation + images ({{clin}}), par exemple avec la liste de mes travaux wiki [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Liste WQDC-P]] (q=quote, d=data, c=commos, p=wikipédia), avec les pages créées, travaillées, labelisées, etc. Là la version de cette page "abandonnée" est sobre, mais y'a eu des moments/versions où y'avait plus d'une dizaine d'images et encore plus de cita, avec lien citation du jour etc. Bref.
Je suis administrateur ici, j'ai déposé moi-même des dizaines de bienvenue (presque centaines, cf https://xtools.wmcloud.org/pages/fr.wikiquote.org/Malik2Mars/all#3). (peut-être aussi vais-je enfin oser demander le statut de bureaucrate mais ce qui me freine encore c'est mon manque de compétences techniques sur certains points... et ce « jeu » là d'apprentissage m'intéresse beaucoup moins en vieillissant en fait. bref). Comme Eunostos avec moi à mes débuts, j'ai accompagné/conseillé de nombreux nouveaux, et quand ça match bein ... c'est juste wouha de les voir progresser, apprendre, trouver leur place, se corriger, s'affirmer, etc, et d'apprendre et découvrir moi aussi grâce à eux de nouvelles pages/cita, etc. et parfois on se trouve aussi des passions communes, des sujets, des intérêts qui nous rapprochent pour contribuer ensemble sur une personne/une œuvre. Voire même d'aller jusqu'à travailler ensemble à labéliser un article ici (je l'ai fait sur wp, c'est très formateur et ça renforce les liens entre les personnes...)
=>Bref. Je dois donc revoir ma PU. C'est OK. Bien reçu le message ! {{clin}}
[[Image:Wikipedia logo puzzle globe spins horizontally and vertically, revealing the contents of all of its puzzle pieces, without background.gif|center|150px]]
J'en reviens donc à l'aspect ludique que tu as évoqué et qui se dessine de manière très parlante pour moi sur ta PU. De mon coté, contribuer a toujours été un « jeu » : créer des pages, en améliorer, les ranger, sourcer. etc. Et dès que y'a un « casse tête » citation/référence sur une page qui m'intéresse bein je me régale tout simplement (comme quand j'étais enfant avec dans les mains un casse tête, puzzle, Rubik's Cube, faire/defaire/refaire, etc). Tu as déja proposé qlq idées pour travailler à améliorer notre projet dans ce sens. Voilà moi ce qui me trottine depuis qlq temps comme taches ludiques disons :
*une fonction « d'où vient » cette citation?, que nous avons déjà évoquée ensemble dans le cadre de l'[[Aide:Ressources]], mais qui au départ a été pensée comme un projet à part pour [[Wikiquote:Communauté/Contribuer]],
*De même, on peut proposer : [[Wikiquote:Accueil de la communauté#Tâches à réaliser en lien avec les autres projets]]
*Illustrer les articles
*Proposer des citations du jour avec illustration
[[fichier:Werner_projection_SW.jpg|frameless|right]]
{{Citation bloc|Écrire seulement sur les choses qu'on aime. Écrire pour lier ensemble||{{w|L'Inconnu sur la terre}} ([[Image:Notification-icon-Wikiquote.svg|25px]][[Modèle:Citation du jour/28 octobre 2019|28 octobre 2019]] et [[Modèle:Citation du jour/14 mars 2021|14 mars 2021]])}}
Bref : en gros, se demander comment peut-on « jouer » ici avec des citations...
Sur la pdd [[Discussion utilisatrice:An insect photographer#Ressources]], j'avais noté d'ailleurs de voir {{ouvrage|titre=Mathématiques et littérature : une fascination réciproque|année=2022|isbn=978-2-84884-247-9}} ({{faire}} '''avec un jeu de citations à la fin''' {{clin}}, en plus des chapitres sur des auteurs/sujets qui m’intéressent particulièrement…; voir présentation Ed 2007 https://publimath.univ-irem.fr/AAT07004). certains projets de contrib ont aussi un but ludique, cf. [[Wikiquote:SheSaid/FrancAutrices SheSaid]] ou encore [[Wikiquote:SheSaid/Atelier autrices 20250920]].
Les pistes sont nombreuses, et « ludification » est en effet un mot ''Klee''.
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 03:19 (CEST)
:{{Salut|Malik2Mars|texte1=Malik}} En effet, hier, j’ai commencé avec les pensées comment mieux accueillir les nouveaux, mais j’ai fini par faisant ce que me fait plaisir. J’ai essayé de trouver une methode de communiquer super clairement, et voilà j’ai simplement dû attaquer le défi de communiquer le contenu du livre le plus difficile que je connais. Et j’ai passé du temps cherchant les images (c’est satisfiant pour moi).
:
:C’est important pour moi de te dire que je n’ai rien voulu te dire. Surtout les pages d’utilisateur sont une place un peu personnelles et c’est à chacun comment ils les font. Si je te prie quelque chose à faire, je te demanderais directement. Et je te prie de me dire directement si tu veux que je fais une chose avec priorité, je peux l’ajouter à [[Utilisateur:TLD35/À faire]] ou ajouter des priorités. (Jusqu’à 17 juin, je suis à Wikislow.)
:
:Concernant les nouveaux, [[Discussion utilisateur:Baptiste Caudin|Baptiste Caudin]] et [[Discussion utilisateur:Ngoy katshabala|Ngoy katshabala]] n’ont pas répondu. On ne sait pas les raisons, mais je pense qu’on doit inclure des images au [[:Modèle:Bienvenue nouveau]] comme je l’ai fait dans ma page d’utilisateur. Je ne sais pas si j’ai appliqué ludification là. Pour moi, ludification est en effet une barre de progression. Les contributeurs de Wikipédia allemand évidemment ont fait beaucoup des pensées comment accueillir les nouveaux, aussi avec ludification, cf. [[m:w:de:Spezial:Meine Startseite]].
:
:[[File:Johannes (Jan) Vermeer - Christ in the House of Martha and Mary - Google Art Project.jpg|thumb|150px|Marthe [[w:Marthe de Béthanie#Histoire_et_tradition|ce sachez]] est trop empeschée et ne le scet mie. Ses empeschemens la troublent, parquoy elle est loing de telle vie.]]
:« [[m:fr:s:Page:Porete - Le Miroir des simples âmes.pdf/133|C’est la pasture, dit amour, de mon eslite espouse, c’est Marie de paix, et pource est Marie de paix que fine amour la paist.]] » - oh, comment j’adore les jeux de mots ! Il faut avoir une maîtrise sans aucun doute.
:
:Une maîtrise que Klee montre aussi évidemment. Je veux savoir comment Klee joue avec sa maîtrise, c’est prévu, mais dans le moment je suis trop « Marthe » dans ces jours car j’ai tant des choses à faire jusqu’au juin !
:
:P.S.: Oui, c’est une bonne idée de modifier ma page d’utilisateur. Je suis aussi ouvert pour un retour des informations de ma page d’utilisateur. Notamment, je ne suis pas sûr si [[:c:Fichier:Waving.png]] est adéquat. Mais je trouve cette image désarmant et j’aime ça.
:
:Bien à toi --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 11:39 (CEST)
::[[Image:Wikibizut.svg|vignette|droite|{{cita|''Au début, le crayon n’en fait qu’à sa tête, il va là où ça lui plait''.}} [[Paul Klee#Cours du Bauhaus, contributions à la théorie de la forme picturale|Paul Klee, ''Cours du Bauhaus'', 2004]] (voir {{lien web|titre=7 (BF/9)|url=http://www.kleegestaltungslehre.zpk.org/ee/ZPK/BF/2012/01/01/009/}} sur kleegestaltungslehre.zpk.org)]]Quand je dis "Je dois donc revoir ma PU. C'est OK. Bien reçu le message", je veux dire que oui, tu as raison, quand tu dis : "alors ça va faire une différence". Et que je n'y avais pas vraiment songé avant de voir ta PU. Et j'ai contextualisé mon cheminement après avoir vu ta nouvelle PU : j'adore les cita/les images, je suis admin et je dépose de nombreux messages de bienvenue, =>il faut donc revoir ma PU en m'inspirant de ce que tu proposes sur la tienne, de ce que j'aime faire moi et de la rendre "ludique" et utile pour un nouveau qui va cliquer pour voir "qui est donc celui qui m'a laissé ce message de bienvenue?". De même pour ma pdd d'ailleurs. Pour contextualiser un peu plus, cf. ma candidature [[Wikiquote:Administrateur/Candidature/Archives#Candidature de Malik2Mars (d · c · b)]] : "Ici, sur Wikiquote, les Spécial:Modifications récentes sont facilement « gérables », il y a relativement peu de vandalismes ou autres; je pense pourvoir donc progresser tranquillement sans trop avoir à gérer sur ce point. [...] Il convient donc d’être posé, réfléchi, mesuré, en accord avec nos critères, notre Charte." La période difficile automne hiver 2025 m'a poussé dans mes retranchements (au dela mes limites disons), et c'est devenu "ingérable", j'ai été quasi le seul admin à tenter d'agir et ce parfois en me plantant royalement. C'est passé. J'en suis à la phase de remise en questions : qu'est-ce que j'ai mal fait, ne doit pas refaire, comment faire mieux la prochaine fois, etc... Et donc oui, travailler ma PU, c'est évident, mais fallait que tu me le montres disons.
:
::Pour les corrections "fr", oui, comme pour "versionne" sur ta page réf Livre (ça sonne bien je trouve "versionne" d'ailleurs, c'est joli!), c'est ce que j'ai maladroitement essayé de te dire une fois, mais comme tu dis : [[Discussion_utilisateur:Malik2Mars/Modèle#c-TLD35-20260413221600-Malik2Mars-20260413122600|"je serais heureux si vous corrigez mes fautes françaises directement dans l’éditeur"]]. Des fautes j'en fais de nombreuses moi aussi d'ailleurs ! {{rire}} Et pour la ptite histoire, Cbyd, un contributeur que j'estime particulièrement, avait qlq fois corrigé mes fautes dans mes propres messages dans le cadre de nos échanges et contributions communes pour le [[w:wikipédia:Wikiconcours/septembre 2019/Équipes/Équipe 31]] si ma mémoire est bonne (une belle réussite d'ailleurs)...
::Tu as un niveau de maitrise largement suffisant pour communiquer tes idées et proposer directement des améliorations, c'est le principal. On corrigera si besoin (principe du wiki!). Et de mon coté, j'imagine aussi que ca ne doit pas toujours être simple pour toi de décortiquer mes messages, désolé... {{gêné}}
:
::Pour le sujet bienvenue et nouveaux comptes. j'en parle là [[Discussion_Wikiquote:Charte#cite_ref-7]] : "D’abord, il faut bien sûr envisager de systématiser le message {{m|bienvenue}} sur les pdd des [[Spécial:Journal/newusers]]. Là Comment filtrer ? Attendre la premiere contrib ? Qlq questions à se poser et trouver comment faire techniquement. Sur ce modèle, qui doit être un des premiers contacts donc, y a eu qlq travaux, mais 1) il y a bcp de liens vers des pages aide et autres. Peut-etre trop ? 2) Il y’a aussi certaines de ces pages qui ne sont pas vraiment à jour, à revoir attentivement une à une."
::Dans les deux cas que tu évoques, on ne sait pas pourquoi/comment les comptes ont été créés et surtout il n'y a aucune contribution, donc bon je ne me questionne pas plus que ça en fait là. Par contre, pour les nouveaux contributeurs (avec au moins une modif au compteur), le message de bienvenue est à mon sens impératif. J'ai deja regroupé un certain nombre de nos idées et échanges sur l'aide et l'accueil là : [[Discussion Wikiquote:Bienvenue#Inclure présentation ?]]. Je vais prendre le temps de faire de même en pdd du message {{m|bienvenue}} (pour ce qui concerne uniquement le message à laisser donc). WP:fr propose aussi qlq pistes de réflexion, par là [[w:Aide:Message de bienvenue]].
:
::Les sujets : accueil et aide/accompagnement des nouveaux / aide:ressources et liens brisés, sont à mon sens les priorités, mais chacun en fonction de ses envies, de ses disponibilités et impératifs IRL. De mon coté, là je me suis engagé à mettre au point la [[Wikiquote:Prise de décision#Propositions en cours de discussion]] pour IA donc je me focus dessus là (ce qui me demande un gros travail de refonte/correction à droite à gauche là aussi...).
:
::PS: j'aime bien moi aussi [[:Fichier:Waving.png]]; à une période j'avais affiché celle ci-contre. {{espiègle}}
::Bon, week-end. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 14:37 (CEST)
:::Merci pour les corrections, je suis heureux de la chance d’améliorer mon français ! Et merci pour les informations.
:::* Dans un certain sens, c’est pratique en effet qu’il n’y a pas beaucoup des changementes à Wikiquote. ''Il y a du vandalisme'', hier par exemple, mais pour ces cas il y a des personnes des wikis plus grands qui s’occuppent. En général, il faut seulement les règles clairs, et alors ça fonctionne.
:::* J’ai réfléchi sur la ludification. Je trouve une bonne chose de faire des choses avec les citations, mais ce que j’ai vraiment appris grâce à tes réponses est la présence des [[Projet:Accueil|projets]]. J’ai eu l’idée de faire un modèle avec des [[:c:Progress bar|barres de progression]] avec les places à découvrir, mais j’ai aussi trouvé un aspect de persuasion que me ne plaît pas. Mais les projets sont une chance pour s’entretenir avec autres avec les mêmes intérêts ! Ça donne de motivation, le mot clé.
:::* Il faut supporter les autres dans leur buts - ça les donne de la motivation ! Dans ce contexte, il fait sens de préparer des tutoriels [[Discussion Wikiquote:Charte#c-Jorune-20260504052000-TLD35-20260503182800|''Mes premiers pas sur Wikiquote'']] où les nouveaux peuvent avoir des petits succès qui s’accumulent. Pour ça, on doit préparer des exemples façile à ajouter / rechercher.
:::* Mais si une personne a lu une source admissible, c’est vraiment facile de trouver tant des citations à ajouter.
:::* Dans ce sens, je ne comprends pas vraiment pourquoi Wikiquote n’a pas plus des Wikiquotidiens. Il y a beaucoup des sources belles !
:::→→→ Conclusion : je n’ai pas encore trouvé le problème fondamental et alors je ne peux pas agir judicieusement. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 19:14 (CEST)
::::Ah, bon, bein c'est dommage alors je trouve {{triste}}, parce que j'ai également souligné dans ma réponse que "Mes premiers pas sur Wikiquote" est une très bonne idée [[Discussion_Wikiquote:Charte#c-Malik2Mars-20260504082200-Jorune-20260504052000]], et j'ai rappelé avec un brin de taquinerie que je l'ai déjà proposé de façon encore plus concrète. Très exactement ici [[Discussion utilisatrice:Jorune#RDC, suite ?]], avec liste de ressources pour travailler que j'ai bénévolement pris le temps de signaler sur plusieurs pdd afin de proposer une autre méthode de travail à qlq nouveaux : [[Discussion:Justine Masika Bihamba#A faire]] (27 12 2025), [[Discussion:Tatiana Mukanire Bandalire#Pour info]], (23 12 2025) [[Discussion:Denis Mukwege#À faire]] (20 12 2025), etc. Là dans le cadre justement d'un ''problème fondamental'' que nous avons rencontré avec un concours totalement hors de contrôle en novembre-décembre 2025 (et si tu regarde les dates de mes messages : même au bout du rouleau j'ai quand même encore la patience/la naiveté? de proposer qlq pistes pour améliorer certaines pages facilement..). Ce qui d'ailleurs nous a conduit à envisager de passer ce fameux texte [[WQ:IA]] en prise de décision. Et ces listes là de pages/ressources, parfois dispo en qlq clics sans bouger de son canapé, elles sont à portée de clic sur mon brouillon... {{clin}} (dans l'exemple cité (RDC, c'est par là [[Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon#République démocratique du Congo]]).
::::Allez, je file, j'ai encore du travail justement pour avancer sur la prise de décision [[Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]] avant de pouvoir communiquer dessus.
::::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 19:33 (CEST)
:::::[[Fichier:The Blue Marble, AS17-148-22727.jpg|thumb|right|Comme ça, mais avec plus des détails, ça veut dire.]]
:::::Mmh ... tu dois avoir patience avec moi ! Pour moi, tous ces ressources [[Discussion:Ludwig Wittgenstein#c-TLD35-20260307013700-Malik2Mars-20260303134000|ne sont pas assez clair]]. Je le trouve dommage et je souhaite que je comprendrais mieux. Mais comment ? Je me souhais d’avoir une vue d’ensemble. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 19:55 (CEST)
::::::Quand je dis c'est dommage {{triste}} c'est que je vois que de nouveau je n'ai pas été assez clair dans ma réponse à "Mes premiers pas sur Wikiquote", que je trouve vraiment une très bonne idée, alors qu'en fait nous avons deja tout sous les yeux pour constater que c'est possible de proposer cette méthode qualitative d'apprentissage par le jeu avec un travail disons mâché en amont par qlq contributeurs pour aider les nouveaux (qui, comme le crayon, "au début, [...] n’en fait qu’à sa tête, il va là où ça lui plait" (Klee)). Ne dit-il pas justement : "Comme tout est là, offert à la vue, il n’y a rien à expliquer" (Wittgenstein). Je regrette donc de ne pas réussir à être suffisamment clair, à te donner cette vue d'ensemble. Et pas de souci, tu as toute ma reconnaissance pour l'aide apportée et tes contributions, et ta motivation pour avancer ensemble est une vraie satisfaction pour moi, une lumière au bout du tunnel ai-je dit. Là c'est juste que je dois avancer sur la prise de décision donc je te réponds rapidement ! J'espère que je t'ai pas blessé involontairement ! Autrement, je te prie de bien vouloir accepter mes excuses.
::::::Je file, faut vraiment que j'avance là.
::::::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 20:13 (CEST)
:::::::Pas des soucis ! As-tu vu les images à [[Wikiquote:Accueil de la communauté]] ? Ils sont aussi de [[:c:Category:Nuvola SVG icons]] ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 21:10 (CEST)
:::::::
::::::::Salut ! oui, j'aime bien [[Wikiquote:Accueil de la communauté]], qui est notamment dans le menu [[MediaWiki:Sidebar]] (et voir [[spécial:Pages liées/Wikiquote:Accueil de la communauté]]). Pour les images/logos ou les couleurs, je dois t'avouer ne plus suivre les nouveautés sur les normes d'accessibilité web sur wiki. Perso, je pense que la wp:fr doit être sur ce point assez à jour disons, donc : faire un petit tour par [[w:Projet:Charte graphique]] et comparer, regarder les conseils sur les icons et couleurs; puisque tu parles plus haut des projets (ici [[Projet:Accueil]]), regarder aussi icons et couleurs de projets et portails wp. Ensuite oui, on passe par commons et les catégories pour harmoniser/mettre à jour si besoin. ''Rendre accessible''. NHP à directement modifier (comme tu le fais avec les "alt" d'images j'ai vu passer) !
:::::::
::::::::Oui, les projets ici, c'est un très gros travail d'Eunostos que j'ai toujours trouvé admirable et ... plein de ''bon sens''. Mais ils ont été totalement éclipsés par un projet de masse : [[WQ:SheSaid]]. Et là on boxe pas/plus dans la même catégorie (c'est la [[w:Ligue des champions de l'UEFA|champions league là]] (blague d'un marseillais jaloux : et c'est encore Paris qui est en final, {{boudeur}})!). Ca se décide/discute sur meta, c'est sur plusieurs versions linguistiques, y'a des concours avec des prix à la clé (hum hum hum)... bref. Très belle initiative cela dit, avec de nombreuses retombées positives pour les wq, je n'ai pas changé d'avis sur ce point. Mais l'année 2025 est arrivée et ... Bref (je vais pas radoter de nouveau hein!). Sur les projet, je suis même à l'origine d'un ''bébé'' projet en 2021 (il fait dodo là! {{sourire}}) : [[Projet:Sciences]]. Même si je n'ai pas finalisé la partie projet, que j'ai créé de nombreuses "ébauches" qui sont encore à améliorer, je peux quand même oser affirmer que mon travail (toujours en cours d'ailleurs) sur certaines personnalités "historiques" de ce projet est sacrément béton ! {{sourire}}
:::::::
::::::::J'y pense là. Plus haut je cite mon propos de candidature : "Ici, sur Wikiquote, les Spécial:Modifications récentes sont facilement « gérables », il y a relativement peu de vandalismes ou autres", et tu me réponds : "Dans un certain sens, c’est pratique en effet qu’il n’y a pas beaucoup des changementes à Wikiquote. ''Il y a du vandalisme'', hier par exemple, mais pour ces cas il y a des personnes des wikis plus grands qui s’occuppent. En général, il faut seulement les règles clairs, et alors ça fonctionne".
:::::::
::::::::Oui, le plus souvent c'est comme ça. Mais non, fin 2025, {{souligner|factuellement}} : c'est des dizaines de nouvelles pages et des centaines de modif par jours par vagues, pour 3-4 relecteurs expérimentés max. Et à un moment donné (vraiment à partir d'octobre me semble puisque [[Discussion modèle:Brouillon#À adapter]]), un nombre plus élevé de suppressions immédiates : parfois demandées là [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]], parfois seulement avec le bandeau, voir [[Spécial:Journal/delete]] en fait ; puis parallèlement aussi de nombreux passages en brouillon, d'où ce travail sur le modèle et la catégorie pour éviter d'en supprimer trop... Puis on s'est finalement rendu compte petit à petit qu'on n'arrivait pas à suivre, que les pages problématique (au dela de la forme...) s'entassent et que ces vagues viennent d'un usage massif et irraisonné d'IA pour creer/modifier des pages... Et les problèmes graves pour notre projet sur ces pages sont principalement : des copies quasi intégrales, des attributions fantaisistes, des bidonnages de sources. problèmes pour nous (admin surtout) : nos texte réglementaires jusqu'ici suffisants ont montré les limites du périmètre d'application, administrativement c'est tout simplement ingérable ({{souligner|je sais de quoi je parle!}}).
:::::::
::::::::En fait, et je crois l'avoir clairement compris hier, nous en sommes, et c'est assez sain en fait, à ce stade {{w|Wikipédia:Règles et recommandations}}. Et il y a des trous dans la raquette au niveau de notre politique du fait notamment de calques wp partiellement adaptés, et que des consensus tacites de bon sens ne sont pas noir sur blanc (cf. une citation suivie de sa source, c'est tout bête mais...). Oui, pour un nouveau/lecteur contributeur, nos pages d'aide et reco/regles suffisent dans les grandes lignes, par méthode essai/erreur, c/c, etc, il va assez vite se familiariser et ne pas avoir besoin d'éplucher attentivement chaque texte de notre politique... seulement, quand certains viennent ici pour espérer gagner qlq billets à la clé, tu comprends qu'ils n'ont pas la même motivation ou les mêmes intérêts qu'un internaute qui arrive ici par curiosité et un certain gout pour la lecture et la recherche de sources... Et là on est factuellement désarmé et il nous faut bétonner nos textes réglementaires pour nous permettre à tous de progresser et grandir. Cf. [[Discussion Wikiquote:Prise de décision/Usages IA#Question 1 : Statut]].
::::::::Ce n'est pas du tout l'aspect qui me plait le plus, mais il faut en passer par là, et c'est un processus sain en fait.
::::::::Bien sur, l'aspect accueil, accompagnement à aussi son rôle (important) au jouer, d'où le temps que je passe à lire et reprendre les idées/echanges qui ressortent et nous permettront là aussi de progresser.
:::::::
::::::::Bon dimanche. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 10 mai 2026 à 08:15 (CEST)
┌─────────────────────────────────────────────────┘
Hah ! J’ai pensé que les règles claires conduissent aux actions sans discussions, d’où ma pensée. Je savais qu’il y a une phase fatiguant, mais je me ne pas pu imaginer que c’était si mal !
Mmh ... science ... tu t’intéresse pour les mathématiques ? J’ai eu ''un peu'' de contacte avec les mathématiques dans ma vie, je sais même ce que sont des coordinates polaires, mais je ne sais pas d’où prendre une citation. On pourrait louer Euler un peu :
{{Citation|Le premier auteur à avoir envisagé les coordonnées polaires dans l’espace tridimensionnel fut Clairaut, mais il se contenta d’évoquer la possibilité d’un tel concept. Le premier à les développer fut Euler, à qui l’on doit à la fois les coordonnées polaires et les coordonnées radio-angulaires. Une variante intéressante de ces dernières fut mise au point par Ossian Bonnet.|}}
{{Réf Article|titre=The Origin of Polar Coordinates|auteur=Julian Coolidge|publication=Amer. Math. Monthly|volume=59|date=1952|page=78-85|langue=en|url=[https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww-history.mcs.st-and.ac.uk%2FExtras%2FCoolidge_Polars.html résumé]}}
{{mdr}} OK, il est temps pour une petite correction et après je me dois m’excuser car j’ai effectivement des choses à faire ce dimanche ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 10 mai 2026 à 09:24 (CEST)
:Rire, les math et moi, c'est une histoire d'amour (je savais compter avant de connaitre l'alphabet) mais même si je me suis évidemment d'abord orienté en math pour mes études universitaires, j'ai bifurqué en botanique (autre passion) et je suis rentré dans la vie active. reste que oui, j'ai cultivé ma passion pour le math, et l'histoire des sciences en général. Là aussi ma bibliothèque perso est assez copieuse ! C'est d'ailleurs une grosse part de mes contributions wiki significatives sur ces dix dernières années (le [[w:wikipédia:Wikiconcours/septembre 2019/Équipes/Équipe 31]] est d'ailleurs focus dessus et ca a eté l'occasion de demander qlq autorisations, c'est Cbyd qui s'en est chargé!; et puis j'ai eu l'occasion d'interagir directement sur wp/et en privé avec des professionnels du domaine qui ont même une page Wikipédia {{clin}}). pour contribuer, voilà une partie de ma doc [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Documentation]] (partiellement et plus à jour mais c'est à qlq clics ;). Pour Euler, j'ai un peu touché à la section Publi et biblio/notes/ref, me semble notamment pour le lien [[w:Dictionary of Scientific Biography]] (page que j'ai crée),et quelques ouvrages de référence et accessibles... etc, cf. [[w:Leonhard Euler#Bibliographie]], mais je n'ai pas fini mes travaux wiki sur la bio de [[w:Adolf P. Youschkevitch]] (page que j'ai créée aussi)... Voilà pour un petit aperçu {{clin}}. Ici, c'est un peu différent, mon approche un focus sur les cita bien sur !
:Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 10 mai 2026 à 10:04 (CEST)
:ps: pour les liens web [[w:MacTutor History of Mathematics archive]], on n'a pas le modèle ici {{w|Modèle:MacTutor}} (que j'ai un peu bidouillé sur wp), il est sur q:en aussi : [[q:Template:MacTutor]] (je suis passé le corriger y'a qlq années). Y'a parfois qlq pages "citations", comme signalé ici sur qlq pdd {cf [[spécial:recherche/all:insource:"MacTutor"]] {clin}}. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 10 mai 2026 à 10:17 (CEST)
::Aha, OK, merci pour l'aperçu. Je pense que c'est une bonne chose d'avoir la possibilité de s'entretenir avec les autres avec les mêmes intérêts. Je dois dire que je ne peux pas participer à ce niveau concernant les mathématiques / l'histoire des mathématiques :( --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:05 (CEST)
:::Hum, peut-être pas directement sur la ''thématique'' math/histoire des math, mais pour les pages des personnalités historiques du domaine, qui avaient souvent plusieurs casquettes et intérêts (philo, religion {{clin}}, etc), à mon avis tu as des points de croisement disons et en fait tu l'as déjà fait/montré avec ce bon vieux [[Leibniz]]. Donc à mon sens, tu as certainement de quoi enrichir/créer de nombreuses pages de la categ [[:Catégorie:Mathématicien]] (je pense aux "allemands" (germanophone) par ex mais pas seulement). A toi de voir, petit à petit, en fonction de tes lectures, intérêts, envies et de ton temps ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:17 (CEST)
::::Ah oui, Leibniz, bien sûr. Je trouve Leibniz génial (sauf ces idées pour les armes). J'ai en effet lu un livre sur Leibniz et je suis été inspiré par cette personne. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:22 (CEST)
== En wikislow au moins jusqu'à 17 juin 2026 ==
[[Fichier:LibrePlan Screenshot.png|thumb|Un PDG voit un pêcheur et il le dit : « Arrêtez ça, vous pourriez faire des choses importantes ! » - « Mais pourquoi ? » le pêcheur demande. - Le PDG : « Vous pourriez gagner d’argent, beaucoup d’argent, et vous allez devenir riche ! Vous allez avoir plein de temps ! » - « Mais je l’ai déjà ... » répond le pêcheur.]]
Bonjour @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik2Mars]], je suis en wikislow au moins jusqu’à 17 juin 2026. J’ai décidé d’ajouter les choses à [[Utilisateur:TLD35/À faire]] au lieu de les faire maintenant. Pour des choses que tu trouves importantes, tu peux [[Spécial:Envoyer un courriel/TLD35|m’envoyer un courriel]]. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 12 mai 2026 à 22:56 (CEST)
== [[Etty Hillesum]] ==
Salut ! J’espère que tu vas bien ! Pour ton brouillon [[Utilisateur:TLD35/Etty Hillesum]], comment veux-tu faire ? Ta source est en anglais, et on a déja les deux sections :
*[[Etty Hillesum#Une vie bouleversée, Journal 1941-1943]] (que j’ai dans ma biblio perso)
*[[Etty Hillesum#Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943]] (que j’ai à dispo et travaille depuis qlq temps)
Je me suis permis qlq p’tites touches sur ton brouillon, pour nous aider à passer de l’une (en anglais) aux deux autres (en fr). Je navigue assez facilement de l’une à l’autre depuis le temps maintenant.
Et depuis que je travaille avec l’Ed les Ecrits, c’est quand même bien plus clair (pour rappel d’ailleurs : {{Article |langue=fr |prénom1=Philippe |nom1=Noble |titre=Le texte d'Etty Hillesum, de l'original à la traduction française : un cheminement singulier |périodique=Revue française de linguistique appliquée |volume=VIII |numéro=2 |date=2003 |issn=1386-1204 |issn2=1875-368X |doi=10.3917/rfla.082.31 |lire en ligne=http://www.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2003-2-page-19.htm}}), même si pour le moment je n’ai posé in main que qlq points de repere pour Rilke (qu’elle cite abondamment…). Comme dit par mail, pas encore vu intégralement la serie, mais dis-toi que je me suis même demandé si j’allais pas annoter qlq citations entendues pour les retrouver dans les Ecrits et si pas encore ici les ajouter… j’ai déja fait ça pour Vinci avec une émission d’ailleurs, mais y’avait déja presque tout ici ^^ !
Bref. Comment puis-je t’aider ?
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 00:11 (CEST)
:Oui, merci, je suis très productive ces jours et je suis heureux que j’ai pu lire ce livre en 1 jour seulement car j’ai un calendrier serré. (Ça veut dire que je vais avoir « une petite pause » le prochain vendredi seulement la prochaine fois.)
:* Merci pour tes touches sur le brouillon. N’hésitez pas en général car c'est un wiki et pas mon journal !
:* « y’avait déja presque tout ici » → Est-ce que je n’ai pas choisi trop des citations ? Je serais heureux si la réponse était « non » car je n’aurais plus le devoir de choisir entre les citations que je les trouve tous précieux. Dans tout cas, je pense que c’est nécessaire de trouver des thèmes pour trouver des catégories plus comestibles.
:{{#babel:nl-0}}
:* Je m’excuse que je n’ai pas choisi le français. Premièrement, j’ai eu Noble 2003 dans ma tête et j’ai choisi ''ad fontes'' si possible (nl-0 {{triste}}). Deuxièmement, je suis été beaucoup plus vite, une chose importante dans ces jours pour moi. Je pourrai trouver les translations en français et les sources d’une manière convenable, et faire l'intégration dans [[Etty Hillesum|l'article]] etc., mais après wikislow.
:* On peut rajouter les citations que la série a choisi, mais après avoir lu les écrits d’Etty, je pense que la série prend beaucoup de libertés et que elle l’a dessine trop indécise, et cela inclut également les citations sélectionnés. Et on lui aurait rendu davantage justice si on avait montré ''toute'' sa vie pour montrer le contraste et sa force plus clairement. (Mais le dernier dialogue était drôle.) Mais je les comprends car c’est plus facile de traiter l’amour humaine et pas divine car le vocabulaire et les forces sont BEAUCOUP plus difficile à comprendre et communiquer dans le dernier cas.
:* Wikiquote est perpétuellement le premier stage d’un travail scientifique. (C’est un compliment, je ne sais pas un projet de Wikimedia plus scientifique !) Mais je me vraiment souhais d’avoir des conversations ''avec qui que ce soit'' sur des thèmes intéressants. Oui, je ne parle pas des essais d’interprétation, je parle des conversations. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 23 mai 2026 à 09:39 (CEST)
:: « y’avait déja presque tout ici », ma phrase est alambiquée désolé : je voulais parler de l’émission sur Vinci qui citait ses propos en voix off et qu’au final on avait déja presques toutes ces citations là ici.
::Oui, ta sélection est bonne, NHP. La deux y est déja (''in main''), dans les deux éditions fr, depuis peu de temps cela dit : 20 février dernier [[spécial:diff/449967]]; et le commentaire de Todorov depuis septembre dernier [[spécial:diff/426407]].
::Si tu peux accéder aux ed fr, c’est super. Puisque tu as déjà lu la version "An Interrupted life : the diaries" en anglais qui correspond à "Une vie bouleversée", tu peux passer directement à la version les "Ecrits" : édition intégrale, date etc. C’était l’objet de ma demande, savoir si tu avais besoin d’aide pour la/les vf, puisque j’ai les deux avec moi.
::A terme, je me demande d’ailleurs comment faire avec ces deux "vf". Bref, on verra.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 10:07 (CEST)
:::Oh, je n’ai pas pensé ça ! Je savais que tu as parlé de de Vinci. Mais contrairement à Vinci, on a ici la situation d’un seul livre encore une fois (i.e. comme [[Discussion:Marguerite Porete#c-TLD35-20260131101800-Malik2Mars-20260131093400|chez Porete]]) et pas plusieurs fois comme chez de Vinci et je m’ai demandé si j’ai cité trop d’un seul livre d’un point de vue juridique. [EDIT: non, c'est bien fair use, c'est pas à la limite du tout [[m:en:q:The Lion King|comme ici]].]
:::Umm, j’ai cherché vitement et je peux accéder « Une vie bouleversée », version 1995 {{ISBN|9782020246286}} (EPUB) et « [https://archive.org/details/lettresdewesterb0000hill Lettres de Westerbork] » {{ISBN|9782020103589}} (mais aussi {{ISBN|9782020086295}} ? ) (PDF), qui en effet fait part du livre « Une vie bouleversée ». Je peux mettre la traduction française assez vite. [EDIT: fait]
:::Peut-être j’ai besoin d’aide pour la détermination des pages car la version EPUB n'a pas des pages. Merci pour ton offre d’aide ! Je vais voir après wikislow et je vais m’informer sur la situation des traductions françaises après wikislow.
:::Malik, je suis en train d’organiser le temps de l’été. J’ai déjà organisé [[Discussion utilisateur:TLD35#c-TLD35-20260502235300-Malik2Mars-20260501094800|un échange concernant les thèmes de Porete avec une personne]], et la lecture et [[Discussion utilisateur:TLD35#c-TLD35-20260503110100-Malik2Mars-20260503091600|la discussion d’un livre hors Wikiquote avec une autre personne]], mais j’ai temps pour autres lectures où je souhaite avoir un échange via conversation en face à face.
:::Est-ce que tu penses que c’est réalisable d’organiser des rencontres d’une communauté qui travaille en ligne normalement pour la discussion d’un livre où pas car on ne vit pas dans la même ville ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 23 mai 2026 à 11:35 (CEST)
{{RI}}
Bonsoir !
Alors, pour essayer de parler le même langage, j’ai retouché ton brouillon avec qlq détails sur le cheminent des traductions pour les sources primaires en anglais et en français : par là [[Utilisateur:TLD35/Etty Hillesum#Sources]]. En gros, les premieres publi en anglais et français sont très incomplètes, mais ce sont ces éditions là qui ont notablement contribué à faire connaître ses écrits, particulièrement en français. L’édition 2008 en fr est basée sur la cinquième édition néerlandaise de 2008 (1ere en 1986 (Etty: De nagelaten geschriften van Etty Hillesum, 1941-1943), la sixième de 2012 a changé de titre (Etty Hillesum, Het Werk). Une Ed {{en}} bilingue existe aussi depuis 2014 (tu y as accès en Suisse sauf erreur). J’ai aussi ajouté qlq ligne biblio "secondaires" qui justement te permettront de confirmer/croiser ces données et bien plus.
Pour la page [[Etty Hillesum]] et ton brouillon, bien sûr tu peux compter sur moi pour te donner les correspondances dans les ed fr, c’est ce que j’avais en tête dès mes premières modifications sur ton Brouillon.
Je vais te repondre plus longuement pour justifier pourquoi il est important de connaître un minimum ce cheminement singulier du Journal et des Lettres (qui n’est pas un cas unique, y a la même en plus simple avec la trad fr du Journal de Klee ^^), et ça me permettra aussi de résumer cela en pdd de l’article ici pour étayer notre travail. Ça devrait en fait aussi figurer sur wp depuis longtemps, mais ces détails sont souvent négligés sur wp… (bref).
J’isole ci-dessous deux sujets que tu abordes. Je vais manger un bout, prendre une douche et je repasse.
A+, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 21:01 (CEST)
re, bon, pas encore mangé ni pris ma douche (je commence à avoir des étoiles dans les yeux, donc je reviens dans la nuit. Rapidement, pour ta page je te re propose la decoupe suivante [[spécial:diff/459133]]. J’espère que ça te convient et que tu comprends pourquoi. J’ai complété le {{m|Pour info}} en tete de [[Utilisateur:TLD35/Etty Hillesum#Citations]].
En effet, tu cites au départ des extraits du Journal, et ensuite des Lettres en partant de la version {{en}} de 1983. Tu as pu ajouter les extraits en {{fr}} sur la base de 1995 (EPUB) mais sans pagination. Je peux te donner les pages dans ''Une vie bouleversée'' 2020 qui est dans ma biblio perso. Ainsi que la correspondance dans ''Les Ecrits''. A titre d’exemple, regarde la citation 2 et la citation 24 qui sont déjà ''in main''.
Pour la suite, je vérif une à une les cita que tu as sélectionnées (Journal+Lettres), je te donnes sur ton brouillon les correspondances dans ''Une vie bouleversée'' 2020 avec pagination et aussi dans ''Les Ecrits'' 2008 ainsi que les variantes de traduction si y’a. Et tu pourras alors les ajouter in main. C’est Ok pour toi ?
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 23:16 (CEST)
:Oui, je suis d'accord. J'ai préparé les citations pour les copier-coller. Maintenant, c'est à toi : je ne connais pas les pages et je ne sais pas si une version plus nouveau a changé dans les citations que j'ai quand même copié dans le modèle Citation. Je fini par créant la structure pour les citations des lettres, mais après je pense que je vais dormir. Dans tous cas, ne tire tropsur la ficelle avec la fatigué, des étoiles dans les yeux me paraît un peu trop. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 24 mai 2026 à 00:06 (CEST)
::Voilà, c’est ok pour moi aussi avec ta structure de travail pour avancer ! Super !
::Je viens de me charger de la 5 sur ton brouillon et je file manger. Et cette nuit je vais contribuer un peu sur d’autres sujets, mais plus tard/tot demain matin.
::Je réponds plus longuement demain dans la journée ici et ci-dessous. Ça me fait vraiment plaisir de t’aider à contribuer sur [[Etty Hillesum]], et c’est un très bon exercice pour moi aussi. Gagnant gagnant ! Travailler à partir de traductions dans d’autres langues est possible (voire depuis d’autres versions linguistiques de Wikiquote moins rigoureuses que q:fr…), mais ça demande un peu de rigueur et là tu es mon cher un ''compagnon de route'' très agréable que j’ai plaisir à ''accompagner'' !
::Bonne nuit, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 mai 2026 à 00:22 (CEST)
::ps:pas de souci pour la fatigue, le cerveau est déjà energivore et je le fais assez souvent surchauffer en contribuant ici (ou dans mon ancien travail avec certains dossiers compliqués…). C’est pire qu’un marathon ^^. Là, au moins j’ai pas mal aux yeux aujourd’hui ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 mai 2026 à 00:31 (CEST)
:::Re !
:::(dis, cette lecture ne te fait pas penser (un peu) à [[Wittgenstein]] et son « expérience de se sentir absolument sûr » ? {{chut}}, nous ne pouvons rien en dire ! Et pourtant elle, elle a réussi non?)
:::Pour ta page de travail, je vais le faire dans l’ordre des citations que tu as sélectionnées, une à une. Je te propose d’utiliser le code {{go}} pour te signaler que j’ai révisé les citations et Ref dans 2020 et 2008. Le code {{done}} c’est pour celles qui sont déja ''in main'', soit dans 2020, soit 2008, ou le deux. La (3), déja in main via 2020, est exemplaire, un cas d’école pour illustrer l’ « avertissemet des traducteurs ». Voir mon ajout là sur ton brouillon [[spécial:diff/459164]].
::
:::Nous avons commencé à discuter de cette page sur la pdd de mon brouillon modèle [[Discussion_utilisateur:Malik2Mars/Modèle#c-Malik2Mars-20260408222100-Liens_utiles|là]] où je te signalais ce « Probleme spécifique édition vo/vf », et que cette page etait la seule sur « le theme du « chemin spirituel », en l’état de mes lectures, [à avoir] vraiment retenu mon attention de contributeur ». Mais je dois te preciser que ce n’était pas cette thematique là du « chemin spirituel » qui m’a conduit à Etty Hillesum au départ, ce n’était pas ça que je cherchais, je l’ai trouvée en route disons. Pour faire simple, ça fait des annees, à titre personel, que je me documente sur les « témoignages », les recits, et les fictions, au départ sur la thématiques de la guerre d’Algérie, les harkis. Pourquoi ?: là reponse est là à un clic https://www.onac-vg.fr/harkis-de-largentiere-07 (ma grand mère, ma mère et un de mes oncles sont sur ces photos… : ils sont partis de {{w|Ghazaouet}} en 1962, puis ont transité par Marseille, le Larzac puis {{w|Largentiere}} avant de rester jusqu’à la fin des années 1970 dans un {{w|Hameau de forestage}} à La Ciotat…[[Image:La Ciotat - Chantiers navals.jpeg|vignette|Chantiers naval de La Ciotat, 2015]]). Pour comprendre ''mon'' histoire, celle de ma mère, ses frères et sœurs, mes grands parents, les traumatismes évidents, les blessures cachées, les non-dits, les nombreuses addictions et pathologies de cette génération en particulier… Puis ça m’a conduit sur wiki à : creer/contribuer sur un certain nombre de pages ici; à participer à l’article {{w|Migrations à Marseille}} qui faisait suite à notre atelier de 2015 à la MMSH; à creer {{w|Bassin minier de Provence}}, etc. Et puis bien sûr j’ai élargie à d’autres "tragédies", horreurs, massacres, de l’Histoire, j’ai lu le classique d’[[Anne Frank]], le journal d’[[Hélène Berr]], l’œuvre somptueuse de [[Charlotte Salomon]] (j’ai créé les 3 pages ici), et bcp d’autres, comme [[Germaine Tillion]] qui me permet de lier plusieurs thématiques justement, et on y recroise [[Tzvetan Todorov]]. Bref.
:::Pour Etty Hillesum donc, j’avais proposé à {{ping|An insect photographer}} et {{ping|Jorune}} de travailler cette page avec d’autres car « je pense que notre projet a bcp à gagner à avoir des pages de qualité sur ces thèmes en particulier et peut-être même proposer cela pour un atelier…, cf [[Discussion_utilisatrice:An_insect_photographer#c-Malik2Mars-20260117154900-En_ce_début_d'année_2026_...]]. Si on avance bien sur cette page, en citations de ses Ecrits, en citations sur, en illustrations, ça peut servir d’exemple.
::
:::Cette dernière phrase servira d’intro à la section sur les limites à clarifier/fixer, en effet : c’est principalement une question de proportion, mais aussi dans le « but à atteindre » (soit un recueil original de citations "de la personne" et "sur la personne, son/ses œuvre(s)", le tout solidement sourcé et illustré). Spoiler Alert : et si on a déja remarqué qu’avec une bonne bibliographie secondaire on peut presque reconstruire quasi entièrement certaines œuvres comme si de rien n’était…, alors là : {{espiègle}}.
:::Allez, il fait jour, et je me suis pas couché ^^.
:::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 mai 2026 à 06:34 (CEST)
::::Il était une fois une vieille femme qui vivait dans une maison de retraite. Dans le système du [[w:Service civil (Suisse)|service civil]], on peut décider où on veut faire les missions et j’ai décidé de faire une mission chez cette maison de retraite. Mes devoirs étaient le support général et aussi ce qu’on appele [[w:Animation socioculturelle|animation]] chez les maisons de retraite. Ça veut dire qu’on fait ''animer'' les personnes qui souvent restent assis sans bouger tous le jour là, i.e. on organise des activités sociaux, on fait les promenades, on les accompagne pour les achats hors de la maison de retraite car ils ne peuvent se plus orienter, etc. Maintenant, cette Sophie, comme je la veux appeler, était en assez bonne forme et vivait une vie encore assez indépendant. Quand-même, elle n’était pas heureux. Dans les couloirs, on l’a entendu toujours car elle parlait avec elle-même tout le temps dans un climat de mécontentement, et aussi en français. À la Suisse, il y a la Romandie, et pendant je vis à la Suisse allemande, on entend parfois le français. Mais il n’y a pas beaucoup des personnes qui savent parler le français ici, même si nous l’avons eu à l’école plusieurs des ans. Les employés surtout n’ont pas eu le français beaucoup des ans à l’école et en général ils ont bien commencé à ignorer Sophie. Ils même n’ont pas parlé beaucoup en mal d’elle pendant le déjeuner car les personnes « problèmatiques » sont ceux qui sonnent pour les employés souvent. Non, Sophie ne sonnait pas pendant les nuits, très bien, et même pas pendant la journée, tant mieux !
::::<br>
::::J’ai visité Sophie quelque fois et comme tous les habitants elle a toujours parlé que sa fille va l’a visiter dans 6, 5, 4, 3, 2 jours pour sa visite hebdomadaire. Et vraiment, sa fille, une femme aussi pas trop jeune, l’a visité. Par hasard, je l’ai rencontré dans l’entrée de cette maison de retraite quand j’ai accompagné un autre des 70+ habitants. Cette personne a voulu rester et alors j’ai accompagné Sophie et sa fille pendant la viste de la fille. Une proménade sous un soleil radieux, un jour avec des nuages jolies et le ciel bleu. Sophie était heureux, oui, mais la plus petite chose l’énervait tout le temps. « Mais ils n’ont pas taillé la haie ! », se plaignait-elle une fois, « Ces fleurs se dessèchent ! » une autre fois. « Maman », sa fille l’a mis en garde, « mais c’est pas grâve ». Sophie marmonnait toujours quelque chose d’incompréhensible comme réponse et continuera la promenade. « Je me dois excuser », sa fille m’a dit, « elle est un peu bizarre ». « Pas de problème », j’a répondu, « je m’entends bien avec elle et nous avons déjà parlé un peu dans les couloirs ». Et nous avons continué la promenade. Une fois, Sophie déclarait encore une fois une anomalie, mais en français. Je réponds en français, et rassure-la. Après, sa fille : « Oh, je m’excuse, elle parle le français parfois, même si elle sais parler l’allemand très bien ! » « Ah, pas de problème », j’ai répondu, « nous l’avons eu à l’école. » C’était génant pour la fille quand-même parce qu’on ne suppose pas d’une personne suisse-allemand qu’elle sait parler le français, comme on ne pense pas d’une personne de la Romandie qu’elle pourrait parler l’allemand. En effet, on parle l’anglais avec les personnes de l’autre côté du [[w:Röstigraben|Röstigraben]] car c’est plus probable que tous les deux savent parler l’anglais.
::::<br>
::::Quelques jours après, après un déjeuner de midi, j’ai préparé le plan pour mon circuit. On doit vraiment organiser ça dans une maison avec 70+ habitants ! Comme j’ai préparé le plan dans les coins de l’animation, Sophie s’est approchée. « Ah, qu’est-ce que c’est ça, ce désordre ? », elle a demandé et elle a commencé à fouiller dans les étagères pour l’animation, complètement ignorant que c’est une place pour les employés. C’était claire qu’elle cherchait le contacte et alors j’ai commencé à montrer des choses. « C’est quoi ça ? Un ballon pour les enfants ? », elle s’énerve. « Oui, c’est un ballon, mais c’est pour trainer les muscles », j’ai expliqué. « Ah, c’est trop lourd ! », elle dit et vise la table alors. « Je veux lire mon magazine que j’ai acheté », elle dit et déballe un magazin. Alors, pourquoi pas, je pense, je vais lire ce magazin avec elle qui cherche le contacte.
::::<br>
::::C’est un magazine people. En première page, il y a un photo d’un mariage. Un frère d’un prince de Danemark ou quelque chose. « Ah, c’est joli », Sophie déclare. Et elle tourne la page et se concentre pour quelque secondes. « Incroyable ! », s’écrie-t-elle, « ils ont été agressés dans la rue et il s’est echappé et l’a laissé tout seule avec les méchants ! ». Je regarde la photo, une femme en larmes qui raconte comment son mari est echappé pendant cette épisode (heureusement, il n’est rien arrivé). Avant que je peux répondre, Sophie continue à tourner la page. Un rapport d’un procès. Une personne a tué sept personnes et caché leur têtes dans un sous-sol d’un immeuble. Avec photos d’évidence. Iiih, je me pense, je ne vois pas les films d’horreur, et maintenant ça ! Je n’ai jamais lu un journal de boulevard, je ne savais pas qu’ils sont si violents ! « L’horreur », s’écrie-t-elle, indignée, et oui, c’est vraiment l’horreur.
::::<br>
::::« Umm, Sophie, vous avez acheté ce magazin où ? » je la demande. « Dans un kiosque », elle réplie, un peu étonné. « Et avez-vous vu quelque chose intéressante ou jolie pendant l’achat ? » Sophie réfléchit un peu. « Oui, en effet, j’ai vu des fleures belles. » Elle sourit car elle se souvient. « C’est le printemps et j’ai vu des fleures belles. » Elle retourne chez le magazin et heureusement continue par tournant la page.
::::<br>
::::Quelques pages après, nous commencons à parler de notre vies. « C’est bon qu’il y a une personne ici qui peut parler le français », elle m’explique, « car je n’ai personne à parler. » « Ah oui, vous êtes de la Romandie ? », je continue la conversation. « Oh, oui », elle rayonne. « Hmm, je ne comprends jamais pourquoi vous ne pouvez pas vivre dans une maison de retraite où vous voulez. » « Moi non plus. » « Et, étiez-vous mariée ? » « Oh, oui ! », elle répond et rayonne encore plus. Elle se tait pour quelques secondes. « Merci pour le souvenir ! » Vraiment, je me pense, elle a ses racines à la Romandie. Peut-être elle a vécu pour 25 ans ou quelque chose comme ça dans la commune suisse-allemande de cette maison de retraite, mais quand-même ... Peut-être une question d’argent.
::::<br>
::::Heureux que j’ai trouvé un chemin dehors ce magazin sensationnaliste et maudit, je continue la conversation trop en retard, comme chez presque tous les habitants de cette maison de retraite. « Et vous etiez grandie dans quel village ? » Surtout avec les gens souffrant le la maladie d’Alzheimer, c’est l’autre chose dont ils se souviennent presque toujours. « Ah, je suis de Lyon. » Hmm, Lyon, je me pense, nous sommes passé en bus lors de notre voyage de fin d’études du gymnase. « Aha ... c’est pas loin de la Suisse, n’est-ce pas ? » « Oui, c’est ça. » « Mais vous avez vécu à la Romandie ? » « Oh oui, c’est là que nous nous sommes mariés ! » Et elle me sourit dans ma face. Je continue : « Et votre famille, est-ce qu’elle est aussi déménagé à la Romandie ? »
::::<br>
::::Tout à coup, cette vielle femme cherche mon bras dans un mouvement instinctif et réponds, tout à coup secouée, vraiment secouée, et fond en larmes :
::::<br>
::::« NON ! [[w:Klaus Barbie|Ils l’ont pris !]] »
::::<br>
::::--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 24 mai 2026 à 13:25 (CEST)
{{RI}}
Bonsoir ! J’espère que tout va bien pour toi ! On poursuivra cette discussion sur ces témoignages glaçants plus probablement IRL afin de garder certaines choses en privé et qui dépassent (trop) le cadre de nos potentielles ou effectives contributions wiki…
Pour ton brouillon. Révision Journal 1-7 ok. Afin d’appliquer la même démarche pour Lettres, j’ai révisé 25 et 34 avec les Ref 2020 et 2008. Donc la suite dans l’ordre à partir de 8 petit à petit. J’ai commenté toutes mes modif afin de te permettre de consulter plus facilement l’historique si besoin https://fr.wikiquote.org/w/index.php?title=Utilisateur:TLD35/Etty_Hillesum&curid=54366&action=history.
Si tu es ok, afin de faciliter la lecture de ton brouillon et alléger la page, une fois les citations/ref révisées peut-on supprimer petit à petit les citations en/fr des sous parties « source brouillon » si tu veux bien ? On aura alors uniquement 1) citation + Ref dans 2020 (si elles s’y trouvent bien sûr ^^!) et citation + Ref dans 2008. Cela te convient-il ? Les traductions sont parfois identiques, mais pas toujours et surtout 2008 est bien évidemment plus complet (y a de grosses découpes dans Une vie bouleversée, la lecture comparée des deux est édifiante ! ~350 p. vs ~1050, y a même pas match!), et ça permet aussi de dater précisément. Y’a de nombreuses notes également dans 2008. J’en ai indiquées deux notamment pour une cita tirée du livre lu dans la « salle de bain » qu’elle cite ou encore pour sa dernière lettre (jetée du train …) avec une citation de la Bible non identifiée dans cette formulation exactement. Pour les Lettres, on peut aussi pousser en ajoutant le code pour l’Ed 1988 qui est accessible, mais me semble suffisant de juste l’indiquer en tete de section (à creer : Lettres ou correspondance, au choix).
Si tu as la possibilité de mettre la main sur une des éditions complètes en anglais, peut-etre qu’on aura d’autres éléments intéressants à noter/comparer pour certains passages; ces éditions intégrales et critiques en différentes langues sont souvent complémentaires.
Avec ces relectures, je dois me freiner pour ne pas me replonger intensément dans Rilke^^! Bref.
Pour les section ci-dessous, je veux prendre le temps de te répondre de façon détaillée donc d’ici qlq jours.
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mai 2026 à 23:47 (CEST)
:{{Bonjour|Malik2Mars|texte1=Malik}}, heureux de lire ta réponse, mais avant peu du temps, je trouve une bonne chose de supprimer les citations « source brouillon » et même de se focusser sur les éditions les plus complets (i.e. la version 2008). La version allemande avec ces 1022 pages est aussi bien recherché et dit par exemple à ce passage de la lettre « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). » Je serai ravi de faire cette recherche sur les citations régénérantes vendredi soir je pense. +1 pour les dates précises.
:P.S.: « Oui ; et de quoi ou comment cette âme aurait-elle peur ? Certes, elle ne pourrait ni ne devrait rien craindre ou redouter : à supposer qu’elle soit dans le monde et qu’il fût possible que le monde, la chair et le diable, les quatre éléments, les oiseaux de l’air et les bêtes sauvages la tourmentent, la dépècent ou la dévorent, elle ne pourrait encore rien perdre si Dieu lui demeure, car il est tout entier partout, tout-puissant, toute sagesse et toute bonté. » →→→ Umm, euh, ... 🤔 ... uff ! Je ne sais pas moi non plus ! {{mdr}} --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 27 mai 2026 à 07:22 (CEST)
::Excellent, poursuivons sur cette route ensemble alors ! Tu vois, c’est notamment pour ça que je te disais que c’est un plaisir de t’aider {{sourire}} ! Et au final, comme pour ta judicieuse précision sur la ''Conférence sur l’éthique'' de Wittgenstein (« Cf. Ludwig Anzengruber (1872), « Die Kreuzelschreiber », acte 3, scène 1 cit. in Brian McGuinness (1927), « Wittgenstein: A Life », p. 94. »), en croisant nos sources et accés en différentes langues et nos connaissances, on pourra avoir des notes complémentaires (illustrées ?, certainement aussi) sur la page Etty Hillesum un peu comme [[Ludwig Wittgenstein#Notes et références]] {{clin}} !
::Les {{w|intertextualité}}s sont un vaste terrain de ''jeu'' pour nous autres wikiquotiens, avec souvent des précisons qui s’affinent petit à petit avec la pratique (les lectures, annotations, etc), encore plus quand il faut jongler d’une langue à l’autre (ex : pour pas changer, prenons celui qui écrit : « La science est le capitaine, la pratique est le soldat », un certain Vinci ^^ ''je crois'').
::Bonne journée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mai 2026 à 08:05 (CEST)
:::Oui, en effet, c’est utile d’avoir plusieurs sources, ça donne une vue plus nuancée. Quand-même, j’essaye d’utiliser des sources françaises si possible (cf. barrière linguistique). Je n’ai pas encore le temps d’organiser la source française 2008, mais oui, on le voit, la collection des differents connaissances va avoir pour résultat une version « vraiment critique » pour les 34 citations que je veux ajouter.
:::J’ai commencé [[Discussion utilisateur:TLD35/Etty Hillesum]] pour discuter les choses en détail. Il y a une chose que je trouve qu’on ne doit pas discuter, c’est supprimer les citations « source brouillon » une fois les autres sont là. Je peux faire ça ou tu peux faire ça - il faut seulement le clarifier.
:::Un détail : la lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 21:48 (CEST)
::::Salut, je te réponds vite, ok, je peux supprimer dès que je révise donc. Super. Ça va ameliorer la lisibilité. Ok, pdd là [[Discussion utilisateur:TLD35/Etty Hillesum]] ça me va. C’est bien la dernière dans 2008 fr mais oui, y’a bien des trouvailles depuis… je suis d’ailleurs sorti de ma retraite pour commencer à répercuter qlq détails importants sur la page wp:fr {{w|Etty Hillesum}}, œuvres, biblio, {{clin}}. Tu remarqueras que justement ma précision sur ton brouillon n’indique que « Carte jetée du train, retrouvée et postée par des paysans ». En gros, mieux vaut parfois garder le silence… en dire un peu moins pour ne pas se tromper disons. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
=== [[Wikiquote:Droit de citation]] (ou [[:en:Wikiquote:Limits on quotations]] à clarifier sur q:fr) ===
=== Rencontres ===
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459848
2026-05-29T20:46:34Z
Malik2Mars
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/* Etty Hillesum */ en mode furtif^^
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wikitext
text/x-wiki
{{Bienvenue}}[[Utilisateur:An insect photographer|An insect photographer]] ([[Discussion utilisateur:An insect photographer|discussion]]) 1 janvier 2026 à 09:07 (CET)
== Klee, Wittgenstein, … ==
[[image:Beg-Meil, sémaphore.jpg|vignette|{{cita|[…] Me restera à jamais inoubliable le gigantesque menhir de {{w|Beg-Meil}}, près du Sémaphore, qui jaillit comme un monumental emblème de Beg-Meil au-dessus de la mer et du pays.}} (Lily Klee, ''Lebenserinnerungen'', dans
{{Article
| titre = Paul et Lily Klee
| périodique = Les Cahiers du Musée national d’art
| numéro =147
| date = 2019
| passage = 38
| url=https://shs.cairn.info/revue-les-cahiers-du-musee-national-d-art-moderne-2019-2-page-37}}]]
Salut! J’ai dû prolonger exceptionnellement mes "vacances" dans ma famille dans le Finistère (comme Klee en aout 1928, je suis à Beg-Meil {{sourire}} : https://kienzleartfoundation.de/sammlung/paul-klee/), donc je sais pas encore officiellement pour notre excursion de juillet. Je te dis par mail dès que je rentre début avril (semaine du 7) – normalement, officieusement, c’est bon. Ah, oui, toujours ce Problème d’acces au ZPK, et suite au signalement de qlq erreurs à rectifier sur commons/wd [[w:Discussion:Liste d'œuvres de Paul Klee#Fausses dates]], j’ai repris mes travaux illustrations/éléments pour les projets. Mais ce probleme d’acces à la base ZPK est gênant, tu en sais plus depuis ?
Comme je suis loin de ma bibliothèque, mes travaux sont au ralenti ici (et je vais aussi essayer de profiter de la bibliothèque familiale qui regorge de pépites !). Et je ne peux donc pas récupérer dès le 20 la trad fr du texte de Malcolm (je vais annuler ma resa et la refaire en rentrant). J’ai seulement pris avec moi ses Leçons et Conversations pour [[Ludwig Wittgenstein#Leçons sur l’esthétique]] principalement que je vais essayer de traiter ce week-end. Bref, Wittgenstein, Drury, Malcolm (…), ça attendra encore un peu.
ps:je connaissais bien la version "[[w:Library Genesis|Genesis]]" que j’utilisais y’a qlq années mais pas [[w:Anna's Archive]]!
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 18 mars 2026 à 23:20 (CET)
:Salut Malik, merci pour la mise à jour ! En ce qui concerne le ZPK, je suis y allé un jour pour me renseigner sur cette site web, mais malheureusement je suis été avec quelques minutes de retard. {{triste}} Je l’essaye encore une fois dans les prochains jours.
:Haha, je sais exactement ce que tu veux dire avec la bibliothèque familiale. Je dois dire que ça me rapelle à Spitzweg. {{sourire}}
:Pas de stress avec Wittgenstein et al., je te souhaite bonnes vacances - mes salutations à ta famille ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 19 mars 2026 à 00:37 (CET)
::Bonjour Malik, ils m’ont dit que cette site web est un grand projet qui a besoin beaucoup d’ans. Mais ils sont en train d’évaluer de faire une versionne temporaire. Les personnes ici sont invités de les contacter s’ils ont besoin d’informations. Si c’est plus façile pour tous, je récupère les besoins et je vais communiquer avec le ZPK. C’est tout ce que j’ai pu et ce que je peux faire. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 14:44 (CET)
:::Bonjour, merci ! Je les contacte directement en rentrant. Encore merci !
:::Là, la dernière archive dispo sur archive.org date du 17 fevrier 2026 ({{lien brisé|url=http://www.emuseum.zpk.org/eMuseumPlus}} )et la navigation/recherche par œuvre est impossible. Bref, c'est embêtant, il y avait notamment une biblio associée pour les oeuvres... un peu comme je tente de faire sur wd/commons avec par ex [[:File:Zeichnung zur Zimmerperspective mit Einwohnern, Paul Klee, 1921, 168.png]] / [[:File:Zimmerperspective mit Einwohnern, Paul Klee, 1921, 24.jpg]] / a ne pas confondre avec [[:File:Das andere Geisterzimmer (neue Fassung), Paul Klee, 1925, 109.jpg]]. Bref, et là je dois batailler avec un bot sur WD qui insiste pour déplacer le lien https://www.academia.edu/31305721 (désesperant !). [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 25 mars 2026 à 17:21 (CET)
::::De rien ! En ce qui concerne le bot, on peut toujours parler avec la personne responsable. Je le vois tout le temps, le plus récemment chez les personnes du ZPK : les personnes veulent vraiment aider si possible.
::::Hmm ... t’es sûr que le bot fait des choses fautes ? [[wikidata:Special:Diff/2475033175]] montre la propriété « Academia.edu profile URL » . Mais je ne sais pas si ça est bon ou non. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 17:47 (CET)
:::::Oui, j'ai bien vu le commentaire du bot, mais c'est faux dans ce cas là, le lien est un document(ici "Paul Klee, l’art allemand et la France durant l’Entre-deux-guerres"), non un "profil". L'élément est une oeuvre (peinture) et non un etre humain (!). Il y a d'ailleurs une contrainte qui est visible dans ce cas. Il m'a fait la même avec 1921, 168 ([[d:Q138633043]]), pour le document "Toward Performative Architectural Drawing: Paul Klee’s Enacted Lines". Bref, pas la première fois qu'un bot me fait des bizarreries : par ex, un bot persiste et signe pour ajouter un lien open library pour une ouvrage sur Kandinsky qu'il confond avec un ouvrage sur Klee ([[d:Q112194961]] et [[d:Q112194833]], voir historique). J'ai essayé, demandé de l'aide, puis j'ai abandonné.
:::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 25 mars 2026 à 18:09 (CET)
::::::Aha ! Peut-être [[wikidata:User talk:Ivan A. Krestinin|Ivan A. Krestinin]] doit savoir ça. Si tu veux, je m'informe sur la situation du bot qui ajoute les lien open library. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 18:15 (CET)
:::::::[[wikidata:User:OpenLibraryBot]] a cherché https://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?motRecherche=2900971004 et là, differents livres ont la même ISBN. La solution consiste de créer un identifiant Open Library correcte sur https://openlibrary.org, comme c'est discutée sur [[wikidata:User_talk:OpenLibraryBot#Wrong_OLID_Assigned_Twice|la page de discussion]]. Mais le site web ne fonctionne pas dans ce moment. Heureusement, le bot ne fait rien quand il y a un identifiant Open Library. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 25 mars 2026 à 18:44 (CET)
::::::::Oui, dans le cas de {{Bibliographie|Q112194961}} et {{Bibliographie|Q112194833}}, le Probleme est ailleurs disons, mais une fois que j’ai déprécié l’identifiant, pourquoi le bot insiste à le remettre une deuxième fois ? Idem pour {{bibliographie|Q112110632}}. J’avais demandé là [[d:Topic:Wwltda3kfxanut45]]. Mystere. Dans le cas ici, ce sont les vf (intro/présentation) que j’ai utilisées y’a qlq temps pour travailler certaines œuvres, sur wd, commons, et de la [[w:Catégorie:Œuvre de Vassily Kandinsky]] wp, mais je dois encore creer les elements "en" qui sont dispo sur Internet archive. Ainsi, j’ai une ébauche de tableau auto du cat raisonné là [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Kandinsky/Liste#Roethel et Benjamin, 1982-1984]] (et Barnett, 1992-1994 aussi). C’est à dire : potentiellement, consultable dans toutes les langues…, un catalogue raisonné qui se met à jour automatiquement, les liens/elements collections, lieu, décrit par, etc… Une fois qu’on a constaté qu’avec un bon paramètrage, c’est un jeu d’enfant (cf le tableau sur mon brouillon), la seule difficulté à surmonter c’est l’inévitable vertige devant l’ampleur de la tâche… Et comme pour Klee, j’ai donc une liste auto des ressources dispo sur wd [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Kandinsky/Liste#WD]].
:::::::
::::::::Bref. Il y’a parfois, pour les œuvres, les ouvrages, des erreurs de "bases" disons, des confusions, et il ne faut pas les importer bêtement sur les projets. Par ex, as-tu lu le papier de Marie Gispert « Paul Klee, l’art allemand et la France durant l’Entre-deux-guerres » (https://www.academia.edu/31305721) : « […] Or toute cette analyse repose en réalité sur une confusion. […] »; confusion entre 1921, 24 et 1925 109… de même, parfois, il y’a des erreurs de bases pour certains ouvrages qu’il m’arrive de demander de corriger en BU, comme pour un ouvrage du ZPK qui etait mal lié sur SUDOC (Ed "en" liée à AMU alors que c’était l’Ed "fr" dispo, soit {{SUDOC| 191838543}})
:::::::
::::::::Bref. Je travaille lentement depuis qlq années à construire sur le projets de quoi "sourcer" (correctement…), donc devoir batailler avec des Bot, ou voir des erreurs de bases importées bêtement : ça me depasse.
:::::::
::::::::Pour Klee, j’espère d’ailleurs pouvoir profiter de notre excursion pour éclaircir qlq points et voir comment on peut envisager d’avoir toute la collection dispo sur les projets wiki (commons, wd), et les sourcer correctement avec les elements ouvrages/éditions (en/de/fr…)…
::::::::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mars 2026 à 14:34 (CET)
:::::::::Ah, je vois : la qualité de la source est la chose importante et c'est difficile de faire des règles automatiques pour les bots. Est-ce que c'est une solution de bloquer les bots qui copient des informations fausses sur les pages que tu as adopté ?
:::::::::En ce qui concerne les œuvres de Klee, le ZPK a beaucoup des personnes, même les Dr., et je sais à cause de ma communication avec eux qu'ils ont une base de données de haute qualité. Ça veut dire que si tu as une question, tu peux les contacter et tu vais recevoir une réponse professionelle. ''Ad fontes !'' --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 26 mars 2026 à 19:44 (CET)
::::::::::Re ! Me voilà rentré ! Je vais les contacter dans la semaine !
::::::::::Pour le Probleme avec le bot sur wd avec les doc dispo sur academia, [[d:Q138633043]], [[d:Q138772254]], [[d:Q138772372]], je remarque qu’il n’est pas revenu à la charge pour le dessin, l’URL contient, en plus du numéro du doc, le titre. Et l’affichage du titre sur commons fonctionne par exemple pour la vidéo YouTube ZPK [[:File:Zimmerperspective mit Einwohnern, Paul Klee, 1921, 24.jpg]]… du coup, normalement je dois pouvoir régler ça en indiquant l’URL avec titre, et en ajoutant le qualificatif titre, ça doit s’afficher correctement aussi sur commons (pas l’URL rallonge…). Bref. Qlq réglages techniques à peaufiner pour pouvoir etre opérationnel pour traiter la [[c:Category:Works by Paul Klee without WD item]], et bien sûr dans notre cas là categ [[c:Category:Zentrum Paul Klee collection]]. En gros, avoir sur wd/commons les elements/fichiers correctement renseignés et, à l’image de certaines bases "musée", des données biblio, expo, etc… comme pour [[:File:Room Perspective Red-Green, 1921 - Paul Klee.jpg]]. Comme déjà dit, on avait avec le lien ZPK « une biblio associée pour les oeuvres... », par ex pour [[:File:Vor den Toren v. Kairuan, Paul Klee (1914).png]], mais le lien est une impasse là https://web.archive.org/web/20130119220005/http://www.emuseum.zpk.org/eMuseumPlus?service=direct/1/ResultListView/result.t1.collection_list.$TspTitleImageLink.link&sp=10&sp=Scollection&sp=SfilterDefinition&sp=0&sp=0&sp=1&sp=SdetailList&sp=0&sp=Sdetail&sp=0&sp=F&sp=T&sp=11
::::::::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 6 avril 2026 à 13:58 (CEST)
== Idée pour une contribution pas trop grande ? ==
Salut {{ping|Malik2Mars}}, je cherche à faire une contribution pas trop grande, mais je n’ai pas vraiment une idée dans le moment. Quelque chose comme ajouter des images semble adéquat pour le moment, mais aussi tapper une solution dans un module ou je ne sais quoi. T’as une idée ?
P.S. Merci pour [[Discussion_aide:Ressources#c-Malik2Mars-20260419151600-TLD35-20260419130700]], ça m’a fait plaisir ! Oui, Wikiquote avec ces peu nombreuses contributeurs / contributrices semble en effet comme Radiator Springs ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 avril 2026 à 00:58 (CEST)
:Coucou TLD35 ! Désolé pour ma réponse tardive, j’ai reçu la notif pour aller récupérer l’ed Cahier bleu et je voulais d’abord avancer un minimum la demande [[Discussion:Tractatus_logico-philosophicus#c-Malik2Mars-20260429154100-Seconde_référence_de_Heidegger_à_Wittgenstein|là]] et bien sûr [[Discussion:Ludwig Wittgenstein#Rien ne peut t’arriver]]. J’ai résumé en pdd. J’ai donc complété [[Ludwig Wittgenstein#Oets Kolk Bouwsma]] et [[Ludwig Wittgenstein#Norman Malcolm]] et groupé en une même note (la 2 là : [[Ludwig Wittgenstein#Notes et références]]). Dis-moi si ça te semble compréhensible et utile en l’état. Il faudrait completer la legende de l’image et si tu peux ajouter dans la legende la version en allemand de l’extrait de la pièce c’est super !
:Si tu veux t’amuser avec les illsutrations, peut-etre peux-tu proposer qlq chose pour [[Ludwig Wittgenstein#Norman Malcolm]], notamment pour la cita « […] la porte qui n'a jamais cessé d'être ouverte. »
:Je complete ma reponse plus tard pour les modules et autres, surement en passant aussi par ta page [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets]], là j’ai trop mal aux yeux et à la tete pour poursuivre, je dois impérativement couper.
:J’espère ne pas avoir fait d’erreur en route !…
:Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 avril 2026 à 23:16 (CEST)
::Merci, c’est exactement ce que je cherche ! C’est bon que tu a pu récupérer ce livre enfin, maintenant c’est vraiment clarifié. Je trouve les citations complètement compréhensible. Juste pour rappel: McGuinness écrit dans son livre « Wittgenstein: A life » sur page 94, juste après sa citation (ici la citation de la page 387 finissant par « qu’un credo religieux pouvait offrir… » ) : « In Ludwig Wittgenstein: A Memoir, p. 70. Marcus Aurelius (ad se ipsum 10.6) has a striking parallel to the passage referred to, but the thought is too general in its occurrence to be called Stoic. »
::J’ai déjà une idée pour l’image. Et parlant des illustrations: est-ce-que tu parles de l’illustration à [[Discussion:Ludwig Wittgenstein#Rien_ne_peut_t’arriver]] ? Je ne savais pas où mettre la version en allemand à [[Ludwig Wittgenstein]] !
::C’est aussi trop tard pour moi, je vais m’occuper de ces choses demain soir. Note pour moi: la versionne allemand (austriche) est à http://www.zeno.org/Literatur/M/Anzengruber,+Ludwig/Dramen/Die+Kreuzelschreiber/3.+Akt/1.+Szene (domaine public), peut-être seulement « Du ghörst zu dem alln, und dös alls ghört zu dir! Es kann dir nix gschehn! » .
::Bonne nuit ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 avril 2026 à 23:56 (CEST)
:::Bonjour !
::
:::Oui, désolé d’avoir tardé. J’ai dû annuler ma première réservation car j’étais en vacances et du coup le précédent lecteur a pu renouveler le prêt pour 3 semaines (les bu AMU proposent depuis 2 ans les prêts illimité en nombre d’ouvrages et, pour la plupart des bibliothèques du réseau, le renouvellement illimité (plus exactement : 999 renouvellements de 3 semaines…) sauf si y’a une réservation. Bref, j’ai reservé de nouveau en rentrant et j’ai enfin pu le récupérer hier. Hip hip hip hourra ! Youpi ! Super si c’est plus clair comme ça, c’est ta pertinente précision au départ qui m’a conduit à prendre le temps d’essayer de clarifier/aiguiller au mieux le lecteur francophone ! Donc {{merci}} à toi d’avoir identifié ce point important et non négligeable ici : {{bravo}} !
::
:::[[Image:Wien - Anzengruberdenkmal, Schmerlingplatz.JPG|vignette|…{{Citation étrangère bloc|langue=de|}}]]
:::Oui, je te propose d’ajouter la cita en allemand en légende de l’image qui est en note sur la page [[Wittgenstein#Notes et références]] (c’est bien celle en pdd et aussi ci-contre). Comme déjà dit ([[Discussion:Marguerite Porete#Forme globale à revoir]]), « J’ai déja dit (lors des travaux page accueil, cita j, etc, si ma mémoire est bonne), que sur :fr y a pas assez d’illustrations, et que du coup on peut s’inspirer des autres projets, donc à voir au cas par cas […] ». Ici, je vois une legende de type : Monument à Vienne représentant Anzengruber et son personnage Steinklopferhanns + la Cita en allemand. Le tout en regard de la note avec la trad fr du passage. Ça me semble idéal non ? Bien sûr, on peut aussi repenser la forme de la note, essayer visuellement d’inclure au fil du texte la citation de la pièce en vo et vf à l’aide de {{m| Citation bilingue bloc}}. Ce modèle est peu utilisé en l’état ici, voir par exemple la fin de section [[Léonard de Vinci#Giorgio Vasari]], section où la première image a une cita en légende là aussi : « Les pensées se tournent vers l’espoir »… Cela dit, la version italienne du modèle Citation bilingue bloc est bien plus jolie ! Pour comparaison, voir la cita en en-tête là [[Utilisateur:Malik2Mars/Tests]] et sur la version it là [[:it:Utente:Malik2Mars/Test]]. Puisque j’en suis à reparler de Vinci {{clin}}, niveau cita/img, y’a aussi la galerie en section [[Léonard de Vinci#Allégories]] (section qui m’a occupé qlq nuits… et j’ai pas fini…)
::
:::ill.+citation, tu as déja bien expérimenté la chose avec [[Marguerite Porete]] et [[Thornton Wilder]]. Donc à toi de tester, de jouer ! Pour celle en note, pour celle rapportée par Malcolm sur « la porte qui n'a jamais cessé d'être ouverte », etc. NHP !
::
:::Oui, rappel judicieux pour la precision de McGuinness « un passage de Marc Aurèle (Ad se ipsum, 10.6) présente une ressemblance frappante […] » (fr p. 173, note 37). Je coupe volontairement la fin, qui ne nous intéresse pas plus que ça pour ici. Idéalement, pour ce passage, il faudrait faire un lien ancré 10.6 [[Marc Aurèle#Pensées]]. Et là, bon, y’en a des trad : là [[s:Auteur:Marc Aurèle]], [https://classiques.uqam.ca/classiques/Marc_Aurele/Pensees_pour_moi_meme/Pensees_pour_moi_meme.html là] aussi, celle de Catherine Dalimier à voir aussi {{ISBN|978-2-0813-7512-3}} etc. Donc à voir, et comme pour Marc Aurèle y’a aussi à faire [[Discussion:Marc Aurèle#Prière de la sérénité]] et le traitement des faussement attribuées à formaliser ici, je prefere laisser de côté pour le moment. Autre point que precise McGuinness qui peut nous intéresser pour notre projet : le côté « proverbial » de la formule avec en note Zweig, comme discuté en pdd.
{{BUdébut}}
{{Utilisateur Wikiprière|nocat=oui}}
{{BUfin}}
::
:::{{Citation bloc|La philosophie se contente de placer toute chose devant nous, sans rien expliquer ni déduire. – Comme tout est là, offert à la vue, il n’y a rien à expliquer.|Wittgenstein}}
::
:::Bref. ''{{w|Ad fontes}}'' comme tu dis ! Et on a de quoi s’amuser ici pour longtemps {{sourire}} !
::
:::Je vais un peu peaufiner/clarifier ce week-end ta page de gestion pour fixer les besoins/priorités, c’est une tres tres bonne idée cette page vraiment ! En plus des travaux sur l’aide ressources, sur les liens brisés, etc., là, par exemple, la communauté exprime le besoin d’encadrer l’usage des IA pour éviter de nouveau des dérives, voir [[WQ:IA]].
::
:::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 30 avril 2026 à 13:35 (CEST)
::::Salut, j’ai inclus la citation, et j’ai dû prendre [[:Modèle:Citation étrangère|<nowiki>{{Citation étrangère}}</nowiki>]] à cause de l’espace. J’ai aussi décidé d’inclure la description, et je trouve bon, oui, même idéal maintenant.
::::
::::Concernant Marc Aurèle, hmm ..., peut-être la versionne actuelle suffit. Wikiquote est un recueil des quotes après tout. Mais je dois dire que j’ai vraiment la nature de vouloir comprendre des pensées et ça veut dire que j’essaie de trouver les sources. (T’as pas mal recherché les sources pour ta réponse, merci pour la source pour la prière de la sérénité, je ne savais pas ! ) Je te dis, quand j’ai des sources interconnectées devant moi, je commence à réfléchir et je commence à vouloir écrire un essai !
::::
::::Si c’est OK d’illustrer les articles (que je trouve une bonne versionne de s’exprimer), je pense que je vais illustrer la page [[Ludwig Wittgenstein]] en général !
::::
::::C’est diffice de trouver un image pour la citation avec la porte. D’abord, j’ai voulu trouver un image qui explique l’effet tunnel, mais ce n’est pas vraiment adéquat (quand-même [[:c:File:EffetTunnel.gif]] est intéressant - les SSDs fonctionnent comme ça, j’ai lu !). Après, j’ai pensé à [[:c:Category:Allegory of the cave]] bien sûr, mais ce image n’est adéquat aussi. C’était vraiment plus façile chez [[Gottfried Wilhelm von Leibniz|Leibniz]] ! À propos : je me demande si Wittgenstein a lu Platon ... mais je m’égare.
::::EDIT: Idée 1: inspirée par Porete et Wilder, j’ai eu l’idée du quatrième mur → Frontal: [[:c:File:Palais Garnier. December 5, 2010.jpg|1]] [[:c:File:How a play is produced (1928), illustration by Josef Čapek, pg 43.png|2]], en arrière: [[:c:File:Teatro de Santa Isabel, Recife, Pernambuco, Brasil.jpg|1]] [[:c:File:Simon Fokke, Afb 010001000761.jpg|2]], théâtre+pensée → [[:c:File:En attendant Godot.png|1]]; [[:c:Category:Breaking the fourth wall|2]] n’a pas des images utiles (je trouve). Idee 2: [[:c:File:Koeienrooster.jpg|1]], mais ce n’est pas immédiament claire et aussi pas super adéquat aussi.
::::Je vais lire la discussion concernant l’IA ce weekend. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 1 mai 2026 à 02:18 (CEST)
:::::Bonjour bonjour ! Qlq points:
:::::*Oui, « Wikiquote est un recueil des quotes après tout », mais il me semble justifié et pertinent de preciser ici – comme le fait McGuinness – que y’a une ressemblance frappante (on peut oser dire : « un {{w|Ressemblance familiale|air de famille}} » puisqu’il est ici question de Wittgenstein) avec une citation de Marc Aurèle, la citer et renvoyer en interne vers la page avec ancre 10.6. Encore une fois, prenons Vinci : toutes les notes et liens sur ses reprises et inspirations littéraires, comme Ovide, Dante, ou encore Aristote pour la fameuse « Le désir de savoir est naturel aux bons », ne sont-elles pas justifiés et pertinentes dans le cadre d’un projet de recueil de citations ? A mon sens oui. Et pour Vinci, ceci était encore impossible – impensable –, sans les travaux sur sa bibliothèque… ([[Discussion:Léonard de Vinci#Inspirations et emprunts littéraires]]). ''Ad fontes'' dis tu.
:::::*NHP à illustrer la page Wittgenstein. Garde juste en tête qu’il ne faut pas trop etre énigmatique sur ton association image/citation, faut que ça parle au plus grand nombre, pas seulement aux ''initiés'' (comme dit en pdd Porete). A ce sujet, tu vois pour le moment que j’ai peu illustré. Principalement avec Paul Klee {{clin}} (tiens, W et Klee, j’ai noté une source : https://doi.org/10.1515/9783110540413-022). Et oui, une image, c’est une ''bonne'' façon de s’exprimer. Regarde par exemple ''Les Limites de la raison'' de Klee, en face de 6.54 du Tractatus. Tu dis la raison ennuyeuse : oui, sauf quand c’est Paul Klee qui en dessine les limites, non?… Que dire après ça dis-moi? On se tait et on admire : le silence est parfois préférable non ?….
:::::*Wittgenstein + Platon, euh, y’a matière là aussi à un essai {{sourire}} ! J’aime bien ton idee de l’allégorie de la caverne pour la porte… ça a du sens…
:::::Bref. NHP, il faut prendre plaisir à contribuer et si besoin d’avis ou autre tu peux me solliciter bien sûr !
:::::Bon week-end.
:::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 mai 2026 à 11:48 (CEST)
::::::{{Bonjour|Malik2Mars|texte1=Malik}}, excuse ma réponse tardive ! J’ai eu <s>deux</s> trois jours importants IRL et je n’ai effectivement pas trouvé beaucoup de temps pour Wikiquote. Et ça va continuer à être difficile le prochain temps aussi. Mais j’espère que mes contributions de cette nuit te montrent que je suis engagé. J’ai seulement un peu un jeu d’établir des priorités actuellement.
::::::* Alors travaillons scientifiquement, j’adore ça !
::::::* Tu savais que Porete a voulu être super claire et qu’elle a écrit un livre pour informer les autres pas à pas ? C’est la vérité ! Mais si nous avons une situation où je ne comprends pas pourquoi on ne comprend pas ce que Porete veut dire, et les autres ne comprennent pas pourquoi je comprends Porete, umm, [[Discussion:Marguerite Porete#Porete_%C3%A9nigmatique_?|il faut communiquer]]. Incroyable, j’ai trouvé une personne aujourd’hui qui sait de ce qu’elle parle ! C’est aussi une raison pour laquelle c’est après minuit maintenant :D
::::::*Aha, voici Klee et la chance d’apprendre l’aspect artistique. Pourquoi je n’ai pas pensé à utiliser les images de Klee pour illustrer les articles?!? C’était devant mon nez tout le temps, tss tss, ...
::::::*J’ai fait une collection des [[Utilisateur:TLD35/À faire|questions en suspens]]. Là, tu trouveras l’entrée pour l’essai (selon l’intérêt), mais aussi la chose que m’a guidé vers Wikimedia, l’aventure de trouver des manuscrits. Tu parles de De Vinci de nouveau - je m’intéresse où tu a trouvé « le sens d’aventure » chez ses travaux.
::::::P.S.: « Que dire après ça dis-moi? » - Au-delà de la raison? Chapitres 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121, 122, 123, 124, 125, 126, 127, 128, 129, 130, 131, 132, 133, 134, 135, 136, 137, 138 et 139, je dirais. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 3 mai 2026 à 01:53 (CEST)
Bonjour !
J’ai répondu à ta [[Discussion Wikiquote:Charte#Maj pour info : Citation suivie immédiatement de sa source|proposition]], bravo ! Reponse un peu trop longue avec qlq zigzags donc j’ai ajouté des notes pour faciliter la lecture et ne pas disperser ma réponse qui peut se résumer : oui. Très bonne idee ce tutoriel [[Utilisateur:TLD35/Tutoriel]] (d’ailleurs, en plus d’intégrer un lien dans Médiawiki:, c’est très bien de l’avoir isolé sur une page qu’on pourra déplacer, peut-etre sous page de [[Wikiquote:Bienvenue]]. Oui, c’est une des pistes très très sérieuses pour [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets#Projet « Conseiller plus facilement les nouveaux »]].
Ce que je veux dire par « pas trop etre énigmatique sur ton association image/citation, faut que ça parle au plus grand nombre, pas seulement aux ''initiés'' (comme dit en pdd Porete) », c’est comme ma Reponse en pdd à l’interrogation de An insect photographer : « Sur les illustrations, oui, on est moins mystique voire cryptique que sur la version :en… tu parles de l’image de la fondue […] ». Alors oui, si besoin d’éclaircir le sens d’une association cita/img, ce que tu as cherché à représenter par l’image choisie et combinée avec une citation, c’est très bien la section en pdd.
Oui, Klee pour illustrer les articles ! Pour un travail au millimètre, sur les projets, pour rappel [[Discussion:Paul Klee#ill. et légendes|notes ill. et légendes]]. Tu sais, si j’ai choisi son [[:File:Offenes Buch, Paul Klee (1930).jpg]] pour ma PU ici et celle sur Meta avec un lien cliquable LBW, ou encore pour illustrer [[Aide:Ressources]], ça signifie bien plus pour moi que simplement "faire jolie" {{clin}}. Cette œuvre ''calme'', ''douce'' et à la fois ''énigmatique'' dans sa « perspective », c’est une invitation à ''méditer''.
Bon, j’ai qlq imprévus désagréables à régler ici (administratif disons), donc je suis pas certain d’arriver à avancer sur la page [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets]] aujourd’hui, mais oui oui, c’est là qu’on doit établir un plan pour les priorités. Ok, vu aussi [[Utilisateur:TLD35/À faire]]. Tes points d’interrogation sur signature c’est pour les tableaux là [[Discussion aide:Ressources/Demandes]] ? Il faut que je poursuive aussi sur la finalisation de [[Aide:Ressources]], le process des demandes. Dans l’optique de mieux conseiller les nouveaux elle, et aussi pour aider à la maintenance, cette page occupe aussi une place importante et commence en plus à être pas mal liées, elle n’est plus confidentielle.
pour Vinci, Boudi. Je vais Ecrire un roman… le « sens de l’aventure », dans les grandes lignes, c’est d’abord une passion/fascination dès l’adolescence (+de 20 ans donc) pour ses dessins et ses machines/inventions, puis poussé par ma curiosité j’ai petit à petit exploré la vaste littérature à son sujet. Arasse a le bon mot pour ça : « Dieu mis à part, Léonard de Vinci est sans doute l’artiste sur lequel on a le plus écrit. […] Il a inspiré les fantasmes les plus légitimes et les déductions les plus saugrenues. » Meme si j’en ai perdu une partie, il occupe pas mal de place dans ma bibliothèque perso ! Voilà les grandes lignes.
Puis vient wiki, et la possibilité de contribuer aux pages wp à l’époque. Puis vient wikiquote. Et là : un terrain de jeu pour ma passion. Nombreuses citations célèbres, certains de ses [[Léonard de Vinci#Préceptes du peintre]] ont été abondamment commentés, repris, par de nombreux artistes, peintres, comme [[Robert Delaunay]], ou encore [[Max Ernst]] par exemple. Certaines citations sur lui sont aussi historiquement importantes/célèbres. Bref.
Ici, sur quote, l’intérêt c’est d’avoir une compilation originale de citations de Vinci et sur Vinci. Mais Vinci n’a rien publié lui-même, et il se répète beaucoup, se contredit, cite, note ses lectures etc. Il n’y a que ses manuscrits et le [[Traité de la peinture]]. Donc le travail sur des citations en Français ici, si on veut aussi remonter à l’origine (aux manuscrits), vérifier et preciser/pointer commons et/ou Wikisource, est très particulier si on veut etre rigoureux et ne pas répéter bêtement des erreurs par exemple… : en français, vraiment on a que la trad des Carnets (dont une revue en 2019) et le Traité dont la ''génétique'' du texte et des versions est à s’arracher les cheveux : certains passages sont introuvables dans les manuscrits conservés, d’autres clairement identifiés, plusieurs version fr, plusieurs en anglais…. Et puis, les manuscrits conservés sont surtout connus par les compilations : Carnets fr, mais ce n’est pas la seule edition de référence, il y’a aussi Richter. Il y’a une edition commentée de Richter, par Pedretti, en anglais. C’est juste une mine d’or d’info sur les manuscrits d’origine et autres compilations, les correspondances, les reprises, les inspirations et emprunts. Ce dernier point va m’occuper encore un moment avec d’autres travaux plus récents sur sa Bibliothèque. Et dernierement, grâce à ton travail sur Porete, ici, wikisoure et commons, je remarque que je peux pousser encore plus loin. Je pense que « le sens de l’aventure » pour moi n’est pas/plus dans ce but final, l’idéal à atteindre, mais le chemin que je dois prendre pour y arriver, et ce pour chaque citation que je veux ajouter. Pour ici, pour te faire une idée, tu peux peut-etre commencer en anglais avec la Compil Richter à lire en parallèle avec le commentaire Pedretti, par là [[Léonard de Vinci#Sources primaires]]. Par exemple, j’ai bcp aimé traiter la demande en pdd suite à un lien brisé… {{clin}} : cf [[Discussion:Léonard de Vinci#Citations disparues de la source Gutenberg]].
Boudi. Désolé pour la longueur !
Bon dimanche,
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 3 mai 2026 à 11:16 (CEST)
:[[File:Offenes Buch, Paul Klee (1930).jpg|vignette|100px|link=m:fr:Projet:La bibliothèque Wikipédia|<code><nowiki>|link=</nowiki></code> fait possible de mettre les liens comme on veut.]]
:Je vais répondre très court à cause d'IRL : les points d’interrogation sur signature sont pour moi pour trouver les livres à la bibliothèque respectif.
:Et si tu veux dire quelque chose avec les images, tu peux aussi mettre le paramètre <code><nowiki>|link=</nowiki></code>.
:Chaque discussion à sa place, oui.
:Pas des soucis à cause de la longueur.
:J’ai vu [[Spécial:Diff/456669]] et je pense que je comprends ta motivation. C’est assez scientifique ! En effet, j’ai [[Spécial:Diff/456673|ajouté les livres]], mais les placé dans l’aôut. Avec un autre livre en outre hors de Wikiquote, je vais avoir beaucoup à lire pendant juin et juillet :D
:Bon dimanche aussi, je vais faire des autres choses maintenant. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 3 mai 2026 à 13:01 (CEST)
::Re, super ! Oui pour link, c'est comme ça sur ma page Meta [[m:User:Malik2Mars]], donc celle qui s'affiche sur les projets où j'ai pas de page localement, ici j'en ai une donc pas de link puisque je préfère afficher la boite LBW sous l'oeuvre de Klee pour... peut-etre ... ''rendre visible''... (clin d'oeil à Klee).
::Ton message [[Discussion Wikiquote:Charte#Maj pour info : Citation suivie immédiatement de sa source]] est peut-être anecdotique comme tu dis mais c'est instructif. Surtout que tes remarques et pistes d'amélioration sont très pertinentes. Je te disais plus haut avoir qlq "imprévus désagréables à régler ici (administratif disons)" (pas fini et en plus j'ai recu un mail qui me trouble là), mais je viens de remarquer [[c:File:Module de formation - Marathon WikiClub 2026.pdf]] sur [[Event:Marathon WikiClub 2026#Formateur]]. Ce qui rejoint nos échanges et montre que c'est possible de reprendre la main, si on communique oui ;). Je vais prendre le temps de bien répartir les sujets à la bonne place sur les pdd des page aide/meta/etc et ensuite je resume/centralise sur ta page projet. Parce que oui, y'a eu qlq problèmes qui nous ont occupé et vont encore nous occuper qlq temps, ce qui nous permet d'identifier nos manques notamment. Mais y'a aussi des bonnes choses et il faut savoir dire bravo ;)
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 3 mai 2026 à 18:50 (CEST)
:::Ah, pas de stress ! Nous sommes des [[Discussion:Angèle Bassolé-Ouédraogo#c-Malik2Mars-20260426154100-TLD35-20260426153300|bénévoles]]. (→ J’ai jamais dit merci pour ce rappel ! Il faut savoir dire merci aussi ! Merci ! ) --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 3 mai 2026 à 19:14 (CEST)
::::Salut! J’y pense là. En plus de dire merci, bravo, etc, il y’a une autre façon de ''montrer'' aux nouveaux que le travail accompli est apprécié disons, c’est de le mettre en valeur ! On a ici [[WQ:Citation du jour]] avec un [[Modèle:Citation du jour/Switch]] si on a rien choisi pour un jour donné. Jorune et An insect photographer il me semble aussi ont qlq fois directement informé les nouveaux et proposé de choisir avec eux une des citations qu’ils avaient ajoutées pour la ''mettre en lumière'' sur la page d’accueil. C’est tres gratifiant je pense.
::::L’architecture cita jour fonctionne (j’y ai passé qlq nuits ces dernières années {{rire}}), ce n’est pas très compliqué. Mais c’est encore à peaufiner, niveau modèles etc. Si à l’occasion tu veux fouiner un peu et proposer des améliorations techniques et autres, NHP. Et aussi, puisque tu aimes bien combiner images et citations (moi aussi !), bein tu peux aussi t’amuser à proposer des citations du jour bien sûr ! Voilà une « Idée pour une contribution pas trop grande » {{clin}}.
::::Là, j’y pense dans le cadre de nos echanges sur les Event, du coup, j’ai commencé à lister les pistes d’amélioration là : [[Discussion catégorie:Événement sur Wikiquote]]. On y reviendra.
::::Bonne semaine !
::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 4 mai 2026 à 13:28 (CEST)
:::::En wikislow, et merci pour cette pensée de mettre en valeur. -- J'ai regardé le [[Modèle:Citation du jour]] brièvement. Il me semble bien fonctionnant, est-ce qu'il y a quelqu'e chose a améliorer ? Pour moi, c'est [[:m:wiktionary:fr:if it ain’t broke, don’t fix it]].
:::::Et je vois que les pages de discussions fonctionnnent assez bien, il ne faut pas complèter des tableaux des gestions des projets il me semble. Mais comme on voit à [[Discussion Wikiquote:Charte#c-Malik2Mars-20260504082200-Jorune-20260504052000]], on doit discuter aux places correctes et je ne comprends toujours pas où. Peut-être le mot clé est structure et une page montrant la structure est la solution que nous cherchons d’une manière ou d’une autre.
:::::J'ai eu la pensée ce jour que peut-être nous n'avons pas besoin d'un seul tutoriel, mais des plusieurs leçons à finir, mot clé [[m:fr:Ludification|ludification]]. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 6 mai 2026 à 21:41 (CEST)
::::::Re ! Oui, [[Modèle:Citation du jour]] ca fonctionne ! J'y ai passé qlq nuits {{fier}}, c'est perfectible mais non prioritaire bien sur !
::::::pour les discussions dispersées, ne pas [[wikt:se faire de la bile]] (s'inquitéter), on le fait tous, moi le premier ! ce que je veux dire là [[Discussion Wikiquote:Charte#Maj pour info : Citation suivie immédiatement de sa source]], c'est que le discussion a dérivé sur des pistes d'améliorations très intéressantes qu'il convient de discuter ailleurs (simplement parce que ca ne concerne plus la charte). par exemple,
::::::*une partie peut se poursuivre en pdd ici [[MediaWiki:Wikimedia-copyrightwarning]] (ta proposition de refonte)
::::::*pour le tutoriel, c'est [[Utilisateur:TLD35/Tutoriel]] (donc sa pdd pour le mettre au point)
::::::Comme la discussion tourne autour de comment améliorer l'accueil des nouveaux, de "bienvenue" disons, j'ai résumé qlq points qu'on a évoqués là [[Discussion Wikiquote:Bienvenue#Inclure présentation ?]]. c'est en ce sens que je pense que ta page [[Utilisateur:TLD35/Gestion des projets]] peut nous aider à nous orienter mutuellement, à hiérarchiser les problématiques et pistes d'amélioration, et d'y indiquer où il est préférable sur la durée dans discuter pour centraliser nos efforts (ca peut etre une pdd d'un modèle, d'une page d'aide, d'une recommandation, etc).
::::::je n'ai pas encore eu le temps le faire, désolé !
::::::Bonne soirée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 6 mai 2026 à 22:28 (CEST)
:::::::Ah, merci pour m'avoir expliqué ! C'est que [[m:de:wiktionary:den Wald vor lauter Bäumen nicht sehen|je ne vois pas la forêt à cause de tous les arbres]] de temps en temps, comme on dit en allemand (et Alémanique aussi) - aussi car je suis toujours "nouveau" ici.
:::::::J'ai demandé une personne de débuter sur Wikiquote avec le but de nous faire un témoignage. On verra si cette personne va dire oui ou non.
:::::::Bonne soirée aussi. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 6 mai 2026 à 22:57 (CEST)
== Archivage ==
Coucou !
bon, ta [[Discussion aide:Ressources#Archivageproposition]] de creuser les possibiltés avec [[Utilisateur:InternetArchiveBot]] me trottine ! J'ai commencé à farfouiller, j'ai jeter un oeil à la doc, la faq, l'interface de config aussi. wq:fr est absent. Dans la liste des wiki de l'interface, y'a bien ca:wikiquote (et on peut voir ces [[ca:Especial:Contribucions/InternetArchiveBot]]), aussi et le wikt fr (idem, voir ces [[wikt:Spécial:Contributions/InternetArchiveBot]]), etc. Sur son [[Spécial:CentralAuth/InternetArchiveBot]], on remarque qu'il n'a pas toujours le statut bot. Quid ? Surtout qu'ici les demandes de statut bot trainent en longueur ([[Wikiquote:Bot/Statut]])...
Tu as posé une question, [[User_talk:InternetArchiveBot#What_is_needed_to_add_fr.wikiquote?]], et oui comment faire pour commencer à le tester, l'autoriser ici. Peu importe par quoi on commence comme taches à lui faire faire.
Mais avant d'aller plus loin, peux tu s'il te plait me donner ton avis sur les points suivants (et NHP, critiques bienvenues, c'est le but justement, se creuser les méninges ensemble et soulever les erreurs/oublis de raisonnement !) :
{{souligner|''Y'a d'un coté notre contenu actuel sur wikiquote:fr :''}}
*c'est à dire les [[Wikiquote:Statistiques|{{NUMBEROFQARTICLES}}]] articles et les nombreux url en référence des citations.
*les liens peuvent être brisés ou pas
**->cf ton ajout miraculeux là [[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens#Problématique]] '''(merci!!!!)'''
=> la première chose à faire me semble : une analyse des liens sur un échantillon de la totalité des articles par le bot (peut-etre meme que notre [[Utilisateur:JackBot]] peut faire), lui permettre de seulement signaler que le lien est mort (en pdd ou sur les articles) et vérifier les résultats humainement. Sur les brisés signalés par le bot et constatés comme brisés par des humains, on prend un échantillon et on voit si on peut facilement remplacer par une archive, IA ou wikiwix par ex. Là on s'arrête et on revient à ta demande et au travail sur les modèles (oui oui, très important, j'y reviens plus bas).
{{souligner|''De l'autre coté, y'a tout ce qui va etre ajouté comme contenu avec des nouveaux liens web :''}}
=> et là je ne vois qu'un chose : trouver le moyen d'archiver chaque chaque lien dès l'insertion ici sur quote fr. C'est à dire, un archivage auto sur IA et wikiwix (etc?), un simple bouton pour les contributeurs si besoin (éventuellement documenter aussi les possibilités via les navigateurs web courants, etc). Je vais justement continuer de tester le gadget wikiwix sur ce point, et là pour le moment j'ai déjà qlq résultats négatifs...
Comme je le rappelle ici [[Discussion:Leymah Gbowee#À vérif]], sans ton aide on fait fausse route {{clin}}. Bref.
J'ai bcp d'exemples de pages avec liens brisés, donc on va pouvoir tester les paramètres nécessaires à nos modèles en effet. Tu as raison, il faut différencier la page d'origine et son archive. actuellement, on contourne puisque qu'on a qu'un paramètre url. j'ai aussi qlq exemples en tête si besoin. A mon sens, c'est sur les ref article/discours/émission qu'on va rencontrer le plus de liens brisés vraiment problématiques. Donc même si au niveau des modèles on peut appliquer certainement le même code url/archive/date, etc, ca me semble préférable de commencer par Article, pour avoir des exemples vraiment significatifs et surtout concrets disons. Je ne sais pas si j'ai réussi à être clair, grr désolé !
(boudi, je viens de cliquer sur la page de stats ça a failli faire planter mon nav. j'enregistre avant de m'arracher les cheveux parce que j'ai tout perdu !{{rire}} )
De mon coté pour le moment, si je résume :
*[[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens]] qui servira à présenter à la commuté les problèmes et ses solutions possibles sous la forme d'une prise de décision.
*[[Discussion utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js#Commentaires de Malik2Mars]] qui sert uniquement pour résumer qlq problèmes avec la solution proposée par ce gadget, c'est à dire que là wikiwix ne fait pas le taf, l'archive ne marche pas. Nombreux détails sont déjà sur les pdd des articles, je dois actualiser et résumer.
Sur ce dernier point, mon hypothèse de travail est simple : je considère chaque lien comme brisé (potentiellement) et je dois donc vérifier que wikiwix a bien une archive. Premier exemple, en ''finesse'' : [[Discussion:Galilée#"Un homme sans yeux", et sans archive !]].
*le premier lien est brisé/les archives IA et wikiwix sont OK,
*le deuxième est non brisé mais seulement l'archive IA est OK (archivé ce jour manuellement). et wikiwix m'affiche une page internet archive avec "sorry"... Pourquoi ? (Au dela du problème de lien accessible avec cette ref (idéalement faut pointer en vo https://bibdig.museogalileo.it/tecanew/opera?bid=354814&seq=181 et à créer sur s:it [[s:it:Pagina:Le opere di Galileo Galilei XI.djvu/171]]), y'a tout un casse tête avec la citation, erreur d'attrib etc. ça c'est documenté plus haut sur la pdd, avec un crochet par Vinci, bien évidemment !)
...
Bonne soirée et bon week-end !
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 7 mai 2026 à 23:27 (CEST)
:Pas des soucis. Il faut savoir que c'est très facile d'introduire les paramètres additionels aux tous les modèles à [[:Catégorie:Référence des citations]] (<60 minutes), j'ai seulement fait un petit test avec un exemple hier, nous pouvons bien commencer avec Réf Article. Petite explication : j'ai vu <code>archiveurl</code> chez autres modèles et j'ai pensée que c'est plus simple de nuancer si un lien est un lien archivage ou pas car on ne doit pas connaître tous les services archivages.
:J'ai pu faire [[Utilisateur:TLD35/Liens externes]] à cause de l'aide de toi ! Tu m'as montré le lien à [[Spécial:Recherche de lien]] !
:Il commence à devenir intéressant, et je vais répondre en detail, mais je dois dormir à cause d'IRL maintenant. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 8 mai 2026 à 00:13 (CEST)
┌─────────────────────────────────────────────────┘
Excuse-moi, j'ai investé ce soir pour faire ma page d'utilisateur plus accueillant pour [[Discussion utilisateur:Ngoy katshabala|des nouveaux]] - mon nom est dans la signature et alors ça va faire une différence aussi, comme je pense.
Mais j'ai essayé de trouver une structure et des termes exactes maintenant après j'ai fini la rénovation de ma page utilisateur. Il faut lire ce tableaux de haut en direction descendante vertical.
{| class="wikitable sortable" style="text-align:center"
|-
|lien archivé
| lien fonctionnant
|lien fallacieux
|lien archive brisé
|lien brisé
|-
|(au moin un) archive là et correcte
|pas d'archive
|archive faux
|archive incomplet
|pas d'archive
|-
|colspan=2|{{oui}} : <u>SOURCE</u>
|colspan=3|{{non}} : pas/plus de source
|}
Après avoir trouvé un consensus pour les termes, nous pouvons continuer avec les prochains pas. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 01:26 (CEST)
:Salut ! J'ai retouché ton tableau, c'est plus ça que tu as en tête non [[spécial:diff/457779]] ?
:Pour la page [[Utilisateur:TLD35/Liens externes]], de mon coté elle plante à cause du gadget me semble. Je peux la consulter si je me déconnecte.
:Pour avancer concretement
:1. j'ai commencé à regarder ce que le bot fait {{souligner|exactement}} sur d'autres projets, cf. [[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens#m:User:InternetArchiveBot]], ma description est-elle claire pour toi ?
:2. Pour tester les limites de [[Utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js]], comme deja dit j'ai pas mal de pages sous le coude avec des liens brisés (ou brisé sà un moment donné) ou potentiellement et avec un seul système d'archivage sur les deux qui fonctionne, par exemple descriptions là :
:*[[Discussion:Beauté mathématique#Stabilité des liens]]
:*[[Discussion:Charlotte Salomon#À faire]] (d'ailleurs, peut-être que tu apprécieras la lecture/consultation de cette œuvre (bouleversante) : https://charlotte.jck.nl)
:On peut poursuivre en partant de ton tableau sur la pdd de [[Discussion utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens]], et poser le pb schématiquement en fonction des cas : brisé, pas brisé, faux signalement ou absence de signalement aussi (c'est pour ça qu'à mon sens c'est un humain qui doit confirmer le pb, le bot signale, un humain check derrière (idem pour ta liste d'ailleurs) / et tester si le bot ne se trompe pas quand il ne signale rien alors que y'a bien un lien brisé sur une page donnée à analyser (idem pour ta liste d'ailleurs)) ; et aussi pour ce qui faut faire pour les prochains liens ajoutés (sauvegarde auto, etc). Cette page sera déplacée en prise décision dans qlq mois, après tests et autre.
:Je file, bien à toi ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 11:06 (CEST)
::Salut, oui, le tableau nouveau est aussi ce que j’ai eu dans ma tête.
::Umm, pour trouver le problème je dois savoir ce que est l’erreur ou savoir quells gadgets tu as activé.
::Oui, je comprends bien, mais peut-être tu changerais les termes maintenant à « lien archive brisé » et « lien archivé » respectivement.
::Intéressant que quelques liens fonctionnent avec Internet Archive, mais pas avec Wikiwix. Ça fait les choses plus compliqués. Peut-être nous faisons des paramètres pour le lien archivé à Internet Archive, et un pour "autre services d’archivage" dans les modèles.
::Merci pour le lien vers Charlotte, c’est gentil de toi et ça m’a réchauffé le cœur. C’est exactement ce que j’ai voulu dire avec une place chaleureux et de bonne volonté.
::Les vérifications effectuées par des personnes sont nécessaire sans doute ! Il est aussi possible que des sites web retournent un code HTTP 200 même si c’est pour une page qui dit qu’une ressource n’existe pas/plus (que est contre les règles).
::[[Spécial:Diff/457151|Les liens ajoutés]] ne sont pas été encore classés par code HTTP. Je les ai mis à jour maintenant.
::Je vais faire des autres choses maintenant à cause du Wikislow. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 14 mai 2026 à 08:09 (CEST)
:::[[Image:Presentation script utilisateur archiveexternallinks wikiquote fr.png|vignette]]Salut ! Merci.
:::Pour le gadget que j'utilise, c'est celui de Poro26 ([[Utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js/Documentation|documentation]] / code dans [[Utilisateur:Malik2Mars/vector-2022.js#L-193|ma config .js ici]]) qui ajoute une lien [archive] (archive wikiwix) après chaque lien web, comme ci-contre. An insect photographer a aussi ce lien [archive] avec son .js (archive wikiwix) avec une ancienne version que j'avais bidouillée. Mais ce lien [archive] que nous voyons ne permet pas de garantir que l'archivage est OK sur wikiwix (en aucune façon, sauf en testant/vérifiant…). C'est juste un lien en plus. C'est juste l'url de base qui est précédé de "https://archive.wikiwix.com/cache/?url=". De même, [[Utilisateur:Poro26/ArchiveExternalLinks.js/Documentation#Fonctionnalités]], "Lors de la sauvegarde d’une URL, l’outil effectue un archivage silencieux via une iframe, sans action supplémentaire requise de la part de l’utilisateur", à tester...
:::Je vais documenter petit à petit [[Utilisateur:Malik2Mars/Archivage des liens]].
:::A bientot, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 mai 2026 à 09:11 (CEST)
== Ludification ==
Salut ! Histoire de ne pas dériver la discussion sur l'archivage, je réponds ici sur la mise à jour de ta PU parce que ca me fait notamment repenser à ce mot ''Klee'' (oui je la fais souvent celle-là!) : Ludification. Bien sûr, c'est évident, tu as raison, la PU de celui qui signe "bienvenue", c'est un autre « premier contact » important ! Je pose qlq idées là.
Donc, Je vais réfléchir à revoir la mienne aussi en pensant à ce coté aide/ludique, etc. Là, elle est dans le sous-entendu, elle va à l'essentiel en fait si j'ose dire, et puis elle m'apaise surtout moi-même. En effet, j'y passe quotidiennement dessus pour accéder à mes sous pages de travail (j'ai un bouton "sous pages" dans mon menu avec ce code là [[Utilisateur:Malik2Mars/vector-2022.js#L-21]]). J'ai depuis mes débuts sur wiki toujours aimé combiner citation + images ({{clin}}), par exemple avec la liste de mes travaux wiki [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Liste WQDC-P]] (q=quote, d=data, c=commos, p=wikipédia), avec les pages créées, travaillées, labelisées, etc. Là la version de cette page "abandonnée" est sobre, mais y'a eu des moments/versions où y'avait plus d'une dizaine d'images et encore plus de cita, avec lien citation du jour etc. Bref.
Je suis administrateur ici, j'ai déposé moi-même des dizaines de bienvenue (presque centaines, cf https://xtools.wmcloud.org/pages/fr.wikiquote.org/Malik2Mars/all#3). (peut-être aussi vais-je enfin oser demander le statut de bureaucrate mais ce qui me freine encore c'est mon manque de compétences techniques sur certains points... et ce « jeu » là d'apprentissage m'intéresse beaucoup moins en vieillissant en fait. bref). Comme Eunostos avec moi à mes débuts, j'ai accompagné/conseillé de nombreux nouveaux, et quand ça match bein ... c'est juste wouha de les voir progresser, apprendre, trouver leur place, se corriger, s'affirmer, etc, et d'apprendre et découvrir moi aussi grâce à eux de nouvelles pages/cita, etc. et parfois on se trouve aussi des passions communes, des sujets, des intérêts qui nous rapprochent pour contribuer ensemble sur une personne/une œuvre. Voire même d'aller jusqu'à travailler ensemble à labéliser un article ici (je l'ai fait sur wp, c'est très formateur et ça renforce les liens entre les personnes...)
=>Bref. Je dois donc revoir ma PU. C'est OK. Bien reçu le message ! {{clin}}
[[Image:Wikipedia logo puzzle globe spins horizontally and vertically, revealing the contents of all of its puzzle pieces, without background.gif|center|150px]]
J'en reviens donc à l'aspect ludique que tu as évoqué et qui se dessine de manière très parlante pour moi sur ta PU. De mon coté, contribuer a toujours été un « jeu » : créer des pages, en améliorer, les ranger, sourcer. etc. Et dès que y'a un « casse tête » citation/référence sur une page qui m'intéresse bein je me régale tout simplement (comme quand j'étais enfant avec dans les mains un casse tête, puzzle, Rubik's Cube, faire/defaire/refaire, etc). Tu as déja proposé qlq idées pour travailler à améliorer notre projet dans ce sens. Voilà moi ce qui me trottine depuis qlq temps comme taches ludiques disons :
*une fonction « d'où vient » cette citation?, que nous avons déjà évoquée ensemble dans le cadre de l'[[Aide:Ressources]], mais qui au départ a été pensée comme un projet à part pour [[Wikiquote:Communauté/Contribuer]],
*De même, on peut proposer : [[Wikiquote:Accueil de la communauté#Tâches à réaliser en lien avec les autres projets]]
*Illustrer les articles
*Proposer des citations du jour avec illustration
[[fichier:Werner_projection_SW.jpg|frameless|right]]
{{Citation bloc|Écrire seulement sur les choses qu'on aime. Écrire pour lier ensemble||{{w|L'Inconnu sur la terre}} ([[Image:Notification-icon-Wikiquote.svg|25px]][[Modèle:Citation du jour/28 octobre 2019|28 octobre 2019]] et [[Modèle:Citation du jour/14 mars 2021|14 mars 2021]])}}
Bref : en gros, se demander comment peut-on « jouer » ici avec des citations...
Sur la pdd [[Discussion utilisatrice:An insect photographer#Ressources]], j'avais noté d'ailleurs de voir {{ouvrage|titre=Mathématiques et littérature : une fascination réciproque|année=2022|isbn=978-2-84884-247-9}} ({{faire}} '''avec un jeu de citations à la fin''' {{clin}}, en plus des chapitres sur des auteurs/sujets qui m’intéressent particulièrement…; voir présentation Ed 2007 https://publimath.univ-irem.fr/AAT07004). certains projets de contrib ont aussi un but ludique, cf. [[Wikiquote:SheSaid/FrancAutrices SheSaid]] ou encore [[Wikiquote:SheSaid/Atelier autrices 20250920]].
Les pistes sont nombreuses, et « ludification » est en effet un mot ''Klee''.
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 03:19 (CEST)
:{{Salut|Malik2Mars|texte1=Malik}} En effet, hier, j’ai commencé avec les pensées comment mieux accueillir les nouveaux, mais j’ai fini par faisant ce que me fait plaisir. J’ai essayé de trouver une methode de communiquer super clairement, et voilà j’ai simplement dû attaquer le défi de communiquer le contenu du livre le plus difficile que je connais. Et j’ai passé du temps cherchant les images (c’est satisfiant pour moi).
:
:C’est important pour moi de te dire que je n’ai rien voulu te dire. Surtout les pages d’utilisateur sont une place un peu personnelles et c’est à chacun comment ils les font. Si je te prie quelque chose à faire, je te demanderais directement. Et je te prie de me dire directement si tu veux que je fais une chose avec priorité, je peux l’ajouter à [[Utilisateur:TLD35/À faire]] ou ajouter des priorités. (Jusqu’à 17 juin, je suis à Wikislow.)
:
:Concernant les nouveaux, [[Discussion utilisateur:Baptiste Caudin|Baptiste Caudin]] et [[Discussion utilisateur:Ngoy katshabala|Ngoy katshabala]] n’ont pas répondu. On ne sait pas les raisons, mais je pense qu’on doit inclure des images au [[:Modèle:Bienvenue nouveau]] comme je l’ai fait dans ma page d’utilisateur. Je ne sais pas si j’ai appliqué ludification là. Pour moi, ludification est en effet une barre de progression. Les contributeurs de Wikipédia allemand évidemment ont fait beaucoup des pensées comment accueillir les nouveaux, aussi avec ludification, cf. [[m:w:de:Spezial:Meine Startseite]].
:
:[[File:Johannes (Jan) Vermeer - Christ in the House of Martha and Mary - Google Art Project.jpg|thumb|150px|Marthe [[w:Marthe de Béthanie#Histoire_et_tradition|ce sachez]] est trop empeschée et ne le scet mie. Ses empeschemens la troublent, parquoy elle est loing de telle vie.]]
:« [[m:fr:s:Page:Porete - Le Miroir des simples âmes.pdf/133|C’est la pasture, dit amour, de mon eslite espouse, c’est Marie de paix, et pource est Marie de paix que fine amour la paist.]] » - oh, comment j’adore les jeux de mots ! Il faut avoir une maîtrise sans aucun doute.
:
:Une maîtrise que Klee montre aussi évidemment. Je veux savoir comment Klee joue avec sa maîtrise, c’est prévu, mais dans le moment je suis trop « Marthe » dans ces jours car j’ai tant des choses à faire jusqu’au juin !
:
:P.S.: Oui, c’est une bonne idée de modifier ma page d’utilisateur. Je suis aussi ouvert pour un retour des informations de ma page d’utilisateur. Notamment, je ne suis pas sûr si [[:c:Fichier:Waving.png]] est adéquat. Mais je trouve cette image désarmant et j’aime ça.
:
:Bien à toi --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 11:39 (CEST)
::[[Image:Wikibizut.svg|vignette|droite|{{cita|''Au début, le crayon n’en fait qu’à sa tête, il va là où ça lui plait''.}} [[Paul Klee#Cours du Bauhaus, contributions à la théorie de la forme picturale|Paul Klee, ''Cours du Bauhaus'', 2004]] (voir {{lien web|titre=7 (BF/9)|url=http://www.kleegestaltungslehre.zpk.org/ee/ZPK/BF/2012/01/01/009/}} sur kleegestaltungslehre.zpk.org)]]Quand je dis "Je dois donc revoir ma PU. C'est OK. Bien reçu le message", je veux dire que oui, tu as raison, quand tu dis : "alors ça va faire une différence". Et que je n'y avais pas vraiment songé avant de voir ta PU. Et j'ai contextualisé mon cheminement après avoir vu ta nouvelle PU : j'adore les cita/les images, je suis admin et je dépose de nombreux messages de bienvenue, =>il faut donc revoir ma PU en m'inspirant de ce que tu proposes sur la tienne, de ce que j'aime faire moi et de la rendre "ludique" et utile pour un nouveau qui va cliquer pour voir "qui est donc celui qui m'a laissé ce message de bienvenue?". De même pour ma pdd d'ailleurs. Pour contextualiser un peu plus, cf. ma candidature [[Wikiquote:Administrateur/Candidature/Archives#Candidature de Malik2Mars (d · c · b)]] : "Ici, sur Wikiquote, les Spécial:Modifications récentes sont facilement « gérables », il y a relativement peu de vandalismes ou autres; je pense pourvoir donc progresser tranquillement sans trop avoir à gérer sur ce point. [...] Il convient donc d’être posé, réfléchi, mesuré, en accord avec nos critères, notre Charte." La période difficile automne hiver 2025 m'a poussé dans mes retranchements (au dela mes limites disons), et c'est devenu "ingérable", j'ai été quasi le seul admin à tenter d'agir et ce parfois en me plantant royalement. C'est passé. J'en suis à la phase de remise en questions : qu'est-ce que j'ai mal fait, ne doit pas refaire, comment faire mieux la prochaine fois, etc... Et donc oui, travailler ma PU, c'est évident, mais fallait que tu me le montres disons.
:
::Pour les corrections "fr", oui, comme pour "versionne" sur ta page réf Livre (ça sonne bien je trouve "versionne" d'ailleurs, c'est joli!), c'est ce que j'ai maladroitement essayé de te dire une fois, mais comme tu dis : [[Discussion_utilisateur:Malik2Mars/Modèle#c-TLD35-20260413221600-Malik2Mars-20260413122600|"je serais heureux si vous corrigez mes fautes françaises directement dans l’éditeur"]]. Des fautes j'en fais de nombreuses moi aussi d'ailleurs ! {{rire}} Et pour la ptite histoire, Cbyd, un contributeur que j'estime particulièrement, avait qlq fois corrigé mes fautes dans mes propres messages dans le cadre de nos échanges et contributions communes pour le [[w:wikipédia:Wikiconcours/septembre 2019/Équipes/Équipe 31]] si ma mémoire est bonne (une belle réussite d'ailleurs)...
::Tu as un niveau de maitrise largement suffisant pour communiquer tes idées et proposer directement des améliorations, c'est le principal. On corrigera si besoin (principe du wiki!). Et de mon coté, j'imagine aussi que ca ne doit pas toujours être simple pour toi de décortiquer mes messages, désolé... {{gêné}}
:
::Pour le sujet bienvenue et nouveaux comptes. j'en parle là [[Discussion_Wikiquote:Charte#cite_ref-7]] : "D’abord, il faut bien sûr envisager de systématiser le message {{m|bienvenue}} sur les pdd des [[Spécial:Journal/newusers]]. Là Comment filtrer ? Attendre la premiere contrib ? Qlq questions à se poser et trouver comment faire techniquement. Sur ce modèle, qui doit être un des premiers contacts donc, y a eu qlq travaux, mais 1) il y a bcp de liens vers des pages aide et autres. Peut-etre trop ? 2) Il y’a aussi certaines de ces pages qui ne sont pas vraiment à jour, à revoir attentivement une à une."
::Dans les deux cas que tu évoques, on ne sait pas pourquoi/comment les comptes ont été créés et surtout il n'y a aucune contribution, donc bon je ne me questionne pas plus que ça en fait là. Par contre, pour les nouveaux contributeurs (avec au moins une modif au compteur), le message de bienvenue est à mon sens impératif. J'ai deja regroupé un certain nombre de nos idées et échanges sur l'aide et l'accueil là : [[Discussion Wikiquote:Bienvenue#Inclure présentation ?]]. Je vais prendre le temps de faire de même en pdd du message {{m|bienvenue}} (pour ce qui concerne uniquement le message à laisser donc). WP:fr propose aussi qlq pistes de réflexion, par là [[w:Aide:Message de bienvenue]].
:
::Les sujets : accueil et aide/accompagnement des nouveaux / aide:ressources et liens brisés, sont à mon sens les priorités, mais chacun en fonction de ses envies, de ses disponibilités et impératifs IRL. De mon coté, là je me suis engagé à mettre au point la [[Wikiquote:Prise de décision#Propositions en cours de discussion]] pour IA donc je me focus dessus là (ce qui me demande un gros travail de refonte/correction à droite à gauche là aussi...).
:
::PS: j'aime bien moi aussi [[:Fichier:Waving.png]]; à une période j'avais affiché celle ci-contre. {{espiègle}}
::Bon, week-end. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 14:37 (CEST)
:::Merci pour les corrections, je suis heureux de la chance d’améliorer mon français ! Et merci pour les informations.
:::* Dans un certain sens, c’est pratique en effet qu’il n’y a pas beaucoup des changementes à Wikiquote. ''Il y a du vandalisme'', hier par exemple, mais pour ces cas il y a des personnes des wikis plus grands qui s’occuppent. En général, il faut seulement les règles clairs, et alors ça fonctionne.
:::* J’ai réfléchi sur la ludification. Je trouve une bonne chose de faire des choses avec les citations, mais ce que j’ai vraiment appris grâce à tes réponses est la présence des [[Projet:Accueil|projets]]. J’ai eu l’idée de faire un modèle avec des [[:c:Progress bar|barres de progression]] avec les places à découvrir, mais j’ai aussi trouvé un aspect de persuasion que me ne plaît pas. Mais les projets sont une chance pour s’entretenir avec autres avec les mêmes intérêts ! Ça donne de motivation, le mot clé.
:::* Il faut supporter les autres dans leur buts - ça les donne de la motivation ! Dans ce contexte, il fait sens de préparer des tutoriels [[Discussion Wikiquote:Charte#c-Jorune-20260504052000-TLD35-20260503182800|''Mes premiers pas sur Wikiquote'']] où les nouveaux peuvent avoir des petits succès qui s’accumulent. Pour ça, on doit préparer des exemples façile à ajouter / rechercher.
:::* Mais si une personne a lu une source admissible, c’est vraiment facile de trouver tant des citations à ajouter.
:::* Dans ce sens, je ne comprends pas vraiment pourquoi Wikiquote n’a pas plus des Wikiquotidiens. Il y a beaucoup des sources belles !
:::→→→ Conclusion : je n’ai pas encore trouvé le problème fondamental et alors je ne peux pas agir judicieusement. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 19:14 (CEST)
::::Ah, bon, bein c'est dommage alors je trouve {{triste}}, parce que j'ai également souligné dans ma réponse que "Mes premiers pas sur Wikiquote" est une très bonne idée [[Discussion_Wikiquote:Charte#c-Malik2Mars-20260504082200-Jorune-20260504052000]], et j'ai rappelé avec un brin de taquinerie que je l'ai déjà proposé de façon encore plus concrète. Très exactement ici [[Discussion utilisatrice:Jorune#RDC, suite ?]], avec liste de ressources pour travailler que j'ai bénévolement pris le temps de signaler sur plusieurs pdd afin de proposer une autre méthode de travail à qlq nouveaux : [[Discussion:Justine Masika Bihamba#A faire]] (27 12 2025), [[Discussion:Tatiana Mukanire Bandalire#Pour info]], (23 12 2025) [[Discussion:Denis Mukwege#À faire]] (20 12 2025), etc. Là dans le cadre justement d'un ''problème fondamental'' que nous avons rencontré avec un concours totalement hors de contrôle en novembre-décembre 2025 (et si tu regarde les dates de mes messages : même au bout du rouleau j'ai quand même encore la patience/la naiveté? de proposer qlq pistes pour améliorer certaines pages facilement..). Ce qui d'ailleurs nous a conduit à envisager de passer ce fameux texte [[WQ:IA]] en prise de décision. Et ces listes là de pages/ressources, parfois dispo en qlq clics sans bouger de son canapé, elles sont à portée de clic sur mon brouillon... {{clin}} (dans l'exemple cité (RDC, c'est par là [[Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon#République démocratique du Congo]]).
::::Allez, je file, j'ai encore du travail justement pour avancer sur la prise de décision [[Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]] avant de pouvoir communiquer dessus.
::::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 19:33 (CEST)
:::::[[Fichier:The Blue Marble, AS17-148-22727.jpg|thumb|right|Comme ça, mais avec plus des détails, ça veut dire.]]
:::::Mmh ... tu dois avoir patience avec moi ! Pour moi, tous ces ressources [[Discussion:Ludwig Wittgenstein#c-TLD35-20260307013700-Malik2Mars-20260303134000|ne sont pas assez clair]]. Je le trouve dommage et je souhaite que je comprendrais mieux. Mais comment ? Je me souhais d’avoir une vue d’ensemble. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 19:55 (CEST)
::::::Quand je dis c'est dommage {{triste}} c'est que je vois que de nouveau je n'ai pas été assez clair dans ma réponse à "Mes premiers pas sur Wikiquote", que je trouve vraiment une très bonne idée, alors qu'en fait nous avons deja tout sous les yeux pour constater que c'est possible de proposer cette méthode qualitative d'apprentissage par le jeu avec un travail disons mâché en amont par qlq contributeurs pour aider les nouveaux (qui, comme le crayon, "au début, [...] n’en fait qu’à sa tête, il va là où ça lui plait" (Klee)). Ne dit-il pas justement : "Comme tout est là, offert à la vue, il n’y a rien à expliquer" (Wittgenstein). Je regrette donc de ne pas réussir à être suffisamment clair, à te donner cette vue d'ensemble. Et pas de souci, tu as toute ma reconnaissance pour l'aide apportée et tes contributions, et ta motivation pour avancer ensemble est une vraie satisfaction pour moi, une lumière au bout du tunnel ai-je dit. Là c'est juste que je dois avancer sur la prise de décision donc je te réponds rapidement ! J'espère que je t'ai pas blessé involontairement ! Autrement, je te prie de bien vouloir accepter mes excuses.
::::::Je file, faut vraiment que j'avance là.
::::::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 20:13 (CEST)
:::::::Pas des soucis ! As-tu vu les images à [[Wikiquote:Accueil de la communauté]] ? Ils sont aussi de [[:c:Category:Nuvola SVG icons]] ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 9 mai 2026 à 21:10 (CEST)
:::::::
::::::::Salut ! oui, j'aime bien [[Wikiquote:Accueil de la communauté]], qui est notamment dans le menu [[MediaWiki:Sidebar]] (et voir [[spécial:Pages liées/Wikiquote:Accueil de la communauté]]). Pour les images/logos ou les couleurs, je dois t'avouer ne plus suivre les nouveautés sur les normes d'accessibilité web sur wiki. Perso, je pense que la wp:fr doit être sur ce point assez à jour disons, donc : faire un petit tour par [[w:Projet:Charte graphique]] et comparer, regarder les conseils sur les icons et couleurs; puisque tu parles plus haut des projets (ici [[Projet:Accueil]]), regarder aussi icons et couleurs de projets et portails wp. Ensuite oui, on passe par commons et les catégories pour harmoniser/mettre à jour si besoin. ''Rendre accessible''. NHP à directement modifier (comme tu le fais avec les "alt" d'images j'ai vu passer) !
:::::::
::::::::Oui, les projets ici, c'est un très gros travail d'Eunostos que j'ai toujours trouvé admirable et ... plein de ''bon sens''. Mais ils ont été totalement éclipsés par un projet de masse : [[WQ:SheSaid]]. Et là on boxe pas/plus dans la même catégorie (c'est la [[w:Ligue des champions de l'UEFA|champions league là]] (blague d'un marseillais jaloux : et c'est encore Paris qui est en final, {{boudeur}})!). Ca se décide/discute sur meta, c'est sur plusieurs versions linguistiques, y'a des concours avec des prix à la clé (hum hum hum)... bref. Très belle initiative cela dit, avec de nombreuses retombées positives pour les wq, je n'ai pas changé d'avis sur ce point. Mais l'année 2025 est arrivée et ... Bref (je vais pas radoter de nouveau hein!). Sur les projet, je suis même à l'origine d'un ''bébé'' projet en 2021 (il fait dodo là! {{sourire}}) : [[Projet:Sciences]]. Même si je n'ai pas finalisé la partie projet, que j'ai créé de nombreuses "ébauches" qui sont encore à améliorer, je peux quand même oser affirmer que mon travail (toujours en cours d'ailleurs) sur certaines personnalités "historiques" de ce projet est sacrément béton ! {{sourire}}
:::::::
::::::::J'y pense là. Plus haut je cite mon propos de candidature : "Ici, sur Wikiquote, les Spécial:Modifications récentes sont facilement « gérables », il y a relativement peu de vandalismes ou autres", et tu me réponds : "Dans un certain sens, c’est pratique en effet qu’il n’y a pas beaucoup des changementes à Wikiquote. ''Il y a du vandalisme'', hier par exemple, mais pour ces cas il y a des personnes des wikis plus grands qui s’occuppent. En général, il faut seulement les règles clairs, et alors ça fonctionne".
:::::::
::::::::Oui, le plus souvent c'est comme ça. Mais non, fin 2025, {{souligner|factuellement}} : c'est des dizaines de nouvelles pages et des centaines de modif par jours par vagues, pour 3-4 relecteurs expérimentés max. Et à un moment donné (vraiment à partir d'octobre me semble puisque [[Discussion modèle:Brouillon#À adapter]]), un nombre plus élevé de suppressions immédiates : parfois demandées là [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]], parfois seulement avec le bandeau, voir [[Spécial:Journal/delete]] en fait ; puis parallèlement aussi de nombreux passages en brouillon, d'où ce travail sur le modèle et la catégorie pour éviter d'en supprimer trop... Puis on s'est finalement rendu compte petit à petit qu'on n'arrivait pas à suivre, que les pages problématique (au dela de la forme...) s'entassent et que ces vagues viennent d'un usage massif et irraisonné d'IA pour creer/modifier des pages... Et les problèmes graves pour notre projet sur ces pages sont principalement : des copies quasi intégrales, des attributions fantaisistes, des bidonnages de sources. problèmes pour nous (admin surtout) : nos texte réglementaires jusqu'ici suffisants ont montré les limites du périmètre d'application, administrativement c'est tout simplement ingérable ({{souligner|je sais de quoi je parle!}}).
:::::::
::::::::En fait, et je crois l'avoir clairement compris hier, nous en sommes, et c'est assez sain en fait, à ce stade {{w|Wikipédia:Règles et recommandations}}. Et il y a des trous dans la raquette au niveau de notre politique du fait notamment de calques wp partiellement adaptés, et que des consensus tacites de bon sens ne sont pas noir sur blanc (cf. une citation suivie de sa source, c'est tout bête mais...). Oui, pour un nouveau/lecteur contributeur, nos pages d'aide et reco/regles suffisent dans les grandes lignes, par méthode essai/erreur, c/c, etc, il va assez vite se familiariser et ne pas avoir besoin d'éplucher attentivement chaque texte de notre politique... seulement, quand certains viennent ici pour espérer gagner qlq billets à la clé, tu comprends qu'ils n'ont pas la même motivation ou les mêmes intérêts qu'un internaute qui arrive ici par curiosité et un certain gout pour la lecture et la recherche de sources... Et là on est factuellement désarmé et il nous faut bétonner nos textes réglementaires pour nous permettre à tous de progresser et grandir. Cf. [[Discussion Wikiquote:Prise de décision/Usages IA#Question 1 : Statut]].
::::::::Ce n'est pas du tout l'aspect qui me plait le plus, mais il faut en passer par là, et c'est un processus sain en fait.
::::::::Bien sur, l'aspect accueil, accompagnement à aussi son rôle (important) au jouer, d'où le temps que je passe à lire et reprendre les idées/echanges qui ressortent et nous permettront là aussi de progresser.
:::::::
::::::::Bon dimanche. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 10 mai 2026 à 08:15 (CEST)
┌─────────────────────────────────────────────────┘
Hah ! J’ai pensé que les règles claires conduissent aux actions sans discussions, d’où ma pensée. Je savais qu’il y a une phase fatiguant, mais je me ne pas pu imaginer que c’était si mal !
Mmh ... science ... tu t’intéresse pour les mathématiques ? J’ai eu ''un peu'' de contacte avec les mathématiques dans ma vie, je sais même ce que sont des coordinates polaires, mais je ne sais pas d’où prendre une citation. On pourrait louer Euler un peu :
{{Citation|Le premier auteur à avoir envisagé les coordonnées polaires dans l’espace tridimensionnel fut Clairaut, mais il se contenta d’évoquer la possibilité d’un tel concept. Le premier à les développer fut Euler, à qui l’on doit à la fois les coordonnées polaires et les coordonnées radio-angulaires. Une variante intéressante de ces dernières fut mise au point par Ossian Bonnet.|}}
{{Réf Article|titre=The Origin of Polar Coordinates|auteur=Julian Coolidge|publication=Amer. Math. Monthly|volume=59|date=1952|page=78-85|langue=en|url=[https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww-history.mcs.st-and.ac.uk%2FExtras%2FCoolidge_Polars.html résumé]}}
{{mdr}} OK, il est temps pour une petite correction et après je me dois m’excuser car j’ai effectivement des choses à faire ce dimanche ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 10 mai 2026 à 09:24 (CEST)
:Rire, les math et moi, c'est une histoire d'amour (je savais compter avant de connaitre l'alphabet) mais même si je me suis évidemment d'abord orienté en math pour mes études universitaires, j'ai bifurqué en botanique (autre passion) et je suis rentré dans la vie active. reste que oui, j'ai cultivé ma passion pour le math, et l'histoire des sciences en général. Là aussi ma bibliothèque perso est assez copieuse ! C'est d'ailleurs une grosse part de mes contributions wiki significatives sur ces dix dernières années (le [[w:wikipédia:Wikiconcours/septembre 2019/Équipes/Équipe 31]] est d'ailleurs focus dessus et ca a eté l'occasion de demander qlq autorisations, c'est Cbyd qui s'en est chargé!; et puis j'ai eu l'occasion d'interagir directement sur wp/et en privé avec des professionnels du domaine qui ont même une page Wikipédia {{clin}}). pour contribuer, voilà une partie de ma doc [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Documentation]] (partiellement et plus à jour mais c'est à qlq clics ;). Pour Euler, j'ai un peu touché à la section Publi et biblio/notes/ref, me semble notamment pour le lien [[w:Dictionary of Scientific Biography]] (page que j'ai crée),et quelques ouvrages de référence et accessibles... etc, cf. [[w:Leonhard Euler#Bibliographie]], mais je n'ai pas fini mes travaux wiki sur la bio de [[w:Adolf P. Youschkevitch]] (page que j'ai créée aussi)... Voilà pour un petit aperçu {{clin}}. Ici, c'est un peu différent, mon approche un focus sur les cita bien sur !
:Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 10 mai 2026 à 10:04 (CEST)
:ps: pour les liens web [[w:MacTutor History of Mathematics archive]], on n'a pas le modèle ici {{w|Modèle:MacTutor}} (que j'ai un peu bidouillé sur wp), il est sur q:en aussi : [[q:Template:MacTutor]] (je suis passé le corriger y'a qlq années). Y'a parfois qlq pages "citations", comme signalé ici sur qlq pdd {cf [[spécial:recherche/all:insource:"MacTutor"]] {clin}}. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 10 mai 2026 à 10:17 (CEST)
::Aha, OK, merci pour l'aperçu. Je pense que c'est une bonne chose d'avoir la possibilité de s'entretenir avec les autres avec les mêmes intérêts. Je dois dire que je ne peux pas participer à ce niveau concernant les mathématiques / l'histoire des mathématiques :( --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:05 (CEST)
:::Hum, peut-être pas directement sur la ''thématique'' math/histoire des math, mais pour les pages des personnalités historiques du domaine, qui avaient souvent plusieurs casquettes et intérêts (philo, religion {{clin}}, etc), à mon avis tu as des points de croisement disons et en fait tu l'as déjà fait/montré avec ce bon vieux [[Leibniz]]. Donc à mon sens, tu as certainement de quoi enrichir/créer de nombreuses pages de la categ [[:Catégorie:Mathématicien]] (je pense aux "allemands" (germanophone) par ex mais pas seulement). A toi de voir, petit à petit, en fonction de tes lectures, intérêts, envies et de ton temps ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:17 (CEST)
::::Ah oui, Leibniz, bien sûr. Je trouve Leibniz génial (sauf ces idées pour les armes). J'ai en effet lu un livre sur Leibniz et je suis été inspiré par cette personne. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:22 (CEST)
== En wikislow au moins jusqu'à 17 juin 2026 ==
[[Fichier:LibrePlan Screenshot.png|thumb|Un PDG voit un pêcheur et il le dit : « Arrêtez ça, vous pourriez faire des choses importantes ! » - « Mais pourquoi ? » le pêcheur demande. - Le PDG : « Vous pourriez gagner d’argent, beaucoup d’argent, et vous allez devenir riche ! Vous allez avoir plein de temps ! » - « Mais je l’ai déjà ... » répond le pêcheur.]]
Bonjour @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik2Mars]], je suis en wikislow au moins jusqu’à 17 juin 2026. J’ai décidé d’ajouter les choses à [[Utilisateur:TLD35/À faire]] au lieu de les faire maintenant. Pour des choses que tu trouves importantes, tu peux [[Spécial:Envoyer un courriel/TLD35|m’envoyer un courriel]]. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 12 mai 2026 à 22:56 (CEST)
== [[Etty Hillesum]] ==
Salut ! J’espère que tu vas bien ! Pour ton brouillon [[Utilisateur:TLD35/Etty Hillesum]], comment veux-tu faire ? Ta source est en anglais, et on a déja les deux sections :
*[[Etty Hillesum#Une vie bouleversée, Journal 1941-1943]] (que j’ai dans ma biblio perso)
*[[Etty Hillesum#Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943]] (que j’ai à dispo et travaille depuis qlq temps)
Je me suis permis qlq p’tites touches sur ton brouillon, pour nous aider à passer de l’une (en anglais) aux deux autres (en fr). Je navigue assez facilement de l’une à l’autre depuis le temps maintenant.
Et depuis que je travaille avec l’Ed les Ecrits, c’est quand même bien plus clair (pour rappel d’ailleurs : {{Article |langue=fr |prénom1=Philippe |nom1=Noble |titre=Le texte d'Etty Hillesum, de l'original à la traduction française : un cheminement singulier |périodique=Revue française de linguistique appliquée |volume=VIII |numéro=2 |date=2003 |issn=1386-1204 |issn2=1875-368X |doi=10.3917/rfla.082.31 |lire en ligne=http://www.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2003-2-page-19.htm}}), même si pour le moment je n’ai posé in main que qlq points de repere pour Rilke (qu’elle cite abondamment…). Comme dit par mail, pas encore vu intégralement la serie, mais dis-toi que je me suis même demandé si j’allais pas annoter qlq citations entendues pour les retrouver dans les Ecrits et si pas encore ici les ajouter… j’ai déja fait ça pour Vinci avec une émission d’ailleurs, mais y’avait déja presque tout ici ^^ !
Bref. Comment puis-je t’aider ?
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 00:11 (CEST)
:Oui, merci, je suis très productive ces jours et je suis heureux que j’ai pu lire ce livre en 1 jour seulement car j’ai un calendrier serré. (Ça veut dire que je vais avoir « une petite pause » le prochain vendredi seulement la prochaine fois.)
:* Merci pour tes touches sur le brouillon. N’hésitez pas en général car c'est un wiki et pas mon journal !
:* « y’avait déja presque tout ici » → Est-ce que je n’ai pas choisi trop des citations ? Je serais heureux si la réponse était « non » car je n’aurais plus le devoir de choisir entre les citations que je les trouve tous précieux. Dans tout cas, je pense que c’est nécessaire de trouver des thèmes pour trouver des catégories plus comestibles.
:{{#babel:nl-0}}
:* Je m’excuse que je n’ai pas choisi le français. Premièrement, j’ai eu Noble 2003 dans ma tête et j’ai choisi ''ad fontes'' si possible (nl-0 {{triste}}). Deuxièmement, je suis été beaucoup plus vite, une chose importante dans ces jours pour moi. Je pourrai trouver les translations en français et les sources d’une manière convenable, et faire l'intégration dans [[Etty Hillesum|l'article]] etc., mais après wikislow.
:* On peut rajouter les citations que la série a choisi, mais après avoir lu les écrits d’Etty, je pense que la série prend beaucoup de libertés et que elle l’a dessine trop indécise, et cela inclut également les citations sélectionnés. Et on lui aurait rendu davantage justice si on avait montré ''toute'' sa vie pour montrer le contraste et sa force plus clairement. (Mais le dernier dialogue était drôle.) Mais je les comprends car c’est plus facile de traiter l’amour humaine et pas divine car le vocabulaire et les forces sont BEAUCOUP plus difficile à comprendre et communiquer dans le dernier cas.
:* Wikiquote est perpétuellement le premier stage d’un travail scientifique. (C’est un compliment, je ne sais pas un projet de Wikimedia plus scientifique !) Mais je me vraiment souhais d’avoir des conversations ''avec qui que ce soit'' sur des thèmes intéressants. Oui, je ne parle pas des essais d’interprétation, je parle des conversations. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 23 mai 2026 à 09:39 (CEST)
:: « y’avait déja presque tout ici », ma phrase est alambiquée désolé : je voulais parler de l’émission sur Vinci qui citait ses propos en voix off et qu’au final on avait déja presques toutes ces citations là ici.
::Oui, ta sélection est bonne, NHP. La deux y est déja (''in main''), dans les deux éditions fr, depuis peu de temps cela dit : 20 février dernier [[spécial:diff/449967]]; et le commentaire de Todorov depuis septembre dernier [[spécial:diff/426407]].
::Si tu peux accéder aux ed fr, c’est super. Puisque tu as déjà lu la version "An Interrupted life : the diaries" en anglais qui correspond à "Une vie bouleversée", tu peux passer directement à la version les "Ecrits" : édition intégrale, date etc. C’était l’objet de ma demande, savoir si tu avais besoin d’aide pour la/les vf, puisque j’ai les deux avec moi.
::A terme, je me demande d’ailleurs comment faire avec ces deux "vf". Bref, on verra.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 10:07 (CEST)
:::Oh, je n’ai pas pensé ça ! Je savais que tu as parlé de de Vinci. Mais contrairement à Vinci, on a ici la situation d’un seul livre encore une fois (i.e. comme [[Discussion:Marguerite Porete#c-TLD35-20260131101800-Malik2Mars-20260131093400|chez Porete]]) et pas plusieurs fois comme chez de Vinci et je m’ai demandé si j’ai cité trop d’un seul livre d’un point de vue juridique. [EDIT: non, c'est bien fair use, c'est pas à la limite du tout [[m:en:q:The Lion King|comme ici]].]
:::Umm, j’ai cherché vitement et je peux accéder « Une vie bouleversée », version 1995 {{ISBN|9782020246286}} (EPUB) et « [https://archive.org/details/lettresdewesterb0000hill Lettres de Westerbork] » {{ISBN|9782020103589}} (mais aussi {{ISBN|9782020086295}} ? ) (PDF), qui en effet fait part du livre « Une vie bouleversée ». Je peux mettre la traduction française assez vite. [EDIT: fait]
:::Peut-être j’ai besoin d’aide pour la détermination des pages car la version EPUB n'a pas des pages. Merci pour ton offre d’aide ! Je vais voir après wikislow et je vais m’informer sur la situation des traductions françaises après wikislow.
:::Malik, je suis en train d’organiser le temps de l’été. J’ai déjà organisé [[Discussion utilisateur:TLD35#c-TLD35-20260502235300-Malik2Mars-20260501094800|un échange concernant les thèmes de Porete avec une personne]], et la lecture et [[Discussion utilisateur:TLD35#c-TLD35-20260503110100-Malik2Mars-20260503091600|la discussion d’un livre hors Wikiquote avec une autre personne]], mais j’ai temps pour autres lectures où je souhaite avoir un échange via conversation en face à face.
:::Est-ce que tu penses que c’est réalisable d’organiser des rencontres d’une communauté qui travaille en ligne normalement pour la discussion d’un livre où pas car on ne vit pas dans la même ville ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 23 mai 2026 à 11:35 (CEST)
{{RI}}
Bonsoir !
Alors, pour essayer de parler le même langage, j’ai retouché ton brouillon avec qlq détails sur le cheminent des traductions pour les sources primaires en anglais et en français : par là [[Utilisateur:TLD35/Etty Hillesum#Sources]]. En gros, les premieres publi en anglais et français sont très incomplètes, mais ce sont ces éditions là qui ont notablement contribué à faire connaître ses écrits, particulièrement en français. L’édition 2008 en fr est basée sur la cinquième édition néerlandaise de 2008 (1ere en 1986 (Etty: De nagelaten geschriften van Etty Hillesum, 1941-1943), la sixième de 2012 a changé de titre (Etty Hillesum, Het Werk). Une Ed {{en}} bilingue existe aussi depuis 2014 (tu y as accès en Suisse sauf erreur). J’ai aussi ajouté qlq ligne biblio "secondaires" qui justement te permettront de confirmer/croiser ces données et bien plus.
Pour la page [[Etty Hillesum]] et ton brouillon, bien sûr tu peux compter sur moi pour te donner les correspondances dans les ed fr, c’est ce que j’avais en tête dès mes premières modifications sur ton Brouillon.
Je vais te repondre plus longuement pour justifier pourquoi il est important de connaître un minimum ce cheminement singulier du Journal et des Lettres (qui n’est pas un cas unique, y a la même en plus simple avec la trad fr du Journal de Klee ^^), et ça me permettra aussi de résumer cela en pdd de l’article ici pour étayer notre travail. Ça devrait en fait aussi figurer sur wp depuis longtemps, mais ces détails sont souvent négligés sur wp… (bref).
J’isole ci-dessous deux sujets que tu abordes. Je vais manger un bout, prendre une douche et je repasse.
A+, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 21:01 (CEST)
re, bon, pas encore mangé ni pris ma douche (je commence à avoir des étoiles dans les yeux, donc je reviens dans la nuit. Rapidement, pour ta page je te re propose la decoupe suivante [[spécial:diff/459133]]. J’espère que ça te convient et que tu comprends pourquoi. J’ai complété le {{m|Pour info}} en tete de [[Utilisateur:TLD35/Etty Hillesum#Citations]].
En effet, tu cites au départ des extraits du Journal, et ensuite des Lettres en partant de la version {{en}} de 1983. Tu as pu ajouter les extraits en {{fr}} sur la base de 1995 (EPUB) mais sans pagination. Je peux te donner les pages dans ''Une vie bouleversée'' 2020 qui est dans ma biblio perso. Ainsi que la correspondance dans ''Les Ecrits''. A titre d’exemple, regarde la citation 2 et la citation 24 qui sont déjà ''in main''.
Pour la suite, je vérif une à une les cita que tu as sélectionnées (Journal+Lettres), je te donnes sur ton brouillon les correspondances dans ''Une vie bouleversée'' 2020 avec pagination et aussi dans ''Les Ecrits'' 2008 ainsi que les variantes de traduction si y’a. Et tu pourras alors les ajouter in main. C’est Ok pour toi ?
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 mai 2026 à 23:16 (CEST)
:Oui, je suis d'accord. J'ai préparé les citations pour les copier-coller. Maintenant, c'est à toi : je ne connais pas les pages et je ne sais pas si une version plus nouveau a changé dans les citations que j'ai quand même copié dans le modèle Citation. Je fini par créant la structure pour les citations des lettres, mais après je pense que je vais dormir. Dans tous cas, ne tire tropsur la ficelle avec la fatigué, des étoiles dans les yeux me paraît un peu trop. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 24 mai 2026 à 00:06 (CEST)
::Voilà, c’est ok pour moi aussi avec ta structure de travail pour avancer ! Super !
::Je viens de me charger de la 5 sur ton brouillon et je file manger. Et cette nuit je vais contribuer un peu sur d’autres sujets, mais plus tard/tot demain matin.
::Je réponds plus longuement demain dans la journée ici et ci-dessous. Ça me fait vraiment plaisir de t’aider à contribuer sur [[Etty Hillesum]], et c’est un très bon exercice pour moi aussi. Gagnant gagnant ! Travailler à partir de traductions dans d’autres langues est possible (voire depuis d’autres versions linguistiques de Wikiquote moins rigoureuses que q:fr…), mais ça demande un peu de rigueur et là tu es mon cher un ''compagnon de route'' très agréable que j’ai plaisir à ''accompagner'' !
::Bonne nuit, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 mai 2026 à 00:22 (CEST)
::ps:pas de souci pour la fatigue, le cerveau est déjà energivore et je le fais assez souvent surchauffer en contribuant ici (ou dans mon ancien travail avec certains dossiers compliqués…). C’est pire qu’un marathon ^^. Là, au moins j’ai pas mal aux yeux aujourd’hui ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 mai 2026 à 00:31 (CEST)
:::Re !
:::(dis, cette lecture ne te fait pas penser (un peu) à [[Wittgenstein]] et son « expérience de se sentir absolument sûr » ? {{chut}}, nous ne pouvons rien en dire ! Et pourtant elle, elle a réussi non?)
:::Pour ta page de travail, je vais le faire dans l’ordre des citations que tu as sélectionnées, une à une. Je te propose d’utiliser le code {{go}} pour te signaler que j’ai révisé les citations et Ref dans 2020 et 2008. Le code {{done}} c’est pour celles qui sont déja ''in main'', soit dans 2020, soit 2008, ou le deux. La (3), déja in main via 2020, est exemplaire, un cas d’école pour illustrer l’ « avertissemet des traducteurs ». Voir mon ajout là sur ton brouillon [[spécial:diff/459164]].
::
:::Nous avons commencé à discuter de cette page sur la pdd de mon brouillon modèle [[Discussion_utilisateur:Malik2Mars/Modèle#c-Malik2Mars-20260408222100-Liens_utiles|là]] où je te signalais ce « Probleme spécifique édition vo/vf », et que cette page etait la seule sur « le theme du « chemin spirituel », en l’état de mes lectures, [à avoir] vraiment retenu mon attention de contributeur ». Mais je dois te preciser que ce n’était pas cette thematique là du « chemin spirituel » qui m’a conduit à Etty Hillesum au départ, ce n’était pas ça que je cherchais, je l’ai trouvée en route disons. Pour faire simple, ça fait des annees, à titre personel, que je me documente sur les « témoignages », les recits, et les fictions, au départ sur la thématiques de la guerre d’Algérie, les harkis. Pourquoi ?: là reponse est là à un clic https://www.onac-vg.fr/harkis-de-largentiere-07 (ma grand mère, ma mère et un de mes oncles sont sur ces photos… : ils sont partis de {{w|Ghazaouet}} en 1962, puis ont transité par Marseille, le Larzac puis {{w|Largentiere}} avant de rester jusqu’à la fin des années 1970 dans un {{w|Hameau de forestage}} à La Ciotat…[[Image:La Ciotat - Chantiers navals.jpeg|vignette|Chantiers naval de La Ciotat, 2015]]). Pour comprendre ''mon'' histoire, celle de ma mère, ses frères et sœurs, mes grands parents, les traumatismes évidents, les blessures cachées, les non-dits, les nombreuses addictions et pathologies de cette génération en particulier… Puis ça m’a conduit sur wiki à : creer/contribuer sur un certain nombre de pages ici; à participer à l’article {{w|Migrations à Marseille}} qui faisait suite à notre atelier de 2015 à la MMSH; à creer {{w|Bassin minier de Provence}}, etc. Et puis bien sûr j’ai élargie à d’autres "tragédies", horreurs, massacres, de l’Histoire, j’ai lu le classique d’[[Anne Frank]], le journal d’[[Hélène Berr]], l’œuvre somptueuse de [[Charlotte Salomon]] (j’ai créé les 3 pages ici), et bcp d’autres, comme [[Germaine Tillion]] qui me permet de lier plusieurs thématiques justement, et on y recroise [[Tzvetan Todorov]]. Bref.
:::Pour Etty Hillesum donc, j’avais proposé à {{ping|An insect photographer}} et {{ping|Jorune}} de travailler cette page avec d’autres car « je pense que notre projet a bcp à gagner à avoir des pages de qualité sur ces thèmes en particulier et peut-être même proposer cela pour un atelier…, cf [[Discussion_utilisatrice:An_insect_photographer#c-Malik2Mars-20260117154900-En_ce_début_d'année_2026_...]]. Si on avance bien sur cette page, en citations de ses Ecrits, en citations sur, en illustrations, ça peut servir d’exemple.
::
:::Cette dernière phrase servira d’intro à la section sur les limites à clarifier/fixer, en effet : c’est principalement une question de proportion, mais aussi dans le « but à atteindre » (soit un recueil original de citations "de la personne" et "sur la personne, son/ses œuvre(s)", le tout solidement sourcé et illustré). Spoiler Alert : et si on a déja remarqué qu’avec une bonne bibliographie secondaire on peut presque reconstruire quasi entièrement certaines œuvres comme si de rien n’était…, alors là : {{espiègle}}.
:::Allez, il fait jour, et je me suis pas couché ^^.
:::Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 mai 2026 à 06:34 (CEST)
::::Il était une fois une vieille femme qui vivait dans une maison de retraite. Dans le système du [[w:Service civil (Suisse)|service civil]], on peut décider où on veut faire les missions et j’ai décidé de faire une mission chez cette maison de retraite. Mes devoirs étaient le support général et aussi ce qu’on appele [[w:Animation socioculturelle|animation]] chez les maisons de retraite. Ça veut dire qu’on fait ''animer'' les personnes qui souvent restent assis sans bouger tous le jour là, i.e. on organise des activités sociaux, on fait les promenades, on les accompagne pour les achats hors de la maison de retraite car ils ne peuvent se plus orienter, etc. Maintenant, cette Sophie, comme je la veux appeler, était en assez bonne forme et vivait une vie encore assez indépendant. Quand-même, elle n’était pas heureux. Dans les couloirs, on l’a entendu toujours car elle parlait avec elle-même tout le temps dans un climat de mécontentement, et aussi en français. À la Suisse, il y a la Romandie, et pendant je vis à la Suisse allemande, on entend parfois le français. Mais il n’y a pas beaucoup des personnes qui savent parler le français ici, même si nous l’avons eu à l’école plusieurs des ans. Les employés surtout n’ont pas eu le français beaucoup des ans à l’école et en général ils ont bien commencé à ignorer Sophie. Ils même n’ont pas parlé beaucoup en mal d’elle pendant le déjeuner car les personnes « problèmatiques » sont ceux qui sonnent pour les employés souvent. Non, Sophie ne sonnait pas pendant les nuits, très bien, et même pas pendant la journée, tant mieux !
::::<br>
::::J’ai visité Sophie quelque fois et comme tous les habitants elle a toujours parlé que sa fille va l’a visiter dans 6, 5, 4, 3, 2 jours pour sa visite hebdomadaire. Et vraiment, sa fille, une femme aussi pas trop jeune, l’a visité. Par hasard, je l’ai rencontré dans l’entrée de cette maison de retraite quand j’ai accompagné un autre des 70+ habitants. Cette personne a voulu rester et alors j’ai accompagné Sophie et sa fille pendant la viste de la fille. Une proménade sous un soleil radieux, un jour avec des nuages jolies et le ciel bleu. Sophie était heureux, oui, mais la plus petite chose l’énervait tout le temps. « Mais ils n’ont pas taillé la haie ! », se plaignait-elle une fois, « Ces fleurs se dessèchent ! » une autre fois. « Maman », sa fille l’a mis en garde, « mais c’est pas grâve ». Sophie marmonnait toujours quelque chose d’incompréhensible comme réponse et continuera la promenade. « Je me dois excuser », sa fille m’a dit, « elle est un peu bizarre ». « Pas de problème », j’a répondu, « je m’entends bien avec elle et nous avons déjà parlé un peu dans les couloirs ». Et nous avons continué la promenade. Une fois, Sophie déclarait encore une fois une anomalie, mais en français. Je réponds en français, et rassure-la. Après, sa fille : « Oh, je m’excuse, elle parle le français parfois, même si elle sais parler l’allemand très bien ! » « Ah, pas de problème », j’ai répondu, « nous l’avons eu à l’école. » C’était génant pour la fille quand-même parce qu’on ne suppose pas d’une personne suisse-allemand qu’elle sait parler le français, comme on ne pense pas d’une personne de la Romandie qu’elle pourrait parler l’allemand. En effet, on parle l’anglais avec les personnes de l’autre côté du [[w:Röstigraben|Röstigraben]] car c’est plus probable que tous les deux savent parler l’anglais.
::::<br>
::::Quelques jours après, après un déjeuner de midi, j’ai préparé le plan pour mon circuit. On doit vraiment organiser ça dans une maison avec 70+ habitants ! Comme j’ai préparé le plan dans les coins de l’animation, Sophie s’est approchée. « Ah, qu’est-ce que c’est ça, ce désordre ? », elle a demandé et elle a commencé à fouiller dans les étagères pour l’animation, complètement ignorant que c’est une place pour les employés. C’était claire qu’elle cherchait le contacte et alors j’ai commencé à montrer des choses. « C’est quoi ça ? Un ballon pour les enfants ? », elle s’énerve. « Oui, c’est un ballon, mais c’est pour trainer les muscles », j’ai expliqué. « Ah, c’est trop lourd ! », elle dit et vise la table alors. « Je veux lire mon magazine que j’ai acheté », elle dit et déballe un magazin. Alors, pourquoi pas, je pense, je vais lire ce magazin avec elle qui cherche le contacte.
::::<br>
::::C’est un magazine people. En première page, il y a un photo d’un mariage. Un frère d’un prince de Danemark ou quelque chose. « Ah, c’est joli », Sophie déclare. Et elle tourne la page et se concentre pour quelque secondes. « Incroyable ! », s’écrie-t-elle, « ils ont été agressés dans la rue et il s’est echappé et l’a laissé tout seule avec les méchants ! ». Je regarde la photo, une femme en larmes qui raconte comment son mari est echappé pendant cette épisode (heureusement, il n’est rien arrivé). Avant que je peux répondre, Sophie continue à tourner la page. Un rapport d’un procès. Une personne a tué sept personnes et caché leur têtes dans un sous-sol d’un immeuble. Avec photos d’évidence. Iiih, je me pense, je ne vois pas les films d’horreur, et maintenant ça ! Je n’ai jamais lu un journal de boulevard, je ne savais pas qu’ils sont si violents ! « L’horreur », s’écrie-t-elle, indignée, et oui, c’est vraiment l’horreur.
::::<br>
::::« Umm, Sophie, vous avez acheté ce magazin où ? » je la demande. « Dans un kiosque », elle réplie, un peu étonné. « Et avez-vous vu quelque chose intéressante ou jolie pendant l’achat ? » Sophie réfléchit un peu. « Oui, en effet, j’ai vu des fleures belles. » Elle sourit car elle se souvient. « C’est le printemps et j’ai vu des fleures belles. » Elle retourne chez le magazin et heureusement continue par tournant la page.
::::<br>
::::Quelques pages après, nous commencons à parler de notre vies. « C’est bon qu’il y a une personne ici qui peut parler le français », elle m’explique, « car je n’ai personne à parler. » « Ah oui, vous êtes de la Romandie ? », je continue la conversation. « Oh, oui », elle rayonne. « Hmm, je ne comprends jamais pourquoi vous ne pouvez pas vivre dans une maison de retraite où vous voulez. » « Moi non plus. » « Et, étiez-vous mariée ? » « Oh, oui ! », elle répond et rayonne encore plus. Elle se tait pour quelques secondes. « Merci pour le souvenir ! » Vraiment, je me pense, elle a ses racines à la Romandie. Peut-être elle a vécu pour 25 ans ou quelque chose comme ça dans la commune suisse-allemande de cette maison de retraite, mais quand-même ... Peut-être une question d’argent.
::::<br>
::::Heureux que j’ai trouvé un chemin dehors ce magazin sensationnaliste et maudit, je continue la conversation trop en retard, comme chez presque tous les habitants de cette maison de retraite. « Et vous etiez grandie dans quel village ? » Surtout avec les gens souffrant le la maladie d’Alzheimer, c’est l’autre chose dont ils se souviennent presque toujours. « Ah, je suis de Lyon. » Hmm, Lyon, je me pense, nous sommes passé en bus lors de notre voyage de fin d’études du gymnase. « Aha ... c’est pas loin de la Suisse, n’est-ce pas ? » « Oui, c’est ça. » « Mais vous avez vécu à la Romandie ? » « Oh oui, c’est là que nous nous sommes mariés ! » Et elle me sourit dans ma face. Je continue : « Et votre famille, est-ce qu’elle est aussi déménagé à la Romandie ? »
::::<br>
::::Tout à coup, cette vielle femme cherche mon bras dans un mouvement instinctif et réponds, tout à coup secouée, vraiment secouée, et fond en larmes :
::::<br>
::::« NON ! [[w:Klaus Barbie|Ils l’ont pris !]] »
::::<br>
::::--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 24 mai 2026 à 13:25 (CEST)
{{RI}}
Bonsoir ! J’espère que tout va bien pour toi ! On poursuivra cette discussion sur ces témoignages glaçants plus probablement IRL afin de garder certaines choses en privé et qui dépassent (trop) le cadre de nos potentielles ou effectives contributions wiki…
Pour ton brouillon. Révision Journal 1-7 ok. Afin d’appliquer la même démarche pour Lettres, j’ai révisé 25 et 34 avec les Ref 2020 et 2008. Donc la suite dans l’ordre à partir de 8 petit à petit. J’ai commenté toutes mes modif afin de te permettre de consulter plus facilement l’historique si besoin https://fr.wikiquote.org/w/index.php?title=Utilisateur:TLD35/Etty_Hillesum&curid=54366&action=history.
Si tu es ok, afin de faciliter la lecture de ton brouillon et alléger la page, une fois les citations/ref révisées peut-on supprimer petit à petit les citations en/fr des sous parties « source brouillon » si tu veux bien ? On aura alors uniquement 1) citation + Ref dans 2020 (si elles s’y trouvent bien sûr ^^!) et citation + Ref dans 2008. Cela te convient-il ? Les traductions sont parfois identiques, mais pas toujours et surtout 2008 est bien évidemment plus complet (y a de grosses découpes dans Une vie bouleversée, la lecture comparée des deux est édifiante ! ~350 p. vs ~1050, y a même pas match!), et ça permet aussi de dater précisément. Y’a de nombreuses notes également dans 2008. J’en ai indiquées deux notamment pour une cita tirée du livre lu dans la « salle de bain » qu’elle cite ou encore pour sa dernière lettre (jetée du train …) avec une citation de la Bible non identifiée dans cette formulation exactement. Pour les Lettres, on peut aussi pousser en ajoutant le code pour l’Ed 1988 qui est accessible, mais me semble suffisant de juste l’indiquer en tete de section (à creer : Lettres ou correspondance, au choix).
Si tu as la possibilité de mettre la main sur une des éditions complètes en anglais, peut-etre qu’on aura d’autres éléments intéressants à noter/comparer pour certains passages; ces éditions intégrales et critiques en différentes langues sont souvent complémentaires.
Avec ces relectures, je dois me freiner pour ne pas me replonger intensément dans Rilke^^! Bref.
Pour les section ci-dessous, je veux prendre le temps de te répondre de façon détaillée donc d’ici qlq jours.
Bien à toi, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mai 2026 à 23:47 (CEST)
:{{Bonjour|Malik2Mars|texte1=Malik}}, heureux de lire ta réponse, mais avant peu du temps, je trouve une bonne chose de supprimer les citations « source brouillon » et même de se focusser sur les éditions les plus complets (i.e. la version 2008). La version allemande avec ces 1022 pages est aussi bien recherché et dit par exemple à ce passage de la lettre « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). » Je serai ravi de faire cette recherche sur les citations régénérantes vendredi soir je pense. +1 pour les dates précises.
:P.S.: « Oui ; et de quoi ou comment cette âme aurait-elle peur ? Certes, elle ne pourrait ni ne devrait rien craindre ou redouter : à supposer qu’elle soit dans le monde et qu’il fût possible que le monde, la chair et le diable, les quatre éléments, les oiseaux de l’air et les bêtes sauvages la tourmentent, la dépècent ou la dévorent, elle ne pourrait encore rien perdre si Dieu lui demeure, car il est tout entier partout, tout-puissant, toute sagesse et toute bonté. » →→→ Umm, euh, ... 🤔 ... uff ! Je ne sais pas moi non plus ! {{mdr}} --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 27 mai 2026 à 07:22 (CEST)
::Excellent, poursuivons sur cette route ensemble alors ! Tu vois, c’est notamment pour ça que je te disais que c’est un plaisir de t’aider {{sourire}} ! Et au final, comme pour ta judicieuse précision sur la ''Conférence sur l’éthique'' de Wittgenstein (« Cf. Ludwig Anzengruber (1872), « Die Kreuzelschreiber », acte 3, scène 1 cit. in Brian McGuinness (1927), « Wittgenstein: A Life », p. 94. »), en croisant nos sources et accés en différentes langues et nos connaissances, on pourra avoir des notes complémentaires (illustrées ?, certainement aussi) sur la page Etty Hillesum un peu comme [[Ludwig Wittgenstein#Notes et références]] {{clin}} !
::Les {{w|intertextualité}}s sont un vaste terrain de ''jeu'' pour nous autres wikiquotiens, avec souvent des précisons qui s’affinent petit à petit avec la pratique (les lectures, annotations, etc), encore plus quand il faut jongler d’une langue à l’autre (ex : pour pas changer, prenons celui qui écrit : « La science est le capitaine, la pratique est le soldat », un certain Vinci ^^ ''je crois'').
::Bonne journée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mai 2026 à 08:05 (CEST)
:::Oui, en effet, c’est utile d’avoir plusieurs sources, ça donne une vue plus nuancée. Quand-même, j’essaye d’utiliser des sources françaises si possible (cf. barrière linguistique). Je n’ai pas encore le temps d’organiser la source française 2008, mais oui, on le voit, la collection des differents connaissances va avoir pour résultat une version « vraiment critique » pour les 34 citations que je veux ajouter.
:::J’ai commencé [[Discussion utilisateur:TLD35/Etty Hillesum]] pour discuter les choses en détail. Il y a une chose que je trouve qu’on ne doit pas discuter, c’est supprimer les citations « source brouillon » une fois les autres sont là. Je peux faire ça ou tu peux faire ça - il faut seulement le clarifier.
:::Un détail : la lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 21:48 (CEST)
::::Salut, je te réponds vite, ok, je peux supprimer dès que je révise donc. Super. Ça va ameliorer la lisibilité. Ok, pdd là [[Discussion utilisateur:TLD35/Etty Hillesum]] ça me va. C’est bien la dernière (71) dans 2008 fr mais oui, y’a bien des trouvailles depuis… je suis d’ailleurs sorti de ma retraite wikipédienne (furtivement, compte temporaire) pour commencer à répercuter qlq détails importants sur la page wp:fr {{w|Etty Hillesum}}, œuvres, biblio, {{clin}}. Tu remarqueras que justement ma précision sur ton brouillon n’indique que « Carte jetée du train, retrouvée et postée par des paysans ». En gros, mieux vaut parfois garder le silence… en dire un peu moins pour ne pas se tromper disons. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
=== [[Wikiquote:Droit de citation]] (ou [[:en:Wikiquote:Limits on quotations]] à clarifier sur q:fr) ===
=== Rencontres ===
l7ap3lsmbzlm71p021fjyydh7klbhxw
Utilisateur:Malik2Mars/María Zambrano
2
53672
459767
459749
2026-05-29T14:56:25Z
Malik2Mars
27293
/* Autres */ … nb:[[Spécial:Recherche/all:insource:"Cahiers du Sud"]]
459767
wikitext
text/x-wiki
[[Image:María-Zambrano-1-e1602071174321.png|vignette]]
[[Image:Mural feminista Gandia - Maria Zambrano.jpg|vignette|{{citation étrangère|langue=ca|''No hi ha barrera que pugues imposar a la llibertat de la meua ment''{{note|Citation originale de [[Virginia Woolf]] : {{citation étrangère|langue=en|Lock up your libraries if you like; but there is no gate, no lock, no bolt that you can set upon the freedom of my mind.}} {{note autre projet|wikisource|langue=en|Page:A Room of One's Own (Hogarth 1929).djvu/118|''A Room of One's Own'', 1929, p. 114}} {{Ouvrage/Test|titre= Une chambre à soi|trad={{w|Clara Malraux}}|édition= Denoël |année=1992|isbn=220723998-5|page=113|url=https://archive.org/details/unechambresoi0000virg/page/113}} : {{cita|Fermez vos bibliothèques, si cela vous plait, mais il n'est porte, ni serrure, ni verrou que vous puissiez dresser contre la liberté de mon esprit !}}}}.}}]]
'''[[María Zambrano]]''', née le {{date-|22 avril 1904}} à Vélez-Málaga et morte le {{date-|6 février 1991}} à Madrid, est une écrivaine et philosophe espagnole.
== Citations ==
[[image:Firma de Maria Zambrano.jpg|180px]]
=== ''Philosophie et poésie'' ===
{{Citation|Aujourd'hui [[poésie]] et [[pensée]] nous apparaissent comme deux formes insuffisantes, nous semblent être deux moitiés de l'homme : le philosophe et le [[poète]]. L'homme entier n'est pas dans la [[philosophie]]; la totalité de l'humain n'est pas dans la poésie. Dans la poésie nous trouvons directement l'homme concret, individuel. Dans la philosophie l'homme dans son histoire universelle, dans son vouloir être. La poésie est rencontre, don, découverte par la grâce. La philosophie quête, recherche, guidée par une méthode.}}
{{Réf Livre
| titre = Philosophie et poésie [Filosofía y poesía]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jacques Ancet
| éditeur = José Corti
| année = 2003
| année d'origine =1939
| ISBN =2-7143-0832-5
| chapitre =Pensée et poésie{{note|Publié sous le titre {{es}} « Poesia y Filosofia », ''[[w:es:Taller (revista)|Taller]]'', 4, juillet 1939.}}
| page = 15-16<!-- et 4 de couv. -->
}}
=== ''Saint Jean de la Croix'' ===
{{Citation|[…] l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie.|original=[…] la unidad con que sueña el filósofo solamente se da en la poesía. La poesía es ''todo'' : el pensar escinde a la persona, mientras el poeta es siempre ''uno''. De ahí la angustia indecible y de ahí también la fuerza, la ''legitimidad'' de la poesía.|langue=es|précisions=« San Juan de la Cruz (de la "noche obscura" a la más clara mística) », ''{{w|Sur (revue)|Sur}}'', 63, 1939, p. 56 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sur_1939-12_9_63/page/56}}.}}
{{Réf Article
| titre = Saint Jean de la Croix (1542-1591) : de la "La Nuit obscure" à la plus claire mystique
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Suzanne Brau
| publication = {{w|Les Cahiers du Sud}}
| date = décembre 1942
| numéro = 251
| page = 94
| url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16512712/f16
}}
=== ''La confession, genre littéraire'' ===
{{pour info|'''à préciser/noter''' : 1941, 1943, dans Luminar; …}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = La confession, genre littéraire [La confesión, género literario y método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay
| éditeur =Jérôme Millon
| année = 2007
| année d'origine =1943
| ISBN =978-2-84137-219-5
| page =
}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = La confession, genre littéraire [La confesión, género literario y método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay
| éditeur =Jérôme Millon
| année = 2007
| année d'origine =1943
| ISBN =978-2-84137-219-5
| partie =II
| chapitre =Le surréalisme
| page = 91-96
}}
=== ''Les rêves et le temps'' ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. » ([[Jorge Luis Borges#Autres inquisitions|Jorge Luis Borges]], « {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} »)]]
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Les rêves et le temps [Los sueños y el tiempo]
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Gónzalo Flores et Annick Louis
| éditeur =Corti
| année = 2003
| année d'origine =1960
| ISBN =978-2-7143-1358-4
| chapitre =
| section =
| page =
}}
=== ''Clairières du bois'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Clairières du bois [Claros del bosque]
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Marie Laffranque
| éditeur = de l'éclat
| année = 2024
| année d'origine =1977
| ISBN =978-2-84162-706-6
| partie =
| chapitre =
| section =
| page =
}}
=== ''De l’aurore'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = De l’aurore [De la aurora]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Marie Laffranque
| éditeur = de l’éclat
| année = 1989
| année d'origine =1986
| ISBN =2905372338
| partie =
| chapitre =
| page =
| url = https://books.google.fr/books?id=06CioIVaRYUC&
}}
=== ''Sentiers'' ===
{{Réf Livre
| titre = Sentiers [Senderos]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Nelly Lhermillier
| éditeur = Des femmes
| année = 1992
| année d'origine = 1986
| ISBN =2-7210-0424-7
| page =
}}
=== ''Notes pour une méthode'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Notes pour une méthode [Notas de un método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Marie Laffranque
| éditeur = Des femmes
| année = 2005
| année d'origine =
| ISBN =2-7210-0516-2
| page =
}}
=== ''Algunos lugares de la pintura'' ===
*« Amor y muerte en los dibujos de [[Picasso]] », {{w|lang=es|Orígenes (revista)|''Orígenes''}}, 31, 1952; repris dans ''Algunos lugares de la pintura'', 1989. Version française dans ''{{w|Cahiers d'art}}'', 1951, p. 29-32 {{lire en ligne|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4226304c/f47}}
* « Amour et mort dans les dessins de Picasso », trad. Laurence Breysse-Chanet, {{harvsp|id=2014|Europe, 1027-1028}}, 2014, p. 207-212.
=== Autres ===
{{citation|Je suis trop épuisée pour écrire, trop possédée. Je ne pourrais faire que de la [[poésie]], car la poésie est ''tout'' et en elle, on n'a pas à se diviser. La pensée divise la personne; tandis que le [[poète]] est toujours ''un''. De là, l'angoisse indicible, et de là, la force et la ''légitimité'' de la poésie.|original=Estoy demasiado rendida para escribir, demasiado poseída. Sólo podría hacer poesía, pues la poesía es todo y en ella uno no tiene que escindirse. El pensar escinde a la persona; mientras el poeta es siempre uno. De ahí la angustia indecible, y de ahí la fuerza y la legitimidad de la poesía.|langue=es}}
*2 février 1939. 2014, p. 42 ("L’Espagne sort d’elle-même")
*Obras completas. VI. Escritos autobiográficos. Delirios. Poemas (1928-1990). Delirio y destino (1952). 2014
{{Citation|[…] l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie.|original=[…] la unidad con que sueña el filósofo solamente se da en la poesía. La poesía es ''todo'' : el pensar escinde a la persona, mientras el poeta es siempre ''uno''. De ahí la angustia indecible y de ahí también la fuerza, la ''legitimidad'' de la poesía. |langue=es}}
*« San Juan de la Cruz : de la noche obscura a la más clara mística »,
**dans {{w|Sur (revue)}}, Buenos Aires, 63, décembre 1939 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sur_1939-12_9_63/page/43}}; vf dès 1942 « {{w|Saint Jean de la Croix}} (1542-1591) : de la « {{w|La Nuit obscure (livre)|Nuit obscure}} » à la plus claire mystique », dans {{w|Les Cahiers du Sud}}, décembre 1942, p. 81-98 (p. 94), trad. Suzanne Brau, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16512712/f16 / https://www.retronews.fr/journal/les-cahiers-du-sud/01-decembre-1942/16/b72f87be-4381-4cef-97c3-4c48263da4fc, puis dans :
*** Levant : Cahiers de l'espace méditerranéen {{ISSN|0992-0757}} (MMSH), 2, 1989
*** (remanié et coupé de l’original 1939) [[#Sentiers]] 1992 p. 233 (vo 1986 https://books.google.fr/books?id=RcFgGQNuiSUC&pg=PA196)
**** « l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient-elle que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie. »
***2024 {{ISBN|978-2-84162-752-3}}, https://www.lyber-eclat.net/lyber/zambrano/saintjeandelacroix.html
***('''… nb:[[Spécial:Recherche/all:insource:"Cahiers du Sud"]]''' … = Vinci …)
**puis dans Los intelectuales en el drama de España, et dans La razón en la sombra Antología crítica, …
== Citations sur ==
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|commons=Category:María Zambrano|w=María Zambrano}}
<pre>{{ouvrage|libellé=|auteur=|titre=|édition=|année=|isbn=|url=}}</pre>
*{{ouvrage/Test|libellé=Estève 2013|auteur=Raphaël Estève|directeur=oui|titre=Clartés de María Zambrano|édition=Presses universitaires de Bordeaux|année=2013|isbn=978-2-86781-891-2|plume=oui|id=Estève2013}}
*{{ouvrage/Test|libellé=Europe 1027-1028|titre=Maria Zambrano. Frédérick Tristan|champ libre=''Europe'', 1027-1028|année=2014|isbn=978-2-351-50068-2|plume=oui|id=}}
*{{ouvrage|libellé=Revilla 2015|auteur=Carmen Revilla|directeur=oui|titre=L'Horizon de la pensée poétique de Maria Zambrano|édition=L’Harmattan|année=2015|isbn= 9782343050102 |url=https://www.perlego.com/book/3110609|id=Revilla2015}}
*{{ouvrage/Test|libellé=Mounic 2017|auteur=Anne Mounic|titre=Poésie et philosophie : Ineffable rigueur|édition=Rodopi|collection=Chiasma|année=2017|isbn=978-90-04-34964-3|doi=10.1163/9789004349674|url=https://books.google.fr/books?id=eSk_DwAAQBAJ|id=Mounic2017}}
**NB : suivre pb LBW Brill/De Gruyter
*{{article|auteur=Nadia Mékouar-Hertzberg|titre=Les substrats d’une pensée du « genre » dans les textes de María Zambrano|périodique=Cahiers de civilisation espagnole contemporaine|numéro=20|année=2018|url=http://journals.openedition.org/ccec/7270|doi=10.4000/ccec.7270}}
*{{article|auteur=Camille Lacau St Guily|titre=« Certains lieux de la peinture », comme expérience ontologique, de révélation chez María Zambrano|périodique=Cahiers de civilisation espagnole contemporaine|numéro=31|année=2023|doi=10.4000/ccec.16394|url=https://journals.openedition.org/ccec/16394}}
*Élise Tourte, « Arrachements, attachements », ''Acta fabula'', 26, 1, Essais critiques, Janvier 2025, http://www.fabula.org/acta/document18846.php, https://10.58282/acta.18846
*{{lien web|titre=Avoir raison avec... María Zambrano|site=franceculture|année=2025|url=https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-avoir-raison-avec-maria-zambrano}}
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Malik2Mars
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/* Marguerite Yourcenar */ == Bertrand Russell == * « Deux livres », OCI p. 763-761 : **Russell : Let the people think, « {{w|Free Thought and Official Propaganda}} », « Généalogie du fascisme » *. *. *.
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wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
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{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
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}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Bertrand Russell ==
* « Deux livres », OCI p. 763-761 :
**Russell : Let the people think, « {{w|Free Thought and Official Propaganda}} », « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
a5s5myogut8b1zbwhet3lzb837i3ayo
459754
459753
2026-05-29T12:12:46Z
Malik2Mars
27293
/* Bertrand Russell */
459754
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
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|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Bertrand Russell ==
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think, « {{w|Free Thought and Official Propaganda}} », « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
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459755
459754
2026-05-29T12:18:36Z
Malik2Mars
27293
/* Bertrand Russell */
459755
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
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{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
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}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
== Bertrand Russell ==
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think, « {{w|Free Thought and Official Propaganda}} », « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
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</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
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459755
2026-05-29T12:34:10Z
Malik2Mars
27293
/* Bertrand Russell */ sauf erreur de memoire **Russell : Let the people think, ***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} » ****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026 (2026 pas vu, ça vient de sortir)
459759
wikitext
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{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
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| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
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{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
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== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
mflwmlwva52gxj6lg8eoe2k0t8fypi0
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2026-05-29T14:54:38Z
Malik2Mars
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/* A ''comparer'' */ trame
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wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de5=[[Jorge Luis Borges]]
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|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
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| titre-couleur =
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}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel là :) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes. Occurrence "temps"
=>Ajouter notes variantes "fr"
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
0v7usn4xmlb0uer3uyh7bntgjb5xvd7
459768
459766
2026-05-29T15:03:28Z
Malik2Mars
27293
/* A ''comparer'' */ NB : curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
459768
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
|cit5=
|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel là :) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes. Occurrence "temps"
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB : curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
dehvznpkbzx7wx6llpw0lq4axzju9gj
459769
459768
2026-05-29T15:06:01Z
Malik2Mars
27293
/* A ''comparer'' */ Godard et les cita, cf Aragon, **Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
459769
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
|cit5=
|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel là :) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes. Occurrence "temps"
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
2sj9osyf3bpve3n8srdsffaa0k3pn4i
459774
459769
2026-05-29T15:27:30Z
Malik2Mars
27293
/* A ''comparer'' */ par ex https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
459774
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de5=[[Jorge Luis Borges]]
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|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel là :) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
glkf9fcf5hho8abnicog54crcqe6bpg
459781
459774
2026-05-29T15:51:03Z
Malik2Mars
27293
/* A ''comparer'' */
459781
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
|cit5=
|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q="je+suis+le+fleuve" là]) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, en citée notes dans les OC, p. , avec ce commentaire :
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
k69ej0l9jp7uu00pmbp5tc9ivp9fjfe
459787
459781
2026-05-29T16:01:44Z
Malik2Mars
27293
/* A ''comparer'' */
459787
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
|cit5=
|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q="je+suis+le+fleuve" là]) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, en citée notes dans les OC, p. , avec ce commentaire :
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le temps (Borges, souvenirs d’avenir, p. 219)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
nd38vxyxfwwyofuump2xj5eov4ocyzw
459790
459787
2026-05-29T16:11:14Z
Malik2Mars
27293
/* A ''comparer'' */
459790
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'Autres inquisitions, en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps», Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] »
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] »)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
31rb5x7k450fzsk3r9xfzmu0s1enufm
459794
459790
2026-05-29T16:24:46Z
Malik2Mars
27293
/* A ''comparer'' */ precise qu’ici section B. A1 1944, A2 1946, puis B
459794
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de5=[[Jorge Luis Borges]]
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|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
=== « yo soy el río » ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947 (B)
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] »
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] »)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
begcgt3b0m30cair7dhmbph0nd93aez
459797
459794
2026-05-29T16:41:58Z
Malik2Mars
27293
/* « yo soy el río » */ aie. Note à preciser. Divergence 115/155. (B{{note|à préciser. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155}})
459797
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de5=[[Jorge Luis Borges]]
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|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
=== « yo soy el río » ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947 (B{{note|à préciser. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155}})
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] »
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] »)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
mo6aofi95f0il4zoorbkvbnur11jiya
459798
459797
2026-05-29T16:45:41Z
Malik2Mars
27293
/* « yo soy el río » */ allez zap.
459798
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
=== « yo soy el río » ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947 (B{{note|à préciser/vérifier. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155}})
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] »
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] »)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
59djnbq8ogmcvr4deeravsp7szrwn5d
459803
459798
2026-05-29T17:13:42Z
Malik2Mars
27293
/* « yo soy el río » */ precise OC 2010 impr 2010 et 2013 vérif Ok. 1993, avec variante (qui « sonne » plus juste), à vérif demain. Enquêtes 1986 vérif Ok. Precise p. Zap.
459803
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
=== « yo soy el río » ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947 (B{{note|à préciser/vérifier. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155}})
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 et 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] »
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. 225 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] »)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
7xsm25hdvbs0op6awwccnc8u4w2ja2x
459900
459803
2026-05-30T07:06:25Z
Malik2Mars
27293
/* Code ref */
459900
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
=== « yo soy el río » ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947 (B{{note|à préciser/vérifier. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155}})
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 et 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] »
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. 225 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] »)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I : 1923-1949
*II : 1952-1972 https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : 1975-1985 https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV : 1975-1988 {{ISBN|84-7888-289-8}}
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
gv3frpg8ueeymleto25uzjvfza9nl04
459911
459900
2026-05-30T09:03:21Z
Malik2Mars
27293
/* « yo soy el río » */ complete note partie A/B, A dans Sur 115/155, probable coquille dans OCI p. 1704
459911
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
|cit5=
|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
=== « yo soy el río » ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947 (B{{note|à préciser/vérifier. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155. Probable coquille OCI p. 1704 pour « 155 ». Cf. }})
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 et 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] »
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. 225 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] »)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I : 1923-1949
*II : 1952-1972 https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : 1975-1985 https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV : 1975-1988 {{ISBN|84-7888-289-8}}
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
8h2on6qyzg7ig3jcmpulnraz4dr4n77
459912
459911
2026-05-30T09:12:04Z
Malik2Mars
27293
/* « yo soy el río » */
459912
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
=== « yo soy el río » ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947 (B{{note|à préciser/vérifier. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie (A1-2) publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155. Probable coquille OCI p. 1704 pour « 155 » (à verifier dans 1993), Cf. {{ouvrage|titre=Jorge Luis Borges en Sur, 1931-1980|année=1999|isbn=950-04-1978-5|url=https://archive.org/details/jorgeluisborgese0000borg}}.}})
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 et 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] »
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. 225 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] »)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I : 1923-1949
*II : 1952-1972 https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : 1975-1985 https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV : 1975-1988 {{ISBN|84-7888-289-8}}
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
0bakewcmbui0hx9dlc5hx188p1kn7h7
459914
459912
2026-05-30T09:25:59Z
Malik2Mars
27293
/* « yo soy el río » */ precise 1994 115 Una de las posibles metafísicas. Zap. Go Russell.
459914
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
|cit5=
|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
=== « yo soy el río » ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947 (B{{note|à préciser/vérifier. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie (A1-2) publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155. Probable coquille OCI p. 1704 pour « 155 » (à verifier dans 1993), Cf. {{ouvrage|titre=Jorge Luis Borges en Sur, 1931-1980|année=1999|isbn=950-04-1978-5|url=https://archive.org/details/jorgeluisborgese0000borg/page/344}} : « Una de las posibles metafísicas », dans 115, 1944, puis dans Otras Inquisiciones, 1960, première partie [A] de
« Nueva refutación del tiempo ».}})
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 et 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] »
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. 225 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] »)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{loupe|Bertrand Russell}}
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** « Généalogie du fascisme »
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I : 1923-1949
*II : 1952-1972 https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : 1975-1985 https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV : 1975-1988 {{ISBN|84-7888-289-8}}
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
3avpfohhticlxlyt1y6d5sjma9vpn25
459917
459914
2026-05-30T09:50:57Z
Malik2Mars
27293
/* Bertrand Russell */ ajuste nav brouillon Russell époque Label wp {{voir autre projet|Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/R}} pour un focus ici aux p’tits oignons !. « la bibliographie m’accroche lorsque je m’y retrouve à ma place auprès de l’auteur : nous avons les mêmes lectures, nous appartenons au même monde. » (Compagnon)
459917
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de5=[[Jorge Luis Borges]]
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|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== A ''comparer'' ==
=== « yo soy el río » ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947 (B{{note|à préciser/vérifier. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie (A1-2) publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155. Probable coquille OCI p. 1704 pour « 155 » (à verifier dans 1993), Cf. {{ouvrage|titre=Jorge Luis Borges en Sur, 1931-1980|année=1999|isbn=950-04-1978-5|url=https://archive.org/details/jorgeluisborgese0000borg/page/344}} : « Una de las posibles metafísicas », dans 115, 1944, puis dans Otras Inquisiciones, 1960, première partie [A] de
« Nueva refutación del tiempo ».}})
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
*« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río »
vs
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps
*Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve
'''OC''' (fr)
*2010 (impr. 2010 et 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}}
''NB'' :
*Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] »
'''Enquêtes''' :
*1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. :
*1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. 225 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}}
*1957 {{SUDOC|004919432}}, p. :
*.
'''Rapportées''' :
Nombreuses dans les deux variantes.
*Temps
**.
**.
*Fleuve,
**https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590
*+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] »)
=>Ajouter notes variantes "fr"
NB :
*curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/
**Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]]
== Bertrand Russell ==
{{Citation bloc|la bibliographie m’accroche lorsque je m’y retrouve à ma place auprès de l’auteur : nous avons les mêmes lectures, nous appartenons au même monde.|[[Antoine Compagnon]]}}
{{voir autre projet|Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/R}}
{{loupe|Bertrand Russell}}
[[Image:Bertrand Russell op persconferentie New York, 1950, RP-F-F01633.jpg|vignette]]
* « Deux livres », OCI p. 765-769 :
**Russell : Let the people think,
***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} »
****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026
*** [« Généalogie du fascisme »]
*.
*.
*.
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I : 1923-1949
*II : 1952-1972 https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : 1975-1985 https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV : 1975-1988 {{ISBN|84-7888-289-8}}
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
9f7ujjlndwr7qt2jxi1uxkjr0t2mgq5
Séry Bailly
0
54073
459858
454687
2026-05-29T20:11:15Z
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Sery Bailly 2 2013.jpg|vignette|Séry Bailly en 2013]]
'''{{w}}''' appelé à l'état civil Zacharie Séry Bailly, né le {{date-|13 mars 1948}} à Abidjan et mort le {{date-|2 décembre 2018}} dans la même ville, est un universitaire, académicien, écrivain et homme politique ivoirien.
== Citations ==
{{citation
|citation= Une meilleure éducation aux médias évite la manipulation
|précisions= propos tenu à l'occasion de la dernière journée du colloque international sur le thème: « Éducation aux médias: nouveau enjeux, rôles et statuts des acteurs ».
}}
{{Réf Article
|titre=Pr. Séry Bailly: "Une meilleure éducation aux médias évite la manipulation"
|auteur=Isabelle Somian
|publication=Fraternité Matin
|date= 14 mars 2014
|page = url
|url=https://www.fratmat.info/article/63987/Soci%C3%A9t%C3%A9/
}}
{{Citation|citation=Lorsqu’on n’est pas bien éduqué aux médias, on croit tout ce qu’ils disent. On n’est pas citoyen. On a une opinion, mais on ne sait pas faire son opinion.
|présicion=
}}
{{Réf Article
|titre=Pr. Séry Bailly: "Une meilleure éducation aux médias évite la manipulation"
|auteur=Isabelle Somian
|publication=Fraternité Matin
|date=14 mars 2014
|page = url
|url=https://www.fratmat.info/article/63987/Soci%C3%A9t%C3%A9/
}}
{{Citation|citation= Le citoyen, c’est sa liberté de juger.
|précision=
}}
{{Réf Article
|titre=Pr. Séry Bailly: "Une meilleure éducation aux médias évite la manipulation"
|auteur=Isabelle Somian
|publication=Fraternité Matin
|date= 14 mars 2014
|page = url
|url=https://www.fratmat.info/article/63987/Soci%C3%A9t%C3%A9/
}}
{{Citation|citation= Dans une crise personne n’est innocent.}}
{{Réf Article
|titre=Séry Bailly (1948-2018) : » Dans une crise personne n’est innocent »
|auteur=Alex Kipré
|publication=Pouvoirs Magazine
|date= 3 décembre 2022
|page = url
|url=https://pouvoirs-magazine.com/2022/12/03/sery-bailly-1948-2018-dans-une-crise-personne-nest-innocent/
}}
{{Citation|citation= Pour changer la société, il faut sacrifier son confort et sa sécurité}}
{{Réf Article
|titre=Séry Bailly (1948-2018) : » Dans une crise personne n’est innocent »
|auteur=Alex Kipré
|publication=Pouvoirs Magazine
|date= 3 décembre 2022
|page = url
|url=https://pouvoirs-magazine.com/2022/12/03/sery-bailly-1948-2018-dans-une-crise-personne-nest-innocent/
}}
== Voir aussi ==
*[[François d'Assise N'Dah]]
*[[Laurent Gbagbo]]
{{Autres projets|w=Séry Bailly|commons=Category:Séry Bailly}}
{{CLEDETRI:Bailly, Sery}}
[[Catégorie:Naissance en 1948]]
[[Catégorie:Personnalité politique ivoirienne]]
[[Catégorie:Écrivain ivoirien]]
[[Catégorie:Décès en 2018]]
1bg0v04ulp6cebahab4b2a5m25ihri9
Georges Perros
0
54146
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2026-05-29T18:06:19Z
An insect photographer
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Mef
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wikitext
text/x-wiki
'''{{w}}''' né '''Georges Léon Poulot''' le {{date-|31 août 1923}} et mort le {{date-|24 janvier 1978}}, est un écrivain et comédien français.
==''Œuvres'', 2017==
{{citation|Rien de plus naturel que de vouloir être aimé pour soi-même. Et rien de plus sot, car soi-même n'existe pas. L'amour est toujours approximatif.}}
{{réf livre|titre=Œuvres
|auteur=Georges Perros
|page=401
|année=2017
|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Le parti pris des choses serait valable si l'homme lui-même n'était chose pour tout homme. La pensée est solitaire en chacun.}}
{{réf livre|titre=Œuvres
|auteur=Georges Perros
|page=402
|année=2017
|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Et si l'on ne vient pas vous chercher, ne pleurez pas d'avoir réussi là où le génie échoue.}}
{{réf livre|titre=Œuvres
|auteur=Georges Perros
|page=403
|année=2017
|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Un homme laid, auquel on ne cesserait de répéter qu'il a tort d'être laid, finirait par se demander s'il ne l'a pas fait exprès.}}
{{réf livre|titre=Œuvres
|auteur=Georges Perros
|page=404
|année=2017
|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Ce qu'on est, c'est ce qu'on pense involontairement et qui nous guide au moment où nous nous croyions perdus. Pensées-oiseaux.}}
{{réf livre|titre=Œuvres
|auteur=Georges Perros
|page=405
|année=2017
|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Le fait même de se montrer sans cesse aux autres avec le masque de celui que l'on voudrait être nous fait perdre l'envie d'être véritablement celui-là et de travailler à le devenir.}}
{{réf livre|titre=Œuvres
|auteur=Georges Perros
|page=410
|année=2017
|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Connaître l'homme, c'est cesser de se plaindre d'en être un.}}
{{réf livre|titre=Œuvres
|auteur=Georges Perros
|page=417
|année=2017
|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Les femmes sont ainsi faites qu'elles sont plus flattées de nous séparer d'une femme que de nous retirer de la solitude.}}
{{réf livre|titre=Œuvres
|auteur=Georges Perros
|page=422
|année=2017
|éditeur=Quarto Gallimard}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|w=Georges Perros|commons=Category:Georges Perros}}
[[Catégorie:Acteur français]]
[[Catégorie:Écrivain français]]
[[Catégorie:Naissance en 1923]]
[[Catégorie:Décès en 1978]]
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459813
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2026-05-29T18:09:04Z
An insect photographer
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photo
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wikitext
text/x-wiki
[[File:Georges Perros.jpg|vignette|alt=Photo en noir et blanc en plongée d'un homme assis.]]
'''{{w}}''' né '''Georges Léon Poulot''' le {{date-|31 août 1923}} et mort le {{date-|24 janvier 1978}}, est un écrivain et comédien français.
==''Œuvres'', 2017==
{{citation|Rien de plus naturel que de vouloir être aimé pour soi-même. Et rien de plus sot, car soi-même n'existe pas. L'amour est toujours approximatif.}}
{{réf livre|titre=Œuvres
|auteur=Georges Perros
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|année=2017
|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Le parti pris des choses serait valable si l'homme lui-même n'était chose pour tout homme. La pensée est solitaire en chacun.}}
{{réf livre|titre=Œuvres
|auteur=Georges Perros
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|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Et si l'on ne vient pas vous chercher, ne pleurez pas d'avoir réussi là où le génie échoue.}}
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|auteur=Georges Perros
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|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Un homme laid, auquel on ne cesserait de répéter qu'il a tort d'être laid, finirait par se demander s'il ne l'a pas fait exprès.}}
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|auteur=Georges Perros
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{{citation|Ce qu'on est, c'est ce qu'on pense involontairement et qui nous guide au moment où nous nous croyions perdus. Pensées-oiseaux.}}
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|auteur=Georges Perros
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{{citation|Le fait même de se montrer sans cesse aux autres avec le masque de celui que l'on voudrait être nous fait perdre l'envie d'être véritablement celui-là et de travailler à le devenir.}}
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|éditeur=Quarto Gallimard}}
{{citation|Connaître l'homme, c'est cesser de se plaindre d'en être un.}}
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{{citation|Les femmes sont ainsi faites qu'elles sont plus flattées de nous séparer d'une femme que de nous retirer de la solitude.}}
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== Voir aussi ==
{{Autres projets|w=Georges Perros|commons=Category:Georges Perros}}
[[Catégorie:Acteur français]]
[[Catégorie:Écrivain français]]
[[Catégorie:Naissance en 1923]]
[[Catégorie:Décès en 1978]]
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Isabelle Kabano
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2026-05-29T18:22:51Z
An insect photographer
74311
Mef #SheSaid, la citation n'existait pas dans l'article mentionné comme source
459814
wikitext
text/x-wiki
{{ébauche}}
'''{{w}}''' née en 1974, est une actrice rwandaise. Elle est notamment l'interprète du rôle principal (Yvonne) de ''Petit Pays'', réalisé par Éric Barbier, sorti en 2020, adaptation du roman homonyme de [[Gaël Faye]].
== Citations ==
{{Citation
| citation = Jusqu’au moment où je suis devenu Yvonne […]. Je suis entrée en elle jusqu’à ne plus pouvoir en sortir.
}}
{{Réf Article
| titre = Isabelle Kabano, le Rwanda à fleur de peau
| auteur = Sabine Cessou
| publication = Le Monde
| date = 14 juillet 2021
| page = url
| url = https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/14/isabelle-kabano-le-rwanda-a-fleur-de-peau_6088271_3212.html
}}
== Citations sur ==
{{Citation|En lui dédicaçant son exemplaire de ''Petit Pays'', je lui ai intimé l’ordre d’abandonner le personnage d’Yvonne car les deux se mélangeaient […]. Isabelle n’était plus elle-même.
|précisions=Citation de Gaël Faye
}}
{{Réf Article
| titre = Isabelle Kabano, le Rwanda à fleur de peau
| auteur = Sabine Cessou
| publication = Le Monde
| date = 14 juillet 2021
| page = url
| url = https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/14/isabelle-kabano-le-rwanda-a-fleur-de-peau_6088271_3212.html
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|w=Isabelle Kabano}}
{{CLEDETRI:Kabano, Isabelle}}
[[Catégorie:Actrice rwandaise]]
[[Catégorie:Naissance en 1974]]
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Wikiquote:Le Salon/mai 2026
4
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459919
459650
2026-05-30T10:19:07Z
Omenkoy
83175
/* */
459919
wikitext
text/x-wiki
Chef de chantier : Monsieur, omenkoy Basile shutusha Billy
Titulaire omenkoy d'un BTS Travaux publiques, je vous adresse ma candidature afin de vous proposer ma collaboration en tant que Chef de chantier.
Je jouis d'une solide expérience professionnelle en matière d'organisation et de suivi de chantiers et suis également en mesure de veiller à la coordination de l'intervention des différents corps de métiers. Tout d'abord chef d'équipe, j'ai rapidement aspiré à de plus amples responsabilités, et c'est par le travail assidu et la rigueur que j'ai réussi à être promu au rang de chef de chantier.
Aussi, je souhaite intégrer une structure, de plus grande envergure et capable de me proposer une évolution de carrière séduisante, et je suis convaincu d'atteindre mes objectifs professionnels en travaillant au sein de votre bureau d'études.
Restant à votre disposition pour convenir d'un entretien, je vous prie de croire, Monsieur, omenkoy Basile shutusha Billy à l'assurance de ma haute considération
== Annonce : [[Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]] ==
Bonjour, les discussions pour faire évoluer le statut de l'essai [[WQ:IA]] ont débuté le 19 avril 2026. Déja annoncé sur notre fil d'information, je vous signale que la discussion sur la prise de décision est ouverte : [[Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]].
Au niveau des dates, il a été signalé que la mise en application du texte doit idéalement se faire avant juillet, d'où une fin des discussions maximum mi-juin pour nous laisser 15j pour "voter".
Sur l'élaboration de la prise de décisions et des questions à poser : [[Discussion Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]]. Pour discuter du texte [[WQ:IA]] en lui-même, reportez-vous à la pdd de celui-ci.
La diffusion de cette prise de décision est aussi importante, de ce fait il faut envisager d'augmenter la visibilité, peut-être en prenant exemple sur wp {{w|Aide:Diffuser une annonce}} (cf. [[Discussion Wikiquote:Prise de décision/Usages IA#Diffusion|#Diffusion en pdd]]). Je vais creuser le sujet techniquement et je vous informe dès que j'en sais plus.
Bon week-end, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 20:40 (CEST)
== [[Wikiquote:Accueil/Test]], aiguillage ==
Salut ! Avec {{ping|Eunostos}}, {{ping|Musstruss}} et {{ping|Lykos}}, nous avons travaillé les "parties" de la page d'accueil ces dernières années mais nous n'avons pas tout intégré à la version "en prod". C'est un point d'entrée, de premier contact pour les lecteurs/contributeurs.
{{ping|Jorune}}, {{ping|An insect photographer}}, {{ping|Uchroniste 40}}, {{ping|TLD35}}, il y a sur la version [[Wikiquote:Accueil/Test]] qlq suggestions d'améliorations qu'on peut je pense intégrer (la version "en prod" est aussi visible sur la même page pour faciliter la compraison). Vous pouvez directement modifier la version test si vous avez des idées !
J'ai (enfin) intégré à cette version test un bloc "lumière sur", que je souhaite passer en prod début juin sur qlq jours une première fois (symboliquement, pour que ça coïncide à l'anniversaire de la naissance de [[Marguerite Yourcenar]]).
Voilà, NHP ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 19:52 (CEST)
:J'ai du retour d'information. Mais avant que je liste mes pensées, je veux dire que c'est plus facile de trouver des points après beaucoup travail est fait. Je veux dire merci avant !
:Alors, je liste les points maintenant dans un sens de trouver consensus pour une amélioration :
:* Plus d'images !
:* Le lien "Comment contribuer?" pointe sur [[Aide:Débuter sur Wikiquote]]. Peut-être le nommer "Débuter sur Wikiquote" alors ?
:* Citation par Œuvres - Themes - Personnalités (sauf entrées dans la catégorie) me suffirait.
:* Le lien vers Wikiversité se distingue par sa mise en page.
:* Est-ce que [[Wikiquote:Accueil de la communauté]] - [[Wikiquote:Bienvenue]] - [[Aide:Débuter sur Wikiquote]] font la même chose ? Je pense qu'un seul portail pour les nouveaux et un seul portail pour la communauté seraient assez.
:* Lumière sur : pourquoi pas. Peut-être le combiner avec une "campagne" pour laquelle on a préparé des citations pour les nouveaux qui vont avoir de la possibilité de travailler sur le thème actuel.
:* Je propose la structure (qu'on peut mettre en place dans la mise en page comme on veut) :
:{| class="wikitable sortable"
|-
!
! Portail
! Salon
|-
| '''Nouveaux''' || [[Wikiquote:Bienvenue|Bienvenue !]] || [[Wikiquote:Journal des nouveaux arrivants|Presentez-vous !]]
|-
| '''Communauté''' || [[Wikiquote:Accueil de la communauté]] || [[Wikiquote:Le Salon|Visitez le salon !]]
|}
:Je m'excuse, j'ai fait cette liste très vite car je n'ai pas trop du temps.--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 20:46 (CEST)
::[[Image:N write.svg|vignette|{{cita|Noircir les pages jusqu'à épuisement des [[mot]]s et surgissement de ce personnage que je vois / pour la première fois / Je ne connais pas son nom /inutile de le lui demander / il ne sait pas écrire / il ne sait pas parler non plus / il sait seulement qu'il est né du contact de la plume et du papier}}, [[Vénus Khoury-Ghata#Les mots étaient des loups, 2016|Vénus Khoury-Ghata, ''Les mots étaient des loups'']]]]Merci !
::Préambule : pour inspi, comparaison, etc, bien sur voir les autres versions linguistiques et autres projets
::*Oui, plus d'images ! Perso, j'y ai pensé aujourd'hui, image/icones, ''thématiquement'' : plume-stylo, lettre/alphabet, écriture/lecture, livre/bibliothèque, etc. Comme ci-contre. Sans oublier les images de qualité commons comme {{w|Wikipédia:Image du jour}}.
::*Oui, ok, je vois, réduire la "navigation" à l'essentiel des categ.
::*Wikiversité, euh, là je vois pas. C'est géré par {{m|Projets Wikimedia}}.
::*Oui, je me questionne justement sur ces liens, et comment les présenter...
::*Lumière sur, y'a en effet un gros potentiel, qui sur la durée s'articulera avec nos pages labelisées en fait. J'aime bien ton idée là, bien vu ! Et ca permet aussi d'afficher d'autres images. J'ai commencé par Marguerite Yourcenar mais j'en ai qlq uns en reserve, présentés de différentes manières, comme [[Discussion:Julio Cortázar#Biblio/Cita et test switch]] (j'en prépare un [[Borges]] aussi). Et avec le gros travail sur [[Agatha Christie]], on a en fait qlq personnalités/thématiques qui peuvent facilement nous permettre de mettre le système en place sans qu'il soit figé bien sur.
::Rien ne presse, je trouve juste que c'est plaisant de travailler aussi le coté esthétique de notre accueil. Et cita j et lumière sur, ca peut être très ludique et valorisant pour les contributeurs {{clin}}.
::Voilà, à vous de jouer directement sur la version test qui est là pour ça ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:42 (CEST)
::Salut ! J'y ai pas pensé hier, mais une page qui illustre assez bien qlq thématiques évoquées plus haut et combine cita/imag ou icônes, bein simplement : [[Modèle:Citation_du_jour/Switch/Sélection]]. NHP ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 20:53 (CEST)
== Message hors contexte ==
J’ai vu [[Spécial:Diff/457545]]. C’est peut-être une message parmi tant d’autres hors contexte qu’on jette, mais c’était une personne qui a décidé de communiquer quelque chose importante pour elle après tout. Je m’ai demandé pourquoi une personne decide de publier une chose comme ça, ''et aussi dans le Salon''. Je n’ai jamais vu une chose comme ça !
Je peux seulement m’expliquer ça pensant que cette personne est solitaire. En effet, j’ai déjà pensé une fois que tout Wikimedia est « plutôt » virtuel. Je sais qu’il y a des possibilités de se recontrer, mais évidemment Wikimedia attire des personnes solitaires aussi. Ça me fais ému - quand j’ai pensé à Wikimedia dans les pauses pendant ce jour, j’ai pensé à cette contribution.
Alors j’ai essayé de trouver une solution. J’ai souhaité déjà de faire cette place [[Wikiquote:Journal des nouveaux arrivants#c-TLD35-20260415214500-TLD35|une place chaleureux et de bonne volonté]]. Banalité : nous sommes des homo sapiens, et alors il faut de se recontrer en face à face. Par conséquent, je pense que ça serait une bonne idée d’organiser des rencontres en face à face ! On peut faire ça AU MOINS par mettre les liens pour les recontres déjà organisé, mais aussi par l’organisation des excursions dans les bibliothèques, ou je ne sais quoi ! Et si Wikimedia tout à coup est une chose secondaire pour une communauté, tant mieux ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 22:27 (CEST)
:Pour te donner un peu d'éléments, il y a qlq fois des messages/contributions où, bon, on se demande ce que ca vient faire là mais du moment que ca reste gentil, y'a pas à s'alarmer/avertir, y'a parfois des "troll" bien moins sympa (à ce niveau là, je fais au mieux pour traiter au plus vite....) Là, j'ai pas compris, mais j'ai trouvé ça mignon cela dit. Je m'en suis rendu compte ce matin 6h30 [[spécial:diff/457576]] parce que je regarde pas toujours les modif la nuit quand (insomnie...) je lis/contribue, je reste généralement concentré à ce moment là, et le plus souvent c'est calme je suis solo dans mon élément !
:Oui, il y a deja des rencontres/ateliers de contributions mais nous en sommes que rarement informés : cf. [[Discussion catégorie:Événement sur Wikiquote#Annonces]] par ex. On va y travailler et plus on va se développer, plus ca ira mieux.
:Oui, perso, j'ai participé en 2015 à [[w:projet:Journée contributive récits et encyclopédie#Wikipédiens et bénévoles encadrants]] à la {{w|MMSH}} à Aix, et j'ai bcp apprécié rencontrer d'autres wikipédiens comme Jules ! De nombreuses années sont passées, j'ai un peu bougé pour le travail dans le sud de la France et me revoilà dans ma region natale depuis qlq temps. Je vous en ai deja parlé : c'est le genre de lieu idéal pour se rencontrer et contribuer ensemble sur une thématique et qui peut faire l'objet d'aide de l'asso wikimedia. Là j'y retourne régulièrement depuis qlq temps pour mes contributions et emprunter/consulter des livres/revues (dispo uniquement là en France pour certains, je suis en veine !) comme pour [[Assia Djebar]], [[Yamina Mechakra]], [[Mohammed Dib]], [[Léopold Sédar Senghor]], etc... mais j'ai qlq idées qui trottinent depuis pas mal de temps (comme pour l'archivage du web, ils ont un projet!).
:En plus de ces rencontres, on peut aussi envisager de se joindre à des rencontres annuelles wikimédia et présenter l'évolution de notre projet, pour 2027 par ex...
:Bonne nuit, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 23:07 (CEST)
::Mignon ? J’ai dû penser à Éponine ([https://youtube.com/watch?v=deUgUoJ4z5I vo] / [https://youtube.com/watch?v=8InAfhYgtcg vf]) ! Mais on ne peut pas dire à cause du contexte manquant. →→→ J’ai lu un peu et trouvé [https://edition.cnn.com/2026/05/09/health/ai-loneliness-kara-swisher-wellness un article intéressante] [en]. De ça, je n’ai pas seulement appris un autre argument contre « le chat » (IA), j’ai pensé à ajouter un rappel (qu’on est devant un écran et que c’est une bonne idée de se recontrer) au page d’accueil dans mon version test à faire (peut-être organisé avec des autres projets Wikimedia). Mais je suis toujours en Wikislow, je pense que je continuerais avec le page d’accueil prochain mardi. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 14 mai 2026 à 08:10 (CEST)
== Les fondamentaux ici = Cita + source ==
Bonjour, après ces vagues d’hallucinations d’IA, fantaisies d’attributions, Bidonnages de sources, revenons à nos fondamentaux ici pour commencer. Ce qu’on attend d’un nouveau en priorité c’est d’apprendre à correctement ajouter une citation et de bien la sourcer. Pas de rédiger un paragraphe d’intro long comme une intro wp ou de se prendre la tête avec la structure d’un article ou les catégories. Ça en tant patrouilleurs/relecteurs, c’est plus facile pour nous et ça ne nous demande pas d’agir vite – ce n’est pas urgent – contrairement à un Probleme sur une cita/une source. et là ça nous demande bien plus de temps pour corriger voire débunker les fantaisies…
Le [[Utilisateur:TLD35/Tutoriel#Bonjour! Voulez-vous ajouter une citation?]] (deux pas suggérés pas TLD35) me semble à ce titre une piste très sérieuse dans le style tuto et à diffuser le plus largement possible. Dans le même genre, j’ai proposé un template pour une Creation pas à pas en 2 étapes : cf [[Projet:Les sans pagEs#Outils]] (doc en sous page). Apprendre ces bases en priorité, ça semble quand même assez évident et bien plus formateur que les Créations bancales en masse, parfois plusieurs en qlq minutes… {{sifflote}}
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 15 mai 2026 à 17:18 (CEST)
== Mode sombre ==
Euh, y a un truc à régler avec nos modèles de Ref en mode sombre, l’Indent colorée des pdd, …. Olala, la looose ! Bref. Aucune idée en l’état, à creuser. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mai 2026 à 12:14 (CEST)
== Votez maintenant aux élections 2026 de l'U4C ==
<section begin="announcement-content" />
Les votants éligibles sont invités à participer à l'élection 2026 du [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee|Comité de coordination du Code de conduite universel]]. De plus amples informations – notamment sur la vérification de l'éligibilité, le processus de vote, les candidats et un lien vers le scrutin – sont disponibles sur Meta à la [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026|page d'informations sur les élections de 2026]]. Le scrutin se termine le 2 juin 2026 à [https://zonestamp.toolforge.org/1780358400 00 h 00 UTC].
Veuillez voter si votre compte est éligble. Les résultats seront disponibles avant le 14 juin 2026. -- en coopération avec l'U4C.<section end="announcement-content" />
[[m:User:Keegan (WMF)|Keegan (WMF)]] ([[m:User talk:Keegan (WMF)|talk]]) 27 mai 2026 à 19:15 (CEST)
<!-- Message envoyé par User:Keegan (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery&oldid=30513860 -->
2j5xh7vdvsdj18wu1hfr12kbm0fzndn
459920
459919
2026-05-30T10:51:00Z
Malik2Mars
27293
Révocation d’une modification de [[Special:Contributions/Omenkoy|Omenkoy]] ([[User talk:Omenkoy|discussion]]) vers la dernière version de [[User:MediaWiki message delivery|MediaWiki message delivery]]
459650
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikiquote:Le Salon/Entête/Test}}</noinclude>
== Annonce : [[Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]] ==
Bonjour, les discussions pour faire évoluer le statut de l'essai [[WQ:IA]] ont débuté le 19 avril 2026. Déja annoncé sur notre fil d'information, je vous signale que la discussion sur la prise de décision est ouverte : [[Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]].
Au niveau des dates, il a été signalé que la mise en application du texte doit idéalement se faire avant juillet, d'où une fin des discussions maximum mi-juin pour nous laisser 15j pour "voter".
Sur l'élaboration de la prise de décisions et des questions à poser : [[Discussion Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]]. Pour discuter du texte [[WQ:IA]] en lui-même, reportez-vous à la pdd de celui-ci.
La diffusion de cette prise de décision est aussi importante, de ce fait il faut envisager d'augmenter la visibilité, peut-être en prenant exemple sur wp {{w|Aide:Diffuser une annonce}} (cf. [[Discussion Wikiquote:Prise de décision/Usages IA#Diffusion|#Diffusion en pdd]]). Je vais creuser le sujet techniquement et je vous informe dès que j'en sais plus.
Bon week-end, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 20:40 (CEST)
== [[Wikiquote:Accueil/Test]], aiguillage ==
Salut ! Avec {{ping|Eunostos}}, {{ping|Musstruss}} et {{ping|Lykos}}, nous avons travaillé les "parties" de la page d'accueil ces dernières années mais nous n'avons pas tout intégré à la version "en prod". C'est un point d'entrée, de premier contact pour les lecteurs/contributeurs.
{{ping|Jorune}}, {{ping|An insect photographer}}, {{ping|Uchroniste 40}}, {{ping|TLD35}}, il y a sur la version [[Wikiquote:Accueil/Test]] qlq suggestions d'améliorations qu'on peut je pense intégrer (la version "en prod" est aussi visible sur la même page pour faciliter la compraison). Vous pouvez directement modifier la version test si vous avez des idées !
J'ai (enfin) intégré à cette version test un bloc "lumière sur", que je souhaite passer en prod début juin sur qlq jours une première fois (symboliquement, pour que ça coïncide à l'anniversaire de la naissance de [[Marguerite Yourcenar]]).
Voilà, NHP ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 19:52 (CEST)
:J'ai du retour d'information. Mais avant que je liste mes pensées, je veux dire que c'est plus facile de trouver des points après beaucoup travail est fait. Je veux dire merci avant !
:Alors, je liste les points maintenant dans un sens de trouver consensus pour une amélioration :
:* Plus d'images !
:* Le lien "Comment contribuer?" pointe sur [[Aide:Débuter sur Wikiquote]]. Peut-être le nommer "Débuter sur Wikiquote" alors ?
:* Citation par Œuvres - Themes - Personnalités (sauf entrées dans la catégorie) me suffirait.
:* Le lien vers Wikiversité se distingue par sa mise en page.
:* Est-ce que [[Wikiquote:Accueil de la communauté]] - [[Wikiquote:Bienvenue]] - [[Aide:Débuter sur Wikiquote]] font la même chose ? Je pense qu'un seul portail pour les nouveaux et un seul portail pour la communauté seraient assez.
:* Lumière sur : pourquoi pas. Peut-être le combiner avec une "campagne" pour laquelle on a préparé des citations pour les nouveaux qui vont avoir de la possibilité de travailler sur le thème actuel.
:* Je propose la structure (qu'on peut mettre en place dans la mise en page comme on veut) :
:{| class="wikitable sortable"
|-
!
! Portail
! Salon
|-
| '''Nouveaux''' || [[Wikiquote:Bienvenue|Bienvenue !]] || [[Wikiquote:Journal des nouveaux arrivants|Presentez-vous !]]
|-
| '''Communauté''' || [[Wikiquote:Accueil de la communauté]] || [[Wikiquote:Le Salon|Visitez le salon !]]
|}
:Je m'excuse, j'ai fait cette liste très vite car je n'ai pas trop du temps.--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 20:46 (CEST)
::[[Image:N write.svg|vignette|{{cita|Noircir les pages jusqu'à épuisement des [[mot]]s et surgissement de ce personnage que je vois / pour la première fois / Je ne connais pas son nom /inutile de le lui demander / il ne sait pas écrire / il ne sait pas parler non plus / il sait seulement qu'il est né du contact de la plume et du papier}}, [[Vénus Khoury-Ghata#Les mots étaient des loups, 2016|Vénus Khoury-Ghata, ''Les mots étaient des loups'']]]]Merci !
::Préambule : pour inspi, comparaison, etc, bien sur voir les autres versions linguistiques et autres projets
::*Oui, plus d'images ! Perso, j'y ai pensé aujourd'hui, image/icones, ''thématiquement'' : plume-stylo, lettre/alphabet, écriture/lecture, livre/bibliothèque, etc. Comme ci-contre. Sans oublier les images de qualité commons comme {{w|Wikipédia:Image du jour}}.
::*Oui, ok, je vois, réduire la "navigation" à l'essentiel des categ.
::*Wikiversité, euh, là je vois pas. C'est géré par {{m|Projets Wikimedia}}.
::*Oui, je me questionne justement sur ces liens, et comment les présenter...
::*Lumière sur, y'a en effet un gros potentiel, qui sur la durée s'articulera avec nos pages labelisées en fait. J'aime bien ton idée là, bien vu ! Et ca permet aussi d'afficher d'autres images. J'ai commencé par Marguerite Yourcenar mais j'en ai qlq uns en reserve, présentés de différentes manières, comme [[Discussion:Julio Cortázar#Biblio/Cita et test switch]] (j'en prépare un [[Borges]] aussi). Et avec le gros travail sur [[Agatha Christie]], on a en fait qlq personnalités/thématiques qui peuvent facilement nous permettre de mettre le système en place sans qu'il soit figé bien sur.
::Rien ne presse, je trouve juste que c'est plaisant de travailler aussi le coté esthétique de notre accueil. Et cita j et lumière sur, ca peut être très ludique et valorisant pour les contributeurs {{clin}}.
::Voilà, à vous de jouer directement sur la version test qui est là pour ça ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:42 (CEST)
::Salut ! J'y ai pas pensé hier, mais une page qui illustre assez bien qlq thématiques évoquées plus haut et combine cita/imag ou icônes, bein simplement : [[Modèle:Citation_du_jour/Switch/Sélection]]. NHP ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 20:53 (CEST)
== Message hors contexte ==
J’ai vu [[Spécial:Diff/457545]]. C’est peut-être une message parmi tant d’autres hors contexte qu’on jette, mais c’était une personne qui a décidé de communiquer quelque chose importante pour elle après tout. Je m’ai demandé pourquoi une personne decide de publier une chose comme ça, ''et aussi dans le Salon''. Je n’ai jamais vu une chose comme ça !
Je peux seulement m’expliquer ça pensant que cette personne est solitaire. En effet, j’ai déjà pensé une fois que tout Wikimedia est « plutôt » virtuel. Je sais qu’il y a des possibilités de se recontrer, mais évidemment Wikimedia attire des personnes solitaires aussi. Ça me fais ému - quand j’ai pensé à Wikimedia dans les pauses pendant ce jour, j’ai pensé à cette contribution.
Alors j’ai essayé de trouver une solution. J’ai souhaité déjà de faire cette place [[Wikiquote:Journal des nouveaux arrivants#c-TLD35-20260415214500-TLD35|une place chaleureux et de bonne volonté]]. Banalité : nous sommes des homo sapiens, et alors il faut de se recontrer en face à face. Par conséquent, je pense que ça serait une bonne idée d’organiser des rencontres en face à face ! On peut faire ça AU MOINS par mettre les liens pour les recontres déjà organisé, mais aussi par l’organisation des excursions dans les bibliothèques, ou je ne sais quoi ! Et si Wikimedia tout à coup est une chose secondaire pour une communauté, tant mieux ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 22:27 (CEST)
:Pour te donner un peu d'éléments, il y a qlq fois des messages/contributions où, bon, on se demande ce que ca vient faire là mais du moment que ca reste gentil, y'a pas à s'alarmer/avertir, y'a parfois des "troll" bien moins sympa (à ce niveau là, je fais au mieux pour traiter au plus vite....) Là, j'ai pas compris, mais j'ai trouvé ça mignon cela dit. Je m'en suis rendu compte ce matin 6h30 [[spécial:diff/457576]] parce que je regarde pas toujours les modif la nuit quand (insomnie...) je lis/contribue, je reste généralement concentré à ce moment là, et le plus souvent c'est calme je suis solo dans mon élément !
:Oui, il y a deja des rencontres/ateliers de contributions mais nous en sommes que rarement informés : cf. [[Discussion catégorie:Événement sur Wikiquote#Annonces]] par ex. On va y travailler et plus on va se développer, plus ca ira mieux.
:Oui, perso, j'ai participé en 2015 à [[w:projet:Journée contributive récits et encyclopédie#Wikipédiens et bénévoles encadrants]] à la {{w|MMSH}} à Aix, et j'ai bcp apprécié rencontrer d'autres wikipédiens comme Jules ! De nombreuses années sont passées, j'ai un peu bougé pour le travail dans le sud de la France et me revoilà dans ma region natale depuis qlq temps. Je vous en ai deja parlé : c'est le genre de lieu idéal pour se rencontrer et contribuer ensemble sur une thématique et qui peut faire l'objet d'aide de l'asso wikimedia. Là j'y retourne régulièrement depuis qlq temps pour mes contributions et emprunter/consulter des livres/revues (dispo uniquement là en France pour certains, je suis en veine !) comme pour [[Assia Djebar]], [[Yamina Mechakra]], [[Mohammed Dib]], [[Léopold Sédar Senghor]], etc... mais j'ai qlq idées qui trottinent depuis pas mal de temps (comme pour l'archivage du web, ils ont un projet!).
:En plus de ces rencontres, on peut aussi envisager de se joindre à des rencontres annuelles wikimédia et présenter l'évolution de notre projet, pour 2027 par ex...
:Bonne nuit, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 23:07 (CEST)
::Mignon ? J’ai dû penser à Éponine ([https://youtube.com/watch?v=deUgUoJ4z5I vo] / [https://youtube.com/watch?v=8InAfhYgtcg vf]) ! Mais on ne peut pas dire à cause du contexte manquant. →→→ J’ai lu un peu et trouvé [https://edition.cnn.com/2026/05/09/health/ai-loneliness-kara-swisher-wellness un article intéressante] [en]. De ça, je n’ai pas seulement appris un autre argument contre « le chat » (IA), j’ai pensé à ajouter un rappel (qu’on est devant un écran et que c’est une bonne idée de se recontrer) au page d’accueil dans mon version test à faire (peut-être organisé avec des autres projets Wikimedia). Mais je suis toujours en Wikislow, je pense que je continuerais avec le page d’accueil prochain mardi. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 14 mai 2026 à 08:10 (CEST)
== Les fondamentaux ici = Cita + source ==
Bonjour, après ces vagues d’hallucinations d’IA, fantaisies d’attributions, Bidonnages de sources, revenons à nos fondamentaux ici pour commencer. Ce qu’on attend d’un nouveau en priorité c’est d’apprendre à correctement ajouter une citation et de bien la sourcer. Pas de rédiger un paragraphe d’intro long comme une intro wp ou de se prendre la tête avec la structure d’un article ou les catégories. Ça en tant patrouilleurs/relecteurs, c’est plus facile pour nous et ça ne nous demande pas d’agir vite – ce n’est pas urgent – contrairement à un Probleme sur une cita/une source. et là ça nous demande bien plus de temps pour corriger voire débunker les fantaisies…
Le [[Utilisateur:TLD35/Tutoriel#Bonjour! Voulez-vous ajouter une citation?]] (deux pas suggérés pas TLD35) me semble à ce titre une piste très sérieuse dans le style tuto et à diffuser le plus largement possible. Dans le même genre, j’ai proposé un template pour une Creation pas à pas en 2 étapes : cf [[Projet:Les sans pagEs#Outils]] (doc en sous page). Apprendre ces bases en priorité, ça semble quand même assez évident et bien plus formateur que les Créations bancales en masse, parfois plusieurs en qlq minutes… {{sifflote}}
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 15 mai 2026 à 17:18 (CEST)
== Mode sombre ==
Euh, y a un truc à régler avec nos modèles de Ref en mode sombre, l’Indent colorée des pdd, …. Olala, la looose ! Bref. Aucune idée en l’état, à creuser. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mai 2026 à 12:14 (CEST)
== Votez maintenant aux élections 2026 de l'U4C ==
<section begin="announcement-content" />
Les votants éligibles sont invités à participer à l'élection 2026 du [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee|Comité de coordination du Code de conduite universel]]. De plus amples informations – notamment sur la vérification de l'éligibilité, le processus de vote, les candidats et un lien vers le scrutin – sont disponibles sur Meta à la [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026|page d'informations sur les élections de 2026]]. Le scrutin se termine le 2 juin 2026 à [https://zonestamp.toolforge.org/1780358400 00 h 00 UTC].
Veuillez voter si votre compte est éligble. Les résultats seront disponibles avant le 14 juin 2026. -- en coopération avec l'U4C.<section end="announcement-content" />
[[m:User:Keegan (WMF)|Keegan (WMF)]] ([[m:User talk:Keegan (WMF)|talk]]) 27 mai 2026 à 19:15 (CEST)
<!-- Message envoyé par User:Keegan (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery&oldid=30513860 -->
jjqzlokrxvokp66tru6jjgafslx68lv
Ann Leckie
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~2026-21613-51
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:AnnLeckie.jpeg|vignette|Ann Leckie Ann Leckie en 2014 à la remise des prix Hugo.]]
'''{{w}}''' est une autrice américaine de [[science-fiction]], née le {{Date-|2|mars|1966}} à Toledo dans l'Ohio. Sa série ''Les Chroniques du Radch'' a été récompensée du prix Hugo de la meilleure série littéraire 2024.
== ''La justice de l'ancillaire'', 2015==
{{Citation|<poem>Je marchais, je marchais
Quand j'ai rencontré mon amour
J'étais dans la rue, je marchais,
Quand j'ai vu mon amour vrai.
J'ai dit : « elle est plus belle que joyaux,
plus charmante que jade ou lapis-lazuli,
qu'argent ou or. »</poem>}}
{{Réf Livre
|titre=La justice de l'ancillaire
|auteur=Ann Leckie
|année=2015
|éditeur=Éditions J'ai lu
|page=281
|chapitre= quatorze
|partie=
|titre d'origine= Ancillary Justice
|langue d'origine=en
|année d’origine =2013
|ISBN=978-2-290-111437
}}
{{autres projets
|commons=Ann Leckie
|w=Ann Leckie}}
{{DEFAULTSORT:Leckie, Ann}}
[[Catégorie:Naissance en 1966]]
[[Catégorie:Écrivain américain de science-fiction]]
[[Catégorie:Romancier américain]]
[[Catégorie:Nouvelliste américain]]
[[Catégorie:Femme de lettres américaine]]
lxymdbbz9p98t9il06jozq6g6vy17rv
Utilisateur:TLD35/Etty Hillesum
2
54366
459865
459590
2026-05-29T20:32:59Z
Malik2Mars
27293
/* Journal */ coquille 7.
459865
wikitext
text/x-wiki
== Sources ==
'''''En anglais '''''
*''An interrupted life : the diaries of [[Etty Hillesum]], 1941-1943'', 1983 {{ISBN|9780394532172}}, {{Internet Archive|id=interruptedlife00etty}}
**Contient : ''The Diaries'' {{souligner|et}} ''Letters from Westerbork''; une édition à part et plus complète des Letters : ''Letters from Westerbork'', 1986 {{ISBN|0-394-55350-0}}, {{Internet Archive|id=lettersfromweste0000hill}}
{{souligner|Puis}} :
*''Etty: The Letters and Diaries of Etty Hillesum 1941–1943'', 2002 {{ISBN|0-8028-3959-2}}
*(Bilingue) ''Etty Hillesum : The Complete Works 1941-1943'', 2014 {{ISBN|9789042304338}}
'''''En français'''''
*Une vie bouleversée, 1985 {{ISBN|2020086298}}
*''Lettres de Westerbork'', 1988 {{ISBN|2-02-010358-3}}, {{Internet Archive|id=lettresdewesterb0000hill}}
*NB:comme en anglais, les deux sont réunis dès 1995 {{ISBN|2-02-024628-7}}. Plusieurs rééditions
{{souligner|Puis}} :
*''Les écrits'', 2008 {{ISBN|978-2-02-056833-3}}
{{Citation bloc|Les lecteurs français ont découvert il y a plus de vingt ans, avec ''Une vie bouleversée'' et les ''Lettres de Westerbork'', des fragments somme toute assez brefs du journal et de la correspondance d'Etty. […] Nous avons voulu en faire sentir l'ampleur et la continuité, en conservant, partout où c'était possible, la spontanéité d'une pensée qui se cherche, parfois à travers des tâtonnements, des répétitions, voire des ruptures imprévues. C'est dire que, à travers ces ''Écrits'', Etty pourra paraître çà et là au lecteur stylistiquement moins brillante, moins éloquente, moins lapidaire que dans ''Une vie bouleversée'', qui prenait parfois l'aspect d'un florilège de moments privilégiés.| « Avertissement des traducteurs », Ecrits, 2008, p. 25-26}}
'''''En allemand '''''
*Etty Hillesum. Ich will die Chronistin dieser Zeit werden. Sämtliche Tagebücher und Briefe 1941-1943, C.H.Beck, München 2023, livre : {{ISBN|9783406797316}}, EPUB {{ISBN|9783406797323}}, PDF {{ISBN|9783406797330}} (1022 pages).
(Petite) '''''Biblio''''' (voir aussi la pdd ici, et sur wp [[w:Etty Hillesum#Bibliographie]]):
*{{Article |langue=fr |prénom1=Philippe |nom1=Noble |titre=Le texte d'Etty Hillesum, de l'original à la traduction française : un cheminement singulier |périodique=Revue française de linguistique appliquée |volume=VIII |numéro=2 |date=2003|doi=10.3917/rfla.082.31 |lire en ligne=http://www.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2003-2-page-19.htm|consulté le=2021-09-27}}
*{{chapitre|langue=en|auteur=Paul Lebeau|titre=The Reception Of Etty Hillesum’s Writings In French Language|titre ouvrage=Spirituality in the Writings of Etty Hillesum|édition=Brill|année=2010|isbn=978-90-04-18858-7|doi=10.1163/ej.9789004188587.i-490.60}} (Probleme d’accès via [[WP:LBW]] à Brill actuellement)
*{{ouvrage|auteur=Jeanne-Marie Clerc|titre=Etty Hillesum écrivain: écrire avant Auschwitz|édition=L’Harmattan|année=2012|isbn=9782336005645}} (dispo sur books.google [https://books.google.fr/books?id=kslm8dFHj94C là] et via Perlego [https://www.perlego.com/book/3159332 là], un partenaire WP:LBW sur demande à formuler [https://wikipedialibrary.wmflabs.org/partners/144/ là])
*{{ouvrage/Test|langue=en|titre=The Lasting Significance of Etty Hillesum's Writings|édition=Amsterdam University Press|année=2019|isbn=9789048550173|doi=10.1017/9789048550173}} (acces WP:LBW via Cambridge)
== Citations ==
{{pour info|Citations tirées initialement de {{en}} ''An interrupted life : the diaries of Etty Hillesum, 1941-1943'', 1983; sont données petit à petit les correspondances avec les ed FR ''Une vie bouleversée'' (1995 et 2020) et ''Les Ecrits'' (2008)}}
=== Journal ===
(1){{go}}
{{Citation|« Mon Dieu, je te remercie de m'avoir faite comme je suis. Je te remercie de me donner parfois cette sensation de dilatation, qui n'est rien d'autre que le sentiment d'être pleine de toi. Je te promets que toute ma vie ne sera qu'une aspiration à réaliser cette belle harmonie, et à obtenir cette humilité et cet amour vrai dont je sens en moi la possibilité à mes meilleurs moments. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=91}}
{{Citation|« Mon Dieu, je te remercie de m'avoir faite comme je suis. Je te remercie de me donner parfois cette sensation de dilatation, qui n'est rien d'autre que le sentiment d'être pleine de toi. Je te promets que toute ma vie ne sera qu'effort pour réaliser cette belle harmonie, et pour obtenir cette humilité et cet amour vrai dont je sens en moi la possibilité à mes meilleurs moments. »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier quatre, 8 décembre 1941 – 25 janvier 1942|section=vendredi matin [le 12 décembre 1941], 9 heures|page=258}}
Source brouillon :
*en : 61 'Oh God, I thank You for having created me as I am. I thank You for the sense of fulfilment I sometimes have; that fulfilment is after all nothing but being filled with You. I promise You to strive my whole life long for beauty and harmony and also humility and true love, whispers of which I hear inside me during my best moments.'
*vf :
**Une vie bouleversée {{ISBN|978-2-7578-8572-7}}, p. 91
**Les Ecrits {{ISBN|978-2-02-056833-3}}, cahier quatre. p. 258 (vendredi matin [le 12 décembre 1941]), 9 heures.
**{{ISBN|9782020246286}}: « Mon Dieu, je te remercie de m’avoir faite comme je suis. Je te remercie de me donner parfois cette sensation de dilatation, qui n’est rien d’autre que le sentiment d’être pleine de toi. Je te promets que toute ma vie ne sera qu’une aspiration à réaliser cette belle harmonie, et à obtenir cette humilité et cet amour vrai dont je sens en moi la possibilité à mes meilleurs moments. »
<hr>
(2) {{done}} 2020 et 2008
{{Citation|{{ancre|Jeudi190242}}« Qu'a donc l'homme à vouloir détruire ainsi ses semblables ? » demandait Jan d'un ton amer. « Les hommes, les hommes, n'oublie pas que tu en es un », lui dis-je. Il voulut bien en convenir, pour une fois, ce bougon de Jan. Je poursuivis mon sermon : « Et la saloperie des autres est aussi en nous. Et je ne vois pas d'autre solution, vraiment aucune autre solution que de rentrer en soi-même et d'extirper de son âme toute cette pourriture. Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n'ayons d'abord corrigé en nous. L'unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs. »|précisions=Jeudi 19 février.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=103-104}}
Source brouillon :
*en : 70 'What is it in human beings that makes them want to destroy others?' Jan asked bitterly. I said, 'Human beings, you say, but remember that you're one yourself.' And strangely enough he seemed to acquiesce, grumpy, gruff old Jan. 'The rottenness of others is in us too,' I continued to preach at him. 'I see no other solution, I really see no other solution than to turn inwards and to root out all the rottenness there. I no longer believe that we can change anything in the world until we have first changed ourselves. And that seems to me the only lesson to be learned from this war. That we must look into ourselves and nowhere else.'
*vf :
**Une vie bouleversée, [[Etty_Hillesum#Jeudi190242]], p. 103-104 {{done}}
**Les Ecrits, p. 349-350 {{done}}
**+commentaire de [[Etty Hillesum#Tzvetan Todorov]] {{done}}
<hr>
(3){{done}} 2020
{{Citation| L'homme forge son destin de l'intérieur, voilà une affirmation bien téméraire. En revanche, l'homme est libre de choisir l'accueil qu'il fera en lui-même à ce destin. On ne connaît pas la vie de quelqu'un si l'on n'en sait que les événements extérieurs. Pour connaître la vie de quelqu'un, il faut connaître ses rêves, ses rapports avec ses parents, ses états d'âme, ses désillusions, sa maladie et sa mort.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=105}}
{{Citation|Un être humain crée son destin de l'intérieur. C'est ce que j'écrivais lundi matin au petit jour, après quoi j'ai ressenti quelque inquiétude devant cette affirmation téméraire et j'en ai cherché des preuves pour mon usage personnel. Et soudain, tout m'a paru clair comme de l'eau de roche. Bien sûr que chaque être crée son « ''destin'' » de l'intérieur. Les situations où l'on peut se trouver sur cette terre ne sont pas très nombreuses: on est époux, on est père, on est femme, on est mère, on est en prison ou on garde une prison, cela ne fait guère de différence, les mêmes murs s'élèvent autour de vous. Etc., à reprendre plus tard. Mais l'attitude intérieure que l'on adopte face aux événements de la vie, c'est cela qui détermine votre destin. C'est cela votre vie. On ne connaît pas la vie de quelqu'un si l'on n'en connaît que les faits extérieurs. Et les faits extérieurs, ma foi, ils ne diffèrent guère d'une vie à l'autre. Pour connaître la vie de quelqu'un, il faut connaître ses rêves, ses états d'âme, quel rapport il entretient avec sa femme, avec sa mort, ses désillusions et ses maladies.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier cinq, 16 février 1942 – 27 mars 1942|section=Le 27 février [1942]. Vendredi matin 10 heures|page=367-368}}
Source brouillon :
*en : 71 How rash to assert that man shapes his own destiny. All he can do is determine his inner responses.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Vendredi 27 février, 10 heures du matin.): L’homme forge son destin de l’intérieur, voilà une affirmation bien téméraire. En revanche, l’homme est libre de choisir l’accueil qu’il fera en lui-même à ce destin.
<hr>
(4){{go}}
{{Citation|On ne peut donc plus dire que tout est hasard, émaillé çà et là d'une amourette ou d'une aventure captivante. On a peu à peu le sentiment d'un ''destin'' où les faits s'organisent l'un après l'autre en une série significative. Quand je nous revois marchant dans la ville obscure, mûris et attendris par notre passé, sûrs d'avoir encore beaucoup à nous dire mais laissant dans le vague la date de notre prochaine rencontre (dans quelques années peut-être ?), la possibilité de tels moments dans une vie m'emplit de grave et profonde gratitude. Il est près de minuit et je vais me coucher. Oui, c'était très beau. A la fin de chaque jour, j'ai envie de dire : tout de même, la vie est très belle. Oui, je suis en train de me faire une opinion personnelle sur cette vie, et même une opinion que je me sens capable de défendre face à d'autres gens, et ce n'est pas peu dire pour la fille timide que j'ai toujours été.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=109-110}}
{{Citation|On ne peut donc plus dire que tout est hasard, émaillé çà et là d'une amourette ou d'une aventure captivante. On a peu à peu le sentiment d'avoir un « ''destin'' » où les faits s'organisent l'un après l'autre en une série significative. Quand je nous revois marchant dans la ville obscure, mûris et attendris par notre passé, convaincus d'avoir encore beaucoup à nous dire mais laissant dans le vague la date de notre prochaine rencontre, dans quelques années peut-être ? – quand j'y pense, la possibilité de tels moments dans une vie m'emplit de grave et profonde gratitude. Il est près de minuit et je vais me coucher, pour de bon. Oui, c'était très beau. Et à la fin de chaque jour, j'ai envie de dire : « Tout de même, la vie est très belle, très belle. » Oui, je suis en train de me faire une opinion personnelle sur cette vie, et même une opinion que je défends face à d'autres gens, et ce n'est pas peu dire pour la fille timide que j’ai toujours été.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier cinq, 16 février 1942 – 27 mars 1942|section=Le 12 mars 42. Jeudi soir, 11 heures et demie|page=395-396}}
Source brouillon :
*en : 74 So, everything is no longer pure chance, a bit of a game now and then, an exciting adventure. Instead I have the feeling that I have a destiny, in which the events are strung significantly together. When I think how we talked together through the dark city, older now, softened by the past, feeling that we still had so much to tell each other but vague about when we should meet again, I am filled with a profound and solemn gratitude that this could happen in my life. It is now close on midnight and I'm going to bed. It's been a good day. At the end of each day I feel the need to say: life is very good after all. I have my own philosophy now, one I'm prepared to speak up for, which is saying a lot for the self-conscious girl I've always been.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Jeudi 12 mars 1942, 11 heures et demie du soir.): On ne peut donc plus dire que tout est hasard, émaillé çà et là d’une amourette ou d’une aventure captivante. On a peu à peu le sentiment d’un destin où les faits s’organisent l’un après l’autre en une série significative. Quand je nous revois marchant dans la ville obscure, mûris et attendris par notre passé, sûrs d’avoir encore beaucoup à nous dire mais laissant dans le vague la date de notre prochaine rencontre (dans quelques années peut-être ?), la possibilité de tels moments dans une vie m’emplit de grave et profonde gratitude. Il est près de minuit et je vais me coucher. Oui, c’était très beau. A la fin de chaque jour, j’ai envie de dire : tout de même, la vie est très belle. Oui, je suis en train de me faire une opinion personnelle sur cette vie, et même une opinion que je me sens capable de défendre face à d’autres gens, et ce n’est pas peu dire pour la fille timide que j’ai toujours été.
<hr>
(5){{go}}
{{Citation|Je te soutiendrai à chaque pas, physiquement et intérieurement, je crois que, peu à peu, j'ai suffisamment mûri pour supporter un tas de duretés de l'existence sans m'endurcir moi-même intérieurement.}}
<s>{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page={{non}}}}</s>
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier six, 27 mars 1942 – 30 avril 1942|section=Mercredi, le 29 avril, 8 heures du soir|page=499}}
Source brouillon :
*en : 107 (29 april. Wednesday morning.) I shall support your every step, outwardly and inwardly. I think I have grown mature enough now to bear a great many hard things in life and yet not to grow too hard inside.
*vf :
**Une vie bouleversée, 2020 {{non}}, on passe de 26 avril à 18 mai p. 114-116
**Les Ecrits, cahier six, 29 avril, 8 heures du soir, p. 499
<hr>
(6){{go}}
{{Citation| « Dis-moi donc, comment dois-je réagir à la culpabilité qui m'envahit lorsque j’apprends que des gens doivent s'entasser à huit dans un espace minuscule, alors que je dispose pour moi toute seule de cette grande chambre ensoleillée ? » Il m'a lancé alors un regard de côté un peu diabolique et m'a dit : « Il y a deux possibilités : ou bien tu te sens tenue de quitter cette chambre (et il me lançait un regard ironique et inquisiteur qui signifiait : "je te vois déjà partir !"), ou bien tu te dois de rechercher ce que ta culpabilité cache en réalité. Peut-être le sentiment de ne pas assez travailler ? » […] J'ai dit seulement : « Peut-être est-ce la peur de ne pouvoir supporter l'épreuve. » Et lui, d'un ton très grave et avec une émotion contenue : « Cette épreuve viendra pour nous tous. » Il acheta alors cinq petits boutons de rose et me les mit dans la main en disant : « ''Vous n'attendez jamais rien du monde extérieur, et c'est pourquoi vous recevez toujours quelque chose''. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=123-124}}
{{Citation| « Dis-moi donc, comment dois-je réagir à la culpabilité qui m'envahit lorsque j'apprends que des gens doivent s'entasser à huit dans un espace minuscule, alors que je dispose pour moi toute seule de cette grande chambre ensoleillée ? » Il m'a lancé alors un regard de côté, à coup sûr un peu diabolique et m'a dit : « Il y a deux possibilités : ou bien tu te sens tenue de quitter cette chambre (et il me lançait un regard ironique, inquisiteur et bienveillant qui signifiait : Je te vois déjà partir!), ou bien tu te dois de rechercher ce que ta culpabilité cache en réalité. Peut-être le sentiment de ne pas assez travailler ? » […] J'ai dit seulement : « C'est peut-être la peur de ne pouvoir supporter l’épreuve. » Et lui, très sérieux et ''d'un ton résolu'' : « Cette épreuve viendra pour nous tous. » Il a alors acheté cinq petits boutons de rose et me les a mis dans la main en disant : « ''Vous n'attendez jamais rien du monde extérieur, n'est-ce pas, et c'est pourquoi vous recevez toujours quelque chose''. »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier neuf, 5 juin 1942 – 3 juillet 1942|section=Le 9 juin [1942]. Mardi soir, 10 heures et demie|page=560-561}}
Source brouillon :
*en : 117 'You never expect anything and that's why you never go away empty-handed.'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mardi 9 juin, 10 heures et demie du soir.): « Vous n’attendez jamais rien du monde extérieur, et c'est pourquoi vous recevez toujours quelque chose ! »
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(7){{go}}
{{Citation|Plus je me sens fatiguée et faible, plus le spectacle de ses forces, de son amour, toujours et partout disponible pour tous, m'emplit de confusion. Je suis tout bonnement stupéfaite de lui voir encore autant de force, en des jours comme nous en vivons. […] lui reçoit encore six malades, consacre à chacun d'eux des heures d'activité intense, les « opère », extrait leurs ulcères moraux, fore chez beaucoup d'entre eux les sources où Dieu se tient caché sans qu'ils en aient conscience, enfin, il fait tant que les eaux irriguent de nouveau leurs âmes desséchées; les confessions s'entassent sur les petites tables de son appartement, et presque toutes se terminent par un appel au secours. Et il est là pour tous, et apporte son aide. Hier soir dans mon petit « roman de salle de bains » je lisais ces lignes, à propos d'un prêtre : « ''Il s'était placé en médiateur entre Dieu et les hommes. Rien de la vie quotidienne n'avait jamais pu l'affecter. Et c'est justement pour cela qu'il comprenait si bien la détresse de tous les êtres en devenir''. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=128}}
{{Citation|Plus je me sens fatiguée et faible, plus le spectacle de ses forces à lui, de son amour, toujours et partout disponible pour tous, m'emplit de confusion. Je suis tout bonnement stupéfaite de voir subsister en lui autant de forces, en des jours comme nous en vivons. […] lui reçoit encore six patients, consacre à chacun d'eux des heures d'activité intense, il leur ouvre le cœur, extrait leurs ulcères moraux, fore chez beaucoup d'entre eux les sources où Dieu se tient caché à leur insu, enfin, il fait tant que les eaux irriguent de nouveau leurs âmes desséchées; les récits de vie s'entassent sur les petites tables de son appartement, et presque tous se terminent par un appel au secours. Et il est là pour tous, et apporte son aide. Hier soir, dans le roman que je lis dans la salle de bains, je suis tombée sur ces lignes, à propos d'un prêtre : « ''Il s'était placé en médiateur entre Dieu et les hommes. Rien de la vie quotidienne n'avait jamais pu l'affecter. Et c'est justement pour cela qu'il comprenait si bien la détresse de tous les êtres en devenir.'' »}}
**Note p. 1007 : « ''Il s'était placé en médiateur… les êtres en devenir''. » {{w|Grete von Urbanitzky}}, ''Eine Frau erlebt die Welt'', Berlin, etc., Paul Zsolnay, (1931) 1934, p. 114. »
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier neuf, 5 juin 1942 – 3 juillet 1942|section=Samedi matin [le 13 juin 1942]|page=575-576}}
Source brouillon :
*en : 119 The average person has more than enough on his plate these days. But he still sees six patients a day and gives all he has to each one. He breaks them open and draws out the poison and delves down to the sources where God hides Himself away. And he works with such intensity that, in the end, the water of life begins to flow again in dried-up souls; each day the life-stories pile up on his little table, almost every one ending with, 'Please help me.' And there he is ready and willing to help each one. Last night I read the following passage about a priest: 'He was a mediator between God and men. Nothing worldly ever touched him. And that was why he understood the need of all who were still busy growing.'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Samedi matin.): Cela suffirait à accaparer un homme normal. Mais lui reçoit encore six malades, consacre à chacun d’eux des heures d’activité intense, les « opère », extrait leurs ulcères moraux, fore chez beaucoup d’entre eux les sources où Dieu se tient caché sans qu’ils en aient conscience, enfin, il fait tant que les eaux irriguent de nouveau leurs âmes desséchées ; les confessions s’entassent sur les petites tables de son appartement, et presque toutes se terminent par un appel au secours. Et il est là pour tous, et apporte son aide. Hier soir dans mon petit « roman de salle de bains » je lisais ces lignes, à propos d’un prêtre: « s’était placé en médiateur entre Dieu et les hommes. Rien de la vie quotidienne n’avait jamais pu l’affecter. Et c’est justement pour cela qu ’il comprenait si bien la détresse de tous les êtres en devenir. »
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(8)
{{Citation|On essaie de sauver beaucoup de choses de la vie par une sorte de mysticisme vague. Or le mysticisme doit reposer sur une sincérité d’une pureté cristalline. Il faut d’abord avoir mis à jour la réalité la plus nue des choses.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 121 We try to save so much in life with a vague sort of mysticism. Mysticism must rest on crystal-clear honesty, can only come after things have been stripped down to their naked reality.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Vendredi 19 juin, 9 heures et demie du matin.): On essaie de sauver beaucoup de choses de la vie par une sorte de mysticisme vague. Or le mysticisme doit reposer sur une sincérité d’une pureté cristalline. Il faut d’abord avoir mis à jour la réalité la plus nue des choses.
<hr>
(9)
{{Citation|Après le concert, j’ai fait un bout de chemin avec lui le long du quai. Tout à coup, envahie par le pressentiment d’une séparation imminente, je lui ai dit : « Nous n’avons peut-être plus du tout d’avenir... » A quoi il a répondu : « C’est bien possible, oui, si l’on prend cet “avenir” au sens matérialiste... »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 126 Later I walked a short way with him along the quay. Suddenly I was overwhelmed by the presentiment of imminent parting and said, 'Perhaps we really have no future.' And he replied, 'Perhaps, but only if you take a materialist view.'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Samedi 27 juin, 8 heures et demie du matin.): Après le concert, j’ai fait un bout de chemin avec lui le long du quai. Tout à coup, envahie par le pressentiment d’une séparation imminente, je lui ai dit : « Nous n’avons peut-être plus du tout d’avenir... » A quoi il a répondu : « C’est bien possible, oui, si l’on prend cet “avenir” au sens matérialiste... »
<hr>
(10)
{{Citation|Quand je dis : d’une façon ou d’une autre, j’en ai fini avec cette vie, ce n’est pas de la résignation. « Toute parole est malentendu. » Quand je dis cela, on le comprend tout autrement que je ne l’entends. Ce n’est pas de la résignation, certainement pas. Qu’est-ce que je veux dire alors ? Peut-être ceci : j’ai déjà vécu cette vie mille fois et je suis déjà morte mille fois. Que peut-il m’advenir d’autre ? Est-ce que je suis blasée ? Non. Je vis chaque minute de ma vie multipliée par mille et, de surcroît, je fais une place à la souffrance. Et ce n’est certes pas une place modeste que la souffrance revendique de nos jours. Et qu’importe, en dernière analyse, si à telle époque c’est l’Inquisition, à telle autre la guerre et les pogroms, qui font souffrir les gens ? La souffrance a toujours revendiqué sa place et ses droits, peu importe sous quelle forme elle se présente. Ce qui compte, c’est la façon de la supporter, savoir lui assigner sa place dans la vie tout en continuant à accepter cette vie.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 129 When I say: I have come to terms with life, I don't mean I have lost hope. What I feel is not hopelessness, far from it. I have lived this life a thousand times over already, and I have died a thousand deaths. Am I blasé then? No. It is a question of living life from minute to minute and taking suffering into the bargain. And it is certainly no small bargain these days. But does it matter if it is the Inquisition that causes people to suffer in one century and war and pogroms in another? To suffer senselessly, as the victims would put it? Suffering has always been with us, does it really matter in what form it comes? All that matters is how we bear it and how we fit it into our lives.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (L'après-midi, 4 heures et quart.): Quand je dis : d’une façon ou d’une autre, j’en ai fini avec cette vie, ce n’est pas de la résignation. « Toute parole est malentendu. » Quand je dis cela, on le comprend tout autrement que je ne l’entends. Ce n’est pas de la résignation, certainement pas. Qu’est-ce que je veux dire alors ? Peut-être ceci : j’ai déjà vécu cette vie mille fois et je suis déjà morte mille fois. Que peut-il m’advenir d’autre ? Est-ce que je suis blasée ? Non. Je vis chaque minute de ma vie multipliée par mille et, de surcroît, je fais une place à la souffrance. Et ce n’est certes pas une place modeste que la souffrance revendique de nos jours. Et qu’importe, en dernière analyse, si à telle époque c’est l’Inquisition, à telle autre la guerre et les pogroms, qui font souffrir les gens ? La souffrance a toujours revendiqué sa place et ses droits, peu importe sous quelle forme elle se présente. Ce qui compte, c’est la façon de la supporter, savoir lui assigner sa place dans la vie tout en continuant à accepter cette vie.
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(11)
{{Citation|Le départ est fixé à la semaine prochaine, il aura lieu à une heure et demie du matin ; voyage en train gratuit - mais oui, gratuit ! - et on n’a pas le droit d’emmener d’animaux domestiques.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 143 They are leaving by train one night next week at half-past-one and the journey is free, oh yes, free, and they are not allowed to take any pets with them.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mardi 7 juillet, 9 heures et demie du matin.): Le départ est fixé à la semaine prochaine, il aura lieu à une heure et demie du matin ; voyage en train gratuit - mais oui, gratuit ! - et on n’a pas le droit d’emmener d’animaux domestiques.
<hr>
(12)
{{Citation|Et si Dieu estime que j’ai encore beaucoup à faire, je le ferai tout aussi bien après avoir traversé les mêmes épreuves que les autres. La valeur humaine présente ou non en moi ressortira de mon comportement dans cette situation entièrement nouvelle. Même si je n’y survis pas, ma façon de mourir apportera une réponse au « qui suis-je ? ».}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 150 And if God Himself should feel that I still have a great deal to do, well then, I shall do it after I have suffered what all the others have to suffer. And whether or not I am a valuable human being will only become clear from my behaviour in more arduous circumstances. And if I should not survive, how I die will show me who I really am.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Samedi 11 juillet 1942, 11 heures du matin.): Et si Dieu estime que j’ai encore beaucoup à faire, je le ferai tout aussi bien après avoir traversé les mêmes épreuves que les autres. La valeur humaine présente ou non en moi ressortira de mon comportement dans cette situation entièrement nouvelle. Même si je n’y survis pas, ma façon de mourir apportera une réponse au « qui suis-je ? ».
<hr>
(13)
{{Citation|Je ne hais personne. Je ne suis pas aigrie. Une fois que cet amour de l’humanité a commencé à s’épanouir en vous, il croît à l’infini.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 153 I hate nobody. I am not embittered. And once the love of mankind has germinated in you, it will grow without measure.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mardi 14 juillet au soir.): Je ne hais personne. Je ne suis pas aigrie. Une fois que cet amour de l’humanité a commencé à s’épanouir en vous, il croît à l’infini.
<hr>
(14)
{{Citation|Quand je prie, je ne prie jamais pour moi, toujours pour d’autres, ou bien je poursuis un dialogue extravagant, infantile ou terriblement grave avec ce qu’il y a de plus profond en moi et que pour plus de commodité j’appelle Dieu. Prier pour demander quelque chose pour soi-même me paraît tellement puéril. Pourtant je lui demanderai, demain, s’il lui arrive de prier pour lui-même ; en ce cas je le ferai aussi pour moi, malgré tout. Je trouve non moins puéril de prier pour un autre en demandant que tout aille bien pour lui : tout au plus peut-on demander qu’il ait la torce de supporter les épreuves. Et en priant pour quelqu’un, on lui transmet un peu de sa propre force.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 155 When I pray, I never pray for myself, always for others, or else I hold a silly, naive or deadly serious dialogue with what is deepest inside me, which for the sake of convenience I call God. Praying to God for something for yourself strikes me as being too childish for words. Tomorrow I must ask S. if he ever prays for himself. To pray for another's wellbeing is something I find childish as well ; one should only pray that another should have enough strength to shoulder his burden. If you do that, you lend him some of your own strength.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Le soir. (15 juillet)): Quand je prie, je ne prie jamais pour moi, toujours pour d’autres, ou bien je poursuis un dialogue extravagant, infantile ou terriblement grave avec ce qu’il y a de plus profond en moi et que pour plus de commodité j’appelle Dieu. Prier pour demander quelque chose pour soi-même me paraît tellement puéril. Pourtant je lui demanderai, demain, s’il lui arrive de prier pour lui-même ; en ce cas je le ferai aussi pour moi, malgré tout. Je trouve non moins puéril de prier pour un autre en demandant que tout aille bien pour lui : tout au plus peut-on demander qu’il ait la torce de supporter les épreuves. Et en priant pour quelqu’un, on lui transmet un peu de sa propre force.
<hr>
(15)
{{Citation|Je voulais dire ceci : j’avais l’impression que la vie, dans ses mille détails, ses méandres et ses mouvements m’était parfaitement claire et transparente. Comme si je m’étais tenue sur le rivage d’un océan dont j’eusse pu voir le fond à travers l’eau cristalline. Serai-je un jour capable d’écrire ? J’en désespère vraiment. Des années passeront sans doute avant que je sache décrire un tel moment de ma vie, un véritable sommet. On est là, assise par terre dans un coin de la chambre de l’homme aimé à repriser des bas, et en même temps on est au bord d’une étendue d’eau vaste et puissante, d’une eau si cristalline et transparente qu’on peut en voir le fond. }}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 166 What I really wanted to say is: it suddenly felt as if life in its thousand details, twists and turns had become perfectly clear and transparent. Just like a crystal-clear sea. You huddle in the corner on the floor in the room of the man you love and darn his socks and at the same time you are sitting by the shore of a mighty ocean so transparent that you can see to the bottom. And that is an unforgettable experience.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi 29 juillet, 8 heures du matin.): Je voulais dire ceci : j’avais l’impression que la vie, dans ses mille détails, ses méandres et ses mouvements m’était parfaitement claire et transparente. Comme si je m’étais tenue sur le rivage d’un océan dont j’eusse pu voir le fond à travers l’eau cristalline. Serai-je un jour capable d’écrire ? J’en désespère vraiment. Des années passeront sans doute avant que je sache décrire un tel moment de ma vie, un véritable sommet. On est là, assise par terre dans un coin de la chambre de l’homme aimé à repriser des bas, et en même temps on est au bord d’une étendue d’eau vaste et puissante, d’une eau si cristalline et transparente qu’on peut en voir le fond.
<hr>
(16)
{{Citation|Tu m’as appris à prononcer sans honte le nom de Dieu. Tu as servi de médiateur entre Dieu et moi, mais maintenant, toi le médiateur, tu t’es retiré et mon chemin mène désormais directement à Dieu ; c’est bien ainsi, je le sens. Et je servirai moi-même de médiatrice pour tous ceux que je pourrai atteindre.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 169 You taught me to speak the name of God without embarrassment. You were the mediator between God and me, and now you, the mediator, have gone and my path leads straight to God. It is right that it should be so. And I shall be the mediator for any other soul I can reach.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi, 1 heure du matin.): Tu m’as appris à prononcer sans honte le nom de Dieu. Tu as servi de médiateur entre Dieu et moi, mais maintenant, toi le médiateur, tu t’es retiré et mon chemin mène désormais directement à Dieu ; c’est bien ainsi, je le sens. Et je servirai moi-même de médiatrice pour tous ceux que je pourrai atteindre.
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(17)
{{Citation|Une fois que l’on est parvenu à trouver la vie belle et pleine de sens, même et surtout à notre époque, on a l’impression que tout ce qui advient devait être ainsi et non autrement.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 170 When one has once reached the point of experiencing life as something significant and beautiful, even in these times, or rather precisely in these times, then it is as if everything that happens has to happen just as it does and in no other way.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi, 1 heure du matin.): Une fois que l’on est parvenu à trouver la vie belle et pleine de sens, même et surtout à notre époque, on a l’impression que tout ce qui advient devait être ainsi et non autrement.
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(18)
{{Citation|Souvent, en circulant dans le camp parmi les cris et les chamailleries des membres trop zélés du Conseil juif, je pensais : Ah ! laissez-moi donc être un petit morceau de votre âme. Je voudrais être la baraque-refuge de la meilleure part de vous-même, cette part certainement présente en chacun de vous. Je n’ai pas tant à agir, je veux seulement être là. De ce corps, laissez-moi donc être l’âme. Et chez chacun de ces gens j’ai trouvé en effet un geste, un regard, qui dépassait de loin leur niveau habituel et dont ils avaient sans doute à peine conscience. Et je m’en sentais la dépositaire.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 171-172 I used often to think to myself as I walked about in Westerbork among the noisily bickering, all too energetic members of the Jewish Council: if only I could enter a small piece of their soul. If only I could be the receptacle of their better nature, which is sure to be present in all of them. Let me be rather than do. Let me be the soul in that body. And I would now and then discover in each one of them a gesture or a glance that took them out of themselves and of which they seemed barely aware. And I felt I was the guardian of that gesture or glance.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi matin, 9 heures (dans la salle d’attente du médecin).): Souvent, en circulant dans le camp parmi les cris et les chamailleries des membres trop zélés du Conseil juif, je pensais : Ah ! laissez-moi donc être un petit morceau de votre âme. Je voudrais être la baraque-refuge de la meilleure part de vous-même, cette part certainement présente en chacun de vous. Je n’ai pas tant à agir, je veux seulement être là. De ce corps, laissez-moi donc être l’âme. Et chez chacun de ces gens j’ai trouvé en effet un geste, un regard, qui dépassait de loin leur niveau habituel et dont ils avaient sans doute à peine conscience. Et je m’en sentais la dépositaire.
<hr>
(19)
{{Citation|Tout se passe quelque part au-dedans de moi, il y a là de vastes hauts plateaux sans temps ni frontières, et tout se passe là.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 172 It's all being played out somewhere inside me, everything; there are wide plains inside me beyond time and space and everything is played out there.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi 16 septembre, 3 heures de l’après-midi.): Tout se passe quelque part au-dedans de moi, il y a là de vastes hauts plateaux sans temps ni frontières, et tout se passe là.
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(20)
{{Citation|Chez la plupart des gens, c’est justement la peur de trop se disperser, je crois, qui les prive de leurs meilleures forces. Quand, au terme d’une évolution longue et pénible, poursuivie de jour en jour, on est parvenu à rejoindre en soi-même ces sources originelles que j’ai choisi d’appeler Dieu, et que l’on s’efforce désormais de laisser libre de tout obstacle ce chemin qui mène à Dieu (et cela, on l’obtient par un travail intérieur sur soi-même), alors on se retrempe constamment à cette source et l’on n’a plus à redouter de dépenser trop de forces.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 184 I think what weakens people most is fear of wasting their strength. If after a long and arduous process, day in day out, you manage to come to grips with your inner sources, with God, in short, and if only you make certain that your path to God is unblocked - which you can do by 'working on yourself - then you can keep renewing yourself at these inner sources and need never again be afraid of wasting your strength.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (28 septembre. Audi et alteram partem.): Chez la plupart des gens, c’est justement la peur de trop se disperser, je crois, qui les prive de leurs meilleures forces. Quand, au terme d’une évolution longue et pénible, poursuivie de jour en jour, on est parvenu à rejoindre en soi-même ces sources originelles que j’ai choisi d’appeler Dieu, et que l’on s’efforce désormais de laisser libre de tout obstacle ce chemin qui mène à Dieu (et cela, on l’obtient par un travail intérieur sur soi-même), alors on se retrempe constamment à cette source et l’on n’a plus à redouter de dépenser trop de forces.
<hr>
(21)
{{Citation|Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 185 Ultimately, we have just one moral duty: to reclaim large areas of peace in ourselves, more and more peace and to reflect it towards others. And the more peace there is in us, the more peace there will also be in our troubled world.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (29 septembre.): Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.
<hr>
(22)
{{Citation|A vrai dire, on ne devrait écrire de lettres d’amour qu’à Dieu. Suis-je vraiment très présomptueuse si je dis que j’ai beaucoup trop d’amour en moi pour me contenter de le donner à un seul être 7 L’idée que l’on ait le droit d’aimer, sa vie durant, un seul être, à l’exclusion de tout autre, me paraît bien ridicule. Il y a là quelque chose d’appauvrissant et d’étriqué. Finira-t-on par comprendre à la longue que l’amour de l’être humain en général porte infiniment plus de bonheur et de fruits que l’amour du sexe opposé, qui enlève de sa substance à la collectivité ?}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 193 Truly those are the only love letters one ought to write: love letters to God. Is it very arrogant of me to say that I have too much love in me to give it all to just one person? The idea that one can love one person and one person only one's whole life long strikes me as quite childish. There is something mean and impoverishing about it. Will people never learn that love brings so much more happiness and reward than sex?
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Le lendemain. (9 octobre)): A vrai dire, on ne devrait écrire de lettres d’amour qu’à Dieu. Suis-je vraiment très présomptueuse si je dis que j’ai beaucoup trop d’amour en moi pour me contenter de le donner à un seul être 7 L’idée que l’on ait le droit d’aimer, sa vie durant, un seul être, à l’exclusion de tout autre, me paraît bien ridicule. Il y a là quelque chose d’appauvrissant et d’étriqué. Finira-t-on par comprendre à la longue que l’amour de l’être humain en général porte infiniment plus de bonheur et de fruits que l’amour du sexe opposé, qui enlève de sa substance à la collectivité ?
<hr>
(23)
{{Citation|Quand nous évoquions notre différence d’âge, S. et moi, il me disait toujours : « Mais qui vous dit que votre âme n’est pas plus âgée que la mienne ? »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 194 Whenever S. and I spoke about the great difference in our ages he always said, 'Who can tell whether your soul is not much older than mine?'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (12-10-42.): Quand nous évoquions notre différence d’âge, S. et moi, il me disait toujours : « Mais qui vous dit que votre âme n’est pas plus âgée que la mienne ? »
<hr>
(24) {{done}} 2020 et 2008
{{Citation|[Citation plus longue.]}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=245-246}}
Source brouillon :
*en : 196 We should be willing to act as a balm for all wounds.
*vf :
**Une vie bouleversée, p. 245-246 {{done}}
**Les Ecrits {{ISBN|978-2-02-056833-3}}, cahier onze. p. 760-761 (le lendemain matin de bonne heure [mardi 13 octobre 1942] {{done}}
**{{ISBN|9782020246286}} (Le lendemain matin, de bonne heure.): On voudrait être un baume versé sur tant de plaies.
<hr>
=== Lettres ===
(25){{go}}
{{Citation|Avec papa, je me suis promenée l'autre jour en luttant contre une espèce de vent de sable ; il est charmant, comme toujours, et montre un beau stoïcisme. Il m'a dit d'un ton aimable et tranquille, avec détachement : « En fait, je préférerais partir en Pologne au plus tôt, j'en aurais plus vite fini, j'y passerais en trois jours, cela n'a plus aucun sens de prolonger cette existence dégradante. Et pourquoi ce qui arrive à des milliers d'autres me serait-il épargné ? » Puis nous nous sommes amusés de ce paysage de circonstance, un vrai désert – malgré des lupins mauves, des œillets des prés et de gracieux oiseaux qui ressemblent à des mouettes. « Les juifs au désert ! Il y a longtemps que nous connaissons ce paysage ! »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|section=A Johanna et Klaas Smelik et autres. Westerbork, samedi 3 juillet 1943|page=287}}
{{Citation|Avec papa, je me suis promenée l'autre jour en luttant contre une espèce de vent de sable ; il est charmant, comme toujours, et montre un beau stoïcisme. Il m'a dit d'un ton aimable et tranquille, avec détachement : « En fait, je préférerais partir en Pologne au plus tôt, j'en aurais plus vite fini, j'y passerais en trois jours, cela n'a plus aucun sens de prolonger ici cette existence dégradante. Et pourquoi ce qui arrive à des milliers d'autres me serait-il épargné ? » Puis nous nous sommes amusés de ce paysage de circonstance, un vrai désert – malgré des lupins mauves, des œillets des prés et de gracieux oiseaux qui ressemblent à des mouettes. « Les juifs au désert ! Il y a longtemps que nous connaissons ce paysage ! »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Lettres d’Etty Hillesum|section=Lettre 46. À Johanna et Klaas Smelik et autres. Westerbork, samedi 3 juillet 1943|page=863}}
Source brouillon :
*en : 198 Later we joked about our surroundings. Westerbork really is nothing but desert, despite a few lupins and campions and decorative birds which look like seagulls. 'Jews in a desert, we know that sort of landscape from before.'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Westerbork, 3 juillet 43.): Puis nous nous sommes amusés de ce paysage de circonstance, un vrai désert - malgré des lupins mauves, des œillets des prés et de gracieux oiseaux qui ressemblent à des mouettes. « Les juifs au désert ! Il y a longtemps que nous connaissons ce paysage ! »
<hr>
(26)
{{Citation|Je vais essayer de vous décrire comment je me sens, mais je ne sais si mon image est juste. Quand une araignée tisse sa toile, elle lance d’abord les fils principaux, puis elle y grimpe elle-même, n’est-ce pas ? L’artère principale de ma vie s’étend déjà très loin devant moi et atteint un autre monde. On dirait que tous les événements présents et à venir ont déjà été pris en compte quelque part en moi, je les ai déjà assimilés, déjà vécus et je travaille déjà à construire une société qui succédera à celle-ci.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 199 I shall try to convey to you how I feel, but am not sure if my metaphor is right. When a spider spins its web, does it not cast the main threads ahead of itself, and then follow along them from behind? The main path of my life stretches like a long journey before me and already reaches into another world. It is just as if everything that happens here and that is still to happen were somehow discounted inside me, as if I had been through it already, and was now helping to build a new and different society.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Westerbork, 3 juillet 43.): Je vais essayer de vous décrire comment je me sens, mais je ne sais si mon image est juste. Quand une araignée tisse sa toile, elle lance d’abord les fils principaux, puis elle y grimpe elle-même, n’est-ce pas ? L’artère principale de ma vie s’étend déjà très loin devant moi et atteint un autre monde. On dirait que tous les événements présents et à venir ont déjà été pris en compte quelque part en moi, je les ai déjà assimilés, déjà vécus et je travaille déjà à construire une société qui succédera à celle-ci.
<hr>
(27)
{{Citation|Je n’ai jamais eu l’impression de devoir me forcer à en voir le bon côté, tout est toujours parfaitement bon, tel quel.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 204 I never have the feeling that I have got to make the best of things, everything is fine just as it is.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Maria Tuinzing. Westerbork, mercredi 11 août 1943.): Je n’ai jamais eu l’impression de devoir me forcer à en voir le bon côté, tout est toujours parfaitement bon, tel quel.
<hr>
(28)
{{Citation|Il y a à la pouponnière un bébé de neuf mois, une petite fille, choyée de tous. Un petit bout de chou très joli, très mignon, aux yeux bleus. Elle est arrivée ici il y a quelques mois en qualité de «S-Fall», de «cas disciplinaire», après que la police l’eut exhumée d’une clinique. [...] au début de son séjour ici, ce nourrisson n’avait pas le droit de sortir ; les autres bébés étaient dehors dans des landaus, mais celui-ci devait rester enfermé, puisque c’était un « cas disciplinaire » ! Il m’a fallu le vérifier auprès de trois infirmières différentes avant de m’en convaincre, je me heurte ici constamment à des faits qui me paraissent incroyables, mais que l’on me confirme régulièrement.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 206 A pampered 9-months-old baby, a little girl, lies in the maternity ward here. Something very sweet, blue-eyed and beautiful. She arrived here a few months ago with a 'criminal record', for the police had found her abandoned in a clinic. [...] when she first came here the baby was not allowed out, all the others were put out in the fresh air in prams but this one had to stay inside for, after all, she had a criminal record. I checked this with three different nurses, because I found it so hard to believe, even though the strangest things happen here all the time, and they all confirmed the story.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Wegerif et autres. Westerbork. Fragment. Dimanche 22 août 1943.): Il y a à la pouponnière un bébé de neuf mois, une petite fille, choyée de tous. Un petit bout de chou très joli, très mignon, aux yeux bleus. Elle est arrivée ici il y a quelques mois en qualité de «S-Fall», de «cas disciplinaire», après que la police l’eut exhumée d’une clinique. [...] au début de son séjour ici, ce nourrisson n’avait pas le droit de sortir ; les autres bébés étaient dehors dans des landaus, mais celui-ci devait rester enfermé, puisque c’était un « cas disciplinaire » ! Il m’a fallu le vérifier auprès de trois infirmières différentes avant de m’en convaincre, je me heurte ici constamment à des faits qui me paraissent incroyables, mais que l’on me confirme régulièrement.
<hr>
(29)
{{Citation|Quand je dis : cette nuit j’ai été en enfer, je me demande ce que ce mot exprime pour vous. Je me le suis dit à moi-même au milieu de la nuit, à haute voix, sur le ton d’une constatation objective: «Voilà, c’est donc cela l’enfer. » Impossible de distinguer entre ceux qui partent et ceux qui restent.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 210 If I were to say that I was in hell that night, what would I really be telling you? I caught myself saying it aloud in the night, aloud to myself and quite soberly, 'So that's what hell is like.' You really can't tell who is going and who isn't this time.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Quand je dis : cette nuit j’ai été en enfer, je me demande ce que ce mot exprime pour vous. Je me le suis dit à moi-même au milieu de la nuit, à haute voix, sur le ton d’une constatation objective: «Voilà, c’est donc cela l’enfer. » Impossible de distinguer entre ceux qui partent et ceux qui restent.
<hr>
(30)
{{Citation|Lors de précédents convois, on remarquait souvent dans le lot des gens encore intacts, débonnaires, qui fumaient tranquillement leur pipe et roulaient des yeux étonnés en traversant le camp, qui parlaient un dialecte incompréhensible et avec qui l’on ne redoutait pas trop d’entreprendre le voyage. Cette fois, l’effroi me saisit. Des trognes obtuses, méprisantes, où l’on chercherait en vain à découvrir un dernier vestige d’humanité.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 215 On earlier transports, some of the guards were simple, kindly types with puzzled expressions, who walked about the camp smoking their pipes and speaking in some incomprehensible dialect, and one would have found their company not too objectionable on the journey. Now I am transfixed with terror. Oafish, jeering faces, in which one seeks in vain for even the slightest trace of human warmth.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Lors de précédents convois, on remarquait souvent dans le lot des gens encore intacts, débonnaires, qui fumaient tranquillement leur pipe et roulaient des yeux étonnés en traversant le camp, qui parlaient un dialecte incompréhensible et avec qui l’on ne redoutait pas trop d’entreprendre le voyage. Cette fois, l’effroi me saisit. Des trognes obtuses, méprisantes, où l’on chercherait en vain à découvrir un dernier vestige d’humanité.
<hr>
(31)
{{Citation|Un jeune juif a osé se sauver, sans qu’on puisse parler d’ailleurs d’une tentative sérieuse d’évasion, il s’est échappé de l’hôpital dans un instant de panique, une veste de lustrine passée sur son pyjama bleu, et s’est caché avec une maladresse presque puérile dans une tente où l’on n’a pas tardé à le retrouver après une sorte de battue dans tout le camp. Mais un juif n’a pas le droit de se sauver, ni celui de céder à la panique. La sentence du commandant est implacable. En représailles, des dizaines d’autres doivent partir par ce convoi, et parmi eux bien des gens qui se croyaient solidement ancrés au camp.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 216 A young Jew has had the effrontery to run away. One can't really call it a serious attempt to escape - he absconded from the hospital in a moment of panic, a thin jacket over his blue pyjamas, and in a clumsy, childish way took refuge in a tent where he was picked up quickly enough after a search of the camp. But if you are a Jew you may not run away, may not allow yourself to be stricken with panic. The commandant is remorseless. As a reprisal, and without warning, scores of others are being sent on the transport with the boy, including quite a few who had thought they were firmly at anchor here.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Un jeune juif a osé se sauver, sans qu’on puisse parler d’ailleurs d’une tentative sérieuse d’évasion, il s’est échappé de l’hôpital dans un instant de panique, une veste de lustrine passée sur son pyjama bleu, et s’est caché avec une maladresse presque puérile dans une tente où l’on n’a pas tardé à le retrouver après une sorte de battue dans tout le camp. Mais un juif n’a pas le droit de se sauver, ni celui de céder à la panique. La sentence du commandant est implacable. En représailles, des dizaines d’autres doivent partir par ce convoi, et parmi eux bien des gens qui se croyaient solidement ancrés au camp.
<hr>
(32)
{{Citation|???}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 220 And now it was happening one week earlier, a bit suddenly, but ... it was only a difference in time. However, for Etty it was a complete surprise - she had decided that she was not going to travel with her parents and would have much preferred to go through these experiences without the pressure of family ties. For her it was a slap in the face, which did in fact literally strike her down. Within the hour, however, she had recovered and adapted herself to the new situation with admirable speed.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}}: ???
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(33)
{{Citation|???}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 221-222 And there she stepped on to the platform she herself had described only a fortnight before in her own unforgettable way. Talking gaily, smiling, a kind word for everyone she met on the way, full of sparkling humour, perhaps just a touch of sadness, but every inch the Etty you all know so well. 'I have my diaries, my little Bible, my Russian grammar and Tolstoy with me and God knows what else.' One of the camp leaders came to take his leave of her and told her that he had used every argument he knew to plead her case but in vain. Etty thanked him very much. [...] Etty finished up in Wagon No. 12, having first stopped to look for a friend in Wagon No. 14 who was pulled out again at the last moment. Then a shrill whistle and the 1000 'transport cases' were moving out. Another flourish from Mischa who waved through a crack in Wagon No. 1, a cheerful 'bye' from Etty in No. 12 and they were gone.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}}: ???
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(34) {{go}}
{{Citation|Christine, j'ouvre la [[Bible]] au hasard et trouve ceci : « Le Seigneur est ma chambre haute. » Je suis assise sur mon sac à dos, au milieu d'un wagon de marchandises bondé. Papa, maman et Mischa sont quelques wagons plus loin. Ce départ est tout de même venu à l'improviste. Ordre subit de La Haye, spécialement pour nous. Nous avons quitté ce camp en chantant, père et mère très calmes et courageux, Mischa également. Nous allons voyager trois jours. Merci de tous vos bons soins. Les amis restés au camp vont écrire à Amsterdam, peut-être te fera-t-on suivre ? Peut-être aussi ma dernière longue lettre ? Un au revoir de nous quatre.|précisions=Carte jetée du train, retrouvée et postée par des paysans.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|section=A Christine Van Nooten. Près de Glimmen. Mardi 7 septembre 1943. Cachet de la poste : 15 septembre 1943|page=344-345}}
{{Citation|Christine, j'ouvre la [[Bible]] au hasard et trouve ceci : « Le Seigneur est ma chambre haute. » Je suis assise sur mon sac à dos, au milieu d'un wagon de marchandises bondé. Papa, maman et Mischa sont quelques wagons plus loin. Ce départ est tout de même venu à l'improviste. Ordre subit de La Haye, spécialement pour nous. Nous avons quitté ce camp en chantant, père et mère très calmes et courageux, Mischa également. Nous allons voyager trois jours. Merci de tous vos bons soins. Les amis restés au camp vont écrire à Amsterdam, peut-être te fera-t-on suivre ? Peut-être aussi ma dernière longue lettre ? Un au revoir de nous quatre.|précisions=Carte jetée du train, retrouvée et postée par des paysans.}}
*Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 {{w|Bible des États}}.
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Lettres d’Etty Hillesum|section=Lettre 71. À Christine Van Nooten. Près de Glimmen, le Mardi 7 septembre 1943|page=922}}
Source brouillon :
*vf :
***{{ISBN|9782020246286}} (A Christine Van Nooten. Près de Glimmen(2). Mardi 7 septembre 1943.): Nous avons quitté ce camp en chantant, père et mère très calmes et courageux, Mischa également.
'''''À lire''''' aussi :
*{{chapitre|auteur=Esther Cohen|titre=Etty Hillesum : « Nous avons quitté le camp en chantant »|titre ouvrage=Les narrateurs d’Auschwitz|édition=Presses de l’Université de Montréal|année=2010|isbn=978-2-7606-2663-8|doi=10.4000/books.pum.4511|url=https://books.openedition.org/pum/4511}}
=== Série Etty ===
{{Citation|<poem>
{{personnage|Guichetière}} : Bonjour. Où désirez-vous aller ?
{{personnage|Etty}} : À [[w:Camp de regroupement et de transit de Westerbork|Westerbork]], s’il vous plaît.
{{personnage|Guichetière}} : Euh... Puis-je voir vos papiers, s’il vous plaît ? ... Oui. Bien. Tout semble en ordre.
{{personnage|Etty}} : Je vous dois combien ?
{{personnage|Guichetière}} : Oh, c’est gratuit. Bonnes fêtes.
</poem>}}
{{Réf Série|acteur=Julia Windischbauer, Aafke Buringh|auteur=Hagai Levi|série=Etty|saison=1|épisode=6 (42m58s-43m36s)|langue=fr|diffusion=28 mai 2026|diffuseur=ARTE|url=https://arteptweb-a.akamaihd.net/am/ptweb/117000/117100/117137-006-A_SQ_0_VF-STMF_11124661_MP4-2200_AMM-PTWEB-141743738851407_sQlMwZBroP.mp4 <!-- Version avec sous-titres, lien brisé le 12 novembre 2026. -->}}
4rroqkgnt3pfax6bgvwyp08ahfic71i
459869
459865
2026-05-29T20:49:43Z
Malik2Mars
27293
/* Citations */ allège 1-7
459869
wikitext
text/x-wiki
== Sources ==
'''''En anglais '''''
*''An interrupted life : the diaries of [[Etty Hillesum]], 1941-1943'', 1983 {{ISBN|9780394532172}}, {{Internet Archive|id=interruptedlife00etty}}
**Contient : ''The Diaries'' {{souligner|et}} ''Letters from Westerbork''; une édition à part et plus complète des Letters : ''Letters from Westerbork'', 1986 {{ISBN|0-394-55350-0}}, {{Internet Archive|id=lettersfromweste0000hill}}
{{souligner|Puis}} :
*''Etty: The Letters and Diaries of Etty Hillesum 1941–1943'', 2002 {{ISBN|0-8028-3959-2}}
*(Bilingue) ''Etty Hillesum : The Complete Works 1941-1943'', 2014 {{ISBN|9789042304338}}
'''''En français'''''
*Une vie bouleversée, 1985 {{ISBN|2020086298}}
*''Lettres de Westerbork'', 1988 {{ISBN|2-02-010358-3}}, {{Internet Archive|id=lettresdewesterb0000hill}}
*NB:comme en anglais, les deux sont réunis dès 1995 {{ISBN|2-02-024628-7}}. Plusieurs rééditions
{{souligner|Puis}} :
*''Les écrits'', 2008 {{ISBN|978-2-02-056833-3}}
{{Citation bloc|Les lecteurs français ont découvert il y a plus de vingt ans, avec ''Une vie bouleversée'' et les ''Lettres de Westerbork'', des fragments somme toute assez brefs du journal et de la correspondance d'Etty. […] Nous avons voulu en faire sentir l'ampleur et la continuité, en conservant, partout où c'était possible, la spontanéité d'une pensée qui se cherche, parfois à travers des tâtonnements, des répétitions, voire des ruptures imprévues. C'est dire que, à travers ces ''Écrits'', Etty pourra paraître çà et là au lecteur stylistiquement moins brillante, moins éloquente, moins lapidaire que dans ''Une vie bouleversée'', qui prenait parfois l'aspect d'un florilège de moments privilégiés.| « Avertissement des traducteurs », Ecrits, 2008, p. 25-26}}
'''''En allemand '''''
*Etty Hillesum. Ich will die Chronistin dieser Zeit werden. Sämtliche Tagebücher und Briefe 1941-1943, C.H.Beck, München 2023, livre : {{ISBN|9783406797316}}, EPUB {{ISBN|9783406797323}}, PDF {{ISBN|9783406797330}} (1022 pages).
(Petite) '''''Biblio''''' (voir aussi la pdd ici, et sur wp [[w:Etty Hillesum#Bibliographie]]):
*{{Article |langue=fr |prénom1=Philippe |nom1=Noble |titre=Le texte d'Etty Hillesum, de l'original à la traduction française : un cheminement singulier |périodique=Revue française de linguistique appliquée |volume=VIII |numéro=2 |date=2003|doi=10.3917/rfla.082.31 |lire en ligne=http://www.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2003-2-page-19.htm|consulté le=2021-09-27}}
*{{chapitre|langue=en|auteur=Paul Lebeau|titre=The Reception Of Etty Hillesum’s Writings In French Language|titre ouvrage=Spirituality in the Writings of Etty Hillesum|édition=Brill|année=2010|isbn=978-90-04-18858-7|doi=10.1163/ej.9789004188587.i-490.60}} (Probleme d’accès via [[WP:LBW]] à Brill actuellement)
*{{ouvrage|auteur=Jeanne-Marie Clerc|titre=Etty Hillesum écrivain: écrire avant Auschwitz|édition=L’Harmattan|année=2012|isbn=9782336005645}} (dispo sur books.google [https://books.google.fr/books?id=kslm8dFHj94C là] et via Perlego [https://www.perlego.com/book/3159332 là], un partenaire WP:LBW sur demande à formuler [https://wikipedialibrary.wmflabs.org/partners/144/ là])
*{{ouvrage/Test|langue=en|titre=The Lasting Significance of Etty Hillesum's Writings|édition=Amsterdam University Press|année=2019|isbn=9789048550173|doi=10.1017/9789048550173}} (acces WP:LBW via Cambridge)
== Citations ==
{{pour info|Citations tirées initialement de {{en}} ''An interrupted life : the diaries of Etty Hillesum, 1941-1943'', 1983; sont données petit à petit les correspondances avec les ed FR ''Une vie bouleversée'' (1995 et 2020) et ''Les Ecrits'' (2008)}}
=== Journal ===
(1){{go}}
{{Citation|« Mon Dieu, je te remercie de m'avoir faite comme je suis. Je te remercie de me donner parfois cette sensation de dilatation, qui n'est rien d'autre que le sentiment d'être pleine de toi. Je te promets que toute ma vie ne sera qu'une aspiration à réaliser cette belle harmonie, et à obtenir cette humilité et cet amour vrai dont je sens en moi la possibilité à mes meilleurs moments. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=91}}
{{Citation|« Mon Dieu, je te remercie de m'avoir faite comme je suis. Je te remercie de me donner parfois cette sensation de dilatation, qui n'est rien d'autre que le sentiment d'être pleine de toi. Je te promets que toute ma vie ne sera qu'effort pour réaliser cette belle harmonie, et pour obtenir cette humilité et cet amour vrai dont je sens en moi la possibilité à mes meilleurs moments. »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier quatre, 8 décembre 1941 – 25 janvier 1942|section=vendredi matin [le 12 décembre 1941], 9 heures|page=258}}
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(2) {{done}} 2020 et 2008
{{Citation|{{ancre|Jeudi190242}}« Qu'a donc l'homme à vouloir détruire ainsi ses semblables ? » demandait Jan d'un ton amer. « Les hommes, les hommes, n'oublie pas que tu en es un », lui dis-je. Il voulut bien en convenir, pour une fois, ce bougon de Jan. Je poursuivis mon sermon : « Et la saloperie des autres est aussi en nous. Et je ne vois pas d'autre solution, vraiment aucune autre solution que de rentrer en soi-même et d'extirper de son âme toute cette pourriture. Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n'ayons d'abord corrigé en nous. L'unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs. »|précisions=Jeudi 19 février.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=103-104}}
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(3){{done}} 2020
{{Citation| L'homme forge son destin de l'intérieur, voilà une affirmation bien téméraire. En revanche, l'homme est libre de choisir l'accueil qu'il fera en lui-même à ce destin. On ne connaît pas la vie de quelqu'un si l'on n'en sait que les événements extérieurs. Pour connaître la vie de quelqu'un, il faut connaître ses rêves, ses rapports avec ses parents, ses états d'âme, ses désillusions, sa maladie et sa mort.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=105}}
{{Citation|Un être humain crée son destin de l'intérieur. C'est ce que j'écrivais lundi matin au petit jour, après quoi j'ai ressenti quelque inquiétude devant cette affirmation téméraire et j'en ai cherché des preuves pour mon usage personnel. Et soudain, tout m'a paru clair comme de l'eau de roche. Bien sûr que chaque être crée son « ''destin'' » de l'intérieur. Les situations où l'on peut se trouver sur cette terre ne sont pas très nombreuses: on est époux, on est père, on est femme, on est mère, on est en prison ou on garde une prison, cela ne fait guère de différence, les mêmes murs s'élèvent autour de vous. Etc., à reprendre plus tard. Mais l'attitude intérieure que l'on adopte face aux événements de la vie, c'est cela qui détermine votre destin. C'est cela votre vie. On ne connaît pas la vie de quelqu'un si l'on n'en connaît que les faits extérieurs. Et les faits extérieurs, ma foi, ils ne diffèrent guère d'une vie à l'autre. Pour connaître la vie de quelqu'un, il faut connaître ses rêves, ses états d'âme, quel rapport il entretient avec sa femme, avec sa mort, ses désillusions et ses maladies.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier cinq, 16 février 1942 – 27 mars 1942|section=Le 27 février [1942]. Vendredi matin 10 heures|page=367-368}}
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(4){{go}}
{{Citation|On ne peut donc plus dire que tout est hasard, émaillé çà et là d'une amourette ou d'une aventure captivante. On a peu à peu le sentiment d'un ''destin'' où les faits s'organisent l'un après l'autre en une série significative. Quand je nous revois marchant dans la ville obscure, mûris et attendris par notre passé, sûrs d'avoir encore beaucoup à nous dire mais laissant dans le vague la date de notre prochaine rencontre (dans quelques années peut-être ?), la possibilité de tels moments dans une vie m'emplit de grave et profonde gratitude. Il est près de minuit et je vais me coucher. Oui, c'était très beau. A la fin de chaque jour, j'ai envie de dire : tout de même, la vie est très belle. Oui, je suis en train de me faire une opinion personnelle sur cette vie, et même une opinion que je me sens capable de défendre face à d'autres gens, et ce n'est pas peu dire pour la fille timide que j'ai toujours été.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=109-110}}
{{Citation|On ne peut donc plus dire que tout est hasard, émaillé çà et là d'une amourette ou d'une aventure captivante. On a peu à peu le sentiment d'avoir un « ''destin'' » où les faits s'organisent l'un après l'autre en une série significative. Quand je nous revois marchant dans la ville obscure, mûris et attendris par notre passé, convaincus d'avoir encore beaucoup à nous dire mais laissant dans le vague la date de notre prochaine rencontre, dans quelques années peut-être ? – quand j'y pense, la possibilité de tels moments dans une vie m'emplit de grave et profonde gratitude. Il est près de minuit et je vais me coucher, pour de bon. Oui, c'était très beau. Et à la fin de chaque jour, j'ai envie de dire : « Tout de même, la vie est très belle, très belle. » Oui, je suis en train de me faire une opinion personnelle sur cette vie, et même une opinion que je défends face à d'autres gens, et ce n'est pas peu dire pour la fille timide que j’ai toujours été.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier cinq, 16 février 1942 – 27 mars 1942|section=Le 12 mars 42. Jeudi soir, 11 heures et demie|page=395-396}}
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(5){{go}}
{{Citation|Je te soutiendrai à chaque pas, physiquement et intérieurement, je crois que, peu à peu, j'ai suffisamment mûri pour supporter un tas de duretés de l'existence sans m'endurcir moi-même intérieurement.}}
<s>{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page={{non}}}}</s>
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier six, 27 mars 1942 – 30 avril 1942|section=Mercredi, le 29 avril, 8 heures du soir|page=499}}
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(6){{go}}
{{Citation| « Dis-moi donc, comment dois-je réagir à la culpabilité qui m'envahit lorsque j’apprends que des gens doivent s'entasser à huit dans un espace minuscule, alors que je dispose pour moi toute seule de cette grande chambre ensoleillée ? » Il m'a lancé alors un regard de côté un peu diabolique et m'a dit : « Il y a deux possibilités : ou bien tu te sens tenue de quitter cette chambre (et il me lançait un regard ironique et inquisiteur qui signifiait : "je te vois déjà partir !"), ou bien tu te dois de rechercher ce que ta culpabilité cache en réalité. Peut-être le sentiment de ne pas assez travailler ? » […] J'ai dit seulement : « Peut-être est-ce la peur de ne pouvoir supporter l'épreuve. » Et lui, d'un ton très grave et avec une émotion contenue : « Cette épreuve viendra pour nous tous. » Il acheta alors cinq petits boutons de rose et me les mit dans la main en disant : « ''Vous n'attendez jamais rien du monde extérieur, et c'est pourquoi vous recevez toujours quelque chose''. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=123-124}}
{{Citation| « Dis-moi donc, comment dois-je réagir à la culpabilité qui m'envahit lorsque j'apprends que des gens doivent s'entasser à huit dans un espace minuscule, alors que je dispose pour moi toute seule de cette grande chambre ensoleillée ? » Il m'a lancé alors un regard de côté, à coup sûr un peu diabolique et m'a dit : « Il y a deux possibilités : ou bien tu te sens tenue de quitter cette chambre (et il me lançait un regard ironique, inquisiteur et bienveillant qui signifiait : Je te vois déjà partir!), ou bien tu te dois de rechercher ce que ta culpabilité cache en réalité. Peut-être le sentiment de ne pas assez travailler ? » […] J'ai dit seulement : « C'est peut-être la peur de ne pouvoir supporter l’épreuve. » Et lui, très sérieux et ''d'un ton résolu'' : « Cette épreuve viendra pour nous tous. » Il a alors acheté cinq petits boutons de rose et me les a mis dans la main en disant : « ''Vous n'attendez jamais rien du monde extérieur, n'est-ce pas, et c'est pourquoi vous recevez toujours quelque chose''. »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier neuf, 5 juin 1942 – 3 juillet 1942|section=Le 9 juin [1942]. Mardi soir, 10 heures et demie|page=560-561}}
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(7){{go}}
{{Citation|Plus je me sens fatiguée et faible, plus le spectacle de ses forces, de son amour, toujours et partout disponible pour tous, m'emplit de confusion. Je suis tout bonnement stupéfaite de lui voir encore autant de force, en des jours comme nous en vivons. […] lui reçoit encore six malades, consacre à chacun d'eux des heures d'activité intense, les « opère », extrait leurs ulcères moraux, fore chez beaucoup d'entre eux les sources où Dieu se tient caché sans qu'ils en aient conscience, enfin, il fait tant que les eaux irriguent de nouveau leurs âmes desséchées; les confessions s'entassent sur les petites tables de son appartement, et presque toutes se terminent par un appel au secours. Et il est là pour tous, et apporte son aide. Hier soir dans mon petit « roman de salle de bains » je lisais ces lignes, à propos d'un prêtre : « ''Il s'était placé en médiateur entre Dieu et les hommes. Rien de la vie quotidienne n'avait jamais pu l'affecter. Et c'est justement pour cela qu'il comprenait si bien la détresse de tous les êtres en devenir''. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=128}}
{{Citation|Plus je me sens fatiguée et faible, plus le spectacle de ses forces à lui, de son amour, toujours et partout disponible pour tous, m'emplit de confusion. Je suis tout bonnement stupéfaite de voir subsister en lui autant de forces, en des jours comme nous en vivons. […] lui reçoit encore six patients, consacre à chacun d'eux des heures d'activité intense, il leur ouvre le cœur, extrait leurs ulcères moraux, fore chez beaucoup d'entre eux les sources où Dieu se tient caché à leur insu, enfin, il fait tant que les eaux irriguent de nouveau leurs âmes desséchées; les récits de vie s'entassent sur les petites tables de son appartement, et presque tous se terminent par un appel au secours. Et il est là pour tous, et apporte son aide. Hier soir, dans le roman que je lis dans la salle de bains, je suis tombée sur ces lignes, à propos d'un prêtre : « ''Il s'était placé en médiateur entre Dieu et les hommes. Rien de la vie quotidienne n'avait jamais pu l'affecter. Et c'est justement pour cela qu'il comprenait si bien la détresse de tous les êtres en devenir.'' »}}
**Note p. 1007 : « ''Il s'était placé en médiateur… les êtres en devenir''. » {{w|Grete von Urbanitzky}}, ''Eine Frau erlebt die Welt'', Berlin, etc., Paul Zsolnay, (1931) 1934, p. 114. »
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier neuf, 5 juin 1942 – 3 juillet 1942|section=Samedi matin [le 13 juin 1942]|page=575-576}}
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(8)
{{Citation|On essaie de sauver beaucoup de choses de la vie par une sorte de mysticisme vague. Or le mysticisme doit reposer sur une sincérité d’une pureté cristalline. Il faut d’abord avoir mis à jour la réalité la plus nue des choses.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 121 We try to save so much in life with a vague sort of mysticism. Mysticism must rest on crystal-clear honesty, can only come after things have been stripped down to their naked reality.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Vendredi 19 juin, 9 heures et demie du matin.): On essaie de sauver beaucoup de choses de la vie par une sorte de mysticisme vague. Or le mysticisme doit reposer sur une sincérité d’une pureté cristalline. Il faut d’abord avoir mis à jour la réalité la plus nue des choses.
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(9)
{{Citation|Après le concert, j’ai fait un bout de chemin avec lui le long du quai. Tout à coup, envahie par le pressentiment d’une séparation imminente, je lui ai dit : « Nous n’avons peut-être plus du tout d’avenir... » A quoi il a répondu : « C’est bien possible, oui, si l’on prend cet “avenir” au sens matérialiste... »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 126 Later I walked a short way with him along the quay. Suddenly I was overwhelmed by the presentiment of imminent parting and said, 'Perhaps we really have no future.' And he replied, 'Perhaps, but only if you take a materialist view.'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Samedi 27 juin, 8 heures et demie du matin.): Après le concert, j’ai fait un bout de chemin avec lui le long du quai. Tout à coup, envahie par le pressentiment d’une séparation imminente, je lui ai dit : « Nous n’avons peut-être plus du tout d’avenir... » A quoi il a répondu : « C’est bien possible, oui, si l’on prend cet “avenir” au sens matérialiste... »
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(10)
{{Citation|Quand je dis : d’une façon ou d’une autre, j’en ai fini avec cette vie, ce n’est pas de la résignation. « Toute parole est malentendu. » Quand je dis cela, on le comprend tout autrement que je ne l’entends. Ce n’est pas de la résignation, certainement pas. Qu’est-ce que je veux dire alors ? Peut-être ceci : j’ai déjà vécu cette vie mille fois et je suis déjà morte mille fois. Que peut-il m’advenir d’autre ? Est-ce que je suis blasée ? Non. Je vis chaque minute de ma vie multipliée par mille et, de surcroît, je fais une place à la souffrance. Et ce n’est certes pas une place modeste que la souffrance revendique de nos jours. Et qu’importe, en dernière analyse, si à telle époque c’est l’Inquisition, à telle autre la guerre et les pogroms, qui font souffrir les gens ? La souffrance a toujours revendiqué sa place et ses droits, peu importe sous quelle forme elle se présente. Ce qui compte, c’est la façon de la supporter, savoir lui assigner sa place dans la vie tout en continuant à accepter cette vie.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 129 When I say: I have come to terms with life, I don't mean I have lost hope. What I feel is not hopelessness, far from it. I have lived this life a thousand times over already, and I have died a thousand deaths. Am I blasé then? No. It is a question of living life from minute to minute and taking suffering into the bargain. And it is certainly no small bargain these days. But does it matter if it is the Inquisition that causes people to suffer in one century and war and pogroms in another? To suffer senselessly, as the victims would put it? Suffering has always been with us, does it really matter in what form it comes? All that matters is how we bear it and how we fit it into our lives.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (L'après-midi, 4 heures et quart.): Quand je dis : d’une façon ou d’une autre, j’en ai fini avec cette vie, ce n’est pas de la résignation. « Toute parole est malentendu. » Quand je dis cela, on le comprend tout autrement que je ne l’entends. Ce n’est pas de la résignation, certainement pas. Qu’est-ce que je veux dire alors ? Peut-être ceci : j’ai déjà vécu cette vie mille fois et je suis déjà morte mille fois. Que peut-il m’advenir d’autre ? Est-ce que je suis blasée ? Non. Je vis chaque minute de ma vie multipliée par mille et, de surcroît, je fais une place à la souffrance. Et ce n’est certes pas une place modeste que la souffrance revendique de nos jours. Et qu’importe, en dernière analyse, si à telle époque c’est l’Inquisition, à telle autre la guerre et les pogroms, qui font souffrir les gens ? La souffrance a toujours revendiqué sa place et ses droits, peu importe sous quelle forme elle se présente. Ce qui compte, c’est la façon de la supporter, savoir lui assigner sa place dans la vie tout en continuant à accepter cette vie.
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(11)
{{Citation|Le départ est fixé à la semaine prochaine, il aura lieu à une heure et demie du matin ; voyage en train gratuit - mais oui, gratuit ! - et on n’a pas le droit d’emmener d’animaux domestiques.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 143 They are leaving by train one night next week at half-past-one and the journey is free, oh yes, free, and they are not allowed to take any pets with them.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mardi 7 juillet, 9 heures et demie du matin.): Le départ est fixé à la semaine prochaine, il aura lieu à une heure et demie du matin ; voyage en train gratuit - mais oui, gratuit ! - et on n’a pas le droit d’emmener d’animaux domestiques.
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(12)
{{Citation|Et si Dieu estime que j’ai encore beaucoup à faire, je le ferai tout aussi bien après avoir traversé les mêmes épreuves que les autres. La valeur humaine présente ou non en moi ressortira de mon comportement dans cette situation entièrement nouvelle. Même si je n’y survis pas, ma façon de mourir apportera une réponse au « qui suis-je ? ».}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 150 And if God Himself should feel that I still have a great deal to do, well then, I shall do it after I have suffered what all the others have to suffer. And whether or not I am a valuable human being will only become clear from my behaviour in more arduous circumstances. And if I should not survive, how I die will show me who I really am.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Samedi 11 juillet 1942, 11 heures du matin.): Et si Dieu estime que j’ai encore beaucoup à faire, je le ferai tout aussi bien après avoir traversé les mêmes épreuves que les autres. La valeur humaine présente ou non en moi ressortira de mon comportement dans cette situation entièrement nouvelle. Même si je n’y survis pas, ma façon de mourir apportera une réponse au « qui suis-je ? ».
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(13)
{{Citation|Je ne hais personne. Je ne suis pas aigrie. Une fois que cet amour de l’humanité a commencé à s’épanouir en vous, il croît à l’infini.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 153 I hate nobody. I am not embittered. And once the love of mankind has germinated in you, it will grow without measure.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mardi 14 juillet au soir.): Je ne hais personne. Je ne suis pas aigrie. Une fois que cet amour de l’humanité a commencé à s’épanouir en vous, il croît à l’infini.
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(14)
{{Citation|Quand je prie, je ne prie jamais pour moi, toujours pour d’autres, ou bien je poursuis un dialogue extravagant, infantile ou terriblement grave avec ce qu’il y a de plus profond en moi et que pour plus de commodité j’appelle Dieu. Prier pour demander quelque chose pour soi-même me paraît tellement puéril. Pourtant je lui demanderai, demain, s’il lui arrive de prier pour lui-même ; en ce cas je le ferai aussi pour moi, malgré tout. Je trouve non moins puéril de prier pour un autre en demandant que tout aille bien pour lui : tout au plus peut-on demander qu’il ait la torce de supporter les épreuves. Et en priant pour quelqu’un, on lui transmet un peu de sa propre force.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 155 When I pray, I never pray for myself, always for others, or else I hold a silly, naive or deadly serious dialogue with what is deepest inside me, which for the sake of convenience I call God. Praying to God for something for yourself strikes me as being too childish for words. Tomorrow I must ask S. if he ever prays for himself. To pray for another's wellbeing is something I find childish as well ; one should only pray that another should have enough strength to shoulder his burden. If you do that, you lend him some of your own strength.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Le soir. (15 juillet)): Quand je prie, je ne prie jamais pour moi, toujours pour d’autres, ou bien je poursuis un dialogue extravagant, infantile ou terriblement grave avec ce qu’il y a de plus profond en moi et que pour plus de commodité j’appelle Dieu. Prier pour demander quelque chose pour soi-même me paraît tellement puéril. Pourtant je lui demanderai, demain, s’il lui arrive de prier pour lui-même ; en ce cas je le ferai aussi pour moi, malgré tout. Je trouve non moins puéril de prier pour un autre en demandant que tout aille bien pour lui : tout au plus peut-on demander qu’il ait la torce de supporter les épreuves. Et en priant pour quelqu’un, on lui transmet un peu de sa propre force.
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(15)
{{Citation|Je voulais dire ceci : j’avais l’impression que la vie, dans ses mille détails, ses méandres et ses mouvements m’était parfaitement claire et transparente. Comme si je m’étais tenue sur le rivage d’un océan dont j’eusse pu voir le fond à travers l’eau cristalline. Serai-je un jour capable d’écrire ? J’en désespère vraiment. Des années passeront sans doute avant que je sache décrire un tel moment de ma vie, un véritable sommet. On est là, assise par terre dans un coin de la chambre de l’homme aimé à repriser des bas, et en même temps on est au bord d’une étendue d’eau vaste et puissante, d’une eau si cristalline et transparente qu’on peut en voir le fond. }}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 166 What I really wanted to say is: it suddenly felt as if life in its thousand details, twists and turns had become perfectly clear and transparent. Just like a crystal-clear sea. You huddle in the corner on the floor in the room of the man you love and darn his socks and at the same time you are sitting by the shore of a mighty ocean so transparent that you can see to the bottom. And that is an unforgettable experience.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi 29 juillet, 8 heures du matin.): Je voulais dire ceci : j’avais l’impression que la vie, dans ses mille détails, ses méandres et ses mouvements m’était parfaitement claire et transparente. Comme si je m’étais tenue sur le rivage d’un océan dont j’eusse pu voir le fond à travers l’eau cristalline. Serai-je un jour capable d’écrire ? J’en désespère vraiment. Des années passeront sans doute avant que je sache décrire un tel moment de ma vie, un véritable sommet. On est là, assise par terre dans un coin de la chambre de l’homme aimé à repriser des bas, et en même temps on est au bord d’une étendue d’eau vaste et puissante, d’une eau si cristalline et transparente qu’on peut en voir le fond.
<hr>
(16)
{{Citation|Tu m’as appris à prononcer sans honte le nom de Dieu. Tu as servi de médiateur entre Dieu et moi, mais maintenant, toi le médiateur, tu t’es retiré et mon chemin mène désormais directement à Dieu ; c’est bien ainsi, je le sens. Et je servirai moi-même de médiatrice pour tous ceux que je pourrai atteindre.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 169 You taught me to speak the name of God without embarrassment. You were the mediator between God and me, and now you, the mediator, have gone and my path leads straight to God. It is right that it should be so. And I shall be the mediator for any other soul I can reach.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi, 1 heure du matin.): Tu m’as appris à prononcer sans honte le nom de Dieu. Tu as servi de médiateur entre Dieu et moi, mais maintenant, toi le médiateur, tu t’es retiré et mon chemin mène désormais directement à Dieu ; c’est bien ainsi, je le sens. Et je servirai moi-même de médiatrice pour tous ceux que je pourrai atteindre.
<hr>
(17)
{{Citation|Une fois que l’on est parvenu à trouver la vie belle et pleine de sens, même et surtout à notre époque, on a l’impression que tout ce qui advient devait être ainsi et non autrement.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 170 When one has once reached the point of experiencing life as something significant and beautiful, even in these times, or rather precisely in these times, then it is as if everything that happens has to happen just as it does and in no other way.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi, 1 heure du matin.): Une fois que l’on est parvenu à trouver la vie belle et pleine de sens, même et surtout à notre époque, on a l’impression que tout ce qui advient devait être ainsi et non autrement.
<hr>
(18)
{{Citation|Souvent, en circulant dans le camp parmi les cris et les chamailleries des membres trop zélés du Conseil juif, je pensais : Ah ! laissez-moi donc être un petit morceau de votre âme. Je voudrais être la baraque-refuge de la meilleure part de vous-même, cette part certainement présente en chacun de vous. Je n’ai pas tant à agir, je veux seulement être là. De ce corps, laissez-moi donc être l’âme. Et chez chacun de ces gens j’ai trouvé en effet un geste, un regard, qui dépassait de loin leur niveau habituel et dont ils avaient sans doute à peine conscience. Et je m’en sentais la dépositaire.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 171-172 I used often to think to myself as I walked about in Westerbork among the noisily bickering, all too energetic members of the Jewish Council: if only I could enter a small piece of their soul. If only I could be the receptacle of their better nature, which is sure to be present in all of them. Let me be rather than do. Let me be the soul in that body. And I would now and then discover in each one of them a gesture or a glance that took them out of themselves and of which they seemed barely aware. And I felt I was the guardian of that gesture or glance.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi matin, 9 heures (dans la salle d’attente du médecin).): Souvent, en circulant dans le camp parmi les cris et les chamailleries des membres trop zélés du Conseil juif, je pensais : Ah ! laissez-moi donc être un petit morceau de votre âme. Je voudrais être la baraque-refuge de la meilleure part de vous-même, cette part certainement présente en chacun de vous. Je n’ai pas tant à agir, je veux seulement être là. De ce corps, laissez-moi donc être l’âme. Et chez chacun de ces gens j’ai trouvé en effet un geste, un regard, qui dépassait de loin leur niveau habituel et dont ils avaient sans doute à peine conscience. Et je m’en sentais la dépositaire.
<hr>
(19)
{{Citation|Tout se passe quelque part au-dedans de moi, il y a là de vastes hauts plateaux sans temps ni frontières, et tout se passe là.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 172 It's all being played out somewhere inside me, everything; there are wide plains inside me beyond time and space and everything is played out there.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi 16 septembre, 3 heures de l’après-midi.): Tout se passe quelque part au-dedans de moi, il y a là de vastes hauts plateaux sans temps ni frontières, et tout se passe là.
<hr>
(20)
{{Citation|Chez la plupart des gens, c’est justement la peur de trop se disperser, je crois, qui les prive de leurs meilleures forces. Quand, au terme d’une évolution longue et pénible, poursuivie de jour en jour, on est parvenu à rejoindre en soi-même ces sources originelles que j’ai choisi d’appeler Dieu, et que l’on s’efforce désormais de laisser libre de tout obstacle ce chemin qui mène à Dieu (et cela, on l’obtient par un travail intérieur sur soi-même), alors on se retrempe constamment à cette source et l’on n’a plus à redouter de dépenser trop de forces.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 184 I think what weakens people most is fear of wasting their strength. If after a long and arduous process, day in day out, you manage to come to grips with your inner sources, with God, in short, and if only you make certain that your path to God is unblocked - which you can do by 'working on yourself - then you can keep renewing yourself at these inner sources and need never again be afraid of wasting your strength.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (28 septembre. Audi et alteram partem.): Chez la plupart des gens, c’est justement la peur de trop se disperser, je crois, qui les prive de leurs meilleures forces. Quand, au terme d’une évolution longue et pénible, poursuivie de jour en jour, on est parvenu à rejoindre en soi-même ces sources originelles que j’ai choisi d’appeler Dieu, et que l’on s’efforce désormais de laisser libre de tout obstacle ce chemin qui mène à Dieu (et cela, on l’obtient par un travail intérieur sur soi-même), alors on se retrempe constamment à cette source et l’on n’a plus à redouter de dépenser trop de forces.
<hr>
(21)
{{Citation|Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 185 Ultimately, we have just one moral duty: to reclaim large areas of peace in ourselves, more and more peace and to reflect it towards others. And the more peace there is in us, the more peace there will also be in our troubled world.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (29 septembre.): Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.
<hr>
(22)
{{Citation|A vrai dire, on ne devrait écrire de lettres d’amour qu’à Dieu. Suis-je vraiment très présomptueuse si je dis que j’ai beaucoup trop d’amour en moi pour me contenter de le donner à un seul être 7 L’idée que l’on ait le droit d’aimer, sa vie durant, un seul être, à l’exclusion de tout autre, me paraît bien ridicule. Il y a là quelque chose d’appauvrissant et d’étriqué. Finira-t-on par comprendre à la longue que l’amour de l’être humain en général porte infiniment plus de bonheur et de fruits que l’amour du sexe opposé, qui enlève de sa substance à la collectivité ?}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 193 Truly those are the only love letters one ought to write: love letters to God. Is it very arrogant of me to say that I have too much love in me to give it all to just one person? The idea that one can love one person and one person only one's whole life long strikes me as quite childish. There is something mean and impoverishing about it. Will people never learn that love brings so much more happiness and reward than sex?
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Le lendemain. (9 octobre)): A vrai dire, on ne devrait écrire de lettres d’amour qu’à Dieu. Suis-je vraiment très présomptueuse si je dis que j’ai beaucoup trop d’amour en moi pour me contenter de le donner à un seul être 7 L’idée que l’on ait le droit d’aimer, sa vie durant, un seul être, à l’exclusion de tout autre, me paraît bien ridicule. Il y a là quelque chose d’appauvrissant et d’étriqué. Finira-t-on par comprendre à la longue que l’amour de l’être humain en général porte infiniment plus de bonheur et de fruits que l’amour du sexe opposé, qui enlève de sa substance à la collectivité ?
<hr>
(23)
{{Citation|Quand nous évoquions notre différence d’âge, S. et moi, il me disait toujours : « Mais qui vous dit que votre âme n’est pas plus âgée que la mienne ? »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 194 Whenever S. and I spoke about the great difference in our ages he always said, 'Who can tell whether your soul is not much older than mine?'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (12-10-42.): Quand nous évoquions notre différence d’âge, S. et moi, il me disait toujours : « Mais qui vous dit que votre âme n’est pas plus âgée que la mienne ? »
<hr>
(24) {{done}} 2020 et 2008
{{Citation|[Citation plus longue.]}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=245-246}}
Source brouillon :
*en : 196 We should be willing to act as a balm for all wounds.
*vf :
**Une vie bouleversée, p. 245-246 {{done}}
**Les Ecrits {{ISBN|978-2-02-056833-3}}, cahier onze. p. 760-761 (le lendemain matin de bonne heure [mardi 13 octobre 1942] {{done}}
**{{ISBN|9782020246286}} (Le lendemain matin, de bonne heure.): On voudrait être un baume versé sur tant de plaies.
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=== Lettres ===
(25){{go}}
{{Citation|Avec papa, je me suis promenée l'autre jour en luttant contre une espèce de vent de sable ; il est charmant, comme toujours, et montre un beau stoïcisme. Il m'a dit d'un ton aimable et tranquille, avec détachement : « En fait, je préférerais partir en Pologne au plus tôt, j'en aurais plus vite fini, j'y passerais en trois jours, cela n'a plus aucun sens de prolonger cette existence dégradante. Et pourquoi ce qui arrive à des milliers d'autres me serait-il épargné ? » Puis nous nous sommes amusés de ce paysage de circonstance, un vrai désert – malgré des lupins mauves, des œillets des prés et de gracieux oiseaux qui ressemblent à des mouettes. « Les juifs au désert ! Il y a longtemps que nous connaissons ce paysage ! »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|section=A Johanna et Klaas Smelik et autres. Westerbork, samedi 3 juillet 1943|page=287}}
{{Citation|Avec papa, je me suis promenée l'autre jour en luttant contre une espèce de vent de sable ; il est charmant, comme toujours, et montre un beau stoïcisme. Il m'a dit d'un ton aimable et tranquille, avec détachement : « En fait, je préférerais partir en Pologne au plus tôt, j'en aurais plus vite fini, j'y passerais en trois jours, cela n'a plus aucun sens de prolonger ici cette existence dégradante. Et pourquoi ce qui arrive à des milliers d'autres me serait-il épargné ? » Puis nous nous sommes amusés de ce paysage de circonstance, un vrai désert – malgré des lupins mauves, des œillets des prés et de gracieux oiseaux qui ressemblent à des mouettes. « Les juifs au désert ! Il y a longtemps que nous connaissons ce paysage ! »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Lettres d’Etty Hillesum|section=Lettre 46. À Johanna et Klaas Smelik et autres. Westerbork, samedi 3 juillet 1943|page=863}}
Source brouillon :
*en : 198 Later we joked about our surroundings. Westerbork really is nothing but desert, despite a few lupins and campions and decorative birds which look like seagulls. 'Jews in a desert, we know that sort of landscape from before.'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Westerbork, 3 juillet 43.): Puis nous nous sommes amusés de ce paysage de circonstance, un vrai désert - malgré des lupins mauves, des œillets des prés et de gracieux oiseaux qui ressemblent à des mouettes. « Les juifs au désert ! Il y a longtemps que nous connaissons ce paysage ! »
<hr>
(26)
{{Citation|Je vais essayer de vous décrire comment je me sens, mais je ne sais si mon image est juste. Quand une araignée tisse sa toile, elle lance d’abord les fils principaux, puis elle y grimpe elle-même, n’est-ce pas ? L’artère principale de ma vie s’étend déjà très loin devant moi et atteint un autre monde. On dirait que tous les événements présents et à venir ont déjà été pris en compte quelque part en moi, je les ai déjà assimilés, déjà vécus et je travaille déjà à construire une société qui succédera à celle-ci.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 199 I shall try to convey to you how I feel, but am not sure if my metaphor is right. When a spider spins its web, does it not cast the main threads ahead of itself, and then follow along them from behind? The main path of my life stretches like a long journey before me and already reaches into another world. It is just as if everything that happens here and that is still to happen were somehow discounted inside me, as if I had been through it already, and was now helping to build a new and different society.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Westerbork, 3 juillet 43.): Je vais essayer de vous décrire comment je me sens, mais je ne sais si mon image est juste. Quand une araignée tisse sa toile, elle lance d’abord les fils principaux, puis elle y grimpe elle-même, n’est-ce pas ? L’artère principale de ma vie s’étend déjà très loin devant moi et atteint un autre monde. On dirait que tous les événements présents et à venir ont déjà été pris en compte quelque part en moi, je les ai déjà assimilés, déjà vécus et je travaille déjà à construire une société qui succédera à celle-ci.
<hr>
(27)
{{Citation|Je n’ai jamais eu l’impression de devoir me forcer à en voir le bon côté, tout est toujours parfaitement bon, tel quel.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 204 I never have the feeling that I have got to make the best of things, everything is fine just as it is.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Maria Tuinzing. Westerbork, mercredi 11 août 1943.): Je n’ai jamais eu l’impression de devoir me forcer à en voir le bon côté, tout est toujours parfaitement bon, tel quel.
<hr>
(28)
{{Citation|Il y a à la pouponnière un bébé de neuf mois, une petite fille, choyée de tous. Un petit bout de chou très joli, très mignon, aux yeux bleus. Elle est arrivée ici il y a quelques mois en qualité de «S-Fall», de «cas disciplinaire», après que la police l’eut exhumée d’une clinique. [...] au début de son séjour ici, ce nourrisson n’avait pas le droit de sortir ; les autres bébés étaient dehors dans des landaus, mais celui-ci devait rester enfermé, puisque c’était un « cas disciplinaire » ! Il m’a fallu le vérifier auprès de trois infirmières différentes avant de m’en convaincre, je me heurte ici constamment à des faits qui me paraissent incroyables, mais que l’on me confirme régulièrement.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 206 A pampered 9-months-old baby, a little girl, lies in the maternity ward here. Something very sweet, blue-eyed and beautiful. She arrived here a few months ago with a 'criminal record', for the police had found her abandoned in a clinic. [...] when she first came here the baby was not allowed out, all the others were put out in the fresh air in prams but this one had to stay inside for, after all, she had a criminal record. I checked this with three different nurses, because I found it so hard to believe, even though the strangest things happen here all the time, and they all confirmed the story.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Wegerif et autres. Westerbork. Fragment. Dimanche 22 août 1943.): Il y a à la pouponnière un bébé de neuf mois, une petite fille, choyée de tous. Un petit bout de chou très joli, très mignon, aux yeux bleus. Elle est arrivée ici il y a quelques mois en qualité de «S-Fall», de «cas disciplinaire», après que la police l’eut exhumée d’une clinique. [...] au début de son séjour ici, ce nourrisson n’avait pas le droit de sortir ; les autres bébés étaient dehors dans des landaus, mais celui-ci devait rester enfermé, puisque c’était un « cas disciplinaire » ! Il m’a fallu le vérifier auprès de trois infirmières différentes avant de m’en convaincre, je me heurte ici constamment à des faits qui me paraissent incroyables, mais que l’on me confirme régulièrement.
<hr>
(29)
{{Citation|Quand je dis : cette nuit j’ai été en enfer, je me demande ce que ce mot exprime pour vous. Je me le suis dit à moi-même au milieu de la nuit, à haute voix, sur le ton d’une constatation objective: «Voilà, c’est donc cela l’enfer. » Impossible de distinguer entre ceux qui partent et ceux qui restent.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 210 If I were to say that I was in hell that night, what would I really be telling you? I caught myself saying it aloud in the night, aloud to myself and quite soberly, 'So that's what hell is like.' You really can't tell who is going and who isn't this time.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Quand je dis : cette nuit j’ai été en enfer, je me demande ce que ce mot exprime pour vous. Je me le suis dit à moi-même au milieu de la nuit, à haute voix, sur le ton d’une constatation objective: «Voilà, c’est donc cela l’enfer. » Impossible de distinguer entre ceux qui partent et ceux qui restent.
<hr>
(30)
{{Citation|Lors de précédents convois, on remarquait souvent dans le lot des gens encore intacts, débonnaires, qui fumaient tranquillement leur pipe et roulaient des yeux étonnés en traversant le camp, qui parlaient un dialecte incompréhensible et avec qui l’on ne redoutait pas trop d’entreprendre le voyage. Cette fois, l’effroi me saisit. Des trognes obtuses, méprisantes, où l’on chercherait en vain à découvrir un dernier vestige d’humanité.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 215 On earlier transports, some of the guards were simple, kindly types with puzzled expressions, who walked about the camp smoking their pipes and speaking in some incomprehensible dialect, and one would have found their company not too objectionable on the journey. Now I am transfixed with terror. Oafish, jeering faces, in which one seeks in vain for even the slightest trace of human warmth.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Lors de précédents convois, on remarquait souvent dans le lot des gens encore intacts, débonnaires, qui fumaient tranquillement leur pipe et roulaient des yeux étonnés en traversant le camp, qui parlaient un dialecte incompréhensible et avec qui l’on ne redoutait pas trop d’entreprendre le voyage. Cette fois, l’effroi me saisit. Des trognes obtuses, méprisantes, où l’on chercherait en vain à découvrir un dernier vestige d’humanité.
<hr>
(31)
{{Citation|Un jeune juif a osé se sauver, sans qu’on puisse parler d’ailleurs d’une tentative sérieuse d’évasion, il s’est échappé de l’hôpital dans un instant de panique, une veste de lustrine passée sur son pyjama bleu, et s’est caché avec une maladresse presque puérile dans une tente où l’on n’a pas tardé à le retrouver après une sorte de battue dans tout le camp. Mais un juif n’a pas le droit de se sauver, ni celui de céder à la panique. La sentence du commandant est implacable. En représailles, des dizaines d’autres doivent partir par ce convoi, et parmi eux bien des gens qui se croyaient solidement ancrés au camp.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 216 A young Jew has had the effrontery to run away. One can't really call it a serious attempt to escape - he absconded from the hospital in a moment of panic, a thin jacket over his blue pyjamas, and in a clumsy, childish way took refuge in a tent where he was picked up quickly enough after a search of the camp. But if you are a Jew you may not run away, may not allow yourself to be stricken with panic. The commandant is remorseless. As a reprisal, and without warning, scores of others are being sent on the transport with the boy, including quite a few who had thought they were firmly at anchor here.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Un jeune juif a osé se sauver, sans qu’on puisse parler d’ailleurs d’une tentative sérieuse d’évasion, il s’est échappé de l’hôpital dans un instant de panique, une veste de lustrine passée sur son pyjama bleu, et s’est caché avec une maladresse presque puérile dans une tente où l’on n’a pas tardé à le retrouver après une sorte de battue dans tout le camp. Mais un juif n’a pas le droit de se sauver, ni celui de céder à la panique. La sentence du commandant est implacable. En représailles, des dizaines d’autres doivent partir par ce convoi, et parmi eux bien des gens qui se croyaient solidement ancrés au camp.
<hr>
(32)
{{Citation|???}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 220 And now it was happening one week earlier, a bit suddenly, but ... it was only a difference in time. However, for Etty it was a complete surprise - she had decided that she was not going to travel with her parents and would have much preferred to go through these experiences without the pressure of family ties. For her it was a slap in the face, which did in fact literally strike her down. Within the hour, however, she had recovered and adapted herself to the new situation with admirable speed.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}}: ???
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(33)
{{Citation|???}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 221-222 And there she stepped on to the platform she herself had described only a fortnight before in her own unforgettable way. Talking gaily, smiling, a kind word for everyone she met on the way, full of sparkling humour, perhaps just a touch of sadness, but every inch the Etty you all know so well. 'I have my diaries, my little Bible, my Russian grammar and Tolstoy with me and God knows what else.' One of the camp leaders came to take his leave of her and told her that he had used every argument he knew to plead her case but in vain. Etty thanked him very much. [...] Etty finished up in Wagon No. 12, having first stopped to look for a friend in Wagon No. 14 who was pulled out again at the last moment. Then a shrill whistle and the 1000 'transport cases' were moving out. Another flourish from Mischa who waved through a crack in Wagon No. 1, a cheerful 'bye' from Etty in No. 12 and they were gone.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}}: ???
<hr>
(34) {{go}}
{{Citation|Christine, j'ouvre la [[Bible]] au hasard et trouve ceci : « Le Seigneur est ma chambre haute. » Je suis assise sur mon sac à dos, au milieu d'un wagon de marchandises bondé. Papa, maman et Mischa sont quelques wagons plus loin. Ce départ est tout de même venu à l'improviste. Ordre subit de La Haye, spécialement pour nous. Nous avons quitté ce camp en chantant, père et mère très calmes et courageux, Mischa également. Nous allons voyager trois jours. Merci de tous vos bons soins. Les amis restés au camp vont écrire à Amsterdam, peut-être te fera-t-on suivre ? Peut-être aussi ma dernière longue lettre ? Un au revoir de nous quatre.|précisions=Carte jetée du train, retrouvée et postée par des paysans.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|section=A Christine Van Nooten. Près de Glimmen. Mardi 7 septembre 1943. Cachet de la poste : 15 septembre 1943|page=344-345}}
{{Citation|Christine, j'ouvre la [[Bible]] au hasard et trouve ceci : « Le Seigneur est ma chambre haute. » Je suis assise sur mon sac à dos, au milieu d'un wagon de marchandises bondé. Papa, maman et Mischa sont quelques wagons plus loin. Ce départ est tout de même venu à l'improviste. Ordre subit de La Haye, spécialement pour nous. Nous avons quitté ce camp en chantant, père et mère très calmes et courageux, Mischa également. Nous allons voyager trois jours. Merci de tous vos bons soins. Les amis restés au camp vont écrire à Amsterdam, peut-être te fera-t-on suivre ? Peut-être aussi ma dernière longue lettre ? Un au revoir de nous quatre.|précisions=Carte jetée du train, retrouvée et postée par des paysans.}}
*Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 {{w|Bible des États}}.
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Lettres d’Etty Hillesum|section=Lettre 71. À Christine Van Nooten. Près de Glimmen, le Mardi 7 septembre 1943|page=922}}
Source brouillon :
*vf :
***{{ISBN|9782020246286}} (A Christine Van Nooten. Près de Glimmen(2). Mardi 7 septembre 1943.): Nous avons quitté ce camp en chantant, père et mère très calmes et courageux, Mischa également.
'''''À lire''''' aussi :
*{{chapitre|auteur=Esther Cohen|titre=Etty Hillesum : « Nous avons quitté le camp en chantant »|titre ouvrage=Les narrateurs d’Auschwitz|édition=Presses de l’Université de Montréal|année=2010|isbn=978-2-7606-2663-8|doi=10.4000/books.pum.4511|url=https://books.openedition.org/pum/4511}}
=== Série Etty ===
{{Citation|<poem>
{{personnage|Guichetière}} : Bonjour. Où désirez-vous aller ?
{{personnage|Etty}} : À [[w:Camp de regroupement et de transit de Westerbork|Westerbork]], s’il vous plaît.
{{personnage|Guichetière}} : Euh... Puis-je voir vos papiers, s’il vous plaît ? ... Oui. Bien. Tout semble en ordre.
{{personnage|Etty}} : Je vous dois combien ?
{{personnage|Guichetière}} : Oh, c’est gratuit. Bonnes fêtes.
</poem>}}
{{Réf Série|acteur=Julia Windischbauer, Aafke Buringh|auteur=Hagai Levi|série=Etty|saison=1|épisode=6 (42m58s-43m36s)|langue=fr|diffusion=28 mai 2026|diffuseur=ARTE|url=https://arteptweb-a.akamaihd.net/am/ptweb/117000/117100/117137-006-A_SQ_0_VF-STMF_11124661_MP4-2200_AMM-PTWEB-141743738851407_sQlMwZBroP.mp4 <!-- Version avec sous-titres, lien brisé le 12 novembre 2026. -->}}
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459870
459869
2026-05-29T20:51:09Z
Malik2Mars
27293
/* Lettres */ allège 25 et 34
459870
wikitext
text/x-wiki
== Sources ==
'''''En anglais '''''
*''An interrupted life : the diaries of [[Etty Hillesum]], 1941-1943'', 1983 {{ISBN|9780394532172}}, {{Internet Archive|id=interruptedlife00etty}}
**Contient : ''The Diaries'' {{souligner|et}} ''Letters from Westerbork''; une édition à part et plus complète des Letters : ''Letters from Westerbork'', 1986 {{ISBN|0-394-55350-0}}, {{Internet Archive|id=lettersfromweste0000hill}}
{{souligner|Puis}} :
*''Etty: The Letters and Diaries of Etty Hillesum 1941–1943'', 2002 {{ISBN|0-8028-3959-2}}
*(Bilingue) ''Etty Hillesum : The Complete Works 1941-1943'', 2014 {{ISBN|9789042304338}}
'''''En français'''''
*Une vie bouleversée, 1985 {{ISBN|2020086298}}
*''Lettres de Westerbork'', 1988 {{ISBN|2-02-010358-3}}, {{Internet Archive|id=lettresdewesterb0000hill}}
*NB:comme en anglais, les deux sont réunis dès 1995 {{ISBN|2-02-024628-7}}. Plusieurs rééditions
{{souligner|Puis}} :
*''Les écrits'', 2008 {{ISBN|978-2-02-056833-3}}
{{Citation bloc|Les lecteurs français ont découvert il y a plus de vingt ans, avec ''Une vie bouleversée'' et les ''Lettres de Westerbork'', des fragments somme toute assez brefs du journal et de la correspondance d'Etty. […] Nous avons voulu en faire sentir l'ampleur et la continuité, en conservant, partout où c'était possible, la spontanéité d'une pensée qui se cherche, parfois à travers des tâtonnements, des répétitions, voire des ruptures imprévues. C'est dire que, à travers ces ''Écrits'', Etty pourra paraître çà et là au lecteur stylistiquement moins brillante, moins éloquente, moins lapidaire que dans ''Une vie bouleversée'', qui prenait parfois l'aspect d'un florilège de moments privilégiés.| « Avertissement des traducteurs », Ecrits, 2008, p. 25-26}}
'''''En allemand '''''
*Etty Hillesum. Ich will die Chronistin dieser Zeit werden. Sämtliche Tagebücher und Briefe 1941-1943, C.H.Beck, München 2023, livre : {{ISBN|9783406797316}}, EPUB {{ISBN|9783406797323}}, PDF {{ISBN|9783406797330}} (1022 pages).
(Petite) '''''Biblio''''' (voir aussi la pdd ici, et sur wp [[w:Etty Hillesum#Bibliographie]]):
*{{Article |langue=fr |prénom1=Philippe |nom1=Noble |titre=Le texte d'Etty Hillesum, de l'original à la traduction française : un cheminement singulier |périodique=Revue française de linguistique appliquée |volume=VIII |numéro=2 |date=2003|doi=10.3917/rfla.082.31 |lire en ligne=http://www.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2003-2-page-19.htm|consulté le=2021-09-27}}
*{{chapitre|langue=en|auteur=Paul Lebeau|titre=The Reception Of Etty Hillesum’s Writings In French Language|titre ouvrage=Spirituality in the Writings of Etty Hillesum|édition=Brill|année=2010|isbn=978-90-04-18858-7|doi=10.1163/ej.9789004188587.i-490.60}} (Probleme d’accès via [[WP:LBW]] à Brill actuellement)
*{{ouvrage|auteur=Jeanne-Marie Clerc|titre=Etty Hillesum écrivain: écrire avant Auschwitz|édition=L’Harmattan|année=2012|isbn=9782336005645}} (dispo sur books.google [https://books.google.fr/books?id=kslm8dFHj94C là] et via Perlego [https://www.perlego.com/book/3159332 là], un partenaire WP:LBW sur demande à formuler [https://wikipedialibrary.wmflabs.org/partners/144/ là])
*{{ouvrage/Test|langue=en|titre=The Lasting Significance of Etty Hillesum's Writings|édition=Amsterdam University Press|année=2019|isbn=9789048550173|doi=10.1017/9789048550173}} (acces WP:LBW via Cambridge)
== Citations ==
{{pour info|Citations tirées initialement de {{en}} ''An interrupted life : the diaries of Etty Hillesum, 1941-1943'', 1983; sont données petit à petit les correspondances avec les ed FR ''Une vie bouleversée'' (1995 et 2020) et ''Les Ecrits'' (2008)}}
=== Journal ===
(1){{go}}
{{Citation|« Mon Dieu, je te remercie de m'avoir faite comme je suis. Je te remercie de me donner parfois cette sensation de dilatation, qui n'est rien d'autre que le sentiment d'être pleine de toi. Je te promets que toute ma vie ne sera qu'une aspiration à réaliser cette belle harmonie, et à obtenir cette humilité et cet amour vrai dont je sens en moi la possibilité à mes meilleurs moments. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=91}}
{{Citation|« Mon Dieu, je te remercie de m'avoir faite comme je suis. Je te remercie de me donner parfois cette sensation de dilatation, qui n'est rien d'autre que le sentiment d'être pleine de toi. Je te promets que toute ma vie ne sera qu'effort pour réaliser cette belle harmonie, et pour obtenir cette humilité et cet amour vrai dont je sens en moi la possibilité à mes meilleurs moments. »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier quatre, 8 décembre 1941 – 25 janvier 1942|section=vendredi matin [le 12 décembre 1941], 9 heures|page=258}}
<hr>
(2) {{done}} 2020 et 2008
{{Citation|{{ancre|Jeudi190242}}« Qu'a donc l'homme à vouloir détruire ainsi ses semblables ? » demandait Jan d'un ton amer. « Les hommes, les hommes, n'oublie pas que tu en es un », lui dis-je. Il voulut bien en convenir, pour une fois, ce bougon de Jan. Je poursuivis mon sermon : « Et la saloperie des autres est aussi en nous. Et je ne vois pas d'autre solution, vraiment aucune autre solution que de rentrer en soi-même et d'extirper de son âme toute cette pourriture. Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n'ayons d'abord corrigé en nous. L'unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs. »|précisions=Jeudi 19 février.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=103-104}}
<hr>
(3){{done}} 2020
{{Citation| L'homme forge son destin de l'intérieur, voilà une affirmation bien téméraire. En revanche, l'homme est libre de choisir l'accueil qu'il fera en lui-même à ce destin. On ne connaît pas la vie de quelqu'un si l'on n'en sait que les événements extérieurs. Pour connaître la vie de quelqu'un, il faut connaître ses rêves, ses rapports avec ses parents, ses états d'âme, ses désillusions, sa maladie et sa mort.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=105}}
{{Citation|Un être humain crée son destin de l'intérieur. C'est ce que j'écrivais lundi matin au petit jour, après quoi j'ai ressenti quelque inquiétude devant cette affirmation téméraire et j'en ai cherché des preuves pour mon usage personnel. Et soudain, tout m'a paru clair comme de l'eau de roche. Bien sûr que chaque être crée son « ''destin'' » de l'intérieur. Les situations où l'on peut se trouver sur cette terre ne sont pas très nombreuses: on est époux, on est père, on est femme, on est mère, on est en prison ou on garde une prison, cela ne fait guère de différence, les mêmes murs s'élèvent autour de vous. Etc., à reprendre plus tard. Mais l'attitude intérieure que l'on adopte face aux événements de la vie, c'est cela qui détermine votre destin. C'est cela votre vie. On ne connaît pas la vie de quelqu'un si l'on n'en connaît que les faits extérieurs. Et les faits extérieurs, ma foi, ils ne diffèrent guère d'une vie à l'autre. Pour connaître la vie de quelqu'un, il faut connaître ses rêves, ses états d'âme, quel rapport il entretient avec sa femme, avec sa mort, ses désillusions et ses maladies.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier cinq, 16 février 1942 – 27 mars 1942|section=Le 27 février [1942]. Vendredi matin 10 heures|page=367-368}}
<hr>
(4){{go}}
{{Citation|On ne peut donc plus dire que tout est hasard, émaillé çà et là d'une amourette ou d'une aventure captivante. On a peu à peu le sentiment d'un ''destin'' où les faits s'organisent l'un après l'autre en une série significative. Quand je nous revois marchant dans la ville obscure, mûris et attendris par notre passé, sûrs d'avoir encore beaucoup à nous dire mais laissant dans le vague la date de notre prochaine rencontre (dans quelques années peut-être ?), la possibilité de tels moments dans une vie m'emplit de grave et profonde gratitude. Il est près de minuit et je vais me coucher. Oui, c'était très beau. A la fin de chaque jour, j'ai envie de dire : tout de même, la vie est très belle. Oui, je suis en train de me faire une opinion personnelle sur cette vie, et même une opinion que je me sens capable de défendre face à d'autres gens, et ce n'est pas peu dire pour la fille timide que j'ai toujours été.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=109-110}}
{{Citation|On ne peut donc plus dire que tout est hasard, émaillé çà et là d'une amourette ou d'une aventure captivante. On a peu à peu le sentiment d'avoir un « ''destin'' » où les faits s'organisent l'un après l'autre en une série significative. Quand je nous revois marchant dans la ville obscure, mûris et attendris par notre passé, convaincus d'avoir encore beaucoup à nous dire mais laissant dans le vague la date de notre prochaine rencontre, dans quelques années peut-être ? – quand j'y pense, la possibilité de tels moments dans une vie m'emplit de grave et profonde gratitude. Il est près de minuit et je vais me coucher, pour de bon. Oui, c'était très beau. Et à la fin de chaque jour, j'ai envie de dire : « Tout de même, la vie est très belle, très belle. » Oui, je suis en train de me faire une opinion personnelle sur cette vie, et même une opinion que je défends face à d'autres gens, et ce n'est pas peu dire pour la fille timide que j’ai toujours été.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier cinq, 16 février 1942 – 27 mars 1942|section=Le 12 mars 42. Jeudi soir, 11 heures et demie|page=395-396}}
<hr>
(5){{go}}
{{Citation|Je te soutiendrai à chaque pas, physiquement et intérieurement, je crois que, peu à peu, j'ai suffisamment mûri pour supporter un tas de duretés de l'existence sans m'endurcir moi-même intérieurement.}}
<s>{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page={{non}}}}</s>
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier six, 27 mars 1942 – 30 avril 1942|section=Mercredi, le 29 avril, 8 heures du soir|page=499}}
<hr>
(6){{go}}
{{Citation| « Dis-moi donc, comment dois-je réagir à la culpabilité qui m'envahit lorsque j’apprends que des gens doivent s'entasser à huit dans un espace minuscule, alors que je dispose pour moi toute seule de cette grande chambre ensoleillée ? » Il m'a lancé alors un regard de côté un peu diabolique et m'a dit : « Il y a deux possibilités : ou bien tu te sens tenue de quitter cette chambre (et il me lançait un regard ironique et inquisiteur qui signifiait : "je te vois déjà partir !"), ou bien tu te dois de rechercher ce que ta culpabilité cache en réalité. Peut-être le sentiment de ne pas assez travailler ? » […] J'ai dit seulement : « Peut-être est-ce la peur de ne pouvoir supporter l'épreuve. » Et lui, d'un ton très grave et avec une émotion contenue : « Cette épreuve viendra pour nous tous. » Il acheta alors cinq petits boutons de rose et me les mit dans la main en disant : « ''Vous n'attendez jamais rien du monde extérieur, et c'est pourquoi vous recevez toujours quelque chose''. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=123-124}}
{{Citation| « Dis-moi donc, comment dois-je réagir à la culpabilité qui m'envahit lorsque j'apprends que des gens doivent s'entasser à huit dans un espace minuscule, alors que je dispose pour moi toute seule de cette grande chambre ensoleillée ? » Il m'a lancé alors un regard de côté, à coup sûr un peu diabolique et m'a dit : « Il y a deux possibilités : ou bien tu te sens tenue de quitter cette chambre (et il me lançait un regard ironique, inquisiteur et bienveillant qui signifiait : Je te vois déjà partir!), ou bien tu te dois de rechercher ce que ta culpabilité cache en réalité. Peut-être le sentiment de ne pas assez travailler ? » […] J'ai dit seulement : « C'est peut-être la peur de ne pouvoir supporter l’épreuve. » Et lui, très sérieux et ''d'un ton résolu'' : « Cette épreuve viendra pour nous tous. » Il a alors acheté cinq petits boutons de rose et me les a mis dans la main en disant : « ''Vous n'attendez jamais rien du monde extérieur, n'est-ce pas, et c'est pourquoi vous recevez toujours quelque chose''. »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier neuf, 5 juin 1942 – 3 juillet 1942|section=Le 9 juin [1942]. Mardi soir, 10 heures et demie|page=560-561}}
<hr>
(7){{go}}
{{Citation|Plus je me sens fatiguée et faible, plus le spectacle de ses forces, de son amour, toujours et partout disponible pour tous, m'emplit de confusion. Je suis tout bonnement stupéfaite de lui voir encore autant de force, en des jours comme nous en vivons. […] lui reçoit encore six malades, consacre à chacun d'eux des heures d'activité intense, les « opère », extrait leurs ulcères moraux, fore chez beaucoup d'entre eux les sources où Dieu se tient caché sans qu'ils en aient conscience, enfin, il fait tant que les eaux irriguent de nouveau leurs âmes desséchées; les confessions s'entassent sur les petites tables de son appartement, et presque toutes se terminent par un appel au secours. Et il est là pour tous, et apporte son aide. Hier soir dans mon petit « roman de salle de bains » je lisais ces lignes, à propos d'un prêtre : « ''Il s'était placé en médiateur entre Dieu et les hommes. Rien de la vie quotidienne n'avait jamais pu l'affecter. Et c'est justement pour cela qu'il comprenait si bien la détresse de tous les êtres en devenir''. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=128}}
{{Citation|Plus je me sens fatiguée et faible, plus le spectacle de ses forces à lui, de son amour, toujours et partout disponible pour tous, m'emplit de confusion. Je suis tout bonnement stupéfaite de voir subsister en lui autant de forces, en des jours comme nous en vivons. […] lui reçoit encore six patients, consacre à chacun d'eux des heures d'activité intense, il leur ouvre le cœur, extrait leurs ulcères moraux, fore chez beaucoup d'entre eux les sources où Dieu se tient caché à leur insu, enfin, il fait tant que les eaux irriguent de nouveau leurs âmes desséchées; les récits de vie s'entassent sur les petites tables de son appartement, et presque tous se terminent par un appel au secours. Et il est là pour tous, et apporte son aide. Hier soir, dans le roman que je lis dans la salle de bains, je suis tombée sur ces lignes, à propos d'un prêtre : « ''Il s'était placé en médiateur entre Dieu et les hommes. Rien de la vie quotidienne n'avait jamais pu l'affecter. Et c'est justement pour cela qu'il comprenait si bien la détresse de tous les êtres en devenir.'' »}}
**Note p. 1007 : « ''Il s'était placé en médiateur… les êtres en devenir''. » {{w|Grete von Urbanitzky}}, ''Eine Frau erlebt die Welt'', Berlin, etc., Paul Zsolnay, (1931) 1934, p. 114. »
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier neuf, 5 juin 1942 – 3 juillet 1942|section=Samedi matin [le 13 juin 1942]|page=575-576}}
<hr>
(8)
{{Citation|On essaie de sauver beaucoup de choses de la vie par une sorte de mysticisme vague. Or le mysticisme doit reposer sur une sincérité d’une pureté cristalline. Il faut d’abord avoir mis à jour la réalité la plus nue des choses.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 121 We try to save so much in life with a vague sort of mysticism. Mysticism must rest on crystal-clear honesty, can only come after things have been stripped down to their naked reality.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Vendredi 19 juin, 9 heures et demie du matin.): On essaie de sauver beaucoup de choses de la vie par une sorte de mysticisme vague. Or le mysticisme doit reposer sur une sincérité d’une pureté cristalline. Il faut d’abord avoir mis à jour la réalité la plus nue des choses.
<hr>
(9)
{{Citation|Après le concert, j’ai fait un bout de chemin avec lui le long du quai. Tout à coup, envahie par le pressentiment d’une séparation imminente, je lui ai dit : « Nous n’avons peut-être plus du tout d’avenir... » A quoi il a répondu : « C’est bien possible, oui, si l’on prend cet “avenir” au sens matérialiste... »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 126 Later I walked a short way with him along the quay. Suddenly I was overwhelmed by the presentiment of imminent parting and said, 'Perhaps we really have no future.' And he replied, 'Perhaps, but only if you take a materialist view.'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Samedi 27 juin, 8 heures et demie du matin.): Après le concert, j’ai fait un bout de chemin avec lui le long du quai. Tout à coup, envahie par le pressentiment d’une séparation imminente, je lui ai dit : « Nous n’avons peut-être plus du tout d’avenir... » A quoi il a répondu : « C’est bien possible, oui, si l’on prend cet “avenir” au sens matérialiste... »
<hr>
(10)
{{Citation|Quand je dis : d’une façon ou d’une autre, j’en ai fini avec cette vie, ce n’est pas de la résignation. « Toute parole est malentendu. » Quand je dis cela, on le comprend tout autrement que je ne l’entends. Ce n’est pas de la résignation, certainement pas. Qu’est-ce que je veux dire alors ? Peut-être ceci : j’ai déjà vécu cette vie mille fois et je suis déjà morte mille fois. Que peut-il m’advenir d’autre ? Est-ce que je suis blasée ? Non. Je vis chaque minute de ma vie multipliée par mille et, de surcroît, je fais une place à la souffrance. Et ce n’est certes pas une place modeste que la souffrance revendique de nos jours. Et qu’importe, en dernière analyse, si à telle époque c’est l’Inquisition, à telle autre la guerre et les pogroms, qui font souffrir les gens ? La souffrance a toujours revendiqué sa place et ses droits, peu importe sous quelle forme elle se présente. Ce qui compte, c’est la façon de la supporter, savoir lui assigner sa place dans la vie tout en continuant à accepter cette vie.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 129 When I say: I have come to terms with life, I don't mean I have lost hope. What I feel is not hopelessness, far from it. I have lived this life a thousand times over already, and I have died a thousand deaths. Am I blasé then? No. It is a question of living life from minute to minute and taking suffering into the bargain. And it is certainly no small bargain these days. But does it matter if it is the Inquisition that causes people to suffer in one century and war and pogroms in another? To suffer senselessly, as the victims would put it? Suffering has always been with us, does it really matter in what form it comes? All that matters is how we bear it and how we fit it into our lives.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (L'après-midi, 4 heures et quart.): Quand je dis : d’une façon ou d’une autre, j’en ai fini avec cette vie, ce n’est pas de la résignation. « Toute parole est malentendu. » Quand je dis cela, on le comprend tout autrement que je ne l’entends. Ce n’est pas de la résignation, certainement pas. Qu’est-ce que je veux dire alors ? Peut-être ceci : j’ai déjà vécu cette vie mille fois et je suis déjà morte mille fois. Que peut-il m’advenir d’autre ? Est-ce que je suis blasée ? Non. Je vis chaque minute de ma vie multipliée par mille et, de surcroît, je fais une place à la souffrance. Et ce n’est certes pas une place modeste que la souffrance revendique de nos jours. Et qu’importe, en dernière analyse, si à telle époque c’est l’Inquisition, à telle autre la guerre et les pogroms, qui font souffrir les gens ? La souffrance a toujours revendiqué sa place et ses droits, peu importe sous quelle forme elle se présente. Ce qui compte, c’est la façon de la supporter, savoir lui assigner sa place dans la vie tout en continuant à accepter cette vie.
<hr>
(11)
{{Citation|Le départ est fixé à la semaine prochaine, il aura lieu à une heure et demie du matin ; voyage en train gratuit - mais oui, gratuit ! - et on n’a pas le droit d’emmener d’animaux domestiques.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 143 They are leaving by train one night next week at half-past-one and the journey is free, oh yes, free, and they are not allowed to take any pets with them.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mardi 7 juillet, 9 heures et demie du matin.): Le départ est fixé à la semaine prochaine, il aura lieu à une heure et demie du matin ; voyage en train gratuit - mais oui, gratuit ! - et on n’a pas le droit d’emmener d’animaux domestiques.
<hr>
(12)
{{Citation|Et si Dieu estime que j’ai encore beaucoup à faire, je le ferai tout aussi bien après avoir traversé les mêmes épreuves que les autres. La valeur humaine présente ou non en moi ressortira de mon comportement dans cette situation entièrement nouvelle. Même si je n’y survis pas, ma façon de mourir apportera une réponse au « qui suis-je ? ».}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 150 And if God Himself should feel that I still have a great deal to do, well then, I shall do it after I have suffered what all the others have to suffer. And whether or not I am a valuable human being will only become clear from my behaviour in more arduous circumstances. And if I should not survive, how I die will show me who I really am.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Samedi 11 juillet 1942, 11 heures du matin.): Et si Dieu estime que j’ai encore beaucoup à faire, je le ferai tout aussi bien après avoir traversé les mêmes épreuves que les autres. La valeur humaine présente ou non en moi ressortira de mon comportement dans cette situation entièrement nouvelle. Même si je n’y survis pas, ma façon de mourir apportera une réponse au « qui suis-je ? ».
<hr>
(13)
{{Citation|Je ne hais personne. Je ne suis pas aigrie. Une fois que cet amour de l’humanité a commencé à s’épanouir en vous, il croît à l’infini.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 153 I hate nobody. I am not embittered. And once the love of mankind has germinated in you, it will grow without measure.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mardi 14 juillet au soir.): Je ne hais personne. Je ne suis pas aigrie. Une fois que cet amour de l’humanité a commencé à s’épanouir en vous, il croît à l’infini.
<hr>
(14)
{{Citation|Quand je prie, je ne prie jamais pour moi, toujours pour d’autres, ou bien je poursuis un dialogue extravagant, infantile ou terriblement grave avec ce qu’il y a de plus profond en moi et que pour plus de commodité j’appelle Dieu. Prier pour demander quelque chose pour soi-même me paraît tellement puéril. Pourtant je lui demanderai, demain, s’il lui arrive de prier pour lui-même ; en ce cas je le ferai aussi pour moi, malgré tout. Je trouve non moins puéril de prier pour un autre en demandant que tout aille bien pour lui : tout au plus peut-on demander qu’il ait la torce de supporter les épreuves. Et en priant pour quelqu’un, on lui transmet un peu de sa propre force.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 155 When I pray, I never pray for myself, always for others, or else I hold a silly, naive or deadly serious dialogue with what is deepest inside me, which for the sake of convenience I call God. Praying to God for something for yourself strikes me as being too childish for words. Tomorrow I must ask S. if he ever prays for himself. To pray for another's wellbeing is something I find childish as well ; one should only pray that another should have enough strength to shoulder his burden. If you do that, you lend him some of your own strength.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Le soir. (15 juillet)): Quand je prie, je ne prie jamais pour moi, toujours pour d’autres, ou bien je poursuis un dialogue extravagant, infantile ou terriblement grave avec ce qu’il y a de plus profond en moi et que pour plus de commodité j’appelle Dieu. Prier pour demander quelque chose pour soi-même me paraît tellement puéril. Pourtant je lui demanderai, demain, s’il lui arrive de prier pour lui-même ; en ce cas je le ferai aussi pour moi, malgré tout. Je trouve non moins puéril de prier pour un autre en demandant que tout aille bien pour lui : tout au plus peut-on demander qu’il ait la torce de supporter les épreuves. Et en priant pour quelqu’un, on lui transmet un peu de sa propre force.
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(15)
{{Citation|Je voulais dire ceci : j’avais l’impression que la vie, dans ses mille détails, ses méandres et ses mouvements m’était parfaitement claire et transparente. Comme si je m’étais tenue sur le rivage d’un océan dont j’eusse pu voir le fond à travers l’eau cristalline. Serai-je un jour capable d’écrire ? J’en désespère vraiment. Des années passeront sans doute avant que je sache décrire un tel moment de ma vie, un véritable sommet. On est là, assise par terre dans un coin de la chambre de l’homme aimé à repriser des bas, et en même temps on est au bord d’une étendue d’eau vaste et puissante, d’une eau si cristalline et transparente qu’on peut en voir le fond. }}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 166 What I really wanted to say is: it suddenly felt as if life in its thousand details, twists and turns had become perfectly clear and transparent. Just like a crystal-clear sea. You huddle in the corner on the floor in the room of the man you love and darn his socks and at the same time you are sitting by the shore of a mighty ocean so transparent that you can see to the bottom. And that is an unforgettable experience.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi 29 juillet, 8 heures du matin.): Je voulais dire ceci : j’avais l’impression que la vie, dans ses mille détails, ses méandres et ses mouvements m’était parfaitement claire et transparente. Comme si je m’étais tenue sur le rivage d’un océan dont j’eusse pu voir le fond à travers l’eau cristalline. Serai-je un jour capable d’écrire ? J’en désespère vraiment. Des années passeront sans doute avant que je sache décrire un tel moment de ma vie, un véritable sommet. On est là, assise par terre dans un coin de la chambre de l’homme aimé à repriser des bas, et en même temps on est au bord d’une étendue d’eau vaste et puissante, d’une eau si cristalline et transparente qu’on peut en voir le fond.
<hr>
(16)
{{Citation|Tu m’as appris à prononcer sans honte le nom de Dieu. Tu as servi de médiateur entre Dieu et moi, mais maintenant, toi le médiateur, tu t’es retiré et mon chemin mène désormais directement à Dieu ; c’est bien ainsi, je le sens. Et je servirai moi-même de médiatrice pour tous ceux que je pourrai atteindre.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 169 You taught me to speak the name of God without embarrassment. You were the mediator between God and me, and now you, the mediator, have gone and my path leads straight to God. It is right that it should be so. And I shall be the mediator for any other soul I can reach.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi, 1 heure du matin.): Tu m’as appris à prononcer sans honte le nom de Dieu. Tu as servi de médiateur entre Dieu et moi, mais maintenant, toi le médiateur, tu t’es retiré et mon chemin mène désormais directement à Dieu ; c’est bien ainsi, je le sens. Et je servirai moi-même de médiatrice pour tous ceux que je pourrai atteindre.
<hr>
(17)
{{Citation|Une fois que l’on est parvenu à trouver la vie belle et pleine de sens, même et surtout à notre époque, on a l’impression que tout ce qui advient devait être ainsi et non autrement.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 170 When one has once reached the point of experiencing life as something significant and beautiful, even in these times, or rather precisely in these times, then it is as if everything that happens has to happen just as it does and in no other way.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi, 1 heure du matin.): Une fois que l’on est parvenu à trouver la vie belle et pleine de sens, même et surtout à notre époque, on a l’impression que tout ce qui advient devait être ainsi et non autrement.
<hr>
(18)
{{Citation|Souvent, en circulant dans le camp parmi les cris et les chamailleries des membres trop zélés du Conseil juif, je pensais : Ah ! laissez-moi donc être un petit morceau de votre âme. Je voudrais être la baraque-refuge de la meilleure part de vous-même, cette part certainement présente en chacun de vous. Je n’ai pas tant à agir, je veux seulement être là. De ce corps, laissez-moi donc être l’âme. Et chez chacun de ces gens j’ai trouvé en effet un geste, un regard, qui dépassait de loin leur niveau habituel et dont ils avaient sans doute à peine conscience. Et je m’en sentais la dépositaire.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 171-172 I used often to think to myself as I walked about in Westerbork among the noisily bickering, all too energetic members of the Jewish Council: if only I could enter a small piece of their soul. If only I could be the receptacle of their better nature, which is sure to be present in all of them. Let me be rather than do. Let me be the soul in that body. And I would now and then discover in each one of them a gesture or a glance that took them out of themselves and of which they seemed barely aware. And I felt I was the guardian of that gesture or glance.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi matin, 9 heures (dans la salle d’attente du médecin).): Souvent, en circulant dans le camp parmi les cris et les chamailleries des membres trop zélés du Conseil juif, je pensais : Ah ! laissez-moi donc être un petit morceau de votre âme. Je voudrais être la baraque-refuge de la meilleure part de vous-même, cette part certainement présente en chacun de vous. Je n’ai pas tant à agir, je veux seulement être là. De ce corps, laissez-moi donc être l’âme. Et chez chacun de ces gens j’ai trouvé en effet un geste, un regard, qui dépassait de loin leur niveau habituel et dont ils avaient sans doute à peine conscience. Et je m’en sentais la dépositaire.
<hr>
(19)
{{Citation|Tout se passe quelque part au-dedans de moi, il y a là de vastes hauts plateaux sans temps ni frontières, et tout se passe là.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 172 It's all being played out somewhere inside me, everything; there are wide plains inside me beyond time and space and everything is played out there.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi 16 septembre, 3 heures de l’après-midi.): Tout se passe quelque part au-dedans de moi, il y a là de vastes hauts plateaux sans temps ni frontières, et tout se passe là.
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(20)
{{Citation|Chez la plupart des gens, c’est justement la peur de trop se disperser, je crois, qui les prive de leurs meilleures forces. Quand, au terme d’une évolution longue et pénible, poursuivie de jour en jour, on est parvenu à rejoindre en soi-même ces sources originelles que j’ai choisi d’appeler Dieu, et que l’on s’efforce désormais de laisser libre de tout obstacle ce chemin qui mène à Dieu (et cela, on l’obtient par un travail intérieur sur soi-même), alors on se retrempe constamment à cette source et l’on n’a plus à redouter de dépenser trop de forces.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 184 I think what weakens people most is fear of wasting their strength. If after a long and arduous process, day in day out, you manage to come to grips with your inner sources, with God, in short, and if only you make certain that your path to God is unblocked - which you can do by 'working on yourself - then you can keep renewing yourself at these inner sources and need never again be afraid of wasting your strength.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (28 septembre. Audi et alteram partem.): Chez la plupart des gens, c’est justement la peur de trop se disperser, je crois, qui les prive de leurs meilleures forces. Quand, au terme d’une évolution longue et pénible, poursuivie de jour en jour, on est parvenu à rejoindre en soi-même ces sources originelles que j’ai choisi d’appeler Dieu, et que l’on s’efforce désormais de laisser libre de tout obstacle ce chemin qui mène à Dieu (et cela, on l’obtient par un travail intérieur sur soi-même), alors on se retrempe constamment à cette source et l’on n’a plus à redouter de dépenser trop de forces.
<hr>
(21)
{{Citation|Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 185 Ultimately, we have just one moral duty: to reclaim large areas of peace in ourselves, more and more peace and to reflect it towards others. And the more peace there is in us, the more peace there will also be in our troubled world.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (29 septembre.): Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.
<hr>
(22)
{{Citation|A vrai dire, on ne devrait écrire de lettres d’amour qu’à Dieu. Suis-je vraiment très présomptueuse si je dis que j’ai beaucoup trop d’amour en moi pour me contenter de le donner à un seul être 7 L’idée que l’on ait le droit d’aimer, sa vie durant, un seul être, à l’exclusion de tout autre, me paraît bien ridicule. Il y a là quelque chose d’appauvrissant et d’étriqué. Finira-t-on par comprendre à la longue que l’amour de l’être humain en général porte infiniment plus de bonheur et de fruits que l’amour du sexe opposé, qui enlève de sa substance à la collectivité ?}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 193 Truly those are the only love letters one ought to write: love letters to God. Is it very arrogant of me to say that I have too much love in me to give it all to just one person? The idea that one can love one person and one person only one's whole life long strikes me as quite childish. There is something mean and impoverishing about it. Will people never learn that love brings so much more happiness and reward than sex?
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Le lendemain. (9 octobre)): A vrai dire, on ne devrait écrire de lettres d’amour qu’à Dieu. Suis-je vraiment très présomptueuse si je dis que j’ai beaucoup trop d’amour en moi pour me contenter de le donner à un seul être 7 L’idée que l’on ait le droit d’aimer, sa vie durant, un seul être, à l’exclusion de tout autre, me paraît bien ridicule. Il y a là quelque chose d’appauvrissant et d’étriqué. Finira-t-on par comprendre à la longue que l’amour de l’être humain en général porte infiniment plus de bonheur et de fruits que l’amour du sexe opposé, qui enlève de sa substance à la collectivité ?
<hr>
(23)
{{Citation|Quand nous évoquions notre différence d’âge, S. et moi, il me disait toujours : « Mais qui vous dit que votre âme n’est pas plus âgée que la mienne ? »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 194 Whenever S. and I spoke about the great difference in our ages he always said, 'Who can tell whether your soul is not much older than mine?'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (12-10-42.): Quand nous évoquions notre différence d’âge, S. et moi, il me disait toujours : « Mais qui vous dit que votre âme n’est pas plus âgée que la mienne ? »
<hr>
(24) {{done}} 2020 et 2008
{{Citation|[Citation plus longue.]}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=245-246}}
Source brouillon :
*en : 196 We should be willing to act as a balm for all wounds.
*vf :
**Une vie bouleversée, p. 245-246 {{done}}
**Les Ecrits {{ISBN|978-2-02-056833-3}}, cahier onze. p. 760-761 (le lendemain matin de bonne heure [mardi 13 octobre 1942] {{done}}
**{{ISBN|9782020246286}} (Le lendemain matin, de bonne heure.): On voudrait être un baume versé sur tant de plaies.
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=== Lettres ===
(25){{go}}
{{Citation|Avec papa, je me suis promenée l'autre jour en luttant contre une espèce de vent de sable ; il est charmant, comme toujours, et montre un beau stoïcisme. Il m'a dit d'un ton aimable et tranquille, avec détachement : « En fait, je préférerais partir en Pologne au plus tôt, j'en aurais plus vite fini, j'y passerais en trois jours, cela n'a plus aucun sens de prolonger cette existence dégradante. Et pourquoi ce qui arrive à des milliers d'autres me serait-il épargné ? » Puis nous nous sommes amusés de ce paysage de circonstance, un vrai désert – malgré des lupins mauves, des œillets des prés et de gracieux oiseaux qui ressemblent à des mouettes. « Les juifs au désert ! Il y a longtemps que nous connaissons ce paysage ! »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|section=A Johanna et Klaas Smelik et autres. Westerbork, samedi 3 juillet 1943|page=287}}
{{Citation|Avec papa, je me suis promenée l'autre jour en luttant contre une espèce de vent de sable ; il est charmant, comme toujours, et montre un beau stoïcisme. Il m'a dit d'un ton aimable et tranquille, avec détachement : « En fait, je préférerais partir en Pologne au plus tôt, j'en aurais plus vite fini, j'y passerais en trois jours, cela n'a plus aucun sens de prolonger ici cette existence dégradante. Et pourquoi ce qui arrive à des milliers d'autres me serait-il épargné ? » Puis nous nous sommes amusés de ce paysage de circonstance, un vrai désert – malgré des lupins mauves, des œillets des prés et de gracieux oiseaux qui ressemblent à des mouettes. « Les juifs au désert ! Il y a longtemps que nous connaissons ce paysage ! »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Lettres d’Etty Hillesum|section=Lettre 46. À Johanna et Klaas Smelik et autres. Westerbork, samedi 3 juillet 1943|page=863}}
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(26)
{{Citation|Je vais essayer de vous décrire comment je me sens, mais je ne sais si mon image est juste. Quand une araignée tisse sa toile, elle lance d’abord les fils principaux, puis elle y grimpe elle-même, n’est-ce pas ? L’artère principale de ma vie s’étend déjà très loin devant moi et atteint un autre monde. On dirait que tous les événements présents et à venir ont déjà été pris en compte quelque part en moi, je les ai déjà assimilés, déjà vécus et je travaille déjà à construire une société qui succédera à celle-ci.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 199 I shall try to convey to you how I feel, but am not sure if my metaphor is right. When a spider spins its web, does it not cast the main threads ahead of itself, and then follow along them from behind? The main path of my life stretches like a long journey before me and already reaches into another world. It is just as if everything that happens here and that is still to happen were somehow discounted inside me, as if I had been through it already, and was now helping to build a new and different society.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Westerbork, 3 juillet 43.): Je vais essayer de vous décrire comment je me sens, mais je ne sais si mon image est juste. Quand une araignée tisse sa toile, elle lance d’abord les fils principaux, puis elle y grimpe elle-même, n’est-ce pas ? L’artère principale de ma vie s’étend déjà très loin devant moi et atteint un autre monde. On dirait que tous les événements présents et à venir ont déjà été pris en compte quelque part en moi, je les ai déjà assimilés, déjà vécus et je travaille déjà à construire une société qui succédera à celle-ci.
<hr>
(27)
{{Citation|Je n’ai jamais eu l’impression de devoir me forcer à en voir le bon côté, tout est toujours parfaitement bon, tel quel.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 204 I never have the feeling that I have got to make the best of things, everything is fine just as it is.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Maria Tuinzing. Westerbork, mercredi 11 août 1943.): Je n’ai jamais eu l’impression de devoir me forcer à en voir le bon côté, tout est toujours parfaitement bon, tel quel.
<hr>
(28)
{{Citation|Il y a à la pouponnière un bébé de neuf mois, une petite fille, choyée de tous. Un petit bout de chou très joli, très mignon, aux yeux bleus. Elle est arrivée ici il y a quelques mois en qualité de «S-Fall», de «cas disciplinaire», après que la police l’eut exhumée d’une clinique. [...] au début de son séjour ici, ce nourrisson n’avait pas le droit de sortir ; les autres bébés étaient dehors dans des landaus, mais celui-ci devait rester enfermé, puisque c’était un « cas disciplinaire » ! Il m’a fallu le vérifier auprès de trois infirmières différentes avant de m’en convaincre, je me heurte ici constamment à des faits qui me paraissent incroyables, mais que l’on me confirme régulièrement.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 206 A pampered 9-months-old baby, a little girl, lies in the maternity ward here. Something very sweet, blue-eyed and beautiful. She arrived here a few months ago with a 'criminal record', for the police had found her abandoned in a clinic. [...] when she first came here the baby was not allowed out, all the others were put out in the fresh air in prams but this one had to stay inside for, after all, she had a criminal record. I checked this with three different nurses, because I found it so hard to believe, even though the strangest things happen here all the time, and they all confirmed the story.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Wegerif et autres. Westerbork. Fragment. Dimanche 22 août 1943.): Il y a à la pouponnière un bébé de neuf mois, une petite fille, choyée de tous. Un petit bout de chou très joli, très mignon, aux yeux bleus. Elle est arrivée ici il y a quelques mois en qualité de «S-Fall», de «cas disciplinaire», après que la police l’eut exhumée d’une clinique. [...] au début de son séjour ici, ce nourrisson n’avait pas le droit de sortir ; les autres bébés étaient dehors dans des landaus, mais celui-ci devait rester enfermé, puisque c’était un « cas disciplinaire » ! Il m’a fallu le vérifier auprès de trois infirmières différentes avant de m’en convaincre, je me heurte ici constamment à des faits qui me paraissent incroyables, mais que l’on me confirme régulièrement.
<hr>
(29)
{{Citation|Quand je dis : cette nuit j’ai été en enfer, je me demande ce que ce mot exprime pour vous. Je me le suis dit à moi-même au milieu de la nuit, à haute voix, sur le ton d’une constatation objective: «Voilà, c’est donc cela l’enfer. » Impossible de distinguer entre ceux qui partent et ceux qui restent.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 210 If I were to say that I was in hell that night, what would I really be telling you? I caught myself saying it aloud in the night, aloud to myself and quite soberly, 'So that's what hell is like.' You really can't tell who is going and who isn't this time.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Quand je dis : cette nuit j’ai été en enfer, je me demande ce que ce mot exprime pour vous. Je me le suis dit à moi-même au milieu de la nuit, à haute voix, sur le ton d’une constatation objective: «Voilà, c’est donc cela l’enfer. » Impossible de distinguer entre ceux qui partent et ceux qui restent.
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(30)
{{Citation|Lors de précédents convois, on remarquait souvent dans le lot des gens encore intacts, débonnaires, qui fumaient tranquillement leur pipe et roulaient des yeux étonnés en traversant le camp, qui parlaient un dialecte incompréhensible et avec qui l’on ne redoutait pas trop d’entreprendre le voyage. Cette fois, l’effroi me saisit. Des trognes obtuses, méprisantes, où l’on chercherait en vain à découvrir un dernier vestige d’humanité.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 215 On earlier transports, some of the guards were simple, kindly types with puzzled expressions, who walked about the camp smoking their pipes and speaking in some incomprehensible dialect, and one would have found their company not too objectionable on the journey. Now I am transfixed with terror. Oafish, jeering faces, in which one seeks in vain for even the slightest trace of human warmth.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Lors de précédents convois, on remarquait souvent dans le lot des gens encore intacts, débonnaires, qui fumaient tranquillement leur pipe et roulaient des yeux étonnés en traversant le camp, qui parlaient un dialecte incompréhensible et avec qui l’on ne redoutait pas trop d’entreprendre le voyage. Cette fois, l’effroi me saisit. Des trognes obtuses, méprisantes, où l’on chercherait en vain à découvrir un dernier vestige d’humanité.
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(31)
{{Citation|Un jeune juif a osé se sauver, sans qu’on puisse parler d’ailleurs d’une tentative sérieuse d’évasion, il s’est échappé de l’hôpital dans un instant de panique, une veste de lustrine passée sur son pyjama bleu, et s’est caché avec une maladresse presque puérile dans une tente où l’on n’a pas tardé à le retrouver après une sorte de battue dans tout le camp. Mais un juif n’a pas le droit de se sauver, ni celui de céder à la panique. La sentence du commandant est implacable. En représailles, des dizaines d’autres doivent partir par ce convoi, et parmi eux bien des gens qui se croyaient solidement ancrés au camp.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 216 A young Jew has had the effrontery to run away. One can't really call it a serious attempt to escape - he absconded from the hospital in a moment of panic, a thin jacket over his blue pyjamas, and in a clumsy, childish way took refuge in a tent where he was picked up quickly enough after a search of the camp. But if you are a Jew you may not run away, may not allow yourself to be stricken with panic. The commandant is remorseless. As a reprisal, and without warning, scores of others are being sent on the transport with the boy, including quite a few who had thought they were firmly at anchor here.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Un jeune juif a osé se sauver, sans qu’on puisse parler d’ailleurs d’une tentative sérieuse d’évasion, il s’est échappé de l’hôpital dans un instant de panique, une veste de lustrine passée sur son pyjama bleu, et s’est caché avec une maladresse presque puérile dans une tente où l’on n’a pas tardé à le retrouver après une sorte de battue dans tout le camp. Mais un juif n’a pas le droit de se sauver, ni celui de céder à la panique. La sentence du commandant est implacable. En représailles, des dizaines d’autres doivent partir par ce convoi, et parmi eux bien des gens qui se croyaient solidement ancrés au camp.
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(32)
{{Citation|???}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 220 And now it was happening one week earlier, a bit suddenly, but ... it was only a difference in time. However, for Etty it was a complete surprise - she had decided that she was not going to travel with her parents and would have much preferred to go through these experiences without the pressure of family ties. For her it was a slap in the face, which did in fact literally strike her down. Within the hour, however, she had recovered and adapted herself to the new situation with admirable speed.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}}: ???
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(33)
{{Citation|???}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 221-222 And there she stepped on to the platform she herself had described only a fortnight before in her own unforgettable way. Talking gaily, smiling, a kind word for everyone she met on the way, full of sparkling humour, perhaps just a touch of sadness, but every inch the Etty you all know so well. 'I have my diaries, my little Bible, my Russian grammar and Tolstoy with me and God knows what else.' One of the camp leaders came to take his leave of her and told her that he had used every argument he knew to plead her case but in vain. Etty thanked him very much. [...] Etty finished up in Wagon No. 12, having first stopped to look for a friend in Wagon No. 14 who was pulled out again at the last moment. Then a shrill whistle and the 1000 'transport cases' were moving out. Another flourish from Mischa who waved through a crack in Wagon No. 1, a cheerful 'bye' from Etty in No. 12 and they were gone.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}}: ???
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(34) {{go}}
{{Citation|Christine, j'ouvre la [[Bible]] au hasard et trouve ceci : « Le Seigneur est ma chambre haute. » Je suis assise sur mon sac à dos, au milieu d'un wagon de marchandises bondé. Papa, maman et Mischa sont quelques wagons plus loin. Ce départ est tout de même venu à l'improviste. Ordre subit de La Haye, spécialement pour nous. Nous avons quitté ce camp en chantant, père et mère très calmes et courageux, Mischa également. Nous allons voyager trois jours. Merci de tous vos bons soins. Les amis restés au camp vont écrire à Amsterdam, peut-être te fera-t-on suivre ? Peut-être aussi ma dernière longue lettre ? Un au revoir de nous quatre.|précisions=Carte jetée du train, retrouvée et postée par des paysans.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|section=A Christine Van Nooten. Près de Glimmen. Mardi 7 septembre 1943. Cachet de la poste : 15 septembre 1943|page=344-345}}
{{Citation|Christine, j'ouvre la [[Bible]] au hasard et trouve ceci : « Le Seigneur est ma chambre haute. » Je suis assise sur mon sac à dos, au milieu d'un wagon de marchandises bondé. Papa, maman et Mischa sont quelques wagons plus loin. Ce départ est tout de même venu à l'improviste. Ordre subit de La Haye, spécialement pour nous. Nous avons quitté ce camp en chantant, père et mère très calmes et courageux, Mischa également. Nous allons voyager trois jours. Merci de tous vos bons soins. Les amis restés au camp vont écrire à Amsterdam, peut-être te fera-t-on suivre ? Peut-être aussi ma dernière longue lettre ? Un au revoir de nous quatre.|précisions=Carte jetée du train, retrouvée et postée par des paysans.}}
*Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 {{w|Bible des États}}.
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Lettres d’Etty Hillesum|section=Lettre 71. À Christine Van Nooten. Près de Glimmen, le Mardi 7 septembre 1943|page=922}}
'''''À lire''''' aussi :
*{{chapitre|auteur=Esther Cohen|titre=Etty Hillesum : « Nous avons quitté le camp en chantant »|titre ouvrage=Les narrateurs d’Auschwitz|édition=Presses de l’Université de Montréal|année=2010|isbn=978-2-7606-2663-8|doi=10.4000/books.pum.4511|url=https://books.openedition.org/pum/4511}}
=== Série Etty ===
{{Citation|<poem>
{{personnage|Guichetière}} : Bonjour. Où désirez-vous aller ?
{{personnage|Etty}} : À [[w:Camp de regroupement et de transit de Westerbork|Westerbork]], s’il vous plaît.
{{personnage|Guichetière}} : Euh... Puis-je voir vos papiers, s’il vous plaît ? ... Oui. Bien. Tout semble en ordre.
{{personnage|Etty}} : Je vous dois combien ?
{{personnage|Guichetière}} : Oh, c’est gratuit. Bonnes fêtes.
</poem>}}
{{Réf Série|acteur=Julia Windischbauer, Aafke Buringh|auteur=Hagai Levi|série=Etty|saison=1|épisode=6 (42m58s-43m36s)|langue=fr|diffusion=28 mai 2026|diffuseur=ARTE|url=https://arteptweb-a.akamaihd.net/am/ptweb/117000/117100/117137-006-A_SQ_0_VF-STMF_11124661_MP4-2200_AMM-PTWEB-141743738851407_sQlMwZBroP.mp4 <!-- Version avec sous-titres, lien brisé le 12 novembre 2026. -->}}
rg2e9l9ewh3s9kx120rxcbt2fzhm35x
459871
459870
2026-05-29T20:59:30Z
Malik2Mars
27293
/* Lettres */ 25, ajout
459871
wikitext
text/x-wiki
== Sources ==
'''''En anglais '''''
*''An interrupted life : the diaries of [[Etty Hillesum]], 1941-1943'', 1983 {{ISBN|9780394532172}}, {{Internet Archive|id=interruptedlife00etty}}
**Contient : ''The Diaries'' {{souligner|et}} ''Letters from Westerbork''; une édition à part et plus complète des Letters : ''Letters from Westerbork'', 1986 {{ISBN|0-394-55350-0}}, {{Internet Archive|id=lettersfromweste0000hill}}
{{souligner|Puis}} :
*''Etty: The Letters and Diaries of Etty Hillesum 1941–1943'', 2002 {{ISBN|0-8028-3959-2}}
*(Bilingue) ''Etty Hillesum : The Complete Works 1941-1943'', 2014 {{ISBN|9789042304338}}
'''''En français'''''
*Une vie bouleversée, 1985 {{ISBN|2020086298}}
*''Lettres de Westerbork'', 1988 {{ISBN|2-02-010358-3}}, {{Internet Archive|id=lettresdewesterb0000hill}}
*NB:comme en anglais, les deux sont réunis dès 1995 {{ISBN|2-02-024628-7}}. Plusieurs rééditions
{{souligner|Puis}} :
*''Les écrits'', 2008 {{ISBN|978-2-02-056833-3}}
{{Citation bloc|Les lecteurs français ont découvert il y a plus de vingt ans, avec ''Une vie bouleversée'' et les ''Lettres de Westerbork'', des fragments somme toute assez brefs du journal et de la correspondance d'Etty. […] Nous avons voulu en faire sentir l'ampleur et la continuité, en conservant, partout où c'était possible, la spontanéité d'une pensée qui se cherche, parfois à travers des tâtonnements, des répétitions, voire des ruptures imprévues. C'est dire que, à travers ces ''Écrits'', Etty pourra paraître çà et là au lecteur stylistiquement moins brillante, moins éloquente, moins lapidaire que dans ''Une vie bouleversée'', qui prenait parfois l'aspect d'un florilège de moments privilégiés.| « Avertissement des traducteurs », Ecrits, 2008, p. 25-26}}
'''''En allemand '''''
*Etty Hillesum. Ich will die Chronistin dieser Zeit werden. Sämtliche Tagebücher und Briefe 1941-1943, C.H.Beck, München 2023, livre : {{ISBN|9783406797316}}, EPUB {{ISBN|9783406797323}}, PDF {{ISBN|9783406797330}} (1022 pages).
(Petite) '''''Biblio''''' (voir aussi la pdd ici, et sur wp [[w:Etty Hillesum#Bibliographie]]):
*{{Article |langue=fr |prénom1=Philippe |nom1=Noble |titre=Le texte d'Etty Hillesum, de l'original à la traduction française : un cheminement singulier |périodique=Revue française de linguistique appliquée |volume=VIII |numéro=2 |date=2003|doi=10.3917/rfla.082.31 |lire en ligne=http://www.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2003-2-page-19.htm|consulté le=2021-09-27}}
*{{chapitre|langue=en|auteur=Paul Lebeau|titre=The Reception Of Etty Hillesum’s Writings In French Language|titre ouvrage=Spirituality in the Writings of Etty Hillesum|édition=Brill|année=2010|isbn=978-90-04-18858-7|doi=10.1163/ej.9789004188587.i-490.60}} (Probleme d’accès via [[WP:LBW]] à Brill actuellement)
*{{ouvrage|auteur=Jeanne-Marie Clerc|titre=Etty Hillesum écrivain: écrire avant Auschwitz|édition=L’Harmattan|année=2012|isbn=9782336005645}} (dispo sur books.google [https://books.google.fr/books?id=kslm8dFHj94C là] et via Perlego [https://www.perlego.com/book/3159332 là], un partenaire WP:LBW sur demande à formuler [https://wikipedialibrary.wmflabs.org/partners/144/ là])
*{{ouvrage/Test|langue=en|titre=The Lasting Significance of Etty Hillesum's Writings|édition=Amsterdam University Press|année=2019|isbn=9789048550173|doi=10.1017/9789048550173}} (acces WP:LBW via Cambridge)
== Citations ==
{{pour info|Citations tirées initialement de {{en}} ''An interrupted life : the diaries of Etty Hillesum, 1941-1943'', 1983; sont données petit à petit les correspondances avec les ed FR ''Une vie bouleversée'' (1995 et 2020) et ''Les Ecrits'' (2008)}}
=== Journal ===
(1){{go}}
{{Citation|« Mon Dieu, je te remercie de m'avoir faite comme je suis. Je te remercie de me donner parfois cette sensation de dilatation, qui n'est rien d'autre que le sentiment d'être pleine de toi. Je te promets que toute ma vie ne sera qu'une aspiration à réaliser cette belle harmonie, et à obtenir cette humilité et cet amour vrai dont je sens en moi la possibilité à mes meilleurs moments. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=91}}
{{Citation|« Mon Dieu, je te remercie de m'avoir faite comme je suis. Je te remercie de me donner parfois cette sensation de dilatation, qui n'est rien d'autre que le sentiment d'être pleine de toi. Je te promets que toute ma vie ne sera qu'effort pour réaliser cette belle harmonie, et pour obtenir cette humilité et cet amour vrai dont je sens en moi la possibilité à mes meilleurs moments. »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier quatre, 8 décembre 1941 – 25 janvier 1942|section=vendredi matin [le 12 décembre 1941], 9 heures|page=258}}
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(2) {{done}} 2020 et 2008
{{Citation|{{ancre|Jeudi190242}}« Qu'a donc l'homme à vouloir détruire ainsi ses semblables ? » demandait Jan d'un ton amer. « Les hommes, les hommes, n'oublie pas que tu en es un », lui dis-je. Il voulut bien en convenir, pour une fois, ce bougon de Jan. Je poursuivis mon sermon : « Et la saloperie des autres est aussi en nous. Et je ne vois pas d'autre solution, vraiment aucune autre solution que de rentrer en soi-même et d'extirper de son âme toute cette pourriture. Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n'ayons d'abord corrigé en nous. L'unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs. »|précisions=Jeudi 19 février.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=103-104}}
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(3){{done}} 2020
{{Citation| L'homme forge son destin de l'intérieur, voilà une affirmation bien téméraire. En revanche, l'homme est libre de choisir l'accueil qu'il fera en lui-même à ce destin. On ne connaît pas la vie de quelqu'un si l'on n'en sait que les événements extérieurs. Pour connaître la vie de quelqu'un, il faut connaître ses rêves, ses rapports avec ses parents, ses états d'âme, ses désillusions, sa maladie et sa mort.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=105}}
{{Citation|Un être humain crée son destin de l'intérieur. C'est ce que j'écrivais lundi matin au petit jour, après quoi j'ai ressenti quelque inquiétude devant cette affirmation téméraire et j'en ai cherché des preuves pour mon usage personnel. Et soudain, tout m'a paru clair comme de l'eau de roche. Bien sûr que chaque être crée son « ''destin'' » de l'intérieur. Les situations où l'on peut se trouver sur cette terre ne sont pas très nombreuses: on est époux, on est père, on est femme, on est mère, on est en prison ou on garde une prison, cela ne fait guère de différence, les mêmes murs s'élèvent autour de vous. Etc., à reprendre plus tard. Mais l'attitude intérieure que l'on adopte face aux événements de la vie, c'est cela qui détermine votre destin. C'est cela votre vie. On ne connaît pas la vie de quelqu'un si l'on n'en connaît que les faits extérieurs. Et les faits extérieurs, ma foi, ils ne diffèrent guère d'une vie à l'autre. Pour connaître la vie de quelqu'un, il faut connaître ses rêves, ses états d'âme, quel rapport il entretient avec sa femme, avec sa mort, ses désillusions et ses maladies.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier cinq, 16 février 1942 – 27 mars 1942|section=Le 27 février [1942]. Vendredi matin 10 heures|page=367-368}}
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(4){{go}}
{{Citation|On ne peut donc plus dire que tout est hasard, émaillé çà et là d'une amourette ou d'une aventure captivante. On a peu à peu le sentiment d'un ''destin'' où les faits s'organisent l'un après l'autre en une série significative. Quand je nous revois marchant dans la ville obscure, mûris et attendris par notre passé, sûrs d'avoir encore beaucoup à nous dire mais laissant dans le vague la date de notre prochaine rencontre (dans quelques années peut-être ?), la possibilité de tels moments dans une vie m'emplit de grave et profonde gratitude. Il est près de minuit et je vais me coucher. Oui, c'était très beau. A la fin de chaque jour, j'ai envie de dire : tout de même, la vie est très belle. Oui, je suis en train de me faire une opinion personnelle sur cette vie, et même une opinion que je me sens capable de défendre face à d'autres gens, et ce n'est pas peu dire pour la fille timide que j'ai toujours été.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=109-110}}
{{Citation|On ne peut donc plus dire que tout est hasard, émaillé çà et là d'une amourette ou d'une aventure captivante. On a peu à peu le sentiment d'avoir un « ''destin'' » où les faits s'organisent l'un après l'autre en une série significative. Quand je nous revois marchant dans la ville obscure, mûris et attendris par notre passé, convaincus d'avoir encore beaucoup à nous dire mais laissant dans le vague la date de notre prochaine rencontre, dans quelques années peut-être ? – quand j'y pense, la possibilité de tels moments dans une vie m'emplit de grave et profonde gratitude. Il est près de minuit et je vais me coucher, pour de bon. Oui, c'était très beau. Et à la fin de chaque jour, j'ai envie de dire : « Tout de même, la vie est très belle, très belle. » Oui, je suis en train de me faire une opinion personnelle sur cette vie, et même une opinion que je défends face à d'autres gens, et ce n'est pas peu dire pour la fille timide que j’ai toujours été.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier cinq, 16 février 1942 – 27 mars 1942|section=Le 12 mars 42. Jeudi soir, 11 heures et demie|page=395-396}}
<hr>
(5){{go}}
{{Citation|Je te soutiendrai à chaque pas, physiquement et intérieurement, je crois que, peu à peu, j'ai suffisamment mûri pour supporter un tas de duretés de l'existence sans m'endurcir moi-même intérieurement.}}
<s>{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page={{non}}}}</s>
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier six, 27 mars 1942 – 30 avril 1942|section=Mercredi, le 29 avril, 8 heures du soir|page=499}}
<hr>
(6){{go}}
{{Citation| « Dis-moi donc, comment dois-je réagir à la culpabilité qui m'envahit lorsque j’apprends que des gens doivent s'entasser à huit dans un espace minuscule, alors que je dispose pour moi toute seule de cette grande chambre ensoleillée ? » Il m'a lancé alors un regard de côté un peu diabolique et m'a dit : « Il y a deux possibilités : ou bien tu te sens tenue de quitter cette chambre (et il me lançait un regard ironique et inquisiteur qui signifiait : "je te vois déjà partir !"), ou bien tu te dois de rechercher ce que ta culpabilité cache en réalité. Peut-être le sentiment de ne pas assez travailler ? » […] J'ai dit seulement : « Peut-être est-ce la peur de ne pouvoir supporter l'épreuve. » Et lui, d'un ton très grave et avec une émotion contenue : « Cette épreuve viendra pour nous tous. » Il acheta alors cinq petits boutons de rose et me les mit dans la main en disant : « ''Vous n'attendez jamais rien du monde extérieur, et c'est pourquoi vous recevez toujours quelque chose''. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=123-124}}
{{Citation| « Dis-moi donc, comment dois-je réagir à la culpabilité qui m'envahit lorsque j'apprends que des gens doivent s'entasser à huit dans un espace minuscule, alors que je dispose pour moi toute seule de cette grande chambre ensoleillée ? » Il m'a lancé alors un regard de côté, à coup sûr un peu diabolique et m'a dit : « Il y a deux possibilités : ou bien tu te sens tenue de quitter cette chambre (et il me lançait un regard ironique, inquisiteur et bienveillant qui signifiait : Je te vois déjà partir!), ou bien tu te dois de rechercher ce que ta culpabilité cache en réalité. Peut-être le sentiment de ne pas assez travailler ? » […] J'ai dit seulement : « C'est peut-être la peur de ne pouvoir supporter l’épreuve. » Et lui, très sérieux et ''d'un ton résolu'' : « Cette épreuve viendra pour nous tous. » Il a alors acheté cinq petits boutons de rose et me les a mis dans la main en disant : « ''Vous n'attendez jamais rien du monde extérieur, n'est-ce pas, et c'est pourquoi vous recevez toujours quelque chose''. »}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier neuf, 5 juin 1942 – 3 juillet 1942|section=Le 9 juin [1942]. Mardi soir, 10 heures et demie|page=560-561}}
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(7){{go}}
{{Citation|Plus je me sens fatiguée et faible, plus le spectacle de ses forces, de son amour, toujours et partout disponible pour tous, m'emplit de confusion. Je suis tout bonnement stupéfaite de lui voir encore autant de force, en des jours comme nous en vivons. […] lui reçoit encore six malades, consacre à chacun d'eux des heures d'activité intense, les « opère », extrait leurs ulcères moraux, fore chez beaucoup d'entre eux les sources où Dieu se tient caché sans qu'ils en aient conscience, enfin, il fait tant que les eaux irriguent de nouveau leurs âmes desséchées; les confessions s'entassent sur les petites tables de son appartement, et presque toutes se terminent par un appel au secours. Et il est là pour tous, et apporte son aide. Hier soir dans mon petit « roman de salle de bains » je lisais ces lignes, à propos d'un prêtre : « ''Il s'était placé en médiateur entre Dieu et les hommes. Rien de la vie quotidienne n'avait jamais pu l'affecter. Et c'est justement pour cela qu'il comprenait si bien la détresse de tous les êtres en devenir''. »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=128}}
{{Citation|Plus je me sens fatiguée et faible, plus le spectacle de ses forces à lui, de son amour, toujours et partout disponible pour tous, m'emplit de confusion. Je suis tout bonnement stupéfaite de voir subsister en lui autant de forces, en des jours comme nous en vivons. […] lui reçoit encore six patients, consacre à chacun d'eux des heures d'activité intense, il leur ouvre le cœur, extrait leurs ulcères moraux, fore chez beaucoup d'entre eux les sources où Dieu se tient caché à leur insu, enfin, il fait tant que les eaux irriguent de nouveau leurs âmes desséchées; les récits de vie s'entassent sur les petites tables de son appartement, et presque tous se terminent par un appel au secours. Et il est là pour tous, et apporte son aide. Hier soir, dans le roman que je lis dans la salle de bains, je suis tombée sur ces lignes, à propos d'un prêtre : « ''Il s'était placé en médiateur entre Dieu et les hommes. Rien de la vie quotidienne n'avait jamais pu l'affecter. Et c'est justement pour cela qu'il comprenait si bien la détresse de tous les êtres en devenir.'' »}}
**Note p. 1007 : « ''Il s'était placé en médiateur… les êtres en devenir''. » {{w|Grete von Urbanitzky}}, ''Eine Frau erlebt die Welt'', Berlin, etc., Paul Zsolnay, (1931) 1934, p. 114. »
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier neuf, 5 juin 1942 – 3 juillet 1942|section=Samedi matin [le 13 juin 1942]|page=575-576}}
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(8)
{{Citation|On essaie de sauver beaucoup de choses de la vie par une sorte de mysticisme vague. Or le mysticisme doit reposer sur une sincérité d’une pureté cristalline. Il faut d’abord avoir mis à jour la réalité la plus nue des choses.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 121 We try to save so much in life with a vague sort of mysticism. Mysticism must rest on crystal-clear honesty, can only come after things have been stripped down to their naked reality.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Vendredi 19 juin, 9 heures et demie du matin.): On essaie de sauver beaucoup de choses de la vie par une sorte de mysticisme vague. Or le mysticisme doit reposer sur une sincérité d’une pureté cristalline. Il faut d’abord avoir mis à jour la réalité la plus nue des choses.
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(9)
{{Citation|Après le concert, j’ai fait un bout de chemin avec lui le long du quai. Tout à coup, envahie par le pressentiment d’une séparation imminente, je lui ai dit : « Nous n’avons peut-être plus du tout d’avenir... » A quoi il a répondu : « C’est bien possible, oui, si l’on prend cet “avenir” au sens matérialiste... »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 126 Later I walked a short way with him along the quay. Suddenly I was overwhelmed by the presentiment of imminent parting and said, 'Perhaps we really have no future.' And he replied, 'Perhaps, but only if you take a materialist view.'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Samedi 27 juin, 8 heures et demie du matin.): Après le concert, j’ai fait un bout de chemin avec lui le long du quai. Tout à coup, envahie par le pressentiment d’une séparation imminente, je lui ai dit : « Nous n’avons peut-être plus du tout d’avenir... » A quoi il a répondu : « C’est bien possible, oui, si l’on prend cet “avenir” au sens matérialiste... »
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(10)
{{Citation|Quand je dis : d’une façon ou d’une autre, j’en ai fini avec cette vie, ce n’est pas de la résignation. « Toute parole est malentendu. » Quand je dis cela, on le comprend tout autrement que je ne l’entends. Ce n’est pas de la résignation, certainement pas. Qu’est-ce que je veux dire alors ? Peut-être ceci : j’ai déjà vécu cette vie mille fois et je suis déjà morte mille fois. Que peut-il m’advenir d’autre ? Est-ce que je suis blasée ? Non. Je vis chaque minute de ma vie multipliée par mille et, de surcroît, je fais une place à la souffrance. Et ce n’est certes pas une place modeste que la souffrance revendique de nos jours. Et qu’importe, en dernière analyse, si à telle époque c’est l’Inquisition, à telle autre la guerre et les pogroms, qui font souffrir les gens ? La souffrance a toujours revendiqué sa place et ses droits, peu importe sous quelle forme elle se présente. Ce qui compte, c’est la façon de la supporter, savoir lui assigner sa place dans la vie tout en continuant à accepter cette vie.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 129 When I say: I have come to terms with life, I don't mean I have lost hope. What I feel is not hopelessness, far from it. I have lived this life a thousand times over already, and I have died a thousand deaths. Am I blasé then? No. It is a question of living life from minute to minute and taking suffering into the bargain. And it is certainly no small bargain these days. But does it matter if it is the Inquisition that causes people to suffer in one century and war and pogroms in another? To suffer senselessly, as the victims would put it? Suffering has always been with us, does it really matter in what form it comes? All that matters is how we bear it and how we fit it into our lives.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (L'après-midi, 4 heures et quart.): Quand je dis : d’une façon ou d’une autre, j’en ai fini avec cette vie, ce n’est pas de la résignation. « Toute parole est malentendu. » Quand je dis cela, on le comprend tout autrement que je ne l’entends. Ce n’est pas de la résignation, certainement pas. Qu’est-ce que je veux dire alors ? Peut-être ceci : j’ai déjà vécu cette vie mille fois et je suis déjà morte mille fois. Que peut-il m’advenir d’autre ? Est-ce que je suis blasée ? Non. Je vis chaque minute de ma vie multipliée par mille et, de surcroît, je fais une place à la souffrance. Et ce n’est certes pas une place modeste que la souffrance revendique de nos jours. Et qu’importe, en dernière analyse, si à telle époque c’est l’Inquisition, à telle autre la guerre et les pogroms, qui font souffrir les gens ? La souffrance a toujours revendiqué sa place et ses droits, peu importe sous quelle forme elle se présente. Ce qui compte, c’est la façon de la supporter, savoir lui assigner sa place dans la vie tout en continuant à accepter cette vie.
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(11)
{{Citation|Le départ est fixé à la semaine prochaine, il aura lieu à une heure et demie du matin ; voyage en train gratuit - mais oui, gratuit ! - et on n’a pas le droit d’emmener d’animaux domestiques.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 143 They are leaving by train one night next week at half-past-one and the journey is free, oh yes, free, and they are not allowed to take any pets with them.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mardi 7 juillet, 9 heures et demie du matin.): Le départ est fixé à la semaine prochaine, il aura lieu à une heure et demie du matin ; voyage en train gratuit - mais oui, gratuit ! - et on n’a pas le droit d’emmener d’animaux domestiques.
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(12)
{{Citation|Et si Dieu estime que j’ai encore beaucoup à faire, je le ferai tout aussi bien après avoir traversé les mêmes épreuves que les autres. La valeur humaine présente ou non en moi ressortira de mon comportement dans cette situation entièrement nouvelle. Même si je n’y survis pas, ma façon de mourir apportera une réponse au « qui suis-je ? ».}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 150 And if God Himself should feel that I still have a great deal to do, well then, I shall do it after I have suffered what all the others have to suffer. And whether or not I am a valuable human being will only become clear from my behaviour in more arduous circumstances. And if I should not survive, how I die will show me who I really am.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Samedi 11 juillet 1942, 11 heures du matin.): Et si Dieu estime que j’ai encore beaucoup à faire, je le ferai tout aussi bien après avoir traversé les mêmes épreuves que les autres. La valeur humaine présente ou non en moi ressortira de mon comportement dans cette situation entièrement nouvelle. Même si je n’y survis pas, ma façon de mourir apportera une réponse au « qui suis-je ? ».
<hr>
(13)
{{Citation|Je ne hais personne. Je ne suis pas aigrie. Une fois que cet amour de l’humanité a commencé à s’épanouir en vous, il croît à l’infini.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 153 I hate nobody. I am not embittered. And once the love of mankind has germinated in you, it will grow without measure.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mardi 14 juillet au soir.): Je ne hais personne. Je ne suis pas aigrie. Une fois que cet amour de l’humanité a commencé à s’épanouir en vous, il croît à l’infini.
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(14)
{{Citation|Quand je prie, je ne prie jamais pour moi, toujours pour d’autres, ou bien je poursuis un dialogue extravagant, infantile ou terriblement grave avec ce qu’il y a de plus profond en moi et que pour plus de commodité j’appelle Dieu. Prier pour demander quelque chose pour soi-même me paraît tellement puéril. Pourtant je lui demanderai, demain, s’il lui arrive de prier pour lui-même ; en ce cas je le ferai aussi pour moi, malgré tout. Je trouve non moins puéril de prier pour un autre en demandant que tout aille bien pour lui : tout au plus peut-on demander qu’il ait la torce de supporter les épreuves. Et en priant pour quelqu’un, on lui transmet un peu de sa propre force.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 155 When I pray, I never pray for myself, always for others, or else I hold a silly, naive or deadly serious dialogue with what is deepest inside me, which for the sake of convenience I call God. Praying to God for something for yourself strikes me as being too childish for words. Tomorrow I must ask S. if he ever prays for himself. To pray for another's wellbeing is something I find childish as well ; one should only pray that another should have enough strength to shoulder his burden. If you do that, you lend him some of your own strength.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Le soir. (15 juillet)): Quand je prie, je ne prie jamais pour moi, toujours pour d’autres, ou bien je poursuis un dialogue extravagant, infantile ou terriblement grave avec ce qu’il y a de plus profond en moi et que pour plus de commodité j’appelle Dieu. Prier pour demander quelque chose pour soi-même me paraît tellement puéril. Pourtant je lui demanderai, demain, s’il lui arrive de prier pour lui-même ; en ce cas je le ferai aussi pour moi, malgré tout. Je trouve non moins puéril de prier pour un autre en demandant que tout aille bien pour lui : tout au plus peut-on demander qu’il ait la torce de supporter les épreuves. Et en priant pour quelqu’un, on lui transmet un peu de sa propre force.
<hr>
(15)
{{Citation|Je voulais dire ceci : j’avais l’impression que la vie, dans ses mille détails, ses méandres et ses mouvements m’était parfaitement claire et transparente. Comme si je m’étais tenue sur le rivage d’un océan dont j’eusse pu voir le fond à travers l’eau cristalline. Serai-je un jour capable d’écrire ? J’en désespère vraiment. Des années passeront sans doute avant que je sache décrire un tel moment de ma vie, un véritable sommet. On est là, assise par terre dans un coin de la chambre de l’homme aimé à repriser des bas, et en même temps on est au bord d’une étendue d’eau vaste et puissante, d’une eau si cristalline et transparente qu’on peut en voir le fond. }}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 166 What I really wanted to say is: it suddenly felt as if life in its thousand details, twists and turns had become perfectly clear and transparent. Just like a crystal-clear sea. You huddle in the corner on the floor in the room of the man you love and darn his socks and at the same time you are sitting by the shore of a mighty ocean so transparent that you can see to the bottom. And that is an unforgettable experience.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi 29 juillet, 8 heures du matin.): Je voulais dire ceci : j’avais l’impression que la vie, dans ses mille détails, ses méandres et ses mouvements m’était parfaitement claire et transparente. Comme si je m’étais tenue sur le rivage d’un océan dont j’eusse pu voir le fond à travers l’eau cristalline. Serai-je un jour capable d’écrire ? J’en désespère vraiment. Des années passeront sans doute avant que je sache décrire un tel moment de ma vie, un véritable sommet. On est là, assise par terre dans un coin de la chambre de l’homme aimé à repriser des bas, et en même temps on est au bord d’une étendue d’eau vaste et puissante, d’une eau si cristalline et transparente qu’on peut en voir le fond.
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(16)
{{Citation|Tu m’as appris à prononcer sans honte le nom de Dieu. Tu as servi de médiateur entre Dieu et moi, mais maintenant, toi le médiateur, tu t’es retiré et mon chemin mène désormais directement à Dieu ; c’est bien ainsi, je le sens. Et je servirai moi-même de médiatrice pour tous ceux que je pourrai atteindre.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 169 You taught me to speak the name of God without embarrassment. You were the mediator between God and me, and now you, the mediator, have gone and my path leads straight to God. It is right that it should be so. And I shall be the mediator for any other soul I can reach.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi, 1 heure du matin.): Tu m’as appris à prononcer sans honte le nom de Dieu. Tu as servi de médiateur entre Dieu et moi, mais maintenant, toi le médiateur, tu t’es retiré et mon chemin mène désormais directement à Dieu ; c’est bien ainsi, je le sens. Et je servirai moi-même de médiatrice pour tous ceux que je pourrai atteindre.
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(17)
{{Citation|Une fois que l’on est parvenu à trouver la vie belle et pleine de sens, même et surtout à notre époque, on a l’impression que tout ce qui advient devait être ainsi et non autrement.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 170 When one has once reached the point of experiencing life as something significant and beautiful, even in these times, or rather precisely in these times, then it is as if everything that happens has to happen just as it does and in no other way.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi, 1 heure du matin.): Une fois que l’on est parvenu à trouver la vie belle et pleine de sens, même et surtout à notre époque, on a l’impression que tout ce qui advient devait être ainsi et non autrement.
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(18)
{{Citation|Souvent, en circulant dans le camp parmi les cris et les chamailleries des membres trop zélés du Conseil juif, je pensais : Ah ! laissez-moi donc être un petit morceau de votre âme. Je voudrais être la baraque-refuge de la meilleure part de vous-même, cette part certainement présente en chacun de vous. Je n’ai pas tant à agir, je veux seulement être là. De ce corps, laissez-moi donc être l’âme. Et chez chacun de ces gens j’ai trouvé en effet un geste, un regard, qui dépassait de loin leur niveau habituel et dont ils avaient sans doute à peine conscience. Et je m’en sentais la dépositaire.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 171-172 I used often to think to myself as I walked about in Westerbork among the noisily bickering, all too energetic members of the Jewish Council: if only I could enter a small piece of their soul. If only I could be the receptacle of their better nature, which is sure to be present in all of them. Let me be rather than do. Let me be the soul in that body. And I would now and then discover in each one of them a gesture or a glance that took them out of themselves and of which they seemed barely aware. And I felt I was the guardian of that gesture or glance.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi matin, 9 heures (dans la salle d’attente du médecin).): Souvent, en circulant dans le camp parmi les cris et les chamailleries des membres trop zélés du Conseil juif, je pensais : Ah ! laissez-moi donc être un petit morceau de votre âme. Je voudrais être la baraque-refuge de la meilleure part de vous-même, cette part certainement présente en chacun de vous. Je n’ai pas tant à agir, je veux seulement être là. De ce corps, laissez-moi donc être l’âme. Et chez chacun de ces gens j’ai trouvé en effet un geste, un regard, qui dépassait de loin leur niveau habituel et dont ils avaient sans doute à peine conscience. Et je m’en sentais la dépositaire.
<hr>
(19)
{{Citation|Tout se passe quelque part au-dedans de moi, il y a là de vastes hauts plateaux sans temps ni frontières, et tout se passe là.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 172 It's all being played out somewhere inside me, everything; there are wide plains inside me beyond time and space and everything is played out there.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Mercredi 16 septembre, 3 heures de l’après-midi.): Tout se passe quelque part au-dedans de moi, il y a là de vastes hauts plateaux sans temps ni frontières, et tout se passe là.
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(20)
{{Citation|Chez la plupart des gens, c’est justement la peur de trop se disperser, je crois, qui les prive de leurs meilleures forces. Quand, au terme d’une évolution longue et pénible, poursuivie de jour en jour, on est parvenu à rejoindre en soi-même ces sources originelles que j’ai choisi d’appeler Dieu, et que l’on s’efforce désormais de laisser libre de tout obstacle ce chemin qui mène à Dieu (et cela, on l’obtient par un travail intérieur sur soi-même), alors on se retrempe constamment à cette source et l’on n’a plus à redouter de dépenser trop de forces.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 184 I think what weakens people most is fear of wasting their strength. If after a long and arduous process, day in day out, you manage to come to grips with your inner sources, with God, in short, and if only you make certain that your path to God is unblocked - which you can do by 'working on yourself - then you can keep renewing yourself at these inner sources and need never again be afraid of wasting your strength.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (28 septembre. Audi et alteram partem.): Chez la plupart des gens, c’est justement la peur de trop se disperser, je crois, qui les prive de leurs meilleures forces. Quand, au terme d’une évolution longue et pénible, poursuivie de jour en jour, on est parvenu à rejoindre en soi-même ces sources originelles que j’ai choisi d’appeler Dieu, et que l’on s’efforce désormais de laisser libre de tout obstacle ce chemin qui mène à Dieu (et cela, on l’obtient par un travail intérieur sur soi-même), alors on se retrempe constamment à cette source et l’on n’a plus à redouter de dépenser trop de forces.
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(21)
{{Citation|Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 185 Ultimately, we have just one moral duty: to reclaim large areas of peace in ourselves, more and more peace and to reflect it towards others. And the more peace there is in us, the more peace there will also be in our troubled world.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (29 septembre.): Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.
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(22)
{{Citation|A vrai dire, on ne devrait écrire de lettres d’amour qu’à Dieu. Suis-je vraiment très présomptueuse si je dis que j’ai beaucoup trop d’amour en moi pour me contenter de le donner à un seul être 7 L’idée que l’on ait le droit d’aimer, sa vie durant, un seul être, à l’exclusion de tout autre, me paraît bien ridicule. Il y a là quelque chose d’appauvrissant et d’étriqué. Finira-t-on par comprendre à la longue que l’amour de l’être humain en général porte infiniment plus de bonheur et de fruits que l’amour du sexe opposé, qui enlève de sa substance à la collectivité ?}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 193 Truly those are the only love letters one ought to write: love letters to God. Is it very arrogant of me to say that I have too much love in me to give it all to just one person? The idea that one can love one person and one person only one's whole life long strikes me as quite childish. There is something mean and impoverishing about it. Will people never learn that love brings so much more happiness and reward than sex?
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Le lendemain. (9 octobre)): A vrai dire, on ne devrait écrire de lettres d’amour qu’à Dieu. Suis-je vraiment très présomptueuse si je dis que j’ai beaucoup trop d’amour en moi pour me contenter de le donner à un seul être 7 L’idée que l’on ait le droit d’aimer, sa vie durant, un seul être, à l’exclusion de tout autre, me paraît bien ridicule. Il y a là quelque chose d’appauvrissant et d’étriqué. Finira-t-on par comprendre à la longue que l’amour de l’être humain en général porte infiniment plus de bonheur et de fruits que l’amour du sexe opposé, qui enlève de sa substance à la collectivité ?
<hr>
(23)
{{Citation|Quand nous évoquions notre différence d’âge, S. et moi, il me disait toujours : « Mais qui vous dit que votre âme n’est pas plus âgée que la mienne ? »}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 194 Whenever S. and I spoke about the great difference in our ages he always said, 'Who can tell whether your soul is not much older than mine?'
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (12-10-42.): Quand nous évoquions notre différence d’âge, S. et moi, il me disait toujours : « Mais qui vous dit que votre âme n’est pas plus âgée que la mienne ? »
<hr>
(24) {{done}} 2020 et 2008
{{Citation|[Citation plus longue.]}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|page=245-246}}
Source brouillon :
*en : 196 We should be willing to act as a balm for all wounds.
*vf :
**Une vie bouleversée, p. 245-246 {{done}}
**Les Ecrits {{ISBN|978-2-02-056833-3}}, cahier onze. p. 760-761 (le lendemain matin de bonne heure [mardi 13 octobre 1942] {{done}}
**{{ISBN|9782020246286}} (Le lendemain matin, de bonne heure.): On voudrait être un baume versé sur tant de plaies.
<hr>
=== Lettres ===
(25){{go}}
{{Citation|Avec papa, je me suis promenée l'autre jour en luttant contre une espèce de vent de sable ; il est charmant, comme toujours, et montre un beau stoïcisme. Il m'a dit d'un ton aimable et tranquille, avec détachement : « En fait, je préférerais partir en Pologne au plus tôt, j'en aurais plus vite fini, j'y passerais en trois jours, cela n'a plus aucun sens de prolonger cette existence dégradante. Et pourquoi ce qui arrive à des milliers d'autres me serait-il épargné ? » Puis nous nous sommes amusés de ce paysage de circonstance, un vrai désert – malgré des lupins mauves, des œillets des prés et de gracieux oiseaux qui ressemblent à des mouettes. « Les juifs au désert ! Il y a longtemps que nous connaissons ce paysage ! » Cela vous pèse parfois bien lourd, voyez-vous, un petit papa si gentil et qui par moments serait prêt à renon-cer. Mais ce sont des sautes d'humeur. Il est aussi d'autres moments où nous rions ensemble et nous étonnons d'une foule de choses. }}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|section=A Johanna et Klaas Smelik et autres. Westerbork, samedi 3 juillet 1943|page=287}}
{{Citation|Avec papa, je me suis promenée l'autre jour en luttant contre une espèce de vent de sable ; il est charmant, comme toujours, et montre un beau stoïcisme. Il m'a dit d'un ton aimable et tranquille, avec détachement : « En fait, je préférerais partir en Pologne au plus tôt, j'en aurais plus vite fini, j'y passerais en trois jours, cela n'a plus aucun sens de prolonger ici cette existence dégradante. Et pourquoi ce qui arrive à des milliers d'autres me serait-il épargné ? » Puis nous nous sommes amusés de ce paysage de circonstance, un vrai désert – malgré des lupins mauves, des œillets des prés et de gracieux oiseaux qui ressemblent à des mouettes. « Les juifs au désert ! Il y a longtemps que nous connaissons ce paysage ! » Cela vous pèse parfois bien lourd, voyez-vous, un petit papa si gentil et qui par moments serait prêt à renoncer. Mais ce ne sont que des sautes d'humeur. Il y a aussi d'autres moments où nous rions ensemble et nous étonnons d'une foule de choses.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Lettres d’Etty Hillesum|section=Lettre 46. À Johanna et Klaas Smelik et autres. Westerbork, samedi 3 juillet 1943|page=863}}
<hr>
(26)
{{Citation|Je vais essayer de vous décrire comment je me sens, mais je ne sais si mon image est juste. Quand une araignée tisse sa toile, elle lance d’abord les fils principaux, puis elle y grimpe elle-même, n’est-ce pas ? L’artère principale de ma vie s’étend déjà très loin devant moi et atteint un autre monde. On dirait que tous les événements présents et à venir ont déjà été pris en compte quelque part en moi, je les ai déjà assimilés, déjà vécus et je travaille déjà à construire une société qui succédera à celle-ci.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 199 I shall try to convey to you how I feel, but am not sure if my metaphor is right. When a spider spins its web, does it not cast the main threads ahead of itself, and then follow along them from behind? The main path of my life stretches like a long journey before me and already reaches into another world. It is just as if everything that happens here and that is still to happen were somehow discounted inside me, as if I had been through it already, and was now helping to build a new and different society.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (Westerbork, 3 juillet 43.): Je vais essayer de vous décrire comment je me sens, mais je ne sais si mon image est juste. Quand une araignée tisse sa toile, elle lance d’abord les fils principaux, puis elle y grimpe elle-même, n’est-ce pas ? L’artère principale de ma vie s’étend déjà très loin devant moi et atteint un autre monde. On dirait que tous les événements présents et à venir ont déjà été pris en compte quelque part en moi, je les ai déjà assimilés, déjà vécus et je travaille déjà à construire une société qui succédera à celle-ci.
<hr>
(27)
{{Citation|Je n’ai jamais eu l’impression de devoir me forcer à en voir le bon côté, tout est toujours parfaitement bon, tel quel.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 204 I never have the feeling that I have got to make the best of things, everything is fine just as it is.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Maria Tuinzing. Westerbork, mercredi 11 août 1943.): Je n’ai jamais eu l’impression de devoir me forcer à en voir le bon côté, tout est toujours parfaitement bon, tel quel.
<hr>
(28)
{{Citation|Il y a à la pouponnière un bébé de neuf mois, une petite fille, choyée de tous. Un petit bout de chou très joli, très mignon, aux yeux bleus. Elle est arrivée ici il y a quelques mois en qualité de «S-Fall», de «cas disciplinaire», après que la police l’eut exhumée d’une clinique. [...] au début de son séjour ici, ce nourrisson n’avait pas le droit de sortir ; les autres bébés étaient dehors dans des landaus, mais celui-ci devait rester enfermé, puisque c’était un « cas disciplinaire » ! Il m’a fallu le vérifier auprès de trois infirmières différentes avant de m’en convaincre, je me heurte ici constamment à des faits qui me paraissent incroyables, mais que l’on me confirme régulièrement.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 206 A pampered 9-months-old baby, a little girl, lies in the maternity ward here. Something very sweet, blue-eyed and beautiful. She arrived here a few months ago with a 'criminal record', for the police had found her abandoned in a clinic. [...] when she first came here the baby was not allowed out, all the others were put out in the fresh air in prams but this one had to stay inside for, after all, she had a criminal record. I checked this with three different nurses, because I found it so hard to believe, even though the strangest things happen here all the time, and they all confirmed the story.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Wegerif et autres. Westerbork. Fragment. Dimanche 22 août 1943.): Il y a à la pouponnière un bébé de neuf mois, une petite fille, choyée de tous. Un petit bout de chou très joli, très mignon, aux yeux bleus. Elle est arrivée ici il y a quelques mois en qualité de «S-Fall», de «cas disciplinaire», après que la police l’eut exhumée d’une clinique. [...] au début de son séjour ici, ce nourrisson n’avait pas le droit de sortir ; les autres bébés étaient dehors dans des landaus, mais celui-ci devait rester enfermé, puisque c’était un « cas disciplinaire » ! Il m’a fallu le vérifier auprès de trois infirmières différentes avant de m’en convaincre, je me heurte ici constamment à des faits qui me paraissent incroyables, mais que l’on me confirme régulièrement.
<hr>
(29)
{{Citation|Quand je dis : cette nuit j’ai été en enfer, je me demande ce que ce mot exprime pour vous. Je me le suis dit à moi-même au milieu de la nuit, à haute voix, sur le ton d’une constatation objective: «Voilà, c’est donc cela l’enfer. » Impossible de distinguer entre ceux qui partent et ceux qui restent.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 210 If I were to say that I was in hell that night, what would I really be telling you? I caught myself saying it aloud in the night, aloud to myself and quite soberly, 'So that's what hell is like.' You really can't tell who is going and who isn't this time.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Quand je dis : cette nuit j’ai été en enfer, je me demande ce que ce mot exprime pour vous. Je me le suis dit à moi-même au milieu de la nuit, à haute voix, sur le ton d’une constatation objective: «Voilà, c’est donc cela l’enfer. » Impossible de distinguer entre ceux qui partent et ceux qui restent.
<hr>
(30)
{{Citation|Lors de précédents convois, on remarquait souvent dans le lot des gens encore intacts, débonnaires, qui fumaient tranquillement leur pipe et roulaient des yeux étonnés en traversant le camp, qui parlaient un dialecte incompréhensible et avec qui l’on ne redoutait pas trop d’entreprendre le voyage. Cette fois, l’effroi me saisit. Des trognes obtuses, méprisantes, où l’on chercherait en vain à découvrir un dernier vestige d’humanité.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 215 On earlier transports, some of the guards were simple, kindly types with puzzled expressions, who walked about the camp smoking their pipes and speaking in some incomprehensible dialect, and one would have found their company not too objectionable on the journey. Now I am transfixed with terror. Oafish, jeering faces, in which one seeks in vain for even the slightest trace of human warmth.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Lors de précédents convois, on remarquait souvent dans le lot des gens encore intacts, débonnaires, qui fumaient tranquillement leur pipe et roulaient des yeux étonnés en traversant le camp, qui parlaient un dialecte incompréhensible et avec qui l’on ne redoutait pas trop d’entreprendre le voyage. Cette fois, l’effroi me saisit. Des trognes obtuses, méprisantes, où l’on chercherait en vain à découvrir un dernier vestige d’humanité.
<hr>
(31)
{{Citation|Un jeune juif a osé se sauver, sans qu’on puisse parler d’ailleurs d’une tentative sérieuse d’évasion, il s’est échappé de l’hôpital dans un instant de panique, une veste de lustrine passée sur son pyjama bleu, et s’est caché avec une maladresse presque puérile dans une tente où l’on n’a pas tardé à le retrouver après une sorte de battue dans tout le camp. Mais un juif n’a pas le droit de se sauver, ni celui de céder à la panique. La sentence du commandant est implacable. En représailles, des dizaines d’autres doivent partir par ce convoi, et parmi eux bien des gens qui se croyaient solidement ancrés au camp.}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 216 A young Jew has had the effrontery to run away. One can't really call it a serious attempt to escape - he absconded from the hospital in a moment of panic, a thin jacket over his blue pyjamas, and in a clumsy, childish way took refuge in a tent where he was picked up quickly enough after a search of the camp. But if you are a Jew you may not run away, may not allow yourself to be stricken with panic. The commandant is remorseless. As a reprisal, and without warning, scores of others are being sent on the transport with the boy, including quite a few who had thought they were firmly at anchor here.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}} (A Han Weserif et autres. Westerbork, mardi 24 août 1943.): Un jeune juif a osé se sauver, sans qu’on puisse parler d’ailleurs d’une tentative sérieuse d’évasion, il s’est échappé de l’hôpital dans un instant de panique, une veste de lustrine passée sur son pyjama bleu, et s’est caché avec une maladresse presque puérile dans une tente où l’on n’a pas tardé à le retrouver après une sorte de battue dans tout le camp. Mais un juif n’a pas le droit de se sauver, ni celui de céder à la panique. La sentence du commandant est implacable. En représailles, des dizaines d’autres doivent partir par ce convoi, et parmi eux bien des gens qui se croyaient solidement ancrés au camp.
<hr>
(32)
{{Citation|???}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 220 And now it was happening one week earlier, a bit suddenly, but ... it was only a difference in time. However, for Etty it was a complete surprise - she had decided that she was not going to travel with her parents and would have much preferred to go through these experiences without the pressure of family ties. For her it was a slap in the face, which did in fact literally strike her down. Within the hour, however, she had recovered and adapted herself to the new situation with admirable speed.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}}: ???
<hr>
(33)
{{Citation|???}}
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Cahier ???|page='''???'''}}
Source brouillon :
*en : 221-222 And there she stepped on to the platform she herself had described only a fortnight before in her own unforgettable way. Talking gaily, smiling, a kind word for everyone she met on the way, full of sparkling humour, perhaps just a touch of sadness, but every inch the Etty you all know so well. 'I have my diaries, my little Bible, my Russian grammar and Tolstoy with me and God knows what else.' One of the camp leaders came to take his leave of her and told her that he had used every argument he knew to plead her case but in vain. Etty thanked him very much. [...] Etty finished up in Wagon No. 12, having first stopped to look for a friend in Wagon No. 14 who was pulled out again at the last moment. Then a shrill whistle and the 1000 'transport cases' were moving out. Another flourish from Mischa who waved through a crack in Wagon No. 1, a cheerful 'bye' from Etty in No. 12 and they were gone.
*vf :
**{{ISBN|9782020246286}}: ???
<hr>
(34) {{go}}
{{Citation|Christine, j'ouvre la [[Bible]] au hasard et trouve ceci : « Le Seigneur est ma chambre haute. » Je suis assise sur mon sac à dos, au milieu d'un wagon de marchandises bondé. Papa, maman et Mischa sont quelques wagons plus loin. Ce départ est tout de même venu à l'improviste. Ordre subit de La Haye, spécialement pour nous. Nous avons quitté ce camp en chantant, père et mère très calmes et courageux, Mischa également. Nous allons voyager trois jours. Merci de tous vos bons soins. Les amis restés au camp vont écrire à Amsterdam, peut-être te fera-t-on suivre ? Peut-être aussi ma dernière longue lettre ? Un au revoir de nous quatre.|précisions=Carte jetée du train, retrouvée et postée par des paysans.}}
{{Réf Livre|titre=Une vie bouleversée (suivi de Lettres de Westerbock)|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|collection=Points|année=2020|année d'origine=1985|ISBN=978-2-7578-8572-7|section=A Christine Van Nooten. Près de Glimmen. Mardi 7 septembre 1943. Cachet de la poste : 15 septembre 1943|page=344-345}}
{{Citation|Christine, j'ouvre la [[Bible]] au hasard et trouve ceci : « Le Seigneur est ma chambre haute. » Je suis assise sur mon sac à dos, au milieu d'un wagon de marchandises bondé. Papa, maman et Mischa sont quelques wagons plus loin. Ce départ est tout de même venu à l'improviste. Ordre subit de La Haye, spécialement pour nous. Nous avons quitté ce camp en chantant, père et mère très calmes et courageux, Mischa également. Nous allons voyager trois jours. Merci de tous vos bons soins. Les amis restés au camp vont écrire à Amsterdam, peut-être te fera-t-on suivre ? Peut-être aussi ma dernière longue lettre ? Un au revoir de nous quatre.|précisions=Carte jetée du train, retrouvée et postée par des paysans.}}
*Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 {{w|Bible des États}}.
{{Réf Livre|titre=Les écrits d'Etty Hillesum : journaux et lettres, 1941-1943|auteur=Etty Hillesum|traducteur=Philippe Noble|éditeur=Seuil|année=2008|ISBN=978-2-02-056833-3|chapitre=Lettres d’Etty Hillesum|section=Lettre 71. À Christine Van Nooten. Près de Glimmen, le Mardi 7 septembre 1943|page=922}}
'''''À lire''''' aussi :
*{{chapitre|auteur=Esther Cohen|titre=Etty Hillesum : « Nous avons quitté le camp en chantant »|titre ouvrage=Les narrateurs d’Auschwitz|édition=Presses de l’Université de Montréal|année=2010|isbn=978-2-7606-2663-8|doi=10.4000/books.pum.4511|url=https://books.openedition.org/pum/4511}}
=== Série Etty ===
{{Citation|<poem>
{{personnage|Guichetière}} : Bonjour. Où désirez-vous aller ?
{{personnage|Etty}} : À [[w:Camp de regroupement et de transit de Westerbork|Westerbork]], s’il vous plaît.
{{personnage|Guichetière}} : Euh... Puis-je voir vos papiers, s’il vous plaît ? ... Oui. Bien. Tout semble en ordre.
{{personnage|Etty}} : Je vous dois combien ?
{{personnage|Guichetière}} : Oh, c’est gratuit. Bonnes fêtes.
</poem>}}
{{Réf Série|acteur=Julia Windischbauer, Aafke Buringh|auteur=Hagai Levi|série=Etty|saison=1|épisode=6 (42m58s-43m36s)|langue=fr|diffusion=28 mai 2026|diffuseur=ARTE|url=https://arteptweb-a.akamaihd.net/am/ptweb/117000/117100/117137-006-A_SQ_0_VF-STMF_11124661_MP4-2200_AMM-PTWEB-141743738851407_sQlMwZBroP.mp4 <!-- Version avec sous-titres, lien brisé le 12 novembre 2026. -->}}
n8131iatab2agevb9seil4sws4iecse
Poésie chinoise
0
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459752
459733
2026-05-29T12:01:25Z
Erina Loggierina
82502
459752
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:畫麗珠萃秀 Gathering Gems of Beauty (漢蔡文姬) 2.jpg|vignette|La poétesse chinoise antique {{W|Cai Yan}} (2{{ème}} siècle).]]
La '''{{W|poésie chinoise}}''' désigne la [[poésie]] écrite, récitée ou chantée en langue chinoise. Elle fait partie intégrante de la [[littérature]] chinoise. La poésie jouit d'une grande considération en [[Chine]], depuis plus de deux mille ans.
== Citations ==
=== ''Classique des poèmes'' ===
{{Citation|<poem>[...]
Pourquoi est-il si inconstant,
Et ne me rend mes sentiments ?</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
| éditeur = Éditions Gallimard
| année = 2015
| page = 16
| partie = Antiquité. La dynastie des Zhou
| ISBN = 9782070143764
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| auteur de la contribution =
| titre de la contribution = Le soleil et la lune
| traducteur de la contribution =
| section de la contribution = {{W|Classique des vers|« Le Classique des poèmes » (« Shijing »)}}
| langue = fr
}}
=== Cai Yan ===
{{Citation|<poem>[...]
Quelle que soit ici-bas la durée de ma vie,
J'aurais toujours au cœur cette mélancolie.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
| éditeur = Éditions Gallimard
| année = 2015
| page = 131-134
| partie = Antiquité. La dynastie des Han postérieurs
| ISBN = 9782070143764
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| auteur de la contribution = {{W|Cai Yan}}
| titre de la contribution = Poème de tristesse et de colère
| traducteur de la contribution =
| section de la contribution =
| langue = fr
}}
=== [[François Cheng]] ===
{{citation|<poem>
La soif comme la faim,
Les rires comme les pleurs,
La douceur, les blessures,
La furie, les regrets,
Nous n'en jetterons rien,
Nous les emporterons tous,
Indégradables viatiques,
Pour un très long voyage.
</poem>}}
{{Réf Livre
|titre=La vraie gloire est ici
|auteur=François Cheng
|éditeur=Gallimard
|collection=NRF poésie
|année=2017
|année d'origine=2015
|ISBN=978-2-07-270645-5
|page=105
}}
=== [[Mao Zedong]] ===
{{Citation|<poem>
L'Armée rouge ne s'effraie pas de la « Longue Marche ».
Dix mille rivières, mille monts ne sont rien pour elle.
Les Cinq Pics sinueux sont de petites vagues,
Le vaste Wu Mong est une motte de terre qu'on foule aux pieds.
Tièdes étaient les rochers où se brisait la rivière aux Sables d'or,
Glacées étaient les chaînes de fer du pont de la Tatu.
Passé le mont Mien aux mille pieds de neige,
La joie de toute l'armée fut immense.</poem>}}
{{réf Livre | auteur de la contribution = {{W|Mao Zedong}} | titre de la contribution = Sur la Longue Marche |titre=La Poésie chinoise|auteur=Collectif|éditeur=Seghers|année=1952|page=265}}
== Voir aussi ==
* [[Chine]]
* ''[[Dix-neuf poèmes anciens]]''
* [[Poésie]]
* [[Poète]]
[[Catégorie:Poésie]]
[[Catégorie:Œuvre chinoise]]
cixemtye3wjyahnpo2l2rtjj4r9du12
Anne-Sophie Lapix
0
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2026-05-29T15:41:39Z
An insect photographer
74311
ébauche #SheSaid 2026
459776
wikitext
text/x-wiki
{{ébauche}}
[[File:Anne-Sophie Lapix Cannes 2018.jpg|vignette|Anne-Sophie Lapix en 2018.]]
'''{{w}}''', née le {{date-|29 avril 1972}}, est une journaliste et animatrice de télévision française.
== Citations ==
{{Citation|je crois qu’on est davantage proche de ce que l’on est dans la vie à la radio qu’à la télévision.}}
{{Réf Article
|titre=Anne-Sophie Lapix : «C’était le bon moment pour me lancer dans autre chose»
|auteur=Nicolas Vollaire
|date=21 août 2025
|publication=Le Figaro
|page=url
|url=https://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/actu-tele/anne-sophie-lapix-c-etait-le-bon-moment-pour-me-lancer-dans-autre-chose-20250821
}}
== Citations sur ==
{{Citation
| citation = Elle est très simple, très humaine, très bienveillante. Cela compte considérablement d'avoir quelqu'un comme elle en titulaire.
|précisions=Propos de Karine Baste, sa remplaçante du JT de 20h sur France 2 de 2022 à 2024.
}}{{Réf Article
| titre = Très humaine et bienveillante : les confidences de Karine Baste-Régis sur Anne-Sophie Lapix
| auteur = Clément Machetto
| publication = Femme actuelle
| date = 20 décembre 2022
| page = url
| url = https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/tres-humaine-et-bienveillante-les-confidences-de-karine-baste-regis-sur-anne-sophie-lapix-2146943
}}
{{Autres projets
|w=Anne-Sophie Lapix
|commons=Category:Anne-Sophie Lapix
}}
{{CLEDETRI:Lapix, Anne-Sophie}}
[[Catégorie:Animatrice de télévision française]]
[[Catégorie:Journaliste française]]
cn9qzhmoeivfx2r407zgnzio1s477sb
Catégorie:Chanteur ou chanteuse de nationalité sud-africaine
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2026-05-29T15:54:21Z
An insect photographer
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[[Catégorie:Chanteur ou chanteuse par nationalité|sud-africaine]]
[[Catégorie:Personnalité sud-africaine]]
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Catégorie:Entrepreneure américaine
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2026-05-29T16:24:25Z
An insect photographer
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[[Catégorie:Entrepreneure par nationalité|américaine]]
[[Catégorie:Personnalité féminine américaine]]
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Catégorie:Actrice rwandaise
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2026-05-29T18:24:10Z
An insect photographer
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[[Catégorie:Personnalité féminine rwandaise]]
[[Catégorie:Actrice par nationalité|rwandaise]]
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Discussion utilisateur:TLD35/Etty Hillesum
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TLD35
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Création de la structure pour discuter les sources des citations.
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text/x-wiki
== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
== Citation 13 ==
== Citation 14 ==
== Citation 15 ==
== Citation 16 ==
== Citation 17 ==
== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
== Citation 25 ==
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
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TLD35
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/* Citation 32 */ Infos de la version allemande.
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text/x-wiki
== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
== Citation 13 ==
== Citation 14 ==
== Citation 15 ==
== Citation 16 ==
== Citation 17 ==
== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
== Citation 25 ==
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ?
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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TLD35
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Plus de contexte pour citation 25 ? Et signature pour mo commentaire chez la citation 32.
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wikitext
text/x-wiki
== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
== Citation 13 ==
== Citation 14 ==
== Citation 15 ==
== Citation 16 ==
== Citation 17 ==
== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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TLD35
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/* Citation 24 */ Quoi faire si la citation aussi dans la série ?
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wikitext
text/x-wiki
== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
== Citation 13 ==
== Citation 14 ==
== Citation 15 ==
== Citation 16 ==
== Citation 17 ==
== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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Malik2Mars
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/* Citation 32 */ sans les 2 comment voir que c’est identique?. Impossible.
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wikitext
text/x-wiki
== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
== Citation 13 ==
== Citation 14 ==
== Citation 15 ==
== Citation 16 ==
== Citation 17 ==
== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
::{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}). Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si indiques au mot près. En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits. Mais plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation, ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore 1 jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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Malik2Mars
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/* Citation 32 */
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text/x-wiki
== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
== Citation 13 ==
== Citation 14 ==
== Citation 15 ==
== Citation 16 ==
== Citation 17 ==
== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
::{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}). Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près. En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits. Mais plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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TLD35
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/* Citation 7 */ Source correcte ?
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wikitext
text/x-wiki
== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
* Source correcte ? (de) p. 521 dit le '''13''' juin 1942.
* +1 pour le contexte
* (de) a pour annotation la même référence.
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
== Citation 13 ==
== Citation 14 ==
== Citation 15 ==
== Citation 16 ==
== Citation 17 ==
== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
::{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}). Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près. En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits. Mais plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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TLD35
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/* Citation 7 */ Signature
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text/x-wiki
== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
* Source correcte ? (de) p. 521 dit le '''13''' juin 1942.
* +1 pour le contexte
* (de) a pour annotation la même référence.
--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:30 (CEST)
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
== Citation 13 ==
== Citation 14 ==
== Citation 15 ==
== Citation 16 ==
== Citation 17 ==
== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
::{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}). Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près. En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits. Mais plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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Malik2Mars
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/* Citation 32 */
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== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
* Source correcte ? (de) p. 521 dit le '''13''' juin 1942.
* +1 pour le contexte
* (de) a pour annotation la même référence.
--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:30 (CEST)
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
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== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}).
:Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près.
:En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits.
:Plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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Je me suis trompé avec les titres.
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== Citation 1 ==
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== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
* Source correcte ? (de) p. 521 dit le '''13''' juin 1942.
* +1 pour le contexte
* (de) a pour annotation la même référence.
--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:30 (CEST)
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
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== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
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== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
== Citation 33 ==
== Citation 34 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}).
:Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près.
:En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits.
:Plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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Malik2Mars
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/* Citation 7 */ merci ! je pense utile d’alléger justement pour faciliter les dernières relectures une à une. Pour info : sur telephone le plus souvent , wikicode assez lourd là.
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== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
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== Citation 6 ==
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* Source correcte ? (de) p. 521 dit le '''13''' juin 1942.
* +1 pour le contexte
* (de) a pour annotation la même référence.
--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:30 (CEST)
:{{ping|TLD35}}. Coquille Corrigée. Merci !
:C’est là justement que je pense utile d’alléger les « sources brouillon » une à une après révision : ça nous permettra de plus facilement relire une dernière fois avec sous les yeux uniquement les deux citations/les deux sources. Y’en aura d’autres des coquilles je pense malheureusement. Le wikicode est assez lourd. Je suis le plus souvent sur mon téléphone pour info {{clin}}.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:40 (CEST)
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
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== Citation 19 ==
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== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
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== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
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Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}).
:Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près.
:En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits.
:Plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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Malik2Mars
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== Citation 1 ==
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== Citation 3 ==
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* Source correcte ? (de) p. 521 dit le '''13''' juin 1942.
* +1 pour le contexte
* (de) a pour annotation la même référence.
--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:30 (CEST)
:{{ping|TLD35}}. Coquille Corrigée. Merci !
:C’est là justement que je pense utile d’alléger les « sources brouillon » une à une après révision : ça nous permettra de plus facilement relire une dernière fois avec sous les yeux uniquement les deux citations/les deux sources. Y’en aura d’autres des coquilles je pense malheureusement. Le wikicode est assez lourd. Je suis le plus souvent sur mon téléphone pour info {{clin}}.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:40 (CEST)
== Citation 8 ==
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Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
== Citation 25 ==
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Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{done}}. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:00 (CEST)
== Citation 26 ==
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Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}).
:Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près.
:En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits.
:Plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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Malik2Mars
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/* Citation 24 */ rembobine. Une immanquable ajoutée en aout 2025 et mai 2026. Une perle. Elle contient tout et c’est là derniere…
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== Citation 1 ==
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== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
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* Source correcte ? (de) p. 521 dit le '''13''' juin 1942.
* +1 pour le contexte
* (de) a pour annotation la même référence.
--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:30 (CEST)
:{{ping|TLD35}}. Coquille Corrigée. Merci !
:C’est là justement que je pense utile d’alléger les « sources brouillon » une à une après révision : ça nous permettra de plus facilement relire une dernière fois avec sous les yeux uniquement les deux citations/les deux sources. Y’en aura d’autres des coquilles je pense malheureusement. Le wikicode est assez lourd. Je suis le plus souvent sur mon téléphone pour info {{clin}}.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:40 (CEST)
== Citation 8 ==
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== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
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Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
:Cette citation, derniere entrée du Journal, je l’ai ajoutée dans la version Une vie bouleversée en aout 2025 là [[spécial:diff/424918]]. Et dernièrement dans la version Ecrits le 23 mai pour exemple variantes et manques justement : [[spécial:diff/459138]]. c’est une immanquable disons, largement citée dans differentes proportions (souvent en fonction de ce qu’on veut illustrer disons…), et parfois intégralement comme là https://doi.org/10.3917/lobs.038.0005. C’est une « perle » à mon sens, elle contient l’essence même de son parcours, sa pensée, et rappelle une dernière fois son intérêt pour Rilke qui l’a intiment accompagnée sur ce chemin intérieur… . Et c’est là dernière de son Journal {{triste}}. Je ne sais pas encore quoi te répondre pour les extraits série, pour le moment je vois plus ça dans une section à part. À réfléchir en effet !
:Bon, je file, Borges et Russell m’attendent ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:19 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{done}}. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:00 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
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== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
== Citation 33 ==
== Citation 34 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}).
:Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près.
:En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits.
:Plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
* Source correcte ? (de) p. 521 dit le '''13''' juin 1942.
* +1 pour le contexte
* (de) a pour annotation la même référence.
--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:30 (CEST)
:{{ping|TLD35}}. Coquille Corrigée. Merci !
:C’est là justement que je pense utile d’alléger les « sources brouillon » une à une après révision : ça nous permettra de plus facilement relire une dernière fois avec sous les yeux uniquement les deux citations/les deux sources. Y’en aura d’autres des coquilles je pense malheureusement. Le wikicode est assez lourd. Je suis le plus souvent sur mon téléphone pour info {{clin}}.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:40 (CEST)
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
== Citation 13 ==
== Citation 14 ==
== Citation 15 ==
== Citation 16 ==
== Citation 17 ==
== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
:Cette citation, derniere entrée du Journal, je l’ai ajoutée dans la version Une vie bouleversée en aout 2025 là [[spécial:diff/424918]]. Et dernièrement dans la version Ecrits le 23 mai pour exemple variantes et manques justement : [[spécial:diff/459138]]. c’est une immanquable disons, largement citée dans differentes proportions (souvent en fonction de ce qu’on veut illustrer disons…), et parfois intégralement comme là https://doi.org/10.3917/lobs.038.0005. C’est une « perle » à mon sens, elle contient l’essence même de son parcours, sa pensée, et rappelle une dernière fois son intérêt pour Rilke qui l’a intiment accompagnée sur ce chemin intérieur… . Et c’est là la dernière de son Journal : {{triste}}. Je ne sais pas encore quoi te répondre pour les extraits de la série, pour le moment je vois plus ça dans une section à part. À réfléchir en effet !
:Bon, je file, Borges et Russell m’attendent ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:19 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{done}}. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:00 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
== Citation 33 ==
== Citation 34 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}).
:Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près.
:En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits.
:Plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
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== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
* Source correcte ? (de) p. 521 dit le '''13''' juin 1942.
* +1 pour le contexte
* (de) a pour annotation la même référence.
--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:30 (CEST)
:{{ping|TLD35}}. Coquille Corrigée. Merci !
:C’est là justement que je pense utile d’alléger les « sources brouillon » une à une après révision : ça nous permettra de plus facilement relire une dernière fois avec sous les yeux uniquement les deux citations/les deux sources. Y’en aura d’autres des coquilles je pense malheureusement. Le wikicode est assez lourd. Je suis le plus souvent sur mon téléphone pour info {{clin}}.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:40 (CEST)
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
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== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
:Cette citation, derniere entrée du Journal, je l’ai ajoutée dans la version Une vie bouleversée en aout 2025 là [[spécial:diff/424918]]. Et dernièrement dans la version Ecrits le 23 mai pour exemple variantes et manques justement : [[spécial:diff/459138]]. c’est une immanquable disons, largement citée dans differentes proportions (souvent en fonction de ce qu’on veut illustrer disons…), et parfois intégralement comme là https://doi.org/10.3917/lobs.038.0005. C’est une « perle » à mon sens, elle contient l’essence même de son parcours, sa pensée, et rappelle une dernière fois son intérêt pour Rilke qui l’a intiment accompagnée sur ce chemin intérieur… . Et c’est là la dernière de son Journal : {{triste}}. Je ne sais pas encore quoi te répondre pour les extraits de la série, pour le moment je vois plus ça dans une section à part. À réfléchir en effet !
:Bon, je file, Borges et Russell m’attendent ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:19 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{done}}. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:00 (CEST)
== Citation 26 ==
== Citation 27 ==
== Citation 28 ==
== Citation 29 ==
== Citation 30 ==
== Citation 31 ==
== Citation 32 ==
== Citation 33 ==
== Citation 34 ==
Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}).
:Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près.
:En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits.
:Plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
::Ah, OK, je vois. Et OK, nous pouvons faire la méthode avec les deux sources, merci pour la facilitation de la comparaison.
::<br>
::En général, dans le moment ou j’ai des sources mieux, j’ignore les versions mals. Ça veut dire que je fais une décision. Mais si ce n’est pas un cas clair comme par exemple entre la traduction allemande de Porete de Louise Gnädinger (bonne traduction) et la traduction allemande de Bruno Kern (une catastrophe), on doit bien réfléchir. Malheuresement, je ne peux pas le vérifier moi-même car je ne sais pas parler le néerlandais dans ce cas. Je vais devoir faire la comparaison avec la traduction allemande qui me semble bien recherché même si je peux lire la version 2008 aussi.
::<br>
::Je trouve qu’une meilleure version est meilleure, n’importe pas combien des personnes conaissent une autre version, et alors on peut mettre une version à [[Etty Hillesum]].
::<br>
::Merci pour le tip - je l’ai vérifié avec mon éditeur de texte qui met l’accent sur les textes identiques.
::<br>
::C’est bon que tu est focussé sur un autre sujet car c’est toujours le cas que j’ai seulement une petite pause maintenant comme on le voit aussi dans mon ton de mes mots. Ça veut dire que je vais freiner et retourner prochain mardi soir je pense.
::<br>
::P.S.: J’ai corrigé le titre. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:45 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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Malik2Mars
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/* Citation 34 */ +1 oui ! Et idem, une impasse pour moi donc oui, passer par autres langues maîtrisées = souvent intructif !
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== Citation 1 ==
== Citation 2 ==
== Citation 3 ==
== Citation 4 ==
== Citation 5 ==
== Citation 6 ==
== Citation 7 ==
* Source correcte ? (de) p. 521 dit le '''13''' juin 1942.
* +1 pour le contexte
* (de) a pour annotation la même référence.
--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:30 (CEST)
:{{ping|TLD35}}. Coquille Corrigée. Merci !
:C’est là justement que je pense utile d’alléger les « sources brouillon » une à une après révision : ça nous permettra de plus facilement relire une dernière fois avec sous les yeux uniquement les deux citations/les deux sources. Y’en aura d’autres des coquilles je pense malheureusement. Le wikicode est assez lourd. Je suis le plus souvent sur mon téléphone pour info {{clin}}.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:40 (CEST)
== Citation 8 ==
== Citation 9 ==
== Citation 10 ==
== Citation 11 ==
== Citation 12 ==
== Citation 13 ==
== Citation 14 ==
== Citation 15 ==
== Citation 16 ==
== Citation 17 ==
== Citation 18 ==
== Citation 19 ==
== Citation 20 ==
== Citation 21 ==
== Citation 22 ==
== Citation 23 ==
== Citation 24 ==
Dans ce cas, nous pouvons discuter comment nous résouderons les citations de la série, car cette citation est aussi dans la série. Laisser ça car le film le cite aussi ? Ajouter la série comme source ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:09 (CEST)
:Cette citation, derniere entrée du Journal, je l’ai ajoutée dans la version Une vie bouleversée en aout 2025 là [[spécial:diff/424918]]. Et dernièrement dans la version Ecrits le 23 mai pour exemple variantes et manques justement : [[spécial:diff/459138]]. c’est une immanquable disons, largement citée dans differentes proportions (souvent en fonction de ce qu’on veut illustrer disons…), et parfois intégralement comme là https://doi.org/10.3917/lobs.038.0005. C’est une « perle » à mon sens, elle contient l’essence même de son parcours, sa pensée, et rappelle une dernière fois son intérêt pour Rilke qui l’a intiment accompagnée sur ce chemin intérieur… . Et c’est là la dernière de son Journal : {{triste}}. Je ne sais pas encore quoi te répondre pour les extraits de la série, pour le moment je vois plus ça dans une section à part. À réfléchir en effet !
:Bon, je file, Borges et Russell m’attendent ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:19 (CEST)
== Citation 25 ==
(de) p. 786
Je suis OK avec plus de contexte, mais je trouve dans ce cas qu'on doit aussi continuer avec toute l'épisode qui fini par « et nous sommes étonnés par bien des choses » (2 phrases en allemand). --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{done}}. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:00 (CEST)
== Citation 26 ==
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== Citation 31 ==
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Je ne comprends pas pourquoi les citations de 2020 et de 2008 sont répété. Si on a plusieurs sources, on fait la citation et on ajoute les deux références, non ? --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:02 (CEST)
:{{Ping|TLD35}}, je « répète » les citations 2008 2020 parce que tu n’as pas (encore) 2008 et que tu as commencé à travailler avec la version incomplète Une vie bouleversée (comme moi au départ y’a qlq années {{clin}}).
:Les traductions sont parfois les mêmes, oui, mais pas toujours. On ne peut donc pas simplement toujours mettre 1 citations-2sources puisque les citations sont parfois différentes... Si on n’a pas les deux sous les yeux, en brouillon, comment le voir, comment comparer ? Je souhaite faire ça pour toutes les citations ici sur ton brouillon même si certaines sont indiques au mot près.
:En fait, et je le disais déja en pdd y’a qlq mois quand j’ai commencé à travailler avec 2008 : certaines citations sont traduites différemment entre les deux, mais comme elles sont plus connues dans la version de Une vie bouleversée j’ai du mal à envisager de ne pas indiquer ces variantes aussi, mais je ne sais pas encore comment le faire au mieux structurellement. D’où pour le moment encore deux sections : Une vie bouleversée et Ecrits.
:Plus on va avancer ici, et plus on pourra déterminer comment on présente l’ensemble. Se poser la question pour une citation ne nous permet pas de décider. Ok, là c’est identique. Mais tu le vois comment ? Parce que j’ai justement ajouté les 2 sur ton brouillon {{clin}}. De plus, petite astuce : pour comparer – à la virgule près –, on peut justement s’aider en wikicode en c/c l’une pour remplacer l’autre et prévisualiser sans enregistrer : on est alors certain de ne pas avoir loupé un mot, une virgule, etc. Je suis focus sur un autre sujet encore un jour ou deux et je reviens t’aider.
:ps:j’imagine que tu veux parler de 34 là {{clin}}
:Amicalement, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 22:26 (CEST)
::Ah, OK, je vois. Et OK, nous pouvons faire la méthode avec les deux sources, merci pour la facilitation de la comparaison.
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::En général, dans le moment ou j’ai des sources mieux, j’ignore les versions mals. Ça veut dire que je fais une décision. Mais si ce n’est pas un cas clair comme par exemple entre la traduction allemande de Porete de Louise Gnädinger (bonne traduction) et la traduction allemande de Bruno Kern (une catastrophe), on doit bien réfléchir. Malheuresement, je ne peux pas le vérifier moi-même car je ne sais pas parler le néerlandais dans ce cas. Je vais devoir faire la comparaison avec la traduction allemande qui me semble bien recherché même si je peux lire la version 2008 aussi.
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::Je trouve qu’une meilleure version est meilleure, n’importe pas combien des personnes conaissent une autre version, et alors on peut mettre une version à [[Etty Hillesum]].
::<br>
::Merci pour le tip - je l’ai vérifié avec mon éditeur de texte qui met l’accent sur les textes identiques.
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::C’est bon que tu est focussé sur un autre sujet car c’est toujours le cas que j’ai seulement une petite pause maintenant comme on le voit aussi dans mon ton de mes mots. Ça veut dire que je vais freiner et retourner prochain mardi soir je pense.
::<br>
::P.S.: J’ai corrigé le titre. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 29 mai 2026 à 23:45 (CEST)
:::{{ping|TLD35}}. Oui, oui, moi aussi, quand je peux comparer à la source (en vo, première édition, œuvres complètes, variantes vo aussi parfois), je fais aussi un choix au final, une sélection de la meilleure. Mais c’est souvent progressivement, en fonction de mes accés sur le moment, comme ici par ex. Je n’avais que Une vie bouleversée quand j’ai commencé y’a qlq années… Typiquement aussi là avec Borges j’en ai qlq unes qui me chiffonnent un peu, dont [[Jorge Luis Borges#Autres inquisitions]] « El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río ». Cf pdd. Abondamment citée en fr dans deux versions : « je suis le fleuve/le temps. » Bref. Mais je peux oser dire que ça me chiffonne et me lancer dans ce travail de recherche, de comparaison, d’identification de la meilleure version, que parce que je maîtrise un minimum l'espagnole et que je peux donc sans trop de difficultés lire directement et intégralement une vo/des vo sans passer par un traducteur. Perso, d’ailleurs, plus j’avance ici sur certaines pages et plus je lis vite en es/it/en. Le parler c’est autre chose ^^, je parle à la française ^^. Mais là, comme toi, je suis dans l’incapacité totale de remonter à la source et consulter en vo. Et dans ce cas oui, tres bien de passer par une autre langue maîtrisée ! Je le fais assez souvent, c’est tres instructif ! Ici, si on pouvait aussi acceder à la version billingue en anglais, ça serait tip top !
:::A bientot ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 30 mai 2026 à 00:12 (CEST)
La lettre à Christine van Nooten n’est pas sa dernière lettre. Elle a jeté une autre lettre (probablement aux habitants de la maison de Gabriël Metsustraat) près de Nieuweschans dans laquelle elle a écrit « Nous avons quitté ce camp en chantant, les wagons de marchandises sont pratiques [in Ordnung] » (cité dans la lettre de Maria Tuinzing à Christine van Nooten, (de) p. 856).
<code>Note p. 1061, formulation exacte non identifiée, peut-etre Psaume 18,3 Bible des États.</code> →→→ (de) p. 958 a l'annotation : « La comparaison entre Dieu et une forteresse inébranlable revient à plusieurs reprises dans les Psaumes, notamment au verset 3 du Psaume 18 ou à plusieurs reprises dans le Psaume 46, dont s'inspire d'ailleurs le cantique de Luther « Eine feste Burg ist unser Gott » (Notre Dieu est une forteresse inébranlable). »
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Catégorie:Sportive américaine
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