Wikiquote frwikiquote https://fr.wikiquote.org/wiki/Wikiquote:Accueil MediaWiki 1.47.0-wmf.4 first-letter Média Spécial Discussion Utilisateur Discussion utilisateur Wikiquote Discussion Wikiquote Fichier Discussion fichier MediaWiki Discussion MediaWiki Modèle Discussion modèle Aide Discussion aide Catégorie Discussion catégorie Portail Discussion Portail Projet Discussion Projet Référence Discussion Référence Transwiki Discussion Transwiki TimedText TimedText talk Module Discussion module Event Event talk Sujet Jorge Luis Borges 0 6621 460066 460064 2026-05-31T12:01:55Z Malik2Mars 27293 /* ''L’Or des tigres'' */ complete Ref name amour pour anthologie. 460066 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} {{Citation||original=|langue=en|précisions={{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg/page/|}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] d5sb63tkwcy52u5bn0loh4ea6kkzwsk 460067 460066 2026-05-31T12:32:15Z Malik2Mars 27293 /* ''L’Or des tigres'' */ Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers. 460067 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 269 }} {{Citation||original=|langue=en}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] mwlyvwbabg82tbjnzp6q4sixwom6u6n 460068 460067 2026-05-31T12:39:52Z Malik2Mars 27293 /* ''L’Or des tigres'' */ +La Rose profonde 460068 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 269 }} {{Citation||original=|langue=en}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] 7epqpkm2rqpm4z8jcihpwe8eanbrimr 460069 460068 2026-05-31T12:41:20Z Malik2Mars 27293 /* ''La Rose profonde'' */ nav La rosa profunda 460069 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 269 }} {{Citation||original=|langue=en}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] nphm34wbmst36onvvj47hq5eypnilmt 460070 460069 2026-05-31T12:58:07Z Malik2Mars 27293 /* ''La Rose profonde'' */ +Un aveugle 460070 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 269 }} {{Citation||original=|langue=en}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation||original=|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] gzlw7upwg57v65hzipi13at45n82mpk 460071 460070 2026-05-31T13:15:06Z Malik2Mars 27293 /* ''L’Or des tigres'' */ precise Con el verso debo labrar mi insípido universo. 460071 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo. </poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est initialement inséré dans ''[[#Une rose profonde|Une Rose profonde]]'' (1975)}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation||original=|langue=en}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation||original=|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] fq09eza3kz52gzyg47m68b99bsyjru4 460072 460071 2026-05-31T13:41:55Z Malik2Mars 27293 /* ''L’Or des tigres'' */ reformule precision El Ciego. Completas 1974 (accès impr. 1984), puis Rose profonde. Ajuste note OCIII pour vo (et là Rose profonde). Allez : encore 2 cita, puis conf poésie avant d’avancer un peu Russell puis pause ici. J’y suis presque ! 460072 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#Une rose profonde|Une Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation||original=|langue=en}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation||original=|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] t240z7mqw2zimr4z7098yc6thn5xzvf 460073 460072 2026-05-31T13:45:09Z Malik2Mars 27293 /* ''L’Or des tigres'' */ 460073 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem></poem>|original=<poem></poem>|langue=en}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation||original=|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] 1qr24j8hejbb4tvi6k547h9crxip4dw 460074 460073 2026-05-31T13:51:00Z Malik2Mars 27293 /* ''L’Or des tigres'' */ « Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon temps. » (À la relct du poème, Borges : bof). Compilé et cité par Silvia Baron Supervielle Dzns l’anthologie poèmes d’amour. 460074 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem></poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation||original=|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] 18g5ls7a06dimnv3r7apq0uemnq34un 460075 460074 2026-05-31T14:02:07Z Malik2Mars 27293 /* Italo Calvino */ +Silvia Baron Supervielle (rappel : [[spécial:Pages liées/Silvia Baron Supervielle]] 460075 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem></poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation||original=|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] f8la4l21hi2u35rk50p1e14n09zoo0o 460080 460075 2026-05-31T14:29:02Z Malik2Mars 27293 /* ''L’Or des tigres'' */ precise Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo. 460080 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation||original=|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] nyrkpd5c3hemhfs0weppdwwovq5jka4 460084 460080 2026-05-31T14:45:15Z Malik2Mars 27293 /* ''La Rose profonde'' */ Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara 460084 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] ebxijfi2t9w7y4kstuqj6bau1qcmgtf 460094 460084 2026-05-31T15:35:08Z Malik2Mars 27293 /* ''L’art de la poésie'' */ This craft of verse (grr l’accès de Gruyter, ok sur Perlego) 460094 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :''This craft of verse'' ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] l7u3lpan289knsekrvsfw3f672dn5kj 460096 460094 2026-05-31T15:47:27Z Malik2Mars 27293 /* ''L’art de la poésie'' */ code Ref 460096 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :''This craft of verse'' {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] apy03vxs3rfbke9c4tryu4pqaype2gc 460099 460096 2026-05-31T15:51:33Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ code Ref (pour ajout 1, rappel : Pages liées en révision) 460099 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :''This craft of verse'' {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] etf2c0hm2zogz97g3p1y3ke4jvmcnpd 460101 460099 2026-05-31T15:58:39Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ John Henry Fuseli - The Nightmare.JPG 460101 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :''This craft of verse'' {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== [[Image:John Henry Fuseli - The Nightmare.JPG|vignette]] {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] 5kyjsmyhoklx7fsopt1p3jxxuoprmlj 460103 460101 2026-05-31T16:00:26Z Malik2Mars 27293 /* ''L’art de la poésie'' */ wikif vo "en" 460103 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== [[Image:John Henry Fuseli - The Nightmare.JPG|vignette]] {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] kssj2tnbl7v56jek910h2vaa2m4jlju 460104 460103 2026-05-31T16:06:37Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ transfert/complete code vo Siete noches + precise Completas t. 3 460104 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=}}. [[Image:John Henry Fuseli - The Nightmare.JPG|vignette]] {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] oxh0vghmnwr7rpzm5ki4lxbo3w3wbbf 460106 460104 2026-05-31T16:18:55Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ réctif/wikif Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main) 460106 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=}}. [[Image:Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main)|vignette|''{{w|Le Cauchemar (Füssli, Détroit)|Le Cauchemar}}'']] {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] aovzoyfnyurl3koij5we76urpugiq0r 460107 460106 2026-05-31T16:22:51Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ bloc No está mal; me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento 460107 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=}}. {{Citation bilingue bloc|No está mal; me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento|lang=es}} [[Image:Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main).jpg|vignette|''{{w|Le Cauchemar (Füssli, Détroit)|Le Cauchemar}}'']] {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] rlwo9xherfj3u2w6pcodbw5dlb2bymx 460110 460107 2026-05-31T16:31:12Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ trop d’onglets ouverts, méli-mélotage de pinceaux ^^ ! 460110 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=}}. {{Citation bilingue bloc|No está mal; me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento|lang=es}} [[Image:The Nightmare (1790-1791) - Johann Heinrich Füssli.jpg|vignette|''{{w|Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main)|Le Cauchemar}}'']] {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] b13otb56w8ep7qrbms3dakurm80486r 460111 460110 2026-05-31T16:33:47Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ wikif bloc ce live est mon testament 460111 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg|id=Siete}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=}}. {{Citation bilingue bloc|Me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento{{note|.}}|lang=es|Il me semble que sur des thèmes qui m’ont tellement obsédé, ce livre est mon testament{{note|.}}.}} [[Image:The Nightmare (1790-1791) - Johann Heinrich Füssli.jpg|vignette|''{{w|Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main)|Le Cauchemar}}'']] {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] cdsa5uklq3z8lrokvt2ccr8dz7bzf06 460112 460111 2026-05-31T16:44:55Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ wikif 460112 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg|id=Siete}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=}}. {{Citation bilingue bloc|Me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento{{note|Déclaration de Borges rapportée par Roy Bartholomew dans épilogue, {{Harvsp|Siete|texte=''Siete noches''|p=169}}.}}.|lang=es|Il me semble que sur des thèmes qui m’ont tellement obsédé, ce livre est mon testament{{note|Traduction dans ''Œuvres complètes'', II, p. 1386}}}} [[Image:The Nightmare (1790-1791) - Johann Heinrich Füssli.jpg|vignette|''{{w|Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main)|Le Cauchemar}}'']] {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] hmz8fh3ga7a9rhj8ghcu0d8kj5jxh0f 460113 460112 2026-05-31T16:52:32Z Malik2Mars 27293 /* Conférences et discours */ Emerson, Livre, résurrection du verbe. (nB:ici, forcément, thematiques des différentes conf, => qlq memes idées reformulées =>=> qlq « doublons » mais non. 460113 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|[…] la vie, j'en suis convaincu, est faite de [[poésie]]. La poésie n'est pas étrangère à la vie – la poésie […] nous attend au coin de la rue. Elle peut nous sauter dessus n'importe quand. […] les [[livre]]s ne sont qu'occasions de poésie. [[Emerson]], je crois, a écrit quelque part qu'une bibliothèque est une sorte de caverne magique remplie de [[mort]]s. Ces morts peuvent renaître, peuvent revenir à la vie quand vous ouvrez leurs livres. […] Qu'est-ce qu'un livre en lui-même ? C'est un objet physique dans un monde d'objets physiques. C'est une série de symboles sans vie. Si le bon [[lecteur]] se présente, les [[mot]]s – ou plutôt la poésie qui est derrière les mots, car les mots eux-mêmes ne sont que des symboles – reprennent vie et nous assistons à une résurrection du verbe.}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg|id=Siete}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=}}. {{Citation bilingue bloc|Me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento{{note|Déclaration de Borges rapportée par Roy Bartholomew dans épilogue, {{Harvsp|Siete|texte=''Siete noches''|p=169}}.}}.|lang=es|Il me semble que sur des thèmes qui m’ont tellement obsédé, ce livre est mon testament{{note|Traduction dans ''Œuvres complètes'', II, p. 1386}}}} [[Image:The Nightmare (1790-1791) - Johann Heinrich Füssli.jpg|vignette|''{{w|Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main)|Le Cauchemar}}'']] {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] mz85nqqg3ahxw2uquuyyt3o6x2es8vp 460114 460113 2026-05-31T17:07:10Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ Emerson bibliothèque (belote rebelote, avec un capo contré sûr-contré ça va coûter cher à l’arrivé^^), +livre et sa cita préférée : Héraclite et son fleuve 460114 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences''. ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|[…] la vie, j'en suis convaincu, est faite de [[poésie]]. La poésie n'est pas étrangère à la vie – la poésie […] nous attend au coin de la rue. Elle peut nous sauter dessus n'importe quand. […] les [[livre]]s ne sont qu'occasions de poésie. [[Emerson]], je crois, a écrit quelque part qu'une bibliothèque est une sorte de caverne magique remplie de [[mort]]s. Ces morts peuvent renaître, peuvent revenir à la vie quand vous ouvrez leurs livres. […] Qu'est-ce qu'un livre en lui-même ? C'est un objet physique dans un monde d'objets physiques. C'est une série de symboles sans vie. Si le bon [[lecteur]] se présente, les [[mot]]s – ou plutôt la poésie qui est derrière les mots, car les mots eux-mêmes ne sont que des symboles – reprennent vie et nous assistons à une résurrection du verbe.}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | éditeur = André Zavriew | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = | page = }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg|id=Siete}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=}}. {{Citation bilingue bloc|Me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento{{note|Déclaration de Borges rapportée par Roy Bartholomew dans épilogue, {{Harvsp|Siete|texte=''Siete noches''|p=169}}.}}.|lang=es|Il me semble que sur des thèmes qui m’ont tellement obsédé, ce livre est mon testament{{note|Traduction dans ''Œuvres complètes'', II, p. 1386}}}} [[Image:The Nightmare (1790-1791) - Johann Heinrich Füssli.jpg|vignette|''{{w|Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main)|Le Cauchemar}}'']] {{Citation|[[Emerson]] a dit qu'une [[bibliothèque]] est un cabinet magique dans lequel sont enfermés de nombreux esprits enchantés. Ils se réveillent quand on les appelle; tant qu'on n'ouvre pas un [[livre]], ce livre est, littéralement, géométriquement, un bloc, une chose parmi les choses. Quand on l'ouvre, quand le livre trouve son [[lecteur]], le fait esthétique se produit. Et pour le lecteur lui-même, convient-il d'ajouter, un même livre change puisque nous changeons, puisque nous sommes – pour reprendre ma [[citation]] préférée – le fleuve d'[[Héraclite]], puisque selon ce dernier l'homme d'hier n'est pas l'homme d'aujourd'hui et celui d'aujourd'hui ne sera pas l'homme de demain. Nous changeons sans cesse et l'on peut dire que chaque lecture d'un livre, chaque relecture, chaque souvenir de cette relecture, renouvelle le texte. Le texte est lui aussi le fleuve changeant d'Héraclite.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] scq3v6i7157ljna3pjq7m3cwkntm8g0 460115 460114 2026-05-31T17:17:19Z Malik2Mars 27293 /* Conférences et discours */ 460115 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences'' (1985). ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|[…] la vie, j'en suis convaincu, est faite de [[poésie]]. La poésie n'est pas étrangère à la vie – la poésie […] nous attend au coin de la rue. Elle peut nous sauter dessus n'importe quand. […] les [[livre]]s ne sont qu'occasions de poésie. [[Ralph Waldo Emerson|Emerson]], je crois, a écrit quelque part qu'une bibliothèque est une sorte de caverne magique remplie de [[mort]]s. Ces morts peuvent renaître, peuvent revenir à la vie quand vous ouvrez leurs livres. […] Qu'est-ce qu'un livre en lui-même ? C'est un objet physique dans un monde d'objets physiques. C'est une série de symboles sans vie. Si le bon [[lecteur]] se présente, les [[mot]]s – ou plutôt la poésie qui est derrière les mots, car les mots eux-mêmes ne sont que des symboles – reprennent vie et nous assistons à une résurrection du verbe.}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | traducteur = André Zavriew | éditeur = Gallimard | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = L’énigme de la poésie | page = 9 }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg|id=Siete}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|passage=207-286}}. [[Image:The Nightmare (1790-1791) - Johann Heinrich Füssli.jpg|vignette|''{{w|Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main)|Le Cauchemar}}'']] {{Citation bilingue bloc|Me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento{{note|Déclaration de Borges rapportée par Roy Bartholomew dans épilogue, {{Harvsp|Siete|texte=''Siete noches''|p=169}}.}}.|lang=es|Il me semble que sur des thèmes qui m’ont tellement obsédé, ce livre est mon testament{{note|Traduction dans ''Œuvres complètes'', II, p. 1386}}}} {{Citation|[[Ralph Waldo Emerson|Emerson]] a dit qu'une [[bibliothèque]] est un cabinet magique dans lequel sont enfermés de nombreux esprits enchantés. Ils se réveillent quand on les appelle; tant qu'on n'ouvre pas un [[livre]], ce livre est, littéralement, géométriquement, un bloc, une chose parmi les choses. Quand on l'ouvre, quand le livre trouve son [[lecteur]], le fait esthétique se produit. Et pour le lecteur lui-même, convient-il d'ajouter, un même livre change puisque nous changeons, puisque nous sommes – pour reprendre ma [[citation]] préférée – le fleuve d'[[Héraclite]], puisque selon ce dernier l'homme d'hier n'est pas l'homme d'aujourd'hui et celui d'aujourd'hui ne sera pas l'homme de demain. Nous changeons sans cesse et l'on peut dire que chaque lecture d'un livre, chaque relecture, chaque souvenir de cette relecture, renouvelle le texte. Le texte est lui aussi le fleuve changeant d'Héraclite.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== :{{ouvrage|titre=Borges Oral|édition=Emecé Editores|année=1979|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg}}. === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] c8lz2csoz6qqqycvq9jebv9bqlxq2qa 460116 460115 2026-05-31T17:32:41Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ . ptite pause et reprise petit à petit avant de refaire un focus d'ici 2/3 sem. (Pour Emerson (l'idée, non la formulation), c'est facile, cf Wikisource "en"/"fr" et les listes wp, faudra en profiter pour poursuivre avec James ;) 460116 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences'' (1985). ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|[…] la vie, j'en suis convaincu, est faite de [[poésie]]. La poésie n'est pas étrangère à la vie – la poésie […] nous attend au coin de la rue. Elle peut nous sauter dessus n'importe quand. […] les [[livre]]s ne sont qu'occasions de poésie. [[Ralph Waldo Emerson|Emerson]], je crois, a écrit quelque part qu'une bibliothèque est une sorte de caverne magique remplie de [[mort]]s. Ces morts peuvent renaître, peuvent revenir à la vie quand vous ouvrez leurs livres. […] Qu'est-ce qu'un livre en lui-même ? C'est un objet physique dans un monde d'objets physiques. C'est une série de symboles sans vie. Si le bon [[lecteur]] se présente, les [[mot]]s – ou plutôt la poésie qui est derrière les mots, car les mots eux-mêmes ne sont que des symboles – reprennent vie et nous assistons à une résurrection du verbe.}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | traducteur = André Zavriew | éditeur = Gallimard | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = L’énigme de la poésie | page = 9 }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg|id=Siete}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|passage=207-286}}. [[Image:The Nightmare (1790-1791) - Johann Heinrich Füssli.jpg|vignette|''{{w|Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main)|Le Cauchemar}}'']] {{Citation bilingue bloc|Me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento{{note|Déclaration de Borges rapportée par Roy Bartholomew dans épilogue, {{Harvsp|Siete|texte=''Siete noches''|p=169}}.}}.|lang=es|Il me semble que sur des thèmes qui m’ont tellement obsédé, ce livre est mon testament{{note|Traduction dans ''Œuvres complètes'', II, p. 1386}}.}} {{Citation|[[Ralph Waldo Emerson|Emerson]] a dit qu'une [[bibliothèque]] est un cabinet magique dans lequel sont enfermés de nombreux esprits enchantés. Ils se réveillent quand on les appelle; tant qu'on n'ouvre pas un [[livre]], ce livre est, littéralement, géométriquement, un bloc, une chose parmi les choses. Quand on l'ouvre, quand le livre trouve son [[lecteur]], le fait esthétique se produit. Et pour le lecteur lui-même, convient-il d'ajouter, un même livre change puisque nous changeons, puisque nous sommes – pour reprendre ma [[citation]] préférée – le fleuve d'[[Héraclite]], puisque selon ce dernier l'homme d'hier n'est pas l'homme d'aujourd'hui et celui d'aujourd'hui ne sera pas l'homme de demain. Nous changeons sans cesse et l'on peut dire que chaque lecture d'un livre, chaque relecture, chaque souvenir de cette relecture, renouvelle le texte. Le texte est lui aussi le fleuve changeant d'Héraclite.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== :{{ouvrage|titre=Borges Oral|édition=Emecé Editores|année=1979|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg}}. === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] gvq8tgzd3t2r3dbszrwspukydlb16sm 460117 460116 2026-05-31T17:39:00Z Malik2Mars 27293 /* ''Sept nuits'' */ 460117 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]] '''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979. == Citations == [[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]] ===''Fictions'', 1944 === {{Loupe|Fictions}} {{Citation |citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges. }} {{Réf Nouvelle |titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}} |auteur= Jorge Luis Borges |traducteur= Paul Verdevoye |année d'origine= 1944 |recueil=Fictions |éditeur= Gallimard |collection= Folio |année= 1994 |page= 29-30 |ISBN= 2-07-036614-6 }} {{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1940 |page=480 |chapitre=''Les ruines circulaires''}} {{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |titre=Œuvres complètes |tome=I |année=1993 |isbn=2-07-011261-6 |titre de la contribution=Fictions |traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès |année de la contribution=1941 |page=491 |chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}} {{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}} {{Réf Livre |titre=Fictions |chapitre=''La forme de l'épée'' (1942) |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra |éditeur=Gallimard |année=1957 |collection=Folio n°614 |page=141}} === ''L'Aleph'' === {{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}} {{citation| À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=23 }} {{citation| « ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br /> Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br /> Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br /> « ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' » }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=27, 28 }} {{citation| Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=30, 31 }} {{citation| La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels. }} {{Réf Livre |titre=L'Aleph |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=L'imaginaire |chapitre=L'immortel |année=1995 |année d'origine=1949 |ISBN=2-07-029666-0 |page=32 }} {{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 621 }} [[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]] {{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini. (« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]] | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 623 }} {{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 636 }} {{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 638 }} {{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 641 }} {{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes | partie =L’Aleph | traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès) | page = 644 }} === ''Autres inquisitions'' === {{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}} :Première traduction française sous le titre d’''Enquêtes''. {{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs{{note|« Kafka y sus precursores », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=88-90}}.}} | année de la contribution =1952<!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952--> | traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès | partie = Autres inquisitions | page = 753 }} {{Citation| « Qu'est-ce qu'une intelligence infinie ? […] Il n'est pas de théologien qui n'en donne une définition; je préfère en donner un exemple. Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a (peut-être) sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Le Miroir des énigmes{{note|« El espejo de los enigmas », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=98-100}}.}} | année de la contribution = 1940<!-- publié en mars, dans Sur, 66 --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 764 }} {{Citation|[…] la [[réalité]] est toujours anachronique.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Deux livres{{note|« Dos libros », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=101-104}}.}} | année de la contribution = 1941<!-- publié dans La Nación du 12 octobre --> | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 768 }} [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=149}}. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps (B){{note|« {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} », {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=135-149}}.}} | année de la contribution = 1947 | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} === ''L'Auteur'' === {{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} === ''Éloge de l’ombre'' === {{voir autre projet|langue=es|Elogio de la sombra (poesía)|''Elogio de la sombra''}} [[Image:Devprayag, Birth of holy Ganga river.jpg|vignette]] {{Citation|<poem>Quelle est cette trame du sera, de l'est et du fut ? Quel est ce [[fleuve]] par quoi coule le {{lien|trad=Ganga|fr=Gange}} ? Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ? […] Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve. Je suis fait d'une matière méprisable, le [[temps]] mystérieux. Peut-être la source est-elle en moi. Peut-être est-ce de mon ombre que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.</poem> |original=<poem>¿Qué trama es ésta del será, del es y del fue? ¿Qué río es éste por el cual corre el Ganges? ¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible? […] El río me arrebata y soy ese río. De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo Acaso el manantial está en mí. Acaso de mi sombra surgen, fatales e ilusorios, los días{{sfn|Obras Completas|loc=t. 2|p=357}}.</poem>|langue=es|précisions=« Heraclito », dans {{ouvrage/Test|titre=Elogio de la sombra|édition=Emecé Editores|collection=|numéro d'édition=3|année=1969|passage=19|url=https://archive.org/details/bwb_W7-COW-597/page/19}}.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Héraclite | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1968 <!-- publié dans La Nación du 21 juillet --> | page = 156-157 }} === ''Essai d'autobiographie'' === {{Pour info|Publié dans {{article|lang=en|titre=Autobiographical Notes|périodique=New Yorker|date=12 septembre 1970|url=https://www.newyorker.com/magazine/1970/09/19/jorge-luis-borges-profile-autobiographical-notes}}, puis sous le titre ''An Autobiographical Essay''.}} [[Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - Homer and his Guide (1874).jpg|vignette|''{{w|Homère et son guide}}'']] {{Citation|[…] la [[cécité]] m'amena à pratiquer de nouveau l'art du poème. Comme je ne pouvais faire de brouillons, j'étais obligé de me rabattre sur ma mémoire. Il est évidemment plus facile de se rappeler des vers que de la prose et de se rappeler la formulation des vers réguliers plutôt que celle des vers libres. Le vers régulier est pour ainsi dire transportable. On peut descendre la rue, circuler en métro, tout en composant et en polissant un sonnet, car la rime et le mètre ont des vertus mnémotechniques.}} {{Réf Livre | titre = Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection =Folio | année = 1987 | ISBN =978-2-07-037794-7 | titre de la contribution =Essai d'autobiographie | traducteur de la contribution = Michel Seymour Tripier | section =Maturité | page = 325 }} === ''L’Or des tigres'' === {{voir autre projet|langue=es|El oro de los tigres|''El oro de los tigres''}} :{{ouvrage|titre= El oro de los tigres|édition=Emeccé|année=1972|url=https://archive.org/details/elorodelostigres0000borg}}. {{Citation|<poem>Un trottoir défoncé. La chute guette À chacun de mes pas. Je suis le lent Prisonnier d'un univers somnolent Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent. La nuit. Personne. Je n'ai que le vers Pour me forger l'insipide univers.</poem>|original= <poem>El desnivel acecha. Cada paso puede ser la caída. Soy el lento prisionero de un tiempo soñoliento que no marca su aurora ni su ocaso. Es de noche. No hay otros. Con el verso debo labrar mi insípido universo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=476}} et {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=102}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’Aveugle{{note| « El Ciego » est inséré dans ''L’Or des tigres'' dans la première édition de ''Obras Completas 1923-1872'' (1974), p. 1098 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/borges-jorge-luis-obras-completas_202401/page/1098}} (impr. 1984), puis dans le receuil ''[[#La Rose profonde|La Rose profonde]]'' (1975).}}. | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1974 <!-- La Nación, 24 mars 1974 --> | page = 269 }} {{Citation|<poem>Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon [[temps]].</poem>|original=<poem> Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 2|p=485}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =L’homme menacé{{note|name=Amour|« El amenazado ». Compilé dans l’anthologie {{ouvrage/Test|langue=es/fr|titre=Poèmes d’amour|champ libre= avant-propos de {{w|María Kodama}} ; édité, préfacé et traduit par [[Silvia Baron Supervielle]]|édition=Gallimard|année=2014|isbn=978-2-07-014509-6}}.}} | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1972 | page = 274 }} === ''La Rose profonde'' === {{voir autre projet|lang=es|La rosa profunda|''La rosa profunda''}} {{Citation|<poem>Je ne sais pas quelle figure me regarde Quand je regarde la figure du miroir ; Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde. Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ? […] Et mon visage, là… Si je pouvais le voir, Je saurais qui je suis en cet étrange soir.</poem> |original=<poem>No sé cuál es la cara que me mira cuando miro la cara del espejo; no sé qué anciano acecha en su reflejo con silenciosa y ya cansada ira. Lento en mi sombra, con la mano exploro mis invisibles rasgos. Un destello me alcanza. He vislumbrado tu cabello que es de ceniza o es aún de oro. […] Pienso que si pudiera ver mi cara sabría quién soy en esta tarde rara{{note|{{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=103}}.}}.</poem>|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Un aveugle | traducteur de la contribution = Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès | année de la contribution = 1975 | page = 568-569 }} === ''Le Livre de sable'' === {{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}} {{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] |année de la contribution=1974 |partie=''Le Livre de sable'' |page=535}} === ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' === {{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}} :Première traduction française sous le titre ''Livre de préfaces'', suivi de ''[[Jorge Luis Borges#Essai d'autobiographie|Essai d'autobiographie]]''. {{Citation|Tout est brouillon en effet, l'idée de texte définitif ne relevant que de la religion ou de la fatigue.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution = [[Paul Valéry]], ''Le cimetière marin'' | année de la contribution = 1932 <!-- en fr, édition bilingue --> | page = 441 }} [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=<!-- Completas 4/Biblioteca personal, prólogos (« Ojalá seas el lector que este libro aguardaba. ») -->}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} === ''Neuf essais sur Dante'' === {{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}} {{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante --> | titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons | page=852 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2007 |mois=juillet |jour=28 }} {{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible.|original=Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible{{note|{{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|p=369}}. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré ''en marge de « Autres inquisitions »'' dans les ''Œuvres complètes'', I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.|langue=es}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie=Neuf essais sur Dante | traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès | année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 --> | titre de la contribution=La Rencontre en rêve | page=860 }} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}} === ''Atlas'' === {{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}} {{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Genève |page=886}} {{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}} {{Réf Livre |titre=Œuvres complètes |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |tome=II |année d'origine=2010 |année = 2016 |ISBN=978-2-07-012816-7 |titre de la contribution=Atlas |année de la contribution = 1984 | traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès |section=Les îles du tigre |page=902}} === Conférences et discours === :Premières traductions françaises de ''Sept nuits'' et ''Borges Oral'' sous le titre ''Conférences'' (1985). ==== ''L’art de la poésie'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=en|titre=This craft of verse|année première édition=2000|}}. {{Citation|[…] la vie, j'en suis convaincu, est faite de [[poésie]]. La poésie n'est pas étrangère à la vie – la poésie […] nous attend au coin de la rue. Elle peut nous sauter dessus n'importe quand. […] les [[livre]]s ne sont qu'occasions de poésie. [[Ralph Waldo Emerson|Emerson]], je crois, a écrit quelque part qu'une bibliothèque est une sorte de caverne magique remplie de [[mort]]s. Ces morts peuvent renaître, peuvent revenir à la vie quand vous ouvrez leurs livres. […] Qu'est-ce qu'un livre en lui-même ? C'est un objet physique dans un monde d'objets physiques. C'est une série de symboles sans vie. Si le bon [[lecteur]] se présente, les [[mot]]s – ou plutôt la poésie qui est derrière les mots, car les mots eux-mêmes ne sont que des symboles – reprennent vie et nous assistons à une résurrection du verbe.}} {{Réf Livre | titre = L'art de poésie | auteur = Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) | traducteur = André Zavriew | éditeur = Gallimard | année = 2002 | ISBN = 2-07-076107-X | titre de la contribution = L’énigme de la poésie | page = 9 }} ==== ''Sept nuits'' ==== :{{ouvrage/Test|langue=es|titre=Siete noches|édition= Fondo de Cultura Económica |année=1980|isbn= 968-16-0607-8|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg|id=Siete}}, repris dans {{harvsp|Obras Completas|loc=t. 3|passage=207-286}}. [[Image:The Nightmare (1790-1791) - Johann Heinrich Füssli.jpg|vignette|''{{w|Le Cauchemar (Füssli, Francfort-sur-le-Main)|Le Cauchemar}}'']] {{Citation bilingue bloc|Me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento{{note|Déclaration de Borges rapportée par Roy Bartholomew dans {{Harvsp|Siete|texte=''Siete noches''|loc=Épilogue|p=169}}.}}.|lang=es|Il me semble que sur des thèmes qui m’ont tellement obsédé, ce livre est mon testament{{note|Traduction dans ''Œuvres complètes'', II, 2016, p. 1386.}}.}} {{Citation|[[Ralph Waldo Emerson|Emerson]] a dit qu'une [[bibliothèque]] est un cabinet magique dans lequel sont enfermés de nombreux esprits enchantés. Ils se réveillent quand on les appelle; tant qu'on n'ouvre pas un [[livre]], ce livre est, littéralement, géométriquement, un bloc, une chose parmi les choses. Quand on l'ouvre, quand le livre trouve son [[lecteur]], le fait esthétique se produit. Et pour le lecteur lui-même, convient-il d'ajouter, un même livre change puisque nous changeons, puisque nous sommes – pour reprendre ma [[citation]] préférée – le fleuve d'[[Héraclite]], puisque selon ce dernier l'homme d'hier n'est pas l'homme d'aujourd'hui et celui d'aujourd'hui ne sera pas l'homme de demain. Nous changeons sans cesse et l'on peut dire que chaque lecture d'un livre, chaque relecture, chaque souvenir de cette relecture, renouvelle le texte. Le texte est lui aussi le fleuve changeant d'Héraclite.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} ==== ''Borges Oral'' ==== :{{ouvrage|titre=Borges Oral|édition=Emecé Editores|année=1979|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg}}. === Conversations et entretiens === {{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution =Carlos Peralta | traducteur de la contribution =J. R. Outin | titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}} | page = 411 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | auteur de la contribution =François-Marie Banier | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} ==== ''Dialogues'' ==== ===== ''Borges en dialogues'' ===== ===== ''Nouveaux dialogues'' ===== ===== ''Ultimes dialogues'' ===== [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]] {{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}} {{Réf Livre | titre = Ultimes dialogues | auteur = Osvaldo Ferrari | traducteur = Claude Couffon | éditeur = Zoé/de l'Aube | année = 1988 | ISBN =2-87678-013-5 | titre de la contribution =Sur Bertrand Russell | page = 16 }} ===== ''Retrouvailles'' ===== ==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ==== {{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}} {{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}} {{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}} {{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br /> SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}} {{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}} ==Autres== {{citation |citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit. |précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}} {{Réf Livre |auteur=Henry James |éditeur=Éditions du Panama |collection=La Bibliothèque de Babel |titre=Les Amis des amis |année=2006 |isbn=13978-2-7557-0127-2 |page=9}} {{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}} {{Réf Article |titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges |auteur= Ramón Chao (propos recueillis par) |publication=Le Monde diplomatique |date=août 2001 (1978) |page=24-25 |url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}} {{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}} {{Réf Livre |auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo |éditeur=Fondo de Cultura Económica |collection=Tierra Firme |titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo |année=1982 |isbn= 9681613511 |page=138}} {{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.| langue=es}} {{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201 |langue=es}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2016 |mois=novembre |jour=2 }} == Citations rapportées == [[Image:Gray book question.png|droite|frameless]] {{citation |citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages. }} {{Réf Livre |auteur=David Foenkinos |éditeur=Gallimard |collection=folio |titre=Le mystère Henri Pick |année=2017 |isbn=978-2-07-276203-1 |page=16}} {{clear}} == Citations sur == === Silvia Baron Supervielle === {{Loupe|Silvia Baron Supervielle}} === Italo Calvino === {{loupe|Italo Calvino}} [[Image:Nuvola apps edu mathematics blue-p.svg|droite]] {{Citation|[…] c'est un lieu commun de la critique que d'observer comment Borges, dans tous ses textes, dédouble ou démultiplie leur espace propre en évoquant d'autres [[livre]]s, tirés d'une [[bibliothèque]] imaginaire ou réelle, et en faisant état de lectures classiques, ou érudites, ou tout bonnement inventées. […] Avec Borges naît, en même temps qu'une [[littérature]] à la puissance deux, une littérature vouée au calcul de sa propre racine carrée : une « {{w|littérature potentielle}} », pour employer une expression dont on devait user plus tard en France, mais qui s'annonce déjà dans ''[[Fictions|Ficciones]]''}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Rapidité |page=87-88 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/87 }} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette|{{cita|il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo}}]] {{Citation|[Borges est] le plus grand narrateur intellectuel contemporain.}} <!-- note 1981 : à Rafael Pineda, Indice literario, 6 décembre 1962, repris dans Negro sobre blanco, 28, p. 5, mai 1963; mais déja/aussi dans « Risposte a 9 domande sul romanzo », Nuovi Argomenti, 1959, vo : « il più grande narratore « intellettuale » contemporaneo » (reprod dans : Perché leggere i classici; Saggi; Mondo scritto e mondo non scritto, p. 29)--> {{Réf Livre | titre = Jorge Luis Borges | auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par) | éditeur = L'Herne | collection = Cahiers de l'Herne | année = 1981 | année d'origine =1964 | ISBN =2-85197-041-0 | auteur de la contribution = Daniel Devoto. | titre de la contribution = Aleph et Alexis | page = 289 }} {{Citation|S'il me fallait dire qui, dans le récit en prose, a parfaitement réalisé cet idéal esthétique d'exactitude dans l'imagination et l'expression, en construisant des œuvres aussi rigoureusement géométriques que le cristal et aussi abstraites qu'un raisonnement déductif, je nommerais Jorge Luis Borges sans la moindre hésitation.}} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=187 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/187 }} {{Citation|Borges est un maître de l'[[écriture]] brève. Il réussit à condenser dans des textes qui ont toujours très peu de pages une richesse extraordinaire de suggestions poétiques et de pensée : faits narrés ou suggérés, ouvertures vertigineuses sur l'[[infini]], et idées, idées, idées. Comment cette densité se réalise-t-elle sans la moindre enflure, dans des tournures parmi les plus cristallines, sobres et aérées; comment le récit, synthétiquement et en raccourci, conduit-il à un langage fait entièrement de précision et de concret, dont l'inventivité se manifeste dans la variété des rythmes, des mouvements syntaxiques, des adjectifs toujours inattendus et surprenants, voilà le miracle stylistique, sans égal dans la langue espagnole, dont seul Borges a le secret.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Jorge Luis Borges | traducteur de la contribution = Jean-Paul Manganaro | page = 202 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/200 }} === Antoine Compagnon === {{loupe|Antoine Compagnon}} {{Citation|L'œuvre de Borges représente sans doute l'exploration la plus poussée du champ de la récriture, son exténuation. Car si l'[[écriture]] est toujours une récriture, de subtils mécanismes de régulation, variables selon les époques, œuvrent pour qu'elle ne soit pas simplement un recopiage, mais une [[traduction]], une [[citation]]. Ce sont ces mécanismes dont Borges organise le viol.}} {{Réf Livre |titre=La seconde main, ou le travail de la citation |auteur=Antoine Compagnon |éditeur=Seuil |année=1979 |ISBN=2020050587 |page=34 |url=https://archive.org/details/lasecondemainoul0000comp/page/34}} === Michel Lafon === {{Citation|Ce siècle est borgésien. On glose l'œuvre de Borges, bien sûr, comme on glose celle de [[Proust]], de [[Kafka]] ou de [[James Joyce|Joyce]]. Mais surtout, on la réécrit. Évidente, l'adaptation : tel texte est transformé en scénario de cinéma, tel autre en dialogue de théâtre, tel autre en livret d'opéra. Tribut somme toute logique payé à la gloire du polygraphe. Plus foisonnante encore et plus complexe, la [[citation]] : celle de l'œuvre, mais aussi celle de l'auteur. […] Exemple rare d'un écrivain à ce point confondu avec son œuvre qu'il suffit d'évoquer sa figure, d'écrire son nom ou de projeter son ombre pour qu'aussitôt surgissent les mirages fantastiques qui hantent ses livres.}} {{Réf Livre | titre = Borges ou la réécriture | auteur = Michel Lafon | éditeur = Seuil | année = 1990 | ISBN =978-2-02-012356-3 | chapitre =Introduction | page = 9 }} === Alberto Manguel === [[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]] {{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=62-63}} {{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}} {{Réf Livre |titre=Chez Borges |auteur=Alberto Manguel |traducteur=Christine Le Bœuf |éditeur=Actes Sud |année=2003 |ISBN=2-7427-4257-3 |page=74}} === Marguerite Yourcenar === {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} [[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]] {{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}} {{Réf Livre | titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987 | auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley) | éditeur =Gallimard | année = 2009 | ISBN =978-2-07-012694-1 | page = 75 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}} *{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}} **I : 1923-1949 **II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} **III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} **IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} {{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}} [[Catégorie:Naissance en 1899]] [[Catégorie:Décès en 1986]] [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Poète]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]] [[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]] [[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]] [[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] 4uqvcx70tl2uqeo7b1lvu837obqxl7k Serge Gainsbourg 0 12275 460133 407400 2026-06-01T04:19:47Z Nazwa1234 75567 /* Citations de Serge Gainsbourg */ 460133 wikitext text/x-wiki '''{{w|Serge Gainsbourg}}''', né Lucien Ginsburg le 2 avril 1928 à Paris et mort le 2 mars 1991 à Paris, est un auteur-compositeur-interprète et cinéaste français. [[Image:Serge Gainsbourg par Claude Truong-Ngoc 1981.jpg|thumb|upright=1.5|{{w|Serge Gainsbourg}}, 1981.]] == Citations de Serge Gainsbourg == {{citation|citation=L'idée du bonheur m'est étrangère, je ne la conçois pas donc je ne le cherche pas. }} {{Réf Livre|titre=Gainsbourg |auteur=Gilles Verlant |éditeur=Livre de Poche |année=2000 |page=902 }} {{citation|C'est illégal ce que je vais faire mais je vais le faire quand même... Il faut pas déconner, ça c'est pas pour les pauvres, c'est pour le nucléaire. |précisions=Sur le plateau du 11 mars 1984 à l'émission 7 sur 7, [[w:Serge_Gainsbourg|Serge Gainsbourg]] brûle un billet de 500 francs.}} {{Réf Émission|émission=7 sur 7 |auteur=[[w:Serge_Gainsbourg|Serge Gainsbourg]] |diffuseur=TF1 |date=1984}} {{citation|citation=Quand j’ai le delirium, je deviens très mince.}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=14 |ISBN=978-2-253-11941-8}} {{Choisie citation du jour|année=2013|mois=juillet|jour=3}} {{citation|Du champ’, du brut, des vamps, des putes.}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=13}} {{citation|Doit-on dire un noir ou un homme de couleur ? Tout ceci n'est pas clair. }} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=15}} {{citation|Toutes les femmes sont à prendre<br> -Enfin<br> -Y’en a qui peuvent attendre.}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=20 |ISBN=978-2-253-11941-8}} {{citation|Certains s'effacent devant leur destin. Moi je le mets aux arrêts de rigueur. À fond de cale.}} {{Réf Livre |titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=24}} {{citation|Disons que pour la femme, je suis un mâle nécessaire et pour moi, elle est un bien inutile. }} {{Réf Livre |titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=25}} {{citation|Depuis la mort de mon père et de ma mère, je préfère l'asphalte. La terre est mangeuse d'hommes. }} {{Réf Livre |titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=27}} {{citation|Amour hélas ne prend qu'un M. Faute de frappe c'est haine pour aime.}} {{Réf Livre |titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=30}} {{citation|C'est une défense de me mettre un masque. Moi je crois que j'ai mis un masque et que je le porte depuis vingt ans, je n'arrive plus à le retirer, il me colle à la peau. Devant, il y a toute la mascarade de la vie et derrière, il y a un nègre, c'est moi.}} {{Réf Livre |titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=36}} {{citation|Ce qui me gêne dans la jument, c'est la queue.}} {{Réf Livre |titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=40}} {{citation|citation=C'est normal d'être orphelin à cinquante-sept ans. Normal, mais inadmissible.}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=48}} {{citation|citation=D’un tableau de Francis Bacon<br> - Je suis sorti<br> - Faire l’amour avec un autre homme<br> - Qui me dit<br> - Kiss me Hardy}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes|auteur=Serge Gainsbourg|éditeur=Livre de Poche|année=2006|page=56|ISBN=978-2-253-11941-8}} {{citation|citation=N’remue pas s’il te plait<br> -Le couteau dans la play<br> -Plus de flash-back<br> -Ni de come-back<br> -Les larmes c’est en play-back complet.}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes|auteur=Serge Gainsbourg|éditeur=Livre de Poche|année=2006|page=57|ISBN=978-2-253-11941-8}} {{citation|La différence entre la beauté et la laideur, c'est que la laideur, elle, au moins, elle dure.}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes|auteur=Serge Gainsbourg|éditeur=Livre de Poche|année=2006|page=67}} {{citation|Rendre l’âme ? D’accord, mais à qui ? }} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes|auteur=Serge Gainsbourg|éditeur=Livre de Poche|année=2006|page=74}} {{citation|Moi je n’ai pas d’idée, j’ai des associations de mots, comme les surréalistes ; carence d’idée. Ça cache un vide absolu, je suis sous vide.}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=74 |ISBN=978-2-253-11941-8}} {{citation|Si j'étais Dieu, je serais peut-être le seul à ne pas croire en moi. }} {{Réf Livre |titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=78}} {{citation|citation=Je serai fusillé d’une balle rouillée et mourrai du tétanos.}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=99 |ISBN=978-2-253-11941-8}} {{citation|citation=<poem>Dieu est un fumeur de havanes C’est lui même qui m’a dit Qu’la fumée envoie au paradis Je le sais ma chérie.</poem>}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=136 |ISBN=978-2-253-11941-8}} {{citation|citation=Sur ma tombe je veux que l’on rédige cette épitaphe : « Ci-gît le renégat de l’absolu ». Dernière consigne : ne m’enterrez pas en grande pompe, mais à toute pompe !}} {{Réf Livre|titre=Pensées, provoc et autres volutes |auteur=Serge Gainsbourg |éditeur=Livre de Poche |année=2006 |page=141 |ISBN=978-2-253-11941-8}} {{citation|J'arrête de fumer toutes les 5 minutes.}} {{Réf Émission|émission=Et si on se disait tout |auteur=[[w:Serge_Gainsbourg|Serge Gainsbourg]] |diffuseur=TF1 |date=1989}} == Citations rapportées == {{citation|citation=Mais qui sans amour existe&nbsp;?}} {{Réf Article |titre=Saint-Valentin - Amour, toujours - Citations |auteur=Serge Gainsbourg |publication=Direct Soir |numéro=700 |date=Vendredi 12 février 2010 |page=9}} {{autres projets|w=Serge Gainsbourg|commons=Serge Gainsbourg}} {{DEFAULTSORT:Gainsbourg, Serge}} [[Catégorie:Chanteur ou chanteuse de nationalité française]] [[Catégorie:Auteur-compositeur-interprète français]] [[Catégorie:Naissance en 1928]] [[Catégorie:Décès en 1991]] [[Catégorie:Survivant français de la Shoah]] 1817mva0wpxym5vb7w4ne3xuvf7tvhy Thomas Jefferson 0 24118 460128 447104 2026-05-31T18:09:21Z Jorune 73815 /* Citations de Thomas Jefferson */ histoire de marquer le coup... 460128 wikitext text/x-wiki {{ébauche}} [[Fichier:Jefferson-peale.jpg|thumb|right|Portrait de Thomas Jefferson, 1797]] '''{{w|Thomas Jefferson}}''', né le 13 avril 1743 à Shadwell, une plantation de la famille Jefferson dans le Comté d'Albemarle, et mort le 4 juillet 1826 à Monticello, a été le troisième président des États-Unis, de 1801 à 1809. Cet homme d'État était également philosophe, agronome, inventeur, architecte, et il ne cachait pas ses sympathies francophiles. Jefferson était attaché aux Droits de l'homme, pour lesquels il lutta au sein de son État et du pays. Il faisait partie de l'élite des Lumières, et a connu les plus grands esprits de son temps. Rédacteur d'une partie de la Déclaration d'indépendance, il doubla la superficie des États-Unis par l'achat de la Louisiane. == Citations de Thomas Jefferson == {{citation | citation = Il n'est point de [[vérité]] que je redoute ou que je souhaiterais être ignorée du monde entier. | original = There is not a truth existing which I fear or would wish unknown to the whole world. | langue = en | précisions = Lettre à [[Henry Lee]] (15 mai 1826) }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2026 |mois=juillet |jour=4 |commentaire= 200{{e}} anniversaire de son décès et {{w|Jour de l'Indépendance (États-Unis)| 450{{e}} anniversaire de l'indépendance des États-Unis d'Amérique.}} }} {{citation|citation=Que nous faut-il pour faire de nous un peuple heureux et prospère ? Un gouvernement sage et frugal, qui retiendra les hommes de se porter tort l'un à l'autre, et pour le reste les laissera libres de régler leurs propres efforts d'industrie et de progrès, et n'enlèvera pas de la bouche du travailleur le pain qu'il a gagné. Voilà le résumé du bon gouvernement, et voilà ce qui est nécessaire pour boucler le cercle de nos félicités. » | original = With all these blessings, what more is necessary to make us a happy and prosperous people? Still one thing more, fellow-citizens,—A wise and frugal Government, which shall restrain men from injuring one another, shall leave them otherwise free to regulate their own pursuits of industry and improvement, and shall not take from the mouth of labor the bread it has earned. This is the sum of good government, and this is necessary to close the circle of our felicities. | langue = en | précisions = Premier discours inaugural, 4 mars 1801 }} {{citation|citation=Chez vous, chers citoyens, vous-mêmes savez au mieux si nous avons fait bien ou mal. La suppression d'agences non nécessaires, d'inutiles établissements et dépenses, nous a permis d'interrompre nos taxes internes. Celles-ci couvrant notre terre d'agents, et ouvrant nos portes à leurs intrusions, avaient déjà entamé ce processus de sanction intime qui, une fois lancé, peut rarement être empêché d'atteindre successivement chaque article de produit et de propriété. |original = At home, fellow citizens, you best know whether we have done well or ill. The suppression of unnecessary offices, of useless establishments and expenses, enabled us to discontinue our internal taxes. These covering our land with officers, and opening our doors to their intrusions, had already begun that process of domiciliary vexation which, once entered, is scarcely to be restrained from reaching successively every article of produce and property. | langue = en | précisions = Second discours inaugural, 4 mars 1805 }} {{autres projets|s=Auteur:Thomas Jefferson|w=Thomas Jefferson}} {{DEFAULTSORT:Jefferson, Thomas}} [[Catégorie:Philosophe américain]] [[Catégorie:Président des États-Unis]] [[Catégorie:Naissance en 1743]] [[Catégorie:Décès en 1826]] 93qtuoc8g081ycsnlw5ay67ni7wac7e 460129 460128 2026-05-31T18:09:34Z Jorune 73815 /* Citations de Thomas Jefferson */ 460129 wikitext text/x-wiki {{ébauche}} [[Fichier:Jefferson-peale.jpg|thumb|right|Portrait de Thomas Jefferson, 1797]] '''{{w|Thomas Jefferson}}''', né le 13 avril 1743 à Shadwell, une plantation de la famille Jefferson dans le Comté d'Albemarle, et mort le 4 juillet 1826 à Monticello, a été le troisième président des États-Unis, de 1801 à 1809. Cet homme d'État était également philosophe, agronome, inventeur, architecte, et il ne cachait pas ses sympathies francophiles. Jefferson était attaché aux Droits de l'homme, pour lesquels il lutta au sein de son État et du pays. Il faisait partie de l'élite des Lumières, et a connu les plus grands esprits de son temps. Rédacteur d'une partie de la Déclaration d'indépendance, il doubla la superficie des États-Unis par l'achat de la Louisiane. == Citations de Thomas Jefferson == {{citation | citation = Il n'est point de [[vérité]] que je redoute ou que je souhaiterais être ignorée du monde entier. | original = There is not a truth existing which I fear or would wish unknown to the whole world. | langue = en | précisions = Lettre à [[Henry Lee]] (15 mai 1826) }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2026 |mois=juillet |jour=4 |commentaire= 200{{e}} anniversaire de son décès et {{w|Jour de l'Indépendance (États-Unis)| 450{{e}} anniversaire de l'indépendance des États-Unis d'Amérique}} }} {{citation|citation=Que nous faut-il pour faire de nous un peuple heureux et prospère ? Un gouvernement sage et frugal, qui retiendra les hommes de se porter tort l'un à l'autre, et pour le reste les laissera libres de régler leurs propres efforts d'industrie et de progrès, et n'enlèvera pas de la bouche du travailleur le pain qu'il a gagné. Voilà le résumé du bon gouvernement, et voilà ce qui est nécessaire pour boucler le cercle de nos félicités. » | original = With all these blessings, what more is necessary to make us a happy and prosperous people? Still one thing more, fellow-citizens,—A wise and frugal Government, which shall restrain men from injuring one another, shall leave them otherwise free to regulate their own pursuits of industry and improvement, and shall not take from the mouth of labor the bread it has earned. This is the sum of good government, and this is necessary to close the circle of our felicities. | langue = en | précisions = Premier discours inaugural, 4 mars 1801 }} {{citation|citation=Chez vous, chers citoyens, vous-mêmes savez au mieux si nous avons fait bien ou mal. La suppression d'agences non nécessaires, d'inutiles établissements et dépenses, nous a permis d'interrompre nos taxes internes. Celles-ci couvrant notre terre d'agents, et ouvrant nos portes à leurs intrusions, avaient déjà entamé ce processus de sanction intime qui, une fois lancé, peut rarement être empêché d'atteindre successivement chaque article de produit et de propriété. |original = At home, fellow citizens, you best know whether we have done well or ill. The suppression of unnecessary offices, of useless establishments and expenses, enabled us to discontinue our internal taxes. These covering our land with officers, and opening our doors to their intrusions, had already begun that process of domiciliary vexation which, once entered, is scarcely to be restrained from reaching successively every article of produce and property. | langue = en | précisions = Second discours inaugural, 4 mars 1805 }} {{autres projets|s=Auteur:Thomas Jefferson|w=Thomas Jefferson}} {{DEFAULTSORT:Jefferson, Thomas}} [[Catégorie:Philosophe américain]] [[Catégorie:Président des États-Unis]] [[Catégorie:Naissance en 1743]] [[Catégorie:Décès en 1826]] 0662pux6gv13pigmo9vcz5zsgsbl4fp 460131 460129 2026-05-31T18:13:41Z Malik2Mars 27293 460131 wikitext text/x-wiki {{à sourcer}} {{ébauche}} [[Fichier:Jefferson-peale.jpg|thumb|right|Portrait de Thomas Jefferson, 1797]] '''{{w|Thomas Jefferson}}''', né le 13 avril 1743 à Shadwell, une plantation de la famille Jefferson dans le Comté d'Albemarle, et mort le 4 juillet 1826 à Monticello, a été le troisième président des États-Unis, de 1801 à 1809. Cet homme d'État était également philosophe, agronome, inventeur, architecte, et il ne cachait pas ses sympathies francophiles. Jefferson était attaché aux Droits de l'homme, pour lesquels il lutta au sein de son État et du pays. Il faisait partie de l'élite des Lumières, et a connu les plus grands esprits de son temps. Rédacteur d'une partie de la Déclaration d'indépendance, il doubla la superficie des États-Unis par l'achat de la Louisiane. == Citations de Thomas Jefferson == {{citation | citation = Il n'est point de [[vérité]] que je redoute ou que je souhaiterais être ignorée du monde entier. | original = There is not a truth existing which I fear or would wish unknown to the whole world. | langue = en | précisions = Lettre à [[Henry Lee]] (15 mai 1826) }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2026 |mois=juillet |jour=4 |commentaire= 200{{e}} anniversaire de son décès et {{w|Jour de l'Indépendance (États-Unis)| 450{{e}} anniversaire de l'indépendance des États-Unis d'Amérique}} }} {{citation|citation=Que nous faut-il pour faire de nous un peuple heureux et prospère ? Un gouvernement sage et frugal, qui retiendra les hommes de se porter tort l'un à l'autre, et pour le reste les laissera libres de régler leurs propres efforts d'industrie et de progrès, et n'enlèvera pas de la bouche du travailleur le pain qu'il a gagné. Voilà le résumé du bon gouvernement, et voilà ce qui est nécessaire pour boucler le cercle de nos félicités. » | original = With all these blessings, what more is necessary to make us a happy and prosperous people? Still one thing more, fellow-citizens,—A wise and frugal Government, which shall restrain men from injuring one another, shall leave them otherwise free to regulate their own pursuits of industry and improvement, and shall not take from the mouth of labor the bread it has earned. This is the sum of good government, and this is necessary to close the circle of our felicities. | langue = en | précisions = Premier discours inaugural, 4 mars 1801 }} {{citation|citation=Chez vous, chers citoyens, vous-mêmes savez au mieux si nous avons fait bien ou mal. La suppression d'agences non nécessaires, d'inutiles établissements et dépenses, nous a permis d'interrompre nos taxes internes. Celles-ci couvrant notre terre d'agents, et ouvrant nos portes à leurs intrusions, avaient déjà entamé ce processus de sanction intime qui, une fois lancé, peut rarement être empêché d'atteindre successivement chaque article de produit et de propriété. |original = At home, fellow citizens, you best know whether we have done well or ill. The suppression of unnecessary offices, of useless establishments and expenses, enabled us to discontinue our internal taxes. These covering our land with officers, and opening our doors to their intrusions, had already begun that process of domiciliary vexation which, once entered, is scarcely to be restrained from reaching successively every article of produce and property. | langue = en | précisions = Second discours inaugural, 4 mars 1805 }} {{autres projets|s=Auteur:Thomas Jefferson|w=Thomas Jefferson}} {{DEFAULTSORT:Jefferson, Thomas}} [[Catégorie:Philosophe américain]] [[Catégorie:Président des États-Unis]] [[Catégorie:Naissance en 1743]] [[Catégorie:Décès en 1826]] qtlfor3vzx32ibl57w0q39evorc77u0 Toni Morrison 0 26973 460155 451729 2026-06-01T09:48:17Z Malik2Mars 27293 /* ''Playing in the Dark'', 1992 */ nav 460155 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Toni Morrison 2008-2.jpg|vignette|Toni Morrison (2008).|alt=Une femme noire avec des dreadlocks grises, portant une blouse orange et parlant dans un micro posé devant elle.]] '''{{w|Toni Morrison}}''' (1931-2019) est une écrivaine, professeure de littérature et éditrice américaine, lauréate du prix Nobel de littérature en 1993. == Citations == {{Voir autre projet| Catégorie:Œuvre de Toni Morrison}} === ''Playing in the Dark'', 1992 === {{voir autre projet|Playing in the Dark|''Playing in the Dark''}} {{Citation|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.}} {{Réf Livre | titre = Playing in the Dark : blancheur et imagination littéraire | auteur = Toni Morrison | traducteur =Pierre Alien | éditeur = 10-18 | année = 1995 | année d'origine = 1992 | ISBN = 2-264-02073-3 | chapitre = Préface | page = 13 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2022 |mois=janvier |jour=14 |commentaire= }} === ''Jazz'', 1992 === {{Citation|citation=Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=15|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} {{Citation|citation=L'armistice avait huit ans l'hiver où Violette a dérangé les funérailles, et les anciens combattants de la Septième Avenue portent encore leurs capotes militaires, parce que rien de ce qu'ils peuvent se payer n'est aussi solide ou ne cache aussi bien ce dont ils s'étaient vantés en 1919. Huit ans plus tard, la veille des frasques de Violette, quand la neige arrive, elle reste là où elle tombe sur Lennox et aussi Park Avenue, et attend que les carrioles à chevaux la tassent en livrant du charbon aux chaudières qui refroidissent dans les caves. Dans ces gros immeubles de cinq étages et les étroites maisons en bois qui les séparent, les gens frappent aux portes pour savoir ce dont on a besoin ou qu'on peut donner.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18|année d'origine=1992|traducteur =Pierre Alien}} {{Citation|citation=Ça fait mal de respirer quand il fait aussi froid, mais malgré tous les problèmes d'être coincés par l'hiver dans la ville, ils le supportent parce que tout vaut d'être sur l'Avenue Lenox à l'abri des sales Blancs et des trucs qu'ils inventent ; là où les trottoirs, couverts de neige ou non, sont plus larges que les grandes rues des villes où ils sont nés et où des gens parfaitement ordinaires peuvent attendre à l'arrêt, monter dans le tramway, donner une pièce au conducteur et aller partout où ils veulent, même si on n'a pas envie d'aller si loin parce que tout ce qu'on veut est sur place : l'église, la boutique, la fête, les femmes, les hommes, la boîte à lettres (mais pas de lycée), le marchand de meubles, le vendeur de journaux ambulant, les bistrots clandestins (mais pas de banque), les instituts de beauté, les coiffeurs, les bars à juke-box, les voitures à glace, les chiffonniers, les salles de billard, les marchés couverts, les vendeurs de la loterie, et tous les clubs, organisations, syndicats, sociétés, fraternités, sororités ou associations imaginables. Les ornières de ces services, bien sûr, sont usées et des pistes sont lissées par les membres d'un groupe dans le territoire d'un autre où on croit qu'il y a quelque chose de curieux ou d'excitant. Un truc brillant, crépitant, effrayant. Là où on peut faire sauter le bouchon et porter la bouche glacée du verre à la sienne. Où on peut trouver le danger ou le devenir ; où on peut se battre jusqu'à tomber et sourire au couteau quand il vous rate ou non. Juste voir ça, c'est merveilleux. Et c'est tour aussi merveilleux de savoir que dans son propre immeuble il y a des listes faites par les épouses pour envoyer le mari au marché couvert, que des draps impossibles à étendre sous la neige sont tendus dans les cuisines comme les rideaux dans un sketch de patronage sur l'Abyssinie.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18-19|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} === ''Paradise'', 1997 === {{Voir autre projet|Paradis (Morrison)}} {{Citation|Ils tuent la jeune Blanche d’abord. Avec les autres, ils peuvent prendre leur temps.}} {{Réf Livre | titre = Paradis | auteur = Toni Morrison | traducteur = Jean Guilloineau | éditeur = 10-18 | année = 1999 | année d'origine=1997 | ISBN = 2-264-02551-4 | chapitre = Ruby | page = 11 }} === ''Home'', 2012 === {{Citation|Ils se sont dressés comme des hommes. On les a vus. Comme des hommes ils se sont mis debout.}} {{Réf Livre | titre = Home | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgeois | année = 2012 | ISBN = 978-2-267-02383-1 | chapitre = 1 | page = 11 }} === ''The Origin of Others'', 2017 === {{Voir autre projet|L'Origine des autres|''L'Origine des autres''|langue=fr}} {{Citation|La race a été un critère constant de différenciation, tout comme la richesse, la classe sociale et le genre, donc chacun est affaire de pouvoir et de nécessité de contrôle.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =16-17 }} {{Citation|Comment devient-on raciste, sexiste ? Puisque personne ne naît raciste et qu’il n’existe pas de prédisposition fœtale au sexisme, on apprend à fabriquer l’Autre non par des conférences ou par une instruction, mais par l’exemple.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =18 }} {{Citation|Les ressources dont nous disposons pour accéder en toute bienveillance les uns aux autres, pour franchir d’un bond le seul air bleu qui nous sépare, sont peu nombreuses, mais puissantes : le langage, l’image et l’expérience, qui peut inclure les deux premiers, l’un d’eux ou bien ni l’un ni l’autre.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Être ou devenir étranger | page =38 }} === ''The Source of Self-Regard'', 2019 === {{Citation|La vie et l’œuvre d’un écrivain ne sont pas un don fait à l’humanité : ils sont sa condition nécessaire.|précisions=}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre =Péril | page =10 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=novembre |jour=8 |commentaire= }} {{Citation|Nous mourons. C’est peut-être le sens de la vie. Mais nous ''faisons'' la langue. C’est peut-être la mesure de notre vie.|langue=en|original= We die. That may be the meaning of life. But we do language. That may be the measure of our lives.|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =168 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=octobre |jour=15 |commentaire= }} {{Citation|La passion ne suffit jamais; le savoir non plus. Mais essaye. Par égard pour nous et pour toi-même, oublie ton nom dans la rue, dis-nous ce que le monde était pour toi dans les endroits sombres et dans la lumière. Ne nous dis pas que croire, que craindre. Montre-nous l’ample jupe de la croyance et la couture qui défait la coiffe de la peur. Toi, veille femme, qui as la chance d’être aveugle, tu sais parler la langue qui nous dit ce que seule la langue peut dire : comment voir sans images. Seule la langue nous protège de la nature effroyable des choses sans nom. Seule la langue est méditation.|original= Passion is never enough; neither is skill. But try. For our sake and yours forget your name in the street; tell us what the world has been to you in the dark places and in the light. Don’t tell us what to believe, what to fear. Show us belief’s wide skirt and the stitch that unravels fear’s caul. You, old woman, blessed with blindness, can speak the language that tells us what only language can: how to see without pictures. Language alone protects us from the scariness of things with no names. Language alone is meditation.|langue=en|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =171 }} [[Image:James Baldwin 33 Allan Warren.jpg|vignette]] {{Citation|À présent, je découvre que, en ta compagnie, c’est moi-même que je connais. Voilà le don stupéfiant de ta vie et de ton amitié : c’est nous-mêmes que tu nous as donnés à méditer, à chérir.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de [[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]] | page =359 }} {{Citation|Tu m’as offert la langue dans laquelle résider : cadeau si parfait qu’il semble être ma propre invention. Je pense tes pensées, parlées ou écrites, depuis si longtemps que je les croyais miennes. Je vois le monde à travers ton regard depuis si longtemps que je croyais que cette vision limpide, si limpide, était ma propre vision. Même maintenant, même ici, j’ai besoin que tu me dises ce que j’éprouve et comment l’exprimer.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =360 }} {{Citation|« Notre couronne, as-tu dit, a déjà été achetée et payée. Tout ce que nous avons à faire, c’est la porter. » Et nous la portons, Jimmy. C’est toi qui nous as couronnés.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =364 }} {{Citation|L’encre invisible est ce qui réside sous, entre et hors les lignes, et reste caché jusqu’à ce que le bon lecteur le découvre. Par « bon » lecteur, je sous-entends que certains livres ne sont à l’évidence pas fait pour tous les lecteurs. Il est possible d’admirer Proust sans pour autant se retrouver impliqué d’un point de vue intellectuel ou affectif. Même un lecteur qui aime le livre peut ne pas être celui qui l’aime le mieux ou comme il faut. Le lecteur « fait pour » le livre est celui qui est en harmonie avec l’encre invisible.|précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =415 }} {{Citation|Retirer les métaphores et les comparaisons est tout aussi important que de les choisir. Des phrases majeures peuvent être écrites afin de contenir des informations enfouies qui complètent, envahissent ou manipulent la lecture. Le non-écrit est tout aussi révélateur que l’écrit. Lorsqu’elle sont comblées par le « bon » lecteur, les lacunes volontaires, et délibérément trompeuses, produisent le texte dans son intégralité et atteste de son existence vivante.| précisions=« Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =416 }} {{Citation|Écrire la lecture implique de séduire : d’amener par ruse le lecteur à pénétrer dans des environnements situés hors des pages. De disqualifier la notion de texte stable au profit de celle d’un texte dépendant d’un lecteur actif et activé, qui écrit la lecture… dans l’encre invisible.| précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =418 }} === Autres citations === {{Citation|Il y a beaucoup de manières d'écrire. Il y a le sabotage, les agents provocateurs. Il y a beaucoup de manières de déstabiliser le racisme, et les romans engagés sont seulement une façon. Peut-être qu'ils sont la meilleure manière, et peut-être qu'ils ne le sont pas. Cela ne m'intéresse pas. Je m'intéresse aux lecteurs noirs et à moi. Je pense que quand vous vous concentrez constamment sur le nazi, vous lui donnez plus de pouvoir qu'il ne devrait avoir. C'est ce que la confrontation dans l'art fait parfois. |original= There’re lots of ways to write. There’s sabotage, agent-provocateur. There are lots of ways to destabilize racism, and protest novels are only one way. Maybe they’re the best way, and maybe they aren’t. I’m not interested in that. I’m interested in black readers and me. I think that when you constantly focus on the Nazi, you give him more power than he should have. That’s what confrontation in art sometimes does. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 109 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/109 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Quand j'étais une petite fille, tous ces amis de mon père, je ne connaissais jamais leurs noms. Leurs noms étaient Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. Je ne pas jusqu'à aujourd'hui d’où ils les avaient obtenus, mais ils les utilisaient; ils devaient avoir un vrai nom quelque part. Mais ils avaient obtenus ou reçus des noms, des surnoms. Et ce sont généralement des noms qui identifient certaines faiblesses, comme s’ils les affrontaient immédiatement, mais c’est possible ? si vous pensez à votre propre enfance, vous devez avoir été conscient ? de ce que ces sortes de noms disent vraiment. Ils ne veulent pas s'appeler eux-mêmes William ou n'importe quel nom Wasp. Ils auraient pu le vouloir, mais en regardant les dossiers, vous voyez toutes sortes de noms. |original=When I was a little girl, all those friends of my father, I never knew their names. Their names were Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. I don’t know to this day where they got them from, but they used them; they must have had a real name somewhere. But they get or receive names, nick names. And they generally are names that identify some weakness, as though they are confronting it right away, but it’s im possible?if you think about your own childhood you must have been aware?what those names—kinds really had. They don’t want to call themselves William or some Wasp name. They might want to do it but you look at records you see all kinds of names. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 112 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/112 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Le réalisme, oui, mais pas dans ce sens. Il y a beaucoup de manières d'effleurer le réalisme. Ce n'est pas documentaire, ce n'est pas mon style, mon style est beaucoup plus dans la lignée de […] est auditif. Il est visuel, il a un son, c’est ce vers quoi je travaille, il est un lieu où le lecteur peut entrer, comme une congrégation, ou comme un auditoire à un concert musical, auquel ils participent et je dois le laisser assez ouvert pour qu'ils puissent. |original=Realism, yes, but not in that sense. There are a lot of ways to touch realism. It’s not documentary, that’s not my style, my style is very much in the line of […] it’s aural. It’s visual, it has a sound, that’s what I work toward, is of place where the reader can come in, like a congregation, or like an audience at a musical concert, where they participate in it and I have to make it open enough so that they can. |langue=en |précisions=Réponse à la question : Le réalisme ne joue pas un rôle dans votre conception du roman ? }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 117-118 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/117 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation| Serai-je autorisée, enfin, à écrire sur des Noirs sans avoir à dire qu'ils sont noirs, comme les Blancs écrivent sur les Blancs ?}} {{Réf Article | titre = Morrison, la guerrière | auteur = Josyane Savigneau | publication = Le Monde | date = 29 mai 1998 | page = url | url = https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/05/29/morrison-la-guerriere_3676943_1819218.html }} {{Citation|citation=Je n'ai jamais vu la vie avec les yeux d'un blanc. |précisions=Réponse à la question « Ce type de situations ne vous faisait pas enrager ? » à propos de l'ostracisation des noirs.}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} {{Citation|citation=Je ne pleurais jamais. Jusqu'à la mort de mon fils. |précisions=Réponse à la remarque « Vous avez dit que vous étiez une femme qui ne pleurait jamais… ».}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} == Citations rapportées == == Citations sur == == Voir aussi == {{autres projets |commons=Category:Toni Morrison |w=Toni Morrison}} {{DEFAULTSORT:Morrison, Toni}} [[Catégorie:Naissance en 1931]] [[Catégorie:Décès en 2019]] [[Catégorie:Éditrice]] [[Catégorie:Romancier américain]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Pulitzer]] [[Catégorie:Femme de lettres afro-américaine]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] d3ujpkdrmxle0otminj3bx0g4r17i2g 460156 460155 2026-06-01T09:49:04Z Malik2Mars 27293 /* ''Playing in the Dark'', 1992 */ 460156 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Toni Morrison 2008-2.jpg|vignette|Toni Morrison (2008).|alt=Une femme noire avec des dreadlocks grises, portant une blouse orange et parlant dans un micro posé devant elle.]] '''{{w|Toni Morrison}}''' (1931-2019) est une écrivaine, professeure de littérature et éditrice américaine, lauréate du prix Nobel de littérature en 1993. == Citations == {{Voir autre projet| Catégorie:Œuvre de Toni Morrison}} === ''Playing in the Dark'', 1992 === {{voir autre projet|langue=en|Playing in the Dark|''Playing in the Dark''}} {{Citation|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.}} {{Réf Livre | titre = Playing in the Dark : blancheur et imagination littéraire | auteur = Toni Morrison | traducteur =Pierre Alien | éditeur = 10-18 | année = 1995 | année d'origine = 1992 | ISBN = 2-264-02073-3 | chapitre = Préface | page = 13 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2022 |mois=janvier |jour=14 |commentaire= }} === ''Jazz'', 1992 === {{Citation|citation=Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=15|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} {{Citation|citation=L'armistice avait huit ans l'hiver où Violette a dérangé les funérailles, et les anciens combattants de la Septième Avenue portent encore leurs capotes militaires, parce que rien de ce qu'ils peuvent se payer n'est aussi solide ou ne cache aussi bien ce dont ils s'étaient vantés en 1919. Huit ans plus tard, la veille des frasques de Violette, quand la neige arrive, elle reste là où elle tombe sur Lennox et aussi Park Avenue, et attend que les carrioles à chevaux la tassent en livrant du charbon aux chaudières qui refroidissent dans les caves. Dans ces gros immeubles de cinq étages et les étroites maisons en bois qui les séparent, les gens frappent aux portes pour savoir ce dont on a besoin ou qu'on peut donner.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18|année d'origine=1992|traducteur =Pierre Alien}} {{Citation|citation=Ça fait mal de respirer quand il fait aussi froid, mais malgré tous les problèmes d'être coincés par l'hiver dans la ville, ils le supportent parce que tout vaut d'être sur l'Avenue Lenox à l'abri des sales Blancs et des trucs qu'ils inventent ; là où les trottoirs, couverts de neige ou non, sont plus larges que les grandes rues des villes où ils sont nés et où des gens parfaitement ordinaires peuvent attendre à l'arrêt, monter dans le tramway, donner une pièce au conducteur et aller partout où ils veulent, même si on n'a pas envie d'aller si loin parce que tout ce qu'on veut est sur place : l'église, la boutique, la fête, les femmes, les hommes, la boîte à lettres (mais pas de lycée), le marchand de meubles, le vendeur de journaux ambulant, les bistrots clandestins (mais pas de banque), les instituts de beauté, les coiffeurs, les bars à juke-box, les voitures à glace, les chiffonniers, les salles de billard, les marchés couverts, les vendeurs de la loterie, et tous les clubs, organisations, syndicats, sociétés, fraternités, sororités ou associations imaginables. Les ornières de ces services, bien sûr, sont usées et des pistes sont lissées par les membres d'un groupe dans le territoire d'un autre où on croit qu'il y a quelque chose de curieux ou d'excitant. Un truc brillant, crépitant, effrayant. Là où on peut faire sauter le bouchon et porter la bouche glacée du verre à la sienne. Où on peut trouver le danger ou le devenir ; où on peut se battre jusqu'à tomber et sourire au couteau quand il vous rate ou non. Juste voir ça, c'est merveilleux. Et c'est tour aussi merveilleux de savoir que dans son propre immeuble il y a des listes faites par les épouses pour envoyer le mari au marché couvert, que des draps impossibles à étendre sous la neige sont tendus dans les cuisines comme les rideaux dans un sketch de patronage sur l'Abyssinie.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18-19|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} === ''Paradise'', 1997 === {{Voir autre projet|Paradis (Morrison)}} {{Citation|Ils tuent la jeune Blanche d’abord. Avec les autres, ils peuvent prendre leur temps.}} {{Réf Livre | titre = Paradis | auteur = Toni Morrison | traducteur = Jean Guilloineau | éditeur = 10-18 | année = 1999 | année d'origine=1997 | ISBN = 2-264-02551-4 | chapitre = Ruby | page = 11 }} === ''Home'', 2012 === {{Citation|Ils se sont dressés comme des hommes. On les a vus. Comme des hommes ils se sont mis debout.}} {{Réf Livre | titre = Home | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgeois | année = 2012 | ISBN = 978-2-267-02383-1 | chapitre = 1 | page = 11 }} === ''The Origin of Others'', 2017 === {{Voir autre projet|L'Origine des autres|''L'Origine des autres''|langue=fr}} {{Citation|La race a été un critère constant de différenciation, tout comme la richesse, la classe sociale et le genre, donc chacun est affaire de pouvoir et de nécessité de contrôle.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =16-17 }} {{Citation|Comment devient-on raciste, sexiste ? Puisque personne ne naît raciste et qu’il n’existe pas de prédisposition fœtale au sexisme, on apprend à fabriquer l’Autre non par des conférences ou par une instruction, mais par l’exemple.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =18 }} {{Citation|Les ressources dont nous disposons pour accéder en toute bienveillance les uns aux autres, pour franchir d’un bond le seul air bleu qui nous sépare, sont peu nombreuses, mais puissantes : le langage, l’image et l’expérience, qui peut inclure les deux premiers, l’un d’eux ou bien ni l’un ni l’autre.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Être ou devenir étranger | page =38 }} === ''The Source of Self-Regard'', 2019 === {{Citation|La vie et l’œuvre d’un écrivain ne sont pas un don fait à l’humanité : ils sont sa condition nécessaire.|précisions=}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre =Péril | page =10 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=novembre |jour=8 |commentaire= }} {{Citation|Nous mourons. C’est peut-être le sens de la vie. Mais nous ''faisons'' la langue. C’est peut-être la mesure de notre vie.|langue=en|original= We die. That may be the meaning of life. But we do language. That may be the measure of our lives.|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =168 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=octobre |jour=15 |commentaire= }} {{Citation|La passion ne suffit jamais; le savoir non plus. Mais essaye. Par égard pour nous et pour toi-même, oublie ton nom dans la rue, dis-nous ce que le monde était pour toi dans les endroits sombres et dans la lumière. Ne nous dis pas que croire, que craindre. Montre-nous l’ample jupe de la croyance et la couture qui défait la coiffe de la peur. Toi, veille femme, qui as la chance d’être aveugle, tu sais parler la langue qui nous dit ce que seule la langue peut dire : comment voir sans images. Seule la langue nous protège de la nature effroyable des choses sans nom. Seule la langue est méditation.|original= Passion is never enough; neither is skill. But try. For our sake and yours forget your name in the street; tell us what the world has been to you in the dark places and in the light. Don’t tell us what to believe, what to fear. Show us belief’s wide skirt and the stitch that unravels fear’s caul. You, old woman, blessed with blindness, can speak the language that tells us what only language can: how to see without pictures. Language alone protects us from the scariness of things with no names. Language alone is meditation.|langue=en|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =171 }} [[Image:James Baldwin 33 Allan Warren.jpg|vignette]] {{Citation|À présent, je découvre que, en ta compagnie, c’est moi-même que je connais. Voilà le don stupéfiant de ta vie et de ton amitié : c’est nous-mêmes que tu nous as donnés à méditer, à chérir.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de [[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]] | page =359 }} {{Citation|Tu m’as offert la langue dans laquelle résider : cadeau si parfait qu’il semble être ma propre invention. Je pense tes pensées, parlées ou écrites, depuis si longtemps que je les croyais miennes. Je vois le monde à travers ton regard depuis si longtemps que je croyais que cette vision limpide, si limpide, était ma propre vision. Même maintenant, même ici, j’ai besoin que tu me dises ce que j’éprouve et comment l’exprimer.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =360 }} {{Citation|« Notre couronne, as-tu dit, a déjà été achetée et payée. Tout ce que nous avons à faire, c’est la porter. » Et nous la portons, Jimmy. C’est toi qui nous as couronnés.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =364 }} {{Citation|L’encre invisible est ce qui réside sous, entre et hors les lignes, et reste caché jusqu’à ce que le bon lecteur le découvre. Par « bon » lecteur, je sous-entends que certains livres ne sont à l’évidence pas fait pour tous les lecteurs. Il est possible d’admirer Proust sans pour autant se retrouver impliqué d’un point de vue intellectuel ou affectif. Même un lecteur qui aime le livre peut ne pas être celui qui l’aime le mieux ou comme il faut. Le lecteur « fait pour » le livre est celui qui est en harmonie avec l’encre invisible.|précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =415 }} {{Citation|Retirer les métaphores et les comparaisons est tout aussi important que de les choisir. Des phrases majeures peuvent être écrites afin de contenir des informations enfouies qui complètent, envahissent ou manipulent la lecture. Le non-écrit est tout aussi révélateur que l’écrit. Lorsqu’elle sont comblées par le « bon » lecteur, les lacunes volontaires, et délibérément trompeuses, produisent le texte dans son intégralité et atteste de son existence vivante.| précisions=« Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =416 }} {{Citation|Écrire la lecture implique de séduire : d’amener par ruse le lecteur à pénétrer dans des environnements situés hors des pages. De disqualifier la notion de texte stable au profit de celle d’un texte dépendant d’un lecteur actif et activé, qui écrit la lecture… dans l’encre invisible.| précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =418 }} === Autres citations === {{Citation|Il y a beaucoup de manières d'écrire. Il y a le sabotage, les agents provocateurs. Il y a beaucoup de manières de déstabiliser le racisme, et les romans engagés sont seulement une façon. Peut-être qu'ils sont la meilleure manière, et peut-être qu'ils ne le sont pas. Cela ne m'intéresse pas. Je m'intéresse aux lecteurs noirs et à moi. Je pense que quand vous vous concentrez constamment sur le nazi, vous lui donnez plus de pouvoir qu'il ne devrait avoir. C'est ce que la confrontation dans l'art fait parfois. |original= There’re lots of ways to write. There’s sabotage, agent-provocateur. There are lots of ways to destabilize racism, and protest novels are only one way. Maybe they’re the best way, and maybe they aren’t. I’m not interested in that. I’m interested in black readers and me. I think that when you constantly focus on the Nazi, you give him more power than he should have. That’s what confrontation in art sometimes does. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 109 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/109 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Quand j'étais une petite fille, tous ces amis de mon père, je ne connaissais jamais leurs noms. Leurs noms étaient Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. Je ne pas jusqu'à aujourd'hui d’où ils les avaient obtenus, mais ils les utilisaient; ils devaient avoir un vrai nom quelque part. Mais ils avaient obtenus ou reçus des noms, des surnoms. Et ce sont généralement des noms qui identifient certaines faiblesses, comme s’ils les affrontaient immédiatement, mais c’est possible ? si vous pensez à votre propre enfance, vous devez avoir été conscient ? de ce que ces sortes de noms disent vraiment. Ils ne veulent pas s'appeler eux-mêmes William ou n'importe quel nom Wasp. Ils auraient pu le vouloir, mais en regardant les dossiers, vous voyez toutes sortes de noms. |original=When I was a little girl, all those friends of my father, I never knew their names. Their names were Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. I don’t know to this day where they got them from, but they used them; they must have had a real name somewhere. But they get or receive names, nick names. And they generally are names that identify some weakness, as though they are confronting it right away, but it’s im possible?if you think about your own childhood you must have been aware?what those names—kinds really had. They don’t want to call themselves William or some Wasp name. They might want to do it but you look at records you see all kinds of names. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 112 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/112 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Le réalisme, oui, mais pas dans ce sens. Il y a beaucoup de manières d'effleurer le réalisme. Ce n'est pas documentaire, ce n'est pas mon style, mon style est beaucoup plus dans la lignée de […] est auditif. Il est visuel, il a un son, c’est ce vers quoi je travaille, il est un lieu où le lecteur peut entrer, comme une congrégation, ou comme un auditoire à un concert musical, auquel ils participent et je dois le laisser assez ouvert pour qu'ils puissent. |original=Realism, yes, but not in that sense. There are a lot of ways to touch realism. It’s not documentary, that’s not my style, my style is very much in the line of […] it’s aural. It’s visual, it has a sound, that’s what I work toward, is of place where the reader can come in, like a congregation, or like an audience at a musical concert, where they participate in it and I have to make it open enough so that they can. |langue=en |précisions=Réponse à la question : Le réalisme ne joue pas un rôle dans votre conception du roman ? }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 117-118 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/117 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation| Serai-je autorisée, enfin, à écrire sur des Noirs sans avoir à dire qu'ils sont noirs, comme les Blancs écrivent sur les Blancs ?}} {{Réf Article | titre = Morrison, la guerrière | auteur = Josyane Savigneau | publication = Le Monde | date = 29 mai 1998 | page = url | url = https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/05/29/morrison-la-guerriere_3676943_1819218.html }} {{Citation|citation=Je n'ai jamais vu la vie avec les yeux d'un blanc. |précisions=Réponse à la question « Ce type de situations ne vous faisait pas enrager ? » à propos de l'ostracisation des noirs.}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} {{Citation|citation=Je ne pleurais jamais. Jusqu'à la mort de mon fils. |précisions=Réponse à la remarque « Vous avez dit que vous étiez une femme qui ne pleurait jamais… ».}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} == Citations rapportées == == Citations sur == == Voir aussi == {{autres projets |commons=Category:Toni Morrison |w=Toni Morrison}} {{DEFAULTSORT:Morrison, Toni}} [[Catégorie:Naissance en 1931]] [[Catégorie:Décès en 2019]] [[Catégorie:Éditrice]] [[Catégorie:Romancier américain]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Pulitzer]] [[Catégorie:Femme de lettres afro-américaine]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] au11fkcdbl8l6yy6c857vhsm4ub5xr8 460157 460156 2026-06-01T09:55:50Z Malik2Mars 27293 /* ''The Source of Self-Regard'', 2019 */ nav. D’après mes notes ([[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Morrison#À faire]]), y avait un doublon 2019 sur la palette w:en, corrigé depuis cf [[w:en:special:diff/1199052984]] + redirect pour le doublon : ok good ! 460157 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Toni Morrison 2008-2.jpg|vignette|Toni Morrison (2008).|alt=Une femme noire avec des dreadlocks grises, portant une blouse orange et parlant dans un micro posé devant elle.]] '''{{w|Toni Morrison}}''' (1931-2019) est une écrivaine, professeure de littérature et éditrice américaine, lauréate du prix Nobel de littérature en 1993. == Citations == {{Voir autre projet| Catégorie:Œuvre de Toni Morrison}} === ''Playing in the Dark'', 1992 === {{voir autre projet|langue=en|Playing in the Dark|''Playing in the Dark''}} {{Citation|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.}} {{Réf Livre | titre = Playing in the Dark : blancheur et imagination littéraire | auteur = Toni Morrison | traducteur =Pierre Alien | éditeur = 10-18 | année = 1995 | année d'origine = 1992 | ISBN = 2-264-02073-3 | chapitre = Préface | page = 13 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2022 |mois=janvier |jour=14 |commentaire= }} === ''Jazz'', 1992 === {{Citation|citation=Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=15|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} {{Citation|citation=L'armistice avait huit ans l'hiver où Violette a dérangé les funérailles, et les anciens combattants de la Septième Avenue portent encore leurs capotes militaires, parce que rien de ce qu'ils peuvent se payer n'est aussi solide ou ne cache aussi bien ce dont ils s'étaient vantés en 1919. Huit ans plus tard, la veille des frasques de Violette, quand la neige arrive, elle reste là où elle tombe sur Lennox et aussi Park Avenue, et attend que les carrioles à chevaux la tassent en livrant du charbon aux chaudières qui refroidissent dans les caves. Dans ces gros immeubles de cinq étages et les étroites maisons en bois qui les séparent, les gens frappent aux portes pour savoir ce dont on a besoin ou qu'on peut donner.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18|année d'origine=1992|traducteur =Pierre Alien}} {{Citation|citation=Ça fait mal de respirer quand il fait aussi froid, mais malgré tous les problèmes d'être coincés par l'hiver dans la ville, ils le supportent parce que tout vaut d'être sur l'Avenue Lenox à l'abri des sales Blancs et des trucs qu'ils inventent ; là où les trottoirs, couverts de neige ou non, sont plus larges que les grandes rues des villes où ils sont nés et où des gens parfaitement ordinaires peuvent attendre à l'arrêt, monter dans le tramway, donner une pièce au conducteur et aller partout où ils veulent, même si on n'a pas envie d'aller si loin parce que tout ce qu'on veut est sur place : l'église, la boutique, la fête, les femmes, les hommes, la boîte à lettres (mais pas de lycée), le marchand de meubles, le vendeur de journaux ambulant, les bistrots clandestins (mais pas de banque), les instituts de beauté, les coiffeurs, les bars à juke-box, les voitures à glace, les chiffonniers, les salles de billard, les marchés couverts, les vendeurs de la loterie, et tous les clubs, organisations, syndicats, sociétés, fraternités, sororités ou associations imaginables. Les ornières de ces services, bien sûr, sont usées et des pistes sont lissées par les membres d'un groupe dans le territoire d'un autre où on croit qu'il y a quelque chose de curieux ou d'excitant. Un truc brillant, crépitant, effrayant. Là où on peut faire sauter le bouchon et porter la bouche glacée du verre à la sienne. Où on peut trouver le danger ou le devenir ; où on peut se battre jusqu'à tomber et sourire au couteau quand il vous rate ou non. Juste voir ça, c'est merveilleux. Et c'est tour aussi merveilleux de savoir que dans son propre immeuble il y a des listes faites par les épouses pour envoyer le mari au marché couvert, que des draps impossibles à étendre sous la neige sont tendus dans les cuisines comme les rideaux dans un sketch de patronage sur l'Abyssinie.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18-19|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} === ''Paradise'', 1997 === {{Voir autre projet|Paradis (Morrison)}} {{Citation|Ils tuent la jeune Blanche d’abord. Avec les autres, ils peuvent prendre leur temps.}} {{Réf Livre | titre = Paradis | auteur = Toni Morrison | traducteur = Jean Guilloineau | éditeur = 10-18 | année = 1999 | année d'origine=1997 | ISBN = 2-264-02551-4 | chapitre = Ruby | page = 11 }} === ''Home'', 2012 === {{Citation|Ils se sont dressés comme des hommes. On les a vus. Comme des hommes ils se sont mis debout.}} {{Réf Livre | titre = Home | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgeois | année = 2012 | ISBN = 978-2-267-02383-1 | chapitre = 1 | page = 11 }} === ''The Origin of Others'', 2017 === {{Voir autre projet|L'Origine des autres|''L'Origine des autres''|langue=fr}} {{Citation|La race a été un critère constant de différenciation, tout comme la richesse, la classe sociale et le genre, donc chacun est affaire de pouvoir et de nécessité de contrôle.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =16-17 }} {{Citation|Comment devient-on raciste, sexiste ? Puisque personne ne naît raciste et qu’il n’existe pas de prédisposition fœtale au sexisme, on apprend à fabriquer l’Autre non par des conférences ou par une instruction, mais par l’exemple.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =18 }} {{Citation|Les ressources dont nous disposons pour accéder en toute bienveillance les uns aux autres, pour franchir d’un bond le seul air bleu qui nous sépare, sont peu nombreuses, mais puissantes : le langage, l’image et l’expérience, qui peut inclure les deux premiers, l’un d’eux ou bien ni l’un ni l’autre.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Être ou devenir étranger | page =38 }} === ''The Source of Self-Regard'', 2019 === {{voir autre projet|langue=en|The Source of Self-Regard|''The Source of Self-Regard''}} {{Citation|La vie et l’œuvre d’un écrivain ne sont pas un don fait à l’humanité : ils sont sa condition nécessaire.|précisions=}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre =Péril | page =10 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=novembre |jour=8 |commentaire= }} {{Citation|Nous mourons. C’est peut-être le sens de la vie. Mais nous ''faisons'' la langue. C’est peut-être la mesure de notre vie.|langue=en|original= We die. That may be the meaning of life. But we do language. That may be the measure of our lives.|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =168 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=octobre |jour=15 |commentaire= }} {{Citation|La passion ne suffit jamais; le savoir non plus. Mais essaye. Par égard pour nous et pour toi-même, oublie ton nom dans la rue, dis-nous ce que le monde était pour toi dans les endroits sombres et dans la lumière. Ne nous dis pas que croire, que craindre. Montre-nous l’ample jupe de la croyance et la couture qui défait la coiffe de la peur. Toi, veille femme, qui as la chance d’être aveugle, tu sais parler la langue qui nous dit ce que seule la langue peut dire : comment voir sans images. Seule la langue nous protège de la nature effroyable des choses sans nom. Seule la langue est méditation.|original= Passion is never enough; neither is skill. But try. For our sake and yours forget your name in the street; tell us what the world has been to you in the dark places and in the light. Don’t tell us what to believe, what to fear. Show us belief’s wide skirt and the stitch that unravels fear’s caul. You, old woman, blessed with blindness, can speak the language that tells us what only language can: how to see without pictures. Language alone protects us from the scariness of things with no names. Language alone is meditation.|langue=en|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =171 }} [[Image:James Baldwin 33 Allan Warren.jpg|vignette]] {{Citation|À présent, je découvre que, en ta compagnie, c’est moi-même que je connais. Voilà le don stupéfiant de ta vie et de ton amitié : c’est nous-mêmes que tu nous as donnés à méditer, à chérir.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de [[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]] | page =359 }} {{Citation|Tu m’as offert la langue dans laquelle résider : cadeau si parfait qu’il semble être ma propre invention. Je pense tes pensées, parlées ou écrites, depuis si longtemps que je les croyais miennes. Je vois le monde à travers ton regard depuis si longtemps que je croyais que cette vision limpide, si limpide, était ma propre vision. Même maintenant, même ici, j’ai besoin que tu me dises ce que j’éprouve et comment l’exprimer.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =360 }} {{Citation|« Notre couronne, as-tu dit, a déjà été achetée et payée. Tout ce que nous avons à faire, c’est la porter. » Et nous la portons, Jimmy. C’est toi qui nous as couronnés.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =364 }} {{Citation|L’encre invisible est ce qui réside sous, entre et hors les lignes, et reste caché jusqu’à ce que le bon lecteur le découvre. Par « bon » lecteur, je sous-entends que certains livres ne sont à l’évidence pas fait pour tous les lecteurs. Il est possible d’admirer Proust sans pour autant se retrouver impliqué d’un point de vue intellectuel ou affectif. Même un lecteur qui aime le livre peut ne pas être celui qui l’aime le mieux ou comme il faut. Le lecteur « fait pour » le livre est celui qui est en harmonie avec l’encre invisible.|précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =415 }} {{Citation|Retirer les métaphores et les comparaisons est tout aussi important que de les choisir. Des phrases majeures peuvent être écrites afin de contenir des informations enfouies qui complètent, envahissent ou manipulent la lecture. Le non-écrit est tout aussi révélateur que l’écrit. Lorsqu’elle sont comblées par le « bon » lecteur, les lacunes volontaires, et délibérément trompeuses, produisent le texte dans son intégralité et atteste de son existence vivante.| précisions=« Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =416 }} {{Citation|Écrire la lecture implique de séduire : d’amener par ruse le lecteur à pénétrer dans des environnements situés hors des pages. De disqualifier la notion de texte stable au profit de celle d’un texte dépendant d’un lecteur actif et activé, qui écrit la lecture… dans l’encre invisible.| précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =418 }} === Autres citations === {{Citation|Il y a beaucoup de manières d'écrire. Il y a le sabotage, les agents provocateurs. Il y a beaucoup de manières de déstabiliser le racisme, et les romans engagés sont seulement une façon. Peut-être qu'ils sont la meilleure manière, et peut-être qu'ils ne le sont pas. Cela ne m'intéresse pas. Je m'intéresse aux lecteurs noirs et à moi. Je pense que quand vous vous concentrez constamment sur le nazi, vous lui donnez plus de pouvoir qu'il ne devrait avoir. C'est ce que la confrontation dans l'art fait parfois. |original= There’re lots of ways to write. There’s sabotage, agent-provocateur. There are lots of ways to destabilize racism, and protest novels are only one way. Maybe they’re the best way, and maybe they aren’t. I’m not interested in that. I’m interested in black readers and me. I think that when you constantly focus on the Nazi, you give him more power than he should have. That’s what confrontation in art sometimes does. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 109 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/109 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Quand j'étais une petite fille, tous ces amis de mon père, je ne connaissais jamais leurs noms. Leurs noms étaient Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. Je ne pas jusqu'à aujourd'hui d’où ils les avaient obtenus, mais ils les utilisaient; ils devaient avoir un vrai nom quelque part. Mais ils avaient obtenus ou reçus des noms, des surnoms. Et ce sont généralement des noms qui identifient certaines faiblesses, comme s’ils les affrontaient immédiatement, mais c’est possible ? si vous pensez à votre propre enfance, vous devez avoir été conscient ? de ce que ces sortes de noms disent vraiment. Ils ne veulent pas s'appeler eux-mêmes William ou n'importe quel nom Wasp. Ils auraient pu le vouloir, mais en regardant les dossiers, vous voyez toutes sortes de noms. |original=When I was a little girl, all those friends of my father, I never knew their names. Their names were Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. I don’t know to this day where they got them from, but they used them; they must have had a real name somewhere. But they get or receive names, nick names. And they generally are names that identify some weakness, as though they are confronting it right away, but it’s im possible?if you think about your own childhood you must have been aware?what those names—kinds really had. They don’t want to call themselves William or some Wasp name. They might want to do it but you look at records you see all kinds of names. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 112 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/112 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Le réalisme, oui, mais pas dans ce sens. Il y a beaucoup de manières d'effleurer le réalisme. Ce n'est pas documentaire, ce n'est pas mon style, mon style est beaucoup plus dans la lignée de […] est auditif. Il est visuel, il a un son, c’est ce vers quoi je travaille, il est un lieu où le lecteur peut entrer, comme une congrégation, ou comme un auditoire à un concert musical, auquel ils participent et je dois le laisser assez ouvert pour qu'ils puissent. |original=Realism, yes, but not in that sense. There are a lot of ways to touch realism. It’s not documentary, that’s not my style, my style is very much in the line of […] it’s aural. It’s visual, it has a sound, that’s what I work toward, is of place where the reader can come in, like a congregation, or like an audience at a musical concert, where they participate in it and I have to make it open enough so that they can. |langue=en |précisions=Réponse à la question : Le réalisme ne joue pas un rôle dans votre conception du roman ? }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 117-118 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/117 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation| Serai-je autorisée, enfin, à écrire sur des Noirs sans avoir à dire qu'ils sont noirs, comme les Blancs écrivent sur les Blancs ?}} {{Réf Article | titre = Morrison, la guerrière | auteur = Josyane Savigneau | publication = Le Monde | date = 29 mai 1998 | page = url | url = https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/05/29/morrison-la-guerriere_3676943_1819218.html }} {{Citation|citation=Je n'ai jamais vu la vie avec les yeux d'un blanc. |précisions=Réponse à la question « Ce type de situations ne vous faisait pas enrager ? » à propos de l'ostracisation des noirs.}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} {{Citation|citation=Je ne pleurais jamais. Jusqu'à la mort de mon fils. |précisions=Réponse à la remarque « Vous avez dit que vous étiez une femme qui ne pleurait jamais… ».}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} == Citations rapportées == == Citations sur == == Voir aussi == {{autres projets |commons=Category:Toni Morrison |w=Toni Morrison}} {{DEFAULTSORT:Morrison, Toni}} [[Catégorie:Naissance en 1931]] [[Catégorie:Décès en 2019]] [[Catégorie:Éditrice]] [[Catégorie:Romancier américain]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Pulitzer]] [[Catégorie:Femme de lettres afro-américaine]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] rwrbn5zvh08lhjsz12fylrfdw0flpr8 460158 460157 2026-06-01T10:02:16Z Malik2Mars 27293 /* ''The Source of Self-Regard'', 2019 */ 460158 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Toni Morrison 2008-2.jpg|vignette|Toni Morrison (2008).|alt=Une femme noire avec des dreadlocks grises, portant une blouse orange et parlant dans un micro posé devant elle.]] '''{{w|Toni Morrison}}''' (1931-2019) est une écrivaine, professeure de littérature et éditrice américaine, lauréate du prix Nobel de littérature en 1993. == Citations == {{Voir autre projet| Catégorie:Œuvre de Toni Morrison}} === ''Playing in the Dark'', 1992 === {{voir autre projet|langue=en|Playing in the Dark|''Playing in the Dark''}} {{Citation|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.}} {{Réf Livre | titre = Playing in the Dark : blancheur et imagination littéraire | auteur = Toni Morrison | traducteur =Pierre Alien | éditeur = 10-18 | année = 1995 | année d'origine = 1992 | ISBN = 2-264-02073-3 | chapitre = Préface | page = 13 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2022 |mois=janvier |jour=14 |commentaire= }} === ''Jazz'', 1992 === {{Citation|citation=Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=15|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} {{Citation|citation=L'armistice avait huit ans l'hiver où Violette a dérangé les funérailles, et les anciens combattants de la Septième Avenue portent encore leurs capotes militaires, parce que rien de ce qu'ils peuvent se payer n'est aussi solide ou ne cache aussi bien ce dont ils s'étaient vantés en 1919. Huit ans plus tard, la veille des frasques de Violette, quand la neige arrive, elle reste là où elle tombe sur Lennox et aussi Park Avenue, et attend que les carrioles à chevaux la tassent en livrant du charbon aux chaudières qui refroidissent dans les caves. Dans ces gros immeubles de cinq étages et les étroites maisons en bois qui les séparent, les gens frappent aux portes pour savoir ce dont on a besoin ou qu'on peut donner.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18|année d'origine=1992|traducteur =Pierre Alien}} {{Citation|citation=Ça fait mal de respirer quand il fait aussi froid, mais malgré tous les problèmes d'être coincés par l'hiver dans la ville, ils le supportent parce que tout vaut d'être sur l'Avenue Lenox à l'abri des sales Blancs et des trucs qu'ils inventent ; là où les trottoirs, couverts de neige ou non, sont plus larges que les grandes rues des villes où ils sont nés et où des gens parfaitement ordinaires peuvent attendre à l'arrêt, monter dans le tramway, donner une pièce au conducteur et aller partout où ils veulent, même si on n'a pas envie d'aller si loin parce que tout ce qu'on veut est sur place : l'église, la boutique, la fête, les femmes, les hommes, la boîte à lettres (mais pas de lycée), le marchand de meubles, le vendeur de journaux ambulant, les bistrots clandestins (mais pas de banque), les instituts de beauté, les coiffeurs, les bars à juke-box, les voitures à glace, les chiffonniers, les salles de billard, les marchés couverts, les vendeurs de la loterie, et tous les clubs, organisations, syndicats, sociétés, fraternités, sororités ou associations imaginables. Les ornières de ces services, bien sûr, sont usées et des pistes sont lissées par les membres d'un groupe dans le territoire d'un autre où on croit qu'il y a quelque chose de curieux ou d'excitant. Un truc brillant, crépitant, effrayant. Là où on peut faire sauter le bouchon et porter la bouche glacée du verre à la sienne. Où on peut trouver le danger ou le devenir ; où on peut se battre jusqu'à tomber et sourire au couteau quand il vous rate ou non. Juste voir ça, c'est merveilleux. Et c'est tour aussi merveilleux de savoir que dans son propre immeuble il y a des listes faites par les épouses pour envoyer le mari au marché couvert, que des draps impossibles à étendre sous la neige sont tendus dans les cuisines comme les rideaux dans un sketch de patronage sur l'Abyssinie.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18-19|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} === ''Paradise'', 1997 === {{Voir autre projet|Paradis (Morrison)}} {{Citation|Ils tuent la jeune Blanche d’abord. Avec les autres, ils peuvent prendre leur temps.}} {{Réf Livre | titre = Paradis | auteur = Toni Morrison | traducteur = Jean Guilloineau | éditeur = 10-18 | année = 1999 | année d'origine=1997 | ISBN = 2-264-02551-4 | chapitre = Ruby | page = 11 }} === ''Home'', 2012 === {{Citation|Ils se sont dressés comme des hommes. On les a vus. Comme des hommes ils se sont mis debout.}} {{Réf Livre | titre = Home | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgeois | année = 2012 | ISBN = 978-2-267-02383-1 | chapitre = 1 | page = 11 }} === ''The Origin of Others'', 2017 === {{Voir autre projet|L'Origine des autres|''L'Origine des autres''|langue=fr}} {{Citation|La race a été un critère constant de différenciation, tout comme la richesse, la classe sociale et le genre, donc chacun est affaire de pouvoir et de nécessité de contrôle.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =16-17 }} {{Citation|Comment devient-on raciste, sexiste ? Puisque personne ne naît raciste et qu’il n’existe pas de prédisposition fœtale au sexisme, on apprend à fabriquer l’Autre non par des conférences ou par une instruction, mais par l’exemple.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =18 }} {{Citation|Les ressources dont nous disposons pour accéder en toute bienveillance les uns aux autres, pour franchir d’un bond le seul air bleu qui nous sépare, sont peu nombreuses, mais puissantes : le langage, l’image et l’expérience, qui peut inclure les deux premiers, l’un d’eux ou bien ni l’un ni l’autre.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Être ou devenir étranger | page =38 }} === ''The Source of Self-Regard'', 2019 === {{voir autre projet|langue=en|The Source of Self-Regard|''The Source of Self-Regard''}} {{Citation|La vie et l’œuvre d’un [[écrivain]] ne sont pas un don fait à l’humanité : ils sont sa condition nécessaire.|précisions=}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre =Péril | page =10 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=novembre |jour=8 |commentaire= }} {{Citation|Nous mourons. C’est peut-être le sens de la [[vie]]. Mais nous ''faisons'' la [[langue]]. C’est peut-être la mesure de notre vie.|langue=en|original= We die. That may be the meaning of life. But we do language. That may be the measure of our lives.|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =168 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=octobre |jour=15 |commentaire= }} {{Citation|La passion ne suffit jamais; le savoir non plus. Mais essaye. Par égard pour nous et pour toi-même, oublie ton nom dans la rue, dis-nous ce que le monde était pour toi dans les endroits sombres et dans la lumière. Ne nous dis pas que croire, que craindre. Montre-nous l’ample jupe de la croyance et la couture qui défait la coiffe de la peur. Toi, veille femme, qui as la chance d’être aveugle, tu sais parler la [[langue]] qui nous dit ce que seule la langue peut dire : comment voir sans images. Seule la langue nous protège de la nature effroyable des choses sans nom. Seule la langue est méditation.|original= Passion is never enough; neither is skill. But try. For our sake and yours forget your name in the street; tell us what the world has been to you in the dark places and in the light. Don’t tell us what to believe, what to fear. Show us belief’s wide skirt and the stitch that unravels fear’s caul. You, old woman, blessed with blindness, can speak the language that tells us what only language can: how to see without pictures. Language alone protects us from the scariness of things with no names. Language alone is meditation.|langue=en|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =171 }} [[Image:James Baldwin 33 Allan Warren.jpg|vignette|[[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]]]] {{Citation|À présent, je découvre que, en ta compagnie, c’est moi-même que je connais. Voilà le don stupéfiant de ta vie et de ton amitié : c’est nous-mêmes que tu nous as donnés à méditer, à chérir.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de [[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]] | page =359 }} {{Citation|Tu m’as offert la langue dans laquelle résider : cadeau si parfait qu’il semble être ma propre invention. Je pense tes pensées, parlées ou écrites, depuis si longtemps que je les croyais miennes. Je vois le monde à travers ton regard depuis si longtemps que je croyais que cette vision limpide, si limpide, était ma propre vision. Même maintenant, même ici, j’ai besoin que tu me dises ce que j’éprouve et comment l’exprimer.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =360 }} {{Citation|« Notre couronne, as-tu dit, a déjà été achetée et payée. Tout ce que nous avons à faire, c’est la porter. » Et nous la portons, [[James Baldwin (écrivain)|Jimmy]]. C’est toi qui nous as couronnés.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =364 }} {{Citation|L’encre invisible est ce qui réside sous, entre et hors les lignes, et reste caché jusqu’à ce que le bon [[lecteur]] le découvre. Par « bon » lecteur, je sous-entends que certains [[livre]]s ne sont à l’évidence pas fait pour tous les lecteurs. Il est possible d’admirer [[Proust]] sans pour autant se retrouver impliqué d’un point de vue intellectuel ou affectif. Même un lecteur qui aime le livre peut ne pas être celui qui l’aime le mieux ou comme il faut. Le lecteur « fait pour » le livre est celui qui est en harmonie avec l’encre invisible.|précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =415 }} {{Citation|Retirer les métaphores et les comparaisons est tout aussi important que de les choisir. Des phrases majeures peuvent être écrites afin de contenir des informations enfouies qui complètent, envahissent ou manipulent la [[lecture]]. Le non-écrit est tout aussi révélateur que l’écrit. Lorsqu’elle sont comblées par le « bon » [[lecteur]], les lacunes volontaires, et délibérément trompeuses, produisent le texte dans son intégralité et atteste de son existence vivante.| précisions=« Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =416 }} {{Citation|Écrire la lecture implique de séduire : d’amener par ruse le lecteur à pénétrer dans des environnements situés hors des pages. De disqualifier la notion de texte stable au profit de celle d’un texte dépendant d’un lecteur actif et activé, qui écrit la lecture… dans l’encre invisible.| précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et médiations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =418 }} === Autres citations === {{Citation|Il y a beaucoup de manières d'écrire. Il y a le sabotage, les agents provocateurs. Il y a beaucoup de manières de déstabiliser le racisme, et les romans engagés sont seulement une façon. Peut-être qu'ils sont la meilleure manière, et peut-être qu'ils ne le sont pas. Cela ne m'intéresse pas. Je m'intéresse aux lecteurs noirs et à moi. Je pense que quand vous vous concentrez constamment sur le nazi, vous lui donnez plus de pouvoir qu'il ne devrait avoir. C'est ce que la confrontation dans l'art fait parfois. |original= There’re lots of ways to write. There’s sabotage, agent-provocateur. There are lots of ways to destabilize racism, and protest novels are only one way. Maybe they’re the best way, and maybe they aren’t. I’m not interested in that. I’m interested in black readers and me. I think that when you constantly focus on the Nazi, you give him more power than he should have. That’s what confrontation in art sometimes does. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 109 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/109 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Quand j'étais une petite fille, tous ces amis de mon père, je ne connaissais jamais leurs noms. Leurs noms étaient Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. Je ne pas jusqu'à aujourd'hui d’où ils les avaient obtenus, mais ils les utilisaient; ils devaient avoir un vrai nom quelque part. Mais ils avaient obtenus ou reçus des noms, des surnoms. Et ce sont généralement des noms qui identifient certaines faiblesses, comme s’ils les affrontaient immédiatement, mais c’est possible ? si vous pensez à votre propre enfance, vous devez avoir été conscient ? de ce que ces sortes de noms disent vraiment. Ils ne veulent pas s'appeler eux-mêmes William ou n'importe quel nom Wasp. Ils auraient pu le vouloir, mais en regardant les dossiers, vous voyez toutes sortes de noms. |original=When I was a little girl, all those friends of my father, I never knew their names. Their names were Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. I don’t know to this day where they got them from, but they used them; they must have had a real name somewhere. But they get or receive names, nick names. And they generally are names that identify some weakness, as though they are confronting it right away, but it’s im possible?if you think about your own childhood you must have been aware?what those names—kinds really had. They don’t want to call themselves William or some Wasp name. They might want to do it but you look at records you see all kinds of names. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 112 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/112 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Le réalisme, oui, mais pas dans ce sens. Il y a beaucoup de manières d'effleurer le réalisme. Ce n'est pas documentaire, ce n'est pas mon style, mon style est beaucoup plus dans la lignée de […] est auditif. Il est visuel, il a un son, c’est ce vers quoi je travaille, il est un lieu où le lecteur peut entrer, comme une congrégation, ou comme un auditoire à un concert musical, auquel ils participent et je dois le laisser assez ouvert pour qu'ils puissent. |original=Realism, yes, but not in that sense. There are a lot of ways to touch realism. It’s not documentary, that’s not my style, my style is very much in the line of […] it’s aural. It’s visual, it has a sound, that’s what I work toward, is of place where the reader can come in, like a congregation, or like an audience at a musical concert, where they participate in it and I have to make it open enough so that they can. |langue=en |précisions=Réponse à la question : Le réalisme ne joue pas un rôle dans votre conception du roman ? }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 117-118 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/117 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation| Serai-je autorisée, enfin, à écrire sur des Noirs sans avoir à dire qu'ils sont noirs, comme les Blancs écrivent sur les Blancs ?}} {{Réf Article | titre = Morrison, la guerrière | auteur = Josyane Savigneau | publication = Le Monde | date = 29 mai 1998 | page = url | url = https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/05/29/morrison-la-guerriere_3676943_1819218.html }} {{Citation|citation=Je n'ai jamais vu la vie avec les yeux d'un blanc. |précisions=Réponse à la question « Ce type de situations ne vous faisait pas enrager ? » à propos de l'ostracisation des noirs.}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} {{Citation|citation=Je ne pleurais jamais. Jusqu'à la mort de mon fils. |précisions=Réponse à la remarque « Vous avez dit que vous étiez une femme qui ne pleurait jamais… ».}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} == Citations rapportées == == Citations sur == == Voir aussi == {{autres projets |commons=Category:Toni Morrison |w=Toni Morrison}} {{DEFAULTSORT:Morrison, Toni}} [[Catégorie:Naissance en 1931]] [[Catégorie:Décès en 2019]] [[Catégorie:Éditrice]] [[Catégorie:Romancier américain]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Pulitzer]] [[Catégorie:Femme de lettres afro-américaine]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] 8ytcbo7m87h7awxpqge6bs2ksnmynqo 460159 460158 2026-06-01T10:29:46Z Malik2Mars 27293 /* ''The Source of Self-Regard'', 2019 */+ t. -a 460159 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Toni Morrison 2008-2.jpg|vignette|Toni Morrison (2008).|alt=Une femme noire avec des dreadlocks grises, portant une blouse orange et parlant dans un micro posé devant elle.]] '''{{w|Toni Morrison}}''' (1931-2019) est une écrivaine, professeure de littérature et éditrice américaine, lauréate du prix Nobel de littérature en 1993. == Citations == {{Voir autre projet| Catégorie:Œuvre de Toni Morrison}} === ''Playing in the Dark'', 1992 === {{voir autre projet|langue=en|Playing in the Dark|''Playing in the Dark''}} {{Citation|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.}} {{Réf Livre | titre = Playing in the Dark : blancheur et imagination littéraire | auteur = Toni Morrison | traducteur =Pierre Alien | éditeur = 10-18 | année = 1995 | année d'origine = 1992 | ISBN = 2-264-02073-3 | chapitre = Préface | page = 13 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2022 |mois=janvier |jour=14 |commentaire= }} === ''Jazz'', 1992 === {{Citation|citation=Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=15|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} {{Citation|citation=L'armistice avait huit ans l'hiver où Violette a dérangé les funérailles, et les anciens combattants de la Septième Avenue portent encore leurs capotes militaires, parce que rien de ce qu'ils peuvent se payer n'est aussi solide ou ne cache aussi bien ce dont ils s'étaient vantés en 1919. Huit ans plus tard, la veille des frasques de Violette, quand la neige arrive, elle reste là où elle tombe sur Lennox et aussi Park Avenue, et attend que les carrioles à chevaux la tassent en livrant du charbon aux chaudières qui refroidissent dans les caves. Dans ces gros immeubles de cinq étages et les étroites maisons en bois qui les séparent, les gens frappent aux portes pour savoir ce dont on a besoin ou qu'on peut donner.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18|année d'origine=1992|traducteur =Pierre Alien}} {{Citation|citation=Ça fait mal de respirer quand il fait aussi froid, mais malgré tous les problèmes d'être coincés par l'hiver dans la ville, ils le supportent parce que tout vaut d'être sur l'Avenue Lenox à l'abri des sales Blancs et des trucs qu'ils inventent ; là où les trottoirs, couverts de neige ou non, sont plus larges que les grandes rues des villes où ils sont nés et où des gens parfaitement ordinaires peuvent attendre à l'arrêt, monter dans le tramway, donner une pièce au conducteur et aller partout où ils veulent, même si on n'a pas envie d'aller si loin parce que tout ce qu'on veut est sur place : l'église, la boutique, la fête, les femmes, les hommes, la boîte à lettres (mais pas de lycée), le marchand de meubles, le vendeur de journaux ambulant, les bistrots clandestins (mais pas de banque), les instituts de beauté, les coiffeurs, les bars à juke-box, les voitures à glace, les chiffonniers, les salles de billard, les marchés couverts, les vendeurs de la loterie, et tous les clubs, organisations, syndicats, sociétés, fraternités, sororités ou associations imaginables. Les ornières de ces services, bien sûr, sont usées et des pistes sont lissées par les membres d'un groupe dans le territoire d'un autre où on croit qu'il y a quelque chose de curieux ou d'excitant. Un truc brillant, crépitant, effrayant. Là où on peut faire sauter le bouchon et porter la bouche glacée du verre à la sienne. Où on peut trouver le danger ou le devenir ; où on peut se battre jusqu'à tomber et sourire au couteau quand il vous rate ou non. Juste voir ça, c'est merveilleux. Et c'est tour aussi merveilleux de savoir que dans son propre immeuble il y a des listes faites par les épouses pour envoyer le mari au marché couvert, que des draps impossibles à étendre sous la neige sont tendus dans les cuisines comme les rideaux dans un sketch de patronage sur l'Abyssinie.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18-19|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} === ''Paradise'', 1997 === {{Voir autre projet|Paradis (Morrison)}} {{Citation|Ils tuent la jeune Blanche d’abord. Avec les autres, ils peuvent prendre leur temps.}} {{Réf Livre | titre = Paradis | auteur = Toni Morrison | traducteur = Jean Guilloineau | éditeur = 10-18 | année = 1999 | année d'origine=1997 | ISBN = 2-264-02551-4 | chapitre = Ruby | page = 11 }} === ''Home'', 2012 === {{Citation|Ils se sont dressés comme des hommes. On les a vus. Comme des hommes ils se sont mis debout.}} {{Réf Livre | titre = Home | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgeois | année = 2012 | ISBN = 978-2-267-02383-1 | chapitre = 1 | page = 11 }} === ''The Origin of Others'', 2017 === {{Voir autre projet|L'Origine des autres|''L'Origine des autres''|langue=fr}} {{Citation|La race a été un critère constant de différenciation, tout comme la richesse, la classe sociale et le genre, donc chacun est affaire de pouvoir et de nécessité de contrôle.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =16-17 }} {{Citation|Comment devient-on raciste, sexiste ? Puisque personne ne naît raciste et qu’il n’existe pas de prédisposition fœtale au sexisme, on apprend à fabriquer l’Autre non par des conférences ou par une instruction, mais par l’exemple.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =18 }} {{Citation|Les ressources dont nous disposons pour accéder en toute bienveillance les uns aux autres, pour franchir d’un bond le seul air bleu qui nous sépare, sont peu nombreuses, mais puissantes : le langage, l’image et l’expérience, qui peut inclure les deux premiers, l’un d’eux ou bien ni l’un ni l’autre.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Être ou devenir étranger | page =38 }} === ''The Source of Self-Regard'', 2019 === {{voir autre projet|langue=en|The Source of Self-Regard|''The Source of Self-Regard''}} {{Citation|La vie et l’œuvre d’un [[écrivain]] ne sont pas un don fait à l’humanité : ils sont sa condition nécessaire.|précisions=}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre =Péril | page =10 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=novembre |jour=8 |commentaire= }} {{Citation|Nous mourons. C’est peut-être le sens de la [[vie]]. Mais nous ''faisons'' la [[langue]]. C’est peut-être la mesure de notre vie.|langue=en|original= We die. That may be the meaning of life. But we do language. That may be the measure of our lives.|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =168 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=octobre |jour=15 |commentaire= }} {{Citation|La passion ne suffit jamais; le savoir non plus. Mais essaye. Par égard pour nous et pour toi-même, oublie ton nom dans la rue, dis-nous ce que le monde était pour toi dans les endroits sombres et dans la lumière. Ne nous dis pas que croire, que craindre. Montre-nous l’ample jupe de la croyance et la couture qui défait la coiffe de la peur. Toi, veille femme, qui as la chance d’être aveugle, tu sais parler la [[langue]] qui nous dit ce que seule la langue peut dire : comment voir sans images. Seule la langue nous protège de la nature effroyable des choses sans nom. Seule la langue est méditation.|original= Passion is never enough; neither is skill. But try. For our sake and yours forget your name in the street; tell us what the world has been to you in the dark places and in the light. Don’t tell us what to believe, what to fear. Show us belief’s wide skirt and the stitch that unravels fear’s caul. You, old woman, blessed with blindness, can speak the language that tells us what only language can: how to see without pictures. Language alone protects us from the scariness of things with no names. Language alone is meditation.|langue=en|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =171 }} [[Image:James Baldwin 33 Allan Warren.jpg|vignette|[[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]]]] {{Citation|À présent, je découvre que, en ta compagnie, c’est moi-même que je connais. Voilà le don stupéfiant de ta vie et de ton amitié : c’est nous-mêmes que tu nous as donnés à méditer, à chérir.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de [[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]] | page =359 }} {{Citation|Tu m’as offert la langue dans laquelle résider : cadeau si parfait qu’il semble être ma propre invention. Je pense tes pensées, parlées ou écrites, depuis si longtemps que je les croyais miennes. Je vois le monde à travers ton regard depuis si longtemps que je croyais que cette vision limpide, si limpide, était ma propre vision. Même maintenant, même ici, j’ai besoin que tu me dises ce que j’éprouve et comment l’exprimer.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =360 }} {{Citation|« Notre couronne, as-tu dit, a déjà été achetée et payée. Tout ce que nous avons à faire, c’est la porter. » Et nous la portons, [[James Baldwin (écrivain)|Jimmy]]. C’est toi qui nous as couronnés.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =364 }} {{Citation|L’encre invisible est ce qui réside sous, entre et hors les lignes, et reste caché jusqu’à ce que le bon [[lecteur]] le découvre. Par « bon » lecteur, je sous-entends que certains [[livre]]s ne sont à l’évidence pas fait pour tous les lecteurs. Il est possible d’admirer [[Proust]] sans pour autant se retrouver impliqué d’un point de vue intellectuel ou affectif. Même un lecteur qui aime le livre peut ne pas être celui qui l’aime le mieux ou comme il faut. Le lecteur « fait pour » le livre est celui qui est en harmonie avec l’encre invisible.|précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =415 }} {{Citation|Retirer les métaphores et les comparaisons est tout aussi important que de les choisir. Des phrases majeures peuvent être écrites afin de contenir des informations enfouies qui complètent, envahissent ou manipulent la [[lecture]]. Le non-écrit est tout aussi révélateur que l’écrit. Lorsqu’elle sont comblées par le « bon » [[lecteur]], les lacunes volontaires, et délibérément trompeuses, produisent le texte dans son intégralité et atteste de son existence vivante.| précisions=« Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =416 }} {{Citation|Écrire la lecture implique de séduire : d’amener par ruse le lecteur à pénétrer dans des environnements situés hors des pages. De disqualifier la notion de texte stable au profit de celle d’un texte dépendant d’un lecteur actif et activé, qui écrit la lecture… dans l’encre invisible.| précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =418 }} === Autres citations === {{Citation|Il y a beaucoup de manières d'écrire. Il y a le sabotage, les agents provocateurs. Il y a beaucoup de manières de déstabiliser le racisme, et les romans engagés sont seulement une façon. Peut-être qu'ils sont la meilleure manière, et peut-être qu'ils ne le sont pas. Cela ne m'intéresse pas. Je m'intéresse aux lecteurs noirs et à moi. Je pense que quand vous vous concentrez constamment sur le nazi, vous lui donnez plus de pouvoir qu'il ne devrait avoir. C'est ce que la confrontation dans l'art fait parfois. |original= There’re lots of ways to write. There’s sabotage, agent-provocateur. There are lots of ways to destabilize racism, and protest novels are only one way. Maybe they’re the best way, and maybe they aren’t. I’m not interested in that. I’m interested in black readers and me. I think that when you constantly focus on the Nazi, you give him more power than he should have. That’s what confrontation in art sometimes does. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 109 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/109 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Quand j'étais une petite fille, tous ces amis de mon père, je ne connaissais jamais leurs noms. Leurs noms étaient Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. Je ne pas jusqu'à aujourd'hui d’où ils les avaient obtenus, mais ils les utilisaient; ils devaient avoir un vrai nom quelque part. Mais ils avaient obtenus ou reçus des noms, des surnoms. Et ce sont généralement des noms qui identifient certaines faiblesses, comme s’ils les affrontaient immédiatement, mais c’est possible ? si vous pensez à votre propre enfance, vous devez avoir été conscient ? de ce que ces sortes de noms disent vraiment. Ils ne veulent pas s'appeler eux-mêmes William ou n'importe quel nom Wasp. Ils auraient pu le vouloir, mais en regardant les dossiers, vous voyez toutes sortes de noms. |original=When I was a little girl, all those friends of my father, I never knew their names. Their names were Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. I don’t know to this day where they got them from, but they used them; they must have had a real name somewhere. But they get or receive names, nick names. And they generally are names that identify some weakness, as though they are confronting it right away, but it’s im possible?if you think about your own childhood you must have been aware?what those names—kinds really had. They don’t want to call themselves William or some Wasp name. They might want to do it but you look at records you see all kinds of names. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 112 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/112 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Le réalisme, oui, mais pas dans ce sens. Il y a beaucoup de manières d'effleurer le réalisme. Ce n'est pas documentaire, ce n'est pas mon style, mon style est beaucoup plus dans la lignée de […] est auditif. Il est visuel, il a un son, c’est ce vers quoi je travaille, il est un lieu où le lecteur peut entrer, comme une congrégation, ou comme un auditoire à un concert musical, auquel ils participent et je dois le laisser assez ouvert pour qu'ils puissent. |original=Realism, yes, but not in that sense. There are a lot of ways to touch realism. It’s not documentary, that’s not my style, my style is very much in the line of […] it’s aural. It’s visual, it has a sound, that’s what I work toward, is of place where the reader can come in, like a congregation, or like an audience at a musical concert, where they participate in it and I have to make it open enough so that they can. |langue=en |précisions=Réponse à la question : Le réalisme ne joue pas un rôle dans votre conception du roman ? }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 117-118 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/117 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation| Serai-je autorisée, enfin, à écrire sur des Noirs sans avoir à dire qu'ils sont noirs, comme les Blancs écrivent sur les Blancs ?}} {{Réf Article | titre = Morrison, la guerrière | auteur = Josyane Savigneau | publication = Le Monde | date = 29 mai 1998 | page = url | url = https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/05/29/morrison-la-guerriere_3676943_1819218.html }} {{Citation|citation=Je n'ai jamais vu la vie avec les yeux d'un blanc. |précisions=Réponse à la question « Ce type de situations ne vous faisait pas enrager ? » à propos de l'ostracisation des noirs.}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} {{Citation|citation=Je ne pleurais jamais. Jusqu'à la mort de mon fils. |précisions=Réponse à la remarque « Vous avez dit que vous étiez une femme qui ne pleurait jamais… ».}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} == Citations rapportées == == Citations sur == == Voir aussi == {{autres projets |commons=Category:Toni Morrison |w=Toni Morrison}} {{DEFAULTSORT:Morrison, Toni}} [[Catégorie:Naissance en 1931]] [[Catégorie:Décès en 2019]] [[Catégorie:Éditrice]] [[Catégorie:Romancier américain]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Pulitzer]] [[Catégorie:Femme de lettres afro-américaine]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] 84f5gbdzvw30vuaukln8t1jq4vdb1cd 460161 460159 2026-06-01T10:39:27Z Malik2Mars 27293 /* ''The Source of Self-Regard'', 2019 */ 460161 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Toni Morrison 2008-2.jpg|vignette|Toni Morrison (2008).|alt=Une femme noire avec des dreadlocks grises, portant une blouse orange et parlant dans un micro posé devant elle.]] '''{{w|Toni Morrison}}''' (1931-2019) est une écrivaine, professeure de littérature et éditrice américaine, lauréate du prix Nobel de littérature en 1993. == Citations == {{Voir autre projet| Catégorie:Œuvre de Toni Morrison}} === ''Playing in the Dark'', 1992 === {{voir autre projet|langue=en|Playing in the Dark|''Playing in the Dark''}} {{Citation|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.}} {{Réf Livre | titre = Playing in the Dark : blancheur et imagination littéraire | auteur = Toni Morrison | traducteur =Pierre Alien | éditeur = 10-18 | année = 1995 | année d'origine = 1992 | ISBN = 2-264-02073-3 | chapitre = Préface | page = 13 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2022 |mois=janvier |jour=14 |commentaire= }} === ''Jazz'', 1992 === {{Citation|citation=Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=15|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} {{Citation|citation=L'armistice avait huit ans l'hiver où Violette a dérangé les funérailles, et les anciens combattants de la Septième Avenue portent encore leurs capotes militaires, parce que rien de ce qu'ils peuvent se payer n'est aussi solide ou ne cache aussi bien ce dont ils s'étaient vantés en 1919. Huit ans plus tard, la veille des frasques de Violette, quand la neige arrive, elle reste là où elle tombe sur Lennox et aussi Park Avenue, et attend que les carrioles à chevaux la tassent en livrant du charbon aux chaudières qui refroidissent dans les caves. Dans ces gros immeubles de cinq étages et les étroites maisons en bois qui les séparent, les gens frappent aux portes pour savoir ce dont on a besoin ou qu'on peut donner.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18|année d'origine=1992|traducteur =Pierre Alien}} {{Citation|citation=Ça fait mal de respirer quand il fait aussi froid, mais malgré tous les problèmes d'être coincés par l'hiver dans la ville, ils le supportent parce que tout vaut d'être sur l'Avenue Lenox à l'abri des sales Blancs et des trucs qu'ils inventent ; là où les trottoirs, couverts de neige ou non, sont plus larges que les grandes rues des villes où ils sont nés et où des gens parfaitement ordinaires peuvent attendre à l'arrêt, monter dans le tramway, donner une pièce au conducteur et aller partout où ils veulent, même si on n'a pas envie d'aller si loin parce que tout ce qu'on veut est sur place : l'église, la boutique, la fête, les femmes, les hommes, la boîte à lettres (mais pas de lycée), le marchand de meubles, le vendeur de journaux ambulant, les bistrots clandestins (mais pas de banque), les instituts de beauté, les coiffeurs, les bars à juke-box, les voitures à glace, les chiffonniers, les salles de billard, les marchés couverts, les vendeurs de la loterie, et tous les clubs, organisations, syndicats, sociétés, fraternités, sororités ou associations imaginables. Les ornières de ces services, bien sûr, sont usées et des pistes sont lissées par les membres d'un groupe dans le territoire d'un autre où on croit qu'il y a quelque chose de curieux ou d'excitant. Un truc brillant, crépitant, effrayant. Là où on peut faire sauter le bouchon et porter la bouche glacée du verre à la sienne. Où on peut trouver le danger ou le devenir ; où on peut se battre jusqu'à tomber et sourire au couteau quand il vous rate ou non. Juste voir ça, c'est merveilleux. Et c'est tour aussi merveilleux de savoir que dans son propre immeuble il y a des listes faites par les épouses pour envoyer le mari au marché couvert, que des draps impossibles à étendre sous la neige sont tendus dans les cuisines comme les rideaux dans un sketch de patronage sur l'Abyssinie.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18-19|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} === ''Paradise'', 1997 === {{Voir autre projet|Paradis (Morrison)}} {{Citation|Ils tuent la jeune Blanche d’abord. Avec les autres, ils peuvent prendre leur temps.}} {{Réf Livre | titre = Paradis | auteur = Toni Morrison | traducteur = Jean Guilloineau | éditeur = 10-18 | année = 1999 | année d'origine=1997 | ISBN = 2-264-02551-4 | chapitre = Ruby | page = 11 }} === ''Home'', 2012 === {{Citation|Ils se sont dressés comme des hommes. On les a vus. Comme des hommes ils se sont mis debout.}} {{Réf Livre | titre = Home | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgeois | année = 2012 | ISBN = 978-2-267-02383-1 | chapitre = 1 | page = 11 }} === ''The Origin of Others'', 2017 === {{Voir autre projet|L'Origine des autres|''L'Origine des autres''|langue=fr}} {{Citation|La race a été un critère constant de différenciation, tout comme la richesse, la classe sociale et le genre, donc chacun est affaire de pouvoir et de nécessité de contrôle.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =16-17 }} {{Citation|Comment devient-on raciste, sexiste ? Puisque personne ne naît raciste et qu’il n’existe pas de prédisposition fœtale au sexisme, on apprend à fabriquer l’Autre non par des conférences ou par une instruction, mais par l’exemple.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =18 }} {{Citation|Les ressources dont nous disposons pour accéder en toute bienveillance les uns aux autres, pour franchir d’un bond le seul air bleu qui nous sépare, sont peu nombreuses, mais puissantes : le langage, l’image et l’expérience, qui peut inclure les deux premiers, l’un d’eux ou bien ni l’un ni l’autre.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Être ou devenir étranger | page =38 }} === ''The Source of Self-Regard'', 2019 === {{voir autre projet|langue=en|The Source of Self-Regard|''The Source of Self-Regard''}} {{Citation|La vie et l’œuvre d’un [[écrivain]] ne sont pas un don fait à l’humanité : ils sont sa condition nécessaire.|précisions=}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre =Péril | page =10 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=novembre |jour=8 |commentaire= }} {{Citation|Nous mourons. C’est peut-être le sens de la [[vie]]. Mais nous ''faisons'' la [[langue]]. C’est peut-être la mesure de notre vie.|langue=en|original= We die. That may be the meaning of life. But we do language. That may be the measure of our lives.|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =168 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=octobre |jour=15 |commentaire= }} {{Citation|La passion ne suffit jamais; le savoir non plus. Mais essaye. Par égard pour nous et pour toi-même, oublie ton nom dans la rue, dis-nous ce que le monde était pour toi dans les endroits sombres et dans la lumière. Ne nous dis pas que croire, que craindre. Montre-nous l’ample jupe de la croyance et la couture qui défait la coiffe de la peur. Toi, veille femme, qui as la chance d’être aveugle, tu sais parler la [[langue]] qui nous dit ce que seule la langue peut dire : comment voir sans images. Seule la langue nous protège de la nature effroyable des choses sans nom. Seule la langue est méditation.|original= Passion is never enough; neither is skill. But try. For our sake and yours forget your name in the street; tell us what the world has been to you in the dark places and in the light. Don’t tell us what to believe, what to fear. Show us belief’s wide skirt and the stitch that unravels fear’s caul. You, old woman, blessed with blindness, can speak the language that tells us what only language can: how to see without pictures. Language alone protects us from the scariness of things with no names. Language alone is meditation.|langue=en|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =171 }} [[Image:James Baldwin 33 Allan Warren.jpg|vignette|[[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]]]] {{Citation|À présent, je découvre que, en ta compagnie, c’est moi-même que je connais. Voilà le don stupéfiant de ta vie et de ton amitié : c’est nous-mêmes que tu nous as donnés à méditer, à chérir.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de [[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]] | page =359 }} {{Citation|Tu m’as offert la langue dans laquelle résider : cadeau si parfait qu’il semble être ma propre invention. Je pense tes pensées, parlées ou écrites, depuis si longtemps que je les croyais miennes. Je vois le monde à travers ton regard depuis si longtemps que je croyais que cette vision limpide, si limpide, était ma propre vision. Même maintenant, même ici, j’ai besoin que tu me dises ce que j’éprouve et comment l’exprimer.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =360 }} {{Citation|« Notre couronne, as-tu dit, a déjà été achetée et payée. Tout ce que nous avons à faire, c’est la porter. » Et nous la portons, [[James Baldwin (écrivain)|Jimmy]]. C’est toi qui nous as couronnés.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =364 }} {{Citation|L’encre invisible est ce qui réside sous, entre et hors les lignes, et reste caché jusqu’à ce que le bon [[lecteur]] le découvre. Par « bon » lecteur, je sous-entends que certains [[livre]]s ne sont à l’évidence pas fait pour tous les lecteurs. Il est possible d’admirer [[Marcel Proust|Proust]] sans pour autant se retrouver impliqué d’un point de vue intellectuel ou affectif. Même un lecteur qui aime le livre peut ne pas être celui qui l’aime le mieux ou comme il faut. Le lecteur « fait pour » le livre est celui qui est en harmonie avec l’encre invisible.|précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =415 }} {{Citation|Retirer les métaphores et les comparaisons est tout aussi important que de les choisir. Des phrases majeures peuvent être écrites afin de contenir des informations enfouies qui complètent, envahissent ou manipulent la [[lecture]]. Le non-écrit est tout aussi révélateur que l’écrit. Lorsqu’elle sont comblées par le « bon » [[lecteur]], les lacunes volontaires, et délibérément trompeuses, produisent le texte dans son intégralité et atteste de son existence vivante.| précisions=« Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =416 }} {{Citation|Écrire la lecture implique de séduire : d’amener par ruse le lecteur à pénétrer dans des environnements situés hors des pages. De disqualifier la notion de texte stable au profit de celle d’un texte dépendant d’un lecteur actif et activé, qui écrit la lecture… dans l’encre invisible.| précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =418 }} === Autres citations === {{Citation|Il y a beaucoup de manières d'écrire. Il y a le sabotage, les agents provocateurs. Il y a beaucoup de manières de déstabiliser le racisme, et les romans engagés sont seulement une façon. Peut-être qu'ils sont la meilleure manière, et peut-être qu'ils ne le sont pas. Cela ne m'intéresse pas. Je m'intéresse aux lecteurs noirs et à moi. Je pense que quand vous vous concentrez constamment sur le nazi, vous lui donnez plus de pouvoir qu'il ne devrait avoir. C'est ce que la confrontation dans l'art fait parfois. |original= There’re lots of ways to write. There’s sabotage, agent-provocateur. There are lots of ways to destabilize racism, and protest novels are only one way. Maybe they’re the best way, and maybe they aren’t. I’m not interested in that. I’m interested in black readers and me. I think that when you constantly focus on the Nazi, you give him more power than he should have. That’s what confrontation in art sometimes does. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 109 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/109 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Quand j'étais une petite fille, tous ces amis de mon père, je ne connaissais jamais leurs noms. Leurs noms étaient Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. Je ne pas jusqu'à aujourd'hui d’où ils les avaient obtenus, mais ils les utilisaient; ils devaient avoir un vrai nom quelque part. Mais ils avaient obtenus ou reçus des noms, des surnoms. Et ce sont généralement des noms qui identifient certaines faiblesses, comme s’ils les affrontaient immédiatement, mais c’est possible ? si vous pensez à votre propre enfance, vous devez avoir été conscient ? de ce que ces sortes de noms disent vraiment. Ils ne veulent pas s'appeler eux-mêmes William ou n'importe quel nom Wasp. Ils auraient pu le vouloir, mais en regardant les dossiers, vous voyez toutes sortes de noms. |original=When I was a little girl, all those friends of my father, I never knew their names. Their names were Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. I don’t know to this day where they got them from, but they used them; they must have had a real name somewhere. But they get or receive names, nick names. And they generally are names that identify some weakness, as though they are confronting it right away, but it’s im possible?if you think about your own childhood you must have been aware?what those names—kinds really had. They don’t want to call themselves William or some Wasp name. They might want to do it but you look at records you see all kinds of names. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 112 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/112 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Le réalisme, oui, mais pas dans ce sens. Il y a beaucoup de manières d'effleurer le réalisme. Ce n'est pas documentaire, ce n'est pas mon style, mon style est beaucoup plus dans la lignée de […] est auditif. Il est visuel, il a un son, c’est ce vers quoi je travaille, il est un lieu où le lecteur peut entrer, comme une congrégation, ou comme un auditoire à un concert musical, auquel ils participent et je dois le laisser assez ouvert pour qu'ils puissent. |original=Realism, yes, but not in that sense. There are a lot of ways to touch realism. It’s not documentary, that’s not my style, my style is very much in the line of […] it’s aural. It’s visual, it has a sound, that’s what I work toward, is of place where the reader can come in, like a congregation, or like an audience at a musical concert, where they participate in it and I have to make it open enough so that they can. |langue=en |précisions=Réponse à la question : Le réalisme ne joue pas un rôle dans votre conception du roman ? }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 117-118 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/117 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation| Serai-je autorisée, enfin, à écrire sur des Noirs sans avoir à dire qu'ils sont noirs, comme les Blancs écrivent sur les Blancs ?}} {{Réf Article | titre = Morrison, la guerrière | auteur = Josyane Savigneau | publication = Le Monde | date = 29 mai 1998 | page = url | url = https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/05/29/morrison-la-guerriere_3676943_1819218.html }} {{Citation|citation=Je n'ai jamais vu la vie avec les yeux d'un blanc. |précisions=Réponse à la question « Ce type de situations ne vous faisait pas enrager ? » à propos de l'ostracisation des noirs.}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} {{Citation|citation=Je ne pleurais jamais. Jusqu'à la mort de mon fils. |précisions=Réponse à la remarque « Vous avez dit que vous étiez une femme qui ne pleurait jamais… ».}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} == Citations rapportées == == Citations sur == == Voir aussi == {{autres projets |commons=Category:Toni Morrison |w=Toni Morrison}} {{DEFAULTSORT:Morrison, Toni}} [[Catégorie:Naissance en 1931]] [[Catégorie:Décès en 2019]] [[Catégorie:Éditrice]] [[Catégorie:Romancier américain]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Pulitzer]] [[Catégorie:Femme de lettres afro-américaine]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] j7wb72q8rw4owcchx2fdesws2o7fnjt 460162 460161 2026-06-01T10:47:50Z Malik2Mars 27293 /* ''The Origin of Others'', 2017 */ 460162 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Toni Morrison 2008-2.jpg|vignette|Toni Morrison (2008).|alt=Une femme noire avec des dreadlocks grises, portant une blouse orange et parlant dans un micro posé devant elle.]] '''{{w|Toni Morrison}}''' (1931-2019) est une écrivaine, professeure de littérature et éditrice américaine, lauréate du prix Nobel de littérature en 1993. == Citations == {{Voir autre projet| Catégorie:Œuvre de Toni Morrison}} === ''Playing in the Dark'', 1992 === {{voir autre projet|langue=en|Playing in the Dark|''Playing in the Dark''}} {{Citation|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.}} {{Réf Livre | titre = Playing in the Dark : blancheur et imagination littéraire | auteur = Toni Morrison | traducteur =Pierre Alien | éditeur = 10-18 | année = 1995 | année d'origine = 1992 | ISBN = 2-264-02073-3 | chapitre = Préface | page = 13 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2022 |mois=janvier |jour=14 |commentaire= }} === ''Jazz'', 1992 === {{Citation|citation=Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=15|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} {{Citation|citation=L'armistice avait huit ans l'hiver où Violette a dérangé les funérailles, et les anciens combattants de la Septième Avenue portent encore leurs capotes militaires, parce que rien de ce qu'ils peuvent se payer n'est aussi solide ou ne cache aussi bien ce dont ils s'étaient vantés en 1919. Huit ans plus tard, la veille des frasques de Violette, quand la neige arrive, elle reste là où elle tombe sur Lennox et aussi Park Avenue, et attend que les carrioles à chevaux la tassent en livrant du charbon aux chaudières qui refroidissent dans les caves. Dans ces gros immeubles de cinq étages et les étroites maisons en bois qui les séparent, les gens frappent aux portes pour savoir ce dont on a besoin ou qu'on peut donner.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18|année d'origine=1992|traducteur =Pierre Alien}} {{Citation|citation=Ça fait mal de respirer quand il fait aussi froid, mais malgré tous les problèmes d'être coincés par l'hiver dans la ville, ils le supportent parce que tout vaut d'être sur l'Avenue Lenox à l'abri des sales Blancs et des trucs qu'ils inventent ; là où les trottoirs, couverts de neige ou non, sont plus larges que les grandes rues des villes où ils sont nés et où des gens parfaitement ordinaires peuvent attendre à l'arrêt, monter dans le tramway, donner une pièce au conducteur et aller partout où ils veulent, même si on n'a pas envie d'aller si loin parce que tout ce qu'on veut est sur place : l'église, la boutique, la fête, les femmes, les hommes, la boîte à lettres (mais pas de lycée), le marchand de meubles, le vendeur de journaux ambulant, les bistrots clandestins (mais pas de banque), les instituts de beauté, les coiffeurs, les bars à juke-box, les voitures à glace, les chiffonniers, les salles de billard, les marchés couverts, les vendeurs de la loterie, et tous les clubs, organisations, syndicats, sociétés, fraternités, sororités ou associations imaginables. Les ornières de ces services, bien sûr, sont usées et des pistes sont lissées par les membres d'un groupe dans le territoire d'un autre où on croit qu'il y a quelque chose de curieux ou d'excitant. Un truc brillant, crépitant, effrayant. Là où on peut faire sauter le bouchon et porter la bouche glacée du verre à la sienne. Où on peut trouver le danger ou le devenir ; où on peut se battre jusqu'à tomber et sourire au couteau quand il vous rate ou non. Juste voir ça, c'est merveilleux. Et c'est tour aussi merveilleux de savoir que dans son propre immeuble il y a des listes faites par les épouses pour envoyer le mari au marché couvert, que des draps impossibles à étendre sous la neige sont tendus dans les cuisines comme les rideaux dans un sketch de patronage sur l'Abyssinie.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18-19|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} === ''Paradise'', 1997 === {{Voir autre projet|Paradis (Morrison)}} {{Citation|Ils tuent la jeune Blanche d’abord. Avec les autres, ils peuvent prendre leur temps.}} {{Réf Livre | titre = Paradis | auteur = Toni Morrison | traducteur = Jean Guilloineau | éditeur = 10-18 | année = 1999 | année d'origine=1997 | ISBN = 2-264-02551-4 | chapitre = Ruby | page = 11 }} === ''Home'', 2012 === {{Citation|Ils se sont dressés comme des hommes. On les a vus. Comme des hommes ils se sont mis debout.}} {{Réf Livre | titre = Home | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christiane Laferrière | éditeur = Christian Bourgeois | année = 2012 | ISBN = 978-2-267-02383-1 | chapitre = 1 | page = 11 }} === ''The Origin of Others'', 2017 === {{Voir autre projet|L'Origine des autres|''L'Origine des autres''|langue=fr}} {{Citation|La race a été un critère constant de différenciation, tout comme la richesse, la classe sociale et le genre, donc chacun est affaire de pouvoir et de nécessité de contrôle.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =16-17 }} {{Citation|Comment devient-on raciste, sexiste ? Puisque personne ne naît raciste et qu’il n’existe pas de prédisposition fœtale au sexisme, on apprend à fabriquer l’Autre non par des conférences ou par une instruction, mais par l’exemple.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =18 }} {{Citation|Les ressources dont nous disposons pour accéder en toute bienveillance les uns aux autres, pour franchir d’un bond le seul air bleu qui nous sépare, sont peu nombreuses, mais puissantes : le langage, l’image et l’expérience, qui peut inclure les deux premiers, l’un d’eux ou bien ni l’un ni l’autre.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Être ou devenir étranger | page =38 }} === ''The Source of Self-Regard'', 2019 === {{voir autre projet|langue=en|The Source of Self-Regard|''The Source of Self-Regard''}} {{Citation|La vie et l’œuvre d’un [[écrivain]] ne sont pas un don fait à l’humanité : ils sont sa condition nécessaire.|précisions=}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre =Péril | page =10 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=novembre |jour=8 |commentaire= }} {{Citation|Nous mourons. C’est peut-être le sens de la [[vie]]. Mais nous ''faisons'' la [[langue]]. C’est peut-être la mesure de notre vie.|langue=en|original= We die. That may be the meaning of life. But we do language. That may be the measure of our lives.|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =168 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=octobre |jour=15 |commentaire= }} {{Citation|La passion ne suffit jamais; le savoir non plus. Mais essaye. Par égard pour nous et pour toi-même, oublie ton nom dans la rue, dis-nous ce que le monde était pour toi dans les endroits sombres et dans la lumière. Ne nous dis pas que croire, que craindre. Montre-nous l’ample jupe de la croyance et la couture qui défait la coiffe de la peur. Toi, veille femme, qui as la chance d’être aveugle, tu sais parler la [[langue]] qui nous dit ce que seule la langue peut dire : comment voir sans images. Seule la langue nous protège de la nature effroyable des choses sans nom. Seule la langue est méditation.|original= Passion is never enough; neither is skill. But try. For our sake and yours forget your name in the street; tell us what the world has been to you in the dark places and in the light. Don’t tell us what to believe, what to fear. Show us belief’s wide skirt and the stitch that unravels fear’s caul. You, old woman, blessed with blindness, can speak the language that tells us what only language can: how to see without pictures. Language alone protects us from the scariness of things with no names. Language alone is meditation.|langue=en|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =171 }} [[Image:James Baldwin 33 Allan Warren.jpg|vignette|[[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]]]] {{Citation|À présent, je découvre que, en ta compagnie, c’est moi-même que je connais. Voilà le don stupéfiant de ta vie et de ton amitié : c’est nous-mêmes que tu nous as donnés à méditer, à chérir.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de [[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]] | page =359 }} {{Citation|Tu m’as offert la langue dans laquelle résider : cadeau si parfait qu’il semble être ma propre invention. Je pense tes pensées, parlées ou écrites, depuis si longtemps que je les croyais miennes. Je vois le monde à travers ton regard depuis si longtemps que je croyais que cette vision limpide, si limpide, était ma propre vision. Même maintenant, même ici, j’ai besoin que tu me dises ce que j’éprouve et comment l’exprimer.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =360 }} {{Citation|« Notre couronne, as-tu dit, a déjà été achetée et payée. Tout ce que nous avons à faire, c’est la porter. » Et nous la portons, [[James Baldwin (écrivain)|Jimmy]]. C’est toi qui nous as couronnés.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =364 }} {{Citation|L’encre invisible est ce qui réside sous, entre et hors les lignes, et reste caché jusqu’à ce que le bon [[lecteur]] le découvre. Par « bon » lecteur, je sous-entends que certains [[livre]]s ne sont à l’évidence pas fait pour tous les lecteurs. Il est possible d’admirer [[Marcel Proust|Proust]] sans pour autant se retrouver impliqué d’un point de vue intellectuel ou affectif. Même un lecteur qui aime le livre peut ne pas être celui qui l’aime le mieux ou comme il faut. Le lecteur « fait pour » le livre est celui qui est en harmonie avec l’encre invisible.|précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =415 }} {{Citation|Retirer les métaphores et les comparaisons est tout aussi important que de les choisir. Des phrases majeures peuvent être écrites afin de contenir des informations enfouies qui complètent, envahissent ou manipulent la [[lecture]]. Le non-écrit est tout aussi révélateur que l’écrit. Lorsqu’elle sont comblées par le « bon » [[lecteur]], les lacunes volontaires, et délibérément trompeuses, produisent le texte dans son intégralité et atteste de son existence vivante.| précisions=« Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =416 }} {{Citation|Écrire la lecture implique de séduire : d’amener par ruse le lecteur à pénétrer dans des environnements situés hors des pages. De disqualifier la notion de texte stable au profit de celle d’un texte dépendant d’un lecteur actif et activé, qui écrit la lecture… dans l’encre invisible.| précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =418 }} === Autres citations === {{Citation|Il y a beaucoup de manières d'écrire. Il y a le sabotage, les agents provocateurs. Il y a beaucoup de manières de déstabiliser le racisme, et les romans engagés sont seulement une façon. Peut-être qu'ils sont la meilleure manière, et peut-être qu'ils ne le sont pas. Cela ne m'intéresse pas. Je m'intéresse aux lecteurs noirs et à moi. Je pense que quand vous vous concentrez constamment sur le nazi, vous lui donnez plus de pouvoir qu'il ne devrait avoir. C'est ce que la confrontation dans l'art fait parfois. |original= There’re lots of ways to write. There’s sabotage, agent-provocateur. There are lots of ways to destabilize racism, and protest novels are only one way. Maybe they’re the best way, and maybe they aren’t. I’m not interested in that. I’m interested in black readers and me. I think that when you constantly focus on the Nazi, you give him more power than he should have. That’s what confrontation in art sometimes does. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 109 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/109 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Quand j'étais une petite fille, tous ces amis de mon père, je ne connaissais jamais leurs noms. Leurs noms étaient Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. Je ne pas jusqu'à aujourd'hui d’où ils les avaient obtenus, mais ils les utilisaient; ils devaient avoir un vrai nom quelque part. Mais ils avaient obtenus ou reçus des noms, des surnoms. Et ce sont généralement des noms qui identifient certaines faiblesses, comme s’ils les affrontaient immédiatement, mais c’est possible ? si vous pensez à votre propre enfance, vous devez avoir été conscient ? de ce que ces sortes de noms disent vraiment. Ils ne veulent pas s'appeler eux-mêmes William ou n'importe quel nom Wasp. Ils auraient pu le vouloir, mais en regardant les dossiers, vous voyez toutes sortes de noms. |original=When I was a little girl, all those friends of my father, I never knew their names. Their names were Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. I don’t know to this day where they got them from, but they used them; they must have had a real name somewhere. But they get or receive names, nick names. And they generally are names that identify some weakness, as though they are confronting it right away, but it’s im possible?if you think about your own childhood you must have been aware?what those names—kinds really had. They don’t want to call themselves William or some Wasp name. They might want to do it but you look at records you see all kinds of names. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 112 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/112 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Le réalisme, oui, mais pas dans ce sens. Il y a beaucoup de manières d'effleurer le réalisme. Ce n'est pas documentaire, ce n'est pas mon style, mon style est beaucoup plus dans la lignée de […] est auditif. Il est visuel, il a un son, c’est ce vers quoi je travaille, il est un lieu où le lecteur peut entrer, comme une congrégation, ou comme un auditoire à un concert musical, auquel ils participent et je dois le laisser assez ouvert pour qu'ils puissent. |original=Realism, yes, but not in that sense. There are a lot of ways to touch realism. It’s not documentary, that’s not my style, my style is very much in the line of […] it’s aural. It’s visual, it has a sound, that’s what I work toward, is of place where the reader can come in, like a congregation, or like an audience at a musical concert, where they participate in it and I have to make it open enough so that they can. |langue=en |précisions=Réponse à la question : Le réalisme ne joue pas un rôle dans votre conception du roman ? }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 117-118 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/117 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation| Serai-je autorisée, enfin, à écrire sur des Noirs sans avoir à dire qu'ils sont noirs, comme les Blancs écrivent sur les Blancs ?}} {{Réf Article | titre = Morrison, la guerrière | auteur = Josyane Savigneau | publication = Le Monde | date = 29 mai 1998 | page = url | url = https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/05/29/morrison-la-guerriere_3676943_1819218.html }} {{Citation|citation=Je n'ai jamais vu la vie avec les yeux d'un blanc. |précisions=Réponse à la question « Ce type de situations ne vous faisait pas enrager ? » à propos de l'ostracisation des noirs.}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} {{Citation|citation=Je ne pleurais jamais. Jusqu'à la mort de mon fils. |précisions=Réponse à la remarque « Vous avez dit que vous étiez une femme qui ne pleurait jamais… ».}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} == Citations rapportées == == Citations sur == == Voir aussi == {{autres projets |commons=Category:Toni Morrison |w=Toni Morrison}} {{DEFAULTSORT:Morrison, Toni}} [[Catégorie:Naissance en 1931]] [[Catégorie:Décès en 2019]] [[Catégorie:Éditrice]] [[Catégorie:Romancier américain]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Pulitzer]] [[Catégorie:Femme de lettres afro-américaine]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] 043uxekon3ou6tpen4ozj6lzmkwbs4j 460163 460162 2026-06-01T10:48:32Z Malik2Mars 27293 /* ''Home'', 2012 */ 460163 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Toni Morrison 2008-2.jpg|vignette|Toni Morrison (2008).|alt=Une femme noire avec des dreadlocks grises, portant une blouse orange et parlant dans un micro posé devant elle.]] '''{{w|Toni Morrison}}''' (1931-2019) est une écrivaine, professeure de littérature et éditrice américaine, lauréate du prix Nobel de littérature en 1993. == Citations == {{Voir autre projet| Catégorie:Œuvre de Toni Morrison}} === ''Playing in the Dark'', 1992 === {{voir autre projet|langue=en|Playing in the Dark|''Playing in the Dark''}} {{Citation|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.}} {{Réf Livre | titre = Playing in the Dark : blancheur et imagination littéraire | auteur = Toni Morrison | traducteur =Pierre Alien | éditeur = 10-18 | année = 1995 | année d'origine = 1992 | ISBN = 2-264-02073-3 | chapitre = Préface | page = 13 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2022 |mois=janvier |jour=14 |commentaire= }} === ''Jazz'', 1992 === {{Citation|citation=Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=15|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} {{Citation|citation=L'armistice avait huit ans l'hiver où Violette a dérangé les funérailles, et les anciens combattants de la Septième Avenue portent encore leurs capotes militaires, parce que rien de ce qu'ils peuvent se payer n'est aussi solide ou ne cache aussi bien ce dont ils s'étaient vantés en 1919. Huit ans plus tard, la veille des frasques de Violette, quand la neige arrive, elle reste là où elle tombe sur Lennox et aussi Park Avenue, et attend que les carrioles à chevaux la tassent en livrant du charbon aux chaudières qui refroidissent dans les caves. Dans ces gros immeubles de cinq étages et les étroites maisons en bois qui les séparent, les gens frappent aux portes pour savoir ce dont on a besoin ou qu'on peut donner.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18|année d'origine=1992|traducteur =Pierre Alien}} {{Citation|citation=Ça fait mal de respirer quand il fait aussi froid, mais malgré tous les problèmes d'être coincés par l'hiver dans la ville, ils le supportent parce que tout vaut d'être sur l'Avenue Lenox à l'abri des sales Blancs et des trucs qu'ils inventent ; là où les trottoirs, couverts de neige ou non, sont plus larges que les grandes rues des villes où ils sont nés et où des gens parfaitement ordinaires peuvent attendre à l'arrêt, monter dans le tramway, donner une pièce au conducteur et aller partout où ils veulent, même si on n'a pas envie d'aller si loin parce que tout ce qu'on veut est sur place : l'église, la boutique, la fête, les femmes, les hommes, la boîte à lettres (mais pas de lycée), le marchand de meubles, le vendeur de journaux ambulant, les bistrots clandestins (mais pas de banque), les instituts de beauté, les coiffeurs, les bars à juke-box, les voitures à glace, les chiffonniers, les salles de billard, les marchés couverts, les vendeurs de la loterie, et tous les clubs, organisations, syndicats, sociétés, fraternités, sororités ou associations imaginables. Les ornières de ces services, bien sûr, sont usées et des pistes sont lissées par les membres d'un groupe dans le territoire d'un autre où on croit qu'il y a quelque chose de curieux ou d'excitant. Un truc brillant, crépitant, effrayant. Là où on peut faire sauter le bouchon et porter la bouche glacée du verre à la sienne. Où on peut trouver le danger ou le devenir ; où on peut se battre jusqu'à tomber et sourire au couteau quand il vous rate ou non. Juste voir ça, c'est merveilleux. Et c'est tour aussi merveilleux de savoir que dans son propre immeuble il y a des listes faites par les épouses pour envoyer le mari au marché couvert, que des draps impossibles à étendre sous la neige sont tendus dans les cuisines comme les rideaux dans un sketch de patronage sur l'Abyssinie.}} {{Réf Livre|titre=Jazz|auteur=Toni Morrison|éditeur=Christian Bourgeois|année=1993|page=18-19|année d'origine=1992|traducteur=Pierre Alien}} === ''Paradise'', 1997 === {{Voir autre projet|Paradis (Morrison)}} {{Citation|Ils tuent la jeune Blanche d’abord. Avec les autres, ils peuvent prendre leur temps.}} {{Réf Livre | titre = Paradis | auteur = Toni Morrison | traducteur = Jean Guilloineau | éditeur = 10-18 | année = 1999 | année d'origine=1997 | ISBN = 2-264-02551-4 | chapitre = Ruby | page = 11 }} === ''Home'', 2012 === {{Citation|Ils se sont dressés comme des hommes. On les a vus. Comme des hommes ils se sont mis debout.}} {{Réf Livre | titre = Home | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgeois | année = 2012 | ISBN = 978-2-267-02383-1 | chapitre = 1 | page = 11 }} === ''The Origin of Others'', 2017 === {{Voir autre projet|L'Origine des autres|''L'Origine des autres''|langue=fr}} {{Citation|La race a été un critère constant de différenciation, tout comme la richesse, la classe sociale et le genre, donc chacun est affaire de pouvoir et de nécessité de contrôle.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =16-17 }} {{Citation|Comment devient-on raciste, sexiste ? Puisque personne ne naît raciste et qu’il n’existe pas de prédisposition fœtale au sexisme, on apprend à fabriquer l’Autre non par des conférences ou par une instruction, mais par l’exemple.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Embellir l’esclavage | page =18 }} {{Citation|Les ressources dont nous disposons pour accéder en toute bienveillance les uns aux autres, pour franchir d’un bond le seul air bleu qui nous sépare, sont peu nombreuses, mais puissantes : le langage, l’image et l’expérience, qui peut inclure les deux premiers, l’un d’eux ou bien ni l’un ni l’autre.}} {{Réf Livre | titre = L’origine des autres | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =978-2-267-03069-3 | chapitre = Être ou devenir étranger | page =38 }} === ''The Source of Self-Regard'', 2019 === {{voir autre projet|langue=en|The Source of Self-Regard|''The Source of Self-Regard''}} {{Citation|La vie et l’œuvre d’un [[écrivain]] ne sont pas un don fait à l’humanité : ils sont sa condition nécessaire.|précisions=}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre =Péril | page =10 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=novembre |jour=8 |commentaire= }} {{Citation|Nous mourons. C’est peut-être le sens de la [[vie]]. Mais nous ''faisons'' la [[langue]]. C’est peut-être la mesure de notre vie.|langue=en|original= We die. That may be the meaning of life. But we do language. That may be the measure of our lives.|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =168 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=octobre |jour=15 |commentaire= }} {{Citation|La passion ne suffit jamais; le savoir non plus. Mais essaye. Par égard pour nous et pour toi-même, oublie ton nom dans la rue, dis-nous ce que le monde était pour toi dans les endroits sombres et dans la lumière. Ne nous dis pas que croire, que craindre. Montre-nous l’ample jupe de la croyance et la couture qui défait la coiffe de la peur. Toi, veille femme, qui as la chance d’être aveugle, tu sais parler la [[langue]] qui nous dit ce que seule la langue peut dire : comment voir sans images. Seule la langue nous protège de la nature effroyable des choses sans nom. Seule la langue est méditation.|original= Passion is never enough; neither is skill. But try. For our sake and yours forget your name in the street; tell us what the world has been to you in the dark places and in the light. Don’t tell us what to believe, what to fear. Show us belief’s wide skirt and the stitch that unravels fear’s caul. You, old woman, blessed with blindness, can speak the language that tells us what only language can: how to see without pictures. Language alone protects us from the scariness of things with no names. Language alone is meditation.|langue=en|précisions=Discours de réception du prix Nobel, 7 décembre 1993 {{lire en ligne|url= https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/}}.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Discours de Stockholm | page =171 }} [[Image:James Baldwin 33 Allan Warren.jpg|vignette|[[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]]]] {{Citation|À présent, je découvre que, en ta compagnie, c’est moi-même que je connais. Voilà le don stupéfiant de ta vie et de ton amitié : c’est nous-mêmes que tu nous as donnés à méditer, à chérir.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de [[James Baldwin (écrivain)|James Baldwin]] | page =359 }} {{Citation|Tu m’as offert la langue dans laquelle résider : cadeau si parfait qu’il semble être ma propre invention. Je pense tes pensées, parlées ou écrites, depuis si longtemps que je les croyais miennes. Je vois le monde à travers ton regard depuis si longtemps que je croyais que cette vision limpide, si limpide, était ma propre vision. Même maintenant, même ici, j’ai besoin que tu me dises ce que j’éprouve et comment l’exprimer.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =360 }} {{Citation|« Notre couronne, as-tu dit, a déjà été achetée et payée. Tout ce que nous avons à faire, c’est la porter. » Et nous la portons, [[James Baldwin (écrivain)|Jimmy]]. C’est toi qui nous as couronnés.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =364 }} {{Citation|L’encre invisible est ce qui réside sous, entre et hors les lignes, et reste caché jusqu’à ce que le bon [[lecteur]] le découvre. Par « bon » lecteur, je sous-entends que certains [[livre]]s ne sont à l’évidence pas fait pour tous les lecteurs. Il est possible d’admirer [[Marcel Proust|Proust]] sans pour autant se retrouver impliqué d’un point de vue intellectuel ou affectif. Même un lecteur qui aime le livre peut ne pas être celui qui l’aime le mieux ou comme il faut. Le lecteur « fait pour » le livre est celui qui est en harmonie avec l’encre invisible.|précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =415 }} {{Citation|Retirer les métaphores et les comparaisons est tout aussi important que de les choisir. Des phrases majeures peuvent être écrites afin de contenir des informations enfouies qui complètent, envahissent ou manipulent la [[lecture]]. Le non-écrit est tout aussi révélateur que l’écrit. Lorsqu’elle sont comblées par le « bon » [[lecteur]], les lacunes volontaires, et délibérément trompeuses, produisent le texte dans son intégralité et atteste de son existence vivante.| précisions=« Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =416 }} {{Citation|Écrire la lecture implique de séduire : d’amener par ruse le lecteur à pénétrer dans des environnements situés hors des pages. De disqualifier la notion de texte stable au profit de celle d’un texte dépendant d’un lecteur actif et activé, qui écrit la lecture… dans l’encre invisible.| précisions= « Encre invisible ». Conférence, Université de Princeton, 11 mars 2011.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = Christian Bourgois | année = 2019 | ISBN =978-2-267-03175-1 | chapitre = Encre invisible. Lire l’écriture et écrire la lecture | page =418 }} === Autres citations === {{Citation|Il y a beaucoup de manières d'écrire. Il y a le sabotage, les agents provocateurs. Il y a beaucoup de manières de déstabiliser le racisme, et les romans engagés sont seulement une façon. Peut-être qu'ils sont la meilleure manière, et peut-être qu'ils ne le sont pas. Cela ne m'intéresse pas. Je m'intéresse aux lecteurs noirs et à moi. Je pense que quand vous vous concentrez constamment sur le nazi, vous lui donnez plus de pouvoir qu'il ne devrait avoir. C'est ce que la confrontation dans l'art fait parfois. |original= There’re lots of ways to write. There’s sabotage, agent-provocateur. There are lots of ways to destabilize racism, and protest novels are only one way. Maybe they’re the best way, and maybe they aren’t. I’m not interested in that. I’m interested in black readers and me. I think that when you constantly focus on the Nazi, you give him more power than he should have. That’s what confrontation in art sometimes does. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 109 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/109 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Quand j'étais une petite fille, tous ces amis de mon père, je ne connaissais jamais leurs noms. Leurs noms étaient Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. Je ne pas jusqu'à aujourd'hui d’où ils les avaient obtenus, mais ils les utilisaient; ils devaient avoir un vrai nom quelque part. Mais ils avaient obtenus ou reçus des noms, des surnoms. Et ce sont généralement des noms qui identifient certaines faiblesses, comme s’ils les affrontaient immédiatement, mais c’est possible ? si vous pensez à votre propre enfance, vous devez avoir été conscient ? de ce que ces sortes de noms disent vraiment. Ils ne veulent pas s'appeler eux-mêmes William ou n'importe quel nom Wasp. Ils auraient pu le vouloir, mais en regardant les dossiers, vous voyez toutes sortes de noms. |original=When I was a little girl, all those friends of my father, I never knew their names. Their names were Rocky River, Cool Breeze, Johnnie Dell. I don’t know to this day where they got them from, but they used them; they must have had a real name somewhere. But they get or receive names, nick names. And they generally are names that identify some weakness, as though they are confronting it right away, but it’s im possible?if you think about your own childhood you must have been aware?what those names—kinds really had. They don’t want to call themselves William or some Wasp name. They might want to do it but you look at records you see all kinds of names. |langue=en |précisions=Interview initialement publié dans {{Article|titre=Interview With Toni Morrison|auteur=Cecil Brown|date=automne 1995|volume=36|numéro=3|journal=The Massachusetts Review}}. }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 112 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/112 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation|Le réalisme, oui, mais pas dans ce sens. Il y a beaucoup de manières d'effleurer le réalisme. Ce n'est pas documentaire, ce n'est pas mon style, mon style est beaucoup plus dans la lignée de […] est auditif. Il est visuel, il a un son, c’est ce vers quoi je travaille, il est un lieu où le lecteur peut entrer, comme une congrégation, ou comme un auditoire à un concert musical, auquel ils participent et je dois le laisser assez ouvert pour qu'ils puissent. |original=Realism, yes, but not in that sense. There are a lot of ways to touch realism. It’s not documentary, that’s not my style, my style is very much in the line of […] it’s aural. It’s visual, it has a sound, that’s what I work toward, is of place where the reader can come in, like a congregation, or like an audience at a musical concert, where they participate in it and I have to make it open enough so that they can. |langue=en |précisions=Réponse à la question : Le réalisme ne joue pas un rôle dans votre conception du roman ? }} {{Réf Livre | langue =en | titre = Toni Morrison : conversations | auteur = Carolyn C. Denard | éditeur = University Press of Mississippi | année = 2008 | ISBN =978-1-60473-019-7 | page = 117-118 | url =https://archive.org/details/tonimorrisonconv0000unse/page/117 }} {{Réf Article |titre=Interview With Toni Morrison |auteur=Cecil Brown |date=28 août 2019 |langue=en |traducteur=Wikiquote |publication=The Common Reader |page=url |url=https://commonreader.wustl.edu/interview-with-toni-morrison/ }} {{Citation| Serai-je autorisée, enfin, à écrire sur des Noirs sans avoir à dire qu'ils sont noirs, comme les Blancs écrivent sur les Blancs ?}} {{Réf Article | titre = Morrison, la guerrière | auteur = Josyane Savigneau | publication = Le Monde | date = 29 mai 1998 | page = url | url = https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/05/29/morrison-la-guerriere_3676943_1819218.html }} {{Citation|citation=Je n'ai jamais vu la vie avec les yeux d'un blanc. |précisions=Réponse à la question « Ce type de situations ne vous faisait pas enrager ? » à propos de l'ostracisation des noirs.}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} {{Citation|citation=Je ne pleurais jamais. Jusqu'à la mort de mon fils. |précisions=Réponse à la remarque « Vous avez dit que vous étiez une femme qui ne pleurait jamais… ».}} {{Réf Article|titre=Toni Morrison n'a pas dit ses derniers maux|auteur=Benjamin Locoge|publication=Paris Match|numéro=3302|date=du 30 août au 5 septembre 2012|page=9 à 11|ISSN=0397-1635|url= https://amp.parismatch.com/Culture/Livres/Toni-Morrison-n-a-pas-dit-ses-derniers-maux-160717}} == Citations rapportées == == Citations sur == == Voir aussi == {{autres projets |commons=Category:Toni Morrison |w=Toni Morrison}} {{DEFAULTSORT:Morrison, Toni}} [[Catégorie:Naissance en 1931]] [[Catégorie:Décès en 2019]] [[Catégorie:Éditrice]] [[Catégorie:Romancier américain]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]] [[Catégorie:Lauréat du Prix Pulitzer]] [[Catégorie:Femme de lettres afro-américaine]] [[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]] q62hxisph06mgxv52pua2h7n00jo1il Italo Calvino 0 31009 460088 459913 2026-05-31T15:08:06Z Malik2Mars 27293 /* Correspondance */ modif lien rouge Croce (relct conf Borges) 460088 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Italo-Calvino.jpg|thumb|Italo Calvino.]] '''{{w|Italo Calvino}}''' est un écrivain italien né à {{w|Santiago de las Vegas}} (Cuba) le 15 octobre 1923 et mort à {{w|Sienne}} (Italie) le 19 septembre 1985. == Citations == === ''Nos ancêtres'' === ==== ''Le Vicomte pourfendu'' ==== {{Voir autre projet|Le Vicomte pourfendu|''Le Vicomte pourfendu''}} {{Citation| Mais mon oncle regardait au loin, vers le nuage qui s'avançait à l'horizon, et pensait : « Voilà, ce nuage, ce sont les Turcs, les vrais Turcs, et ceux-là, à mes côtés, qui chiquent du tabac, ce sont les vétérans de la chrétienté, et cette trombe qui retentit maintenant, c'est l'attaque, la première attaque de ma vie, et ce grondement et cette secousse, c'est le bolide qui se fiche en terre et que regardent avec un ennui paresseux les vétérans et les chevaux, c'est un boulet de canon, le premier boulet ennemi que je rencontre. Pourvu que n'arrive jamais le jour où il me faudra dire : voici le dernier. » […] Il pensait : « Je verrai les Turcs ! Je verrai les Turcs ! » Rien ne plaît tant aux hommes que d'avoir des ennemis et de voir ensuite s'ils sont réellement tels qu'ils les imaginaient.}} {{Réf Livre | titre = Le Vicomte pourfendu | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | année = 2018 | ISBN = 978-2-07-271903-5 | chapitre =II | page = 17-18 }} ==== ''Le Baron perché'' ==== {{Voir autre projet|Le Baron perché|''Le Baron perché''}} {{Citation|« Qui est-ce ? Un chat ? » Et lui : « C'est un homme. Un homme.<br> – Un homme qui miaule ?<br> – Eh, je soupire.<br> – Pourquoi ? Que te manque-t-il ?<br> – Il me manque une chose que tu as toi.<br> – Quoi donc ?<br> – Viens là que je te le dise. »}} {{Réf Livre | titre = Le Baron perché | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN =978-2-07-282362-6 | chapitre =XIX | page = 239 }} {{Citation|« ''C'est chez vous, mon cher Chevalier, qu'il y a ce fameux philosophe qui vit sur les arbres, comme un singe ?'' » Et moi, flatté, je ne pus m'empêcher de lui répondre : « C'est mon frère, Monsieur, le baron de Rondeau. » [[Voltaire]] fut très surpris, peut-être aussi parce que le frère de ce phénomène lui apparaissait comme une personne des plus normales, et il se mit à me poser des questions comme : « ''Mais c'est pour approcher du ciel, que votre frère reste là-haut ?''<br> – Mon frère, répondis-je, soutient que si l'on veut bien regarder la terre, il faut se tenir à la bonne distance, et le fameux Voltaire apprécia beaucoup la réponse.<br> – ''Jadis, c'était seulement la Nature qui créait des phénomènes vivants, conclut-il; maintenant, c'est la Raison''. »}} {{Réf Livre | titre = Le Baron perché | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN =978-2-07-282362-6 | chapitre =XX | page = 243 }} {{Citation| « Pourquoi est-ce que tu me fais souffrir ?<br> Parce que je t'aime. »<br> Et c'était lui, alors, qui se mettait en colère :<br> « Non, non tu m'aimes pas ! Qui aime veut le bonheur, pas le malheur.<br> – Qui aime veut seulement l'amour, fût-ce au prix de la douleur.<br> – Alors tu me fais souffrir exprès ?<br> – Oui, pour voir si tu m'aimes. » La philosophie du baron se refusait à aller plus loin : « La douleur est un état négatif de l'âme.<br> – L'amour est tout.<br> – Il faut toujours lutter contre la douleur.<br> – L'amour ne se refuse rien.<br> – Il y a des choses que je n'accepterai jamais.<br> – Mais si, tu les acceptes puisque tu m'aimes et que tu souffres. »}} {{Réf Livre | titre = Le Baron perché | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN =978-2-07-282362-6 | chapitre =XXII | page = 275 }} {{Citation| « Que veux-tu dire ? Que je suis jaloux ?<br> – Tu as raison d'être jaloux. Mais tu prétends soumettre la jalousie à la raison.<br> – Bien sûr : et ainsi je la rends plus efficace.<br> – Tu raisonnes trop. Pourquoi diable faudrait-il que l'amour soit soumis à la raison ?<br> – Pour t'aimer davantage. Si on accomplit chaque chose en raisonnant, on augmente son pouvoir.<br> – Tu vis dans les arbres et tu as la mentalité d'un notaire perclus par la goutte.<br> – C'est avec l'âme la plus simple qu'il faut vivre les entreprises les plus hardies. »}} {{Réf Livre | titre = Le Baron perché | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN =978-2-07-282362-6 | chapitre = XXIII | page = 284-285 }} ==== ''Le Chevalier inexistant'' ==== {{Voir autre projet|Le Chevalier inexistant|''Le Chevalier inexistant''}} {{Citation |citation=Sous les murs rouges de Paris, s’était déployée l’armée de France : Charlemagne devait passer les paladins en revue. Ils attendaient depuis trois grandes heures, dans la touffeur d’un après-midi de début d’été, un peu couvert, nuageux ; on mitonnait dans les cuirasses, comme dans des marmites mises à cuire à feu doux. Peut-être bien que, dans cet alignement imperturbable de chevaliers, quelqu’un déjà s’était évanoui, ou simplement assoupi : de toute façon, l’armure les maintenait bien cambrés sur leur selle, tous pareils. |précisions=Incipit du roman. }} {{Réf Livre |titre=Le Chevalier inexistant |auteur=Italo Calvino |éditeur=du Seuil |année=1995 |page=11 |chapitre=I |ISBN=2-02-023812-8 |traducteur=Maurice Javion |année d'origine=1959 |collection=Points }} === ''Les amours difficiles'' === {{Voir autre projet|Aventures (Calvino)|''Aventures''}} {{Citation|Il suffit que l'on commence à dire de quelque chose : « Que c'est beau, il faudrait vraiment le [[photographie]]r ! », et on est aussitôt sur le terrain de ceux qui pensent que tout ce qui n'est pas photographié est perdu, que c'est comme si ça n'avait jamais existé, et que donc, pour vivre vraiment, il faut photographier le plus possible, et que, pour photographier le plus possible, il faut : soit vivre de la façon la plus photographiable possible, soit considérer comme photographiable chaque moment de son existence. La première voie conduit à la stupidité, la seconde à la folie.}} {{Réf Livre | titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | année = 2023 | ISBN = 978-2-07-045111-1 | titre de la contribution = L’aventure d’un photographe | page = 90-91 }} {{Citation|Le goût de la photo spontanée, naturelle, prise sur le vif, tue la spontanéité, éloigne le présent. La réalité photographiée prend aussitôt un caractère nostalgique, de joie enfuie sur l'aile du temps, un caractère commémoratif, même s'il s'agit d'une photo d'avant-hier. Et la vie que vous vivez pour la photographier est, dès le départ, autocommémoration. Croire que l'instantané est plus vrai que le portrait posé est un préjugé.}} {{Réf Livre | titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile | auteur = Italo Calvino | traducteur =Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | année = 2023 | ISBN = 978-2-07-045111-1 | titre de la contribution = L’aventure d’un photographe | page = 92 }} {{Citation|Quelle que soit la personne, ou la chose, qu'on décide de photographier, on doit continuer à la photographier toujours, uniquement celle-là, à toutes les heures du jour et de la nuit. La photographie n'a de sens que si elle épuise toutes les images possibles.}} {{Réf Livre | titre = Les amours difficiles ; suivi de La vie difficile | auteur = Italo Calvino | traducteur =Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | année = 2023 | ISBN = 978-2-07-045111-1 | titre de la contribution = L’aventure d’un photographe | page = 101 }} === ''Marcovaldo'' === {{Voir autre projet|Marcovaldo|''Marcovaldo''}} === Cosmicomics : récits anciens et nouveaux === ==== ''Cosmicomics'' ==== {{Citation|Chaque point de chacun de nous coïncidait avec chaque point de chacun des autres en un point unique qui était celui-là où nous nous trouvions tous.}} {{Réf Livre | titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux | auteur = Italo Calvino | traducteur = [[Jean Thibaudeau]] | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-045109-8 | partie = Cosmicomics | titre de la contribution = Tout en un point | page = 69 | url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/69 }} ==== ''Temps zéro'' ==== {{Citation|Si par la pensée je réussis à construire une forteresse d'où il est impossible de fuir, cette forteresse pensée sera ou bien semblable à la véritable – et en ce cas il est sûr que nous ne nous enfuirons jamais d'ici; mais du moins aurai-je trouvé la tranquillité de qui sait qu'il se trouve là où il est parce qu'il ne peut être ailleurs –, ou bien ce sera une forteresse d'où la fuite sera plus impossible encore que d'ici – et alors ce sera le signe qu'ici une chance de fuir existe : il suffira de déterminer le point où la forteresse pensée ne coïncide pas avec la véritable, pour la trouver.}} {{Réf Livre | titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean Thibaudeau | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-045109-8 | partie = Temps zéro | titre de la contribution =Le [[Alexandre Dumas|comte de Monte-Cristo]] | page = 400 | url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/400 }} ==== ''Autres histoires cosmicomiques'' ==== {{Citation| Mais moi je me demande si, vraiment, ce monde est le mien. Parfois je lève le regard vers la [[Lune]] et je pense à tout le désert, au froid, au vide qui pèsent sur l'autre plateau de la balance et soutiennent notre pauvre faste. Si j'ai sauté à temps de ce côté-ci, ce fut un hasard. Je sais que je dois à la Lune ce que j'ai sur la [[Terre]], que je dois ce qu'il y a à ce qu'il n'y a pas.}} {{Réf Livre | titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-045109-8 | partie = Autres histoires cosmicomiques | titre de la contribution = La Lune comme un champignon | page = 415-416 | url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/415 }} {{citation|Que sera le genre humain au moment de son extinction ? Une certaine quantité d'information sur lui-même et sur le monde, une quantité finie puisqu'elle ne pourra plus se renouveler ni augmenter. Pendant un temps, l'[[univers]] a eu une occasion particulière de recueillir et d'élaborer de l'[[information]], d'en créer, d'en faire naître là où il n'y avait rien à informer de rien : cela a été la vie sur la Terre et surtout le genre humain, sa mémoire, ses inventions pour communiquer et se [[Souvenir (mémoire)|souvenir]].}} {{Réf Livre | titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-045109-8 | partie = Autres histoires cosmicomiques | titre de la contribution = Le mémoire du monde | page = 497 | url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/497 }} {{Citation|En somme, en ne donnant pas certaines informations, on en donne plus que ce que l'on donnerait en les donnant. Le résultat final de notre travail sera un modèle où tout comptera en tant qu'information, même ce qui n'y sera pas. Alors seulement on pourra savoir, de tout ce qui a été, ce qui comptait réellement, c'est-à-dire ce qu'il y a eu vraiment, parce que le résultat final de notre documentation présentera en même temps ce qui est, a été et sera, et tout le reste ne sera rien.}} {{Réf Livre | titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-045109-8 | partie = Autres histoires cosmicomiques | titre de la contribution = Le mémoire du monde | page = 497-98 | url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/497 }} {{Citation|Une masse d'informations froidement objectives, incontestables, risquerait de fournir une image éloignée de la vérité, de fausser le côté le plus spécifique de chaque situation. Supposons que, d'une autre planète, nous parvienne un message de pures données de fait, d'une clarté tout à fait évidente : nous ne lui prêterions aucune attention, nous ne nous en apercevrions même pas ; seul un message contenant quelque chose d'inexprimé, de douteux, de partiellement indéchiffrable forcerait le seuil de notre conscience, nous imposerait de le recevoir et de l'interpréter.}} {{Réf Livre | titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-045109-8 | partie = Autres histoires cosmicomiques | titre de la contribution = Le mémoire du monde | page = 499 | url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/499 }} {{Citation|Si dans la mémoire du monde il n'y a rien à corriger, la seule chose qui reste à faire, c'est corriger la réalité là où elle ne concorde pas avec la mémoire du monde.}} {{Réf Livre | titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-045109-8 | partie = Autres histoires cosmicomiques | titre de la contribution = Le mémoire du monde | page = 502 | url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/502 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2025 |mois=septembre |jour=19 |commentaire=date anniversaire de son décès }} ==== ''Nouvelles histoires cosmicomiques'' ==== {{Citation|À la fin je commençai à y voir clair : il n'y avait pour elle qu'un seul objet d'admiration, une seule valeur, un seul modèle de perfection, c'était le [[néant]]. Sa mésestime ne s'adressait pas à moi, mais à l'[[univers]]. Tout ce qui existait portait en soi un défaut d'origine : l'être lui paraissait une dégénération avilissante et vulgaire du non-être.}} {{Réf Livre | titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-045109-8 | partie = Nouvelles histoires cosmicomiques | titre de la contribution = Le rien et le peu | page = 511 | url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/511 }} {{Citation|Le rien avait en lui un caractère absolu, une rigueur, une tenue qui faisaient apparaître comme approximatif, limité, chancelant tout ce qui prétendait posséder les qualités requises de l'existence ; dans ce qui est, si on le compare à ce qui n'est pas, la qualité inférieure, les impuretés, les défauts sautent aux yeux; en somme, il n'y a qu'avec le néant que l'on peut être sûr de soi. Cela dit, quelle conséquence devais-je en tirer ? Tourner le dos au tout, replonger dans le rien ? Comme si cela eût été possible ! Une fois mis en mouvement, le processus du passage du non-être à l'être ne pouvait plus être arrêté : le néant appartenait à un passé irrémédiablement fini.}} {{Réf Livre | titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-045109-8 | partie = Nouvelles histoires cosmicomiques | titre de la contribution = Le rien et le peu | page = 512 | url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/512 }} {{Citation|Avec retard, comme d'habitude, je finis par comprendre qu'elle avait raison cette fois aussi. Avec le néant nous ne pouvions avoir d'autre contact qu'à travers le peu qu'il avait produit comme quintessence de son inanité; nous n'avions d'autre image du néant que notre pauvre univers. Tout le néant que nous pouvions trouver était là, dans le caractère relatif de ce qui est, parce que même le néant n'avait été autre qu'un néant relatif, un néant secrètement parcouru par des nuances et des tentations d'être quelque chose, s'il était vrai que dans un moment de crise de sa propre nullité il avait pu donner lieu à l'univers.}} {{Réf Livre | titre = Cosmicomics : récits anciens et nouveaux | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-045109-8 | partie = Nouvelles histoires cosmicomiques | titre de la contribution = Le rien et le peu | page = 515 | url =https://archive.org/details/cosmicomicsrcits0000ital/page/515 }} === ''Les Villes invisibles'' === {{voir autre projet|Les Villes invisibles|''Les Villes invisibles''}} {{Citation|L’homme qui chevauche longuement par des terres sauvages, le désir d’une [[ville]] le prend. Il finit par arriver à Isidora […]. Isidora est donc la ville de ses rêves : à une différence près. La ville rêvée le contenait lui encore jeune ; il arrive à Isidora déjà vieux. Sur la place, il y a le muret des vieux qui regardent passer la jeunesse ; il se trouve assis parmi eux. Les désirs sont déjà des souvenirs.}} {{Réf Livre | titre = Les Villes invisibles | auteur = Italo Calvino | traducteur =Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-288349-1 | chapitre = I. Les villes et la mémoire, 2. | page = 14 }} [[Image:Shehara 02.jpg|vignette|{{w|Pont de Shaharah}}]] {{Citation|[[Marco Polo]] décrit un pont, pierre après pierre.<br>– Mais quelle est la pierre qui soutient le pont ? demande [[Kublai Khan]].<br> – Le pont n'est pas soutenu par telle ou telle pierre, répond Marco, mais par la ligne de l'arc qu'elles forment.<br> Kublai Khan garde le silence, il réfléchit. Puis il ajoute :<br>– Pourquoi est-ce que tu me parles des pierres ? Seul l'arc compte pour moi.<br>Polo répond :<br>– Sans pierres, il n'y a pas d'arc.}} {{Réf Livre | titre = Les Villes invisibles | auteur = Italo Calvino | traducteur =Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-288349-1 | chapitre = V | page = 107 }} {{Citation|Kublai était un joueur d'[[échecs]] attentif; suivant les gestes de Marco, il observait que certaines pièces impliquaient ou excluaient le voisinage d'autres pièces et se déplaçaient selon certaines lignes. […] Il pensa : « Si chaque ville est comme une partie d'échecs, le jour où j'arriverai à en connaître les règles, je posséderai finalement mon empire, même si je n'arrive jamais à connaître toutes les villes qu'il contient. »}} {{Réf Livre | titre = Les Villes invisibles | auteur = Italo Calvino | traducteur =Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-288349-1 | chapitre = VIII | page = 153-154 }} [[Image:Checkmate.jpg|vignette]] {{Citation|Le Grand Khan essayait de se prendre au jeu : mais désormais, c'était le pourquoi du jeu qui lui échappait. Le but de toute partie est une victoire ou une défaite : mais de quoi ? Quel était le véritable enjeu ? À l'échec et mat, sous le pied du roi balayé par la main du vainqueur, il reste un carré noir ou blanc. À force de désincarner ses conquêtes pour les réduire à leur essence, Kublai était parvenu à l'opération extrême : la conquête définitive, dont les trésors aux mille formes de l'empire étaient de simples enveloppes illusoires, se réduisait à un morceau de bois raboté : le [[néant]]…}} {{Réf Livre | titre = Les Villes invisibles | auteur = Italo Calvino | traducteur =Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-288349-1 | chapitre = VIII | page = 154-155 }} {{Citation|La ville pour qui passe sans y entrer est une, et une autre pour qui est pris par elle et n'en sort pas; une est la ville où on arrive pour la première fois, une autre celle qu'on laisse pour ne plus y revenir; chacune mérite un nom différent; peut-être ai-je déjà parlé d'Irene sous d'autres noms; peut-être n'ai-je jamais parlé que d'Irene.}} {{Réf Livre | titre = Les Villes invisibles | auteur = Italo Calvino | traducteur =Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-288349-1 | chapitre = VIII. Les villes et le nom, 4. | page = 158 }} {{Citation|L'[[enfer]] des vivants n'est pas quelque chose qui existera dans le futur; s'il y en a un, c'est celui qui est déjà là, l'enfer que nous habitons tous les jours, que nous formons en restant ensemble. Il y a deux façons de ne pas en souffrir. La première est facile pour le plus grand nombre : accepter l'enfer et en faire partie jusqu'à ne plus le voir. La deuxième est risquée et exige une attention et un apprentissage continus : chercher et savoir reconnaître qui et quoi, au beau milieu de l'enfer, n'est pas l'enfer, et le faire durer, et lui faire place.}} {{Réf Livre | titre = Les Villes invisibles | auteur = Italo Calvino | traducteur =Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-288349-1 | chapitre = IX | page = 207-208 }} === ''Si par une nuit d'hiver un voyageur'' === {{Voir autre projet|Si par une nuit d'hiver un voyageur|''Si par une nuit d'hiver un voyageur''}} {{Citation|Tu es sur le point de commencer le nouveau roman d’Italo Calvino, ''Si une nuit d’hiver un voyageur''. Détends‐toi. Recueille‐toi. Chasse toute autre pensée de ton esprit. Laisse le monde qui t’entoure s’estomper dans le vague. Il vaut mieux fermer la porte ; là‐bas la télévision est toujours allumée. Dis‐le tout de suite aux autres : « Non, non, je ne veux pas regarder la télévision. » Lève la voix, sinon ils ne t’entendront pas : « Je suis en train de lire ! Je ne veux pas être dérangé. » Il se peut qu’ils ne t’aient pas entendu avec tout ce bazar ; dis‐le à haute voix, crie : « Je vais commencer le nouveau roman d’Italo Calvino ! » Ou si tu ne veux pas, ne le dis pas ; espérons qu’ils te laissent tranquille.}} {{Réf Livre | titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2015 | ISBN = 978-2-07-045106-7 | chapitre = I | page = 9 }} {{Citation|Te voilà donc prêt désormais à attaquer les premières lignes de la première page. Tu t’attends à reconnaître l’accent incomparable de l’auteur. Non. Tu ne le reconnais pas du tout. Mais à y regarder de près, a‐t‐on jamais dit que cet auteur avait un accent inimitable ? Tout au contraire, on sait bien qu’on a affaire à un auteur qui change beaucoup d’un livre à l’autre. Et c’est justement dans ces changements qu’on reconnaît que c’est bien lui.}} {{Réf Livre | titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2015 | ISBN = 978-2-07-045106-7 | chapitre = I | page = 17-18 }} {{Citation|Cela fait quelques pages que tu es engagé dans ta lecture et il serait temps qu'on te dise clairement si la gare dans laquelle je suis descendu d'un train en retard est une gare d'autrefois ou une gare d'aujourd'hui; alors que les phrases continuent à se mouvoir dans l'indéterminé, dans le gris, dans une espèce de no man's land de l'expérience réduite à son plus petit dénominateur commun. Fais attention : il s'agit sans doute d'un système destiné à t'impliquer petit à petit, à t'entraîner dans l'affaire sans que tu t'en rendes compte : un piège.}} {{Réf Livre | titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2015 | ISBN = 978-2-07-045106-7 | chapitre = Si par une nuit d'hiver un voyageur | page = 21-22 }} {{Citation|Tu jettes le livre par terre, tu le lancerais volontiers par la fenêtre, et même par la fenêtre fermée, à travers les lames des stores vénitiens, et qu'elles triturent ses in-folio incohérents, que les phrases les mots les morphèmes les phonèmes jaillissent sans plus pouvoir se recomposer en discours ; à travers les vitres, si ce sont des vitres incassables, encore mieux, balancer le livre réduit en photons, en vibrations ondulatoires, en spectres polarisés ; à travers le mur, que le livre se décompose en molécules et en atomes, en passant entre les atomes du ciment armé, en se décomposant entre électrons, neutrons, neutrinos en particules élémentaires toujours plus petites ; à travers les fils du téléphone, qu'il se réduise en impulsions électroniques, en flux d'information, concassé par les redondances et les bruits, et qu'il se dégrade dans une vertigineuse entropie. Tu voudrais le jeter hors de la maison, hors du pâté de maisons, hors du quartier, hors de la zone urbaine, hors du cadre territorial, hors de l'administration régionale, hors de la communauté nationale, hors du Marché commun, hors de la culture occidentale, hors de la plaque continentale, de l'atmosphère, de la biosphère, de la stratosphère, du champ gravitationnel, du système solaire, de la galaxie, de l'amas des galaxies, réussir à le balancer plus loin que le point où les galaxies sont arrivées dans leur expansion, là où l'espace-temps n'est pas encore parvenu, là où l'accueillerait le non-être, mieux encore : le n'être jamais ni l'avoir été ni le devoir être, à se perdre dans la négativité la plus absolue garantie indéniable. Voilà ce qu'il mérite, ni plus, ni moins.}} {{Réf Livre | titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2015 | ISBN = 978-2-07-045106-7 | chapitre = II | page = 40-41 }} {{Citation|La demoiselle, il t'a indiqué une demoiselle. Elle est là, entre deux étagères de la librairie […]. Et voilà la Lectrice qui fait son entrée réussie dans ton champ visuel, Lecteur, mieux, dans ton champ d'attention, mieux encore, c'est toi qui as pénétré dans un champ magnétique à l'attraction duquel tu ne peux plus échapper. Ne perds pas de temps, alors, tu tiens un bon argument pour engager la conversation, un terrain commun, rends-toi compte, tu peux faire étalage de tes lectures nombreuses et variées, lance-toi, qu'est-ce que tu attends ?}} {{Réf Livre | titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2015 | ISBN = 978-2-07-045106-7 | chapitre = II | page = 44-45 }} {{Citation|Il serait indiscret, [[Lecteur]], de te demander ton âge, ton état civil, ta profession, tes revenus. Ce sont tes affaires, c'est toi que ça regarde. Ce qui compte, c'est l'état d'âme avec lequel maintenant, dans l'intimité de ta maison, tu essaies de rétablir le calme parfait pour t'immerger dans le livre, tu allonges les jambes, les replies, les allonges de nouveau. Mais quelque chose a changé depuis hier. Ta lecture n'est plus solitaire : tu penses à la Lectrice qui à ce même moment est en train elle aussi d'ouvrir le livre, et voilà que se superpose au roman à lire, un roman à vivre, la suite de ton histoire avec elle, ou mieux : le début d'une histoire possible. Regarde comme tu as changé depuis hier, toi qui soutenais que tu préférais un livre, cette chose solide, qui est là, bien définie, et dont on peut jouir sans risque, à une expérience vécue, toujours fugace, discontinue, contradictoire. Est-ce que cela veut dire que le livre est devenu un instrument, un canal de communication, un lieu de rencontre? La [[lecture]] n'en aura pas moins de prise sur toi : et même, quelque chose se trouve ajouté à ses pouvoirs.}} {{Réf Livre | titre = Si par une nuit d'hiver un voyageur | auteur = Italo Calvino | traducteur = Martin Rueff | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2015 | ISBN = 978-2-07-045106-7 | chapitre = II | page = 49 }} {{Citation |citation=Écouter quelqu’un qui lit à haute voix, ce n’est pas la même chose que lire en silence. Quand tu lis, tu peux t’arrêter, ou survoler les phrases : c’est toi qui décides du rythme. Quand c’est un autre qui lit, il est difficile de faire coïncider ton attention avec le ''tempo'' de sa lecture : sa voix va ou trop vite ou trop lentement. }} {{Réf Livre |titre=Si par une nuit d’hiver un voyageur |auteur=Italo Calvino |traducteur=[[Danièle Sallenave]] et [[François Wahl]] |éditeur=du Seuil |collection=Points |année=1995 |année d'origine=1979 |ISBN=2-02-025157-4 |chapitre=IV |page=79 |url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital/84}} {{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mars|jour=2}} {{Citation|Lire, dit-il, c'est cela toujours : une chose est là, une chose faite d'[[écriture]], un objet solide, matériel, qu'on ne peut pas changer; et à travers cette chose on entre en contact avec quelque chose d'autre, qui n'est pas présent, quelque chose qui fait partie du monde immatériel, invisible, parce qu'elle est seulement pensable, ou imaginable, ou parce qu'elle a été et n'existe plus, parce qu'elle est passée, disparue, inaccessible, perdue au royaume des morts…<br>– Ou bien parce qu'elle n'existe pas encore, quelque chose qui fait l'objet d'un désir, d'une crainte, possible ou impossible (c'est Ludmilla qui parle) : lire, c'est aller à la rencontre d'une chose qui va exister mais dont personne ne sait encore ce qu'elle sera…}} {{Réf Livre |titre=Si par une nuit d’hiver un voyageur |auteur=Italo Calvino |traducteur=Danièle Sallenave et François Wahl |éditeur=du Seuil |collection=Points |année=1995 |année d'origine=1979 |ISBN=2-02-025157-4 |chapitre=IV |page=83-84 |url=https://archive.org/details/siparunenuitdhiv0000ital/79}} === ''Tourner la page'' === {{Pour info|{{Ouvrage/Test|langue=it|titre=Una pietra sopra|édition=Einaudi|date=1980|lire en ligne=http://archive.org/details/unapietrasopra0000ital}}{{note|Traduction partielle dans {{Ouvrage/Test|trad=Michel Orcel et François Wahl|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/}}. Première traduction intégrale dans {{Ouvrage/Test|trad=Jean-Paul Manganaro et Michel Orcel|champ libre=relue et préfacée par Mario Fusco|titre=Défis aux labyrinthes : textes et lectures critiques|tome=I|éditeur=Seuil|collection=Bibliothèque Calvino|date=2003|isbn=2-02-051027-8}}.}}.}} {{Citation|Ceux qui croient pouvoir vaincre les [[labyrinthe]]s en échappant à leur difficulté sont hors jeu ; il est donc peu pertinent de demander à la [[littérature]], étant donné un labyrinthe, de fournir elle-même la clef pour en sortir. Ce que la littérature peut faire, c'est définir la meilleure attitude pour trouver la sortie, même si cette sortie ne sera que passage d'un labyrinthe à un autre. Ce que nous voulons sauver, c'est le ''défi au labyrinthe'', c'est une littérature du ''défi au labyrinthe'' que nous voulons extraire et distinguer de la littérature de la ''reddition au labyrinthe''.|précisions={{article|titre=La sfida al labirinto|périodique=Il Menabò di letteratura|numéro=5|année=1962}}{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 82-97. Traduction française dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 101-116}}}} {{Réf Livre | titre = Tourner la page | titre de la contribution = Le défi au labyrinthe | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2021 | ISBN = 978-2-07-014004-6 | page = 145 }} {{Citation|Le rapport entre [[philosophie]] et [[littérature]] est un combat. Le regard des philosophes traverse l'opacité du monde, en efface l'épaisseur charnue, réduit la variété de l'existant à un maillage de relations entre concepts généraux, fixe les règles en vertu desquelles un nombre fini de pions se déplaçant sur un [[échecs|échiquier]] épuise un nombre peut-être infini de combinaisons. Arrivent les [[écrivain]]s, et ils remplacent les pièces abstraites de l'échiquier par des rois reines cavaliers tours, tous munis d'un nom, d'une forme déterminée, d'un ensemble d'attributs royaux ou chevalins, à la place de l'échiquier ils déploient des champs de bataille poussiéreux ou des mers en furie; et voilà que les règles du jeu volent en éclats, qu'un ordre différent de celui des philosophes se laisse peu à peu découvrir. Ou plutôt : ceux qui découvrent ces nouvelles règles du jeu sont à nouveau les philosophes, revenus à la charge pour démontrer que l'opération accomplie par les écrivains est réductible à l'une des leurs, que les tours et les fous spécifiquement déterminés n'étaient que des concepts généraux déguisés.|précisions=« Philosophy and Literature », ''The Times Literary Supplement'', 28 septembre 1967{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 150-156. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 37-44, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 171-178.}}}} {{Réf Livre | titre = Tourner la page | titre de la contribution = Philosophie et littérature | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2021 | ISBN = 978-2-07-014004-6 | page = 222 }} {{Citation|Pour qui écrit-on un roman ? Pour qui écrit-on un poème ? Pour des gens qui ont lu certains autres romans, certains autres poèmes. On écrit un [[livre]] pour qu'il puisse se juxtaposer à d'autres livres, pour qu'il prenne place sur une étagère hypothétique et, ce faisant, la modifie de quelque façon, déloge tels autres volumes ou les fasse reculer au deuxième rang, réclame qu'on en promeuve d'autres au premier.|précisions=''Rinascita'', 46, 24 novembre 1967{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 159-163. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 69-74, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 188-192.}}.}} {{Réf Livre | titre = Tourner la page | titre de la contribution = Pour qui écrit-on ? (L’étagère hypothétique) | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2021 | ISBN = 978-2-07-014004-6 | page = 235 }} {{Citation|Dans la façon dont la culture d'aujourd'hui voit le monde, une tendance affleure en même temps dans différents domaines : de plus en plus, le monde dans ses divers aspects est vu comme ''discret'' plutôt que comme ''continu''. J'emploie le terme « discret » dans son acception mathématique : quantité « discrète », c'est-à-dire qui se compose de parties séparées. Hier encore, la pensée nous apparaissait comme quelque chose de fluide, évoquant en tous des images linéaires (un fleuve qui s'écoule, un fil qui se déroule), ou des images gazeuses (une espèce de nuage, tant il est vrai qu'on parlait volontiers d'« esprit »); alors qu'aujourd'hui, nous avons tendance à la voir comme une série d'états discontinus, de combinaisons d'impulsions sur un nombre fini (un nombre énorme mais fini) d'organes sensoriels et de contrôle. Les cerveaux électroniques, s'ils sont encore loin de produire toutes les fonctions d'un cerveau humain, sont cependant d'ores et déjà en mesure de nous fournir un modèle théorique convaincant des processus les plus complexes de notre mémoire, de nos associations mentales, de notre imagination, de notre conscience.|précisions=Conférence, Turin, Milan, Gênes, Rome, Bari, 24-30 novembre 1967{{note|name=Cyber|Publiée dans ''Le Conferenze dell’Associazione Culturale Italiana'', XXI, 1967-1968. ''Una pietra sopra'', 1980, « Cibernetica e fantasmi », p. 164-181. Traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, « Cybernétique et fantasmes », p. 11-29, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 193-209.}}.}} {{Réf Livre | titre = Tourner la page | titre de la contribution = Cybernétique et fantômes (Notes sur la littérature comme processus combinatoire) | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2021 | ISBN = 978-2-07-014004-6 | page = 246-247 }} {{Citation|De même qu'aucun joueur d'[[échecs]] ne vivra assez longtemps pour épuiser les combinaisons des déplacements possibles des trente-deux pièces sur l'échiquier, de même nous savons - étant donné que notre esprit est un échiquier mettant en jeu des centaines de milliards de pièces - qu'une vie aussi longue que l'univers ne suffirait pas pour qu'on parvienne à en jouer toutes les parties possibles. Mais nous savons aussi que toutes les parties sont implicites dans le code général des parties mentales, par le biais duquel chacun de nous formule d'instant en instant ses pensées, foudroyantes ou paresseuses, nébuleuses ou cristallines.|précisions=Conférence, Turin, Milan, Gênes, Rome, Bari, 24-30 novembre 1967{{note|name=Cyber}}.}} {{Réf Livre | titre = Tourner la page | titre de la contribution = Cybernétique et fantômes (Notes sur la littérature comme processus combinatoire) | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2021 | ISBN = 978-2-07-014004-6 | page = 247-248 }} [[Image:Caspar David Friedrich - Mann und Frau in Betrachtung des Mondes - Alte Nationalgalerie Berlin.jpg|vignette|''{{w|Homme et Femme contemplant la Lune}}'', [[Caspar David Friedrich]].]] {{Citation|Ce qui […] m'intéresse, c'est tout ce qui est appropriation véritable de l'espace et des objets célestes, c'est-à-dire ''connaissance'' : en dehors de notre cadre limité et certainement trompeur, définition d'un rapport entre nous et l'univers extra-humain. La [[lune]], dès l’Antiquité, a signifié pour les hommes ce désir, et c'est ainsi que s'explique la dévotion lunaire des poètes. Mais la lune des poètes a-t-elle quelque chose à voir avec les images laiteuses et piquetées que nous transmettent les fusées ? Peut-être pas encore; mais le fait que nous soyons obligés de ''repenser'' la lune d'une manière nouvelle nous amènera à repenser d'une manière nouvelle bien des choses. […]. Ceux qui aiment vraiment la lune ne se contentent pas de la contempler comme une image conventionnelle, ils veulent entrer plus étroitement en relation avec elle, ils veulent voir ''davantage'' dans la lune, ils veulent que la lune en ''dise davantage''. Le plus grand écrivain de la littérature italienne de tous les temps, [[Galilée]], dès qu'il se met à parler de la lune, élève sa prose à un degré prodigieux de précision et d'évidence, en même temps que de raréfaction lyrique. Et la langue de Galilée fut l'un des modèles de celle de [[Giacomo Leopardi|Leopardi]], grand poète lunaire…|précisions=Lettre à {{lien|langue=it|Anna Maria Ortese}}, décembre 1967{{note|Partiellement publiée dans le ''{{w|Corriere della Sera}}'', 24 décembre 1967, puis ''Una pietra sopra'', 1980, « Il rapporto con la luna », p. 182-183. Première traduction française de Jean-Paul Manganaro dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 210-212. Traduction intégrale de la lettre dans [[#Le métier d’écrire|''Le métier d'écrire'']], 2023, p. 572-574 (lettre 245).}}.}} {{Réf Livre | titre = Tourner la page | titre de la contribution = Le rapport avec la lune | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2021 | ISBN = 978-2-07-014004-6 | page = 269-270 }} [[Image:FullMoon2010.jpg|vignette]] {{Citation|Galilée ne fait pas usage du langage comme d'un instrument neutre, il fait preuve de conscience littéraire, d'une incessante participation expressive, imaginative, et même lyrique. Lorsque je lis Galilée, j'aime chercher les passages où il parle de la Lune : c'est la première fois que la Lune devient pour les hommes un objet réel, que l'on décrit minutieusement comme une chose tangible, et pourtant, dès que la Lune apparaît, on sent dans la prose de Galilée une sorte de raréfaction, de lévitation : on s'élève dans une suspension enchantée.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 186. Première traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 33, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 215.}}.}} {{Réf Livre | titre = Tourner la page | titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2021 | ISBN = 978-2-07-014004-6 | page = 274 }} {{Citation|Lorsque j'ai dit que Galilée reste le plus grand écrivain italien, {{lien|langue=it|Carlo Cassola}} a bondi pour dire : Comment ça ! Je croyais que c'était [[Dante]] ! Merci, belle découverte. D'abord, je voulais dire écrivain en prose; dans ce cas, la question se joue entre [[Machiavel]] et Galilée, et là, je suis tout de même un peu gêné, parce que Machiavel aussi, je l'aime beaucoup. Ce que je peux dire, c'est que dans la direction où je travaille maintenant, je trouve davantage à me nourrir chez Galilée, quant à la précision du langage, à l'imagination scientifico-poétique, à la construction de conjectures. Mais Galilée - dit Cassola - était un scientifique, pas un écrivain. Cet argument me semble facile à démonter : de la même façon, Dante faisait lui aussi, dans un contexte culturel différent, œuvre encyclopédique et cosmologique, lui aussi cherchait à travers la parole littéraire à construire une image de l'univers. C'est là une vocation profonde de la littérature italienne qui se transmet de Dante à Galilée : l'œuvre littéraire comme carte du monde et du connaissable, l'écriture animée par un élan cognitif qui ressortit tantôt à la théologie, tantôt à la spéculation, tantôt à la sorcellerie, tantôt à l'ambition encyclopédique, tantôt à la philosophie naturelle, tantôt à l'observation transfigurante et visionnaire.|précisions=''L'Approdo letterario'', 41, janvier-mars 1968{{note|''Una pietra sopra'', 1980, p. 186-187. Première traduction française dans ''La machine littérature'', 1984, p. 33-34, reprise dans ''Défis aux labyrinthes'', I, 2003, p. 215-216.}}.}} {{Réf Livre | titre = Tourner la page | titre de la contribution = Deux interviews sur science et littérature | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2021 | ISBN = 978-2-07-014004-6 | page = 275 }} === ''Monsieur Palomar ''=== {{Citation| Dans un premier temps j'avais eu l'idée de créer deux personnages : monsieur Palomar et monsieur Mohole. Le nom du premier vient de Mount Palomar, le célèbre {{w|Observatoire Palomar|observatoire astronomique californien}}. Le nom du second est celui d'un {{w|Mohole|projet de forage de la croûte terrestre}} qui, s'il venait à être réalisé, atteindrait à des profondeurs sans pareilles jusqu'aux entrailles de la terre. Les deux personnages auraient dû tendre, respectivement, Palomar vers le haut, le dehors, les aspects multiformes de l'univers, Mohole vers le bas, l'obscur, les abîmes intérieurs. Je me proposais d'écrire des dialogues basés sur le différend entre les deux personnages, l'un qui voit les faits minimes de la vie quotidienne dans une perspective cosmique, l'autre qui ne se soucie que de découvrir ce qu'il y a dessous et ne dit que des vérités déplaisantes. |précisions=Texte de présentation écrit en mai 1983, publié en 1992 dans ''Romanzi e racconti'' II.}} {{Réf Livre | titre = Monsieur Palomar | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-278726-3 | chapitre = Présentation | page = 9-10 }} {{Citation|On pourra me demander pourquoi, au lieu de parler du livre que j'ai écrit, je parle de celui que je n'ai pas écrit et qui n'a rien à voir avec celui que vous avez en main. Mais peut-être est-il impossible de parler de son propre livre (lequel ne devrait pas avoir besoin des commentaires de l'auteur) autrement qu'« en négatif », c'est-à-dire en parlant des projets qu'on a dû écarter pour en arriver à celui-ci.}} {{Réf Livre | titre = Monsieur Palomar | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-278726-3 | chapitre = Présentation | page = 10-11 }} {{Citation|Les silences de monsieur Palomar, qui au début du livre se traduisent en un flux serré de phrases, tournent davantage, à mesure qu'on s'approche de la fin, à la rumination anxieuse. En relisant le tout, je m'aperçois que l'histoire de Palomar peut se résumer en deux phrases : « Un homme se met en marche pour atteindre, pas à pas, la sagesse. Il n'est pas près d'arriver. »}} {{Réf Livre | titre = Monsieur Palomar | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-278726-3 | chapitre = Présentation | page = 15 }} {{Citation|On ne peut observer une vague sans tenir compte des aspects complexes qui concourent à la former et de ceux tout aussi complexes auxquels celle-ci donne lieu. Ces aspects varient continuellement, de sorte qu'une vague est toujours différente d'une autre vague; mais il est vrai aussi que toute vague est pareille à une autre vague, même si ce n'est pas forcément celle qui la touche ou la suit immédiatement […]. Comme ce que monsieur Palomar a l'intention de faire en ce moment c'est simplement de ''voir'' une vague, c'est-à-dire de saisir toutes ses composantes simultanées sans en négliger aucune, son regard s'attardera sur le mouvement de l'eau qui vient battre le rivage tant qu'il continuera d'enregistrer des aspects qu'il n'avait pas saisis jusque-là; dès qu'il s'apercevra que les images se répètent, il saura qu'il a vu tout ce qu'il voulait voir et pourra arrêter.}} {{Réf Livre | titre = Monsieur Palomar | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2020 | ISBN = 978-2-07-045107-4 | chapitre = 1.1.1. Lecture d’une vague | page = 18-19 }} {{Citation|Pointer son attention sur un aspect le fait bondir au premier plan et envahir le cadre, comme dans certains dessins devant lesquels il suffit de fermer les yeux et lorsqu'on les rouvre la perspective a changé.}} {{Réf Livre | titre = Monsieur Palomar | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2020 | ISBN = 978-2-07-045107-4 | chapitre = 1.1.1. Lecture d’une vague | page = 22 }} {{Citation|La [[lune]], l'après-midi, personne ne la regarde, et c'est pourtant le moment où elle aurait le plus besoin de notre intérêt, vu que son existence est encore incertaine. C'est une ombre blanchâtre affleurant dans l’azur intense du ciel, chargé de lumière solaire ; qui nous assure qu'elle parviendra cette fois encore à prendre forme et brillance ? Elle est si fragile, et si pâle, et si fine ; elle ne commence à prendre un contour net comme l'arc d'une faux que d'un seul côté, mais le reste est encore tout gorgé de bleu céleste.}} {{Réf Livre | titre = Monsieur Palomar | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-278726-3 | chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi | page = 53 }} {{Citation|La lune est le plus changeant des corps de l'univers visible, et le plus régulier dans ses habitudes compliquées : elle ne manque jamais à ses rendez-vous et on peut toujours guetter sa venue, mais si on la laisse quelque part on la retrouve toujours ailleurs, et si on se rappelle son visage tourné d'une certaine façon, voilà que déjà elle a changé de pose, peu ou prou. Mais en tout cas, si on la suit pas à pas, on ne se rend pas compte qu'imperceptiblement elle nous échappe. Seule l'intervention des nuages peut créer l'illusion d'une course ou d'une métamorphose rapides, ou plutôt donner une voyante évidence à ce qui autrement échapperait au regard.}} {{Réf Livre | titre = Monsieur Palomar | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-278726-3 | chapitre = 1.3.1. Lune d’après midi | page = 55 }} [[Image:OSIRIS Mars true color.jpg|vignette]] {{Citation|[[Mars (planète)|Mars]], bien que se trouvant près du grand miroir lunaire inondé de lumière blanche, se détache impérieusement dans son éclat obstiné, son jaune concentré et dense, différent de tous les autres jaunes du firmament, au point qu'on finit par convenir qu'on l'appellera rouge, et dans les moments inspirés par le voir rouge pour de bon.}} {{Réf Livre | titre = Monsieur Palomar | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-278726-3 | chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes | page = 57 }} {{Citation|Mars, au télescope, apparaît comme une planète plus perplexe qu'elle n'en a l'air à l’œil nu : on dirait qu'elle a une foule de choses à communiquer dont on ne parvient à saisir qu'une petite partie, comme dans des propos bredouillés et crachoteux. […] Il lui semble que, si la planète Mars est depuis {{lien|langue=it|Giovanni Schiaparelli|texte=Schiaparelli}} celle dont on a dit tout et n'importe quoi, provoquant alternativement illusions et désillusions, cela tient à la difficulté qu'il y a à établir un rapport avec elle, comme avec une personne au caractère difficile. (A moins que la difficulté de caractère ne soit toute du côté de monsieur Palomar : c'est en vain qu'il tente d'échapper à la subjectivité en se réfugiant parmi les corps célestes.)}} {{Réf Livre | titre = Monsieur Palomar | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-278726-3 | chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes | page = 58-59 }} [[Image:Jupiter and the Galilean Satellites.jpg|vignette|{{w|Satellites galiléens}}]] {{Citation|Le faste véritable de cette planète luxueuse, ce sont ses satellites étincelants, maintenant tous les quatre bien en vue le long d'une ligne oblique, comme un sceptre resplendissant de joyaux. Découvertes par [[Galilée]], […] les petites lunes de [[Jupiter (planète)|Jupiter]] semblent irradier une ultime lueur de la Renaissance néoplatonicienne, comme si elles ignoraient que l'ordre impassible des sphères célestes s'est évanoui, précisément à cause de leur découvreur. Un rêve de classicisme enveloppe Jupiter ; en fixant cette planète dans son télescope, monsieur Palomar s'attend d'un moment à l'autre à une transfiguration olympienne. […] S'il est normal et bon que l'imagination vienne au secours de la faiblesse de la vue, elle doit être instantanée et directe comme le regard qui la met en branle. Quelle était la première similitude qui lui était venue à l'esprit et qu'il avait écartée parce qu'elle lui semblait incongrue? Il avait vu la planète ondoyer, ses satellites alignés comme de petites bulles d'air montant des branchies d'un poisson des abîmes, rond, strié et luminescent...}} {{Réf Livre | titre = Monsieur Palomar | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-278726-3 | chapitre = 1.3.2. L’œil et les planètes | page = 61-62 }} === ''Collection de sable'' === === ''Leçons américaines'' === {{Citation|Dès son apparition dans les vers des poètes, la [[lune]] a toujours eu le pouvoir de communiquer une sensation d'impondérabilité, de suspens, d'enchantement silencieux et calme. Ma première intention était de consacrer toute cette conférence à la lune : de suivre les occurrences de la lune dans la littérature de tous les temps et de tous les pays. Puis j'ai décidé que la lune revenait de droit au seul [[Giacomo Leopardi|Leopardi]]. Car le miracle leopardien fut d'ôter son poids au langage, au point de lui conférer une apparence de clarté lunaire. Dans les poèmes de Leopardi, les nombreuses apparitions de la lune n'occupent chaque fois que quelques vers, mais c'est assez pour répandre sa clarté sur toute la composition ou pour y projeter l'ombre de son absence.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Yves Hersant | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire | chapitre = Légèreté | page = 30-31 }} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Légèreté |page=50-51 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/50 }} {{Citation|L'œuvre littéraire est une de ces menues portions en quoi l'existant se cristallise, prend forme, acquiert un sens qui n'est nullement figé, ni définitif, ni raidi dans une immobilité minérale, mais aussi vivant qu'un organisme. La [[poésie]] est la grande ennemie du [[hasard]], bien qu'elle-même fille du hasard, et consciente qu'en dernière instance il gagnera la partie. « ''[[Stéphane Mallarmé|Un coup de dés jamais n'abolira le hasard]]''. »}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Yves Hersant | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire | chapitre = Exactitude | page = 64 }} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Exactitude |page=116 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125 }} {{Citation|Si ''[[#Les Villes invisibles|Les Villes invisibles]]'' reste celui de mes livres où je crois avoir dit le plus de choses, c'est parce que j'ai pu concentrer en un unique symbole toutes mes réflexions, toutes mes expériences, toutes mes conjectures; et parce que j'ai construit une structure à facettes où chaque court texte, côtoyant le voisin sans que leur succession implique un rapport causal ou hiérarchique, se trouve pris dans un réseau qui permet de tracer des parcours multiples et de tirer des conclusions ramifiées et plurielles. Dans ''Les Villes invisibles'', toute notion et toute valeur apparaît double : même l'exactitude. À un certain moment, Kublai Khan incarne la tendance qu'a l'intellect à rationaliser, à géométriser, à algébriser, et il réduit la connaissance de son empire à une combinatoire de pièces sur un [[Échecs|échiquier]]: les [[ville]]s que Marco Polo lui décrit avec force détails, il les représente par telle ou telle disposition des tours, des fous, des cavaliers, du roi, de la reine, des pions, sur les cases blanches et noires. Au terme de l'opération, il lui faut conclure que l'objet de ses conquêtes n'est autre que le bout de bois sur lequel chaque pièce se pose : un emblème du rien…}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Yves Hersant | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire | chapitre = Exactitude | page = 65-66 }} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Exactitude |page=118-119 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125 }} {{Citation|De ce combat avec la [[langue]], de cette poursuite de quelque chose qui échappe encore à l'expression, c'est [[Léonard de Vinci]] qui offre l'exemple le plus significatif; dans l'extraordinaire document que sont les carnets, on voit Léonard affronter la langue, une langue touffue et noueuse, à la recherche de l'expression la plus riche, la plus subtile, la plus précise. Les états successifs de l'idée traitée […] montrent bien, chez Léonard écrivain, quelles forces il engageait dans l'écriture en tant qu'instrument de connaissance, et combien il préférait, pour tous ses livres en projet, le procès de la recherche à l'achèvement d'un texte à publier.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Yves Hersant | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire | chapitre = Exactitude | page = 69 }} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Exactitude |page=125 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/125 }} [[Image:Leonardo da Vinci - RCIN 919071, Recto The heart, bronchi and bronchial vessels.jpg|vignette|[[Léonard de Vinci#RL19071r|''RL 19071 r.'']]]] {{Citation|Léonard, qui se présentait lui-même comme le contraire d'un lettré (« {{lang|it|''omo senza lettere''}} »), avait un rapport difficile au langage écrit. Personne au monde n'était plus savant et plus sage, mais son ignorance du latin et de la grammaire l’empêchait de communiquer par écrit avec les doctes de son temps. Sans doute se sentait-il capable de fixer dans le dessin, mieux que dans la langue, une large part de son savoir. (« [[Léonard de Vinci#RL19071r|{{lang|it|''O scrittore, con quali letere scriverai tu con tal perfezione la intera figurazione qual fa qui il disegno?''}}]] » [« Où trouveras-tu, toi qui écris, des lettres qui figurent aussi parfaitement tout ce que le dessin figure ici? »] demandait-il dans ses carnets d'anatomie.) Et ce n'est pas seulement la science, mais aussi la philosophie qu'il était convaincu de mieux transmettre par la peinture et le dessin. Reste qu'il éprouvait constamment le besoin d'écrire, de recourir à l'écriture pour explorer le monde, ses secrets, la diversité de ses manifestations, comme pour donner forme à ses propres rêveries, émotions ou rancœurs.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Yves Hersant | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire | chapitre = Exactitude | page = 69-70 }} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Exactitude |page=126-127 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/126 }} {{Citation|En de nombreux domaines l'excès d'ambition est critiquable, mais non pas en [[littérature]]. La littérature ne peut vivre que si on lui assigne des objectifs démesurés, voire impossibles à atteindre. Il faut que poètes et écrivains se lancent dans des entreprises que nul autre ne saurait imaginer, si l'on veut que la littérature continue de remplir une fonction. Depuis que la [[science]] se défie des explications générales, comme des solutions autres que sectorielles et spécialisées, la littérature doit relever un grand défi et apprendre à nouer ensemble les divers savoirs, les divers codes, pour élaborer une vision du monde plurielle et complexe.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Yves Hersant | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire | chapitre = Multiplicité | page = 95 }} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=179 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/179 }} {{Citation|Qui sommes-nous, qu'est chacun de nous, sinon une combinaison d'expériences, d'informations, de lectures, de rêveries ? Chaque vie est une [[encyclopédie]], une [[bibliothèque]], un inventaire d'objets, un échantillonnage de styles, où tout peut se mêler et se réorganiser de toutes les manières possibles.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Yves Hersant | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire | chapitre = Multiplicité | page = 103 }} {{Réf Livre |titre=Leçons américaines |auteur=Italo Calvino |traducteur=Yves Hersant |éditeur=Seuil |année=2001 |ISBN=2-02-041342-6 |chapitre=Multiplicité |page=194 |url=http://archive.org/details/leonsamricaines0000ital/page/194 }} {{Citation|Jusqu'au moment qui précède celui où nous commençons à écrire, nous avons le monde à notre disposition – ce qui, pour chacun de nous, constitue le monde, une somme d'informations, d'expériences, de valeurs –, le monde donné en bloc, sans un avant ni un après, le monde comme mémoire individuelle et comme potentialité implicite; et nous, nous voulons extraire de ce monde un discours, un récit, un sentiment : ou peut-être, plus exactement, nous voulons accomplir une opération qui nous permette de nous situer dans ce monde.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire | chapitre = Appendice. Commencer et finir | page = 105 }} {{Citation|Étudier les zones de frontières de l'œuvre littéraire, c'est observer les modalités dans lesquelles l'opération littéraire comporte des réflexions qui vont au-delà de la [[littérature]] mais que seule la littérature peut « exprimer ».}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire | chapitre = Appendice. Commencer et finir | page = 106 }} === ''La route de San Giovanni'' === {{ancre|Opaque}}{{Citation|« D'int'ubagu », du fond de l'opaque j'écris, en reconstruisant la carte d'un ensoleillé qui n'est qu'un axiome invérifiable pour les calculs de la mémoire, le lieu géométrique du moi, d'un moi dont mon moi a besoin pour se savoir lui-même, le moi qui sert seulement pour que le monde reçoive continuellement des nouvelles de l'existence du monde, un instrument dont le monde dispose pour savoir s'il y est.|précisions=''Dall’opaco'', « Adelphiana », 1971.}} {{Réf Livre | titre = La route de San Giovanni | titre de la contribution = De l’opaque | auteur = Italo Calvino | traducteur = [[Jean-Paul Manganaro]] | éditeur = Seuil | année = 1991 | ISBN = 2-02-013107-2 | url = https://archive.org/details/laroutedesangiov0000ital | page = 184 }} === ''Pourquoi lire les classiques'' === {{Pour info|Nouvelle traduction partielle, 2018, {{ISBN|978-2-07-045115-9}}.}} {{Citation|Les classiques sont ces [[livre]]s dont on entend toujours dire : « je suis en train de le relire… » et jamais : « je suis en train de le lire… »|précisions={{article|titre=Italiani, vi esorto ai classici|périodique=L'Espresso|date=28 juin 1981}}, première traduction française dans {{Ouvrage/Test|trad=[[Michel Orcel]] et François Wahl|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|passage=103|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/103}}.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques | page = 7 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/7 }} {{Citation|Toute relecture d’un classique est une découverte, comme la première [[lecture]].}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques | page = 9 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/9 }} {{Citation|Un classique est un livre qui n'a jamais fini de dire ce qu'il a à dire.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques | page = 9 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/9 }} {{Citation|Est classique ce qui tend à reléguer l’actualité au rang de rumeur de fond, sans pour autant prétendre éteindre cette rumeur.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques | page = 12 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/12 }} {{Citation|Est classique ce qui persiste comme rumeur de fond, là même où l’actualité qui en est la plus éloignée règne en maître.}} {{Réf Livre | titre = Pourquoi lire les classiques | auteur = Italo Calvino | traducteur de la contribution = Michel Orcel et François Wahl | éditeur = Seuil | année = 1996 | ISBN = 2-02-025910-9 | titre de la contribution = Pourquoi lire les classiques | page = 12 | url = https://archive.org/details/pourquoilirelesc0000calv/page/12 }} {{Citation|Des personnages filiformes, animés d’une mobilité sautillante, s’allongent, se contorsionnent, dansent comme de légers griffonnages; c’est ainsi que [[Paul Klee]]{{note|name=Klee}}, en 1911, illustrait le ''[[Candide, ou l'Optimisme|Candide]]'' de [[Voltaire]], donnant forme visuelle — je dirais presque musicale — à la joyeuse énergie que ce livre — au-delà de sa trame serrée de références à une époque et à une culture — continue de communiquer au lecteur de notre siècle.|précisions=Introduction à l’édition italienne de ''Candide'' de Voltaire, 1974{{note|Repris dans ''Perché leggere i classici''. La première traduction française est publiée une première fois dans : {{Ouvrage|auteur=Italo Calvino|titre=La machine littérature : essais|éditeur=Seuil|date=1984|isbn=2-02-006682-3|lire en ligne=http://archive.org/details/lamachinelittera0000calv/page/141|passage=141}}. Nouvelle traduction sous le titre « Candide ou la vitesse » par Christophe Mileschi dans {{Ouvrage|titre=Pourquoi lire les classiques|éditeur=Gallimard|collection=Folio|date=2018|isbn=978-2-07-045115-9|passage=156}}.}}.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | titre de la contribution= Candide ou la vélocité | auteur = Italo Calvino | traducteur de la contribution = [[Marcel Orcel]] | éditeur = Seuil | Collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | chapitre = Les classiques | page = 220 }} <gallery mode=packed caption= "Dessins d'illustration du ''Candide'' de Voltaire par Klee, 1920 "> Candide Chapter 1.png|Chapitre 1{{er}} Candide Chapter 7.png|Chapitre 7 Candide Chapter 25.png|Chapitre 25 Candide Chapter 30.png|Chapitre 30 </gallery> === ''La grande bonace des Antilles'' === {{Pour info|{{Ouvrage|langue=it|titre=Prima che tu dica « Pronto »|édition=|date=1993|isbn=88-04-36364-9|lire en ligne=https://archive.org/details/primachetudicapr0000calv}}}} {{Citation| Des sentinelles furent placées aux portes, ainsi qu'une pancarte qui interdisait l'entrée, « à cause des grandes manœuvres, pour toute la durée de celles-ci ». C'était un expédient, pour que l'on pût mener l'enquête en grand secret. Les chercheurs qui avaient l'habitude de se rendre à la bibliothèque tous les matins, emmitouflés dans leurs manteaux, avec des écharpes et des passe-montagnes pour ne pas se geler, durent faire marche arrière. Ils se demandaient, perplexes : « Comment ça, les grandes manœuvres dans la bibliothèque ? Ne vont-ils pas mettre du désordre ? Et la cavalerie ? Vont-ils faire aussi du tir ? »}} {{Réf Livre | titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | année = 1995 | ISBN = 2-02-021737-6 | titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque | page = 76 | url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/76 }} {{Citation|La forêt des livres, au lieu de s'éclaircir, semblait devenir de plus en plus enchevêtrée et insidieuse. Les officiers se seraient perdus, n'eût été l'aide fournie par M. Crispino. […] M. Crispino s'approchait du lieutenant Lucchetti, qui refermait furieusement un tome en disant: « C'est du beau ! Ils ont ici le culot d'exprimer des doutes sur la pureté des idéaux des croisades! Oui, messieurs, des croisades ! » Et M. Crispino, tout souriant : « Ah, si vous devez dresser un procès-verbal sur cet argument, je peux vous suggérer quelques autres livres où vous trouverez plus de détails. » Et il ramenait la moitié d'un rayonnage. Le lieutenant Lucchetti fonçait tête baissée, et pendant une semaine on l'entendait feuilleter et murmurer : « Ces croisades alors ! C'est du beau ! »}} {{Réf Livre | titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | année = 1995 | ISBN = 2-02-021737-6 | titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque | page = 77-78 | url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/77 }} {{Citation|L’esprit de Fedina et de ses hommes était en proie à des sentiments opposés : d'une part, ils découvraient à chaque instant de nouvelles curiosités à satisfaire et prenaient goût à ces lectures et à ces études comme jamais auparavant ils ne l'auraient imaginé; d'autre part, ils se demandaient quand ils reviendraient parmi les gens et reprendraient contact avec la vie, qui leur apparaissait à présent d'autant plus complexe, presque renouvelée à leurs yeux; et d'autre part encore, l'approche du jour où ils quitteraient la bibliothèque leur donnait beaucoup d'appréhension, parce qu'il fallait qu'ils rendent compte de leur mission, et, avec toutes les idées qui se mettaient à jaillir dans leurs têtes, ils ne savaient plus comment s'en sortir.}} {{Réf Livre | titre = La Grande Bonace des Antilles : nouvelles | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | année = 1995 | ISBN = 2-02-021737-6 | titre de la contribution =Un général dans la bibliothèque | page = 79 | url = http://archive.org/details/lagrandebonacede0000calv/page/79 }} === ''Ermite à Paris'' === {{Citation| Si l'on admet que le travail de l'écrivain peut être influencé par le milieu où il s'accomplit, par les éléments du décor qui l'entoure, on doit alors reconnaître que [[Turin]] est la ville idéale pour écrire. Je ne sais pas comment on peut écrire dans une de ces villes où les images du présent sont si exubérantes, si imposantes qu'elles ne laissent aucune marge d'espace et de silence. Ici, à Turin, on arrive à écrire parce que le passé et l'avenir ont plus d'évidence que le présent, les lignes de force du passé et la tension vers l'avenir donnent un sens concret aux images discrètes et ordonnées de l'actuel. Turin est une ville qui invite à la rigueur, à la linéarité, au style. Elle invite à la logique et ouvre, à travers la logique, une voie vers la folie.|précisions=Note, 1960}} {{Réf Livre | titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques | titre de la contribution = L’écrivain et la ville | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2001 | ISBN =2-02-025687-8 | page = 14 }} {{Citation|Avant d’être une ville du monde réel, [[Paris]], pour moi comme pour des millions d’autres personnes de tous les pays, a été une ville imaginée à travers les livres, une ville que l’on s’approprie par la lecture.|précisions=Entretien avec Valerio Riva, 1974}} {{Réf Livre | titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques | titre de la contribution = Ermite à Paris | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2001 | ISBN =2-02-025687-8 | page = 84 }} {{Citation|Mon bureau est comme une [[île]] : il pourrait se trouver ici comme dans un autre pays.}} {{Réf Livre | titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques | titre de la contribution = Ermite à Paris | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2001 | ISBN =2-02-025687-8 | page = 86 }} {{Citation|Il y a un point invisible, anonyme, qui est celui à partir duquel on écrit, et c'est pour cela qu'il m'est difficile de définir le rapport entre le lieu où j'écris et la ville qui l'entoure. Je peux très bien écrire dans les chambres d'hôtel, dans cette sorte d'espace abstrait, anonyme, que sont les chambres d'hôtel, où je retrouve devant moi la page blanche, sans alternative, sans issue. Ou peut-être est-ce là une condition idéale valable surtout quand j'étais plus jeune, et que le monde était là, juste au-delà de la porte, avec sa densité de signes; il m'accompagnait partout, il avait tellement de consistance qu'il me suffisait de m'en écarter d'un pas pour pouvoir écrire sur lui. A présent quelque chose a dû changer, je n'écris bien que dans un endroit qui m'appartient, avec des livres à portée de la main, comme si j'avais besoin de consulter toujours on ne sait trop quoi. Ce n'est peut-être pas pour les livres en eux-mêmes, mais pour une sorte d'espace intérieur qu'ils forment, comme si je m'identifiais à ma bibliothèque idéale.}} {{Réf Livre | titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques | titre de la contribution = Ermite à Paris | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2001 | ISBN =2-02-025687-8 | page = 89-90 }} {{Citation|Paris est une œuvre de consultation gigantesque, c'est une ville que l'on consulte comme une [[encyclopédie]] : dès la première page, elle donne toute une série d'informations, d'une richesse qu'aucune autre ville n'égale.}} {{Réf Livre | titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques | titre de la contribution = Ermite à Paris | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2001 | ISBN =2-02-025687-8 | page = 90 }} {{Citation|Ma rencontre matérielle avec l'Amérique a été une expérience vraiment belle : [[New York]] est une de mes villes, et en effet, toujours pendant les années soixante, dans ''[[#Cosmicomics|Cosmicomics]]'', mais aussi dans ''[[#Temps zéro|Temps zéro]]'', il y a des récits qui se déroulent justement à New York. De l'autre côté de l'Atlantique je sens que j'appartiens à la majorité des Italiens qui vont en Amérique avec beaucoup de facilité - désormais on en compte des millions et des millions - et non de la minorité qui reste en Italie ; peut-être parce que la première fois où je suis allé en Amérique avec mes parents j'avais un an. Quand je suis revenu aux États-Unis à l'âge adulte, j'avais un ''grant'' de la Ford Foundation qui me donnait le droit de parcourir les États-Unis en long et en large, sans aucune obligation; évidemment j'en ai fait le tour, j'ai voyagé dans le Sud, et même en Californie, mais je me sentais très new-yorkais : New York est ma ville.|précisions=Entretien avec Ugo Rubeo, Palerme, septembre 1984, publié dans {{ouvrage|titre=Mal d’America. Da mito a realtà|édition=Ruiniti|année=1987}}.}} {{Réf Livre | titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques | titre de la contribution = New York est ma ville | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2001 | ISBN =2-02-025687-8 | page = 175 }} {{Citation| La ville que j'ai sentie comme ma ville plus que n'importe quelle autre est New York. J'ai même écrit une fois, en imitant [[Stendhal]], que je voulais que sur ma tombe on écrive « new-yorkais ». Cela avait lieu en 1960. Je n'ai pas changé d'avis, bien que depuis ce temps-là j'aie vécu la plupart du temps à Paris, ville dont je ne me détache que pour de brèves périodes et où peut-être, si j'ai la possibilité de choisir, je mourrai. Mais chaque fois que je vais à New York, je la trouve plus belle et plus proche d'une forme de ville idéale. Peut-être parce que c'est une ville géométrique, cristalline, sans passé, sans profondeur, apparemment sans secrets; raison pour laquelle c'est la ville qui en impose le moins, la ville dont je peux avoir l'illusion que je la maîtrise avec l'esprit, que je peux la penser tout entière au même instant.|précisions={{Article |langue=it |auteur={{lien|langue=it|Maria Corti}}|titre=Intervista: Italo Calvino |périodique=Autografo|volume=2|numéro=6|date=octobre 1985 |pages=47-53}}.}} {{Réf Livre | titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques | titre de la contribution = Entretien avec Maria Corti | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2001 | ISBN =2-02-025687-8 | page = 183 }} {{Citation|Pour moi, les processus de l’imagination suivent des itinéraires qui coïncident pas toujours avec ceux de la vie. Le paysage natal et familial est celui qu’on ne peut repousser ou cacher; {{lien|langue=it|San Remo}} continue à ressortir dans mes livres, dans les perspectives et les raccourcis les plus divers, surtout vu du haut, et la ville est particulièrement présente dans un certain nombre des ''[[#Les Villes invisibles|Villes invisibles]]''. Naturellement je parle de San Remo tel qu'il était il y a trente ou trente-cing ans, et surtout il y a cinquante ou soixante ans, quand j'étais enfant. Toute investigation ne peut que partir de ce noyau d'où se développent l'imagination, la psychologie, le langage ; cette persistance est en moi aussi forte que l'a été dans ma jeunesse la poussée centripète qui s'est révélée très tôt sans retour, parce que les lieux ont rapidement cessé d'exister.}} {{Réf Livre | titre = Ermite à Paris: pages autobiographiques | titre de la contribution = Entretien avec Maria Corti | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2001 | ISBN =2-02-025687-8 | page = 183-184 }} === ''Défis aux labyrinthes'' === {{Citation|Le Bon Lecteur, cet été, a décidé de lire enfin, vraiment, cet auteur; il ne pourra peut-être pas le lire entièrement pendant les vacances, mais, au cours de ces semaines, il va thésauriser une première base de lectures fondamentales, puis, dans le courant de l'année il pourra combler aisément et sans hâte ses lacunes. Il se procure donc les œuvres qu'il se propose de lire, les textes originaux s'il s'agit d'une langue qu'il connaît, sinon la traduction la meilleure; il préfère les gros volumes des éditions intégrales contenant plusieurs œuvres, mais il ne dédaigne pas les volumes de poche, plus adaptés à la lecture sur la plage ou sous les arbres ou dans un car. Il ajoute quelques bons essais sur l'auteur qu'il a choisi, ou éventuellement une correspondance: il a pour ses vacances une compagnie sûre. Il pourra tomber de la grêle tout le temps, les compagnons de villégiature pourront se montrer odieux, les moustiques ne pas laisser un instant de trêve et la nourriture être immangeable: les vacances ne seront pas perdues, le Bon Lecteur reviendra enrichi d'un nouveau monde fantastique. |précisions= « I buoni propositi », ''L'Unità'', 12 août 1952}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Lire, écrire, traduire | chapitre = Les vacances du Bon Lecteur | page = 577 }} {{Citation|Traduire est un art : le passage d'un texte littéraire, quelle que soit sa valeur, dans une autre langue requiert à chaque fois comme une sorte de miracle. Nous savons tous que la poésie en vers est intraduisible par définition ; mais la véritable littérature, même la prose, travaille vraiment sur la marge intraduisible de chaque langue. Le traducteur littéraire est celui qui se met tout entier en jeu pour traduire l'intraduisible. |précisions=Colloque sur la traduction, Rome, 4 juin 1982{{note|''Tradurre è il vero modo di leggere un testo'', « Bollettino di informazione », XXXII, 3, 1985, p. 59-63}}}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Lire, écrire, traduire | titre de la contribution = Traduire est la manière véritable de lire un texte | page = 586 }} {{Citation|Traduire est la manière véritable de lire un texte ; […] pour un auteur, réfléchir sur la [[traduction]] d'un de ses textes, discuter avec le traducteur, est la manière véritable de se lire lui-même, de bien comprendre ce qu'il a écrit et pour quelle raison.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Lire, écrire, traduire | titre de la contribution = Traduire est la manière véritable de lire un texte | page = 587 }} {{Citation| J'appartiens à cette partie de l'humanité – une minorité à l'échelle planétaire, mais une majorité, je crois, parmi mon public – qui passe une grande partie de ses heures de veille dans un monde particulier, un monde fait de lignes horizontales où les mots se suivent un par un, où chaque phrase et chaque alinéa occupent une place établie : un monde qui peut être très riche, sans doute plus riche encore que celui qui n'est pas écrit, mais qui requiert de toute façon un ajustement particulier pour que l'on se situe en lui. Quand je me détache du monde écrit pour retrouver ma place dans l'autre, dans ce que nous avons l'habitude d'appeler ''le'' monde, fait de trois dimensions, de cinq sens, peuplé de milliards de nos semblables, à chaque fois, cela équivaut pour moi à répéter le traumatisme de la naissance, à donner forme de réalité intelligible à un ensemble de sensations confuses, à choisir une stratégie pour affronter l'inattendu sans être détruit.|précisions=Conférence, New York Institute for the Humanities, 30 mars 1983{{note|name=Mondo|Publiée dans {{article|lang=en|titre= The Written and the Unwritten Word|périodique=The New York Review of Books|date=12 mai 1983|passage=38-39|url=https://www.nybooks.com/articles/1983/05/12/the-written-and-the-unwritten-word/}}, puis en italien « Mondo scritto e mondo non scritto », ''Letteratura internazionale'', 4-5, 1985, p. 16-18. Extraits traduits dans {{Harvsp|Daros|1994|p=161-164}}.}}}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Lire, écrire, traduire | titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit | page = 591 }} {{Citation|Quand je lis, chaque phrase doit être immédiatement comprise, du moins dans sa signification littérale, et doit me mettre en mesure de formuler un jugement : ce que j'ai lu est vrai ou faux, juste ou erroné, agréable ou désagréable. Dans la vie ordinaire, au contraire, il y a toujours d'innombrables circonstances qui échappent à mon entendement, des plus générales aux plus banales : je me trouve souvent en face de situations sur lesquelles je ne saurais pas me prononcer, sur lesquelles je préfère suspendre mon jugement. Pendant que j'attends que le monde non écrit s'éclaire à mes yeux, il y a toujours une page écrite à portée de ma main, où je peux me replonger ; je m'empresse de le faire, avec la plus grande satisfaction : là au moins, même si je ne parviens à comprendre qu'une petite partie de l'ensemble, je peux cultiver l’illusion d'être en train de tout contrôler.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Lire, écrire, traduire | titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit | page = 591-592 }} {{Citation| Alors, vous me demanderez : si tu dis que ton vrai monde est la page écrite, si là seulement tu te sens à ton aise, pourquoi veux-tu t'en détacher, pourquoi veux-tu t'aventurer dans ce vaste monde que tu n'es pas en mesure de maîtriser ? La réponse est simple : pour écrire. Parce que je suis un écrivain. Ce que l'on attend de moi, c'est que je regarde autour de moi et que je capture des images rapides de ce qui arrive, pour revenir ensuite me pencher sur mon bureau et reprendre le travail. C'est pour remettre en marche ma fabrique de paroles que je dois extraire du combustible nouveau des puits du non-écrit.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Lire, écrire, traduire | titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit | page = 593 }} {{Citation| Je dois dire que la plupart des livres que j'ai écrits et de ceux que je projette d'écrire naissent de l'idée qu'il me semblait impossible d'écrire un tel livre. Quand je suis convaincu qu'un certain type de livre est complètement au-delà des possibilités de mon tempérament et de mes capacités techniques, je m'assois à mon bureau et je commence à l'écrire.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Lire, écrire, traduire | titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit | page = 598 }} {{Citation| En un certain sens, je crois que nous écrivons toujours sur quelque chose que nous ne savons pas : nous écrivons pour qu'il soit rendu possible pour le monde non écrit de s'exprimer à travers nous. Au moment où mon attention se déplace de l'ordre régulier des lignes écrites pour suivre la complexité mobile qu'aucune phrase ne peut contenir ou épuiser, je me sens tout près de comprendre que de l'autre côté des mots il y a quelque chose qui essaie de sortir du silence, de signifier à travers le langage, comme en tapant des coups sur le mur d'une prison.}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Lire, écrire, traduire | titre de la contribution = Monde écrit et monde non écrit | page = 599 }} === Correspondance === {{Citation|{{ancre|Bottino09061964}}Données biographiques : je suis encore de ceux qui croient, avec {{lien|lang=it|Benedetto Croce|texte=Croce}}, que d'un auteur seules comptent les œuvres. (Lorsqu'elles comptent, évidemment.) C'est pourquoi je ne donne pas d'indications biographiques, ou je les fausse, ou, de toute façon, j'essaie toujours de les changer d'une fois à l'autre. Aussi demandez-moi ce que vous voulez savoir, et je vous le dirai. ''Mais je ne vous dirai jamais la vérité'', de cela, vous pouvez être sûr.|original=Dati biografici : io sono ancora di quelli che credono, con Croce, che di un autore contano solo le opere. (Quando contano, naturalmente.) Perciò dati biografici non ne do, o li do falsi, o comunque cerco sempre di cambiarli da una volta all'altra. Mi chieda pure quel che vuol sapere, e Glielo dirò. ''Ma non Le dirò mai la verità'', di questo può star sicura.|langue=it|précisions=Lettre à Germana Pescio Bottino, 9 juin 1964{{note|Sur cette lettre, voir notamment {{chapitre|lang=en|auteur= Martin McLaughlin|titre= Concessions to Autobiography in Calvino|titre ouvrage=Biographies and Autobiographies in Modern Italy|édition= Legenda|année=2007|isbn=978-1-905981-07-6 |url=https://books.google.fr/books?id=dTJrnrcD7PAC&pg=PA148}}.}}.}} {{Réf Livre | titre = Italo Calvino : romancier et conteur | auteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection= Les contemporains | année = 2000 | ISBN = 978-2-02-021442-1 | page = 10 }} {{Réf Livre | langue =it | titre = I libri degli altri. Lettere 1947-1981 | auteur = Italo Calvino | éditeur = Mondadori | année = 2022 | ISBN = 978-88-04-74891-5 | page = 476 }} ==== ''Le métier d’écrire'' ==== {{Citation|L’éditeur {{w|Einaudi}} a coutume de mettre sur la couverture de ses livres des reproductions de tableaux ou de dessins de peintres modernes célèbres. Pour mon livre, il a choisi ce dessin de [[Paul Klee]] qui peut suggérer la vision d’une ville, très mouvementée et nerveuse. Cela m’a fait plaisir car Klee est l’un des peintres que j’aime le plus au monde{{note|name=Klee}}.|précisions=Au sujet de la couverture de ''[[#Marcovaldo|Marcovaldo]]''. Lettre aux élèves de {{w|Santa Maria a Monte}}, 12 janvier 1972.}} {{Réf Livre | titre = Le métier d’écrire | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff | éditeur = Gallimard | année = 2023 | ISBN = 978-2-07-014006-0 | page = 629 (lettre 263) }} {{Citation|Je veux que la valeur de mes livres tienne à ce qui est écrit : rien de plus, rien de moins. Et pas au fait qu'ils aient été écrits par moi plutôt que par un autre. C'est pourquoi je laisserai insatisfaites vos curiosités concernant la personne de l'''auteur'' : l'auteur est quelqu'un qui s'assoit à sa table et qui écrit, mais qui en écrivant a en tête - parfois sans y penser - son public, ses lecteurs passés et à venir. Par conséquent, vous êtes vous aussi des auteurs, surtout maintenant que j'ai eu cette correspondance directe avec vous. Je vous considère donc comme mes collaborateurs. Voilà que vous allez vous dire : ce Calvino n'en finit jamais avec ses paradoxes. Sauf que non, je parle sérieusement. Et s'il est vrai que bien souvent je blague, c'est de tout mon cœur que je vous dis combien je vous suis reconnaissant, à vous et à votre excellente enseignante.|précisions=Lettre aux élèves de Santa Maria a Monte, 12 janvier 1972{{note|Sur cette lettre, voir note 10 de {{Article|prénom1=Sandrine|nom1=Granat-Robert|titre=Calvino regarde l’enfance et l’enfance regarde Calvino|périodique=Italies|numéro=21|pages=129–160|date=2017|issn=1275-7519|doi=10.4000/italies.5745|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/5745?lang=en#ftn10|consulté le=2024-06-22}}.}}.}} {{Réf Livre | titre = Le métier d’écrire | auteur = Italo Calvino | traducteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff | éditeur = Gallimard | année = 2023 | ISBN = 978-2-07-014006-0 | page = 630-631 (lettre 263) }} === Autres citations === [[Image:Paul Klee, The Tight Rope Walker (Seiltänzer), 1923, NGA 8106.jpg|vignette|[[Paul Klee]], ''Der Seiltänzer'' [Le Funambule], 1923, 138{{note|Une autre version (1923, 121) de ce ''Funambule'' de Klee se trouve notamment en couverture d’une édition italienne de ''{{w|it:I racconti (Calvino)|I Racconti}}''.}}.]] {{Citation|Tu as dit à juste titre que [[Paul Klee|Klee]]{{note|name=Klee}} est très important pour moi. La peinture m’a toujours servi de moteur pour me renouveler, d’idéal d’invention libre, pour être toujours soi-même en faisant toujours quelque chose de nouveau. En ce sens, le nom de Klee me semble fondamental.|original=Hai detto giusto che Klee è per me molto importante. La pittura mi è servita sempre come spinta a rinnovarmi, come ideale di invenzione libera, di essere sempre se stessi facendo sempre qualcosa di nuovo. In questo senso il nome di Klee mi pare fondamentale.|langue=it|précisions=Conversation avec {{lien|langue=it|Tullio Pericoli}}, « Furti ad arte », exposition ''Rubare a Klee'', 1980.}} {{Réf Article | titre = Réécrire les images. Italo Calvino et l’œuvre de Tullio Pericoli et Domenico Gnoli | auteur = Greta Gribaudo (traduction) | publication = Cahiers d’études romanes | numéro =50. Lire, réagir, réécrire | date = 2025 | page = url | url =https://journals.openedition.org/etudesromanes/18690 }} {{Réf Livre | langue = it | titre = Saggi: 1945-1985 | auteur = Italo Calvino | éditeur = Mondadori | collection = I meridiani | année = 1995 | tome = II | ISBN =88-04-40404-3 | page = 1806 }} {{Réf Livre | langue = it | titre = Mondo scritto e mondo non scritto | auteur = Italo Calvino | éditeur = Mondadori | année = 2002 | titre de la contribution = Furti ad arte (conversazione con Tullio Pericoli) (1980) | url = https://books.google.fr/books?id=kilOBB3QsD0C&pg=PA68 | page = 68 }} {{Citation|[[Traduction|Traduire]] c'est le système de lecture le plus absolu. Il faut lire les implications de chaque mot […]. Nous avons cette réalité-là, cet objet d'où l'on sort quelque chose qui était enfermé à l'intérieur. Toute lecture véritable est une sorte d'effraction, un vol avec effraction… Naturellement, les œuvres littéraires sont conçues pour être dévalisées, en ce sens. Tout comme le labyrinthe qui est construit délibérément pour s'y perdre, mais également pour s'y retrouver.|original=Tradurre è il sistema più assoluto di lettura. Bisogna leggere il testo nelle implicazioni di ogni parola. […] C'è questa cosa lì, chiusa, questo oggetto da cui si carpisce qualcosa che c'è chiuso dentro. C'è uno scassinamento, c'è un furto con scasso in ogni vera lettura. Naturalmente i quadri e le opere letterarie sono costruite apposta per essere derubate, in questo senso. Così come il labirinto è costruito apposta perché ci si perda, ma anche perché ci si ritrovi.|langue=it|précisions=Conversation avec Tullio Pericoli.}} {{Réf Livre | titre = Les années parisiennes d'Italo Calvino (1964-1980), sous le signe de [[Raymond Queneau]] | auteur = Sergio Cappello (traduction) | éditeur = Presses de l'Université de Paris-Sorbonne | année = 2007 | ISBN = 9782840505259 | chapitre=VI. Calvino traducteur de Queneau | page = 162-163 | url=https://books.google.fr/books?id=dVuS6o81P_IC&pg=PA162 }} {{Réf Livre | langue = it | titre = Saggi: 1945-1985 | auteur = Italo Calvino | éditeur = Mondadori | collection = I meridiani | année = 1995 | tome = II | ISBN =88-04-40404-3 | page = 1807-1808 }} {{Réf Livre | langue = it | titre = Mondo scritto e mondo non scritto | auteur = Italo Calvino | éditeur = Mondadori | année = 2002 | titre de la contribution = Furti ad arte (conversazione con Tullio Pericoli) (1980) | url = https://books.google.fr/books?id=kilOBB3QsD0C&pg=PA69 | page = 69-70 }} == Citations sur == === Pietro Citati === === Natalia Ginzburg === {{loupe|Natalia Ginzburg}} {{Citation|Dans sa jeunesse, il lui arrivait souvent de bégayer; et il a continué à bégayer un peu, par la suite; mais jeune homme, il le faisait davantage. Il semblait bien des fois extraire les mots d'un sac secret, ou les détacher avec peine de quelque pelote secrète : et quand il les prononçait, il trébuchait, il fronçait les sourcils, et baissait ses yeux sur ses doigts croisés, avec une perplexité ironique et opiniâtre, et comme s'il se moquait de lui-même. Même s'il arrivait souvent qu'il détachât ses mots avec difficulté et lenteur, ils ne semblaient pas comporter la moindre difficulté et la moindre lenteur dans son esprit, ni dans ce qu'il faisait; fatigue, lenteur et bégaiement étaient une manière de se moquer de lui-même et des autres : sa manière à lui d'être au monde.|précisions={{article|langue=it|titre=Il sole e la luna |périodique={{w|it:L'Indice dei libri del mese|L'Indice dei libri del mese}}|numéro=8|année=1985|url=https://www.lindiceonline.com/scienze-umane/cultura-e-societa/natalia-ginzburg-ricordando-italo-calvino}}{{note|Repris dans {{ouvrage|lang=it|titre=Non possiamo saperlo : saggi 1973-1990|année=2001|isbn=88-06-15250-5|url=https://archive.org/details/nonpossiamosaper0000ginz/page/109|passage=109-113}}.}}}} {{Réf Livre | titre = Italo Calvino | titre de la contribution =Le soleil et la lune | auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff | auteur de la contribution =Natalia Ginzburg | traducteur = Martin Rueff | éditeur = L’Herne | année = 2024 | ISBN = 9791031904269 | page = 63 }} {{Citation|Sur les « [[#Les Villes invisibles|villes invisibles]] », s'est condensée la douleur de la mémoire. Dans toutes les autres œuvres de Calvino, la mémoire est absente, ou mieux, quand elle est présente, elle ne fait jamais mal, Ici, dans les « villes invisibles » non pas rêvées mais rappelées dans le souvenir, règne la mémoire douloureuse d'un temps qui ne pourra plus jamais revenir. Le soleil se couche sur ces villes, si hautes sous le ciel, grouillantes et resplendissantes, fourmillant des erreurs des hommes, débordantes de marchandises et de nourritures, encombrées de trafics, domaines des rats et des hirondelles. Le regard qui salue ces villes est un regard qui dit adieu, adieu à un monde tant aimé et fixé depuis un bateau qui s'en va.|précisions=« Il sole e la luna »}} {{Réf Livre | titre = Italo Calvino | titre de la contribution =Le soleil et la lune | auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff | auteur de la contribution =Natalia Ginzburg | traducteur = Martin Rueff | éditeur = L’Herne | année = 2024 | ISBN = 9791031904269 | page = 65 }} === Jean-Paul Manganaro === {{Citation|''[[#Opaque|De l'opaque]]'', sans doute, en absolu, le plus beau texte de Calvino, où le degré d'abstraction de l'écriture réussit le pari de ne jamais quitter les données du concret et de s'élever pourtant dans une affabulation hautement lyrique. Véritable texte au travail, performance du ''work in progress'', d'une élaboration qui définit sa poétique au moment même où elle détermine son action et ses objectifs, les dimensions possibles de l'humain saisies par un point de vue de l'intériorité rapportée à l'extériorité des éléments qui lui font face, à travers la grille d'un ensemble de plans géométriques multipliés et variables. Ce texte, qui date de 1971, pourrait d'ailleurs être celui qui nous manque sur la vue dans ''I Cinque Sensi'', et celui aussi qui fonde la poétique du point de vue chez Calvino.}} {{Réf Livre | titre = Italo Calvino : romancier et conteur | auteur = Jean-Paul Manganaro | éditeur = Seuil | collection= Les contemporains | année = 2000 | ISBN = 978-2-02-021442-1 | page = 146 }} === Cesare Pavese === {{loupe|Cesare Pavese}} {{Citation|À 23 ans, Calvino sait déjà que pour raconter, il n'est pas nécessaire de « créer des personnages », mais qu'il faut savoir transformer des faits en mots. Il le sait de manière allègre, désinvolte, un peu comme un gamin. Il n'a pas peur des mots : tant qu'ils veulent dire quelque chose, tant qu'ils servent à quelque chose, il les dit, il les creuse, il les dénoyaute, il les jette peut-être, comme on jette des sarments sur le feu, mais le but, c'est bien la flamme, la chaleur, la poêle.|précisions=''l’Unità'', 26 octobre 1947.}} {{Réf Livre | titre = Italo Calvino | titre de la contribution =L’amitié, une vie. Le Sentier des nids d’araignée | auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff | auteur de la contribution =Cesare Pavese | éditeur = L’Herne | année = 2024 | ISBN = 9791031904269 | page = 55 }} {{Citation|Calvino naît au récit au beau milieu de la guerre civile. Ce sont là ses faits, les choses dont il fait des mots. Si l'on affirmait que ce livre, ''Le Sentier des nids d'araignée'' (Einaudi, 1947), perdant au concours Mondadori et gagnant au concours de Riccione, est le plus beau récit que nous avons eu sur l'expérience de la Résistance, personne n'essuierait de larmes. On dira alors que l'astuce de Calvino, cet écureuil de la plume, a été de grimper aux arbres, plus par jeu que par peur, et d'observer la vie des Résistants comme une fable des bois, formidable, bigarrée, « différente ».|précisions=''l’Unità'', 26 octobre 1947.}} {{Réf Livre | titre = Italo Calvino | titre de la contribution =L’amitié, une vie. Le Sentier des nids d’araignée | auteur = Christophe Mileschi et Martin Rueff | auteur de la contribution =Cesare Pavese | éditeur = L’Herne | année = 2024 | ISBN = 9791031904269 | page = 55 }} === Georges Perec === {{Loupe|Georges Perec}} <!-- {{Réf Livre | titre = Entretiens, conférences, textes rares, inédits | auteur = Georges Perec | éditeur = Joseph K. | année = 2019 | ISBN = 978-2-910686-78-9 | titre de la contribution = | page = }}--> == Notes et références == {{Références|références= <ref name=Klee> Voir : *Franco Ricci, {{Chapitre|titre chapitre=The World's Seamless Web|titre ouvrage=Painting with Words, Writing with Pictures|éditeur=University of Toronto Press|date=2001|passage=191–219|isbn=978-1-4426-7823-1|doi=10.3138/9781442678231-007|lire en ligne=https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.3138/9781442678231-007|consulté le=2024-05-12}}, « Calvino and Paul Klee », ''Rivista di studi italiani'', 2003, 2, [https://www.rivistadistudiitaliani.it/articolo.php?id=124 p. 151-163], « Calvino and Klee : Variations of Line » {{Harvsp|id=GrundtvigMcLaughlinWaage_Petersen2007|Grundtvig|McLaughlin|Waage Petersen|2007|p=260-275}}, *{{Article|langue=fr|prénom1=Maria G.|nom1=Vitali-Volant|titre=Italo Calvino et les artistes de son temps|périodique=Italies|numéro=16|pages=277–306|date=2012|doi=10.4000/italies.4438|lire en ligne=https://journals.openedition.org/italies/4438|consulté le=2024-05-09}} </ref> }} == Voir aussi == {{Autres projets |commons=Category:Italo Calvino |w=Italo Calvino }} *{{Ouvrage|prénom1=Aurore|nom1=Frasson-Marin|titre=Italo Calvino et l'imaginaire|éditeur=Slatkine|collection=Textes et études. Domaine italien|date=1986|isbn=2-05-100723-3|id=Frasson-Marin1986}} *{{Ouvrage|auteur=Philippe Daros|titre=Italo Calvino|éditeur=Hachette supérieur|collection=Portraits littéraires|date=1994|isbn=2-01-019803-4|id=Daros1994}} *{{Ouvrage|prénom1=Jean-Paul|nom1=Manganaro|titre=Italo Calvino: romancier et conteur|éditeur=Seuil|collection=Les contemporains|date=2000|isbn=978-2-02-021442-1|id=Manganaro2000}} *{{Ouvrage/Test|lang=en|prénom1=Martin|nom1=McLaughlin|titre=Italo Calvino|éditeur=Edinburgh University Press|collection=Writers of Italy|date=1998|isbn=0-7486-0917-2|jstor=10.3366/j.ctvxcrf71|doi=10.1515/9781474470902|présentation en ligne=https://books.google.fr/books?id=i6YxEAAAQBAJ|lire en ligne=https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.1515/9781474470902|accès url=limité|id=McLaughlin1998}} *{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Birgitte|nom1=Grundtvig|prénom2=Martin L.|nom2=McLaughlin|prénom3=Lene|nom3=Waage Petersen|titre=Image, eye and art in Calvino: writing visibility|éditeur=Routledge|date=2007|isbn=978-0-367-60411-0|id=GrundtvigMcLaughlinWaage_Petersen2007}} *{{ouvrage/Test|auteur=Perle Abbrugiati|directeur=oui|titre=La Plume et le crayon. Calvino, l’écriture, le dessin, l’image|nature ouvrage=actes du colloque à Aix-en-Provence, Centre Aixois d’Études Romanes, 20-21-22 janvier 2011|date=2012|collection=Italies|numéro dans collection=16|doi=10.4000/italies.4371|url=https://journals.openedition.org/italies/4371|id=Abbrugiati2012}} *{{Ouvrage/Test|auteur=Perle Abbrugiati|titre=Le vertige selon Calvino|éditeur=Presses universitaires de Provence|collection=Textuelles|date=2016|isbn1=979-10-320-0059-5|isbn2=979-10-365-5070-6|doi=10.4000/books.pup.10881|lire en ligne=https://books.openedition.org/pup/10881|id=Abbrugiati2016}} *{{Ouvrage/Test|auteur1=Christophe Mileschi|auteur2=Martin Rueff|directeur1=oui|directeur2=oui|titre=Italo Calvino|éditeur=L'Herne|collection= Cahiers de l'Herne |numéro dans la collection=144|date=2024|isbn=9791031904269|id=MileschiRueff2024}} {{DEFAULTSORT:Calvino, Italo}} [[Catégorie:Romancier italien]] [[Catégorie:Nouvelliste italien]] [[Catégorie:Essayiste italien]] [[Catégorie:Naissance en 1923]] [[Catégorie:Décès en 1985]] [[Catégorie:Oulipo]] rpsd5fjfvl937e3qvg74r2en9htrbg1 Rihanna 0 36102 460093 436902 2026-05-31T15:28:59Z An insect photographer 74311 autres projets 460093 wikitext text/x-wiki {{ébauche}} [[Fichier:Rihanna concert in Washington DC (2).jpg|vignette|Rihanna en 2014 au ''Concert for Valor''.]] '''{{W|Rihanna}}''', née le {{Date-|20|février|1988}} à {{W|Saint Michael (Barbade)|Saint Michael}} ({{W|Barbade}}). est une {{W|Chanteur|chanteuse}}, {{W|Parolier|parolière}}, {{W|Acteur|actrice}}, {{W|designer}} et {{W|Mannequinat|mannequin}} {{W|Barbade|barbadienne}}. == À propos de Rihanna == {{Citation |citation=Je pense que Rihanna pourrait aller très loin en tant qu'actrice, et je ne serais pas surpris si dans quelques années, après avoir été numéro un dans l'industrie musicale, elle le devienne également dans le milieu cinématographique. |commentaire=Propos de [[Luc Besson]]. }} {{Réf Article |titre=Les héros de l'équinoxe |auteur=Jean-Marc Fustier et Jean-Marc Vidal |publication={{W|Paris Match}} |numéro=22 (hors série) |date={{date||juillet|2017}} |page=53 |ISSN=978-2-3571-0548-5 }} {{Citation|C’est une femme qui bouscule les codes, qui s’impose par son style et son caractère.}} {{Réf Article |titre=PORTRAIT : Didi Stone, une nouvelle muse dans la mode. |auteur=Désirée de Lamarzelle (propos recueillis par), [[Didi Stone]] (propos de) |publication= Forbes |date=2 août 2023 |page=url |url=https://www.forbes.fr/femmes-at-forbes/didi-stone-une-nouvelle-muse-dans-la-mode/ }} {{Autres projets | w = Rihanna | commons = Category:Rihanna }} [[Catégorie:Naissance en 1988]] [[Catégorie:Personnalité féminine barbadienne]] [[Catégorie:Actrice]] [[Catégorie:Chanteuse]] [[Catégorie:Personnalité de la mode]] [[Catégorie:Designer]] iwht1en6dohdp89rh59zmryrv6wfui4 James Baldwin (écrivain) 0 41993 460160 446606 2026-06-01T10:35:54Z Malik2Mars 27293 /* Citations sur */ 460160 wikitext text/x-wiki [[Fichier:James Baldwin 33 Allan Warren.jpg|vignette|droite|James Baldwin à Hyde Park, à Londres (Royaume-Uni) en 1969.]] '''{{w|James Baldwin (écrivain)|James Arthur Baldwin}}''' [ d͡ʒeɪmz ˈɑɹθɚ ˈbɒldwən]1, né le 2 août 1924 dans le quartier de Harlem, à New York, et mort le 1er décembre 1987 à Saint-Paul-de-Vence, dans les Alpes-Maritimes, en France, est un écrivain américain, auteur de romans, de poésies, de nouvelles, de pièces de théâtre et d’essais. == Citations == === ''Go Tell It on the Mountain'', 1953 === {{voir autre projet|Go Tell It on the Mountain (roman)}} <!-- {{Réf Livre | titre = La conversion | auteur = James Baldwin | traducteur = Michèle Albaret-Maatsch | éditeur = Rivages | collection = Poche | année = 2019 | année d'origine = 1953 | ISBN =9782743648701 | page = . }} --> === ''Notes of a Native Son'', 1955 === {{Citation|Notre culture populaire et notre moralité trahissent les façons par lesquelles le Noir a affecté la psychologie américaine; l'éloignement où nous le tenons a la profondeur de notre éloignement à nous-mêmes. La question : que ressentons-nous ''vraiment'' pour lui – nous ne pouvons pas la poser, car une telle question ouvre simplement la porte au chaos. Ce que nous ressentons vraiment pour lui engage tout ce que nous ressentons pour tout, pour tous, pour nous-mêmes. L'histoire du Noir en Amérique est l'histoire de l'Amérique – ou plus précisément, est l'histoire des Américains. Ce n'est pas une très jolie histoire; l'histoire d'un peuple n'est jamais très jolie. |précisions=« Many Thousands Gone », ''Partisan Review'', 1951.}} {{Réf Livre | titre = Chroniques d’un enfant du pays | auteur = James Baldwin | traducteur = Marie Darrieussecq | éditeur = Gallimard | année = 2019 | ISBN = 978-2-07-279683-8 | titre de la contribution =Emportés par milliers | année de la contribution = 1951 | page = 47-48 }} {{Citation|Le Noir s’identifie presque entièrement avec le Juif. Le plus dévot s’imagine qu’il est effectivement un Juif soumis au joug d’un maître intraitable et attendant le Moïse qui l’emmènera hors d’Égypte.| précisions=''Commentary'', février 1948.}} {{Réf Livre | titre = Chronique d’un pays natal | auteur = James Baldwin | traducteur = J. A. Tournaire | éditeur = Gallimard | année = 1973 | année d'origine = 1955 | ISBN = 2-07-028427-1 | titre de la contribution =Le ghetto de Harlem [The Harlem Ghetto {{lire en ligne|url= https://www.commentary.org/articles/james-baldwin/from-the-american-scene-the-harlem-ghetto-winter-1948/}}] | année de la contribution =1948 | page = 83 }} {{Citation|Tout comme la société a besoin d’un bouc émissaire, il faut à la haine un symbole : en Géorgie le Noir, à Harlem le Juif.|précisions=''Commentary'', février 1948.}} {{Réf Livre | titre = Chronique d’un pays natal | auteur = James Baldwin | traducteur = J. A. Tournaire | éditeur = Gallimard | année = 1973 | année d'origine = 1955 | ISBN = 2-07-028427-1 | titre de la contribution =Le ghetto de Harlem [The Harlem Ghetto {{lire en ligne|url= https://www.commentary.org/articles/james-baldwin/from-the-american-scene-the-harlem-ghetto-winter-1948/}}] | année de la contribution =1948 | page = 89 }} {{Citation|J’imagine que les gens s’accrochent à leurs haines avec tant d’obstination en partie parce qu’ils devinent que lorsque la haine a disparu, on a plus affaire <!--[« à faire », sic.]--> qu’à la souffrance.| |précisions=« Me and My House », ''Harper’s Magazine'', novembre 1955.}} {{Réf Livre | titre = Chronique d’un pays natal | auteur = James Baldwin | traducteur = J. A. Tournaire | éditeur = Gallimard | année = 1973 | année d'origine = 1955 | ISBN = 2-07-028427-1 | titre de la contribution =Réflexions en noir et blanc [Notes of a Native Son] | année de la contribution =1955 | page = 125 }} {{Citation|La haine – qui peut détruire tant de choses – ne manque jamais de détruire celui qui l’éprouve : c’est là une loi immuable.|précisions=« Me and My House », ''Harper’s Magazine'', novembre 1955.}} {{Réf Livre | titre = Chronique d’un pays natal | auteur = James Baldwin | traducteur = J. A. Tournaire | éditeur = Gallimard | année = 1973 | année d'origine = 1955 | ISBN = 2-07-028427-1 | titre de la contribution =Réflexions en noir et blanc [Notes of a Native Son] | année de la contribution =1955 | page = 139 }} === ''The Fire Next Time'', 1963 === ==== ''My Dungeon Shook'' ==== {{pour info| « Lettre à mon neveu à l’occasion du centenaire de l'Émancipation. » Initialement sous le titre « A Letter to My Nephew », ''Progressive'', décembre 1962 {{lire en ligne|url= https://progressive.org/magazine/letter-nephew/}}.}} {{Citation|Tu ne seras détruit que le jour où tu croiras vraiment être ce que les Blancs appellent un « nigger ».}} {{Réf Livre | titre = La prochaine fois, le feu | auteur = James Baldwin | traducteur = Michel Sciama | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2018 | année d'origine = 1963 | ISBN =9782072786204 | page = 26 }} {{Citation|Tu es né là où tu es né et tu as été confronté avec l’ennemi avec lequel tu as été confronté parce que tu étais noir et ''pour cette seule raison''.}} {{Réf Livre | titre = La prochaine fois, le feu | auteur = James Baldwin | traducteur = Michel Sciama | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2018 | année d'origine = 1963 | ISBN =9782072786204 | page = 29 }} {{Citation|Ne prends la parole de personne pour argent comptant, la mienne non plus – mais fie-toi à ton expérience. Sache d’où tu viens. Si tu sais d’où tu viens, il n’y a pas de limite à là où tu peux aller.}} {{Réf Livre | titre = La prochaine fois, le feu | auteur = James Baldwin | traducteur = Michel Sciama | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2018 | année d'origine = 1963 | ISBN =9782072786204 | page = 30 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=octobre |jour=3 |commentaire= }} {{Citation|Agir c’est s’engager et s’engager c’est prendre des risques.}} {{Réf Livre | titre = La prochaine fois, le feu | auteur = James Baldwin | traducteur = Michel Sciama | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2018 | année d'origine = 1963 | ISBN =9782072786204 | page = 31 }} {{Citation|Et si le mot intégration a le moindre sens c’est celui-ci : Nous, à force d’amour, obligerons nos frères à se voir tels qu’ils sont, à cesser de fuir la réalité et à commencer à la changer. Car tu es ici chez toi, mon ami, ne t’en laisse pas chasser.}} {{Réf Livre | titre = La prochaine fois, le feu | auteur = James Baldwin | traducteur = Michel Sciama | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2018 | année d'origine = 1963 | ISBN =9782072786204 | page = 32 }} {{Citation|Tu proviens d’une longue lignée de grands poètes, dont certains sont parmi les plus grands depuis [[Homère]]. L’un d’entre eux a écrit :<br> :''Au moment même où je me crus perdu'' <br> :'' Mon cachot trembla, mes chaînes tombèrent.''}} {{Réf Livre | titre = La prochaine fois, le feu | auteur = James Baldwin | traducteur = Michel Sciama | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2018 | année d'origine = 1963 | ISBN =9782072786204 | page = 32 }} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=septembre |jour=20 |commentaire= }} ==== ''Down at the Cross'' ==== {{pour info|« Lettre d’une région de mon esprit. » Initialement sous le titre « Letter from a Region in My Mind », ''New Yorker'', novembre 1962 {{lire en ligne|url= https://www.newyorker.com/magazine/1962/11/17/letter-from-a-region-in-my-mind}}.}} {{Citation|Si l’idée de Dieu est la moins du monde fondée et utile, ce ne peut être que pour nous grandir, nous libérer, nous rendre plus capables d’amour. Si dieu ne peut accomplir cela, il est temps que nous en finissions avec lui.}} {{Réf Livre | titre = La prochaine fois, le feu | auteur = James Baldwin | traducteur = Michel Sciama | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2018 | année d'origine = 1963 | ISBN =9782072786204 | page = 71 }} {{Citation|La vie est tragique simplement parce que la terre tourne et que le soleil se lève et se couche inexorablement et parce que le jour viendra pour chacun d’entre nous où le soleil descendra pour la dernière fois. Peut-être l’origine de toutes les difficultés humaines se trouve—t-elle dans notre propension à sacrifier toute la beauté de nos vies, à nous emprisonner au milieu des totems, tabous, croix, sacrifices du sang, clochers, mosquées, races, armées, drapeaux, nations, afin de dénier que la mort existe, ce qui est précisément notre unique certitude.}} {{Réf Livre | titre = La prochaine fois, le feu | auteur = James Baldwin | traducteur = Michel Sciama | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2018 | année d'origine = 1963 | ISBN =9782072786204 | page = 120-121 }} {{Citation|Il faut beaucoup de force et beaucoup de ruse pour monter constamment à l’assaut de la puissante et hautaine forteresse de la primauté blanche, comme les Noirs de ce pays le font depuis si longtemps. Il faut beaucoup de souplesse spirituelle pour ne pas haïr celui qui vous hait et dont le pied écrase votre nuque, et ne pas apprendre à vos enfants à le haïr exige une sensibilité et une charité encore plus miraculeuses.}} {{Réf Livre | titre = La prochaine fois, le feu | auteur = James Baldwin | traducteur = Michel Sciama | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 2018 | année d'origine = 1963 | ISBN =9782072786204 | page = 130 }} === ''The Negro and The American Promise'' (interview), 1963 === {{Pour info|Cette interview est également traduite en français et compilée dans ''[[#I Am Not Your Negro, 2017|I AM Not Your Negro'', 2017]].}} {{Citation|Ce que les Blancs doivent faire, c’est chercher en eux-mêmes pourquoi il leur a fallu un nègre au début. Parce que je ne suis pas un nègre, je suis un homme, mais si vous croyez que je suis un nègre, c’est parce que vous en avez besoin.|précisions=''Les Noirs et la promesse Américaine [The Negro and The American Promise]'', enregistrée le 24 mai 1963, diffusée le 28 mai à la télévision de Boston.}} {{Réf Livre | titre =Nous, les Nègres. Entretiens avec [[Kenneth B. Clark]] : James Baldwin, [[Malcolm X]], [[Martin Luther King]] [The Negro Protest] | auteur =Kenneth B. Clark [présentation et préface de [[Albert Memmi]]] | traducteur = André Chassigneux | éditeur = La découverte | année = 2008 | année d'origine =1963 | chapitre = 1. James Baldwin | ISBN =9782707154392 | page =46 }} === ''Going to Meet the Man'', 1965 === <!-- {{Réf Livre | titre =Face à l’homme blanc | auteur =James Baldwin | traducteur =Jean-René Major | éditeur = Gallimard | collection = Folio | année = 1996 | année d'origine =1965 | ISBN =2-07-040049-2 | chapitre = | page =. }} --> === ''No Name in the Street'', 1972 === <!-- {{Réf Livre | titre =Chassés de la lumière | auteur = James Baldwin | traducteur =Magali Berger | éditeur = Ypsilon | année = 2015 | année d'origine = 1972 | ISBN =978-2-35654-052-2 | page = . }} --> === ''Jimmy’s Blues'', 1983 === {{Citation|L’imagination<br>crée la situation,<br>puis la situation<br>crée l’imagination.<br> Il est possible, certes,<br>que ce soit le contraire :<br>[[Christophe Colomb|Colomb]] fut découvert<br>par ce qu’il a trouvé.|langue=en|original=Imagination<br>creates the situation,<br>and, them, the situation<br>creates imagination.<br>It may, of course,<br>be the other way around :<br>Colombus was discovered<br>by what he found.}} {{Réf Livre | titre =Jimmy’s Blues : poèmes [édition bilingue] | auteur = James Baldwin | traducteur = Hubert Nyssen et Philippa Wehle | éditeur = Actes Sud | année = 1985 | année d'origine = 1983 | ISBN =2-86869-010-6 | titre de la contribution =Imagination | page =52-53 }} {{Citation|Entre tenir bon<br>et laisser choir,<br>je me demande<br>comment savoir<br>la différence.<br>Ce doit être un peu<br>la différence<br>entre ciel et enfer<br>mais à l’avance<br>comment savoir ?<br>Si laisser choir<br>c’est dire non,<br>que veut dire alors<br>tenir bon ?|langue=en|original=Between holding on,<br>and letting go,<br>I wonder<br>how you know<br>the difference.<br>It must be something like<br>the difference<br>between heaven and hell<br>but how, in advance<br>can you tell ?<br>If letting go<br>is saying no,<br>then what is holding on<br>saying ?}} {{Réf Livre | titre =Jimmy’s Blues : poèmes [édition bilingue] | auteur = James Baldwin | traducteur = Hubert Nyssen et Philippa Wehle | éditeur = Actes Sud | année = 1985 | année d'origine = 1983 | ISBN =2-86869-010-6 | titre de la contribution =Énigme (le jour de mon anniversaire)<br>(pour Rico) | page =70-71 }} === ''The Cross of Redemption'', 2010 === {{Citation|{{ancre|Dishonest}}L'[[histoire]] n'est pas le passé. L'histoire est le présent. Nous portons notre histoire avec nous. Nous sommes notre histoire. Si nous prétendons qu'il en est autrement, pour dire les choses brutalement, alors nous sommes bel et bien des criminels.|précisions=« Black English : A Dishonest Argument », 1980{{note|Colloque à la Wayne State University, Detroit, Michigan, 1980, publié dans {{ouvrage|titre=Black English and The Education of Black Children and Youth|année=1981|passage=55|url=https://archive.org/details/blackenglisheduc0000nati/page/55}}.}}.}} {{Réf Livre | titre = La croix de la rédemption | auteur = James Baldwin | traducteur = Valentine Leÿs et Romaric Vinet-Kammerer | éditeur = Stock | année = 2024 | ISBN =978-2-234-09707-0 | titre de la contribution =L’anglais noir : un débat malhonnête | année de la contribution = 1980 | page = 266 }} {{Citation|La richesse de l'Angleterre et de mon pays, la richesse du monde occidental, repose en bref sur l'esclavagisme, et l'intolérable culpabilité ainsi engendrée dans les cœurs et les esprits des Civilisés est la racine de ce que nous appelons le racisme. De cette racine surgissent les légendes concernant – démontrant – l'infériorité des Noirs. Il faut bien justifier l'action révoltante qui consiste à faire d'un humain une chose. Faire d'un humain une bête de somme et une source d'enrichissement, tout en croyant – ou en se faisant croire – que l'on « civilise » ainsi cette créature nécessite d'avoir abandonné tout sens moral, et renoncé à toute perception de la réalité.|précisions=« The Fire This Time : Letter to the Bishop », ''{{w|New Statesman|The New Statesman}}'', 23 août 1985.}} {{Réf Livre | titre = La croix de la rédemption | auteur = James Baldwin | traducteur = Valentine Leÿs et Romaric Vinet-Kammerer | éditeur = Stock | année = 2024 | ISBN =978-2-234-09707-0 | titre de la contribution =Cette fois le feu : Lettre à l’évêque | année de la contribution = 1985 | page = 433 }} === ''Retour dans l’œil du cyclone'', 2015 === {{Citation|Il m’a fallu beaucoup d’années pour vomir toutes les saletés que l’on m’avait enseignées sur moi-même, et auxquelles je croyais à moitié, avant de pouvoir arpenter cette terre comme si j’y étais autorisé. |précisions=''Mademoiselle'', août 1960.}} {{Réf Livre | titre = Retour dans l’œil du cyclone | auteur = James Baldwin | traducteur = Hélène Borraz | éditeur = Christian Bourgois | année = 2015 | ISBN =978-2-267-02875-1 | titre de la contribution = Point de non retour [They Can’t Turn Back] | année de la contribution =1960 | page = 29 }} {{Citation|« Et l’amour dans tout ça ? » me demanda t-il. Sa question me prit au dépourvu, et m’effraya. Avec cette autorité indescriptible de celui qui parle du haut de ses vingt-deux ans, j’aboyais : « L’amour ! Tu ferais mieux d’oublier, mon ami. C’est du ''passé''. » À peine eus-je prononcé ces mots que je les regrettai, car je me souvins alors qu’il ''était'' amoureux […]. « Tu es un poète, me dit-il, et tu ne crois pas à l’amour. » […] Puis, il posa sa tête sur la table et se mit à pleurer. […] J’aurais voulu retirer tout ce que j’avais dit, mais je ne savais pas comment m’y prendre. J’aurais su quoi dire si j’avais été malhonnête.|précisions=''Esquire'', juillet 1961.}} {{Réf Livre | titre = Retour dans l’œil du cyclone | auteur = James Baldwin | traducteur = Hélène Borraz | éditeur = Christian Bourgois | année = 2015 | ISBN =978-2-267-02875-1 | titre de la contribution = La nouvelle génération perdue [The New Lost Generation] | année de la contribution =1961 | page =66-67 }} <!-- {{Citation||précisions= ''New York Times'', 7 mars 1965.}} {{Réf Livre | titre = Retour dans l’œil du cyclone | auteur = James Baldwin | traducteur = Hélène Borraz | éditeur = Christian Bourgois | année = 2015 | ISBN =978-2-267-02875-1 | titre de la contribution = Le rêve américain et le Noir américain [{{lien web|lang=en|titre= The American Dream and the American Negro |url=https://archive.nytimes.com/www.nytimes.com/books/98/03/29/specials/baldwin-dream.html}} | année de la contribution =1965 | page = . }} --> {{Citation|L’[[Histoire]], même si presque personne ne semble le savoir, n’est pas simplement une chose à lire. Et il n’y est pas fait seulement, ou même principalement, référence au passé. Bien au contraire, l’immense force de l’Histoire vient de ce que nous la portons tous en nous, elle nous contrôle inconsciemment et de multiples manières, elle est présente, littéralement, dans chacun de nos faits et gestes. Comment pourrait-il en être autrement puisque c’est à l’Histoire que nous devons nos cadres de référence, identité et aspirations.|précisions=''Ebony'', août 1965.}} {{Réf Livre | titre = Retour dans l’œil du cyclone | auteur = James Baldwin | traducteur = Hélène Borraz | éditeur = Christian Bourgois | année = 2015 | ISBN =978-2-267-02875-1 | titre de la contribution =La culpabilité de l’homme blanc [{{lien web|langue=en|titre=The White Man's Guilt|url= https://books.google.fr/books?id=N94DAAAAMBAJ&pg=PA47}}] | année de la contribution =1965 | page = 116 }} <!-- {{Citation||précisions= ''New York Times'', 9 avril 1967.}} {{Réf Livre | titre = Retour dans l’œil du cyclone | auteur = James Baldwin | traducteur = Hélène Borraz | éditeur = Christian Bourgois | année = 2015 | ISBN =978-2-267-02875-1 | titre de la contribution = Les Noirs sont antisémites parce qu’il sont anti-Blancs [{{lien web|lang=en|titre= Negroes Are Anti-Semitic Because They're Anti-White|url= https://archive.nytimes.com/www.nytimes.com/books/98/03/29/specials/baldwin-antisem.html}}] | année de la contribution =1967 | page = . }} {{Citation||précisions= ''New York Times'', 9 avril 1967.}} {{Réf Livre | titre = Retour dans l’œil du cyclone | auteur = James Baldwin | traducteur = Hélène Borraz | éditeur = Christian Bourgois | année = 2015 | ISBN =978-2-267-02875-1 | titre de la contribution = Les Noirs sont antisémites parce qu’il sont anti-Blancs [{{lien web|lang=en|titre= Negroes Are Anti-Semitic Because They're Anti-White|url= https://archive.nytimes.com/www.nytimes.com/books/98/03/29/specials/baldwin-antisem.html}}] | année de la contribution =1967 | page = . }} {{Citation||précisions=''The New York Times'', 29 juillet 1979.}} {{Réf Livre | titre = Retour dans l’œil du cyclone | auteur = James Baldwin | traducteur = Hélène Borraz | éditeur = Christian Bourgois | année = 2015 | ISBN =978-2-267-02875-1 | titre de la contribution = Si l’anglais noir n’est pas une langue, alors dites-moi, qu’est-ce qu’une langue [{{lien web|lang=en|titre= If Black English Isn't a Language, Then Tell Me, What Is? |url= https://www.nytimes.com/1979/07/29/archives/if-black-english-isnt-a-language-then-tell-me-what-is.html}}] | année de la contribution =1979 | page = 171 }} --> === ''I Am Not Your Negro'', 2017 === {{Citation|L’[[histoire]] n’est pas le passé. C’est le présent. Nous portons notre histoire avec nous. Nous ''sommes'' notre histoire. Si nous prétendons le contraire, nous sommes littéralement des criminels.|précisions=« [[#Dishonest|Black English : A Dishonest Argument]] », 1980, compilé dans ''The Cross of Redemption'', 2010.}} {{Réf Livre | titre = I Am Not Your Negro | auteur = James Baldwin (textes rassemblés et édités par Raoul Peck) | traducteur = Pierre Furlan | éditeur = Robert Laffont / Velvet Film | collection = 10-18 | année = 2018 | année d'origine = 2017 | ISBN =9782264073655 | chapitre = Je ne suis pas un nègre | page = 145 }} === Autres citations === {{citation|citation=Vous pensez que votre souffrance et votre cœur brisé sont sans précédent dans l'histoire du monde, mais ensuite vous lisez. C'est Dostoievski et Dickens qui m'ont appris que les choses qui me tourmentaient le plus étaient les choses mêmes qui me reliaient à l'ensemble des personnes qui étaient vivantes, ou qui avaient été vivantes un jour. Ce n'est que si nous faisons face à ces plaies ouvertes en ous-mêmes que nous pouvons les comprendre chez les autres. Un artiste est une sorte d'historien émotionnel ou spirituel. Son rôle est de vous faire comprendre la fatalité et la gloire qu'il y a à connaître qui vous êtes et ce que vous êtes. Il doit le dire, parce que personne d'autre n'en est capable, ce que c'est que d'être en vie. |original=You think your pain and your heartbreak are unprecedented in the history of the world, but then you read. It was Dostoevsky and Dickens who taught me that the things that tormented me most were the very things that connected me with all the people who were alive, or who ever had been alive. Only if we face these open wounds in ourselves can we understand them in other people. An artist is a sort of emotional or spiritual historian. His role is to make you realize the doom and glory of knowing who you are and what you are. He has to tell, because nobody else can tell, what it is like to be alive. |langue=en |précisions=}} {{Réf Article |titre=Doom and glory of knowing who you are |auteur=James Baldwin (propos cités par Jane Howard) |publication= LIFE |date=24 mai 1963 |volume=54 |numéro=21 |page=89 |langue=en |traducteur=Wikiquote |url= }} {{citation|citation=Pour la plupart, quoi que nous en disions, nous marchons dans les ténèbres, nous sifflotons dans les ténèbres. Personne ne sait ce qui va lui arriver d'un moment à l'autre, ou comment il va le supporter. C'est irréductible. Et cela vaut pour tout le monde. Alors, il est vrai que la nature de la société consiste à créer, parmi ses citoyens, une illusion de sécurité ; mais il est tout aussi absolument vrai que la sécurité est toujours nécessairement une illusion. Les artistes sont là pour déranger cette paix. |original=Most of us, no matter what we say, are walking in the dark, whistling in the dark. Nobody knows what is going to happen to him from one moment to the next, or how one will bear it. This is irreducible. And it's true of everybody. Now, it is true that the nature of society is to create, among its citizens, an illusion of safety; but it is also absolutely true that the safety is always necessarily an illusion. Artists are here to disturb the peace. |langue=en |précisions= "An interview with James Baldwin", 1961.}} {{Réf Livre |titre=Conversations with James Baldwin |auteur=James Baldwin (cité par Fred L. Standley et Louis H. Pratt) |éditeur=University Press of Mississippi |chapitre="An interview with James Baldwin" (1961) |année=1989 |page=21 |langue=en |traducteur=Wikiquote }} {{citation|citation=Peut-être que je n'ai pas succombé à l'idéologie, comme vous dites, parce que je ne me suis jamais considéré comme un porte-parole. Je suis un témoin. Dans l'église où j'ai été élevé, vous étiez censé témoigner de la vérité. Alors, plus tard, vous vous demandez ce que la vérité peut bien être, mais vous savez ce que c'est qu'un mensonge. |original=Perhaps I did not succumb to ideology, as you put it, because I have never seen myself as a spokesman. I am a witness. In the church in which I was raised you were supposed to bear witness to the truth. Now, later on, you wonder what in the world the truth is, but you do know what a lie is. |langue=en |précisions=}} {{Réf Article |titre=James Baldwin: Reflections of a Maverick |auteur=James Baldwin (propos recueillis par Julius Lester) |publication= New York Times |date=27 mai 1984 |volume= |numéro= |page=url |langue=en |traducteur=Wikiquote |url=https://archive.nytimes.com/www.nytimes.com/books/98/03/29/specials/baldwin-reflections.html }} {{citation|citation=<poem>Julius Lester : Quelle est à vos yeux la tâche à laquelle font face les écrivains noirs d'aujourd'hui, sans distinction d'âge ou de génération ? Baldwin : Cela peut paraître étrange, mais je dirais : de rendre la question de la couleur obsolète. Julius Lester : Et comment un écrivain noir ferait-il cela ? Baldwin : Eh bien, vous me posez une question téméraire, je vais vous faire une réponse téméraire : il ferait cela en comprenant pour commencer que le monde n'est pas blanc. Et en comprenant que la vraie terreur qui s'empare du monde blanc maintenant est une terreur viscérale. Je ne peux pas le prouver, mais je le sais. C'est la terreur d'être décrit par ceux qu'ils ont passé tant de temps à décrire. Et cela va rendre le concept de couleur obsolète.</poem> |original=<poem>Julius Lester : What do you see as the task facing black writers today, regardless of age or generation? Baldwin : This may sound strange, but I would say to make the question of color obsolete. Julius Lester : And how would a black writer do that? Baldwin : Well, you ask me a reckless question, I'll give you a reckless answer - by realizing first of all that the world is not white. And by realizing that the real terror that engulfs the white world now is a visceral terror. I can't prove this, but I know it. It's the terror of being described by those they've been describing for so long. And that will make the concept of color obsolete.</poem> |langue=en |précisions=James Baldwin estime que la tâche qui attend les jeunes auteurs noirs de son temps consiste à rendre obsolète la question de la couleur de peau.}} {{Réf Article |titre=James Baldwin: Reflections of a Maverick |auteur=James Baldwin (propos recueillis par Julius Lester) |publication= New York Times |date=27 mai 1984 |volume= |numéro= |page=url |langue=en |traducteur=Wikiquote |url=https://archive.nytimes.com/www.nytimes.com/books/98/03/29/specials/baldwin-reflections.html }} == Citations sur == === Alain Mabanckou === {{loupe|Alain Mabanckou}} [[Image:Alain Mabanckou-1050121.jpg|vignette]] {{Citation|Avec ce nom de Baldwin, tu veux signifier à la descendance du maître – mais aussi à celle de l’esclave – les errements de l’histoire, les exactions et les humiliations endurées : « Je m'appelle Baldwin parce que je fus soit vendu par ma tribu africaine, soit volé à elle pour tomber entre les mains d’un chrétien Blanc du nom de Baldwin qui me força à m’agenouiller au pied de la croix. »|précisions=Citation de ''[[#The_Fire_Next_Time,_1963|La prochaine foi, le feu]]''.}} {{Réf Livre | titre = Lettre à Jimmy (à l’occasion du vingtième anniversaire de ta mort) | auteur = Alain Mabanckou | éditeur = Fayard | année = 2007 | ISBN = 978-2-213-62676-5 | url = https://archive.org/details/lettreajimmyaloc0000maba/15 | page =15 }} {{Citation|Dès que l’Amérique tremble dans son âme, dans son for intérieur, je relis avec empressement ''La prochaine fois le feu'' de James Baldwin, et j’entends cet écrivain murmurer : : « J’imagine que si les gens s’accrochent à leurs haines avec tant d’obstination, c’est en partie parce qu’ils devinent que lorsque la haine disparaît, on a plus affaire qu’à la souffrance… »|précisions=Voir aussi {{article|titre= Alain Mabanckou : « Moi aussi, je chante l’Amérique »|périodique=Le Monde|date=27 janvier 2015|url= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/03/17/alain-mabanckou-moi-aussi-je-chante-l-amerique_4564326_3212.html}}}} {{Réf Livre | titre = Le Monde est mon langage | auteur = Alain Mabanckou | éditeur = Grasset | année = 2016 | ISBN = 978-2-246-80219-8 | chapitre =Post-scriptum. Moi aussi je suis l’Amérique | url = https://archive.org/details/lemondeestmonlan0000maba/page/313 | page =313 }} === Albert Memmi === {{Loupe|Albert Memmi}} [[Image:Albert Memmi par Claude Truong-Ngoc décembre 1982 (cropped).jpg|vignette]] {{Citation|[[Martin Luther King|King]], Baldwin, [[Malcolm X]], ne sont pas trois solutions historiques possibles au problème noir, entre lesquelles les Américains pourraient choisir. Il n’existe pas plusieurs visages d’opprimés, l’un, conciliant et de bonne compagnie ; l’autre, esthète, prêt au dialogue malgré tout, et qui espère encore avidement convaincre ; le troisième, désespéré, qui ne croit plus qu’au combat. Il n’y en a qu’un seul, qui bouge, qui se transforme lentement, de l’étonnement douloureux et encore plein d’espoir, à la haine et à la violence, et envies de meurtre et de destruction. King, Baldwin et Malcolm X jalonnent le même et implacable itinéraire de la révolte, dont il est rare que le ressort, une fois lâché, ne se détendra pas jusqu’au bout.}} {{Réf Livre | titre =Nous, les Nègres. Entretiens avec Kenneth B. Clark : James Baldwin, Malcolm X, Martin Luther King | auteur =Kenneth B. Clark [présentation et préface de Albert Memmi] | traducteur = André Chassigneux | éditeur = La découverte | année = 2008 | année d'origine =1963 | chapitre = Présentation de l’édition de 1965 | titre de la contribution = Les chemins de la révolte | auteur de la contribution =Albert Memmi | ISBN =9782707154392 | page =10-11 }} {{Réf Livre | titre = L'homme dominé | auteur = Albert Memmi | éditeur = Gallimard | année=2010 | ISBN=978-2-07-043984-3 | partie = Le noir | chapitre =Les chemins de la révolte | page = 17 }} === Léonora Miano === {{Loupe|Léonora Miano}} [[Image:Leonora Miano 20100328 Salon du livre de Paris 1.jpg|vignette]] {{Citation|Pour qui doit affronter le [[racisme]], les quelques phrases de James Baldwin que l'on se plaît à citer sont un glaive manié pour se frayer un chemin dans un environnement social et politique hostile. Dans ce cas, les [[citation]]s bagarreuses ou rendues telles par le fait qu'elles auront été extraites d'un texte plus ample, auront les faveurs du militant. La parole incendiaire, proférée il y a plusieurs décennies, pourra également avoir valeur de talisman, à la manière d'une prière profane que l'on garde par-devers soi afin de repousser les forces du mal. Tel est le destin de l'œuvre d'une icône. Pour qui détient le pouvoir qu'offre la racialisation favorable mais ne désire pas l'exercer – ceux qui le souhaitent se donnent d'autres figures tutélaires –, se référer à cet écrivain, c'est être, au moins en pensée, l'allié des personnes stigmatisées en raison de leur couleur de peau. Et c'est aussi se doter d'un arsenal redoutablement efficace de réflexions contre les tentations revanchardes et les penchants victimaires des discriminés. James Baldwin est donc utile à un grand nombre, puisqu'il fournit aux uns des outils de survie et aux autres une possible rédemption.}} {{Réf Livre | titre = La croix de la rédemption | auteur = James Baldwin | éditeur = Stock | année = 2024 | ISBN =978-2-234-09707-0 | titre de la contribution =Préface : Politique de l’amour | auteur de la contribution =Léonora Miano | page = 8 }} {{Citation|L'œuvre de James Baldwin renvoie chacun à ses responsabilités, à ses obligations, au regard de la destinée du genre humain. La condition noire dans son pays, en dépit de ses spécificités, est avant tout une des terribles manifestations de ce qu'il désigne comme « une vision européenne de l'univers ». Au-delà, elle symbolise le sort de tous ceux dont les droits sont bafoués. Comprendre James Baldwin revient donc à examiner son propre pays et à y agir pour faire advenir la justice, ce visage public de l'amour.}} {{Réf Livre | titre = La croix de la rédemption | auteur = James Baldwin | éditeur = Stock | année = 2024 | ISBN =978-2-234-09707-0 | titre de la contribution =Préface : Politique de l’amour | auteur de la contribution =Léonora Miano | page = 19-20 }} {{Citation|Lire James Baldwin et le comprendre, c'est accepter de se mettre en péril sur bien des plans : émotionnel, intellectuel, politique. Sans renvoyer dos à dos les uns et les autres, son œuvre exige de tous un engagement pour restaurer la fraternité humaine.}} {{Réf Livre | titre = La croix de la rédemption | auteur = James Baldwin | éditeur = Stock | année = 2024 | ISBN =978-2-234-09707-0 | titre de la contribution =Préface : Politique de l’amour | auteur de la contribution =Léonora Miano | page = 21-22 }} === Toni Morrison === {{Loupe|Toni Morrison}} [[Image:Toni Morrison 2008-2.jpg|vignette]] {{Citation|À présent, je découvre que, en ta compagnie, c’est moi-même que je connais. Voilà le don stupéfiant de ta vie et de ton amitié : c’est nous-mêmes que tu nous as donnés à méditer, à chérir.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =359 }} {{Citation|Tu m’as offert la [[langue]] dans laquelle résider : cadeau si parfait qu’il semble être ma propre invention. Je pense tes pensées, parlées ou écrites, depuis si longtemps que je les croyais miennes. Je vois le monde à travers ton regard depuis si longtemps que je croyais que cette vision limpide, si limpide, était ma propre vision. Même maintenant, même ici, j’ai besoin que tu me dises ce que j’éprouve et comment l’exprimer.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =360 }} {{Citation|« Notre couronne, as-tu dit, a déjà été achetée et payée. Tout ce que nous avons à faire, c’est la porter. » Et nous la portons, Jimmy. C’est toi qui nous as couronnés.}} {{Réf Livre | titre = La Source de l’amour-propre : essais choisis, discours et méditations | auteur = Toni Morrison | traducteur = Christine Laferrière | éditeur = 10-18 | année = 2021 | année d'origine =2019 | ISBN =978-2-264-07793-6 | chapitre = Éloge funèbre de James Baldwin | page =364 }} == Notes et références == {{Références}} == Voir aussi == {{Autres projets |w=James Baldwin (écrivain) |commons=Category:James Baldwin}} === Bibliographie === * {{en}} Fred L. Standley et Louis H. Pratt (dir.), ''Conversations with James Baldwin'', Jackson, University Press of Mississippi, 1989. {{ISBN|0878053883}} === Articles connexes === * [[Malcolm X]] * [[Martin Luther King]] * [[Paulette Nardal]] * [[Rosa Parks]] {{CLEDETRI:Baldwin, James}} [[Catégorie:Naissance en 1924]] [[Catégorie:Romancier américain]] [[Catégorie:Poète américain]] [[Catégorie:Dramaturge américain]] [[Catégorie:Nouvelliste américain]] [[Catégorie:Essayiste américain]] [[Catégorie:Décès en 1987]] [[Catégorie:Antiracisme]] [[Catégorie:Militant pour les droits LGBT]] [[Catégorie:Écrivain afro-américain]] c502g4xffzc047qpmk01kkwgvvdajig Amel Bent 0 42282 460134 415245 2026-06-01T06:05:23Z An insect photographer 74311 /* Citations sur */ + 1 460134 wikitext text/x-wiki {{ébauche}} [[Image:Amel bent.JPG|vignette|Amel Bent, 2011.]] '''{{w|Amel Bent}}''', née le 21 juin 1985, est chanteuse et actrice française. == Citations == === Albums === ==== ''{{w|Un jour d'été (album)|Un jour d’été}}'' ==== {{citation|citation=<poem>Je n'ai qu'une philosophie Etre acceptée comme je suis Malgré tout ce qu'on me dit Je reste le poing levé Pour le meilleur comme le pire Je suis métisse mais pas martyre J'avance le cœur léger Mais toujours le poing levé</poem>}} {{Réf Chanson |titre=Ma philosophie |auteur=Amel Bent et [[Diam's]] |interprète=Amel Bent |date=2004 |album=Un jour d'été}} {{Citation|<poem> Viser la [[Lune]] Ça me fait pas [[peur]] Même à l'usure J'y crois encore et en [[cœur]] </poem>}} {{Réf Chanson|titre=Ma Philosophie |auteur=Amel Bent et [[Diam's]] |interprète=Amel Bent |album=Un Jour d'été |date=30 novembre 2004 |label=Jive Records, BMG }} ===='' Où je vais ''==== {{citation|citation=<poem>Mais qu'est-ce que j'ai fais ? Où je vais ? Ce poème est un adieu à ce que j'étais. Pourquoi moi ? Je ne sais pas Quel est ce monde où tu m'emmènes ? Et je revois, le cours de ma vie. Je crains que rien ne sois plus pareil, mais je ne regrette rien !</poem>}} {{Réf Chanson |titre=Où je vais |auteur=Amel Bent, Tunisiano et Jérôme Sebag |interprète=Amel Bent |date=2009 |album=Où je vais}} ==== ''{{w| Demain (album d’Amel Bent)|Demain}}'' ==== {{citation|<poem>Encore un matin Réveil sous la pression Dis-moi qu'tout va bien Dis-moi que tout est beau La lutte est sans fin À en perdre la raison</poem>}} {{Réf Chanson|titre=C’est de la folie|auteur= Jonah et [[Soprano (rappeur)|Soprano]]|interprète=Amel Bent|date=2019}} ==== ''Vivante''==== {{citation|citation=<poem>Retiens le temps si tout s'arrête, Fais moi tourner la tête Vivante jusqu'au bout des doigts Retiens l'été quand il s'arrête, J'ai le cœur à la fête Vivante jusqu'au bout, au bout des doigts</poem>}} {{Réf Chanson |titre=Jusqu'au bout |auteur=Amel Bent, John Mamann, Renaud Rebillaud, Abou Debeing, Vitaa, Imen ES |interprète=Amel Bent, Imen ES |date=2020 |album=Vivante}} {{citation|<poem>Fatiguée d'être la seule à dire je t'aime J'me demande si un jour tu le diras Mais mon cœur est accroché à tes lèvres Dis-le moi / 1,2,3 Regarde-moi t'aimer sans bouger les lèvres Rassure-toi ça ira même si j'ai cœur de pirate Ça change rien si j'te dis que je t'aime Donc j'te l'dirais pas non / 1,2,3 </poem>}} {{Réf Chanson|titre= 1,2,3 |auteur=Amel Bent et Hatik|interprète=Amel Bent et [[Hatik]]|date=2020|album=Vivante}} {{Choisie citation du jour |puce=* |année=2021 |mois=mai |jour=6 |commentaire= }} {{citation|citation=<poem>Ce refrain qui m'emmène, insouciante, je me rapelle Un instant j'oublie ma peine A chacun de mes pas, moi je compte les heures On se retrouvera dans la joie et sans peur Je poserai mes pas dans un monde où les gens me répondent J'entends le chant des colombes</poem>}} {{Réf Chanson |titre=Le chant des colombes |auteur=Renaud Rebillaud, Vitaa, Camilla Jordanna |interprète=Amel Bent |date=2021 |album=Vivante}} == Citations rapportées == == Citations sur == {{Citation|“Pourquoi elle reste” ? Parce qu’elle n’a jamais cherché à être ailleurs que là où elle devait être. Parce qu’elle chante encore comme si tout était en jeu. Parce que, dans un paysage musical souvent éphémère, elle incarne une forme de permanence rare. Et surtout, parce qu’on a encore besoin de voix comme la sienne.}} {{Réf Article |titre=Amel Bent, pourquoi elle reste ? |auteur=Beurn Out |date=19 avril 2026 |publication=Beurn Out |page=url |url=https://beurnout.com/amel-bent-pourquoi-elle-reste/ }} == Voir aussi == [https://www.youtube.com/@AmelBent_music Chaîne Youtube d'Amel Bent] {{Autres projets | w = Amel Bent | commons = Category:Amel Bent }} {{DEFAULTSORT:Bent, Amel}} [[Catégorie:Chanteur ou chanteuse de nationalité française]] [[Catégorie:Chanteuse française]] [[Catégorie:Actrice française]] [[Catégorie:Naissance en 1985]] fen62l0hrpt24oljppbvizvfile3gei Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Archive 2 43269 460153 458115 2026-06-01T09:43:20Z Malik2Mars 27293 /* Toni Morrison */ ajuste *[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Morrison]] (liste ressources, à actualiser; + note sur « l’importance d’un palette » …) 460153 wikitext text/x-wiki {{page de discussion|ajouter un sujet=non}} <pre> {{en cours}} {{ébauche}} {{Infobox Wikidata}} '''{{W|}}''' == Citations == {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = | auteur = | éditeur = | année = | ISBN = | page = }} === Autres citations === == Citations rapportées == == Citations sur == == Voir aussi == {{Autres projets |w= }} {{Autorité}} {{Bases}} {{Bases/Test}} {{DEFAULTSORT:}} [[Catégorie:]] [[Catégorie:]] </pre> <pre> {{Citation bloc|}} <noinclude> [[Catégorie:Citation du jour]] </noinclude> {{Citation du jour/Préchargement |fichier= |citation= |auteur= |article= }} <noinclude> [[Catégorie:Citation du jour]] </noinclude> </pre> <pre> {{Choisie citation du jour |puce=* |année= |mois= |jour= |commentaire= }} </pre> <pre> {{boîte colorée | titre = | titre-couleur = | titre-couleur-fond = | icone = | contenu = | contenu-couleur-fond = | style = | lien = | lien-couleur = }} </pre> == Admin == {{TableauAdmin}} *[[Wikiquote:Tableau de bord de l'administrateur]] ([[w:Aide:Administration]] / [[mw:Manual:Administrators/fr]]) **?[[Spécial:Fusionner_les_historiques]]? (Pages tests : [[Utilisateur:Malik2Mars/FusionA3]] et [[Utilisateur:Malik2Mars/FusionB4]]) ***11.23 : On a une demande sur [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]]; voir [[Aide:Comment renommer une page#« Cassage » d'historique]], [[w:Aide:Guide des administrateurs/Gestion des historiques]], [[w:Aide:Guide des administrateurs/Fusion d'historiques]] ***11-12.24 : ****belote et rebelote [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate#Christelle Houdonougbo (d · h · j · ↵)]] ****+[[Discussion utilisateur:Uchroniste 40/2024#Marie-Inès Ayonga]] ****+[[Discussion utilisateur:Uchroniste 40/2024#Doublons]], [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate#Thérèse kirongozi Iza]] ***10.25 ****[[Discussion:Marguerite Barankitse#Doublon]] ([[Discussion utilisateur:Ya235#Marguerite barankitse, doublon]]) **[[w:Aide:Scission]] ***04.25: '''(séparer historiques ?) [[Discussion utilisatrice:Jorune#Aissa Wade ou Awa Marie Coll ?]]''' **NB: « Créditer » ***[[Wikiquote:Le Salon/avril 2024#Remercier les autres wiki quand on va piocher une citation dans leurs pages]] (travailler modele) ***rappel, lors d’un transfert, a minima en cm de diff ([[Discussion:Jeannette Kagame#Doublon]]; +[[Wikiquote:Le Salon/octobre 2025#Doublons]]) ***->[[Discussion modèle:Auteurs crédités après scission#À retravailler]] **Blocages et protections ***[[Aide:Processus de blocage d'utilisateur]] ****[[Wikiquote:Requête aux administrateurs#Avertissements et Motifs de blocage]] ***[[Aide:Page protégée]] et [[Aide:Page semi-protégée]] ****[[Wikiquote:Le Salon/décembre 2025#Requête aux administrateurs]] **Rappel '''A faire''' : ***{{faire}}[[Discussion Wikiquote:Tableau de bord de l'administrateur#Mettre à jour]] ***+[[Discussion Wikiquote:Administrateur#Tableau de bord, template candidature, /Archives]] *Filtres ([[Special:FiltredAbus]]), test [[Spécial:Filtre_antiabus/test]]): **[[Wikiquote:Requête aux administrateurs#Bourde]] + [[Wikiquote:Requête aux administrateurs#Spécial:Filtre antiabus]] **NB rappel : +[[Discussion utilisatrice:Jorune#Aide]] (filtrer modif récentes, ajout de cita) *Interface : ** Rappel [[Wikiquote:Requête aux administrateurs#Interface et gadgets]] (indent colorée des pdd, lien ancré section, archive web, wikEdDiff…) **[[Discussion modèle:Liste horizontale#Ce modèle ne crée par de liste horizontale en fait ?]] **[[Discussion utilisateur:Uchroniste 40#Augustin d'Hippone]] **NB :[[Wikiquote:Le Salon/février 2025#Admins Interface]] *Bot : **[[Wikiquote:Le Salon/février 2025#Besoin d'un autre bot ?]] *Spam : **[[WQ:Spam]]/[[WQ:Liens externes]] : **[[Discussion utilisateur:Malik2Mars#Liste noire]], [[Discussion MediaWiki:Spam-blacklist]] **Page tests : [[Utilisateur:Malik2Mars/Tests]] **[[MediaWiki:Spam-blacklist]] ([[Special:Log/spamblacklist]]) **[[Spécial:Configuration_communautaire]], [[Spécial:Configuration communautaire/BlockedDomain]] ([[MediaWiki:BlockedExternalDomains.json]]) == Logos == *[[commons: Category:Wikiquote logos]] <gallery mode=slideshow> </gallery> ;Notes *Voir [[Wikiquote:Le_Salon/février_2023#Citation_du_jour,_accueil,_nouvelles_pages|Salon/février 2023]] == Modèles / Modules == {{faire}} *Voir [[Module:Biblio]] *{{BNF|}} *{{SUDOC|}} *{{OCLC|}} *{{JSTOR|}} *{{Doi|}} == Pages tests == * [[Wikiquote:Le Salon/Test]], [[Wikiquote:Le Salon/Entête/Test]] ; * [[Wikiquote:Accueil]] : [[Wikiquote:Accueil/Test]] :[[Utilisateur:JackBot/statistiques]] === [[Wikiquote:Citation du jour]] === {{Boîte colorée | titre =Citation du jour/Switch/Test | icone = Notification-icon-Wikiquote.svg | contenu = {{Modèle:Citation du jour/Switch/Test}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} {{Boîte colorée | titre =Citation du jour | icone = Notification-icon-Wikiquote.svg | contenu = {{Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} {{Boîte colorée | titre ={{#ifexist:Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}|Citation du {{#time: j F Y}}|Citation au hasard}} | icone = Notification-icon-Wikiquote.svg | contenu = {{#ifexist:Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}|{{Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}}}|{{Modèle:Citation du jour/Switch}}}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO | lien = {{#ifexist:Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}|Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}|Modèle:Citation du jour/Switch}} }} *[[Modèle:Citation du jour]], [[Modèle:Citation du jour/Test]], [[Modèle:Citation du jour/Préchargement]], [[Modèle:Citation du jour/Switch]], [[Modèle:Citation du jour/Switch/Sélection]], [[Modèle:Citation du jour/Switch/Preload]] === [[Wikiquote:Lumière sur]] === *[[Modèle:Lumière sur]] *Voir aussi [[Wikiquote:Le_Salon/août_2023#Proposition de critères pour créer un label "Bon article"]] **Suite [[Wikiquote:Le Salon/octobre 2023#Proposition de critères pour créer un label "Bon article"]] *=>[[Wikiquote:Bons articles]] et pdd ([[Wikiquote:Le Salon/novembre 2024#Les labels sont prêts !]]); [[Projet:Label]] <pre> {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} </pre> ==== [[Léonard de Vinci]] ==== {{Palette Léonard de Vinci}} {{Boite déroulante|titre=[[Modèle:Citation du jour/11 juillet 2021]]|contenu= {{Citation du jour/11 juillet 2021}} }} {{Boîte déroulante|titre=[[Modèle:Citation du jour/11 octobre 2021]] ([[wikiquote:Citations_du_jour/octobre_2021|11-14]])|contenu= {{Citation du jour/11 octobre 2021}} }} {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bloc|'''La littérature sur Léonard est si vaste qu’elle illustre presque tout le spectre de l’écrit historique''' : de la clairvoyance poétique à la platitude anecdotique, de l’académisme borné à la généralisation irrecevable, de la brillance à l’ineptie.|[[Martin Kemp]]{{note|{{harvsp|Kemp|2019|p=7}}, vo : (Kemp 2006, « preface to the 1981 edition », p. XVIII) « {{lang|en|The existing literature on Leonardo is so vast that it has embraced almost all the extremes of historical writing: from poetic insight to novelettish sloppiness; from myopic scholarship to insupportable generalization; from brilliance to stupidity.}}}}}} {{Citation bloc|Dieu mis à part, '''Léonard de Vinci est sans doute l’artiste sur lequel on a le plus écrit'''. […] '''Il a inspiré les fantasmes les plus légitimes et les déductions les plus saugrenues.''' […] En une quarantaine d’années, depuis les publications qui avaient accompagné le cinquième centenaire de sa naissance, Léonard a changé : il a rajeuni.|[[Daniel Arasse]]{{sfn|Arasse|2019|loc=Léonard aujourd’hui|p=7}}}} {{Citation bloc|Léonard chercha en tant qu’artiste à accroître sa connaissance du monde physique par l’observation, la comparaison, l’analyse. Il a, certes, à un moment donné, consigné ses recherches dans des notes et des diagrammes, et non dans des dessins ou des peintures, mais '''ces deux formes d’expression sont finalement inséparables''' et elles ont réagi l’une sur l’autre a chacune des phases de son existence.|[[Kenneth Clark]]{{sfn|Clark|2005|p=14}}}} {{Citation bloc|Léonard de Vinci et [[Nicolas Machiavel]] furent des contemporains, pas seulement parce qu’ils ont vécu la même période historique, pas seulement parce qu’ils ont voulu, parfois au même moment et souvent de la même manière, peser sur elle de manière décisive, mais parce que tout, dans leur œuvre et leurs actions, suggère qu’ils avaient en partage une même conception de la « '''qualité des temps''' »|[[Patrick Boucheron]]{{sfn|Boucheron|2013|p=31-32}}}} {{Citation bloc|[…] '''il est difficile de construire un récit scientifiquement valide lorsque la documentation s’obstine à rester silencieuse'''.[…] il faut – pour surmonter le problème des données manquantes – contextualiser tous les documents en notre possession. Au lieu par exemple, de s’interroger sur le fonctionnement des machines, comme le font beaucoup d’auteurs, '''il faut insérer ces réflexions dans une histoire totale à la fois sociale, économique, culturelle et politique.'''|[[Pascal Brioist]]{{sfn|Brioist|2013|p=18-19}}}} {{Citation bloc|Ses extraordinaires manuscrits, un labyrinthe de milliers de feuillets et de cahiers où il était auparavant si difficiles de s’orienter. Or, grâce à leur numérisation et à leur publication en ligne , ils sont devenus plus accessibles à tous, et surtout plus lisibles. '''Dans l’avenir, on pourra les consulter en raccordant immédiatement les idées et les images.'''|[[Carlo Vecce]]{{sfn|Vecce|2019|p=11}}}} {{Citation bloc|Dis-moi si rien de pareil fut jamais fait ; tu comprends, et cela suffit pour l’instant.||}} {{Citation bloc| Alors que je croyais apprendre à vivre, j’apprenais à mourir.||}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Chimamanda Ngozi Adichie]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Maya Angelou]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[James Baldwin (écrivain)]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Italo Calvino]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Julio Cortázar]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu =[[Image:Cortazar2.jpg|gauche|vignette]] {{Citation au hasard |nombre=5 |cit1= Résumé provisoire de la dynamique humaine :<br> ''hazo'' ergo sum,<br> je hasarde donc je suis,<br> et je hasarde parce que je suis,<br> et je ne suis qu’hasardant. |de1=[[Julio Cortázar]], ''Lucas, ses découvertes hasardeuses'' {{Harvsp|Cortázar|2014|p=132-133}} |cit2=Faire du lecteur un complice, un compagnon de route. Le faire coïncider avec l’écriture puisque la lecture abolira le temps du lecteur, et le transportera vers celui de l’auteur. |de2=[[Julio Cortázar]], ''[[w:Marelle (roman)|Marelle]]'' (79, {{Harvsp|Cortázar|2013|p=455}}) |cit3=Je me demande, quant à moi, si je parviendrai une bonne fois à faire comprendre que le véritable et l’unique personnage qui m’intéresse c’est le lecteur, dans la mesure où un peu de ce que j’écris devrait contribuer à le modifier, à le faire changer de position, à le dépayser, à l'aliéner. |de3=[[Julio Cortázar]], ''[[w:Marelle (roman)|Marelle]]'' (97, {{Harvsp|Cortázar|2013|p=504}}) |cit4=Un tout petit Cronope cherchait la clef de la porte d’entrée sur la table de nuit, la table de nuit dans la chambre à coucher, la chambre à coucher dans la maison, la maison dans la rue. Là, le Cronope s’arrêta car, pour sortir, il lui fallait la clef de la porte. |de4=[[Julio Cortázar]], ''{{w|Cronopes et Fameux}}'' {{Harvsp|Cortázar|2008|loc=« Histoire »|p=423}} |cit5= Il avait enfin tout le silence nécessaire pour dormir à poings fermés et ce silence lui pesait. Il se tournait et se retournait dans son lit comme vaincu par le silence qu’il avait obtenu par ruse et qu’on lui retournait entier et vengeur. Il pensa ironiquement qu’il regrettait les pleurs de l’enfant, que ce calme parfait ne lui suffisait pas pour dormir et moins encore pour rester éveillé. Il regrettait les pleurs de l’enfant et, quand il les entendit, beaucoup plus tard, faibles mais reconnaissables entre mille à travers la porte condamnée, il sut, au-delà de la peur, au-delà de la fuite en pleine nuit, que tout était bien ainsi et que la femme n'avait pas menti, qu'elle ne s'était pas menti en berçant l'enfant, en voulant que l’enfant se taise pour qu’ils puissent, eux, dormir. |de5=[[Julio Cortázar]], ''Fin d’un jeu'' {{Harvsp|Cortázar|2008|loc=''La porte condamnée''|p=267}} |cit6= |de6= |cit7= |de7= }} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} *[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Notes#Julio Cortázar]] *{{Ouvrage|libellé=|titre=Le tour du jour en quatre-vingts mondes |année=1980|isbn=2-07-020921-0|id=Cortázar1980|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=Entretiens avec Omar Prego|éditeur=Gallimard|collection=Collection Folio-Essais|date=1986|isbn=2-07-032339-0|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=Nouvelles, histoires et autres contes|éditeur=Gallimard|collection=Quarto|date=2008|isbn=978-2-07-078544-5|id=Cortázar2008|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=Crépuscule d'automne|éditeur=J. Corti|collection=Ibériques|date=2010|isbn=978-2-7143-1027-9|id=Cortázar2010|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=[[w:Marelle (roman)|Marelle]]|éditeur=Gallimard|collection=L'imaginaire|date=2013|isbn=978-2-07-029134-2|Cortázar2013|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=Pages inespérées : récits|éditeur=Gallimard|collection=Du monde entier|date=2014|isbn=978-2-07-014510-2|id=Cortázar2014|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=Produit du hasard : hypertexte et poésie combinatoire|éditeur=Presses universitaires de Lyon|date=2019|isbn=978-2-7297-0954-9|id=Cortázar2019|plume=oui}} ==== [[Etty Hillesum]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Paul Klee]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bloc| L’art ne reproduit pas le visible ; il rend visible.||}} {{Citation bloc|Je commence par le chaos, c'est la démarche la plus logique et la plus naturelle. Je ne m’en inquiète pas, car je peux me considérer, en premier lieu, moi-même comme un chaos.||}} {{Citation bloc|La couleur me possède. Point n'est besoin de chercher à la saisir. Elle me possède, je le sais. Voilà le sens du moment heureux : la couleur et moi sommes un. Je suis peintre.||}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Audre Lorde]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bilingue bloc|langue=en|<poem>So it is better to speak remembering we were never meant to survive.</poem>|<poem>Alors il vaut mieux parler en se rappelant que nous n’étions pas censées survivre.</poem>}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} {{Réf Livre | titre = Sister Outsider : essais et propos sur la poésie, l’érotisme, le racisme, le sexisme… | auteur = Audre Lorde | éditeur = Mamamélis | année = 2018 | ISBN = 978-2-940116-13-3 | page = . }} {{Réf Livre | titre = {{w|Zami : une nouvelle façon d'écrire mon nom}} | auteur = Audre Lorde | éditeur = Mamamélis | année = 2021 | ISBN = 978-2-940116-14-0 | page = . }} {{Réf Livre | titre = La Licorne noire | auteur = Audre Lorde | éditeur = L’Arche | année = 2021 | ISBN =978-2-38198-012-6 | page = . }} ==== [[Amin Maalouf]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bloc| Mon identité, c’est ce qui fait que je ne suis identique à aucune autre personne.||}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Alain Mabanckou]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation du jour/19 janvier 2022}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Léonora Miano]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} NB : 2024, travaux à reprendre ! ([[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Miano]]) ==== [[Toni Morrison]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bloc|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.||Playing in the Dark}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} *[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Morrison]] (liste ressources, à actualiser; + note sur « l’importance d’un palette » …) ==== [[Alix Cléo Roubaud]] & [[Jacques Roubaud]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} {{Réf Livre | titre = Journal (1979-1983) | auteur = Alix Cléo Roubaud | éditeur = Seuil | année = 2009 | ISBN = 978-2-02-100209-6 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Quelque chose noir | auteur = Jacques Roubaud | éditeur = Gallimard | année = 1986 | ISBN = 2-07-070694-X | page = . }} {{Réf Livre | titre = Le Grand Incendie de Londres | auteur =Jacques Roubaud | éditeur = Seuil | année = 2009 | ISBN = 978-2-02-099689-1 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Une image peut-être vraie. Alix Cléo Roubaud | auteur = Hélène Giannecchini | éditeur = Seuil | année = 2014 | ISBN =978-2-02113757-6 | page = . }} Notes: *+[[Discussion:Alix Cléo Roubaud]] ==== [[Bertrand Russell]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} *[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/R]] ==== [[Antoine de Saint-Exupéry]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = [[fichier:Madeira-Street art-Portrait-Kleiner Prinz.jpg|vignette]] {{Citation bloc|On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.||[[Le Petit Prince]]}} {{Citation bloc|Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à retrancher.||}} {{Citation bloc|La vie se contredit tant, on se débrouille comme on peut avec la vie…||}} {{citation bloc|La vérité d'hier est morte, celle de demain est encore à bâtir. Aucune synthèse valable n'est entrevue, et chacun d'entre nous ne détient qu'une parcelle de vérité.||}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} *{{Ouvrage/Test|champ libre=édition établie et présentée par {{w|Alban Cerisier}}|titre=Du vent, du sable et des étoiles : œuvres|édition=Gallimard|collection=Quarto|date=2018|isbn=978-2-07-274242-2|plume=oui|id=Ex2018}} ==== [[Paul Valéry]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bloc|<poem>Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes ; Midi le juste y compose de feux La mer, la mer, toujours recommencée ! Ô récompense après une pensée Qu’un long regard sur le calme des dieux !</poem>}} <gallery mode=slideshow> Kruzenshtern (ship, 1926), Sète, Hérault 01.jpg Sete cimetiere marin 2.JPG Tombe de Paul Valéry.jpg </gallery> {{Citation bloc|<poem>Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre ! L’air immense ouvre et referme mon livre</poem>}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Ludwig Wittgenstein]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = [[Image:Ludwig Wittgenstein.jpg|vignette]] {{Citation bloc| {{#switch:{{rand|0|1}} |0=Il faut que tu descendes jusqu’aux sources pour les voir toutes sur le même pied, celles que l’on a négligées comme celles que l’on a préférées. |1=On ne cesse d’oublier d’aller jusqu’au fondement. On ne pose pas assez ''profond'' les points d’interrogation. }}||{{w|Remarques mêlées}}}} {{Citation bloc|Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence ||[[Tractatus logico-philosophicus]]}} {{Citation bloc|Dites-leur que j’ai eu une vie merveilleuse.}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} *[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/W]] NB: (2026) Tester (ici) combo cit avec ill. [[#Paul Klee|Klee]], revoir tests brouillon et discussions (dispersées) avec [[w:user:Else If Then|Else If Then]] ==== [[Virginia Woolf]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = [[Image:George Charles Beresford - Virginia Woolf in 1902 - Restoration.jpg|vignette]] | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} {{Réf Livre | titre = Journal d’adolescence 1897-1909 | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Stock | année = 2008 | ISBN =978-2-234-06064-7 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Journal intégral 1915-1941 | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Stock | année = 2008 | ISBN =978-2-234-06030-2 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Œuvres romanesques | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Stock | année = 1974 | ISBN =2-234-0000-3-3 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Œuvres romanesques I | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Gallimard | année = 2012 | ISBN =978-2-07-011482-5 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Œuvres romanesques II | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Gallimard | année = 2012 | ISBN =978-2-07-013224-9 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Romans, essais | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Gallimard | année = 2014 | ISBN =978-2-07-014498-3 | page = . }} {{Réf Livre | titre = L’écrivain et la vie | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Payot & Rivages | année = 2008 | ISBN =978-2-7436-1776-9 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Entre les livres | auteur = Virginia Woolf | éditeur = La Différence | année = 2014 | ISBN =978-2-7291-2131-0 | page = . }} Notes : (11.24) *À éclaircir : [[Discussion:Emily Brontë#Ajout 11.11.24, Woolf, trad Yourcenar, non ?]] {{oui}} **NB: pour # suivant, [[#Marguerite Yourcenar]], sur la trad, voir {{article|auteur=Maïca Sanconie|titre=Préface de Marguerite Yourcenar à sa traduction, Les Vagues, de Virginia Woolf : le traducteur en majesté ?|périodique=Palimpsestes |numéro=31|année=2018|url=https://journals.openedition.org/palimpsestes/2787}}, + {{ouvrage|titre=Marguerite Yourcenar. Écriture, réécriture, traduction |isbn=2-9504474-8-1|url=https://www.yourcenariana.org/hs_consultables/marguerite-yourcenar-ecriture-reecriture-traduction/}} (https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/27-Shields.pdf), etc. *Travaux à reprendre + creuser // les [[Brontë]] **[[s:en:The Common Reader/"Jane Eyre" and "Wuthering Heights"]] **{{ouvrage/Test|titre=Charlotte & Emily Brontë / vues par Virginia Woolf|isbn1=978-2-37641-065-2|isbn2=978-23-7641-965-5}} **. ==== [[Marguerite Yourcenar]] ==== {{Palette Marguerite Yourcenar}} Biblio (à établir) : *https://www.yourcenariana.org *{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur=Achmy Halley|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC}} *{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}} + *https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/serie-marguerite-yourcenar-1979 {{ISBN|2-268-03250-7}} *NB [[Wikiquote:Accueil/Test]] {{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}} ==== [[Wikiquote:SheSaid/Hall of Fame]] ==== {{Wikiquote:SheSaid/Hall of Fame}} === Notes === *Pour la sous page projet SheSaid, peut-être seulement avec Switch et ajouter les liens vers les « Lumière sur » (à faire) *Pour la page d’accueil, ajouter un lien citation « au hasard » vers la sous page [[Modèle:Citation du jour/Switch]] (à faire) dans le cadre de la citation du jour ? *autres tests images : **[[Modèle:Citation du jour/18 septembre 2021]] **Voir aussi [[#Logos]] ***+[[Discussion Wikiquote:SheSaid#Idée de logo/icône]] *Lister (wikifier) ici aussi primaires/secondaires par # (à compléter). **Transférer (relect/MàJ accès)/établir biblio *Tests fin mai 2023 : **([[Wikiquote:Le Salon/mai 2023#Wikiquote:Citation du jour]], mais [[Wikiquote:Demande d'intervention sur une page protégée]], relance du sujet après lien rouge en page d’accueil – pas la première fois. Certainement le seul à blâmer, moi… bref) **Possibilités ? Voir ***[[Modèle:Citation du jour/Switch]] ***[[Modèle:Citation du jour/Test]] ***le plus simple semble : [[Modèle:Citation_du_jour/Test#Plus_simple_:_si_oui_J,_si_non_une_fixe]] (très drôle, je trouve !) ***Notes: ****Adapter les cadres en fonction ****attention avec if **->[[Wikiquote:Le Salon/mai 2023#WQ:Accueil, /Test]] ***Koreller indique qlq pages pour aide et inspi ! ***Eunostos demande « [[Wikiquote:Le Salon/mai 2023#c-Eunostos-20230528080500-Malik2Mars-20230528073100|est-ce qu'on n'aurait pas moyen de faire afficher le lien rouge ailleurs, par exemple sur la page du Salon en créant automatiquement un nouveau fil ?]] » ****Au départ : « [[Wikiquote:Citation du jour|Choisir une citation]] pour le [[Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}|{{rouge|{{#time: j F Y}}}}]] » ****Peut devenir « [[Wikiquote:Citation du jour|Proposer une citation]] pour le {{#time: j F Y}} » *****Et là, un lien salon, section auto, instruction et texte préformaté ? *****On peut bien sûr afficher le lien rouge au Salon, en-tête par ex ([[Wikiquote:Le Salon/Entête]]). ***Maj 2025 : ->[[Wikiquote:Le Salon/avril 2025#Nouvelle page d'accueil]] *[[Wikiquote:Le Salon/septembre 2023#Suite, travaux, tests]] **[[Discussion modèle:Citation du jour/Switch#Nouvelle version]] *Wikiquote:Le Salon/octobre 2023 ** '''[[Wikiquote:Le Salon/octobre 2023#MàJ Modèles Biblio, tests]] (voir aussi [[#Modèles / Modules]]) + spécial:pages liées (pdd &co)''' ***{{m|Ouvrage}} ([[Spécial:Pages_liées/Modèle:Ouvrage]]) ; {{m|Ouvrage/Test}} ([[Spécial:Pages_liées/Modèle:Ouvrage/Test]]) ****[[Louis Aragon]] ****[[André Breton]] ****[[Max Ernst]] ****[[Roberto Matta]] ****[[Alejandra Pizarnik]] ****… ***{{m|Bibliographie}} ([[Spécial:Pages_liées/Modèle:Bibliographie]]) ****[[Paul Klee]] ****… *Tests {{m|Bases}} &co, wd sur wq ? *[[Wikiquote:Le Salon/janvier 2025#D'où vient cette citation ?, suite]] **[[Léonard de Vinci]]#, [[Discussion:Végétarisme#À faire]] ***[[Discussion:Léonard de Vinci#Section faussement attribuées]] === Ping-pong === avant : {{…}} 18.03.23 : *{{vu}} ébauche [[Pablo Neruda]] (une page en haut de ma liste pour partie de ping-pong) par Eunostos, qlq notes, divagations : **Les sections « sur », un peu comme les anthologies dans les cat expo (comme évoqué ici : [[w:Discussion utilisateur:Malik2Mars#Merci]], [[w:Discussion:Robert Delaunay#Robert Delaunay#À propos de Robert Delaunay]], [[Robert Delaunay]] {{songeur}} ) **De plus, sur wp, les sections « dans la culture » sont, disons, peu considérées par certains (voir par ex : [[w:Discussion utilisateur:Malik2Mars/3#Pascal et culture populaire]]), alors que sur wq on peut faire une partie de ce travail sans problème particulier (juste bien placer cela…, +param précisions…) ***Une autre façon de faire de la Pub, d’orienter les contributions vers quote mais inefficace pour le moment, pb de communication (par ex : 27.12.22) ***Rappel : attention, ne pas sabrer sans « catégoriser » avant (voir : [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon#Concours, projets & co.]]) **L’exemple ici est d’ailleurs particulier, intéressant le premier choix (Ferrat). Laisser un mot en pdd après. *{{Ancre|WCC}}Après un ''solo'' [[#Paul Klee]] pour le [[w:Wikipédia:Wikiconcours/mars 2022/Équipes/Équipe 13|WCC mars 2022 (13)]], voilà le [[Surréalisme]] pour le [[w:Wikipédia:Wikiconcours/septembre 2023/Équipes/Équipe 17|WCC septembre 2023 (17)]]. Dans ce cadre ([[:Catégorie:Surréalisme]]) – et ''au-delà'' –, travailler/retravailler : *#[[Louis Aragon]] *#[[Jean Arp]] *#[[Louise Bourgeois]] *#[[André Breton]] *#/[[Utilisateur:Malik2Mars/Leonora Carrington|Leonora Carrington]] *#[[Henri Cartier-Bresson]] *#[[Suzanne Césaire]] *#[[René Char]] *#[[Julio Cortázar]] *#[[Salvador Dalí]] *#[[Robert Delaunay]], [[Sonia Delaunay]] *#[[Robert Desnos]] *#[[Marcel Duchamp]] *#[[Paul Éluard]] *#[[Max Ernst]] *#[[Caspar David Friedrich]] *#/[[User:Malik2Mars/Valentine Hugo|Valentine Hugo]] *#[[Frida Kahlo]] *#[[Vassily Kandinsky]] *#[[Paul Klee]] *#[[Michel Leiris]] *#[[René Magritte]] *#[[André Masson]] *#[[Roberto Matta]] *#[[Joan Miró]] *#[[Pablo Neruda]] *#[[Octavio Paz]] *#/[[User:Malik2Mars/Valentine Penrose|Valentine Penrose]] *#[[Pablo Picasso]] *#[[Alejandra Pizarnik]] *#/[[Utilisateur:Malik2Mars/Man Ray|Man Ray]] *#[[Pierre Reverdy]] *#[[Mark Rothko]] *#[[Dorothea Tanning]] *#[[Elsa Triolet]] *#… *Note : [[w:Femmes surréalistes]] (SheSaid [[#2023]], [[#2024]], …) *Puis, en fonction de l’avancement, ici #Lumière sur. == SheSaid == {{Pour info|{{Commons-inline|Category:SheSaid|SheSaid}}}} Notes : *[[Spécial:Nouvelles pages]] *https://hashtags.wmcloud.org/?query=SheSaid&project=fr.wikiquote.org Ressources {{w|Femme artiste}}, {{w|Femme peintre}} ([[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Notes#Notes, suite]], [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Notes/Suite (I)]]) : *https://www.bnf.fr/fr/femmes-artistes **https://www.bnf.fr/sites/default/files/2018-11/biblio_art_femmes_site.pdf **NB : https://fr.wikiquote.org/wiki/Spécial:Recherche_de_lien?target=https%3A%2F%2Fwww.bnf.fr%2Ffr%2Ffemmes-artistes *https://awarewomenartists.com *{{Ouvrage|libellé=Colvile 1999|auteur=Georgiana Colvile|titre=Scandaleusement d'elles : trente-quatre femmes surréalistes|éditeur=J.-M. Place|date=1999|isbn=2-85893-496-7|plume=oui}} *{{Ouvrage|prénom1=Uta|nom1=Grosenick|titre=Women artists : femmes artistes du XXe et du XXIe siècle|éditeur=Taschen|date=2001|isbn=3-8228-5967-2|plume=oui}} **{{en}}, https://archive.org/details/womenartistsin200000unse *{{ouvrage/Test|auteur1=[[Alexandra Lapierre]]|auteur2=Christel Mouchard|directeur2=oui|titre=Elles ont conquis le monde : les grandes aventurières 1850-1950|édition=Artaud|année=2007|isbn=978-2-7003-0214-1|plume=oui}} *{{Ouvrage/Test|titre={{w|Elles@centrepompidou}} : artistes femmes dans la collection du Musée national d'art moderne, Centre de création industrielle|éditeur=Centre Pompidou|date=2009|isbn=978-2-84426-384-1|id=Paris2009|plume=oui}} *{{Ouvrage/Test|auteur=[[Camille Morineau]]|titre=L'autre continent : artistes, femmes, africaines|nature ouvrage=catalogue d’exposition, Le Havre, 15 septembre-31 décembre 2016|éditeur=MkF éditions|date=2016|isbn=979-10-92305-35-7|présentation en ligne=https://museum-lehavre.fr/fr/editions/lautre-continent}} **https://www.rfi.fr/fr/culture/20161011-autre-continent-artistes-africaines-prennent-parole-le-havre **https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/23/etre-femme-artiste-et-africaine-mode-d-emploi_5053594_3212.html *{{Ouvrage/Test|titre=Couples modernes : 1900-1950|nature ouvrage=exposition, Metz, Centre Pompidou-Metz, Galeries 2 et 3, 28 avril-20 août 2018 ; Londres, Barbican Centre, 10 octobre 2018-27 janvier 2019|éditeur=Gallimard/Centre Pompidou-Metz|date=2018|isbn=978-2-07-277162-0|plume=oui}} *{{ouvrage|titre=Cachées par la forêt. 138 portraits de femmes de lettres oubliées|édition=La Table ronde|année=2018|isbn=978-2-7103-7714-6|plume=oui}} *{{Ouvrage/Test|titre=Femmes, années 50 : au fil de l'abstraction, peinture et sculpture|nature ouvrage=exposition, Rodez, Musée Soulages, 14 décembre 2019-10 mai 2020|éditeur=Hazan/Musée Soulages|année=2019|isbn=978-2-7541-1127-0|plume=}} **https://awarewomenartists.com/magazine/femmes-artistes-face-a-labstraction-au-musee-soulages *{{Ouvrage/Test|libellé=|auteur1=Christine Macel|prénom2=Karolina|nom2= Ziebinska-Lewandowska|nature ouvrage=catalogue d’expositions, Paris, Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, 5 mai-23 août 2021, Bilbao, Musée Guggenheim, 22 octobre 2021-27 février 2022 |titre={{w|Elles font l'abstraction}}|édition=Centre Pompidou|date=2021|isbn=978-2-84426-894-5|id=Paris2021|plume=oui}} **https://www.bpi.fr/content/uploads/sites/2/2021/05/bibliographie-elles-font-labstraction-v2-bpi-mai-2021.pdf *{{Ouvrage/Test|titre=The power of my hands : Afrique(s) : artistes femmes|nature ouvrage=exposition, Paris, Musée d'art moderne|édition=Paris-Musées|année=2021|isbn=978-2-7596-0482-1}} **https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-power-my-hands **https://www.mam.paris.fr/sites/default/files/documents/dp_def_thepowerofmyhands.pdf **https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/31/exposition-the-power-of-my-hands-seize-artistes-africaines-metamorphosent-l-intime_6090135_3212.html **https://awarewomenartists.com/magazine/the-power-of-my-hands-les-paumes-et-poings-leves/ *{{Ouvrage/Test|libellé=Agret et Païni 2023|auteur1=Alix Agret|auteur2= Dominique Païni|directeur1=oui|directeur2=oui|titre=Surréalisme au féminin ?|nature ouvrage=[https://museedemontmartre.fr/exposition/expo-surrealisme-au-feminin/ exposition, Paris, Musée de Montmartre-Jardins Renoir, 31 mars-10 septembre 2023]|éditeur=In fine/Musée de Montmartre|date=2023|isbn=978-2-38203-116-2|plume=oui}} *{{Ouvrage/Test|titre=Elles x Paris Photo|édition=Textuel|année=2023|isbn=978-2-84597-979-6|plume=oui}} **NB: [[Discussion:Photographie#Notes]] ({{w|Place des femmes dans la photographie}}), plus généralement, travailler la page [[Photographie]] ([[Susan Sontag]], [[Alix Cléo Roubaud]], [[Henri Cartier-Bresson]], [[Walter Benjamin]], …) ***+{{ouvrage|titre=Qui a peur des femmes photographes ? : 1839-1945|éditeur=Musée d'Orsay/Hazan|année=2016|isbn=978-2-75410-856-0|plume=oui}} ***+{{Ouvrage|titre={{w|Une histoire mondiale des femmes photographes}}|édition=Textuel|année=2020|isbn=978-2-84597-843-0|plume=oui}} ****[[Lee Miller]], p. 214 ****[[Letizia Battaglia]], p. 309 ****[[Alix Cléo Roubaud]], p. 390 ****etc. ****NB:Cet ouvrage – de nouveau, et un de plus… –, avec ''toutes'' ces cita (et en même temps : ''seulement''), dans sa ''conception'' (mais limité par la taille)… {{sourire éclatant}} *{{ouvrage/Test|auteur=Andrea Oberhuber|titre=Faire œuvre à deux : le livre surréaliste au féminin|édition=Presses universitaires de Rennes/Les Presses de l'Université de Montréal|date=2024|isbn=978-2-7535-9821-8|url=https://pur-editions.fr/product/10227/faire-oeuvre-a-deux|plume=oui}} ({{DOI|10.1515/9782760648272}} PUM 2023) **https://lisaf.org/ (programme de recherche) === 2023 === /10-12/ [[Image:WLW SheSaid puzzle logo.svg|180px]] [[m:Talk:Wiki Loves Women/SheSaid#SheSaid Campaign - Launch of the 4th Edition.]] *Pub&co : [[Wikiquote:Le Salon/octobre 2023#SheSaid]] * Thématique(s) travaux (?) : dans le sillage du [[#WCC]], idem précédente édition ([[Wikiquote:SheSaid/2022]]) moins les contraintes auto-fixées (l’idée de départ était : [[w:User:Malik2Mars/Brouillon/Bauhaus|Bauhaus : « '''Il sont fous ces Bauhausiens ! » Un recueil de citations''']]), répartir des principaux cat. – sans la contrainte de remonter le fil pendant la période 10-12 (peut se faire après, et par d’autres) **Maj 2025 {{w|Bauhaus}}, ->{{w|Femmes du Bauhaus}} *Travaux : **[[Échecs]] **[[Mitra Hejazipour]] **[[Dorothea Tanning]] ** ---- ---- === 2024 === (Abandon des travaux en // avec les autres projets (blocage indéfini demandé et acté sur wp:fr)) Après échanges en pdd de [[Niki de Saint Phalle]], [[Louise Bourgeois]], suite bavardages avec @[[User:Jorune|Jorune]] : [[Discussion utilisateur:Malik2Mars#Artemisia Gentileschi n'a pas de page ici !]] {{Citation bloc|Sans la compréhension de l’art du dessin, un mathématicien, si grand qu’on le veuille, sera non seulement une moitié de mathématicien, mais encore un homme sans yeux.|[[Galileo Galilei]] '''{{grossir|[sic]}}'''|}} *[[Artemisia Gentileschi]] ({{w|Artemisia Gentileschi}}) **{{Ouvrage|titre=Artemisia Gentileschi : correspondance|année=2023|isbn=978-2-252-04737-8|plume=oui}} **{{Ouvrage|titre=Artemisia, 1593-1654 : pouvoir, gloire et passions d'une femme peintre|année=2012|isbn=978-2-07-013680-3|plume=oui}} **{{ouvrage|auteur=[[Alexandra Lapierre]]|titre=Artemisia, un duel pour l'immortalité |url=https://archive.org/details/artemisiaunduelp0000lapi_n5g5}} **MaJ sept 2024 : [[Utilisatrice:Jorune/Brouillon 1]] **+{{article|titre=Un cœur de César dans l’âme d’une femme : Trois procès à Rome au XVIIe siècle {{w|Beatrice Cenci}} – [[Galileo Galilei]] – [[Artemisia Gentileschi]]|périodique= Po&sie|année=2017|url=https://shs.cairn.info/revue-poesie-2017-4-page-29}} ; {{article|titre=Artemisia Gentileschi (1593-1653). Sexualité, violence, peinture|périodique=Adolescence|année=2008|url=https://shs.cairn.info/revue-adolescence-2008-2-page-365}} ; + {{ouvrage|titre=Les Actes d'un procès pour viol en 1612 |année=1984|isbn=2-7210-0261-9}} *2. « demander un coup de main au projet les sans-pages » ; 4. « Relancer l'idée d'un projet sur les femmes artistes » **Oui, voir ici en 2022 : [[w:Sujet:Wu0gpwn7netyaw77]] (page liée à [[#Paris2009]] et [[#Paris2021]], + [[w:Projet:Les sans pagEs/Suggestions d'articles à créer#Arts visuels]],… ), notes brouillon '''automne 2022 [[w:spécial:diff/209505697]]'''{{note| « […] suis d’ailleurs passé par la pdd de [[Camille Claudel]] [ [[w:Discussion:Camille Claudel#Sources des citations de Rodin et de la lettre de Camille Claudel au docteur Michaux ?]] ] … [[w:Archives of Women Artists, Research and Exhibitions]] propose d’ailleurs des dossiers pédagogiques associés à https://awarewomenartists.com/decouvrir_artistes/petites-histoires-grandes-artistes/ mais pas de source pour « Les mots de l’artiste ». Consulté qlq uns de ces fichiers avant (passé par l’article wp en avril dernier d’ailleurs), mais c’est en cherchant sur le web pour [[Louise Bourgeois]] que j’ai, disons, naturellement suivi ce fil {{clin}} (que pointe le lien Bnf d’ailleurs…) … passé laisser un mot en pdd quote de [[Rosa Bonheur]] aussi (l’occasion d’ajouter un lien vers [[Léonard de Vinci]] {{tire langue}}). »}}, annonce @[[User:Anthere|Anthere]] [[w:Sujet:Wz8z7vhur5gryd73]] **Voir aussi [[w:Projet:Ateliers Femmes et Féminisme (Nantes)]], [[w:Projet:Ateliers Femmes et Féminisme (Nantes)/Wikiquote]], annonce @[[User:DeuxPlusQuatre|DeuxPlusQuatre]] salon 2023 ici [[Wikiquote:Le Salon/mai 2023#Ateliers SheSaid Samedi 6 mai et Dimanche 7 mai]] *+[[Hilma af Klint]]; => **https://www.centrepompidou.fr/fr/offre-aux-professionnels/enseignants/dossiers-ressources-sur-lart/naissance-de-lart-abstrait/hilma-af-klint **https://awarewomenartists.com/artiste/hilma-af-klint/ ***https://awarewomenartists.com/series_animees/lhistoire-dhilma-af-klint ***https://awarewomenartists.com/wp-content/uploads/2017/04/hilma-af-klint-mep.pdf **{{w|Traces du sacré}} ***. ***https://media.artabsolument.com/pdf/article/25208.pdf **[[#Paris2021]] ***. **{{ouvrage/Test|auteur=Julia Voss|trad=Anne Posten|titre=Hilma af Klint : a biography|éditeur=University of Chicago Press|année=2022|isbn=978-0-226-68993-7 |doi=10.7208/chicago/9780226689937.001.0001|url=https://www-degruyter-com.wikipedialibrary.idm.oclc.org/document/doi/10.7208/chicago/9780226689937/html}} **… *+->[[Utilisateur:Malik2Mars/Anni Albers]] {{Clear}} '''''Focus'' [[:Catégorie:Femme peintre|peintres]] ([[:Catégorie:Femme artiste|artistes]])''' {{pour info|[[Wikiquote:SheSaid#Aidez nous à bleuir notre palette]] et [[Wikiquote:Le Salon/septembre 2024#La campagne #SheSaid2024 est ouverte]]}} {{Palette|Femmes peintres}} {{Fait.}} ('''2024''') *[[Maria Helena Vieira da Silva]] (+brouillon) (11.11.2024, '''focus peu productif en l’état…''') *. + *[[Kapwani Kiwanga]] *[[Guerrilla Girls]] *[[Isabel Allende]] (demande [[Discussion utilisateur:An insect photographer#Wikiquote:Demander un article]]) **+ : ***{{ouvrage|titre=Paula|édition= Librairie générale française|année=1997|isbn=2-253-14119-4|plume=oui}} ***. [[Discussion:Isabel Allende#Pour info]] *[[Lee Miller]] (+brouillon) **. [[Discussion:Lee Miller#Notes]] (+[[Utilisateur:Malik2Mars/Man Ray|/Man Ray]]) *[[Alexandra Lapierre]] *'''[[Leïla Sebbar]]''' (+brouillon) **+[[Nancy Huston]] *[[Sabine Hossenfelder]], {{ouvrage|titre= Lost in maths: comment la beauté égare la physique |année=2019|isbn= 978-2-251-44931-9 |plume=oui}} *reprise, en douceur, des travaux sur '''[[Beauté mathématique]]'''… + th. math&litt : {{ouvrage|titre=Mathématiques et littérature : une fascination réciproque|année=2022|isbn=978-2-84884-247-9}}, etc : **+[[Discussion utilisateur:An insect photographer#Ressources]], recherche source pour « Nul ne peut être mathématicien s'il n'a l'âme d'un poète » (NB : relect notes [[w:spécial:diff/199166694]] {{ouvrage/Test|auteur=[[Imre Tóth]]|titre=Palimpseste : propos avant un triangle|doi=10.3917/puf.toth.2000.01|lire en ligne=https://shs-cairn-info.wikipedialibrary.idm.oclc.org/palimpseste-propos-avant-un-triangle--9782130500032}} : p. 87 « Un mathématicien qui n'est pas quelque peu poète, chère Sophie, mon ''Ange bleu'' adoré, ne deviendra jamais un mathématicien parfait ») ***=>[[Sofia Kovalevskaïa]] ****« Nul ne peut être mathématicien s'il n'a l'âme d'un poète » *****{{en}} https://books.google.fr/books?id=MCcbAAAAYAAJ&pg=PA316 « it is impossible to be a mathematician without being a poet in soul » ([[:en:Mathematics#K]]) ******est-il question de [[:en:Karl Weierstrass]] (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k994421/f156.item [archive]) du coup (« one of the leading mathematicians of our century states the ease quite correctly when he says that […]). *****Détournée dans ''Mathématiques, un dépaysement soudain'', p. 48, par Bruce Albert, chap. « Le mathématicien et le chaman, les yeux fermés. Entretien entre Cédric Villani, Davi Kopenawa, Bruce Albert et Michel Cassé »), citant préface de Cédric Villani dans ''Les mathématiciens : De l'antiquité au XXIe siècle'' (ouvrage utilisé pour l’ébauche de {{w|Li Shanlan}} en 2017, +[[w:spécial:Recherche/insource:9782842451097]]) ****+Voir : *****{{ouvrage|titre=Sonia Kovalevskaïa, 1850-1891 : l'aventure d'une mathématicienne|édition=Belin|année=1993|isbn=2-7011-1458-6|plume=}} (Souvenirs d'enfance + bio Leffler) *****{{ouvrage/Test|titre=A Russian Childhood|édition=Springer|année=1978|isbn=|doi=10.1007/978-1-4757-3839-1|url=https://link-springer-com.wikipedialibrary.idm.oclc.org/book/10.1007/978-1-4757-3839-1}} *****[[Michèle Audin]] : ******{{ouvrage|auteur=Michèle Audin|titre=Souvenirs sur Sofia Kovalevskaya|isbn=978-2-91-635205-3|plume=oui}} (la trad anglaise dispo avec [[WP:LBW]] : Remembering Sofya Kovalevskaya https://link-springer-com.wikipedialibrary.idm.oclc.org/book/10.1007/978-0-85729-929-1) *******{{lien brisé|url=http://cm2.ens.fr/content/souvenirs-sur-sofia-kovalevskaya-interview-discussion-avec-michele-audin-2632}} ******{{ouvrage|titre=Souvenirs d'enfance : 1890|isbn= 978-2-36693-038-2}} (dispo aussi en ligne : https://spartacus-idh.com/038.html). *******(+Creuser // [[Michèle Audin]] // [[Italo Calvino]] //) *****'''Etc'''. **« Mathématiques, un dépaysement soudain » {{ISBN| 978-2-86925-095-6}} {{plume}} et [[Mikhaïl Gromov]], ''[https://www.apmep.fr/Introduction-aux-mysteres Introduction aux mystères]'', {{ISBN|978-2-330-00736-2}}{{plume}} ***Dans le cat. : ****(comme signalé en fin d’ouvrage) plusieurs cita tirées de ''Les déchiffreurs'' ([[Alain Connes]], [[Michael Atiyah]], [[Mikhaïl Gromov]]) *****(NB: pour retrouver l’usage ici : ******[[spécial:Recherche/all:insource:978-2-7011-4737-6]] ******[[spécial:Recherche/all:insource:"Les déchiffreurs"]] ******si d:Q existe, [[Spécial:EntityUsage]] *******par exemple, dans l’hypothèse où {{m|Bibliographie}} (d:Q doit être « édition »), test : ([[Spécial:Pages liées/Modèle:Bibliographie]]) [[Spécial:EntityUsage/Q111369857]] = {{OK}})) ****. *'''[[Alice Zeniter]]''' (+brouillon, +[[Discussion:Alice Zeniter#Notes]], focus thématique à faire sur qlq pages{{note|Puis, poursuivre avec notes [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Notes#Abd el-Kader]], + [[w:Discussion utilisateur:Michel-georges bernard#Citation(s), liste(s)]] et suite [[w:Discussion utilisateur:Malik2Mars/4#Tahar Djaout]] et # suivante.}}) *[[Marie-Esméralda de Belgique]] (+brouillon) **Terre! Agissons pour la planète, il n'est pas trop tard… (Reprendre travaux [[Isabelle Autissier]] – + actu {{w|Vendée Globe}}, …) **… *[[Dương Thu Hương]] ({{w|Dương Thu Hương}}) *[[Utilisateur:Malik2Mars/Cecilia Payne-Gaposchkin]] **(+reprendre travaux [[Vera Rubin]]) *. ('''Avant'''), à reprendre/compléter (+transférer/établir biblio, verif/MàJ accès) : *[[Louise Bourgeois]] *[[Sonia Delaunay]] *[[Alice Neel]] *[[Bridget Riley]] *[[Charlotte Salomon]] *[[Niki de Saint Phalle]] **[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Notes/Suite (I)#Niki de Saint Phalle]] ***Hultén 1992, à voir {{ok}} **[[Utilisateur:Malik2Mars/Niki de Saint Phalle]] **Ajouter p. à ''Mon secret'' (cf pdd) {{fait}} *[[Ceija Stojka]] *[[Dorothea Tanning]] + *[[Lorraine O'Grady]] *[[Alix Cléo Roubaud]] **[[Discussion:Alix Cléo Roubaud#Notes]] {{Faire}} (à créer) *[[Utilisateur:Malik2Mars/Anni Albers]] *[[Utilisateur:Malik2Mars/Leonora Carrington]] *'''[[Utilisateur:Malik2Mars/Valentine Hugo]]''' *. (Autres travaux à prévoir) *[[Hilma af Klint]] *[[Nasreen Mohamedi]] *[[Lee Krasner]] *[[Grazia Deledda]] (+s) **. *'''[[Isabelle Eberhardt]]''' (+s) **[[Utilisateur:Malik2Mars/Isabelle Eberhardt]] *[[Letizia Battaglia]] (brouillon Jorune : [[Utilisatrice:Jorune/Letizia Battaglia]]; + [[w:Discussion Wikipédia:Wikiconcours/septembre 2024/Équipes/Équipe 14#Utilisation wikiquote]]) **{{Ouvrage|titre=Letizia Battaglia : passion, justice, liberté|édition=Actes Sud|année=1999|isbn=2-7427-2413-3|plume=oui}} ***NB: exergue = {{Cita|Ma io, con il cuore cosciente/di chi soltanto nella storia ha vita,/Potrò mai più con pura passionne operare,/se so che la nostra storia è finita ?}}, [[Pier Paolo Pasolini]], ''{{w|Les Cendres de Gramsci}}''. **https://aperture.org/editorial/the-sicilian-photographer-who-fought-the-mafia **https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/toute-une-vie/letizia-battaglia-1935-2022-une-photographe-hors-les-murs-2282000 **{{ouvrage/Test|auteur1=Letizia Battaglia|auteur2=Sabrina Pisu|titre=Mi prendo il mondo ovunque sia|éditeur= Einaudi |année=2020|isbn= 978-88-06-24677-8|url=https://books.google.fr/books?id=1hYHEAAAQBAJ}} trad fr en 2025 à voir : {{ouvrage|titre=Je m'empare du monde où qu'il soit|éditeur=Actes Sud|année=2025|isbn=9782330199692|plume=}} *[[Fatima Mernissi]] ([[Utilisateur:Amy LAR3/Brouillon]]) **. *[[Saloua Raouda Choucair]] ([[Discussion utilisatrice:Jorune#Saloua Raouda Choucair, accès]]) *'''[[Yvonne Vera]]''' (notes en pdd + [[User:Malik2Mars/Yvonne Vera|Brouillon]]) *Voir méli-mélo [[Virginia Woolf]]/[[Emily Brontë]] ([[Discussion:Emily Brontë]]) {{ok}} *[[Susanna Tamaro]] (+travailler cat [[:Catégorie:Écrivaine italienne]] : [[Natalia Ginzburg]], etc) *[[Aurelie Nemours]] (brouillon Jorune, [[Discussion utilisateur:Malik2Mars#Aurelie Nemours]]) *[[Gabriela Mistral]] **. *[[Wisława Szymborska]] (+[[Pi]], …) *[[Emily Dickinson]] **{{ouvrage/Test|trad=[[Claire Malroux]]|titre=Car l'adieu, c'est la nuit|édition=Gallimard|année=2007|isbn= 978-2-07-034759-9|url=https://archive.org/details/carladieucestlan0000dick}} **{{ouvrage/Test|trad=Françoise Delphy|titre=Poésies complètes|édition=Flammarion|année=2020|isbn= 978-2-0815-1878-0|plume=oui}} *[[Elena Ferrante]] (suite bavardages, [[Discussion:Elena Ferrante#Pour info]]) **(+[[Discussion:Italo Calvino#Jeu de piste]], pour lettre citée) *. NB : Reprendre travaux '''[[:Catégorie:Surréalisme]]/{{w|Femmes surréalistes}}''' *https://awarewomenartists.com/decouvrir/les-artistes-femmes-surrealistes *[[w:User:Malik2Mars/Brouillon/Notes/Suite (II)]] *+Voir publi dans le cadre des 100 ans, **{{Ouvrage|titre=Les Magiciennes. Surréalisme et alchimie au féminin : [[Leonora Carrington]], [[Ithell Colquhoun]], [[Remedios Varo]]|année=2024|isbn=9782844269911}} **{{Ouvrage|titre=Surréalisme|année=2024|isbn=9782844269881}} **https://www.beauxarts.com/evenement/surrealisme **. {{clear}} {{Faire}} À partir de la Cat commons, voir [[:c:Category:SheSaid visuals by year]], [[:c:Category:SheSaid bookmarks]], etc. Pages potentiellement à créer, +? passage en page d’accueil ([[WQ:Citation du jour]]), avec visuel (?). *+ [[Discussion Wikiquote:SheSaid#Visuel]] et [[Discussion utilisateur:An insect photographer#SheSaid]] === À voir === *{{Ouvrage|auteur=Jan Clausen|titre= Je transporte des explosifs on les appelle des mots|année=2019|isbn= 978-2-36624-454-0|}} (brouillon : [[Utilisateur:Malik2Mars/Jan Clausen]]) **NB: le titre de la partie « anthologie » (Nous n'étions pas censées survivre) … reprendre travaux [[#Audre Lorde]] *[[Guerrilla Girls]] {{fait}} **''The Advantages of Being a Woman Artist'', 1988 ***Elles@, p. 54 ****version img diffère du texte (trad termine par « C’est un message de service public des Guerrilla Girls, conscience du monde de l’art ») ***Women artists, p. 181 ***Elles x Paris Photo, p. 11 ***dans {{ouvrage|titre=Confessions of the Guerrilla Girls|année=1995|isbn=0-04-440947-8|url=https://archive.org/details/confessionsofgue0000unse_y9x0/page/53}} (version sans « A public service message from … ») ***NB: déjà sur {{es}} [[:es:Guerrilla Girls]]; sur wp:en, qlq mentions, « reprise » et [[Louise Bourgeois]] pour « Knowing your career might not pick up till after you're eighty » (https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Guerrilla_Girls&oldid=1242586729#cite_ref-22) **https://www.centrepompidou.fr/fr/offre-aux-professionnels/enseignants/dossiers-ressources-sur-lart/art-et-feminismes/focus-sur-les-guerrilla-girls == Voir aussi == {{voir autre projet|User:Malik2Mars/Brouillon|Brouillon}} *[[w:utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Wikimag]] *+[[w:Discussion utilisateur:Malik2Mars#Wikimag n°778 - Semaine 9]] == Notes == {{Références}} 8jr68plm839jrnfwja2gq1k747c6ys9 460154 460153 2026-06-01T09:45:52Z Malik2Mars 27293 /* Toni Morrison */ relct note. Zap. 460154 wikitext text/x-wiki {{page de discussion|ajouter un sujet=non}} <pre> {{en cours}} {{ébauche}} {{Infobox Wikidata}} '''{{W|}}''' == Citations == {{Citation|}} {{Réf Livre | titre = | auteur = | éditeur = | année = | ISBN = | page = }} === Autres citations === == Citations rapportées == == Citations sur == == Voir aussi == {{Autres projets |w= }} {{Autorité}} {{Bases}} {{Bases/Test}} {{DEFAULTSORT:}} [[Catégorie:]] [[Catégorie:]] </pre> <pre> {{Citation bloc|}} <noinclude> [[Catégorie:Citation du jour]] </noinclude> {{Citation du jour/Préchargement |fichier= |citation= |auteur= |article= }} <noinclude> [[Catégorie:Citation du jour]] </noinclude> </pre> <pre> {{Choisie citation du jour |puce=* |année= |mois= |jour= |commentaire= }} </pre> <pre> {{boîte colorée | titre = | titre-couleur = | titre-couleur-fond = | icone = | contenu = | contenu-couleur-fond = | style = | lien = | lien-couleur = }} </pre> == Admin == {{TableauAdmin}} *[[Wikiquote:Tableau de bord de l'administrateur]] ([[w:Aide:Administration]] / [[mw:Manual:Administrators/fr]]) **?[[Spécial:Fusionner_les_historiques]]? (Pages tests : [[Utilisateur:Malik2Mars/FusionA3]] et [[Utilisateur:Malik2Mars/FusionB4]]) ***11.23 : On a une demande sur [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]]; voir [[Aide:Comment renommer une page#« Cassage » d'historique]], [[w:Aide:Guide des administrateurs/Gestion des historiques]], [[w:Aide:Guide des administrateurs/Fusion d'historiques]] ***11-12.24 : ****belote et rebelote [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate#Christelle Houdonougbo (d · h · j · ↵)]] ****+[[Discussion utilisateur:Uchroniste 40/2024#Marie-Inès Ayonga]] ****+[[Discussion utilisateur:Uchroniste 40/2024#Doublons]], [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate#Thérèse kirongozi Iza]] ***10.25 ****[[Discussion:Marguerite Barankitse#Doublon]] ([[Discussion utilisateur:Ya235#Marguerite barankitse, doublon]]) **[[w:Aide:Scission]] ***04.25: '''(séparer historiques ?) [[Discussion utilisatrice:Jorune#Aissa Wade ou Awa Marie Coll ?]]''' **NB: « Créditer » ***[[Wikiquote:Le Salon/avril 2024#Remercier les autres wiki quand on va piocher une citation dans leurs pages]] (travailler modele) ***rappel, lors d’un transfert, a minima en cm de diff ([[Discussion:Jeannette Kagame#Doublon]]; +[[Wikiquote:Le Salon/octobre 2025#Doublons]]) ***->[[Discussion modèle:Auteurs crédités après scission#À retravailler]] **Blocages et protections ***[[Aide:Processus de blocage d'utilisateur]] ****[[Wikiquote:Requête aux administrateurs#Avertissements et Motifs de blocage]] ***[[Aide:Page protégée]] et [[Aide:Page semi-protégée]] ****[[Wikiquote:Le Salon/décembre 2025#Requête aux administrateurs]] **Rappel '''A faire''' : ***{{faire}}[[Discussion Wikiquote:Tableau de bord de l'administrateur#Mettre à jour]] ***+[[Discussion Wikiquote:Administrateur#Tableau de bord, template candidature, /Archives]] *Filtres ([[Special:FiltredAbus]]), test [[Spécial:Filtre_antiabus/test]]): **[[Wikiquote:Requête aux administrateurs#Bourde]] + [[Wikiquote:Requête aux administrateurs#Spécial:Filtre antiabus]] **NB rappel : +[[Discussion utilisatrice:Jorune#Aide]] (filtrer modif récentes, ajout de cita) *Interface : ** Rappel [[Wikiquote:Requête aux administrateurs#Interface et gadgets]] (indent colorée des pdd, lien ancré section, archive web, wikEdDiff…) **[[Discussion modèle:Liste horizontale#Ce modèle ne crée par de liste horizontale en fait ?]] **[[Discussion utilisateur:Uchroniste 40#Augustin d'Hippone]] **NB :[[Wikiquote:Le Salon/février 2025#Admins Interface]] *Bot : **[[Wikiquote:Le Salon/février 2025#Besoin d'un autre bot ?]] *Spam : **[[WQ:Spam]]/[[WQ:Liens externes]] : **[[Discussion utilisateur:Malik2Mars#Liste noire]], [[Discussion MediaWiki:Spam-blacklist]] **Page tests : [[Utilisateur:Malik2Mars/Tests]] **[[MediaWiki:Spam-blacklist]] ([[Special:Log/spamblacklist]]) **[[Spécial:Configuration_communautaire]], [[Spécial:Configuration communautaire/BlockedDomain]] ([[MediaWiki:BlockedExternalDomains.json]]) == Logos == *[[commons: Category:Wikiquote logos]] <gallery mode=slideshow> </gallery> ;Notes *Voir [[Wikiquote:Le_Salon/février_2023#Citation_du_jour,_accueil,_nouvelles_pages|Salon/février 2023]] == Modèles / Modules == {{faire}} *Voir [[Module:Biblio]] *{{BNF|}} *{{SUDOC|}} *{{OCLC|}} *{{JSTOR|}} *{{Doi|}} == Pages tests == * [[Wikiquote:Le Salon/Test]], [[Wikiquote:Le Salon/Entête/Test]] ; * [[Wikiquote:Accueil]] : [[Wikiquote:Accueil/Test]] :[[Utilisateur:JackBot/statistiques]] === [[Wikiquote:Citation du jour]] === {{Boîte colorée | titre =Citation du jour/Switch/Test | icone = Notification-icon-Wikiquote.svg | contenu = {{Modèle:Citation du jour/Switch/Test}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} {{Boîte colorée | titre =Citation du jour | icone = Notification-icon-Wikiquote.svg | contenu = {{Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} {{Boîte colorée | titre ={{#ifexist:Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}|Citation du {{#time: j F Y}}|Citation au hasard}} | icone = Notification-icon-Wikiquote.svg | contenu = {{#ifexist:Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}|{{Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}}}|{{Modèle:Citation du jour/Switch}}}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO | lien = {{#ifexist:Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}|Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}|Modèle:Citation du jour/Switch}} }} *[[Modèle:Citation du jour]], [[Modèle:Citation du jour/Test]], [[Modèle:Citation du jour/Préchargement]], [[Modèle:Citation du jour/Switch]], [[Modèle:Citation du jour/Switch/Sélection]], [[Modèle:Citation du jour/Switch/Preload]] === [[Wikiquote:Lumière sur]] === *[[Modèle:Lumière sur]] *Voir aussi [[Wikiquote:Le_Salon/août_2023#Proposition de critères pour créer un label "Bon article"]] **Suite [[Wikiquote:Le Salon/octobre 2023#Proposition de critères pour créer un label "Bon article"]] *=>[[Wikiquote:Bons articles]] et pdd ([[Wikiquote:Le Salon/novembre 2024#Les labels sont prêts !]]); [[Projet:Label]] <pre> {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} </pre> ==== [[Léonard de Vinci]] ==== {{Palette Léonard de Vinci}} {{Boite déroulante|titre=[[Modèle:Citation du jour/11 juillet 2021]]|contenu= {{Citation du jour/11 juillet 2021}} }} {{Boîte déroulante|titre=[[Modèle:Citation du jour/11 octobre 2021]] ([[wikiquote:Citations_du_jour/octobre_2021|11-14]])|contenu= {{Citation du jour/11 octobre 2021}} }} {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bloc|'''La littérature sur Léonard est si vaste qu’elle illustre presque tout le spectre de l’écrit historique''' : de la clairvoyance poétique à la platitude anecdotique, de l’académisme borné à la généralisation irrecevable, de la brillance à l’ineptie.|[[Martin Kemp]]{{note|{{harvsp|Kemp|2019|p=7}}, vo : (Kemp 2006, « preface to the 1981 edition », p. XVIII) « {{lang|en|The existing literature on Leonardo is so vast that it has embraced almost all the extremes of historical writing: from poetic insight to novelettish sloppiness; from myopic scholarship to insupportable generalization; from brilliance to stupidity.}}}}}} {{Citation bloc|Dieu mis à part, '''Léonard de Vinci est sans doute l’artiste sur lequel on a le plus écrit'''. […] '''Il a inspiré les fantasmes les plus légitimes et les déductions les plus saugrenues.''' […] En une quarantaine d’années, depuis les publications qui avaient accompagné le cinquième centenaire de sa naissance, Léonard a changé : il a rajeuni.|[[Daniel Arasse]]{{sfn|Arasse|2019|loc=Léonard aujourd’hui|p=7}}}} {{Citation bloc|Léonard chercha en tant qu’artiste à accroître sa connaissance du monde physique par l’observation, la comparaison, l’analyse. Il a, certes, à un moment donné, consigné ses recherches dans des notes et des diagrammes, et non dans des dessins ou des peintures, mais '''ces deux formes d’expression sont finalement inséparables''' et elles ont réagi l’une sur l’autre a chacune des phases de son existence.|[[Kenneth Clark]]{{sfn|Clark|2005|p=14}}}} {{Citation bloc|Léonard de Vinci et [[Nicolas Machiavel]] furent des contemporains, pas seulement parce qu’ils ont vécu la même période historique, pas seulement parce qu’ils ont voulu, parfois au même moment et souvent de la même manière, peser sur elle de manière décisive, mais parce que tout, dans leur œuvre et leurs actions, suggère qu’ils avaient en partage une même conception de la « '''qualité des temps''' »|[[Patrick Boucheron]]{{sfn|Boucheron|2013|p=31-32}}}} {{Citation bloc|[…] '''il est difficile de construire un récit scientifiquement valide lorsque la documentation s’obstine à rester silencieuse'''.[…] il faut – pour surmonter le problème des données manquantes – contextualiser tous les documents en notre possession. Au lieu par exemple, de s’interroger sur le fonctionnement des machines, comme le font beaucoup d’auteurs, '''il faut insérer ces réflexions dans une histoire totale à la fois sociale, économique, culturelle et politique.'''|[[Pascal Brioist]]{{sfn|Brioist|2013|p=18-19}}}} {{Citation bloc|Ses extraordinaires manuscrits, un labyrinthe de milliers de feuillets et de cahiers où il était auparavant si difficiles de s’orienter. Or, grâce à leur numérisation et à leur publication en ligne , ils sont devenus plus accessibles à tous, et surtout plus lisibles. '''Dans l’avenir, on pourra les consulter en raccordant immédiatement les idées et les images.'''|[[Carlo Vecce]]{{sfn|Vecce|2019|p=11}}}} {{Citation bloc|Dis-moi si rien de pareil fut jamais fait ; tu comprends, et cela suffit pour l’instant.||}} {{Citation bloc| Alors que je croyais apprendre à vivre, j’apprenais à mourir.||}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Chimamanda Ngozi Adichie]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Maya Angelou]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[James Baldwin (écrivain)]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Italo Calvino]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Julio Cortázar]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu =[[Image:Cortazar2.jpg|gauche|vignette]] {{Citation au hasard |nombre=5 |cit1= Résumé provisoire de la dynamique humaine :<br> ''hazo'' ergo sum,<br> je hasarde donc je suis,<br> et je hasarde parce que je suis,<br> et je ne suis qu’hasardant. |de1=[[Julio Cortázar]], ''Lucas, ses découvertes hasardeuses'' {{Harvsp|Cortázar|2014|p=132-133}} |cit2=Faire du lecteur un complice, un compagnon de route. Le faire coïncider avec l’écriture puisque la lecture abolira le temps du lecteur, et le transportera vers celui de l’auteur. |de2=[[Julio Cortázar]], ''[[w:Marelle (roman)|Marelle]]'' (79, {{Harvsp|Cortázar|2013|p=455}}) |cit3=Je me demande, quant à moi, si je parviendrai une bonne fois à faire comprendre que le véritable et l’unique personnage qui m’intéresse c’est le lecteur, dans la mesure où un peu de ce que j’écris devrait contribuer à le modifier, à le faire changer de position, à le dépayser, à l'aliéner. |de3=[[Julio Cortázar]], ''[[w:Marelle (roman)|Marelle]]'' (97, {{Harvsp|Cortázar|2013|p=504}}) |cit4=Un tout petit Cronope cherchait la clef de la porte d’entrée sur la table de nuit, la table de nuit dans la chambre à coucher, la chambre à coucher dans la maison, la maison dans la rue. Là, le Cronope s’arrêta car, pour sortir, il lui fallait la clef de la porte. |de4=[[Julio Cortázar]], ''{{w|Cronopes et Fameux}}'' {{Harvsp|Cortázar|2008|loc=« Histoire »|p=423}} |cit5= Il avait enfin tout le silence nécessaire pour dormir à poings fermés et ce silence lui pesait. Il se tournait et se retournait dans son lit comme vaincu par le silence qu’il avait obtenu par ruse et qu’on lui retournait entier et vengeur. Il pensa ironiquement qu’il regrettait les pleurs de l’enfant, que ce calme parfait ne lui suffisait pas pour dormir et moins encore pour rester éveillé. Il regrettait les pleurs de l’enfant et, quand il les entendit, beaucoup plus tard, faibles mais reconnaissables entre mille à travers la porte condamnée, il sut, au-delà de la peur, au-delà de la fuite en pleine nuit, que tout était bien ainsi et que la femme n'avait pas menti, qu'elle ne s'était pas menti en berçant l'enfant, en voulant que l’enfant se taise pour qu’ils puissent, eux, dormir. |de5=[[Julio Cortázar]], ''Fin d’un jeu'' {{Harvsp|Cortázar|2008|loc=''La porte condamnée''|p=267}} |cit6= |de6= |cit7= |de7= }} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} *[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Notes#Julio Cortázar]] *{{Ouvrage|libellé=|titre=Le tour du jour en quatre-vingts mondes |année=1980|isbn=2-07-020921-0|id=Cortázar1980|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=Entretiens avec Omar Prego|éditeur=Gallimard|collection=Collection Folio-Essais|date=1986|isbn=2-07-032339-0|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=Nouvelles, histoires et autres contes|éditeur=Gallimard|collection=Quarto|date=2008|isbn=978-2-07-078544-5|id=Cortázar2008|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=Crépuscule d'automne|éditeur=J. Corti|collection=Ibériques|date=2010|isbn=978-2-7143-1027-9|id=Cortázar2010|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=[[w:Marelle (roman)|Marelle]]|éditeur=Gallimard|collection=L'imaginaire|date=2013|isbn=978-2-07-029134-2|Cortázar2013|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=Pages inespérées : récits|éditeur=Gallimard|collection=Du monde entier|date=2014|isbn=978-2-07-014510-2|id=Cortázar2014|plume=oui}} *{{Ouvrage|libellé=|titre=Produit du hasard : hypertexte et poésie combinatoire|éditeur=Presses universitaires de Lyon|date=2019|isbn=978-2-7297-0954-9|id=Cortázar2019|plume=oui}} ==== [[Etty Hillesum]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Paul Klee]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bloc| L’art ne reproduit pas le visible ; il rend visible.||}} {{Citation bloc|Je commence par le chaos, c'est la démarche la plus logique et la plus naturelle. Je ne m’en inquiète pas, car je peux me considérer, en premier lieu, moi-même comme un chaos.||}} {{Citation bloc|La couleur me possède. Point n'est besoin de chercher à la saisir. Elle me possède, je le sais. Voilà le sens du moment heureux : la couleur et moi sommes un. Je suis peintre.||}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Audre Lorde]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bilingue bloc|langue=en|<poem>So it is better to speak remembering we were never meant to survive.</poem>|<poem>Alors il vaut mieux parler en se rappelant que nous n’étions pas censées survivre.</poem>}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} {{Réf Livre | titre = Sister Outsider : essais et propos sur la poésie, l’érotisme, le racisme, le sexisme… | auteur = Audre Lorde | éditeur = Mamamélis | année = 2018 | ISBN = 978-2-940116-13-3 | page = . }} {{Réf Livre | titre = {{w|Zami : une nouvelle façon d'écrire mon nom}} | auteur = Audre Lorde | éditeur = Mamamélis | année = 2021 | ISBN = 978-2-940116-14-0 | page = . }} {{Réf Livre | titre = La Licorne noire | auteur = Audre Lorde | éditeur = L’Arche | année = 2021 | ISBN =978-2-38198-012-6 | page = . }} ==== [[Amin Maalouf]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bloc| Mon identité, c’est ce qui fait que je ne suis identique à aucune autre personne.||}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Alain Mabanckou]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation du jour/19 janvier 2022}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Léonora Miano]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} NB : 2024, travaux à reprendre ! ([[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Miano]]) ==== [[Toni Morrison]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bloc|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.||Playing in the Dark}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} *[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Morrison]] (liste ressources, à actualiser; + note sur « l’influence d’une palette » …) ==== [[Alix Cléo Roubaud]] & [[Jacques Roubaud]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} {{Réf Livre | titre = Journal (1979-1983) | auteur = Alix Cléo Roubaud | éditeur = Seuil | année = 2009 | ISBN = 978-2-02-100209-6 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Quelque chose noir | auteur = Jacques Roubaud | éditeur = Gallimard | année = 1986 | ISBN = 2-07-070694-X | page = . }} {{Réf Livre | titre = Le Grand Incendie de Londres | auteur =Jacques Roubaud | éditeur = Seuil | année = 2009 | ISBN = 978-2-02-099689-1 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Une image peut-être vraie. Alix Cléo Roubaud | auteur = Hélène Giannecchini | éditeur = Seuil | année = 2014 | ISBN =978-2-02113757-6 | page = . }} Notes: *+[[Discussion:Alix Cléo Roubaud]] ==== [[Bertrand Russell]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} *[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/R]] ==== [[Antoine de Saint-Exupéry]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = [[fichier:Madeira-Street art-Portrait-Kleiner Prinz.jpg|vignette]] {{Citation bloc|On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.||[[Le Petit Prince]]}} {{Citation bloc|Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à retrancher.||}} {{Citation bloc|La vie se contredit tant, on se débrouille comme on peut avec la vie…||}} {{citation bloc|La vérité d'hier est morte, celle de demain est encore à bâtir. Aucune synthèse valable n'est entrevue, et chacun d'entre nous ne détient qu'une parcelle de vérité.||}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} *{{Ouvrage/Test|champ libre=édition établie et présentée par {{w|Alban Cerisier}}|titre=Du vent, du sable et des étoiles : œuvres|édition=Gallimard|collection=Quarto|date=2018|isbn=978-2-07-274242-2|plume=oui|id=Ex2018}} ==== [[Paul Valéry]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = {{Citation bloc|<poem>Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes ; Midi le juste y compose de feux La mer, la mer, toujours recommencée ! Ô récompense après une pensée Qu’un long regard sur le calme des dieux !</poem>}} <gallery mode=slideshow> Kruzenshtern (ship, 1926), Sète, Hérault 01.jpg Sete cimetiere marin 2.JPG Tombe de Paul Valéry.jpg </gallery> {{Citation bloc|<poem>Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre ! L’air immense ouvre et referme mon livre</poem>}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} ==== [[Ludwig Wittgenstein]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = [[Image:Ludwig Wittgenstein.jpg|vignette]] {{Citation bloc| {{#switch:{{rand|0|1}} |0=Il faut que tu descendes jusqu’aux sources pour les voir toutes sur le même pied, celles que l’on a négligées comme celles que l’on a préférées. |1=On ne cesse d’oublier d’aller jusqu’au fondement. On ne pose pas assez ''profond'' les points d’interrogation. }}||{{w|Remarques mêlées}}}} {{Citation bloc|Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence ||[[Tractatus logico-philosophicus]]}} {{Citation bloc|Dites-leur que j’ai eu une vie merveilleuse.}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} *[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/W]] NB: (2026) Tester (ici) combo cit avec ill. [[#Paul Klee|Klee]], revoir tests brouillon et discussions (dispersées) avec [[w:user:Else If Then|Else If Then]] ==== [[Virginia Woolf]] ==== {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = [[Image:George Charles Beresford - Virginia Woolf in 1902 - Restoration.jpg|vignette]] | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#OOOO }} {{Réf Livre | titre = Journal d’adolescence 1897-1909 | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Stock | année = 2008 | ISBN =978-2-234-06064-7 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Journal intégral 1915-1941 | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Stock | année = 2008 | ISBN =978-2-234-06030-2 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Œuvres romanesques | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Stock | année = 1974 | ISBN =2-234-0000-3-3 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Œuvres romanesques I | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Gallimard | année = 2012 | ISBN =978-2-07-011482-5 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Œuvres romanesques II | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Gallimard | année = 2012 | ISBN =978-2-07-013224-9 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Romans, essais | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Gallimard | année = 2014 | ISBN =978-2-07-014498-3 | page = . }} {{Réf Livre | titre = L’écrivain et la vie | auteur = Virginia Woolf | éditeur = Payot & Rivages | année = 2008 | ISBN =978-2-7436-1776-9 | page = . }} {{Réf Livre | titre = Entre les livres | auteur = Virginia Woolf | éditeur = La Différence | année = 2014 | ISBN =978-2-7291-2131-0 | page = . }} Notes : (11.24) *À éclaircir : [[Discussion:Emily Brontë#Ajout 11.11.24, Woolf, trad Yourcenar, non ?]] {{oui}} **NB: pour # suivant, [[#Marguerite Yourcenar]], sur la trad, voir {{article|auteur=Maïca Sanconie|titre=Préface de Marguerite Yourcenar à sa traduction, Les Vagues, de Virginia Woolf : le traducteur en majesté ?|périodique=Palimpsestes |numéro=31|année=2018|url=https://journals.openedition.org/palimpsestes/2787}}, + {{ouvrage|titre=Marguerite Yourcenar. Écriture, réécriture, traduction |isbn=2-9504474-8-1|url=https://www.yourcenariana.org/hs_consultables/marguerite-yourcenar-ecriture-reecriture-traduction/}} (https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/27-Shields.pdf), etc. *Travaux à reprendre + creuser // les [[Brontë]] **[[s:en:The Common Reader/"Jane Eyre" and "Wuthering Heights"]] **{{ouvrage/Test|titre=Charlotte & Emily Brontë / vues par Virginia Woolf|isbn1=978-2-37641-065-2|isbn2=978-23-7641-965-5}} **. ==== [[Marguerite Yourcenar]] ==== {{Palette Marguerite Yourcenar}} Biblio (à établir) : *https://www.yourcenariana.org *{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur=Achmy Halley|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC}} *{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}} + *https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/serie-marguerite-yourcenar-1979 {{ISBN|2-268-03250-7}} *NB [[Wikiquote:Accueil/Test]] {{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}} ==== [[Wikiquote:SheSaid/Hall of Fame]] ==== {{Wikiquote:SheSaid/Hall of Fame}} === Notes === *Pour la sous page projet SheSaid, peut-être seulement avec Switch et ajouter les liens vers les « Lumière sur » (à faire) *Pour la page d’accueil, ajouter un lien citation « au hasard » vers la sous page [[Modèle:Citation du jour/Switch]] (à faire) dans le cadre de la citation du jour ? *autres tests images : **[[Modèle:Citation du jour/18 septembre 2021]] **Voir aussi [[#Logos]] ***+[[Discussion Wikiquote:SheSaid#Idée de logo/icône]] *Lister (wikifier) ici aussi primaires/secondaires par # (à compléter). **Transférer (relect/MàJ accès)/établir biblio *Tests fin mai 2023 : **([[Wikiquote:Le Salon/mai 2023#Wikiquote:Citation du jour]], mais [[Wikiquote:Demande d'intervention sur une page protégée]], relance du sujet après lien rouge en page d’accueil – pas la première fois. Certainement le seul à blâmer, moi… bref) **Possibilités ? Voir ***[[Modèle:Citation du jour/Switch]] ***[[Modèle:Citation du jour/Test]] ***le plus simple semble : [[Modèle:Citation_du_jour/Test#Plus_simple_:_si_oui_J,_si_non_une_fixe]] (très drôle, je trouve !) ***Notes: ****Adapter les cadres en fonction ****attention avec if **->[[Wikiquote:Le Salon/mai 2023#WQ:Accueil, /Test]] ***Koreller indique qlq pages pour aide et inspi ! ***Eunostos demande « [[Wikiquote:Le Salon/mai 2023#c-Eunostos-20230528080500-Malik2Mars-20230528073100|est-ce qu'on n'aurait pas moyen de faire afficher le lien rouge ailleurs, par exemple sur la page du Salon en créant automatiquement un nouveau fil ?]] » ****Au départ : « [[Wikiquote:Citation du jour|Choisir une citation]] pour le [[Modèle:Citation du jour/{{#time: j F Y}}|{{rouge|{{#time: j F Y}}}}]] » ****Peut devenir « [[Wikiquote:Citation du jour|Proposer une citation]] pour le {{#time: j F Y}} » *****Et là, un lien salon, section auto, instruction et texte préformaté ? *****On peut bien sûr afficher le lien rouge au Salon, en-tête par ex ([[Wikiquote:Le Salon/Entête]]). ***Maj 2025 : ->[[Wikiquote:Le Salon/avril 2025#Nouvelle page d'accueil]] *[[Wikiquote:Le Salon/septembre 2023#Suite, travaux, tests]] **[[Discussion modèle:Citation du jour/Switch#Nouvelle version]] *Wikiquote:Le Salon/octobre 2023 ** '''[[Wikiquote:Le Salon/octobre 2023#MàJ Modèles Biblio, tests]] (voir aussi [[#Modèles / Modules]]) + spécial:pages liées (pdd &co)''' ***{{m|Ouvrage}} ([[Spécial:Pages_liées/Modèle:Ouvrage]]) ; {{m|Ouvrage/Test}} ([[Spécial:Pages_liées/Modèle:Ouvrage/Test]]) ****[[Louis Aragon]] ****[[André Breton]] ****[[Max Ernst]] ****[[Roberto Matta]] ****[[Alejandra Pizarnik]] ****… ***{{m|Bibliographie}} ([[Spécial:Pages_liées/Modèle:Bibliographie]]) ****[[Paul Klee]] ****… *Tests {{m|Bases}} &co, wd sur wq ? *[[Wikiquote:Le Salon/janvier 2025#D'où vient cette citation ?, suite]] **[[Léonard de Vinci]]#, [[Discussion:Végétarisme#À faire]] ***[[Discussion:Léonard de Vinci#Section faussement attribuées]] === Ping-pong === avant : {{…}} 18.03.23 : *{{vu}} ébauche [[Pablo Neruda]] (une page en haut de ma liste pour partie de ping-pong) par Eunostos, qlq notes, divagations : **Les sections « sur », un peu comme les anthologies dans les cat expo (comme évoqué ici : [[w:Discussion utilisateur:Malik2Mars#Merci]], [[w:Discussion:Robert Delaunay#Robert Delaunay#À propos de Robert Delaunay]], [[Robert Delaunay]] {{songeur}} ) **De plus, sur wp, les sections « dans la culture » sont, disons, peu considérées par certains (voir par ex : [[w:Discussion utilisateur:Malik2Mars/3#Pascal et culture populaire]]), alors que sur wq on peut faire une partie de ce travail sans problème particulier (juste bien placer cela…, +param précisions…) ***Une autre façon de faire de la Pub, d’orienter les contributions vers quote mais inefficace pour le moment, pb de communication (par ex : 27.12.22) ***Rappel : attention, ne pas sabrer sans « catégoriser » avant (voir : [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon#Concours, projets & co.]]) **L’exemple ici est d’ailleurs particulier, intéressant le premier choix (Ferrat). Laisser un mot en pdd après. *{{Ancre|WCC}}Après un ''solo'' [[#Paul Klee]] pour le [[w:Wikipédia:Wikiconcours/mars 2022/Équipes/Équipe 13|WCC mars 2022 (13)]], voilà le [[Surréalisme]] pour le [[w:Wikipédia:Wikiconcours/septembre 2023/Équipes/Équipe 17|WCC septembre 2023 (17)]]. Dans ce cadre ([[:Catégorie:Surréalisme]]) – et ''au-delà'' –, travailler/retravailler : *#[[Louis Aragon]] *#[[Jean Arp]] *#[[Louise Bourgeois]] *#[[André Breton]] *#/[[Utilisateur:Malik2Mars/Leonora Carrington|Leonora Carrington]] *#[[Henri Cartier-Bresson]] *#[[Suzanne Césaire]] *#[[René Char]] *#[[Julio Cortázar]] *#[[Salvador Dalí]] *#[[Robert Delaunay]], [[Sonia Delaunay]] *#[[Robert Desnos]] *#[[Marcel Duchamp]] *#[[Paul Éluard]] *#[[Max Ernst]] *#[[Caspar David Friedrich]] *#/[[User:Malik2Mars/Valentine Hugo|Valentine Hugo]] *#[[Frida Kahlo]] *#[[Vassily Kandinsky]] *#[[Paul Klee]] *#[[Michel Leiris]] *#[[René Magritte]] *#[[André Masson]] *#[[Roberto Matta]] *#[[Joan Miró]] *#[[Pablo Neruda]] *#[[Octavio Paz]] *#/[[User:Malik2Mars/Valentine Penrose|Valentine Penrose]] *#[[Pablo Picasso]] *#[[Alejandra Pizarnik]] *#/[[Utilisateur:Malik2Mars/Man Ray|Man Ray]] *#[[Pierre Reverdy]] *#[[Mark Rothko]] *#[[Dorothea Tanning]] *#[[Elsa Triolet]] *#… *Note : [[w:Femmes surréalistes]] (SheSaid [[#2023]], [[#2024]], …) *Puis, en fonction de l’avancement, ici #Lumière sur. == SheSaid == {{Pour info|{{Commons-inline|Category:SheSaid|SheSaid}}}} Notes : *[[Spécial:Nouvelles pages]] *https://hashtags.wmcloud.org/?query=SheSaid&project=fr.wikiquote.org Ressources {{w|Femme artiste}}, {{w|Femme peintre}} ([[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Notes#Notes, suite]], [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Notes/Suite (I)]]) : *https://www.bnf.fr/fr/femmes-artistes **https://www.bnf.fr/sites/default/files/2018-11/biblio_art_femmes_site.pdf **NB : https://fr.wikiquote.org/wiki/Spécial:Recherche_de_lien?target=https%3A%2F%2Fwww.bnf.fr%2Ffr%2Ffemmes-artistes *https://awarewomenartists.com *{{Ouvrage|libellé=Colvile 1999|auteur=Georgiana Colvile|titre=Scandaleusement d'elles : trente-quatre femmes surréalistes|éditeur=J.-M. Place|date=1999|isbn=2-85893-496-7|plume=oui}} *{{Ouvrage|prénom1=Uta|nom1=Grosenick|titre=Women artists : femmes artistes du XXe et du XXIe siècle|éditeur=Taschen|date=2001|isbn=3-8228-5967-2|plume=oui}} **{{en}}, https://archive.org/details/womenartistsin200000unse *{{ouvrage/Test|auteur1=[[Alexandra Lapierre]]|auteur2=Christel Mouchard|directeur2=oui|titre=Elles ont conquis le monde : les grandes aventurières 1850-1950|édition=Artaud|année=2007|isbn=978-2-7003-0214-1|plume=oui}} *{{Ouvrage/Test|titre={{w|Elles@centrepompidou}} : artistes femmes dans la collection du Musée national d'art moderne, Centre de création industrielle|éditeur=Centre Pompidou|date=2009|isbn=978-2-84426-384-1|id=Paris2009|plume=oui}} *{{Ouvrage/Test|auteur=[[Camille Morineau]]|titre=L'autre continent : artistes, femmes, africaines|nature ouvrage=catalogue d’exposition, Le Havre, 15 septembre-31 décembre 2016|éditeur=MkF éditions|date=2016|isbn=979-10-92305-35-7|présentation en ligne=https://museum-lehavre.fr/fr/editions/lautre-continent}} **https://www.rfi.fr/fr/culture/20161011-autre-continent-artistes-africaines-prennent-parole-le-havre **https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/23/etre-femme-artiste-et-africaine-mode-d-emploi_5053594_3212.html *{{Ouvrage/Test|titre=Couples modernes : 1900-1950|nature ouvrage=exposition, Metz, Centre Pompidou-Metz, Galeries 2 et 3, 28 avril-20 août 2018 ; Londres, Barbican Centre, 10 octobre 2018-27 janvier 2019|éditeur=Gallimard/Centre Pompidou-Metz|date=2018|isbn=978-2-07-277162-0|plume=oui}} *{{ouvrage|titre=Cachées par la forêt. 138 portraits de femmes de lettres oubliées|édition=La Table ronde|année=2018|isbn=978-2-7103-7714-6|plume=oui}} *{{Ouvrage/Test|titre=Femmes, années 50 : au fil de l'abstraction, peinture et sculpture|nature ouvrage=exposition, Rodez, Musée Soulages, 14 décembre 2019-10 mai 2020|éditeur=Hazan/Musée Soulages|année=2019|isbn=978-2-7541-1127-0|plume=}} **https://awarewomenartists.com/magazine/femmes-artistes-face-a-labstraction-au-musee-soulages *{{Ouvrage/Test|libellé=|auteur1=Christine Macel|prénom2=Karolina|nom2= Ziebinska-Lewandowska|nature ouvrage=catalogue d’expositions, Paris, Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, 5 mai-23 août 2021, Bilbao, Musée Guggenheim, 22 octobre 2021-27 février 2022 |titre={{w|Elles font l'abstraction}}|édition=Centre Pompidou|date=2021|isbn=978-2-84426-894-5|id=Paris2021|plume=oui}} **https://www.bpi.fr/content/uploads/sites/2/2021/05/bibliographie-elles-font-labstraction-v2-bpi-mai-2021.pdf *{{Ouvrage/Test|titre=The power of my hands : Afrique(s) : artistes femmes|nature ouvrage=exposition, Paris, Musée d'art moderne|édition=Paris-Musées|année=2021|isbn=978-2-7596-0482-1}} **https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-power-my-hands **https://www.mam.paris.fr/sites/default/files/documents/dp_def_thepowerofmyhands.pdf **https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/31/exposition-the-power-of-my-hands-seize-artistes-africaines-metamorphosent-l-intime_6090135_3212.html **https://awarewomenartists.com/magazine/the-power-of-my-hands-les-paumes-et-poings-leves/ *{{Ouvrage/Test|libellé=Agret et Païni 2023|auteur1=Alix Agret|auteur2= Dominique Païni|directeur1=oui|directeur2=oui|titre=Surréalisme au féminin ?|nature ouvrage=[https://museedemontmartre.fr/exposition/expo-surrealisme-au-feminin/ exposition, Paris, Musée de Montmartre-Jardins Renoir, 31 mars-10 septembre 2023]|éditeur=In fine/Musée de Montmartre|date=2023|isbn=978-2-38203-116-2|plume=oui}} *{{Ouvrage/Test|titre=Elles x Paris Photo|édition=Textuel|année=2023|isbn=978-2-84597-979-6|plume=oui}} **NB: [[Discussion:Photographie#Notes]] ({{w|Place des femmes dans la photographie}}), plus généralement, travailler la page [[Photographie]] ([[Susan Sontag]], [[Alix Cléo Roubaud]], [[Henri Cartier-Bresson]], [[Walter Benjamin]], …) ***+{{ouvrage|titre=Qui a peur des femmes photographes ? : 1839-1945|éditeur=Musée d'Orsay/Hazan|année=2016|isbn=978-2-75410-856-0|plume=oui}} ***+{{Ouvrage|titre={{w|Une histoire mondiale des femmes photographes}}|édition=Textuel|année=2020|isbn=978-2-84597-843-0|plume=oui}} ****[[Lee Miller]], p. 214 ****[[Letizia Battaglia]], p. 309 ****[[Alix Cléo Roubaud]], p. 390 ****etc. ****NB:Cet ouvrage – de nouveau, et un de plus… –, avec ''toutes'' ces cita (et en même temps : ''seulement''), dans sa ''conception'' (mais limité par la taille)… {{sourire éclatant}} *{{ouvrage/Test|auteur=Andrea Oberhuber|titre=Faire œuvre à deux : le livre surréaliste au féminin|édition=Presses universitaires de Rennes/Les Presses de l'Université de Montréal|date=2024|isbn=978-2-7535-9821-8|url=https://pur-editions.fr/product/10227/faire-oeuvre-a-deux|plume=oui}} ({{DOI|10.1515/9782760648272}} PUM 2023) **https://lisaf.org/ (programme de recherche) === 2023 === /10-12/ [[Image:WLW SheSaid puzzle logo.svg|180px]] [[m:Talk:Wiki Loves Women/SheSaid#SheSaid Campaign - Launch of the 4th Edition.]] *Pub&co : [[Wikiquote:Le Salon/octobre 2023#SheSaid]] * Thématique(s) travaux (?) : dans le sillage du [[#WCC]], idem précédente édition ([[Wikiquote:SheSaid/2022]]) moins les contraintes auto-fixées (l’idée de départ était : [[w:User:Malik2Mars/Brouillon/Bauhaus|Bauhaus : « '''Il sont fous ces Bauhausiens ! » Un recueil de citations''']]), répartir des principaux cat. – sans la contrainte de remonter le fil pendant la période 10-12 (peut se faire après, et par d’autres) **Maj 2025 {{w|Bauhaus}}, ->{{w|Femmes du Bauhaus}} *Travaux : **[[Échecs]] **[[Mitra Hejazipour]] **[[Dorothea Tanning]] ** ---- ---- === 2024 === (Abandon des travaux en // avec les autres projets (blocage indéfini demandé et acté sur wp:fr)) Après échanges en pdd de [[Niki de Saint Phalle]], [[Louise Bourgeois]], suite bavardages avec @[[User:Jorune|Jorune]] : [[Discussion utilisateur:Malik2Mars#Artemisia Gentileschi n'a pas de page ici !]] {{Citation bloc|Sans la compréhension de l’art du dessin, un mathématicien, si grand qu’on le veuille, sera non seulement une moitié de mathématicien, mais encore un homme sans yeux.|[[Galileo Galilei]] '''{{grossir|[sic]}}'''|}} *[[Artemisia Gentileschi]] ({{w|Artemisia Gentileschi}}) **{{Ouvrage|titre=Artemisia Gentileschi : correspondance|année=2023|isbn=978-2-252-04737-8|plume=oui}} **{{Ouvrage|titre=Artemisia, 1593-1654 : pouvoir, gloire et passions d'une femme peintre|année=2012|isbn=978-2-07-013680-3|plume=oui}} **{{ouvrage|auteur=[[Alexandra Lapierre]]|titre=Artemisia, un duel pour l'immortalité |url=https://archive.org/details/artemisiaunduelp0000lapi_n5g5}} **MaJ sept 2024 : [[Utilisatrice:Jorune/Brouillon 1]] **+{{article|titre=Un cœur de César dans l’âme d’une femme : Trois procès à Rome au XVIIe siècle {{w|Beatrice Cenci}} – [[Galileo Galilei]] – [[Artemisia Gentileschi]]|périodique= Po&sie|année=2017|url=https://shs.cairn.info/revue-poesie-2017-4-page-29}} ; {{article|titre=Artemisia Gentileschi (1593-1653). Sexualité, violence, peinture|périodique=Adolescence|année=2008|url=https://shs.cairn.info/revue-adolescence-2008-2-page-365}} ; + {{ouvrage|titre=Les Actes d'un procès pour viol en 1612 |année=1984|isbn=2-7210-0261-9}} *2. « demander un coup de main au projet les sans-pages » ; 4. « Relancer l'idée d'un projet sur les femmes artistes » **Oui, voir ici en 2022 : [[w:Sujet:Wu0gpwn7netyaw77]] (page liée à [[#Paris2009]] et [[#Paris2021]], + [[w:Projet:Les sans pagEs/Suggestions d'articles à créer#Arts visuels]],… ), notes brouillon '''automne 2022 [[w:spécial:diff/209505697]]'''{{note| « […] suis d’ailleurs passé par la pdd de [[Camille Claudel]] [ [[w:Discussion:Camille Claudel#Sources des citations de Rodin et de la lettre de Camille Claudel au docteur Michaux ?]] ] … [[w:Archives of Women Artists, Research and Exhibitions]] propose d’ailleurs des dossiers pédagogiques associés à https://awarewomenartists.com/decouvrir_artistes/petites-histoires-grandes-artistes/ mais pas de source pour « Les mots de l’artiste ». Consulté qlq uns de ces fichiers avant (passé par l’article wp en avril dernier d’ailleurs), mais c’est en cherchant sur le web pour [[Louise Bourgeois]] que j’ai, disons, naturellement suivi ce fil {{clin}} (que pointe le lien Bnf d’ailleurs…) … passé laisser un mot en pdd quote de [[Rosa Bonheur]] aussi (l’occasion d’ajouter un lien vers [[Léonard de Vinci]] {{tire langue}}). »}}, annonce @[[User:Anthere|Anthere]] [[w:Sujet:Wz8z7vhur5gryd73]] **Voir aussi [[w:Projet:Ateliers Femmes et Féminisme (Nantes)]], [[w:Projet:Ateliers Femmes et Féminisme (Nantes)/Wikiquote]], annonce @[[User:DeuxPlusQuatre|DeuxPlusQuatre]] salon 2023 ici [[Wikiquote:Le Salon/mai 2023#Ateliers SheSaid Samedi 6 mai et Dimanche 7 mai]] *+[[Hilma af Klint]]; => **https://www.centrepompidou.fr/fr/offre-aux-professionnels/enseignants/dossiers-ressources-sur-lart/naissance-de-lart-abstrait/hilma-af-klint **https://awarewomenartists.com/artiste/hilma-af-klint/ ***https://awarewomenartists.com/series_animees/lhistoire-dhilma-af-klint ***https://awarewomenartists.com/wp-content/uploads/2017/04/hilma-af-klint-mep.pdf **{{w|Traces du sacré}} ***. ***https://media.artabsolument.com/pdf/article/25208.pdf **[[#Paris2021]] ***. **{{ouvrage/Test|auteur=Julia Voss|trad=Anne Posten|titre=Hilma af Klint : a biography|éditeur=University of Chicago Press|année=2022|isbn=978-0-226-68993-7 |doi=10.7208/chicago/9780226689937.001.0001|url=https://www-degruyter-com.wikipedialibrary.idm.oclc.org/document/doi/10.7208/chicago/9780226689937/html}} **… *+->[[Utilisateur:Malik2Mars/Anni Albers]] {{Clear}} '''''Focus'' [[:Catégorie:Femme peintre|peintres]] ([[:Catégorie:Femme artiste|artistes]])''' {{pour info|[[Wikiquote:SheSaid#Aidez nous à bleuir notre palette]] et [[Wikiquote:Le Salon/septembre 2024#La campagne #SheSaid2024 est ouverte]]}} {{Palette|Femmes peintres}} {{Fait.}} ('''2024''') *[[Maria Helena Vieira da Silva]] (+brouillon) (11.11.2024, '''focus peu productif en l’état…''') *. + *[[Kapwani Kiwanga]] *[[Guerrilla Girls]] *[[Isabel Allende]] (demande [[Discussion utilisateur:An insect photographer#Wikiquote:Demander un article]]) **+ : ***{{ouvrage|titre=Paula|édition= Librairie générale française|année=1997|isbn=2-253-14119-4|plume=oui}} ***. [[Discussion:Isabel Allende#Pour info]] *[[Lee Miller]] (+brouillon) **. [[Discussion:Lee Miller#Notes]] (+[[Utilisateur:Malik2Mars/Man Ray|/Man Ray]]) *[[Alexandra Lapierre]] *'''[[Leïla Sebbar]]''' (+brouillon) **+[[Nancy Huston]] *[[Sabine Hossenfelder]], {{ouvrage|titre= Lost in maths: comment la beauté égare la physique |année=2019|isbn= 978-2-251-44931-9 |plume=oui}} *reprise, en douceur, des travaux sur '''[[Beauté mathématique]]'''… + th. math&litt : {{ouvrage|titre=Mathématiques et littérature : une fascination réciproque|année=2022|isbn=978-2-84884-247-9}}, etc : **+[[Discussion utilisateur:An insect photographer#Ressources]], recherche source pour « Nul ne peut être mathématicien s'il n'a l'âme d'un poète » (NB : relect notes [[w:spécial:diff/199166694]] {{ouvrage/Test|auteur=[[Imre Tóth]]|titre=Palimpseste : propos avant un triangle|doi=10.3917/puf.toth.2000.01|lire en ligne=https://shs-cairn-info.wikipedialibrary.idm.oclc.org/palimpseste-propos-avant-un-triangle--9782130500032}} : p. 87 « Un mathématicien qui n'est pas quelque peu poète, chère Sophie, mon ''Ange bleu'' adoré, ne deviendra jamais un mathématicien parfait ») ***=>[[Sofia Kovalevskaïa]] ****« Nul ne peut être mathématicien s'il n'a l'âme d'un poète » *****{{en}} https://books.google.fr/books?id=MCcbAAAAYAAJ&pg=PA316 « it is impossible to be a mathematician without being a poet in soul » ([[:en:Mathematics#K]]) ******est-il question de [[:en:Karl Weierstrass]] (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k994421/f156.item [archive]) du coup (« one of the leading mathematicians of our century states the ease quite correctly when he says that […]). *****Détournée dans ''Mathématiques, un dépaysement soudain'', p. 48, par Bruce Albert, chap. « Le mathématicien et le chaman, les yeux fermés. Entretien entre Cédric Villani, Davi Kopenawa, Bruce Albert et Michel Cassé »), citant préface de Cédric Villani dans ''Les mathématiciens : De l'antiquité au XXIe siècle'' (ouvrage utilisé pour l’ébauche de {{w|Li Shanlan}} en 2017, +[[w:spécial:Recherche/insource:9782842451097]]) ****+Voir : *****{{ouvrage|titre=Sonia Kovalevskaïa, 1850-1891 : l'aventure d'une mathématicienne|édition=Belin|année=1993|isbn=2-7011-1458-6|plume=}} (Souvenirs d'enfance + bio Leffler) *****{{ouvrage/Test|titre=A Russian Childhood|édition=Springer|année=1978|isbn=|doi=10.1007/978-1-4757-3839-1|url=https://link-springer-com.wikipedialibrary.idm.oclc.org/book/10.1007/978-1-4757-3839-1}} *****[[Michèle Audin]] : ******{{ouvrage|auteur=Michèle Audin|titre=Souvenirs sur Sofia Kovalevskaya|isbn=978-2-91-635205-3|plume=oui}} (la trad anglaise dispo avec [[WP:LBW]] : Remembering Sofya Kovalevskaya https://link-springer-com.wikipedialibrary.idm.oclc.org/book/10.1007/978-0-85729-929-1) *******{{lien brisé|url=http://cm2.ens.fr/content/souvenirs-sur-sofia-kovalevskaya-interview-discussion-avec-michele-audin-2632}} ******{{ouvrage|titre=Souvenirs d'enfance : 1890|isbn= 978-2-36693-038-2}} (dispo aussi en ligne : https://spartacus-idh.com/038.html). *******(+Creuser // [[Michèle Audin]] // [[Italo Calvino]] //) *****'''Etc'''. **« Mathématiques, un dépaysement soudain » {{ISBN| 978-2-86925-095-6}} {{plume}} et [[Mikhaïl Gromov]], ''[https://www.apmep.fr/Introduction-aux-mysteres Introduction aux mystères]'', {{ISBN|978-2-330-00736-2}}{{plume}} ***Dans le cat. : ****(comme signalé en fin d’ouvrage) plusieurs cita tirées de ''Les déchiffreurs'' ([[Alain Connes]], [[Michael Atiyah]], [[Mikhaïl Gromov]]) *****(NB: pour retrouver l’usage ici : ******[[spécial:Recherche/all:insource:978-2-7011-4737-6]] ******[[spécial:Recherche/all:insource:"Les déchiffreurs"]] ******si d:Q existe, [[Spécial:EntityUsage]] *******par exemple, dans l’hypothèse où {{m|Bibliographie}} (d:Q doit être « édition »), test : ([[Spécial:Pages liées/Modèle:Bibliographie]]) [[Spécial:EntityUsage/Q111369857]] = {{OK}})) ****. *'''[[Alice Zeniter]]''' (+brouillon, +[[Discussion:Alice Zeniter#Notes]], focus thématique à faire sur qlq pages{{note|Puis, poursuivre avec notes [[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Notes#Abd el-Kader]], + [[w:Discussion utilisateur:Michel-georges bernard#Citation(s), liste(s)]] et suite [[w:Discussion utilisateur:Malik2Mars/4#Tahar Djaout]] et # suivante.}}) *[[Marie-Esméralda de Belgique]] (+brouillon) **Terre! Agissons pour la planète, il n'est pas trop tard… (Reprendre travaux [[Isabelle Autissier]] – + actu {{w|Vendée Globe}}, …) **… *[[Dương Thu Hương]] ({{w|Dương Thu Hương}}) *[[Utilisateur:Malik2Mars/Cecilia Payne-Gaposchkin]] **(+reprendre travaux [[Vera Rubin]]) *. ('''Avant'''), à reprendre/compléter (+transférer/établir biblio, verif/MàJ accès) : *[[Louise Bourgeois]] *[[Sonia Delaunay]] *[[Alice Neel]] *[[Bridget Riley]] *[[Charlotte Salomon]] *[[Niki de Saint Phalle]] **[[w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Notes/Suite (I)#Niki de Saint Phalle]] ***Hultén 1992, à voir {{ok}} **[[Utilisateur:Malik2Mars/Niki de Saint Phalle]] **Ajouter p. à ''Mon secret'' (cf pdd) {{fait}} *[[Ceija Stojka]] *[[Dorothea Tanning]] + *[[Lorraine O'Grady]] *[[Alix Cléo Roubaud]] **[[Discussion:Alix Cléo Roubaud#Notes]] {{Faire}} (à créer) *[[Utilisateur:Malik2Mars/Anni Albers]] *[[Utilisateur:Malik2Mars/Leonora Carrington]] *'''[[Utilisateur:Malik2Mars/Valentine Hugo]]''' *. (Autres travaux à prévoir) *[[Hilma af Klint]] *[[Nasreen Mohamedi]] *[[Lee Krasner]] *[[Grazia Deledda]] (+s) **. *'''[[Isabelle Eberhardt]]''' (+s) **[[Utilisateur:Malik2Mars/Isabelle Eberhardt]] *[[Letizia Battaglia]] (brouillon Jorune : [[Utilisatrice:Jorune/Letizia Battaglia]]; + [[w:Discussion Wikipédia:Wikiconcours/septembre 2024/Équipes/Équipe 14#Utilisation wikiquote]]) **{{Ouvrage|titre=Letizia Battaglia : passion, justice, liberté|édition=Actes Sud|année=1999|isbn=2-7427-2413-3|plume=oui}} ***NB: exergue = {{Cita|Ma io, con il cuore cosciente/di chi soltanto nella storia ha vita,/Potrò mai più con pura passionne operare,/se so che la nostra storia è finita ?}}, [[Pier Paolo Pasolini]], ''{{w|Les Cendres de Gramsci}}''. **https://aperture.org/editorial/the-sicilian-photographer-who-fought-the-mafia **https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/toute-une-vie/letizia-battaglia-1935-2022-une-photographe-hors-les-murs-2282000 **{{ouvrage/Test|auteur1=Letizia Battaglia|auteur2=Sabrina Pisu|titre=Mi prendo il mondo ovunque sia|éditeur= Einaudi |année=2020|isbn= 978-88-06-24677-8|url=https://books.google.fr/books?id=1hYHEAAAQBAJ}} trad fr en 2025 à voir : {{ouvrage|titre=Je m'empare du monde où qu'il soit|éditeur=Actes Sud|année=2025|isbn=9782330199692|plume=}} *[[Fatima Mernissi]] ([[Utilisateur:Amy LAR3/Brouillon]]) **. *[[Saloua Raouda Choucair]] ([[Discussion utilisatrice:Jorune#Saloua Raouda Choucair, accès]]) *'''[[Yvonne Vera]]''' (notes en pdd + [[User:Malik2Mars/Yvonne Vera|Brouillon]]) *Voir méli-mélo [[Virginia Woolf]]/[[Emily Brontë]] ([[Discussion:Emily Brontë]]) {{ok}} *[[Susanna Tamaro]] (+travailler cat [[:Catégorie:Écrivaine italienne]] : [[Natalia Ginzburg]], etc) *[[Aurelie Nemours]] (brouillon Jorune, [[Discussion utilisateur:Malik2Mars#Aurelie Nemours]]) *[[Gabriela Mistral]] **. *[[Wisława Szymborska]] (+[[Pi]], …) *[[Emily Dickinson]] **{{ouvrage/Test|trad=[[Claire Malroux]]|titre=Car l'adieu, c'est la nuit|édition=Gallimard|année=2007|isbn= 978-2-07-034759-9|url=https://archive.org/details/carladieucestlan0000dick}} **{{ouvrage/Test|trad=Françoise Delphy|titre=Poésies complètes|édition=Flammarion|année=2020|isbn= 978-2-0815-1878-0|plume=oui}} *[[Elena Ferrante]] (suite bavardages, [[Discussion:Elena Ferrante#Pour info]]) **(+[[Discussion:Italo Calvino#Jeu de piste]], pour lettre citée) *. NB : Reprendre travaux '''[[:Catégorie:Surréalisme]]/{{w|Femmes surréalistes}}''' *https://awarewomenartists.com/decouvrir/les-artistes-femmes-surrealistes *[[w:User:Malik2Mars/Brouillon/Notes/Suite (II)]] *+Voir publi dans le cadre des 100 ans, **{{Ouvrage|titre=Les Magiciennes. Surréalisme et alchimie au féminin : [[Leonora Carrington]], [[Ithell Colquhoun]], [[Remedios Varo]]|année=2024|isbn=9782844269911}} **{{Ouvrage|titre=Surréalisme|année=2024|isbn=9782844269881}} **https://www.beauxarts.com/evenement/surrealisme **. {{clear}} {{Faire}} À partir de la Cat commons, voir [[:c:Category:SheSaid visuals by year]], [[:c:Category:SheSaid bookmarks]], etc. Pages potentiellement à créer, +? passage en page d’accueil ([[WQ:Citation du jour]]), avec visuel (?). *+ [[Discussion Wikiquote:SheSaid#Visuel]] et [[Discussion utilisateur:An insect photographer#SheSaid]] === À voir === *{{Ouvrage|auteur=Jan Clausen|titre= Je transporte des explosifs on les appelle des mots|année=2019|isbn= 978-2-36624-454-0|}} (brouillon : [[Utilisateur:Malik2Mars/Jan Clausen]]) **NB: le titre de la partie « anthologie » (Nous n'étions pas censées survivre) … reprendre travaux [[#Audre Lorde]] *[[Guerrilla Girls]] {{fait}} **''The Advantages of Being a Woman Artist'', 1988 ***Elles@, p. 54 ****version img diffère du texte (trad termine par « C’est un message de service public des Guerrilla Girls, conscience du monde de l’art ») ***Women artists, p. 181 ***Elles x Paris Photo, p. 11 ***dans {{ouvrage|titre=Confessions of the Guerrilla Girls|année=1995|isbn=0-04-440947-8|url=https://archive.org/details/confessionsofgue0000unse_y9x0/page/53}} (version sans « A public service message from … ») ***NB: déjà sur {{es}} [[:es:Guerrilla Girls]]; sur wp:en, qlq mentions, « reprise » et [[Louise Bourgeois]] pour « Knowing your career might not pick up till after you're eighty » (https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Guerrilla_Girls&oldid=1242586729#cite_ref-22) **https://www.centrepompidou.fr/fr/offre-aux-professionnels/enseignants/dossiers-ressources-sur-lart/art-et-feminismes/focus-sur-les-guerrilla-girls == Voir aussi == {{voir autre projet|User:Malik2Mars/Brouillon|Brouillon}} *[[w:utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Wikimag]] *+[[w:Discussion utilisateur:Malik2Mars#Wikimag n°778 - Semaine 9]] == Notes == {{Références}} qybtz72tkumdk1z2fjn1txf60xaa239 Julio Cortázar 0 45184 460076 457917 2026-05-31T14:07:24Z Malik2Mars 27293 /* ''Crépuscule d’automne'' */ 460076 wikitext text/x-wiki [[Image:Cortázar.jpg|vignette|Julio Cortázar en 1967.]] '''{{w}}''', né le {{date-|26 août 1914}} à Ixelles et mort le {{date-|12 février 1984}} dans le 10{{e}} arrondissement de Paris, est un écrivain [[Argentine|argentin]], auteur de romans et de nouvelles en langue espagnole. Établi en France en 1951, il conserve sa nationalité argentine, et acquiert aussi la nationalité française vers la fin de sa vie, en 1981, comme acte de protestation contre la dictature militaire argentine de l'époque. == Citations == [[Image:Julio Cortázar signature.svg|180px|right]] === ''Fin d'un jeu'' === {{Voir autre projet|Fin d'un jeu|''Fin d'un jeu''}} {{Citation|L’enfant cédait par moments au bercement, à la prière puis il reprenait avec un petit gémissement entrecoupé son inconsolable peine. Et la femme, à nouveau, murmurait des mots incompréhensibles, l’incantation des mères pour calmer l’enfant tourmenté par son corps ou par son âme, par la menace de la mort ou la menace de la vie.}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =La porte condamnée | page = 264 }} {{Citation|Il avait enfin tout le silence nécessaire pour dormir à poings fermés et ce silence lui pesait. Il se tournait et se retournait dans son lit comme vaincu par le silence qu’il avait obtenu par ruse et qu’on lui retournait entier et vengeur. Il pensa ironiquement qu’il regrettait les pleurs de l’enfant, que ce calme parfait ne lui suffisait pas pour dormir et moins encore pour rester éveillé. Il regrettait les pleurs de l’enfant et, quand il les entendit, beaucoup plus tard, faibles mais reconnaissables entre mille à travers la porte condamnée, il sut, au-delà de la peur, au-delà de la fuite en pleine nuit, que tout était bien ainsi et que la femme n’avait pas menti, qu’elle ne s’était pas menti en berçant l’enfant, en voulant que l’enfant se taise pour qu’ils puissent, eux, dormir.}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =La porte condamnée | page = 267 }} === ''Cronopes et Fameux'' === {{Voir autre projet|Cronopes et Fameux|''Cronopes et Fameux''}} {{Citation|Nous sommes une drôle de famille. Dans un pays où les choses ne se font que par obligation ou forfanterie, nous aimons les occupations libres, le travail qui nous chante, les simulacres qui ne mènent à rien. Nous avons un défaut : nous manquons d’originalité. Presque tout ce que nous décidons de faire est inspiré – disons-le carrément, copié – de modèles célèbres. Si nous apportons quelque nouveauté c’est qu’elle était inévitable : les anachronismes ou les surprises, les scandales.}} {{Réf Livre | titre = Cronopes et Fameux | auteur = Julio Cortázar | traducteur = [[Laure Guille-Bataillon]] | éditeur = Gallimard | année = 1998 | ISBN = 2-07-038577-9 | partie = Occupations bizarres | chapitre = Simulacres | page = 31 }} {{Citation|Ma fidèle secrétaire s’occupe ou voudrait s’occuper de tout. […] Les mots, par exemple, il ne se passe pas de jour qu’elle ne les brosse, les lustre, les range à leur place sur l’étagère, ne les prépare et ne les pare pour leur tâche journalière. S’il me vient aux lèvres quelque adjectif un peu inutile – parce qu’ils naissent tous hors de l’orbite de ma secrétaire et en quelque sorte hors de la mienne – la voilà crayon en main qui l’attrape et le tue sans lui donner le temps de se joindre au reste de la phrase et de survivre par mégarde ou habitude.}} {{Réf Livre | titre = Cronopes et Fameux | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Laure Guille-Bataillon | éditeur = Gallimard | année = 1998 | ISBN = 2-07-038577-9 | partie = Matière plastique | chapitre = Travail de bureau | page = 61 }} {{Citation|Il me faut ruser et, sous prétexte de rédiger un rapport, remplir quelques fiches roses ou vertes de mots qui me plaisent, avec leurs jeux et leurs bonds, leurs rageuses querelles. Ma fidèle secrétaire, pendant ce temps là, met de l’ordre dans le bureau, distraite en apparence mais prompt à la détente. A la moitié d’un vers qui naissait tout content, le pauvre, je l’entends qui pousse son horrible cri de censure, alors mon crayon revient au galop vers les mots interdits, les barre en toute hâte, ordonne le désordre, fixe, éclaircit et fait reluire, et ce qui reste est sûrement très bien, mais quelle tristesse, quel goût de trahison sur la langue, quelle gueule de patron avec sa secrétaire.}} {{Réf Livre | titre = Cronopes et Fameux | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Laure Guille-Bataillon | éditeur = Gallimard | année = 1998 | ISBN = 2-07-038577-9 | partie = Matière plastique | chapitre = Travail de bureau | page = 62 }} {{Citation|Je travaille depuis des années à l’UNESCO et autres organismes internationaux et je conserve malgré tout un certain sens de l’humour et surtout un remarquable pouvoir d’abstraction, c’est-à-dire que si un type ne me plaît pas, je l’efface aussi sec de la carte et pendant qu’il parle et qu’il parle, moi je passe à Melville. De la même façon, si une fille me plaît, je peux l’abstraire de sa robe et tandis qu’elle me parle du froid qu’il fait ce matin, j’admire tranquillement son petit nombril.}} {{Réf Livre | titre = Cronopes et Fameux | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Laure Guille-Bataillon | éditeur = Gallimard | année = 1998 | ISBN = 2-07-038577-9 | partie = Matière plastique | chapitre = Possibilités de l’abstraction | page = 68 }} {{Citation|Un tout petit Cronope cherchait la clef de la porte d’entrée sur la table de nuit, la table de nuit dans la chambre à coucher, la chambre à coucher dans la maison, la maison dans la rue. Là, le Cronope s’arrêta car, pour sortir, il lui fallait la clef de la porte.}} {{Réf Livre | titre = Cronopes et Fameux | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Laure Guille-Bataillon | éditeur = Gallimard | année = 1998 | ISBN = 2-07-038577-9 | partie = Histoires de Cronopes et Fameux | chapitre = Histoire | page = 135 }} {{Citation|Un Cronope trouve une fleur solitaire au milieu des champs. Il est sur le point de la cueillir. Mais il pense que c’est une cruauté inutile et il s’agenouille auprès de la fleur et joue joyeusement avec elle, à savoir : il caresse ses pétales, il souffle dessus pour qu’elle danse, il bourdonne comme une abeille, il respire son parfum et finalement il se couche à son ombre et s’endort dans une grande paix. La fleur pense : « Il est comme une fleur ».}} {{Réf Livre | titre = Cronopes et Fameux | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Laure Guille-Bataillon | éditeur = Gallimard | année = 1998 | ISBN = 2-07-038577-9 | partie = Histoires de Cronopes et Fameux | chapitre = Leurs histoires naturelles | page = 156-157 }} {{Citation|Il faut vous dire que les tortues sont de grandes admiratrices de la vitesse et c’est bien naturel. Les Espérances le savent et s’en fichent. Les Fameux le savent et se marrent. Les Cronopes le savent et chaque fois qu’ils rencontrent une tortue, ils sortent leur boite de craies de couleur et, sur le tableau rond de son dos, ils dessinent une hirondelle.}} {{Réf Livre | titre = Cronopes et Fameux | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Laure Guille-Bataillon | éditeur = Gallimard | année = 1998 | ISBN = 2-07-038577-9 | partie = Histoires de Cronopes et Fameux | chapitre = Leurs histoires naturelles | page = 157 }} === ''Marelle'' === {{Voir autre projet|Marelle (roman)|''Marelle''}} {{Citation|Nous nous promenions sans nous chercher mais en sachant que nous nous promenions pour nous retrouver.}} {{Réf Livre | titre = Marelle | auteur = Julio Cortázar | traducteur = | éditeur = Gallimard | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-029134-2 | chapitre = 1 | page = 14 }} {{Citation|Remarque, nous nous connaissions à peine et déjà la vie tissait ce qu'il fallait pour nous séparer minutieusement. Comme tu ne savais pas dissimuler, j'ai tout de suite compris que pour te voir comme je le voulais il fallait d'abord fermer les yeux et alors surgissaient des étoiles jaunes, puis les bonds rouges de ton humeur et des heures, lente approche d'un monde sibyllin qui était confusion et maladresses mais aussi fougères, signées de l'araignée [[Paul Klee|Klee]], cirques [[Joan Miró|Miró]], miroirs de cendre [[Maria Helena Vieira da Silva|Vieira da Silva]], un monde où tu avançais comme un cavalier d'[[échecs]] qui eût avancé comme une tour qui eût avancé comme un fou.}} {{Réf Livre | titre = Marelle | auteur = Julio Cortázar | traducteur = | éditeur = Gallimard | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-029134-2 | chapitre = 1 | page = 16-17 }} {{Citation|Je touche tes lèvres, je touche d'un doigt le bord de tes lèvres, je dessine ta bouche comme si elle naissait de ma main, comme si elle s'entrouvrait pour la première fois, et il me suffit de fermer les yeux pour tout défaire et tout recommencer, je fais naître chaque fois la bouche que je désire, la bouche que ma main choisit et qu'elle dessine sur ton visage, une bouche choisie entre toutes, choisie par moi avec une souveraine liberté pour la dessiner de ma main sur ton visage et qui, par un hasard que je ne cherche pas à comprendre, coïncide exactement avec ta bouche qui sourit sous la bouche que ma main te dessine. Tu me regardes, tu me regardes de tout près, tu me regardes de plus en plus près, nous jouons au cyclope, nos yeux grandissent, se rejoignent, se superposent, et les cyclopes se regardent, respirent confondus, les bouches se rencontrent, luttent tièdes avec leurs lèvres, appuyant à peine la langue sur les dents, jouant dans leur enceinte où va et vient un air pesant dans un silence et un parfum ancien. Alors mes mains s'enfoncent dans tes cheveux, caressent lentement la profondeur de tes cheveux, tandis que nous nous embrassons comme si nous avions la bouche pleine de fleurs ou de poissons, de mouvements vivants, de senteur profonde. Et si nous nous mordons, la douleur est douce et si nous sombrons dans nos haleines mêlées en une brève et terrible noyade, cette mort instantanée est belle. Et il y a une seule salive et une seule saveur de fruit mûr, et je te sens trembler contre moi comme une lune dans l'eau.}} {{Réf Livre | titre = Marelle | auteur = Julio Cortázar | traducteur = | éditeur = Gallimard | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-029134-2 | chapitre = 7 | page = 46-47 }} {{Citation|Expliquer, expliquer, grognait Étienne. Vous, si vous ne nommez pas les choses vous ne les voyez même pas. Et ceci s’appelle un chien, et ceci s’appelle une maison, comme disait l’autre de Duino. Perico, il faut montrer, pas expliquer. Je peins donc je suis.}} {{Réf Livre | titre = Marelle | auteur = Julio Cortázar | traducteur = | éditeur = Gallimard | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-029134-2 | chapitre = 9 | page = 51 }} {{Citation|Prends le cas de [[Mondrian]], disait Étienne. Devant lui, les signes magiques de [[Paul Klee|Klee]] disparaissent. Klee jouait avec le hasard, les privilèges de la culture. Mondrian peut satisfaire la sensibilité pure tandis que pour Klee il faut un tas d’autres choses. Un raffiné pour les raffinés. Un Chinois, quoi. Mondrian, lui, peint l’absolu. Tu te mets à poil, tu te plantes devant un Mondrian et alors de deux choses l’une, ou tu vois ou tu ne vois pas. Le plaisir, les chatouilles, les allusions, les terreurs ou les délices sont complètement superflus.}} {{Réf Livre | titre = Marelle | auteur = Julio Cortázar | traducteur = | éditeur = Gallimard | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-029134-2 | chapitre = 9 | page = 51-52 }} {{Citation|Klee est beaucoup plus modeste car il exige la complicité multiple du spectateur, il ne se suffit pas à lui-même. Au fond, Klee est histoire et Mondrian intemporalité.}} {{Réf Livre | titre = Marelle | auteur = Julio Cortázar | traducteur = | éditeur = Gallimard | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-029134-2 | chapitre = 9 | page = 52 }} {{Citation|Faire du [[lecteur]] un complice, un compagnon de route. Le faire coïncider avec l’écriture puisque la [[lecture]] abolira le temps du lecteur, et le transportera vers celui de l’auteur.}} {{Réf Livre | titre = Marelle | auteur = Julio Cortázar | traducteur = | éditeur = Gallimard | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-029134-2 | chapitre = 79 | page = 455 }} {{Citation|Je me demande, quant à moi, si je parviendrai une bonne fois à faire comprendre que le véritable et l’unique personnage qui m’intéresse c’est le lecteur, dans la mesure où un peu de ce que j’écris devrait contribuer à le modifier, à le faire changer de position, à le dépayser, à l'aliéner.}} {{Réf Livre | titre = Marelle | auteur = Julio Cortázar | traducteur = | éditeur = Gallimard | année = 2013 | ISBN = 978-2-07-029134-2 | chapitre = 97 | page = 504 }} === ''Les Discours du Pince-gueule'' === {{Citation|On dessine comme ça une petite étoile en haut de la page, et voilà le champ opératoire nettement délimité. La main qui tient le bistouri descend vers une chair encore vierge, elle n’a qu’à effleurer la peau blanche pendant que le chirurgien entend comme de très loin la respiration profonde du temps ligoté, anesthésié. Mais qui dort, qui écoute ? On est déjà pris au piège d’un autre sommeil où l’on rêve qu’on s’est réveillé pour se mettre à écrire.|précisions=''On dessine une petite étoile''}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Les Discours du Pince-gueule | page = 553 }} {{Citation|Il faut attendre, caché parmi les hautes herbes, qu’un grand nuage de l’espèce cumulus se trouve placé très exactement au-dessus de la ville exécrée. Il suffit alors de décocher la flèche pétrifiante, le nuage devient marbre, et le reste se passe de commentaires.|précisions=''Façon très simple de détruire une ville''}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Les Discours du Pince-gueule | page = 555 }} {{Citation| Moi, je suis pour les machines, la preuve, je me promène à la campagne avec ma 4 L rouge Estérel, une couleur très chic, en voilà une machine obéissante comme une fleur, première, seconde, troisième, débrayage, ah qu’il fait lourd, baissons les vitres, ah, comme il pleut, actionnons l’essuie-glace zup zap, zup zap, tiens, il fait lourd à nouveau, et puis quelle voiture docile, quelle tenue de. Paf, elle s’arrête au beau milieu du trèfle. Ce n’est rien sans doute, contrôlons l’allumage. Non, mais ce n’est pas croyable, avant même de commencer mon checking qu’est-ce que je découvre, ma voiture fume. Mais si, mais si, elle fume, et en plus des Gitanes, c’est à ne pas y croire.|précisions=''Tout ira plus ou moins bien jusqu’au jour où''}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Les Discours du Pince-gueule | page = 566 }} [[Image:Cortazar2.jpg|vignette]] {{Citation|Ce n’est pas un phare, ma maison, ni un fort. J’habite un œil qui regarde sans but, un œil qui voit. Je sais qu’un jour il verra la sirène, l’alcyon, le léviathan, les sargasses, je sais qu’un soir je sortirai de ma maison pour rencontrer, sur la plage, un Hollandais qui me serrera dans ses bras.|précisions=''Où j’habite''}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Les Discours du Pince-gueule | page = 571 }} === ''Le tour du jour en quatre-vingts mondes'' === {{Citation|Un vers admirable de [[Pablo Neruda]] : ''Mes créatures naissent d’un long refus'' me semble être la meilleure définition d’un processus où écrire est en quelque sorte exorciser, refuser des créatures envahissantes en les projetant dans un espace qui, paradoxalement, leur donne une existence universelle tout en les situant à l’autre extrémité du pont où le narrateur n’est déjà plus.}} {{Réf Livre | titre = Le tour du jour en quatre-vingts mondes | auteur = Julio Cortázar | traducteur =[[Laure Guille-Bataillon]] | éditeur =Gallimard | année = 1980 | ISBN = 2-07-020921-0 | titre de la contribution =Du conte bref et de ses alentours | page = 175 }} {{Citation|Je connais un grand ramollisseur, un gars qui tout ce qu’il voit, il le voit mou, le ramollit rien qu’à le voir ; même pas en le regardant : lui, il ne regarde pas, il voit, et donc il se balade en voyant des trucs et tout est terriblement mou et lui, il est content parce qu’il n’aime pas du tout les trucs durs. À une époque, peut-être qu’il voyait dur, parce qu’il était encore capable de regarder, qui sait, et que celui qui regarde voit deux fois : il voit ce qu’il voit et en plus il est ce qu’il voit, ou du moins il pourrait l’être ou voudrait l’être ou voudrait ne pas l’être, manières toutes philosophiques et existentielles de se situer et de situer le monde.|précisions=''Pour une anthropologie de poche''}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur =Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Le tour du jour en quatre-vingts mondes | page = 605 }} {{Citation|Que faire pour mon ami ? Rien, c’est évident. En tout cas le voir mais ne jamais le regarder ; comment pourrions-nous le regarder, là est la question, sans un terribilissime risque de dissolution ? Celui qui ne fait que voir ne doit qu’être vu ; morale mélancolique et prudente qui, j’en ai peur, dépasse les lois de l’optique.|précisions=''Pour une anthropologie de poche''}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur =Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Le tour du jour en quatre-vingts mondes | page = 606 }} === ''Territoires'' === {{Citation|Parmi ses nombreuses propriétés magiques, elle a celle de changer de nom dès qu’elle traverse l’Atlantique ; en Espagne, elle s’appelle ''cordel'', à Montevideo ou Buenos Aires ''piolín''. Protagoniste ou intercesseur d’innombrables métamorphoses – son nom, ses formes, ses fonctions – la ficelle, que moi j’appelle ''piolín'', est l’un des éléments qui peuplent indéniablement le musée de mon enfance, et qui, au fil de ma vie, a conservé un profond, un inexplicable contact avec ma vison du monde.|précisions=''Sur d’autres usages du chanvre''}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Territoires | page = 984 }} {{Citation||précisions=''Sur d’autres usages du chanvre''}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Territoires | page = 986 }} [[Image:Harzer Roller.png|vignette]] {{Citation|On se donne du mal et résultat : du millet. Tu te crèves à chanter et voilà : mémère se pointe et elle te change l’eau de l’abreuvoir. Quand elles te mettent une feuille de salade (des restes, les sales radines), elles en font tellement des tas que l’ordre de Malte à côté c’est de la gnognote : « Voilà pour le canari-chou, allez, mon trésor, cui-cui, cui-cui ! » Le canari-chou, mais qu’est-ce qu’elles croient ? D’abord je suis un canari du Harz au pedigree pur, ensuite chez Paul Hermanos, les collègues de volière m’avaient appelé Le Piaf qui valait trois milliards, parce que, quand je chante, moi, c’est du lourd.|précisions=''Lot de dix griffouillages à profiter''}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur =Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Territoires | page = 993 }} {{Citation|À quoi servent l’inspiration et le talent quand le public n’est pas à la hauteur de l’artiste, bordel de merde ?|précisions=''Lot de dix griffouillages à profiter''}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur =Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Territoires | page = 993 }} === ''Crépuscule d’automne'' === {{Citation|Discours de la non-méthode, méthode du non-discours, et ainsi va-t-on. Le mieux : ne pas commencer, s’approcher par où l’on peut. Aucune chronologie, la carte est si brouillée que ça n’en vaut pas la peine. Lorsque qu’il y aura des dates au pied, je les inscrirai. Ou pas. Lieux, noms. Ou pas. De toute façon toi aussi tu décideras ce qui te chante. La vie : faire du pouce, de l’autostop, hitchhiking : ça vient ou ça ne vient pas, les livres et les routes c’est pareil. Là il y en a un. Ils nous emmènent, nous laissent en plan ?}} {{Réf Livre | titre = Crépuscule d’automne | auteur = Julio Cortázar | traducteur = [[Silvia Baron Supervielle]] | éditeur = J. Corti | année = 2010 | ISBN = 978-2-7143-1027-9 | chapitre = Approches | page = 15 }} {{Citation|<poem>Amer est le prix du poème, les neuf syllabes de chaque vers ; l’une superflue, l’autre manquante le font voler ou le condamnent. Nous sommes l’échiquier d’un cours d’eau, la carte à jouer entre deux feux ; tombent les faces tombent les piles chaque fois que tourne le chemin.</poem>|précisions=''Loi du poème''}} {{Réf Livre | titre = Crépuscule d’automne | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Silvia Baron Supervielle | éditeur = J. Corti | année = 2010 | ISBN = 978-2-7143-1027-9 | chapitre = Préludes et sonnets | page = 203 }} {{Citation|<poem>Toute la vie n’est qu’un passé et toute rencontre est une perte. Ô intarissable [[printemps]], promesse de ce qui a été !</poem>|précisions=''Poème''}} {{Réf Livre | titre = Crépuscule d’automne | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Silvia Baron Supervielle | éditeur = J. Corti | année = 2010 | ISBN = 978-2-7143-1027-9 | chapitre = Préludes et sonnets | page = 213 }} === ''Pages inespérées'' === {{Citation| Résumé provisoire de la dynamique humaine :<br> ''hazo'' ergo sum,<br> je hasarde donc je suis,<br> et je hasarde parce que je suis,<br> et je ne suis qu’hasardant.|précisions=''Lucas, ses découvertes hasardeuses''}} {{Réf Livre | titre = Pages inespérées : récits | auteur = Julio Cortázar | éditeur = Gallimard | année = 2014 | ISBN =978-2-07-014510-2 | page = 132-133 }} === Autres === ==== ''Théorie du tunnel'' ==== {{Citation|Rien de naïf quand le [[dadaïsme]] préfère faire des poèmes en découpant un dictionnaire et en mélangeant les mots dans un chapeau, ni quand le [[surréalisme]] revendique une activité extralivresque : détruire la cage dorée de la littérature traditionnelle, troquer la [[poésie]] de recueil contre une vie poétique.}} {{Réf Livre | titre = Produit du hasard : hypertexte et poésie combinatoire | auteur = Julio Cortázar | éditeur = PUL | année = 2019 | ISBN = 978-2-7297-0954-9 | titre de la contribution = Théorie du tunnel. Notes pour une situation du surréalisme et de l’existentialisme | année de la contribution = 1947 | page = 43 }} {{Citation|Si le [[livre]] est perpétuellement [[symbole]], l’irrévérence face à lui est tout aussi symbolique. La vraie bataille se livre lorsque deux attitudes envers l’homme et la réalité s’avèrent antagonistes. Et quand un surréaliste édite un livre en attachant des feuilles volantes à un petit arbre en fil de fer, ce défi violent, plein de raillerie, de mauvais goût et de colère, recouvre une critique d’un autre ordre : c’est la phase intermédiaire entre une étape de destruction achevée et la naissance d’une étape de construction, sur des bases essentiellement distinctes.}} {{Réf Livre | titre = Produit du hasard : hypertexte et poésie combinatoire | auteur = Julio Cortázar | éditeur = PUL | année = 2019 | ISBN = 978-2-7297-0954-9 | titre de la contribution = Théorie du tunnel. Notes pour une situation du surréalisme et de l’existentialisme | année de la contribution = 1947 | page = 45 }} {{Citation|Les écrivains démultiplient les possibilités de la [[langue]], l’amènent à sa limite, cherchant toujours une expression plus immédiate, plus proche du fait en soi qu’ils sentent et veulent manifester, c’est-à-dire une expression non esthétique, non littéraire, non idiomatique. L'ÉCRIVAIN EST L'ENNEMI POTENTIEL - ET AUJOURD'HUI BIEN RÉEL - DE LA LANGUE. Le grammairien le sait et c’est pour cela qu’il est toujours vigilant, dénonçant les abus et les transgressions, effrayé par cette lente dislocation d’un mécanisme que lui conçoit, ordonne et fixe comme une parfaite, une infaillible machine d’énonciation.}} {{Réf Livre | titre = Produit du hasard : hypertexte et poésie combinatoire | auteur = Julio Cortázar | éditeur = PUL | année = 2019 | ISBN = 978-2-7297-0954-9 | titre de la contribution = Théorie du tunnel. Notes pour une situation du surréalisme et de l’existentialisme | année de la contribution = 1947 | page = 64 }} {{Citation|Le [[surréalisme|surréaliste]] est cet homme pour qui ''une certaine'' réalité existe : sa mission, c’est de la trouver.}} {{Réf Livre | titre = Produit du hasard : hypertexte et poésie combinatoire | auteur = Julio Cortázar | éditeur = PUL | année = 2019 | ISBN = 978-2-7297-0954-9 | titre de la contribution = Théorie du tunnel. Notes pour une situation du surréalisme et de l’existentialisme | année de la contribution = 1947 | page = 85 }} ==== ''Quelques aspects du conte'' ==== {{Citation|Vivre en tant qu’auteur de contes dans un pays où cette forme d’expression est un produit presque exotique, oblige nécessairement à chercher dans d’autres littératures l’aliment qui y manque. Peu à peu, dans la langue originale ou à travers des traductions, on accumule presque avec rancune une énorme quantité de contes du passé et du présent, et voilà qu’un jour on peut faire un bilan, hasarder une approche, un jugement, de ce genre si difficile à évaluer, si fuyant dans ses aspects multiples et antagoniques, et finalement si secret et replié sur lui-même – escargot du langage, frère mystérieux de la poésie dans une autre dimension du temps littéraire.|précisions=« Quelques aspects du conte », conférence, Cuba, 1963 (texte publié dans ''Casa de las Américas'' (15-16, 1962-1963), puis compilé dans ''Obra Crítica 2'' (1994))}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Quelques aspects du conte | page = 12-13 }} {{Citation|Le roman et le conte peuvent être comparés analogiquement avec le cinéma et la photographie, dans la mesure où un film est en principe un « ordre ouvert », romanesque, alors qu’une photographie réussie présuppose en premier lieu une limite stricte, en partie imposée par le champ réduit qu’embrasse l’appareil et par la manière qu’a le photographe d’utiliser esthétiquement cette limite.}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Quelques aspects du conte | page = 14 }} [[Image:The Knock-Out P5360.jpg|vignette]] {{Citation|Un écrivain argentin, grand amateur de boxe, me disait que dans ce combat qui s’engage entre un texte passionnant et son lecteur, le roman l’emporte toujours aux poings alors que le conte doit gagner par knock-out. C’est vrai, en ce que le roman accumule progressivement ses effets sur le lecteur, alors qu’un bon conte est incisif, mordant, sans pitié dès les premières phrases. Qu’on ne comprenne pas cela trop littéralement, parce que le bon auteur de conte est un boxeur très astucieux, et beaucoup de ses coups initiaux peuvent sembler peu efficaces mais, en réalité, ils sapent déjà les résistances les plus solides de l’adversaire.|précisions=« Quelques aspects du conte ».}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Quelques aspects du conte | page = 14-15 }} {{Citation|En littérature, il n’y a pas de bons sujets ni de mauvais sujets, il y a seulement un bon ou un mauvais traitement du sujet.|précisions=« Quelques aspects du conte ».}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Quelques aspects du conte | page = 15 }} {{Citation|Un bon sujet attire tout un système de relations connexes, fait coaguler chez l’auteur, et plus tard chez le lecteur, une terrible quantité de notions, de choses entrevues, de sentiments; un bon sujet est comme un soleil, un astre auteur duquel tourne un système planétaire dont, souvent, on n’avait pas conscience jusqu’à ce que l’auteur, astronome de mots, nous en révèle l’existence. […] un bon sujet a quelque chose du système atomique, du noyau autour duquel tournent les électrons.|précisions=« Quelques aspects du conte ».}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Quelques aspects du conte | page = 17 }} {{Citation|Cet homme qui, à un moment donné, choisit un sujet et en fait un conte sera un grand auteur si son choix contient – parfois sans qu’il ne le sache consciemment – cette fabuleuse ouverture de l’infime à l’immense, de la limite individuelle à l’essence même de la condition humaine. Tout conte amené à perdurer est comme la graine où dort l’arbre gigantesque. L’arbre grandira en nous, donnera de l’ombre dans notre mémoire.|précisions=« Quelques aspects du conte ».}} {{Réf Livre | titre = Nouvelles, histoires et autres contes | auteur = Julio Cortázar | traducteur = Sylvie Protin | éditeur = Gallimard | année = 2008 | ISBN =978-2-07-078544-5 | titre de la contribution =Quelques aspects du conte | page = 17 }} === Entretiens === {{Citation|Un [[mot]] pouvait me fasciner. Il y avait les mots que j’aimais, ceux que je n’aimais pas, ceux qui avaient une certaine forme, une certaine couleur. Un de mes souvenirs d’enfance, c’est de me voir, étant malade (j’ai été un enfant assez maladif, je passais de longues périodes dans mon lit avec de l’asthme ou des pleurésies, des choses de ce genre), c’est de me voir, dis-je, écrire des mots avec mon doigt sur un mur. Je tendais le doigt et j’écrivais des mots, je les voyais prendre corps dans l’espace. Des mots dont beaucoup déjà étaient des mots fétiches, des mots magiques.}} {{Réf Livre | titre = Entretiens avec Omar Prego | auteur = Omar Prego et Julio Cortázar | traducteur = Françoise Rosset | éditeur = Gallimard | année = 1986 | ISBN = 2-07-032339-0 | chapitre =La fascination des mots | page = 34 }} {{Citation|Je crois que très jeune, mon malheur et mon bonheur en même temps ont été de ne pas accepter les choses telles qu'elles m’étaient offertes. Il ne me suffisait pas qu’on me dise « ceci est une table » ou que le mot « mère » fût le mot « mère », un point c’est tout. Au contraire, dans l’objet table et dans le mot mère commençait pour moi un itinéraire mystérieux que j'arrivais parfois à parcourir mais où parfois aussi je trébuchais. Bref : depuis mon enfance, ma relation avec les mots, avec l’écriture ne se différenciait pas de ma relation avec le monde en général. Il semble que je sois né pour ne pas accepter les choses telles qu’elles me sont données.}} {{Réf Livre | titre = Entretiens avec Omar Prego | auteur = Omar Prego et Julio Cortázar | traducteur = Françoise Rosset | éditeur = Gallimard | année = 1986 | ISBN = 2-07-032339-0 | chapitre = La fascination des mots | page = 37 }} {{Citation|Tout ce que j’ai écrit, aussi bien dans ma jeunesse qu’avant-hier, a été écrit d’un point de vue qui ne tient absolument pas compte d’un éventuel [[lecteur]]. C’est une sorte de règlement de comptes entre quelque chose qui rôde autour de moi, qui exige de moi une expression littéraire, et moi-même. Autrement dit : l’écrivain est véritablement seul dans le ring.}} {{Réf Livre | titre = Entretiens avec Omar Prego | auteur = Omar Prego et Julio Cortázar | traducteur = Françoise Rosset | éditeur = Gallimard | année = 1986 | ISBN = 2-07-032339-0 | chapitre = La fascination des mots | page = 45 }} == Citations sur == === Italo Calvino === {{Loupe|Italo Calvino}} [[Image:Italo-Calvino.jpg|vignette]] {{Citation|[…] Je suis sûr que, si la détermination du militant lui faisait dire et écrire aussi des choses où son accent était peu reconnaissable, sa bonne foi, son désintéressement, sa modestie ne sont pas discutables. Le rôle officiel représentatif par lequel tout pouvoir politique essaie d'utiliser les écrivains n'a pas réussi à obscurcir sa véritable image. C'est à cette image qu'est lié pour moi le souvenir d'un homme dont l'affabilité et l'humour s'accompagnaient d'une sensibilité humaine et d'un sérieux profonds, d'un écrivain dont les capacités de représentation et d'invention ont été l'un des fruits les plus pleins de la culture littéraire de nos années passées. Je pense surtout à ses premiers recueils de récits, ''Bestiaire'' (1951), ''Les Armes secrètes'' (1959), ''Fin d'un jeu'' (1964), ''Tous les Jeux le feu'' (1964), rassemblés en italien dans un volume Einaudi en 1965, sous le titre de ''Bestiario''. Ces récits minutieux, obsédants, d'une tension qui peut virer à la tragédie, font germer le mystérieux, l'irrationnel, le terrible de la description du quotidien la plus corporelle. Je les préfère même aux romans, auxquels pourtant Cortázar doit beaucoup de sa renommée, comme ''Marelle'', dans lesquels agit habituellement une petite société d'excentriques et d'anticonformistes en opposition avec la société bien-pensante, comme dans une application de la leçon de vie [[surréaliste]]. Les meilleures réussites de Julio Cortázar se trouvent selon moi dans les récits ou dans des textes encore plus courts, comme les ''Cronopes et fameux'' où l'agilité de son imagination obtient des résultats extraordinairement heureux. […] Avec Julio Cortázar disparaît un homme qui savait penser par images et découvrir à ce niveau une logique de liens et d’oppositions et de renversements en faisant resurgir un mode de la connaissance que désormais seule la poésie arrive parfois à rendre encore agissante.|précisions={{article|langue=it|titre=L’uomo che lottò con una scala |périodique=La Repubblica|date=14 février 1984}}}} {{Réf Livre | titre = Défis aux labyrinthes | tome = II | auteur = Italo Calvino | traducteur = [[Jean-Paul Manganaro]] | éditeur = Seuil | collection = Bibliothèque Calvino | année = 2003 | ISBN = 2-02-061914-8 | partie = Les classiques | chapitre = En mémoire de Cortázar | page = 415-416 }} === Silvina Ocampo === {{Loupe|Silvina Ocampo}} [[Image:Silvina-tomado-por-Bioy-Casares-en-Posadas-1959.jpg|vignette|Silvina Ocampo]] {{Citation|Julio était un écrivain très étrange et très personnel, sans manies ni affectation, plein d’idées neuves; c’était aussi un être très sensible. Il a eu, ou il a, une grande influence sur notre littérature. Il m’a notamment influencée dans le maniement de la première et de la troisième personne, ce qui est pour moi un grand soulagement. La mort de Julio m’a semblé une incongruité. […] Lui qui savait à la perfection ne pas expliquer dans ses nouvelles, comme nous lui serions reconnaissants de nous expliquer à présent… je ne peux pas expliquer quoi, et puis les larmes existent.}} {{Réf Livre | titre = Sentinelles de la nuit | auteur = Silvina Ocampo | traducteur = Anne Picard | éditeur = Des femmes | année = 2018 | ISBN = 978-2-7210-0681-3 | chapitre =Analectes | page = 116–17 }} == Voir aussi == {{Autres projets|commons=Category:Julio Cortázar|w=Julio Cortázar}} {{DEFAULTSORT:Cortazar, Julio}} [[Catégorie:Écrivain argentin]] [[Catégorie:Romancier français]] [[Catégorie:Naissance en 1914]] [[Catégorie:Décès en 1984]] jxptvj300suzn816dwjksvbp50h6t1t Discussion:Alejandra Pizarnik 1 45731 460077 360679 2026-05-31T14:08:54Z Malik2Mars 27293 /* Notes */ ajuste nav [[Julio Cortázar#Crépuscule d’automne]] 460077 wikitext text/x-wiki == Notes == *Dans ''Crépuscule d’automne'', un poème de [[Julio Cortázar#Crépuscule d’automne|Julio Cortázar]] intitulé Ici Alejandra (vf. p. 265-271, vo p.[https://archive.org/details/salvoelcrepuscul0000cort/page/283 283-286]) *Toujours dans ''Crépuscule d’automne'', un extrait de Arbre de Diane (vf p. 209, vo. p.[https://archive.org/details/salvoelcrepuscul0000cort/page/219 219] [vf citée [https://www.liberation.fr/livres/2010/05/13/pizarnik-en-son-palais-des-mots_625764/ là] d’ailleurs]) **traduction (par Couffon) légèrement différente dans Œuvre poétique p. 84 (2005)[ {{fait}} ]. Autre ed à voir. *Comme pour Cortazar et Borges, je me demande : (?) ajouter un lien rouge en légende des images : {{w|Sara Facio}}. A suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 8 avril 2023 à 19:32 (CEST) *''Journaux 1959-1971'' (2010). Pour la (triste, très triste) citation du 30 octobre 1962, ce n’est pas novembre comme indiqué en 4eme de couv de l’ouvrage et dans l’avant-propos p. 13. p. 147, je lis « Mardi, 30 octobre »… On retrouve d’ailleurs une partie de cette citation en 4eme de couv de Œuvre poétique (2005) et (logiquement) p. 342 dans la postface signée {{w|Alberto Manguel}}, sans erreur. Erreur qu’on retrouve sur le net aussi (basée sur le 4eme de couv 2010 du coup…). Bref. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 avril 2023 à 09:43 (CEST) *https://www-cairn-info.wikipedialibrary.idm.oclc.org/une-calligraphie-des-ombres--9782842924027.htm (+, avec les « citations », attention (https://journals.openedition.org/genesis/1116#bodyftn6 ;)). [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 avril 2023 à 22:59 (CEST) bhfweohhjs7azak4mcdvvk2uigl2y3j Utilisateur:Malik2Mars 2 46590 460147 459508 2026-06-01T09:15:57Z Malik2Mars 27293 460147 wikitext text/x-wiki {{Aide:Ressources/Sélection citations}} {{BUdébut|}} {{Utilisateur Wittgenstein citation}} {{Utilisateur Wikiprière}} {{BUséparateur|Activités}} {{Utilisateur administrateur}} {{Utilisateur créateur d'articles|187}} {{Utilisateur projet/Aide Ressources}} {{Utilisateur Bibliothèque W}} {{Utilisateur Projet/Littérature}} {{Utilisateur Projet/Sciences}} {{Utilisateur Commons}} {{Utilisateur Wikidata}} {{BUfin}} [[Image:Caspar David Friedrich - Wanderer above the sea of fog.jpg |sans cadre|500px]] {{Citation bloc|Écrire seulement sur les choses qu'on aime. Écrire pour lier ensemble||{{w|L'Inconnu sur la terre}} ([[Image:Notification-icon-Wikiquote.svg|25px]][[Modèle:Citation du jour/28 octobre 2019|28 octobre 2019]] et [[Modèle:Citation du jour/14 mars 2021|14 mars 2021]])}} bi7qxvn52oggql8v1t9x8qjobicxh68 Utilisateur:Jorune 2 46890 460126 459648 2026-05-31T18:01:05Z Jorune 73815 460126 wikitext text/x-wiki ==Présentation== {{Utilisateur créateur d'articles |156}}<br /> Bonjour, je rédige principalement du contenu sur wikipédia.fr et parfois sur wikidata ou dans Commons. == Activité actuelle == Relecture des pages produites par wikimedia RDC à l'occasion de #Shesaid 2025 Et quelques contributions isolées ! ---- === A créer === * Voir campagne [https://fr.wikiquote.org/wiki/Wikiquote:SheSaid #Shesaid]. * [[Michèle de Chazeaux]] animatrice de radio à Tahïti. [https://www.tahiti-infos.com/Michele-de-Chazeaux-une-voix-du-fenua_a215215.html ici], et [https://www.france.tv/documentaires/documentaires-histoire/7637336-michele-de-chazeaux-en-toute-confidence.html là]. et aussi [https://www.radio1.pf/le-tifaifai-en-histoires-et-en-images/# ici] * {{w|Burn-out militant}} à partir de l'article sur wikipédia ! * [[Deng Xiaoping]], dirigeant chinois ([https://www.lefigaro.fr/international/2017/02/19/01003-20170219ARTFIG00063-que-reste-t-il-de-l-heritage-de-deng-xiaoping-mort-il-y-a penser à y inclure la formule du chat !] * [[Isabella Matambanadzo]] féministe africaine du Zimbabwé === A compléter ou à relire === ==== A revoir intégralement==== # [[Florence Muleka Bajikila|Florence Mulzka Bajikila]], scenatrice rdc ===== Articles améliorés ===== # Relire la traduction de An insect photographer : She is too fond of books, and it has turned her brain. » sur [[Louisa May Alcott]]{{fait}} # [[Eunice Kamanda]] '''admissible ?''' {{fait}} # [[Angèle Bassolé-Ouédraogo]] {{fait}} : reste une citation dont on doit préciser la page. # [[Pierrette Gene]] ajouter palette ministre RDC, catégorie, clé de tri...{{fait}} # [[Marinette Ngo Yetna]] au moins un lien brisé... {{fait}} # [[Sophie Adonon]], citations de fin de page à reclasser ''' demander de l'aide : bloquée''' # [[Arlette Bahati Tito]] corriger les modèles articles et relire. {{fait}} # [[Scholastique Dianzinga]] trop de citation d'un même article (cette dame a probablement écrit des livres, par ailleurs). {{fait}} # [[Diamand Zahra]] traduction à revoir (merci copilote...) {{fait}} # [[Christine Ntahe]] traduction à reprendre {{fait}} # [[Paoline Nkunku Bakulu]] {{fait}} # [[Ketty Nivyabandi]] admissible manque une traduction, liée aux éléments '''en cours''' # [[Grâce Israëlla Mambu Kandungu]], femme journaliste et militante de la liberté de la presse '''(non admissible ?)''' # [[Marie-Louise Mwange]] ''en sursis'' # [[Arlette Soudan-Nonault]] {{fait}} au !TNT! # [[Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato]] (francautrice sélectionnée) # [[Sandrine Ngalula Mubenga]] {{fait}} # [[Tanella Boni]] à vérifier {{fait}} # [[Maguy Rwakabuba]] {{fait}} # [[Esther Nkishi]] {{fait}} # [[Julie Mbuyi]] relire, et créer catégorie et clé de tri {{fait}} # A lire aussi pour compléter : https://archive.org/details/femmesrebellesna0000caze/page/316/mode/1up?q=crabe # [[Annette Mbaye d’Erneville]] # [[Céline Tendobi]] catégoriser, clé de tri {{fait}} # [[Marie Ludovic Manoka]] {{fait}} # [[Bodi Ladawa]] {{fait}} # [https://meta.wikimedia.org/wiki/Event:Wiki_Loves_Women_RDC/SheSaid_2025/Goma-ville Goma] {{fait}} # [https://meta.wikimedia.org/wiki/Event:Wiki_Loves_Women_RDC/SheSaid_2025/Butembo Butembo] {{fait}} # [https://meta.wikimedia.org/wiki/Event:Wiki_Loves_Women_RDC/SheSaid_2025/Kisangani Kisangani]'''En cours''' ===== Articles non améliorés ===== === liste complémentaire === * [[Donna Haraway]] ---> importance maximum pour Les sans pagEs, élevée en sciences * [[Élisabeth Ire (reine d'Angleterre)]]---> article vital de la sélection transversale *[[Victoria (reine)]] ---> article d'importance maximum pour l'Angleterre et élevée pour la monarchie, faible pour la sélection transversale *[[Marlene Dietrich]]---> article d'importance élevée pour le cinéma et la musique, faible pour la sélection transversale *[[Cecil B. DeMille]]---> article d'importance maximum pour le cinéma, moyenne pour la sélection francophone et faible pour la sélection transversale *[[Emma Goldman]] ---> article d'importance maximum pour l'anarchisme, moyenne pour la sélection francophone et faible pour la sélection transversale (citée en mai 2025) *[[Mary Wollstonecraft]] ---> article d'importance maximum pour la littérature britannique et faible pour la sélection transversale *[[Sarah Bernhardt]]---> article d'importance élevée pour la france et le théâtre et faible pour la sélection transversale * [[Harriet Beecher Stowe]]---> article d'importance maximum en littérature américaine *[[Néfertiti]]---> Article d'importance élevée en Egyptopedia * [[Camilla Laeckberg]]---> Importance élevée dans Polar (mais j'aime pas...). ===La palette des Filles de [[Gaïa]] (pour plus tard) === {{méta palette de navigation | modèle = Palette Filles de Gaïa | titre = Les Filles de [[Gaïa]] (niveau de difficulté ***) | groupe1 = Femmes agronomes | liste1 = {{liste éléments||séparateur=• |[[Akissa Bahri]] |[[Constance Endicott Hartt]] |[[Marie-Paule Djegue Okri]] |[[Josefa Sacko]] |[[Aurélie Trouvé]] }} | groupe2 = Femmes archéologues | liste2 = {{liste éléments||séparateur=• |[[Blaga Aleksova]] |[[Anna Marguerite McCann]] |[[Augusta Hure]] |[[Ursula Schattner-Rieser]] |[[Élise Foniyama Thiombiano Ilboudo]] |[[Marguerite Yon]] }} | groupe3 = Sculptrices / céramistes | liste3 = {{liste éléments||séparateur=• |[[Jeanne Champillou]] |[[Marisol Escobar]] |[[Aiko Miyanaga]] |[[Consuelo de Saint-Exupéry]] |[[Sophie Taeuber-Arp]] |[[Tapta]] }} | groupe4 = Femmes géologues | liste4 = {{liste éléments|séparateur=• |[[Henriette Alimen]] |[[Cornelia C. 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(y penser). # les femmes citées dans la sélection tranversale ou d'importance maximum dans un projet wikipédia (y penser). === Citations du jour === [https://fr.wikiquote.org/wiki/Wikiquote:Citation_du_jour ici] [https://fr.wikiquote.org/wiki/Projet:Les_sans_pagEs liste de citations à trouver] ===Les catégories === [[Aide:Catégorie#Marqueur_de_catégorie|ici]] === Les pages qui n'en sont pas (encore...) === [[Spécial:UnconnectedPages|ici]] Les brouillons : https://fr.wikiquote.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Brouillon_d%27utilisateur [[Catégorie:Utilisateur créateur d'articles]] kwjdeae7td4wyp4r25pirknme61sb2m Marie Desplechin 0 47182 460092 436103 2026-05-31T15:26:02Z An insect photographer 74311 Mef SheSaid 460092 wikitext text/x-wiki [[Image:Marie Desplechin redux.jpg|vignette|Marie Desplechin en 2009.]] '''{{w|Marie Desplechin}}''' est une [[:Catégorie:Métier|femme de lettres française]], née le {{Date|7|janvier|1959}} à Roubaix. Son roman, ''Le journal d'Aurore'', a été adapté au cinéma sous le titre ''Jamais contente'' en 2016 par la réalisatrice française Émilie Deleuze'''.''' == Citations == {{Citation|[[Elliott Erwitt]] a photographié des enfants. Il a aussi photographié des chiens.(...). Des mômes et des clebs. D'autres ne s'en seraient pas relevés. }} {{Réf Article | titre = Erwitt et Weiss, deux regards à hauteur d'enfant | auteur = Marie Desplechin | publication = Elliott Erwitt, 100 photos pour la liberté de la presse | date = 01/10/2023 | page = 77 | langue = | traducteur = | url = | ISBN = 978-2-362-20095-3 | volume = 74 }} {{Citation | citation = La brûlure est un acte de barbarie, le viol est un crime. }}{{Réf Livre | titre = Sans moi | auteur = Marie Desplechin | éditeur = L'Olivier | année = 1998 | page = 129 }} {{Citation | citation = L'amour nous plaît, son bruit de chaînes et ses fruits de saison. Et tant mieux. Rien n'est plus désolant que de détester l'amour. }}{{Réf Livre | titre = Sans moi | auteur = Marie Desplechin | éditeur = L'olivier | année = 1998 | page = 10 | ISBN = 2-87929-174-7 }} == Voir aussi == {{Autres projets | commons = Marie Desplechin | w = Marie Desplechin }} {{CLEDETRI:Desplechin, Marie}} [[Catégorie:Romancière française]] [[Catégorie:Naissance en 1959]] [[Catégorie:Auteur de littérature d'enfance et de jeunesse]] [[Catégorie:Scénariste française]] fpaptty2bfjakc551e7libdlur00myi Discussion:Claire Tabouret 1 48385 460118 459700 2026-05-31T17:40:13Z Malik2Mars 27293 /* 12 citations */ Borges, done 460118 wikitext text/x-wiki == Pistes pour continuer == # Interview dans le journal les échos : https://serielimitee.lesechos.fr/culture/arts/small-talk-claire-tabouret-1774635 # Voir qui est cette Pamela Colman Smith ? Et si on peut la rajouter ou pas sur la palette des femmes peintres ou si elle relève plutôt d'une autre discipline dans les arts visuels ? --[[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 16 août 2024 à 13:56 (CEST) == 12 citations == Comme précisé dans ce compte rendu {{DOI|10.4000/critiquedart.83915}} (sur les comptes rendu, voir [[Henry James]] ^^, je plaisante euh!), dans Claire Tabouret, Galerie Perrotin, 2020, {{ISBN|9791091539234}} (rééd. 2021 {{ISBN|979-10-91539-30-2}}), on a 12 citations (voir là https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=8163): Borges{{done}}, Neel{{done}}, Yourcenar{{done}}, Nancy Huston, Adonis, etc. A ajouter sur q:fr petit à petit. Et exploiter l’ouvrage pour ici. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mai 2026 à 21:15 (CEST) 6p6gtic701x5aejzfxsre6sil4qt1fq Discussion:Jorge Luis Borges 1 48547 460105 459819 2026-05-31T16:14:30Z Malik2Mars 27293 /* « yo soy el río » */ bavardages VO. Cita uniquement pour « poèmes », pour le reste VO uniquement pour les preciser src 460105 wikitext text/x-wiki == Comme perdu, dans un labyrinthe ! == {{Sourire}} Ah, un lien rouge à bleuir [[Labyrinthe]] ! À ajouter : *{{Cita|Il n’est pas nécessaire de construire un labyrinthe quand l’univers déjà en est un.}}{{fait.}} *etc. Qlq [[Aide:Ressources|ressources dispo sur IA]], *Fictions : https://archive.org/details/fictions0000borg A suivre. Voir les OC. *I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}} *II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}} NB: [[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]] [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 14 septembre 2024 à 11:41 (CEST) :Nav wiki : categ [[w:Catégorie:Œuvre de Jorge Luis Borges]], palette [[w:Modèle:Palette Jorge Luis Borges]] :Structure et rangement à revoir, drôle de [[Jorge Luis Borges#Autres]], légèrement déroutant non ?… :[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 20:09 (CEST) ::Page liée + 1 : [[Livre#Jorge Luis Borges]], à poursuivre. Pour les précisions, à ajouter ici, qlq notes ::*« Le Livre », ''En marge de « Sept nuits »'', VO ''Borges Oral'' (5 conf.), trad dans {{Ouvrage|titre=Conférences|année=1985|isbn=2-07-032280-7}} (qui réunit les deux cycles de conf. ''Siete noches'' et ''Borges oral''), cf OC II, p. 736, notes p. 1394 (+1384). ::*''Préface'' de « Préfaces avec une préface aux préfaces » (OC II, p. 1300). ::**NB : [[w:Angelus Silesius#Chez Jorge Luis Borges]] ({{ping|Laurent Glaviano}}), en effet, OC II, note de la p. 624 (''Histoire de la nuit'', « G. A. Bürger »), p. 1376 « Borges évoque souvent le poète mystique allemand [[Angelus Silesius]] (1624-1677) et son célèbre vers « La rose est sans pourquoi [ ]» (voir « À la langue allemande », v. 16, ''L'Or des tigres'', p. 280; « La Poésie », ''Sept nuits'', p. 710). p. 710, déjà sur wp, complément : ::« Je pense que la beauté est une sensation physique, quelque chose que nous ressentons avec tout notre corps. Ce n'est pas le résultat d'un jugement et il n'y a pas de règle pour l'atteindre ; nous sentons la beauté ou nous ne la sentons pas. Je conclurai par un beau vers de ce poète qui au XVIIe siècle, prit le nom étrangement poétique, splendide, d'Angelus Silesius. Il résume en fait tout ce que j'ai dit ce soir, sauf que, moi, je me suis exprimé par des raisonnements ou des simulacres de raisonnements : je le dirai d'abord en traduction puis en allemand, pour que vous l'entendiez : ::''La rose est sans pourquoi… elle fleurit parce qu'elle fleurit.'' ::''Die Rose ist ohne warum; sie blühet weil sie blühet''. » ::A suivre. ::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 16 septembre 2024 à 22:43 (CEST) :::Très cher @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]], je te remercie de tes clins d’œil amicaux sur ces sujets qui me tiennent à cœur ! Je suis actuellement très occupé par un travail "IRL" hors wiki, mais quand j'en aurai terminé, je ne manquerai pas de te recontacter pour avoir ton avis à propos de mes projets sur Wikquote, et pour les mettre en œuvre : j'ai repéré quelques "perles" ou diamants noirs de citations qui te raviront, je n'en doute pas. :::J'ai par ailleurs récemment beaucoup souffert d'un suppressionnisme sauvage et dogmatique, non argumenté sérieusement et sans régulation (ni communautaire, ni par administrateurs) sur le Wiktionnaire, ce qui m'a pas mal démoralisé à propos des wikiprojets en général... J'espère retrouver bientôt à tes côtés le goût du partage bénévole du savoir, et des dialogues communautaires ; si possible avec des gens éclairés... Mais on ne choisit pas toujours {{incise|hélas!}} ses interlocuteurs sur les wiki, et certains ne savent pas échanger des arguments pour parvenir à un consensus, ou à défaut à un compromis, ce qui est le vrai sens du dialogue... Ils se considèrent comme les ayatollahs gardiens des principes de la vraie foi : Dieu ou la Sainte Évolution nous préserve à jamais des censeurs et des fanatiques de tous poils (c'est le cas de le dire) ! Comme disait Nietzsche (je parie que c'est référencé ici {{clin}}) : "ce n'est pas le doute qui rend fou : c'est la certitude !". :::Toujours bien amicalement à toi, [[Utilisateur:Laurent Glaviano|Laurent Glaviano]] ([[Discussion utilisateur:Laurent Glaviano|discussion]]) 24 septembre 2024 à 18:00 (CEST) Concernant les précisions à apporter aux cita de ''Siete noches'' et ''Borges oral'', en plus de la page [[Livre]], ça vaut aussi pour la cita en page [[Lecture#Jorge Luis Borges]] (comme signalé, bien retravailler aussi les cita/ref en page liées, y’a par ex qlq liens brisés….). Je peaufine ça en brouillon avant transfert ici. Et je me demande encore comment ranger au mieux pour le lecteur/contributeur (reprendre le titre de l’ed "Conférences" et découper en deux ?). Même si je vais emprunter cette édition aussi, je vais 1) pointer les vo, 2) sourcer avec l’ed OCII (et là Borges oral est "en marge"). Bref, à méditer encore un poil. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 19 avril 2026 à 21:08 (CEST) == À faire == A faire : *explorer https://www.radiofrance.fr/personnes/jorge-luis-borges *+Nav [[Georges Charbonnier]] (publi : Gallimard 1967 {{SUDOC| 010213597}}, 1992 Enquêtes (trad. Otras inquisiciones) suivi de Entretiens {{ISBN|978-2-07-032704-1}}) [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 octobre 2025 à 16:13 (CEST) :Poursuivre struture et rangement. Harmoniser ed avec OC, ajouter précisions. Qlq pages œuvres à creer et bien articuler avec wp. Attention, une ancre doit être stable, voir par ex lien wq en page {{w|L'Aleph}}… :Revoir intégralement la section Autres. '''Quid ''Borges verbal'' ?''' {{???}}… :Attention, bien '''verifier les cita [[spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]'''… :[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 14:04 (CET) ::Pour Verbal, en #Autres, voir ce qu’on peut faire/préciser avec [https://fr.scribd.com/document/583815476 ce lien] : ::Pour les Obras completas ::*ici [[Jorge Luis Borges#Essais]], dans 2, 1952-1972, là https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/89, voir vf ''Autres inquisitions'', « Kafka et ses précurseurs » dans OCI {{done}} ::*là [[Démocratie#Jorge Luis Borges]] (nb: pb isbn en page liée), dans 3, 1975-1985, là https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/121, voir vf « prologue », "La monnaie de fer" dans OCII ::*et là [[Voltaire#Citations sur Voltaire]], dans IV ::A suivre. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 février 2026 à 15:59 (CET) Maj. Pour les OC, travaux possibles avec coffret {{ISBN|978-2-07-017916-9}}, vol.I impr 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}, vol.II impr 2016 {{ISBN|978-2-07-012816-7}} (maintenant dans ma biblio perso, Youpi !). Donc, *{{done}}pour « Kafka et ses précurseurs », dans I, p. 753: « Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain ''crée'' ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur ». Idem dans OCI de 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}} Bref. À (re)travailler tranquillement… [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 16:41 (CET) Nav historique ici. En 2016, Lykos retire [[spécial:diff/239732]] « Le langage est un ensemble de citations ». ? Soit ? ''{{w|Le Livre de sable}}'', « Utopie d’un homme qui est fatigué », dans OCII, p. 535 : « […] Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations ». [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 mars 2026 à 17:15 (CET) :Comme pour d’autres pages, en plus de l’orga/decoupage (de la page), du lien vers les pages œuvres sur les autres projets et ici, se pose ici aussi la question vo/vf, précisions/notes. Pour l’exemple ici du retrait (logique) 2016 de « Le langage est un ensemble de citations » :la vo (« Ya no nos quedan más que citas. La lengua es un sistema de citas. ») :** {{w|es:El libro de arena}} ({{w|es:Utopía de un hombre que está cansado}}), https://archive.org/details/bwb_S0-ATP-707/page/129 :** Obras completas, 3, 1975-1985, https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg/page/55 :en vf :* « Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations » {{done}}, avec OCII, p. 535 :*à voir dans premiere trad pour, peut-etre, expliquer la variante. Voir aussi dans ed bilingue 1990 si trad revue {{ISBN|2-07-038314-8}} :Comme d’hab, chi va piano, va sano. :[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mars 2026 à 17:15 (CET) == « yo soy el río » == [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]] Prémabule : ici, il n’est pas question de la réécriture, d’une variante de Borges (ici, [[Héraclite]], dans [[Jorge Luis Borges#Éloge de l’ombre]]) mais d’une particularité des trad fr. *Cita vo : « El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río », tirée de « Nueva refutación del tiempo » dans ''Otras inquisiciones'' *Cita vf : ** « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps » ** « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve » Abondamment citée, dans ces deux variantes (+m’entraine/m’emporte). Avant de pouvoir éclaircir in main et d’annoter le passage ici et en page [[temps]], je dois justement prendre le temps de bien vérifier. Les détails seront sauvegardés sur mon brouillon là [[Utilisateur:Malik2Mars/Borges#« yo soy el río »]] et résumés ici +tard. Trad fr : *Sous le titre Enquêtes *Puis dans les OC A noter que, je ne suis pas le premier à me faire cette remarque : *https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/ [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 18:56 (CEST) == Notes sur les VO == En l’état de ma reflexion, je pense préciser les cita en VO uniquement pour la « poésie »; oui, bon, comme ci-dessus, y’a de la poésie dans ses essais aussi avec Borges ! {{tire langue}}. Blague à part, j’ajoute les cita en VO pour les extraits de poèmes, pour le reste je limite seulement à indiquer les sources en VO. Et là je teste différentes façons, comme avec d’autres pages. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 31 mai 2026 à 18:14 (CEST) gdwqdalo0zkadmipmk7yjagbzr7vu2m Utilisateur:An insect photographer 2 48606 460144 459985 2026-06-01T09:08:47Z An insect photographer 74311 /* Créations */ 460144 wikitext text/x-wiki <center> {{Utilisateur fr}} {{Utilisateur en-2}} {{Utilisateur es-2}} {{Utilisateur aide}} {{Utilisateur SheSaid}} {{BUtilisateur | bordure = #936c29 | couleur = #E9E2D4 | img = Wikipedia Library owl.svg{{!}}lien=W:Wikipédia:La bibliothèque Wikipédia | titre = [[W:Projet:La bibliothèque Wikipédia|La bibliothèque Wikipédia]] | texte = J’ai accès à la [https://wikipedialibrary.wmflabs.org carte de bibliothèque de Wikipédia]. | catégorie = Wikiquotiens Bibliothèque Wikipédia | nocat = {{{nocat|}}} }} </center> {{Clr}} {{Citation bloc|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.|[[Toni Morrison]], ''Playing in the Dark'', 1992}} {{Clr}} [[File:Victoria amazonica 03.jpg|thumb|left|alt=Fleur blanche épanouie d'un nénuphar se reflétant dans une eau noire et bleue|Une fleur du nénuphar géant d'Amazonie ({{w|Victoria amazonica}}) au jardin botanique d'{{w|Adélaïde_(Australie)|Adélaïde}}.]] {{Citation bloc|L'appareil photographique peut révéler les secrets que l'œil nu ou l'esprit ne captent pas, tout disparaît sauf ce qui a été saisi dans le cadre. La photographie est un exercice d'observation et le résultat est toujours un coup du [[hasard]] […]. L'appareil photographique est une chose simple, il est à la portée du plus ignare, le but est de créer cette combinaison de vérité et de beauté que l'on appelle [[art]].|[[Isabel Allende]], ''Portrait sépia'', 2003}} {{Citation bloc|Et moi j'ai ce démon qui veut que je m'enfuie en hurlant plutôt que d'être faillible, d'avoir des défauts. Il veut me faire croire que je suis si bonne que je me dois d'être parfaite ou rien.|[[Sylvia Plath]], ''Journaux de 1950 à 1962''}} [[File:Cat walking silhouette.svg|right|200px|250px|alt=Silhouette noire d'un chat marchant vers le spectateur]] ==Créations== 31 août 2024: [[Louisa May Alcott]] 2024: [[Billie Holiday]], [[Carl Friedrich Gauss]], [[Mama Béa]], [[Lise Meitner]], [[Madeleine Riffaud]], [[Modibo Diarra]], [[Kendji Girac]], [[Susanna Tamaro]], [[Sofia Kovalevskaya]], [[L'Amie prodigieuse]], [[Le Nouveau Nom]], [[Celle qui fuit et celle qui reste]], [[L'Enfant perdue]], [[Elena Ferrante]], [[Fouad Laroui]], [[Ginette Kolinka]] 2025: [[Poète]], [[Casablanca]], [[Funmilayo Ransome-Kuti]], [[Daniel Ellsberg]], [[Marguerite Burnat-Provins]], [[Estela de Carlotto]], [[Diam's]], [[Jeanne Tavernier]], [[Grands-mères de la place de Mai]], [[Maria Winkelmann]], [[Lady Laistee]], [[Emmeline Pankhurst]], [[Alan Bennett]], [[Amérique]], [[Françoise Gilot]], [[Alberto Giacometti]], [[Ousseini Hadizatou Yacouba]], [[Mary O'Hara]], [[Le Meurtre de Roger Ackroyd]], [[Edith Cavell]], [[Martin Parr]] 2026: [[Simone Signoret]], [[Anise Postel-Vinay]], [[Anne-Sophie Lapix]], [[Rose Leke]] {{Clr}} ==A faire== relire les création #SheSaid 2025 de [[Utilisateur:Nitikd545]] (4 dernières) Sur Nana Darkoa Sekyiamah, la citation de son livre n'a pas de page. à voir A améliorer: [[Amadou et Mariam]], [[Barbara]], [[Leïla Bekhti]], [[bell hooks]], [[Cheval]], [[Agatha Christie]], [[Damso]], [[Sonia Delaunay]], [[Dilili à Paris]], [[Céline Dion]], [[Waris Dirie]], [[Élisabeth II]], [[Florence Foresti]], [[François d'Assise]], [[François (pape)]], [[Jostein Gaarder]], [[Rosemonde Gérard]], [[Goethe]], [[Grand Corps Malade]], [[Delphine Horvilleur]], [[Hedy Lamarr]], [[Clara Luciani]], [[Naguib Mahfouz]], [[Marie (mère de Jésus)]], [[Missak Manouchian]], [[Daphne du Maurier]], [[Édith Piaf]], [[Rainer Maria Rilke]], [[Muriel Robin]], [[Simone Schwarz-Bart]], [[Soprano (rappeur)]], [[Stromae]], [[Mère Teresa]], [[Lilian Thuram]]. Tôt: [[Ava Max]], [[Josiane Balasko]], [[Diane de Beausacq]], [[Enid Blyton]], [[Maria Cunitz]], [[Ednah Dow Littlehale Cheney]], [[Lara Fabian]], [[Ariana Grande]], [[Indila]], [[Rose Leke]] [[Lio]], [[Bertha Lutz]], [[Marie Noël]], [[Mentissa]], [[Santa]], [[Roch Voisine]]. Plus tard: [[Carlo Acutis]], [[Emmanuelle Arsan]], [[Louise-Victorine Ackermann]], [[Anne-Marie Carrière]], [[Claudette Colvin]], [[Francis de Croisset]], [[La Fouine]], [[Louise d'Épinay]], [[Madame de Genlis]], [[Eva Illouz]], [[Anne-Dauphine Julliand]], [[Madeleine de Puisieux]], [[François de Sales]], [[Louise de Vilmorin]], [[Charlotte Perriand]]. [[File:LEI0440 190 Leica IIIf chrom - Sn. 580566 1951-52-M39 vs. Minox Leica IIIf Ohne Blitz Version 2-6124 hf.jpg|vignette|alt=2 appareils photo argentiques, le petit devant le grand, l'objectif tourné vers la gauche.|Un Leica IIIf (1951) et sa version miniature.]] ==Outils== {{Pour info}} [[Utilisateur:An insect photographer/brouillon]] [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]] [[Wikiquote:Citez vos sources]] [[Wikiquote:Citation du jour]] <pre> {{Choisie citation du jour |puce=* |année= |mois= |jour= |commentaire= }} </pre> 2eh121p0jhgx4b4swkaq0mwad7c8bz3 460150 460144 2026-06-01T09:31:56Z An insect photographer 74311 /* Créations */ + 1 460150 wikitext text/x-wiki <center> {{Utilisateur fr}} {{Utilisateur en-2}} {{Utilisateur es-2}} {{Utilisateur aide}} {{Utilisateur SheSaid}} {{BUtilisateur | bordure = #936c29 | couleur = #E9E2D4 | img = Wikipedia Library owl.svg{{!}}lien=W:Wikipédia:La bibliothèque Wikipédia | titre = [[W:Projet:La bibliothèque Wikipédia|La bibliothèque Wikipédia]] | texte = J’ai accès à la [https://wikipedialibrary.wmflabs.org carte de bibliothèque de Wikipédia]. | catégorie = Wikiquotiens Bibliothèque Wikipédia | nocat = {{{nocat|}}} }} </center> {{Clr}} {{Citation bloc|Écrire et lire, pour un écrivain, ce n’est guère distinct. Chaque activité exige d’être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l’imagination de l’auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d’être attentif aux endroits où l’imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.|[[Toni Morrison]], ''Playing in the Dark'', 1992}} {{Clr}} [[File:Victoria amazonica 03.jpg|thumb|left|alt=Fleur blanche épanouie d'un nénuphar se reflétant dans une eau noire et bleue|Une fleur du nénuphar géant d'Amazonie ({{w|Victoria amazonica}}) au jardin botanique d'{{w|Adélaïde_(Australie)|Adélaïde}}.]] {{Citation bloc|L'appareil photographique peut révéler les secrets que l'œil nu ou l'esprit ne captent pas, tout disparaît sauf ce qui a été saisi dans le cadre. La photographie est un exercice d'observation et le résultat est toujours un coup du [[hasard]] […]. L'appareil photographique est une chose simple, il est à la portée du plus ignare, le but est de créer cette combinaison de vérité et de beauté que l'on appelle [[art]].|[[Isabel Allende]], ''Portrait sépia'', 2003}} {{Citation bloc|Et moi j'ai ce démon qui veut que je m'enfuie en hurlant plutôt que d'être faillible, d'avoir des défauts. Il veut me faire croire que je suis si bonne que je me dois d'être parfaite ou rien.|[[Sylvia Plath]], ''Journaux de 1950 à 1962''}} [[File:Cat walking silhouette.svg|right|200px|250px|alt=Silhouette noire d'un chat marchant vers le spectateur]] ==Créations== 31 août 2024: [[Louisa May Alcott]] 2024: [[Billie Holiday]], [[Carl Friedrich Gauss]], [[Mama Béa]], [[Lise Meitner]], [[Madeleine Riffaud]], [[Modibo Diarra]], [[Kendji Girac]], [[Susanna Tamaro]], [[Sofia Kovalevskaya]], [[L'Amie prodigieuse]], [[Le Nouveau Nom]], [[Celle qui fuit et celle qui reste]], [[L'Enfant perdue]], [[Elena Ferrante]], [[Fouad Laroui]], [[Ginette Kolinka]] 2025: [[Poète]], [[Casablanca]], [[Funmilayo Ransome-Kuti]], [[Daniel Ellsberg]], [[Marguerite Burnat-Provins]], [[Estela de Carlotto]], [[Diam's]], [[Jeanne Tavernier]], [[Grands-mères de la place de Mai]], [[Maria Winkelmann]], [[Lady Laistee]], [[Emmeline Pankhurst]], [[Alan Bennett]], [[Amérique]], [[Françoise Gilot]], [[Alberto Giacometti]], [[Ousseini Hadizatou Yacouba]], [[Mary O'Hara]], [[Le Meurtre de Roger Ackroyd]], [[Edith Cavell]], [[Martin Parr]] 2026: [[Simone Signoret]], [[Anise Postel-Vinay]], [[Anne-Sophie Lapix]], [[Rose Leke]], [[Totó la Momposina]] {{Clr}} ==A faire== relire les création #SheSaid 2025 de [[Utilisateur:Nitikd545]] (4 dernières) Sur Nana Darkoa Sekyiamah, la citation de son livre n'a pas de page. à voir A améliorer: [[Amadou et Mariam]], [[Barbara]], [[Leïla Bekhti]], [[bell hooks]], [[Cheval]], [[Agatha Christie]], [[Damso]], [[Sonia Delaunay]], [[Dilili à Paris]], [[Céline Dion]], [[Waris Dirie]], [[Élisabeth II]], [[Florence Foresti]], [[François d'Assise]], [[François (pape)]], [[Jostein Gaarder]], [[Rosemonde Gérard]], [[Goethe]], [[Grand Corps Malade]], [[Delphine Horvilleur]], [[Hedy Lamarr]], [[Clara Luciani]], [[Naguib Mahfouz]], [[Marie (mère de Jésus)]], [[Missak Manouchian]], [[Daphne du Maurier]], [[Édith Piaf]], [[Rainer Maria Rilke]], [[Muriel Robin]], [[Simone Schwarz-Bart]], [[Soprano (rappeur)]], [[Stromae]], [[Mère Teresa]], [[Lilian Thuram]]. Tôt: [[Ava Max]], [[Josiane Balasko]], [[Diane de Beausacq]], [[Enid Blyton]], [[Maria Cunitz]], [[Ednah Dow Littlehale Cheney]], [[Lara Fabian]], [[Ariana Grande]], [[Indila]], [[Rose Leke]] [[Lio]], [[Bertha Lutz]], [[Marie Noël]], [[Mentissa]], [[Santa]], [[Roch Voisine]]. Plus tard: [[Carlo Acutis]], [[Emmanuelle Arsan]], [[Louise-Victorine Ackermann]], [[Anne-Marie Carrière]], [[Claudette Colvin]], [[Francis de Croisset]], [[La Fouine]], [[Louise d'Épinay]], [[Madame de Genlis]], [[Eva Illouz]], [[Anne-Dauphine Julliand]], [[Madeleine de Puisieux]], [[François de Sales]], [[Louise de Vilmorin]], [[Charlotte Perriand]]. [[File:LEI0440 190 Leica IIIf chrom - Sn. 580566 1951-52-M39 vs. Minox Leica IIIf Ohne Blitz Version 2-6124 hf.jpg|vignette|alt=2 appareils photo argentiques, le petit devant le grand, l'objectif tourné vers la gauche.|Un Leica IIIf (1951) et sa version miniature.]] ==Outils== {{Pour info}} [[Utilisateur:An insect photographer/brouillon]] [[Wikiquote:Demande de suppression immédiate]] [[Wikiquote:Citez vos sources]] [[Wikiquote:Citation du jour]] <pre> {{Choisie citation du jour |puce=* |année= |mois= |jour= |commentaire= }} </pre> ey4gf8b7g45egf0jm0h84u0dxcunvu7 Utilisateur:An insect photographer/brouillon 2 48883 460136 459801 2026-06-01T08:31:06Z An insect photographer 74311 460136 wikitext text/x-wiki ==Ebauches== === [[Agatha Christie]] === '''Le Meurtre de Roger Ackroyd''' [https://books.google.fr/books?id=gsrPDaK92AAC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=%22une%20esth%C3%A9tique%20du%20r%C3%A9cit%22&f=false] Analyse par {{ouvrage|auteur=François Rivière|titre= Agatha Christie, Duchesse de la mort : biographie|éditeur=éditions du Masque|année=2001}} Internet archive : 2001 https://archive.org/details/agathachristiedu0000rivi Citation apocryphe : épousez un archéologue, plus vous vieillissez, plus il vous aimera. Phrase exacte à retrouver, source sur Wikipédia en français. :Sur wp:fr, voir [[w:spécial:Lien permanent/230357697#cite_note-life-51]] :Sur q:en, voir [[:en:Agatha_Christie#Disputed]], résumé [https://quoteinvestigator.com/2016/07/12/husband/ ici], en 1956 non attribuée à elle [https://books.google.fr/books?id=p0wEAAAAMBAJ&pg=PA102 mais une citation qu'elle reprend]. === [[Anise Postel-Vinay]] === {{Réf Livre |titre=Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts |éditeur=Calmann-Lévy |collection=Le Livre de Poche |année d'origine=2019 |année=2021 |auteur=Bernadette Pécassou |page=16 |chapitre=2 }} {{Citation|On faisait ou on ne faisait pas. Nous ne nous vivions pas comme des résistants. Il y avait les gaullistes, les communistes, mais les résistants cela n’existait pas encore. |précisions=Citation rapportée de {{ouvrage|auteur=Anise Postel-Vinay (avec Laure Adler)|titre=Vivre|éditeur=Grasset|année=2015}}.}} {{Réf Article |titre=Anise Postel-Vinay (1922-2020). Cécile Rol-Tanguy (1919-2020) Deux « combattantes de l’ombre » |auteur= Brigitte Chapelain |date=2021 |numéro=88 |publication=Hermès, La Revue |page=url |url=https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2021-2-page-326?l }} Sciences Po Bibliothèque === [[Barbara]] === [[File:Rose, Hommage a Barbara, バラ, オマージュ ア バルバラ, (15771109359).jpg|thumb|right]] {{Citation|<poem>Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste. Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara.</poem> |précisions=Didier Millot, président de l’association ''Barbara Perlimpinpin'' qui a demandé au pépiniériste Delbard en 1997 de créer la rose ''Barbara''.}} https://www.francebleu.fr/emissions/femme-formidable/barbara-racontee-par-didier-millot-auteur-de-je-me-souviens-barbara-aux-editions-artema === [[Bertha Lutz]] === [https://arquivohistorico.camara.leg.br/index.php/colecao-bertha-lutz] (en portugais...mince alors) [https://arquivohistorico.camara.leg.br/atom/BERTHALUTZ/BR-DFCD-BERTHALUTZ-BL2-12-162.pdf] (PDF) === [[Blaise Cendrars]] === ''Sur la robe elle a un corps'', poème de 1914 qui parle de Sonia Delaunay et sa première robe simultanée. === [[Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato]] === {{Citation|Cultivez le pragmatisme dans vos sentiments politiques. Soyez logiques, il n’y a pas de baguette magique pour faire disparaître en quelques années les misères accumulées depuis près d’un siècle. Moi, je prône la patience. Il faut du temps à la semence pour se transformer en épi. |précisions=Cité dans {{chapitre|auteur=Nivoelisoa D. Galibert|titre=Madagascar : les écrivaines des années 1980 et la langue française|titre ouvrage=Nouvelles écritures francophones|édition=Presses de l’Université de Montréal|année=2001|isbn=978-2-7606-1781-0|url=https://doi.org/10.4000/books.pum.9639}}.}} {{Réf Livre |titre=Le prix de la paix |auteur= Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato |année=1985 |éditeur=Radio France Internationale |page=à voir |chapitre= }} Théâtrothèque Gaston Baty Extraits ici : https://archive.org/details/anthologiedelali0000unse_l2r2/page/120/mode/2up lire : https://www.jstor.org/stable/25702102 === Coline Pierré === {{Citation|La mémoire est comme une personnalité politique, elle adore réécrire le passé, tisser des fils bien serrés entre les événements pour créer une grande histoire, et mettre de la logique là où en réalité il n’y a que des actions décousues, des hésitations, des erreurs et des hasards.}} {{Réf Livre |titre=En couple |auteur=Coline Pierré |année=2023 |page=24 |éditeur=Talents Hauts }} === [[Dilili à Paris]] === https://www.genre-ecran.net/?dilili-a-paris === [[élisabeth Badinter]] === {{Citation|Robert n’a jamais essayé d’influencer mes idées. Nous avons toujours débattu d’égal à égal. }} {{Réf Émission |émission= |auteur=Élisabeth Badinter |diffuseur=France Culture |date= 2011 |url= }} https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/robert-et-elisabeth-badinter-16-ans-d-ecart-chacun-son-etage-rituel-original-retour-sur-un-couple-a-part-20251008 === [[Emmanuel Levinas]] === * « Sans doute la mort va annuler bientôt l’injustifié privilège d’avoir survécu à six millions de morts. » Emmanuel Levinas, Noms propres, 1987, p. 142 [https://books.openedition.org/pupo/9748?lang=fr citation rapportée url] Bibliothèque Clignancourt === [[Frida Kahlo]] === Frida Kahlo par Frida Kahlo : lettres 1922-1954 / choix, prologue et notes de Raquel Tibol ; traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot. Bibliothèque Michelet === [[Julia Margaret Cameron]] === ''Les Yeux de Mona'', 2024 Citation sur Wikipédia aussi === [[Louisa May Alcott]] === Liens utilisés pour la page https://www.nypl.org/blog/2015/09/28/louisa-may-alcott-own-words<br> https://www.nationalgeographic.fr/histoire/louisa-may-alcott-au-dela-des-quatre-filles-du-docteur-march</br> https://books.google.fr/books?id=NewQAAAAYAAJ&pg=PA199<br> https://lecourrier.ch/2020/01/15/little-women-une-lecture-feministe-du-roman-de-louisa-may-alcott/<br> https://www.vanityfair.com/hollywood/2020/01/greta-gerwig-little-women-script?srsltid=AfmBOorFKtA6zPjTiqJXCKtTpGt7QnABJsxF2zgBEVVMY-NPwJHrF_jX<br> https://www.teenvogue.com/story/greta-gerwig-little-women-adaptation-interview https://www.laphamsquarterly.org/roundtable/jo-march-literary-lodestar https://www.genre-ecran.net/?Les-Filles-du-docteur-March-1</br> https://quoteinvestigator.com/2015/02/17/fond/#7c16b7dd-fed0-43cf-9e82-84c572579487 === [[Marie (mère de Jésus)]] === Donne des idées, pas à citer tel quel : https://nice.catholique.fr/7-citations-de-saints-sur-marie/ === [[Nana Darkoa Sekyiamah]] === Pour vérifier la citation dans son livre, dispo à l'American Library in Paris {{Citation | citation = Deux mois plus tard, je me suis envolée pour le Sénégal et lui ai rendu visite pendant deux mois. Il s'est arrangé pour que je reste dans un appartement appartenant à sa sœur, et toute l'expérience m'a donné l'impression de sortir ensemble tout en étant marié. Cette période m'a appris que vous pouvez aimer et prendre soin de quelqu'un même s'il est très différent de vous. Ismaël est un homme traditionnel sénégalais. La chose la plus radicale qu'il ait faite a été de m'épouser. Une femme dans la quarantaine, anglophone, une étrangère qui ne parle ni wolof ni français et ne connaît pas sa culture et ses traditions. Ce qui est attendu au Sénégal est que, si un homme devait s'écarter des contraintes en matière de mariage, alors il épouserait une femme blanche. | original = Two months later I flew to Senegal and visited him for two months. He arranged for me to stay in an apartment owned by his sister, and the whole experience felt like dating while married. That period taught me that you can love and care for someone even if they are very different from you. Ishmael is a traditional Senegalese man. The most radical thing he’s done has been to marry me. A woman who is in her 40s, anglophone, someone from a foreign country who doesn’t speak Wolof or French and doesn’t know his culture and traditions. The expectation in Senegal is that if a man was going to stray out of the constraints of who he was expected to marry then he would be with a white woman. | langue = en }}{{Réf Livre | titre = The Sex Lives of African Women | auteur = Nana Darkoa Sekyiamah | éditeur = Dialogue Books | année = 2021 | page = à préciser | ISBN = 978-0349701653 | langue = en }} === [[Nelly Arcan]] === https://books.openedition.org/enseditions/2443 === [[Raphaël Quenard]] === {{Citation|C'est une porte vers la liberté, l'écriture. |précisions=[https://www.youtube.com/watch?v=hf2YSH8r_pw Voir en ligne]}} {{Réf Discours |nom=Un dîner avec Raphaël Quenard. (épisode complet) |date=16 août 2025 |source=Chaîne Youtube de Sally }} === [[Sonia Delaunay]] === Trouvé dans le master en histoire de l'art de Marion Drevon https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01147594/document: *<s>Si nous cherchons l’origine des collages non figuratifs, nous devons donner la place d’honneur à Sonia Delaunay. WESCHER Herta, Collage, New York : Harry N. Abrams, 1971.</s> Lien Internet Archive dispo mais la source est erronée ou la citation a été remaniée, en tout cas tel quel je ne l'ai pas trouvé *« Sous la couleur des projets publicitaires, Sonia Delaunay fait pénétrer violemment dans la peinture le monde qui lui est contemporain {…} La finalité publicitaire de ces œuvres n’est en réalité qu’un prétexte, la plupart des fabricants n’ayant pas même été avertis de ces projets ; c’est en fait, par le biais de la valeur poétique des noms de la marque, le monde moderne, le « profond aujourd’hui » proclamé par Cendrars qui devient la thématique privilégié de l’art. Daniel Abadie « Les inventions « simultané » de Sonia Delaunay ou l’heure avant l’heure », XXe siècle, n°46, 1976, p 25. Les numéros d'après 1974 ne sont pas en ligne, peut-être un jour. Voir aussi {{SUDOC|063790602}} *« À cette époque (en 1911), les peintres et les écrivains, c’était pareil. On vivait mélangés, probablement avec les mêmes soucis ; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi j’avais Delaunay et Léger, Picasso avait Max Jacob, Reverdy, Braque et Apollinaire tout le monde… » « Ainsi parlait Cendrars de son copain Léger ». Propos de Blaise Cendrars recueillis par Henri-François Rey, dans ''Arts, spectacles'', 489, 10-16 novembre 1954, reproduits dans le catalogue de l’exposition ''La peinture sous le signe de Blaise Cendrars : Robert Delaunay, Fernand Léger'', Paris, galerie Louis Carré, 1965, p 2. / {{ouvrage/Test|titre=Blaise Cendrars|collection=Europe|numéro dans collection=566|année=1976|sudoc=022028781}} (reed 1995 {{SUDOC|046741429}}) / {{ouvrage|titre=Rencontres avec Blaise Cendrars: entretiens et interviews, 1925-1959|année=2007|isbn= 235270023X}} ** « Depuis 1911, j'ai toujours été le copain de Léger, on s'est tout le temps vus. A cette époque, les peintres et les écrivains, c'était pareil. On vivait mélangés avec probablement les mêmes soucis; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi, j'avais Delaunay et [[Fernand Léger|Léger]], [[Picasso]] avait [[Max Jacob]], [[Pierre Reverdy|Reverdy]], [[Georges Braque|Braque]], et [[Apollinaire]], tout le monde. Oui, il était le parrain de tous. Il faut dire qu'on vivait ensemble à Montmartre. C'est au moment de la guerre de 1914 qu'on s'est plus ou moins séparés, peintres et écrivains; Montmartre, soudain, fut déserté, ce fut l'exode vers Montparnasse. Mais revenons à Léger. […] » (p. 215, dans Europe, 566, 1976, chap. Quatre inédits de Cendrars. IV : Fernand Léger (p. 214-216)) === [[Théodore Pellerin]] === * « Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur et accompagner un texte. » {{Réf Article |titre=«Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur»: Théodore Pellerin, prodige venu du Québec |auteur= Constance Jamet |publication=Le Figaro |date=21 septembre 2025 |page=url |url=https://www.lefigaro.fr/cinema/etre-un-acteur-c-est-d-abord-etre-un-lecteur-theodore-pellerin-prodige-venu-du-quebec-20250921 }} h5zf1i7voyrv9oehiyq3y697f89ibuq 460137 460136 2026-06-01T08:37:33Z An insect photographer 74311 /* Théodore Pellerin */ 460137 wikitext text/x-wiki ==Ebauches== === [[Agatha Christie]] === '''Le Meurtre de Roger Ackroyd''' [https://books.google.fr/books?id=gsrPDaK92AAC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=%22une%20esth%C3%A9tique%20du%20r%C3%A9cit%22&f=false] Analyse par {{ouvrage|auteur=François Rivière|titre= Agatha Christie, Duchesse de la mort : biographie|éditeur=éditions du Masque|année=2001}} Internet archive : 2001 https://archive.org/details/agathachristiedu0000rivi Citation apocryphe : épousez un archéologue, plus vous vieillissez, plus il vous aimera. Phrase exacte à retrouver, source sur Wikipédia en français. :Sur wp:fr, voir [[w:spécial:Lien permanent/230357697#cite_note-life-51]] :Sur q:en, voir [[:en:Agatha_Christie#Disputed]], résumé [https://quoteinvestigator.com/2016/07/12/husband/ ici], en 1956 non attribuée à elle [https://books.google.fr/books?id=p0wEAAAAMBAJ&pg=PA102 mais une citation qu'elle reprend]. === [[Anise Postel-Vinay]] === {{Réf Livre |titre=Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts |éditeur=Calmann-Lévy |collection=Le Livre de Poche |année d'origine=2019 |année=2021 |auteur=Bernadette Pécassou |page=16 |chapitre=2 }} {{Citation|On faisait ou on ne faisait pas. Nous ne nous vivions pas comme des résistants. Il y avait les gaullistes, les communistes, mais les résistants cela n’existait pas encore. |précisions=Citation rapportée de {{ouvrage|auteur=Anise Postel-Vinay (avec Laure Adler)|titre=Vivre|éditeur=Grasset|année=2015}}.}} {{Réf Article |titre=Anise Postel-Vinay (1922-2020). Cécile Rol-Tanguy (1919-2020) Deux « combattantes de l’ombre » |auteur= Brigitte Chapelain |date=2021 |numéro=88 |publication=Hermès, La Revue |page=url |url=https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2021-2-page-326?l }} Sciences Po Bibliothèque === [[Barbara]] === [[File:Rose, Hommage a Barbara, バラ, オマージュ ア バルバラ, (15771109359).jpg|thumb|right]] {{Citation|<poem>Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste. Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara.</poem> |précisions=Didier Millot, président de l’association ''Barbara Perlimpinpin'' qui a demandé au pépiniériste Delbard en 1997 de créer la rose ''Barbara''.}} https://www.francebleu.fr/emissions/femme-formidable/barbara-racontee-par-didier-millot-auteur-de-je-me-souviens-barbara-aux-editions-artema === [[Bertha Lutz]] === [https://arquivohistorico.camara.leg.br/index.php/colecao-bertha-lutz] (en portugais...mince alors) [https://arquivohistorico.camara.leg.br/atom/BERTHALUTZ/BR-DFCD-BERTHALUTZ-BL2-12-162.pdf] (PDF) === [[Blaise Cendrars]] === ''Sur la robe elle a un corps'', poème de 1914 qui parle de Sonia Delaunay et sa première robe simultanée. === [[Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato]] === {{Citation|Cultivez le pragmatisme dans vos sentiments politiques. Soyez logiques, il n’y a pas de baguette magique pour faire disparaître en quelques années les misères accumulées depuis près d’un siècle. Moi, je prône la patience. Il faut du temps à la semence pour se transformer en épi. |précisions=Cité dans {{chapitre|auteur=Nivoelisoa D. Galibert|titre=Madagascar : les écrivaines des années 1980 et la langue française|titre ouvrage=Nouvelles écritures francophones|édition=Presses de l’Université de Montréal|année=2001|isbn=978-2-7606-1781-0|url=https://doi.org/10.4000/books.pum.9639}}.}} {{Réf Livre |titre=Le prix de la paix |auteur= Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato |année=1985 |éditeur=Radio France Internationale |page=à voir |chapitre= }} Théâtrothèque Gaston Baty Extraits ici : https://archive.org/details/anthologiedelali0000unse_l2r2/page/120/mode/2up lire : https://www.jstor.org/stable/25702102 === Coline Pierré === {{Citation|La mémoire est comme une personnalité politique, elle adore réécrire le passé, tisser des fils bien serrés entre les événements pour créer une grande histoire, et mettre de la logique là où en réalité il n’y a que des actions décousues, des hésitations, des erreurs et des hasards.}} {{Réf Livre |titre=En couple |auteur=Coline Pierré |année=2023 |page=24 |éditeur=Talents Hauts }} === [[Dilili à Paris]] === https://www.genre-ecran.net/?dilili-a-paris === [[élisabeth Badinter]] === {{Citation|Robert n’a jamais essayé d’influencer mes idées. Nous avons toujours débattu d’égal à égal. }} {{Réf Émission |émission= |auteur=Élisabeth Badinter |diffuseur=France Culture |date= 2011 |url= }} https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/robert-et-elisabeth-badinter-16-ans-d-ecart-chacun-son-etage-rituel-original-retour-sur-un-couple-a-part-20251008 === [[Emmanuel Levinas]] === * « Sans doute la mort va annuler bientôt l’injustifié privilège d’avoir survécu à six millions de morts. » Emmanuel Levinas, Noms propres, 1987, p. 142 [https://books.openedition.org/pupo/9748?lang=fr citation rapportée url] Bibliothèque Clignancourt === [[Frida Kahlo]] === Frida Kahlo par Frida Kahlo : lettres 1922-1954 / choix, prologue et notes de Raquel Tibol ; traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot. Bibliothèque Michelet === [[Julia Margaret Cameron]] === ''Les Yeux de Mona'', 2024 Citation sur Wikipédia aussi === [[Louisa May Alcott]] === Liens utilisés pour la page https://www.nypl.org/blog/2015/09/28/louisa-may-alcott-own-words<br> https://www.nationalgeographic.fr/histoire/louisa-may-alcott-au-dela-des-quatre-filles-du-docteur-march</br> https://books.google.fr/books?id=NewQAAAAYAAJ&pg=PA199<br> https://lecourrier.ch/2020/01/15/little-women-une-lecture-feministe-du-roman-de-louisa-may-alcott/<br> https://www.vanityfair.com/hollywood/2020/01/greta-gerwig-little-women-script?srsltid=AfmBOorFKtA6zPjTiqJXCKtTpGt7QnABJsxF2zgBEVVMY-NPwJHrF_jX<br> https://www.teenvogue.com/story/greta-gerwig-little-women-adaptation-interview https://www.laphamsquarterly.org/roundtable/jo-march-literary-lodestar https://www.genre-ecran.net/?Les-Filles-du-docteur-March-1</br> https://quoteinvestigator.com/2015/02/17/fond/#7c16b7dd-fed0-43cf-9e82-84c572579487 === [[Marie (mère de Jésus)]] === Donne des idées, pas à citer tel quel : https://nice.catholique.fr/7-citations-de-saints-sur-marie/ === [[Nana Darkoa Sekyiamah]] === Pour vérifier la citation dans son livre, dispo à l'American Library in Paris {{Citation | citation = Deux mois plus tard, je me suis envolée pour le Sénégal et lui ai rendu visite pendant deux mois. Il s'est arrangé pour que je reste dans un appartement appartenant à sa sœur, et toute l'expérience m'a donné l'impression de sortir ensemble tout en étant marié. Cette période m'a appris que vous pouvez aimer et prendre soin de quelqu'un même s'il est très différent de vous. Ismaël est un homme traditionnel sénégalais. La chose la plus radicale qu'il ait faite a été de m'épouser. Une femme dans la quarantaine, anglophone, une étrangère qui ne parle ni wolof ni français et ne connaît pas sa culture et ses traditions. Ce qui est attendu au Sénégal est que, si un homme devait s'écarter des contraintes en matière de mariage, alors il épouserait une femme blanche. | original = Two months later I flew to Senegal and visited him for two months. He arranged for me to stay in an apartment owned by his sister, and the whole experience felt like dating while married. That period taught me that you can love and care for someone even if they are very different from you. Ishmael is a traditional Senegalese man. The most radical thing he’s done has been to marry me. A woman who is in her 40s, anglophone, someone from a foreign country who doesn’t speak Wolof or French and doesn’t know his culture and traditions. The expectation in Senegal is that if a man was going to stray out of the constraints of who he was expected to marry then he would be with a white woman. | langue = en }}{{Réf Livre | titre = The Sex Lives of African Women | auteur = Nana Darkoa Sekyiamah | éditeur = Dialogue Books | année = 2021 | page = à préciser | ISBN = 978-0349701653 | langue = en }} === [[Nelly Arcan]] === https://books.openedition.org/enseditions/2443 === [[Raphaël Quenard]] === {{Citation|C'est une porte vers la liberté, l'écriture. |précisions=[https://www.youtube.com/watch?v=hf2YSH8r_pw Voir en ligne]}} {{Réf Discours |nom=Un dîner avec Raphaël Quenard. (épisode complet) |date=16 août 2025 |source=Chaîne Youtube de Sally }} === [[Sonia Delaunay]] === Trouvé dans le master en histoire de l'art de Marion Drevon https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01147594/document: *<s>Si nous cherchons l’origine des collages non figuratifs, nous devons donner la place d’honneur à Sonia Delaunay. WESCHER Herta, Collage, New York : Harry N. Abrams, 1971.</s> Lien Internet Archive dispo mais la source est erronée ou la citation a été remaniée, en tout cas tel quel je ne l'ai pas trouvé *« Sous la couleur des projets publicitaires, Sonia Delaunay fait pénétrer violemment dans la peinture le monde qui lui est contemporain {…} La finalité publicitaire de ces œuvres n’est en réalité qu’un prétexte, la plupart des fabricants n’ayant pas même été avertis de ces projets ; c’est en fait, par le biais de la valeur poétique des noms de la marque, le monde moderne, le « profond aujourd’hui » proclamé par Cendrars qui devient la thématique privilégié de l’art. Daniel Abadie « Les inventions « simultané » de Sonia Delaunay ou l’heure avant l’heure », XXe siècle, n°46, 1976, p 25. Les numéros d'après 1974 ne sont pas en ligne, peut-être un jour. Voir aussi {{SUDOC|063790602}} *« À cette époque (en 1911), les peintres et les écrivains, c’était pareil. On vivait mélangés, probablement avec les mêmes soucis ; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi j’avais Delaunay et Léger, Picasso avait Max Jacob, Reverdy, Braque et Apollinaire tout le monde… » « Ainsi parlait Cendrars de son copain Léger ». Propos de Blaise Cendrars recueillis par Henri-François Rey, dans ''Arts, spectacles'', 489, 10-16 novembre 1954, reproduits dans le catalogue de l’exposition ''La peinture sous le signe de Blaise Cendrars : Robert Delaunay, Fernand Léger'', Paris, galerie Louis Carré, 1965, p 2. / {{ouvrage/Test|titre=Blaise Cendrars|collection=Europe|numéro dans collection=566|année=1976|sudoc=022028781}} (reed 1995 {{SUDOC|046741429}}) / {{ouvrage|titre=Rencontres avec Blaise Cendrars: entretiens et interviews, 1925-1959|année=2007|isbn= 235270023X}} ** « Depuis 1911, j'ai toujours été le copain de Léger, on s'est tout le temps vus. A cette époque, les peintres et les écrivains, c'était pareil. On vivait mélangés avec probablement les mêmes soucis; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi, j'avais Delaunay et [[Fernand Léger|Léger]], [[Picasso]] avait [[Max Jacob]], [[Pierre Reverdy|Reverdy]], [[Georges Braque|Braque]], et [[Apollinaire]], tout le monde. Oui, il était le parrain de tous. Il faut dire qu'on vivait ensemble à Montmartre. C'est au moment de la guerre de 1914 qu'on s'est plus ou moins séparés, peintres et écrivains; Montmartre, soudain, fut déserté, ce fut l'exode vers Montparnasse. Mais revenons à Léger. […] » (p. 215, dans Europe, 566, 1976, chap. Quatre inédits de Cendrars. IV : Fernand Léger (p. 214-216)) === [[Théodore Pellerin]] === * « Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur et accompagner un texte. » {{Réf Article |titre=«Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur»: Théodore Pellerin, prodige venu du Québec |auteur= Constance Jamet |publication=Le Figaro |date=21 septembre 2025 |page=url |url=https://www.lefigaro.fr/cinema/etre-un-acteur-c-est-d-abord-etre-un-lecteur-theodore-pellerin-prodige-venu-du-quebec-20250921 }} === [[Toni Morrison]] === https://www.youtube.com/watch?v=-Kgq3F8wbYA i10vly8g7bpr6yr6aav9xgm6c2wkyie 460138 460137 2026-06-01T08:46:12Z An insect photographer 74311 /* Toni Morrison */ 460138 wikitext text/x-wiki ==Ebauches== === [[Agatha Christie]] === '''Le Meurtre de Roger Ackroyd''' [https://books.google.fr/books?id=gsrPDaK92AAC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=%22une%20esth%C3%A9tique%20du%20r%C3%A9cit%22&f=false] Analyse par {{ouvrage|auteur=François Rivière|titre= Agatha Christie, Duchesse de la mort : biographie|éditeur=éditions du Masque|année=2001}} Internet archive : 2001 https://archive.org/details/agathachristiedu0000rivi Citation apocryphe : épousez un archéologue, plus vous vieillissez, plus il vous aimera. Phrase exacte à retrouver, source sur Wikipédia en français. :Sur wp:fr, voir [[w:spécial:Lien permanent/230357697#cite_note-life-51]] :Sur q:en, voir [[:en:Agatha_Christie#Disputed]], résumé [https://quoteinvestigator.com/2016/07/12/husband/ ici], en 1956 non attribuée à elle [https://books.google.fr/books?id=p0wEAAAAMBAJ&pg=PA102 mais une citation qu'elle reprend]. === [[Anise Postel-Vinay]] === {{Réf Livre |titre=Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts |éditeur=Calmann-Lévy |collection=Le Livre de Poche |année d'origine=2019 |année=2021 |auteur=Bernadette Pécassou |page=16 |chapitre=2 }} {{Citation|On faisait ou on ne faisait pas. Nous ne nous vivions pas comme des résistants. Il y avait les gaullistes, les communistes, mais les résistants cela n’existait pas encore. |précisions=Citation rapportée de {{ouvrage|auteur=Anise Postel-Vinay (avec Laure Adler)|titre=Vivre|éditeur=Grasset|année=2015}}.}} {{Réf Article |titre=Anise Postel-Vinay (1922-2020). Cécile Rol-Tanguy (1919-2020) Deux « combattantes de l’ombre » |auteur= Brigitte Chapelain |date=2021 |numéro=88 |publication=Hermès, La Revue |page=url |url=https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2021-2-page-326?l }} Sciences Po Bibliothèque === [[Barbara]] === [[File:Rose, Hommage a Barbara, バラ, オマージュ ア バルバラ, (15771109359).jpg|thumb|right]] {{Citation|<poem>Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste. Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara.</poem> |précisions=Didier Millot, président de l’association ''Barbara Perlimpinpin'' qui a demandé au pépiniériste Delbard en 1997 de créer la rose ''Barbara''.}} https://www.francebleu.fr/emissions/femme-formidable/barbara-racontee-par-didier-millot-auteur-de-je-me-souviens-barbara-aux-editions-artema === [[Bertha Lutz]] === [https://arquivohistorico.camara.leg.br/index.php/colecao-bertha-lutz] (en portugais...mince alors) [https://arquivohistorico.camara.leg.br/atom/BERTHALUTZ/BR-DFCD-BERTHALUTZ-BL2-12-162.pdf] (PDF) === [[Blaise Cendrars]] === ''Sur la robe elle a un corps'', poème de 1914 qui parle de Sonia Delaunay et sa première robe simultanée. === [[Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato]] === {{Citation|Cultivez le pragmatisme dans vos sentiments politiques. Soyez logiques, il n’y a pas de baguette magique pour faire disparaître en quelques années les misères accumulées depuis près d’un siècle. Moi, je prône la patience. Il faut du temps à la semence pour se transformer en épi. |précisions=Cité dans {{chapitre|auteur=Nivoelisoa D. Galibert|titre=Madagascar : les écrivaines des années 1980 et la langue française|titre ouvrage=Nouvelles écritures francophones|édition=Presses de l’Université de Montréal|année=2001|isbn=978-2-7606-1781-0|url=https://doi.org/10.4000/books.pum.9639}}.}} {{Réf Livre |titre=Le prix de la paix |auteur= Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato |année=1985 |éditeur=Radio France Internationale |page=à voir |chapitre= }} Théâtrothèque Gaston Baty Extraits ici : https://archive.org/details/anthologiedelali0000unse_l2r2/page/120/mode/2up lire : https://www.jstor.org/stable/25702102 === Coline Pierré === {{Citation|La mémoire est comme une personnalité politique, elle adore réécrire le passé, tisser des fils bien serrés entre les événements pour créer une grande histoire, et mettre de la logique là où en réalité il n’y a que des actions décousues, des hésitations, des erreurs et des hasards.}} {{Réf Livre |titre=En couple |auteur=Coline Pierré |année=2023 |page=24 |éditeur=Talents Hauts }} === [[Dilili à Paris]] === https://www.genre-ecran.net/?dilili-a-paris === [[élisabeth Badinter]] === {{Citation|Robert n’a jamais essayé d’influencer mes idées. Nous avons toujours débattu d’égal à égal. }} {{Réf Émission |émission= |auteur=Élisabeth Badinter |diffuseur=France Culture |date= 2011 |url= }} https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/robert-et-elisabeth-badinter-16-ans-d-ecart-chacun-son-etage-rituel-original-retour-sur-un-couple-a-part-20251008 === [[Emmanuel Levinas]] === * « Sans doute la mort va annuler bientôt l’injustifié privilège d’avoir survécu à six millions de morts. » Emmanuel Levinas, Noms propres, 1987, p. 142 [https://books.openedition.org/pupo/9748?lang=fr citation rapportée url] Bibliothèque Clignancourt === [[Frida Kahlo]] === Frida Kahlo par Frida Kahlo : lettres 1922-1954 / choix, prologue et notes de Raquel Tibol ; traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot. Bibliothèque Michelet === [[Julia Margaret Cameron]] === ''Les Yeux de Mona'', 2024 Citation sur Wikipédia aussi === [[Louisa May Alcott]] === Liens utilisés pour la page https://www.nypl.org/blog/2015/09/28/louisa-may-alcott-own-words<br> https://www.nationalgeographic.fr/histoire/louisa-may-alcott-au-dela-des-quatre-filles-du-docteur-march</br> https://books.google.fr/books?id=NewQAAAAYAAJ&pg=PA199<br> https://lecourrier.ch/2020/01/15/little-women-une-lecture-feministe-du-roman-de-louisa-may-alcott/<br> https://www.vanityfair.com/hollywood/2020/01/greta-gerwig-little-women-script?srsltid=AfmBOorFKtA6zPjTiqJXCKtTpGt7QnABJsxF2zgBEVVMY-NPwJHrF_jX<br> https://www.teenvogue.com/story/greta-gerwig-little-women-adaptation-interview https://www.laphamsquarterly.org/roundtable/jo-march-literary-lodestar https://www.genre-ecran.net/?Les-Filles-du-docteur-March-1</br> https://quoteinvestigator.com/2015/02/17/fond/#7c16b7dd-fed0-43cf-9e82-84c572579487 === [[Marie (mère de Jésus)]] === Donne des idées, pas à citer tel quel : https://nice.catholique.fr/7-citations-de-saints-sur-marie/ === [[Nana Darkoa Sekyiamah]] === Pour vérifier la citation dans son livre, dispo à l'American Library in Paris {{Citation | citation = Deux mois plus tard, je me suis envolée pour le Sénégal et lui ai rendu visite pendant deux mois. Il s'est arrangé pour que je reste dans un appartement appartenant à sa sœur, et toute l'expérience m'a donné l'impression de sortir ensemble tout en étant marié. Cette période m'a appris que vous pouvez aimer et prendre soin de quelqu'un même s'il est très différent de vous. Ismaël est un homme traditionnel sénégalais. La chose la plus radicale qu'il ait faite a été de m'épouser. Une femme dans la quarantaine, anglophone, une étrangère qui ne parle ni wolof ni français et ne connaît pas sa culture et ses traditions. Ce qui est attendu au Sénégal est que, si un homme devait s'écarter des contraintes en matière de mariage, alors il épouserait une femme blanche. | original = Two months later I flew to Senegal and visited him for two months. He arranged for me to stay in an apartment owned by his sister, and the whole experience felt like dating while married. That period taught me that you can love and care for someone even if they are very different from you. Ishmael is a traditional Senegalese man. The most radical thing he’s done has been to marry me. A woman who is in her 40s, anglophone, someone from a foreign country who doesn’t speak Wolof or French and doesn’t know his culture and traditions. The expectation in Senegal is that if a man was going to stray out of the constraints of who he was expected to marry then he would be with a white woman. | langue = en }}{{Réf Livre | titre = The Sex Lives of African Women | auteur = Nana Darkoa Sekyiamah | éditeur = Dialogue Books | année = 2021 | page = à préciser | ISBN = 978-0349701653 | langue = en }} === [[Nelly Arcan]] === https://books.openedition.org/enseditions/2443 === [[Raphaël Quenard]] === {{Citation|C'est une porte vers la liberté, l'écriture. |précisions=[https://www.youtube.com/watch?v=hf2YSH8r_pw Voir en ligne]}} {{Réf Discours |nom=Un dîner avec Raphaël Quenard. (épisode complet) |date=16 août 2025 |source=Chaîne Youtube de Sally }} === [[Sonia Delaunay]] === Trouvé dans le master en histoire de l'art de Marion Drevon https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01147594/document: *<s>Si nous cherchons l’origine des collages non figuratifs, nous devons donner la place d’honneur à Sonia Delaunay. WESCHER Herta, Collage, New York : Harry N. Abrams, 1971.</s> Lien Internet Archive dispo mais la source est erronée ou la citation a été remaniée, en tout cas tel quel je ne l'ai pas trouvé *« Sous la couleur des projets publicitaires, Sonia Delaunay fait pénétrer violemment dans la peinture le monde qui lui est contemporain {…} La finalité publicitaire de ces œuvres n’est en réalité qu’un prétexte, la plupart des fabricants n’ayant pas même été avertis de ces projets ; c’est en fait, par le biais de la valeur poétique des noms de la marque, le monde moderne, le « profond aujourd’hui » proclamé par Cendrars qui devient la thématique privilégié de l’art. Daniel Abadie « Les inventions « simultané » de Sonia Delaunay ou l’heure avant l’heure », XXe siècle, n°46, 1976, p 25. Les numéros d'après 1974 ne sont pas en ligne, peut-être un jour. Voir aussi {{SUDOC|063790602}} *« À cette époque (en 1911), les peintres et les écrivains, c’était pareil. On vivait mélangés, probablement avec les mêmes soucis ; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi j’avais Delaunay et Léger, Picasso avait Max Jacob, Reverdy, Braque et Apollinaire tout le monde… » « Ainsi parlait Cendrars de son copain Léger ». Propos de Blaise Cendrars recueillis par Henri-François Rey, dans ''Arts, spectacles'', 489, 10-16 novembre 1954, reproduits dans le catalogue de l’exposition ''La peinture sous le signe de Blaise Cendrars : Robert Delaunay, Fernand Léger'', Paris, galerie Louis Carré, 1965, p 2. / {{ouvrage/Test|titre=Blaise Cendrars|collection=Europe|numéro dans collection=566|année=1976|sudoc=022028781}} (reed 1995 {{SUDOC|046741429}}) / {{ouvrage|titre=Rencontres avec Blaise Cendrars: entretiens et interviews, 1925-1959|année=2007|isbn= 235270023X}} ** « Depuis 1911, j'ai toujours été le copain de Léger, on s'est tout le temps vus. A cette époque, les peintres et les écrivains, c'était pareil. On vivait mélangés avec probablement les mêmes soucis; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi, j'avais Delaunay et [[Fernand Léger|Léger]], [[Picasso]] avait [[Max Jacob]], [[Pierre Reverdy|Reverdy]], [[Georges Braque|Braque]], et [[Apollinaire]], tout le monde. Oui, il était le parrain de tous. Il faut dire qu'on vivait ensemble à Montmartre. C'est au moment de la guerre de 1914 qu'on s'est plus ou moins séparés, peintres et écrivains; Montmartre, soudain, fut déserté, ce fut l'exode vers Montparnasse. Mais revenons à Léger. […] » (p. 215, dans Europe, 566, 1976, chap. Quatre inédits de Cendrars. IV : Fernand Léger (p. 214-216)) === [[Théodore Pellerin]] === * « Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur et accompagner un texte. » {{Réf Article |titre=«Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur»: Théodore Pellerin, prodige venu du Québec |auteur= Constance Jamet |publication=Le Figaro |date=21 septembre 2025 |page=url |url=https://www.lefigaro.fr/cinema/etre-un-acteur-c-est-d-abord-etre-un-lecteur-theodore-pellerin-prodige-venu-du-quebec-20250921 }} === [[Toni Morrison]] === https://www.youtube.com/watch?v=-Kgq3F8wbYA https://feministteacher.com/2010/04/13/exposing-the-master-narrative-teaching-toni-morrisons-the-bluest-eye/ 7ffz9m2u0udwyobsrp2fpye0q2lgsd8 460139 460138 2026-06-01T08:47:45Z An insect photographer 74311 /* Dilili à Paris */ 460139 wikitext text/x-wiki ==Ebauches== === [[Agatha Christie]] === '''Le Meurtre de Roger Ackroyd''' [https://books.google.fr/books?id=gsrPDaK92AAC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=%22une%20esth%C3%A9tique%20du%20r%C3%A9cit%22&f=false] Analyse par {{ouvrage|auteur=François Rivière|titre= Agatha Christie, Duchesse de la mort : biographie|éditeur=éditions du Masque|année=2001}} Internet archive : 2001 https://archive.org/details/agathachristiedu0000rivi Citation apocryphe : épousez un archéologue, plus vous vieillissez, plus il vous aimera. Phrase exacte à retrouver, source sur Wikipédia en français. :Sur wp:fr, voir [[w:spécial:Lien permanent/230357697#cite_note-life-51]] :Sur q:en, voir [[:en:Agatha_Christie#Disputed]], résumé [https://quoteinvestigator.com/2016/07/12/husband/ ici], en 1956 non attribuée à elle [https://books.google.fr/books?id=p0wEAAAAMBAJ&pg=PA102 mais une citation qu'elle reprend]. === [[Anise Postel-Vinay]] === {{Réf Livre |titre=Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts |éditeur=Calmann-Lévy |collection=Le Livre de Poche |année d'origine=2019 |année=2021 |auteur=Bernadette Pécassou |page=16 |chapitre=2 }} {{Citation|On faisait ou on ne faisait pas. Nous ne nous vivions pas comme des résistants. Il y avait les gaullistes, les communistes, mais les résistants cela n’existait pas encore. |précisions=Citation rapportée de {{ouvrage|auteur=Anise Postel-Vinay (avec Laure Adler)|titre=Vivre|éditeur=Grasset|année=2015}}.}} {{Réf Article |titre=Anise Postel-Vinay (1922-2020). Cécile Rol-Tanguy (1919-2020) Deux « combattantes de l’ombre » |auteur= Brigitte Chapelain |date=2021 |numéro=88 |publication=Hermès, La Revue |page=url |url=https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2021-2-page-326?l }} Sciences Po Bibliothèque === [[Barbara]] === [[File:Rose, Hommage a Barbara, バラ, オマージュ ア バルバラ, (15771109359).jpg|thumb|right]] {{Citation|<poem>Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste. Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara.</poem> |précisions=Didier Millot, président de l’association ''Barbara Perlimpinpin'' qui a demandé au pépiniériste Delbard en 1997 de créer la rose ''Barbara''.}} https://www.francebleu.fr/emissions/femme-formidable/barbara-racontee-par-didier-millot-auteur-de-je-me-souviens-barbara-aux-editions-artema === [[Bertha Lutz]] === [https://arquivohistorico.camara.leg.br/index.php/colecao-bertha-lutz] (en portugais...mince alors) [https://arquivohistorico.camara.leg.br/atom/BERTHALUTZ/BR-DFCD-BERTHALUTZ-BL2-12-162.pdf] (PDF) === [[Blaise Cendrars]] === ''Sur la robe elle a un corps'', poème de 1914 qui parle de Sonia Delaunay et sa première robe simultanée. === [[Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato]] === {{Citation|Cultivez le pragmatisme dans vos sentiments politiques. Soyez logiques, il n’y a pas de baguette magique pour faire disparaître en quelques années les misères accumulées depuis près d’un siècle. Moi, je prône la patience. Il faut du temps à la semence pour se transformer en épi. |précisions=Cité dans {{chapitre|auteur=Nivoelisoa D. Galibert|titre=Madagascar : les écrivaines des années 1980 et la langue française|titre ouvrage=Nouvelles écritures francophones|édition=Presses de l’Université de Montréal|année=2001|isbn=978-2-7606-1781-0|url=https://doi.org/10.4000/books.pum.9639}}.}} {{Réf Livre |titre=Le prix de la paix |auteur= Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato |année=1985 |éditeur=Radio France Internationale |page=à voir |chapitre= }} Théâtrothèque Gaston Baty Extraits ici : https://archive.org/details/anthologiedelali0000unse_l2r2/page/120/mode/2up lire : https://www.jstor.org/stable/25702102 === Coline Pierré === {{Citation|La mémoire est comme une personnalité politique, elle adore réécrire le passé, tisser des fils bien serrés entre les événements pour créer une grande histoire, et mettre de la logique là où en réalité il n’y a que des actions décousues, des hésitations, des erreurs et des hasards.}} {{Réf Livre |titre=En couple |auteur=Coline Pierré |année=2023 |page=24 |éditeur=Talents Hauts }} === [[Dilili à Paris]] === https://www.genre-ecran.net/?dilili-a-paris === [[Eagles of Death Metal]] === https://www.gala.fr/l_actu/eagles-of-death-metal-10-ans-apres-les-attentats-que-devient-le-groupe-qui-jouait-au-bataclan-le-13-novembre-20251113 https://www.france24.com/fr/france/20220517-proc%C3%A8s-du-13-novembre-le-sentiment-de-culpabilit%C3%A9-des-eagles-of-death-metal === [[élisabeth Badinter]] === {{Citation|Robert n’a jamais essayé d’influencer mes idées. Nous avons toujours débattu d’égal à égal. }} {{Réf Émission |émission= |auteur=Élisabeth Badinter |diffuseur=France Culture |date= 2011 |url= }} https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/robert-et-elisabeth-badinter-16-ans-d-ecart-chacun-son-etage-rituel-original-retour-sur-un-couple-a-part-20251008 === [[Emmanuel Levinas]] === * « Sans doute la mort va annuler bientôt l’injustifié privilège d’avoir survécu à six millions de morts. » Emmanuel Levinas, Noms propres, 1987, p. 142 [https://books.openedition.org/pupo/9748?lang=fr citation rapportée url] Bibliothèque Clignancourt === [[Frida Kahlo]] === Frida Kahlo par Frida Kahlo : lettres 1922-1954 / choix, prologue et notes de Raquel Tibol ; traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot. Bibliothèque Michelet === [[Julia Margaret Cameron]] === ''Les Yeux de Mona'', 2024 Citation sur Wikipédia aussi === [[Louisa May Alcott]] === Liens utilisés pour la page https://www.nypl.org/blog/2015/09/28/louisa-may-alcott-own-words<br> https://www.nationalgeographic.fr/histoire/louisa-may-alcott-au-dela-des-quatre-filles-du-docteur-march</br> https://books.google.fr/books?id=NewQAAAAYAAJ&pg=PA199<br> https://lecourrier.ch/2020/01/15/little-women-une-lecture-feministe-du-roman-de-louisa-may-alcott/<br> https://www.vanityfair.com/hollywood/2020/01/greta-gerwig-little-women-script?srsltid=AfmBOorFKtA6zPjTiqJXCKtTpGt7QnABJsxF2zgBEVVMY-NPwJHrF_jX<br> https://www.teenvogue.com/story/greta-gerwig-little-women-adaptation-interview https://www.laphamsquarterly.org/roundtable/jo-march-literary-lodestar https://www.genre-ecran.net/?Les-Filles-du-docteur-March-1</br> https://quoteinvestigator.com/2015/02/17/fond/#7c16b7dd-fed0-43cf-9e82-84c572579487 === [[Marie (mère de Jésus)]] === Donne des idées, pas à citer tel quel : https://nice.catholique.fr/7-citations-de-saints-sur-marie/ === [[Nana Darkoa Sekyiamah]] === Pour vérifier la citation dans son livre, dispo à l'American Library in Paris {{Citation | citation = Deux mois plus tard, je me suis envolée pour le Sénégal et lui ai rendu visite pendant deux mois. Il s'est arrangé pour que je reste dans un appartement appartenant à sa sœur, et toute l'expérience m'a donné l'impression de sortir ensemble tout en étant marié. Cette période m'a appris que vous pouvez aimer et prendre soin de quelqu'un même s'il est très différent de vous. Ismaël est un homme traditionnel sénégalais. La chose la plus radicale qu'il ait faite a été de m'épouser. Une femme dans la quarantaine, anglophone, une étrangère qui ne parle ni wolof ni français et ne connaît pas sa culture et ses traditions. Ce qui est attendu au Sénégal est que, si un homme devait s'écarter des contraintes en matière de mariage, alors il épouserait une femme blanche. | original = Two months later I flew to Senegal and visited him for two months. He arranged for me to stay in an apartment owned by his sister, and the whole experience felt like dating while married. That period taught me that you can love and care for someone even if they are very different from you. Ishmael is a traditional Senegalese man. The most radical thing he’s done has been to marry me. A woman who is in her 40s, anglophone, someone from a foreign country who doesn’t speak Wolof or French and doesn’t know his culture and traditions. The expectation in Senegal is that if a man was going to stray out of the constraints of who he was expected to marry then he would be with a white woman. | langue = en }}{{Réf Livre | titre = The Sex Lives of African Women | auteur = Nana Darkoa Sekyiamah | éditeur = Dialogue Books | année = 2021 | page = à préciser | ISBN = 978-0349701653 | langue = en }} === [[Nelly Arcan]] === https://books.openedition.org/enseditions/2443 === [[Raphaël Quenard]] === {{Citation|C'est une porte vers la liberté, l'écriture. |précisions=[https://www.youtube.com/watch?v=hf2YSH8r_pw Voir en ligne]}} {{Réf Discours |nom=Un dîner avec Raphaël Quenard. (épisode complet) |date=16 août 2025 |source=Chaîne Youtube de Sally }} === [[Sonia Delaunay]] === Trouvé dans le master en histoire de l'art de Marion Drevon https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01147594/document: *<s>Si nous cherchons l’origine des collages non figuratifs, nous devons donner la place d’honneur à Sonia Delaunay. WESCHER Herta, Collage, New York : Harry N. Abrams, 1971.</s> Lien Internet Archive dispo mais la source est erronée ou la citation a été remaniée, en tout cas tel quel je ne l'ai pas trouvé *« Sous la couleur des projets publicitaires, Sonia Delaunay fait pénétrer violemment dans la peinture le monde qui lui est contemporain {…} La finalité publicitaire de ces œuvres n’est en réalité qu’un prétexte, la plupart des fabricants n’ayant pas même été avertis de ces projets ; c’est en fait, par le biais de la valeur poétique des noms de la marque, le monde moderne, le « profond aujourd’hui » proclamé par Cendrars qui devient la thématique privilégié de l’art. Daniel Abadie « Les inventions « simultané » de Sonia Delaunay ou l’heure avant l’heure », XXe siècle, n°46, 1976, p 25. Les numéros d'après 1974 ne sont pas en ligne, peut-être un jour. Voir aussi {{SUDOC|063790602}} *« À cette époque (en 1911), les peintres et les écrivains, c’était pareil. On vivait mélangés, probablement avec les mêmes soucis ; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi j’avais Delaunay et Léger, Picasso avait Max Jacob, Reverdy, Braque et Apollinaire tout le monde… » « Ainsi parlait Cendrars de son copain Léger ». Propos de Blaise Cendrars recueillis par Henri-François Rey, dans ''Arts, spectacles'', 489, 10-16 novembre 1954, reproduits dans le catalogue de l’exposition ''La peinture sous le signe de Blaise Cendrars : Robert Delaunay, Fernand Léger'', Paris, galerie Louis Carré, 1965, p 2. / {{ouvrage/Test|titre=Blaise Cendrars|collection=Europe|numéro dans collection=566|année=1976|sudoc=022028781}} (reed 1995 {{SUDOC|046741429}}) / {{ouvrage|titre=Rencontres avec Blaise Cendrars: entretiens et interviews, 1925-1959|année=2007|isbn= 235270023X}} ** « Depuis 1911, j'ai toujours été le copain de Léger, on s'est tout le temps vus. A cette époque, les peintres et les écrivains, c'était pareil. On vivait mélangés avec probablement les mêmes soucis; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi, j'avais Delaunay et [[Fernand Léger|Léger]], [[Picasso]] avait [[Max Jacob]], [[Pierre Reverdy|Reverdy]], [[Georges Braque|Braque]], et [[Apollinaire]], tout le monde. Oui, il était le parrain de tous. Il faut dire qu'on vivait ensemble à Montmartre. C'est au moment de la guerre de 1914 qu'on s'est plus ou moins séparés, peintres et écrivains; Montmartre, soudain, fut déserté, ce fut l'exode vers Montparnasse. Mais revenons à Léger. […] » (p. 215, dans Europe, 566, 1976, chap. Quatre inédits de Cendrars. IV : Fernand Léger (p. 214-216)) === [[Théodore Pellerin]] === * « Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur et accompagner un texte. » {{Réf Article |titre=«Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur»: Théodore Pellerin, prodige venu du Québec |auteur= Constance Jamet |publication=Le Figaro |date=21 septembre 2025 |page=url |url=https://www.lefigaro.fr/cinema/etre-un-acteur-c-est-d-abord-etre-un-lecteur-theodore-pellerin-prodige-venu-du-quebec-20250921 }} === [[Toni Morrison]] === https://www.youtube.com/watch?v=-Kgq3F8wbYA https://feministteacher.com/2010/04/13/exposing-the-master-narrative-teaching-toni-morrisons-the-bluest-eye/ em6ylrq8us4t9ofllihlgcwgv3p0pum 460140 460139 2026-06-01T08:49:56Z An insect photographer 74311 /* Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato */ 460140 wikitext text/x-wiki ==Ebauches== === [[Agatha Christie]] === '''Le Meurtre de Roger Ackroyd''' [https://books.google.fr/books?id=gsrPDaK92AAC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=%22une%20esth%C3%A9tique%20du%20r%C3%A9cit%22&f=false] Analyse par {{ouvrage|auteur=François Rivière|titre= Agatha Christie, Duchesse de la mort : biographie|éditeur=éditions du Masque|année=2001}} Internet archive : 2001 https://archive.org/details/agathachristiedu0000rivi Citation apocryphe : épousez un archéologue, plus vous vieillissez, plus il vous aimera. Phrase exacte à retrouver, source sur Wikipédia en français. :Sur wp:fr, voir [[w:spécial:Lien permanent/230357697#cite_note-life-51]] :Sur q:en, voir [[:en:Agatha_Christie#Disputed]], résumé [https://quoteinvestigator.com/2016/07/12/husband/ ici], en 1956 non attribuée à elle [https://books.google.fr/books?id=p0wEAAAAMBAJ&pg=PA102 mais une citation qu'elle reprend]. === [[Anise Postel-Vinay]] === {{Réf Livre |titre=Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts |éditeur=Calmann-Lévy |collection=Le Livre de Poche |année d'origine=2019 |année=2021 |auteur=Bernadette Pécassou |page=16 |chapitre=2 }} {{Citation|On faisait ou on ne faisait pas. Nous ne nous vivions pas comme des résistants. Il y avait les gaullistes, les communistes, mais les résistants cela n’existait pas encore. |précisions=Citation rapportée de {{ouvrage|auteur=Anise Postel-Vinay (avec Laure Adler)|titre=Vivre|éditeur=Grasset|année=2015}}.}} {{Réf Article |titre=Anise Postel-Vinay (1922-2020). Cécile Rol-Tanguy (1919-2020) Deux « combattantes de l’ombre » |auteur= Brigitte Chapelain |date=2021 |numéro=88 |publication=Hermès, La Revue |page=url |url=https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2021-2-page-326?l }} Sciences Po Bibliothèque === [[Barbara]] === [[File:Rose, Hommage a Barbara, バラ, オマージュ ア バルバラ, (15771109359).jpg|thumb|right]] {{Citation|<poem>Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste. Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara.</poem> |précisions=Didier Millot, président de l’association ''Barbara Perlimpinpin'' qui a demandé au pépiniériste Delbard en 1997 de créer la rose ''Barbara''.}} https://www.francebleu.fr/emissions/femme-formidable/barbara-racontee-par-didier-millot-auteur-de-je-me-souviens-barbara-aux-editions-artema === [[Bertha Lutz]] === [https://arquivohistorico.camara.leg.br/index.php/colecao-bertha-lutz] (en portugais...mince alors) [https://arquivohistorico.camara.leg.br/atom/BERTHALUTZ/BR-DFCD-BERTHALUTZ-BL2-12-162.pdf] (PDF) === [[Blaise Cendrars]] === ''Sur la robe elle a un corps'', poème de 1914 qui parle de Sonia Delaunay et sa première robe simultanée. === [[Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato]] === Théâtrothèque Gaston Baty Gagne le 14e Concours théâtral interafricain en 1987 ou 1986 ? === Coline Pierré === {{Citation|La mémoire est comme une personnalité politique, elle adore réécrire le passé, tisser des fils bien serrés entre les événements pour créer une grande histoire, et mettre de la logique là où en réalité il n’y a que des actions décousues, des hésitations, des erreurs et des hasards.}} {{Réf Livre |titre=En couple |auteur=Coline Pierré |année=2023 |page=24 |éditeur=Talents Hauts }} === [[Dilili à Paris]] === https://www.genre-ecran.net/?dilili-a-paris === [[Eagles of Death Metal]] === https://www.gala.fr/l_actu/eagles-of-death-metal-10-ans-apres-les-attentats-que-devient-le-groupe-qui-jouait-au-bataclan-le-13-novembre-20251113 https://www.france24.com/fr/france/20220517-proc%C3%A8s-du-13-novembre-le-sentiment-de-culpabilit%C3%A9-des-eagles-of-death-metal === [[élisabeth Badinter]] === {{Citation|Robert n’a jamais essayé d’influencer mes idées. Nous avons toujours débattu d’égal à égal. }} {{Réf Émission |émission= |auteur=Élisabeth Badinter |diffuseur=France Culture |date= 2011 |url= }} https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/robert-et-elisabeth-badinter-16-ans-d-ecart-chacun-son-etage-rituel-original-retour-sur-un-couple-a-part-20251008 === [[Emmanuel Levinas]] === * « Sans doute la mort va annuler bientôt l’injustifié privilège d’avoir survécu à six millions de morts. » Emmanuel Levinas, Noms propres, 1987, p. 142 [https://books.openedition.org/pupo/9748?lang=fr citation rapportée url] Bibliothèque Clignancourt === [[Frida Kahlo]] === Frida Kahlo par Frida Kahlo : lettres 1922-1954 / choix, prologue et notes de Raquel Tibol ; traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot. Bibliothèque Michelet === [[Julia Margaret Cameron]] === ''Les Yeux de Mona'', 2024 Citation sur Wikipédia aussi === [[Louisa May Alcott]] === Liens utilisés pour la page https://www.nypl.org/blog/2015/09/28/louisa-may-alcott-own-words<br> https://www.nationalgeographic.fr/histoire/louisa-may-alcott-au-dela-des-quatre-filles-du-docteur-march</br> https://books.google.fr/books?id=NewQAAAAYAAJ&pg=PA199<br> https://lecourrier.ch/2020/01/15/little-women-une-lecture-feministe-du-roman-de-louisa-may-alcott/<br> https://www.vanityfair.com/hollywood/2020/01/greta-gerwig-little-women-script?srsltid=AfmBOorFKtA6zPjTiqJXCKtTpGt7QnABJsxF2zgBEVVMY-NPwJHrF_jX<br> https://www.teenvogue.com/story/greta-gerwig-little-women-adaptation-interview https://www.laphamsquarterly.org/roundtable/jo-march-literary-lodestar https://www.genre-ecran.net/?Les-Filles-du-docteur-March-1</br> https://quoteinvestigator.com/2015/02/17/fond/#7c16b7dd-fed0-43cf-9e82-84c572579487 === [[Marie (mère de Jésus)]] === Donne des idées, pas à citer tel quel : https://nice.catholique.fr/7-citations-de-saints-sur-marie/ === [[Nana Darkoa Sekyiamah]] === Pour vérifier la citation dans son livre, dispo à l'American Library in Paris {{Citation | citation = Deux mois plus tard, je me suis envolée pour le Sénégal et lui ai rendu visite pendant deux mois. Il s'est arrangé pour que je reste dans un appartement appartenant à sa sœur, et toute l'expérience m'a donné l'impression de sortir ensemble tout en étant marié. Cette période m'a appris que vous pouvez aimer et prendre soin de quelqu'un même s'il est très différent de vous. Ismaël est un homme traditionnel sénégalais. La chose la plus radicale qu'il ait faite a été de m'épouser. Une femme dans la quarantaine, anglophone, une étrangère qui ne parle ni wolof ni français et ne connaît pas sa culture et ses traditions. Ce qui est attendu au Sénégal est que, si un homme devait s'écarter des contraintes en matière de mariage, alors il épouserait une femme blanche. | original = Two months later I flew to Senegal and visited him for two months. He arranged for me to stay in an apartment owned by his sister, and the whole experience felt like dating while married. That period taught me that you can love and care for someone even if they are very different from you. Ishmael is a traditional Senegalese man. The most radical thing he’s done has been to marry me. A woman who is in her 40s, anglophone, someone from a foreign country who doesn’t speak Wolof or French and doesn’t know his culture and traditions. The expectation in Senegal is that if a man was going to stray out of the constraints of who he was expected to marry then he would be with a white woman. | langue = en }}{{Réf Livre | titre = The Sex Lives of African Women | auteur = Nana Darkoa Sekyiamah | éditeur = Dialogue Books | année = 2021 | page = à préciser | ISBN = 978-0349701653 | langue = en }} === [[Nelly Arcan]] === https://books.openedition.org/enseditions/2443 === [[Raphaël Quenard]] === {{Citation|C'est une porte vers la liberté, l'écriture. |précisions=[https://www.youtube.com/watch?v=hf2YSH8r_pw Voir en ligne]}} {{Réf Discours |nom=Un dîner avec Raphaël Quenard. (épisode complet) |date=16 août 2025 |source=Chaîne Youtube de Sally }} === [[Sonia Delaunay]] === Trouvé dans le master en histoire de l'art de Marion Drevon https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01147594/document: *<s>Si nous cherchons l’origine des collages non figuratifs, nous devons donner la place d’honneur à Sonia Delaunay. WESCHER Herta, Collage, New York : Harry N. Abrams, 1971.</s> Lien Internet Archive dispo mais la source est erronée ou la citation a été remaniée, en tout cas tel quel je ne l'ai pas trouvé *« Sous la couleur des projets publicitaires, Sonia Delaunay fait pénétrer violemment dans la peinture le monde qui lui est contemporain {…} La finalité publicitaire de ces œuvres n’est en réalité qu’un prétexte, la plupart des fabricants n’ayant pas même été avertis de ces projets ; c’est en fait, par le biais de la valeur poétique des noms de la marque, le monde moderne, le « profond aujourd’hui » proclamé par Cendrars qui devient la thématique privilégié de l’art. Daniel Abadie « Les inventions « simultané » de Sonia Delaunay ou l’heure avant l’heure », XXe siècle, n°46, 1976, p 25. Les numéros d'après 1974 ne sont pas en ligne, peut-être un jour. Voir aussi {{SUDOC|063790602}} *« À cette époque (en 1911), les peintres et les écrivains, c’était pareil. On vivait mélangés, probablement avec les mêmes soucis ; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi j’avais Delaunay et Léger, Picasso avait Max Jacob, Reverdy, Braque et Apollinaire tout le monde… » « Ainsi parlait Cendrars de son copain Léger ». Propos de Blaise Cendrars recueillis par Henri-François Rey, dans ''Arts, spectacles'', 489, 10-16 novembre 1954, reproduits dans le catalogue de l’exposition ''La peinture sous le signe de Blaise Cendrars : Robert Delaunay, Fernand Léger'', Paris, galerie Louis Carré, 1965, p 2. / {{ouvrage/Test|titre=Blaise Cendrars|collection=Europe|numéro dans collection=566|année=1976|sudoc=022028781}} (reed 1995 {{SUDOC|046741429}}) / {{ouvrage|titre=Rencontres avec Blaise Cendrars: entretiens et interviews, 1925-1959|année=2007|isbn= 235270023X}} ** « Depuis 1911, j'ai toujours été le copain de Léger, on s'est tout le temps vus. A cette époque, les peintres et les écrivains, c'était pareil. On vivait mélangés avec probablement les mêmes soucis; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi, j'avais Delaunay et [[Fernand Léger|Léger]], [[Picasso]] avait [[Max Jacob]], [[Pierre Reverdy|Reverdy]], [[Georges Braque|Braque]], et [[Apollinaire]], tout le monde. Oui, il était le parrain de tous. Il faut dire qu'on vivait ensemble à Montmartre. C'est au moment de la guerre de 1914 qu'on s'est plus ou moins séparés, peintres et écrivains; Montmartre, soudain, fut déserté, ce fut l'exode vers Montparnasse. Mais revenons à Léger. […] » (p. 215, dans Europe, 566, 1976, chap. Quatre inédits de Cendrars. IV : Fernand Léger (p. 214-216)) === [[Théodore Pellerin]] === * « Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur et accompagner un texte. » {{Réf Article |titre=«Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur»: Théodore Pellerin, prodige venu du Québec |auteur= Constance Jamet |publication=Le Figaro |date=21 septembre 2025 |page=url |url=https://www.lefigaro.fr/cinema/etre-un-acteur-c-est-d-abord-etre-un-lecteur-theodore-pellerin-prodige-venu-du-quebec-20250921 }} === [[Toni Morrison]] === https://www.youtube.com/watch?v=-Kgq3F8wbYA https://feministteacher.com/2010/04/13/exposing-the-master-narrative-teaching-toni-morrisons-the-bluest-eye/ 8lxxk48fptaxxt7354lih3mh4d9v4b9 460143 460140 2026-06-01T09:08:42Z Malik2Mars 27293 /* Toni Morrison */ plus complet, precise 460143 wikitext text/x-wiki ==Ebauches== === [[Agatha Christie]] === '''Le Meurtre de Roger Ackroyd''' [https://books.google.fr/books?id=gsrPDaK92AAC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=%22une%20esth%C3%A9tique%20du%20r%C3%A9cit%22&f=false] Analyse par {{ouvrage|auteur=François Rivière|titre= Agatha Christie, Duchesse de la mort : biographie|éditeur=éditions du Masque|année=2001}} Internet archive : 2001 https://archive.org/details/agathachristiedu0000rivi Citation apocryphe : épousez un archéologue, plus vous vieillissez, plus il vous aimera. Phrase exacte à retrouver, source sur Wikipédia en français. :Sur wp:fr, voir [[w:spécial:Lien permanent/230357697#cite_note-life-51]] :Sur q:en, voir [[:en:Agatha_Christie#Disputed]], résumé [https://quoteinvestigator.com/2016/07/12/husband/ ici], en 1956 non attribuée à elle [https://books.google.fr/books?id=p0wEAAAAMBAJ&pg=PA102 mais une citation qu'elle reprend]. === [[Anise Postel-Vinay]] === {{Réf Livre |titre=Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts |éditeur=Calmann-Lévy |collection=Le Livre de Poche |année d'origine=2019 |année=2021 |auteur=Bernadette Pécassou |page=16 |chapitre=2 }} {{Citation|On faisait ou on ne faisait pas. Nous ne nous vivions pas comme des résistants. Il y avait les gaullistes, les communistes, mais les résistants cela n’existait pas encore. |précisions=Citation rapportée de {{ouvrage|auteur=Anise Postel-Vinay (avec Laure Adler)|titre=Vivre|éditeur=Grasset|année=2015}}.}} {{Réf Article |titre=Anise Postel-Vinay (1922-2020). Cécile Rol-Tanguy (1919-2020) Deux « combattantes de l’ombre » |auteur= Brigitte Chapelain |date=2021 |numéro=88 |publication=Hermès, La Revue |page=url |url=https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2021-2-page-326?l }} Sciences Po Bibliothèque === [[Barbara]] === [[File:Rose, Hommage a Barbara, バラ, オマージュ ア バルバラ, (15771109359).jpg|thumb|right]] {{Citation|<poem>Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste. Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara.</poem> |précisions=Didier Millot, président de l’association ''Barbara Perlimpinpin'' qui a demandé au pépiniériste Delbard en 1997 de créer la rose ''Barbara''.}} https://www.francebleu.fr/emissions/femme-formidable/barbara-racontee-par-didier-millot-auteur-de-je-me-souviens-barbara-aux-editions-artema === [[Bertha Lutz]] === [https://arquivohistorico.camara.leg.br/index.php/colecao-bertha-lutz] (en portugais...mince alors) [https://arquivohistorico.camara.leg.br/atom/BERTHALUTZ/BR-DFCD-BERTHALUTZ-BL2-12-162.pdf] (PDF) === [[Blaise Cendrars]] === ''Sur la robe elle a un corps'', poème de 1914 qui parle de Sonia Delaunay et sa première robe simultanée. === [[Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato]] === Théâtrothèque Gaston Baty Gagne le 14e Concours théâtral interafricain en 1987 ou 1986 ? === Coline Pierré === {{Citation|La mémoire est comme une personnalité politique, elle adore réécrire le passé, tisser des fils bien serrés entre les événements pour créer une grande histoire, et mettre de la logique là où en réalité il n’y a que des actions décousues, des hésitations, des erreurs et des hasards.}} {{Réf Livre |titre=En couple |auteur=Coline Pierré |année=2023 |page=24 |éditeur=Talents Hauts }} === [[Dilili à Paris]] === https://www.genre-ecran.net/?dilili-a-paris === [[Eagles of Death Metal]] === https://www.gala.fr/l_actu/eagles-of-death-metal-10-ans-apres-les-attentats-que-devient-le-groupe-qui-jouait-au-bataclan-le-13-novembre-20251113 https://www.france24.com/fr/france/20220517-proc%C3%A8s-du-13-novembre-le-sentiment-de-culpabilit%C3%A9-des-eagles-of-death-metal === [[élisabeth Badinter]] === {{Citation|Robert n’a jamais essayé d’influencer mes idées. Nous avons toujours débattu d’égal à égal. }} {{Réf Émission |émission= |auteur=Élisabeth Badinter |diffuseur=France Culture |date= 2011 |url= }} https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/robert-et-elisabeth-badinter-16-ans-d-ecart-chacun-son-etage-rituel-original-retour-sur-un-couple-a-part-20251008 === [[Emmanuel Levinas]] === * « Sans doute la mort va annuler bientôt l’injustifié privilège d’avoir survécu à six millions de morts. » Emmanuel Levinas, Noms propres, 1987, p. 142 [https://books.openedition.org/pupo/9748?lang=fr citation rapportée url] Bibliothèque Clignancourt === [[Frida Kahlo]] === Frida Kahlo par Frida Kahlo : lettres 1922-1954 / choix, prologue et notes de Raquel Tibol ; traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot. Bibliothèque Michelet === [[Julia Margaret Cameron]] === ''Les Yeux de Mona'', 2024 Citation sur Wikipédia aussi === [[Louisa May Alcott]] === Liens utilisés pour la page https://www.nypl.org/blog/2015/09/28/louisa-may-alcott-own-words<br> https://www.nationalgeographic.fr/histoire/louisa-may-alcott-au-dela-des-quatre-filles-du-docteur-march</br> https://books.google.fr/books?id=NewQAAAAYAAJ&pg=PA199<br> https://lecourrier.ch/2020/01/15/little-women-une-lecture-feministe-du-roman-de-louisa-may-alcott/<br> https://www.vanityfair.com/hollywood/2020/01/greta-gerwig-little-women-script?srsltid=AfmBOorFKtA6zPjTiqJXCKtTpGt7QnABJsxF2zgBEVVMY-NPwJHrF_jX<br> https://www.teenvogue.com/story/greta-gerwig-little-women-adaptation-interview https://www.laphamsquarterly.org/roundtable/jo-march-literary-lodestar https://www.genre-ecran.net/?Les-Filles-du-docteur-March-1</br> https://quoteinvestigator.com/2015/02/17/fond/#7c16b7dd-fed0-43cf-9e82-84c572579487 === [[Marie (mère de Jésus)]] === Donne des idées, pas à citer tel quel : https://nice.catholique.fr/7-citations-de-saints-sur-marie/ === [[Nana Darkoa Sekyiamah]] === Pour vérifier la citation dans son livre, dispo à l'American Library in Paris {{Citation | citation = Deux mois plus tard, je me suis envolée pour le Sénégal et lui ai rendu visite pendant deux mois. Il s'est arrangé pour que je reste dans un appartement appartenant à sa sœur, et toute l'expérience m'a donné l'impression de sortir ensemble tout en étant marié. Cette période m'a appris que vous pouvez aimer et prendre soin de quelqu'un même s'il est très différent de vous. Ismaël est un homme traditionnel sénégalais. La chose la plus radicale qu'il ait faite a été de m'épouser. Une femme dans la quarantaine, anglophone, une étrangère qui ne parle ni wolof ni français et ne connaît pas sa culture et ses traditions. Ce qui est attendu au Sénégal est que, si un homme devait s'écarter des contraintes en matière de mariage, alors il épouserait une femme blanche. | original = Two months later I flew to Senegal and visited him for two months. He arranged for me to stay in an apartment owned by his sister, and the whole experience felt like dating while married. That period taught me that you can love and care for someone even if they are very different from you. Ishmael is a traditional Senegalese man. The most radical thing he’s done has been to marry me. A woman who is in her 40s, anglophone, someone from a foreign country who doesn’t speak Wolof or French and doesn’t know his culture and traditions. The expectation in Senegal is that if a man was going to stray out of the constraints of who he was expected to marry then he would be with a white woman. | langue = en }}{{Réf Livre | titre = The Sex Lives of African Women | auteur = Nana Darkoa Sekyiamah | éditeur = Dialogue Books | année = 2021 | page = à préciser | ISBN = 978-0349701653 | langue = en }} === [[Nelly Arcan]] === https://books.openedition.org/enseditions/2443 === [[Raphaël Quenard]] === {{Citation|C'est une porte vers la liberté, l'écriture. |précisions=[https://www.youtube.com/watch?v=hf2YSH8r_pw Voir en ligne]}} {{Réf Discours |nom=Un dîner avec Raphaël Quenard. (épisode complet) |date=16 août 2025 |source=Chaîne Youtube de Sally }} === [[Sonia Delaunay]] === Trouvé dans le master en histoire de l'art de Marion Drevon https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01147594/document: *<s>Si nous cherchons l’origine des collages non figuratifs, nous devons donner la place d’honneur à Sonia Delaunay. WESCHER Herta, Collage, New York : Harry N. Abrams, 1971.</s> Lien Internet Archive dispo mais la source est erronée ou la citation a été remaniée, en tout cas tel quel je ne l'ai pas trouvé *« Sous la couleur des projets publicitaires, Sonia Delaunay fait pénétrer violemment dans la peinture le monde qui lui est contemporain {…} La finalité publicitaire de ces œuvres n’est en réalité qu’un prétexte, la plupart des fabricants n’ayant pas même été avertis de ces projets ; c’est en fait, par le biais de la valeur poétique des noms de la marque, le monde moderne, le « profond aujourd’hui » proclamé par Cendrars qui devient la thématique privilégié de l’art. Daniel Abadie « Les inventions « simultané » de Sonia Delaunay ou l’heure avant l’heure », XXe siècle, n°46, 1976, p 25. Les numéros d'après 1974 ne sont pas en ligne, peut-être un jour. Voir aussi {{SUDOC|063790602}} *« À cette époque (en 1911), les peintres et les écrivains, c’était pareil. On vivait mélangés, probablement avec les mêmes soucis ; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi j’avais Delaunay et Léger, Picasso avait Max Jacob, Reverdy, Braque et Apollinaire tout le monde… » « Ainsi parlait Cendrars de son copain Léger ». Propos de Blaise Cendrars recueillis par Henri-François Rey, dans ''Arts, spectacles'', 489, 10-16 novembre 1954, reproduits dans le catalogue de l’exposition ''La peinture sous le signe de Blaise Cendrars : Robert Delaunay, Fernand Léger'', Paris, galerie Louis Carré, 1965, p 2. / {{ouvrage/Test|titre=Blaise Cendrars|collection=Europe|numéro dans collection=566|année=1976|sudoc=022028781}} (reed 1995 {{SUDOC|046741429}}) / {{ouvrage|titre=Rencontres avec Blaise Cendrars: entretiens et interviews, 1925-1959|année=2007|isbn= 235270023X}} ** « Depuis 1911, j'ai toujours été le copain de Léger, on s'est tout le temps vus. A cette époque, les peintres et les écrivains, c'était pareil. On vivait mélangés avec probablement les mêmes soucis; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi, j'avais Delaunay et [[Fernand Léger|Léger]], [[Picasso]] avait [[Max Jacob]], [[Pierre Reverdy|Reverdy]], [[Georges Braque|Braque]], et [[Apollinaire]], tout le monde. Oui, il était le parrain de tous. Il faut dire qu'on vivait ensemble à Montmartre. C'est au moment de la guerre de 1914 qu'on s'est plus ou moins séparés, peintres et écrivains; Montmartre, soudain, fut déserté, ce fut l'exode vers Montparnasse. Mais revenons à Léger. […] » (p. 215, dans Europe, 566, 1976, chap. Quatre inédits de Cendrars. IV : Fernand Léger (p. 214-216)) === [[Théodore Pellerin]] === * « Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur et accompagner un texte. » {{Réf Article |titre=«Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur»: Théodore Pellerin, prodige venu du Québec |auteur= Constance Jamet |publication=Le Figaro |date=21 septembre 2025 |page=url |url=https://www.lefigaro.fr/cinema/etre-un-acteur-c-est-d-abord-etre-un-lecteur-theodore-pellerin-prodige-venu-du-quebec-20250921 }} === [[Toni Morrison]] === *Charlie Rose, 19 janvier 1998 **https://www.youtube.com/watch?v=-Kgq3F8wbYA (extraits) **https://charlierose.com/videos/17664 *https://feministteacher.com/2010/04/13/exposing-the-master-narrative-teaching-toni-morrisons-the-bluest-eye/ **Bill Moyers 1990 -> https://billmoyers.com/content/toni-morrison-part-1/ se768iac62nv0oxrugapzjtpuxtkbcu 460151 460143 2026-06-01T09:32:59Z Malik2Mars 27293 /* Toni Morrison */ precise début extrait dans integrale, 25 : Bill Moyers, I think, once asked you the question… ») 460151 wikitext text/x-wiki ==Ebauches== === [[Agatha Christie]] === '''Le Meurtre de Roger Ackroyd''' [https://books.google.fr/books?id=gsrPDaK92AAC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=%22une%20esth%C3%A9tique%20du%20r%C3%A9cit%22&f=false] Analyse par {{ouvrage|auteur=François Rivière|titre= Agatha Christie, Duchesse de la mort : biographie|éditeur=éditions du Masque|année=2001}} Internet archive : 2001 https://archive.org/details/agathachristiedu0000rivi Citation apocryphe : épousez un archéologue, plus vous vieillissez, plus il vous aimera. Phrase exacte à retrouver, source sur Wikipédia en français. :Sur wp:fr, voir [[w:spécial:Lien permanent/230357697#cite_note-life-51]] :Sur q:en, voir [[:en:Agatha_Christie#Disputed]], résumé [https://quoteinvestigator.com/2016/07/12/husband/ ici], en 1956 non attribuée à elle [https://books.google.fr/books?id=p0wEAAAAMBAJ&pg=PA102 mais une citation qu'elle reprend]. === [[Anise Postel-Vinay]] === {{Réf Livre |titre=Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts |éditeur=Calmann-Lévy |collection=Le Livre de Poche |année d'origine=2019 |année=2021 |auteur=Bernadette Pécassou |page=16 |chapitre=2 }} {{Citation|On faisait ou on ne faisait pas. Nous ne nous vivions pas comme des résistants. Il y avait les gaullistes, les communistes, mais les résistants cela n’existait pas encore. |précisions=Citation rapportée de {{ouvrage|auteur=Anise Postel-Vinay (avec Laure Adler)|titre=Vivre|éditeur=Grasset|année=2015}}.}} {{Réf Article |titre=Anise Postel-Vinay (1922-2020). Cécile Rol-Tanguy (1919-2020) Deux « combattantes de l’ombre » |auteur= Brigitte Chapelain |date=2021 |numéro=88 |publication=Hermès, La Revue |page=url |url=https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2021-2-page-326?l }} Sciences Po Bibliothèque === [[Barbara]] === [[File:Rose, Hommage a Barbara, バラ, オマージュ ア バルバラ, (15771109359).jpg|thumb|right]] {{Citation|<poem>Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste. Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara.</poem> |précisions=Didier Millot, président de l’association ''Barbara Perlimpinpin'' qui a demandé au pépiniériste Delbard en 1997 de créer la rose ''Barbara''.}} https://www.francebleu.fr/emissions/femme-formidable/barbara-racontee-par-didier-millot-auteur-de-je-me-souviens-barbara-aux-editions-artema === [[Bertha Lutz]] === [https://arquivohistorico.camara.leg.br/index.php/colecao-bertha-lutz] (en portugais...mince alors) [https://arquivohistorico.camara.leg.br/atom/BERTHALUTZ/BR-DFCD-BERTHALUTZ-BL2-12-162.pdf] (PDF) === [[Blaise Cendrars]] === ''Sur la robe elle a un corps'', poème de 1914 qui parle de Sonia Delaunay et sa première robe simultanée. === [[Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato]] === Théâtrothèque Gaston Baty Gagne le 14e Concours théâtral interafricain en 1987 ou 1986 ? === Coline Pierré === {{Citation|La mémoire est comme une personnalité politique, elle adore réécrire le passé, tisser des fils bien serrés entre les événements pour créer une grande histoire, et mettre de la logique là où en réalité il n’y a que des actions décousues, des hésitations, des erreurs et des hasards.}} {{Réf Livre |titre=En couple |auteur=Coline Pierré |année=2023 |page=24 |éditeur=Talents Hauts }} === [[Dilili à Paris]] === https://www.genre-ecran.net/?dilili-a-paris === [[Eagles of Death Metal]] === https://www.gala.fr/l_actu/eagles-of-death-metal-10-ans-apres-les-attentats-que-devient-le-groupe-qui-jouait-au-bataclan-le-13-novembre-20251113 https://www.france24.com/fr/france/20220517-proc%C3%A8s-du-13-novembre-le-sentiment-de-culpabilit%C3%A9-des-eagles-of-death-metal === [[élisabeth Badinter]] === {{Citation|Robert n’a jamais essayé d’influencer mes idées. Nous avons toujours débattu d’égal à égal. }} {{Réf Émission |émission= |auteur=Élisabeth Badinter |diffuseur=France Culture |date= 2011 |url= }} https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/robert-et-elisabeth-badinter-16-ans-d-ecart-chacun-son-etage-rituel-original-retour-sur-un-couple-a-part-20251008 === [[Emmanuel Levinas]] === * « Sans doute la mort va annuler bientôt l’injustifié privilège d’avoir survécu à six millions de morts. » Emmanuel Levinas, Noms propres, 1987, p. 142 [https://books.openedition.org/pupo/9748?lang=fr citation rapportée url] Bibliothèque Clignancourt === [[Frida Kahlo]] === Frida Kahlo par Frida Kahlo : lettres 1922-1954 / choix, prologue et notes de Raquel Tibol ; traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot. Bibliothèque Michelet === [[Julia Margaret Cameron]] === ''Les Yeux de Mona'', 2024 Citation sur Wikipédia aussi === [[Louisa May Alcott]] === Liens utilisés pour la page https://www.nypl.org/blog/2015/09/28/louisa-may-alcott-own-words<br> https://www.nationalgeographic.fr/histoire/louisa-may-alcott-au-dela-des-quatre-filles-du-docteur-march</br> https://books.google.fr/books?id=NewQAAAAYAAJ&pg=PA199<br> https://lecourrier.ch/2020/01/15/little-women-une-lecture-feministe-du-roman-de-louisa-may-alcott/<br> https://www.vanityfair.com/hollywood/2020/01/greta-gerwig-little-women-script?srsltid=AfmBOorFKtA6zPjTiqJXCKtTpGt7QnABJsxF2zgBEVVMY-NPwJHrF_jX<br> https://www.teenvogue.com/story/greta-gerwig-little-women-adaptation-interview https://www.laphamsquarterly.org/roundtable/jo-march-literary-lodestar https://www.genre-ecran.net/?Les-Filles-du-docteur-March-1</br> https://quoteinvestigator.com/2015/02/17/fond/#7c16b7dd-fed0-43cf-9e82-84c572579487 === [[Marie (mère de Jésus)]] === Donne des idées, pas à citer tel quel : https://nice.catholique.fr/7-citations-de-saints-sur-marie/ === [[Nana Darkoa Sekyiamah]] === Pour vérifier la citation dans son livre, dispo à l'American Library in Paris {{Citation | citation = Deux mois plus tard, je me suis envolée pour le Sénégal et lui ai rendu visite pendant deux mois. Il s'est arrangé pour que je reste dans un appartement appartenant à sa sœur, et toute l'expérience m'a donné l'impression de sortir ensemble tout en étant marié. Cette période m'a appris que vous pouvez aimer et prendre soin de quelqu'un même s'il est très différent de vous. Ismaël est un homme traditionnel sénégalais. La chose la plus radicale qu'il ait faite a été de m'épouser. Une femme dans la quarantaine, anglophone, une étrangère qui ne parle ni wolof ni français et ne connaît pas sa culture et ses traditions. Ce qui est attendu au Sénégal est que, si un homme devait s'écarter des contraintes en matière de mariage, alors il épouserait une femme blanche. | original = Two months later I flew to Senegal and visited him for two months. He arranged for me to stay in an apartment owned by his sister, and the whole experience felt like dating while married. That period taught me that you can love and care for someone even if they are very different from you. Ishmael is a traditional Senegalese man. The most radical thing he’s done has been to marry me. A woman who is in her 40s, anglophone, someone from a foreign country who doesn’t speak Wolof or French and doesn’t know his culture and traditions. The expectation in Senegal is that if a man was going to stray out of the constraints of who he was expected to marry then he would be with a white woman. | langue = en }}{{Réf Livre | titre = The Sex Lives of African Women | auteur = Nana Darkoa Sekyiamah | éditeur = Dialogue Books | année = 2021 | page = à préciser | ISBN = 978-0349701653 | langue = en }} === [[Nelly Arcan]] === https://books.openedition.org/enseditions/2443 === [[Raphaël Quenard]] === {{Citation|C'est une porte vers la liberté, l'écriture. |précisions=[https://www.youtube.com/watch?v=hf2YSH8r_pw Voir en ligne]}} {{Réf Discours |nom=Un dîner avec Raphaël Quenard. (épisode complet) |date=16 août 2025 |source=Chaîne Youtube de Sally }} === [[Sonia Delaunay]] === Trouvé dans le master en histoire de l'art de Marion Drevon https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01147594/document: *<s>Si nous cherchons l’origine des collages non figuratifs, nous devons donner la place d’honneur à Sonia Delaunay. WESCHER Herta, Collage, New York : Harry N. Abrams, 1971.</s> Lien Internet Archive dispo mais la source est erronée ou la citation a été remaniée, en tout cas tel quel je ne l'ai pas trouvé *« Sous la couleur des projets publicitaires, Sonia Delaunay fait pénétrer violemment dans la peinture le monde qui lui est contemporain {…} La finalité publicitaire de ces œuvres n’est en réalité qu’un prétexte, la plupart des fabricants n’ayant pas même été avertis de ces projets ; c’est en fait, par le biais de la valeur poétique des noms de la marque, le monde moderne, le « profond aujourd’hui » proclamé par Cendrars qui devient la thématique privilégié de l’art. Daniel Abadie « Les inventions « simultané » de Sonia Delaunay ou l’heure avant l’heure », XXe siècle, n°46, 1976, p 25. Les numéros d'après 1974 ne sont pas en ligne, peut-être un jour. Voir aussi {{SUDOC|063790602}} *« À cette époque (en 1911), les peintres et les écrivains, c’était pareil. On vivait mélangés, probablement avec les mêmes soucis ; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi j’avais Delaunay et Léger, Picasso avait Max Jacob, Reverdy, Braque et Apollinaire tout le monde… » « Ainsi parlait Cendrars de son copain Léger ». Propos de Blaise Cendrars recueillis par Henri-François Rey, dans ''Arts, spectacles'', 489, 10-16 novembre 1954, reproduits dans le catalogue de l’exposition ''La peinture sous le signe de Blaise Cendrars : Robert Delaunay, Fernand Léger'', Paris, galerie Louis Carré, 1965, p 2. / {{ouvrage/Test|titre=Blaise Cendrars|collection=Europe|numéro dans collection=566|année=1976|sudoc=022028781}} (reed 1995 {{SUDOC|046741429}}) / {{ouvrage|titre=Rencontres avec Blaise Cendrars: entretiens et interviews, 1925-1959|année=2007|isbn= 235270023X}} ** « Depuis 1911, j'ai toujours été le copain de Léger, on s'est tout le temps vus. A cette époque, les peintres et les écrivains, c'était pareil. On vivait mélangés avec probablement les mêmes soucis; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi, j'avais Delaunay et [[Fernand Léger|Léger]], [[Picasso]] avait [[Max Jacob]], [[Pierre Reverdy|Reverdy]], [[Georges Braque|Braque]], et [[Apollinaire]], tout le monde. Oui, il était le parrain de tous. Il faut dire qu'on vivait ensemble à Montmartre. C'est au moment de la guerre de 1914 qu'on s'est plus ou moins séparés, peintres et écrivains; Montmartre, soudain, fut déserté, ce fut l'exode vers Montparnasse. Mais revenons à Léger. […] » (p. 215, dans Europe, 566, 1976, chap. Quatre inédits de Cendrars. IV : Fernand Léger (p. 214-216)) === [[Théodore Pellerin]] === * « Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur et accompagner un texte. » {{Réf Article |titre=«Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur»: Théodore Pellerin, prodige venu du Québec |auteur= Constance Jamet |publication=Le Figaro |date=21 septembre 2025 |page=url |url=https://www.lefigaro.fr/cinema/etre-un-acteur-c-est-d-abord-etre-un-lecteur-theodore-pellerin-prodige-venu-du-quebec-20250921 }} === [[Toni Morrison]] === *Charlie Rose, 19 janvier 1998 **https://www.youtube.com/watch?v=-Kgq3F8wbYA (extraits) **https://charlierose.com/videos/17664 (extrait ci-dessus commence a 25 : « Bill Moyers, I think, once asked you the question [..] »; ) *https://feministteacher.com/2010/04/13/exposing-the-master-narrative-teaching-toni-morrisons-the-bluest-eye/ **Bill Moyers 1990 : ***1 https://billmoyers.com/content/toni-morrison-part-1/ ***2 https://billmoyers.com/content/toni-morrison-part-2/ jbuuy991k7lhlvddytgaiml63eme3d7 460152 460151 2026-06-01T09:34:32Z Malik2Mars 27293 /* Toni Morrison */ 460152 wikitext text/x-wiki ==Ebauches== === [[Agatha Christie]] === '''Le Meurtre de Roger Ackroyd''' [https://books.google.fr/books?id=gsrPDaK92AAC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=%22une%20esth%C3%A9tique%20du%20r%C3%A9cit%22&f=false] Analyse par {{ouvrage|auteur=François Rivière|titre= Agatha Christie, Duchesse de la mort : biographie|éditeur=éditions du Masque|année=2001}} Internet archive : 2001 https://archive.org/details/agathachristiedu0000rivi Citation apocryphe : épousez un archéologue, plus vous vieillissez, plus il vous aimera. Phrase exacte à retrouver, source sur Wikipédia en français. :Sur wp:fr, voir [[w:spécial:Lien permanent/230357697#cite_note-life-51]] :Sur q:en, voir [[:en:Agatha_Christie#Disputed]], résumé [https://quoteinvestigator.com/2016/07/12/husband/ ici], en 1956 non attribuée à elle [https://books.google.fr/books?id=p0wEAAAAMBAJ&pg=PA102 mais une citation qu'elle reprend]. === [[Anise Postel-Vinay]] === {{Réf Livre |titre=Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts |éditeur=Calmann-Lévy |collection=Le Livre de Poche |année d'origine=2019 |année=2021 |auteur=Bernadette Pécassou |page=16 |chapitre=2 }} {{Citation|On faisait ou on ne faisait pas. Nous ne nous vivions pas comme des résistants. Il y avait les gaullistes, les communistes, mais les résistants cela n’existait pas encore. |précisions=Citation rapportée de {{ouvrage|auteur=Anise Postel-Vinay (avec Laure Adler)|titre=Vivre|éditeur=Grasset|année=2015}}.}} {{Réf Article |titre=Anise Postel-Vinay (1922-2020). Cécile Rol-Tanguy (1919-2020) Deux « combattantes de l’ombre » |auteur= Brigitte Chapelain |date=2021 |numéro=88 |publication=Hermès, La Revue |page=url |url=https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2021-2-page-326?l }} Sciences Po Bibliothèque === [[Barbara]] === [[File:Rose, Hommage a Barbara, バラ, オマージュ ア バルバラ, (15771109359).jpg|thumb|right]] {{Citation|<poem>Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste. Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara.</poem> |précisions=Didier Millot, président de l’association ''Barbara Perlimpinpin'' qui a demandé au pépiniériste Delbard en 1997 de créer la rose ''Barbara''.}} https://www.francebleu.fr/emissions/femme-formidable/barbara-racontee-par-didier-millot-auteur-de-je-me-souviens-barbara-aux-editions-artema === [[Bertha Lutz]] === [https://arquivohistorico.camara.leg.br/index.php/colecao-bertha-lutz] (en portugais...mince alors) [https://arquivohistorico.camara.leg.br/atom/BERTHALUTZ/BR-DFCD-BERTHALUTZ-BL2-12-162.pdf] (PDF) === [[Blaise Cendrars]] === ''Sur la robe elle a un corps'', poème de 1914 qui parle de Sonia Delaunay et sa première robe simultanée. === [[Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato]] === Théâtrothèque Gaston Baty Gagne le 14e Concours théâtral interafricain en 1987 ou 1986 ? === Coline Pierré === {{Citation|La mémoire est comme une personnalité politique, elle adore réécrire le passé, tisser des fils bien serrés entre les événements pour créer une grande histoire, et mettre de la logique là où en réalité il n’y a que des actions décousues, des hésitations, des erreurs et des hasards.}} {{Réf Livre |titre=En couple |auteur=Coline Pierré |année=2023 |page=24 |éditeur=Talents Hauts }} === [[Dilili à Paris]] === https://www.genre-ecran.net/?dilili-a-paris === [[Eagles of Death Metal]] === https://www.gala.fr/l_actu/eagles-of-death-metal-10-ans-apres-les-attentats-que-devient-le-groupe-qui-jouait-au-bataclan-le-13-novembre-20251113 https://www.france24.com/fr/france/20220517-proc%C3%A8s-du-13-novembre-le-sentiment-de-culpabilit%C3%A9-des-eagles-of-death-metal === [[élisabeth Badinter]] === {{Citation|Robert n’a jamais essayé d’influencer mes idées. Nous avons toujours débattu d’égal à égal. }} {{Réf Émission |émission= |auteur=Élisabeth Badinter |diffuseur=France Culture |date= 2011 |url= }} https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/robert-et-elisabeth-badinter-16-ans-d-ecart-chacun-son-etage-rituel-original-retour-sur-un-couple-a-part-20251008 === [[Emmanuel Levinas]] === * « Sans doute la mort va annuler bientôt l’injustifié privilège d’avoir survécu à six millions de morts. » Emmanuel Levinas, Noms propres, 1987, p. 142 [https://books.openedition.org/pupo/9748?lang=fr citation rapportée url] Bibliothèque Clignancourt === [[Frida Kahlo]] === Frida Kahlo par Frida Kahlo : lettres 1922-1954 / choix, prologue et notes de Raquel Tibol ; traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot. Bibliothèque Michelet === [[Julia Margaret Cameron]] === ''Les Yeux de Mona'', 2024 Citation sur Wikipédia aussi === [[Louisa May Alcott]] === Liens utilisés pour la page https://www.nypl.org/blog/2015/09/28/louisa-may-alcott-own-words<br> https://www.nationalgeographic.fr/histoire/louisa-may-alcott-au-dela-des-quatre-filles-du-docteur-march</br> https://books.google.fr/books?id=NewQAAAAYAAJ&pg=PA199<br> https://lecourrier.ch/2020/01/15/little-women-une-lecture-feministe-du-roman-de-louisa-may-alcott/<br> https://www.vanityfair.com/hollywood/2020/01/greta-gerwig-little-women-script?srsltid=AfmBOorFKtA6zPjTiqJXCKtTpGt7QnABJsxF2zgBEVVMY-NPwJHrF_jX<br> https://www.teenvogue.com/story/greta-gerwig-little-women-adaptation-interview https://www.laphamsquarterly.org/roundtable/jo-march-literary-lodestar https://www.genre-ecran.net/?Les-Filles-du-docteur-March-1</br> https://quoteinvestigator.com/2015/02/17/fond/#7c16b7dd-fed0-43cf-9e82-84c572579487 === [[Marie (mère de Jésus)]] === Donne des idées, pas à citer tel quel : https://nice.catholique.fr/7-citations-de-saints-sur-marie/ === [[Nana Darkoa Sekyiamah]] === Pour vérifier la citation dans son livre, dispo à l'American Library in Paris {{Citation | citation = Deux mois plus tard, je me suis envolée pour le Sénégal et lui ai rendu visite pendant deux mois. Il s'est arrangé pour que je reste dans un appartement appartenant à sa sœur, et toute l'expérience m'a donné l'impression de sortir ensemble tout en étant marié. Cette période m'a appris que vous pouvez aimer et prendre soin de quelqu'un même s'il est très différent de vous. Ismaël est un homme traditionnel sénégalais. La chose la plus radicale qu'il ait faite a été de m'épouser. Une femme dans la quarantaine, anglophone, une étrangère qui ne parle ni wolof ni français et ne connaît pas sa culture et ses traditions. Ce qui est attendu au Sénégal est que, si un homme devait s'écarter des contraintes en matière de mariage, alors il épouserait une femme blanche. | original = Two months later I flew to Senegal and visited him for two months. He arranged for me to stay in an apartment owned by his sister, and the whole experience felt like dating while married. That period taught me that you can love and care for someone even if they are very different from you. Ishmael is a traditional Senegalese man. The most radical thing he’s done has been to marry me. A woman who is in her 40s, anglophone, someone from a foreign country who doesn’t speak Wolof or French and doesn’t know his culture and traditions. The expectation in Senegal is that if a man was going to stray out of the constraints of who he was expected to marry then he would be with a white woman. | langue = en }}{{Réf Livre | titre = The Sex Lives of African Women | auteur = Nana Darkoa Sekyiamah | éditeur = Dialogue Books | année = 2021 | page = à préciser | ISBN = 978-0349701653 | langue = en }} === [[Nelly Arcan]] === https://books.openedition.org/enseditions/2443 === [[Raphaël Quenard]] === {{Citation|C'est une porte vers la liberté, l'écriture. |précisions=[https://www.youtube.com/watch?v=hf2YSH8r_pw Voir en ligne]}} {{Réf Discours |nom=Un dîner avec Raphaël Quenard. (épisode complet) |date=16 août 2025 |source=Chaîne Youtube de Sally }} === [[Sonia Delaunay]] === Trouvé dans le master en histoire de l'art de Marion Drevon https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01147594/document: *<s>Si nous cherchons l’origine des collages non figuratifs, nous devons donner la place d’honneur à Sonia Delaunay. WESCHER Herta, Collage, New York : Harry N. Abrams, 1971.</s> Lien Internet Archive dispo mais la source est erronée ou la citation a été remaniée, en tout cas tel quel je ne l'ai pas trouvé *« Sous la couleur des projets publicitaires, Sonia Delaunay fait pénétrer violemment dans la peinture le monde qui lui est contemporain {…} La finalité publicitaire de ces œuvres n’est en réalité qu’un prétexte, la plupart des fabricants n’ayant pas même été avertis de ces projets ; c’est en fait, par le biais de la valeur poétique des noms de la marque, le monde moderne, le « profond aujourd’hui » proclamé par Cendrars qui devient la thématique privilégié de l’art. Daniel Abadie « Les inventions « simultané » de Sonia Delaunay ou l’heure avant l’heure », XXe siècle, n°46, 1976, p 25. Les numéros d'après 1974 ne sont pas en ligne, peut-être un jour. Voir aussi {{SUDOC|063790602}} *« À cette époque (en 1911), les peintres et les écrivains, c’était pareil. On vivait mélangés, probablement avec les mêmes soucis ; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi j’avais Delaunay et Léger, Picasso avait Max Jacob, Reverdy, Braque et Apollinaire tout le monde… » « Ainsi parlait Cendrars de son copain Léger ». Propos de Blaise Cendrars recueillis par Henri-François Rey, dans ''Arts, spectacles'', 489, 10-16 novembre 1954, reproduits dans le catalogue de l’exposition ''La peinture sous le signe de Blaise Cendrars : Robert Delaunay, Fernand Léger'', Paris, galerie Louis Carré, 1965, p 2. / {{ouvrage/Test|titre=Blaise Cendrars|collection=Europe|numéro dans collection=566|année=1976|sudoc=022028781}} (reed 1995 {{SUDOC|046741429}}) / {{ouvrage|titre=Rencontres avec Blaise Cendrars: entretiens et interviews, 1925-1959|année=2007|isbn= 235270023X}} ** « Depuis 1911, j'ai toujours été le copain de Léger, on s'est tout le temps vus. A cette époque, les peintres et les écrivains, c'était pareil. On vivait mélangés avec probablement les mêmes soucis; on peut même dire que chaque écrivain avait son peintre. Moi, j'avais Delaunay et [[Fernand Léger|Léger]], [[Picasso]] avait [[Max Jacob]], [[Pierre Reverdy|Reverdy]], [[Georges Braque|Braque]], et [[Apollinaire]], tout le monde. Oui, il était le parrain de tous. Il faut dire qu'on vivait ensemble à Montmartre. C'est au moment de la guerre de 1914 qu'on s'est plus ou moins séparés, peintres et écrivains; Montmartre, soudain, fut déserté, ce fut l'exode vers Montparnasse. Mais revenons à Léger. […] » (p. 215, dans Europe, 566, 1976, chap. Quatre inédits de Cendrars. IV : Fernand Léger (p. 214-216)) === [[Théodore Pellerin]] === * « Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur et accompagner un texte. » {{Réf Article |titre=«Être un acteur, c’est d’abord être un lecteur»: Théodore Pellerin, prodige venu du Québec |auteur= Constance Jamet |publication=Le Figaro |date=21 septembre 2025 |page=url |url=https://www.lefigaro.fr/cinema/etre-un-acteur-c-est-d-abord-etre-un-lecteur-theodore-pellerin-prodige-venu-du-quebec-20250921 }} === [[Toni Morrison]] === *Charlie Rose, 19 janvier 1998 **https://www.youtube.com/watch?v=-Kgq3F8wbYA (extraits) **https://charlierose.com/videos/17664 (extrait ci-dessus commence à 25min : « Bill Moyers, I think, once asked you the question [..] »; ) *https://feministteacher.com/2010/04/13/exposing-the-master-narrative-teaching-toni-morrisons-the-bluest-eye/ **Bill Moyers 1990 : ***1 https://billmoyers.com/content/toni-morrison-part-1/ ***2 https://billmoyers.com/content/toni-morrison-part-2/ bz0dreovtvxvkv3rdfyvzwvn5aazl80 Marie-Thérèse Safi Sombo 0 49196 460121 437930 2026-05-31T17:47:39Z Jorune 73815 460121 wikitext text/x-wiki '''{{w}}''', est une neuro-psychiatre, universitaire et femme politique de la République démocratique du Congo. == Citations == # {{Citation|Je ne suis pas là seulement pour les Topoke, je suis là pour servir la nation Congolaise et faire rayonner le secteur de l’enseignement supérieur"}} # {{Citation| Esu : "Je suis là pour servir la nation congolaise"}} # {{Citation|Nous devons ensemble avoir la conscience que personne d'autre ne viendra sauver notre nation et que cela exige de chacun de nous une mobilisation totale }} # {{Réf Discours | nom = Marie-Thérèse Safi Sombo | date = 22 août 2022 | source = congo-press.com / mediacongo.net | | url = https://www.mediacongo.net/ }} {{Réf Article | titre = Discours à l'UNILU | auteur = Marie Thérèse Sombo | publication = ACTUALITE.CD | date = 15 avril 2025 | page = url | url = https://actualite.cd/index.php/2025/04/15/marie-therese-sombo-lunilu-nous-devons-ensemble-avoir-la-conscience-que-personne-dautre }} {{Citation|Nous devons veiller, sans concession, à la qualité de la formation offerte dans nos institutions supérieures et universitaires. Le diplôme congolais doit être compétitif. | langue = fr }} {{Réf Discours | nom = Marie-Thérèse Safi Sombo | date = Mars - Avril 2025 | source = mesrids.org | url = https://mesrids.org/wp-content/uploads/2025/06/12.-Article-M.E.S.-n%C2%B0139-vol.-1_Lowa.pdf }} {{Autres projets|w=Marie-Thérèse Safi Sombo}} {{CLEDETRI:Safi Sombo, Marie-Thérèse}} {{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}} [[Catégorie:Neurologue]] [[Catégorie:Psychiatre]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]] 3ejfko5rkc4dltw0qqai16lq0bf19av 460122 460121 2026-05-31T17:48:33Z Jorune 73815 Annulation de la modification [[Special:Diff/460121|460121]] de [[Special:Contributions/Jorune|Jorune]] ([[User talk:Jorune|discussion]]) retouche inutile : pas de source ! 460122 wikitext text/x-wiki '''{{w}}''', est une neuro-psychiatre, universitaire et femme politique de la République démocratique du Congo. == Citations == # {{Citation|Je ne suis pas là seulement pour les Topoke, je suis là pour servir la nation Congolaise et faire rayonner le secteur de l’enseignement supérieur"}} # {{Citation| Esu : "Je suis là pour servir la nation congolaise"}} # {{Citation|Nous devons ensemble avoir la conscience que personne d'autre ne viendra sauver notre nation et que cela exige de chacun de nous une mobilisation totale }} # {{Citation|"Nous devons veiller, sans concession, à la qualité de la formation offerte dans nos institutions supérieures et universitaires. Le diplôme congolais doit être compétitif" | langue = fr }} # {{Réf Discours | nom = Marie-Thérèse Safi Sombo | date = Mars - Avril 2025 | source = mesrids.org | url = https://mesrids.org/wp-content/uploads/2025/06/12.-Article-M.E.S.-n%C2%B0139-vol.-1_Lowa.pdf }} # {{Réf Discours | nom = Marie-Thérèse Safi Sombo | date = 22 août 2022 | source = congo-press.com / mediacongo.net | | url = https://www.mediacongo.net/ }} {{Réf Article | titre = Discours à l'UNILU | auteur = Marie Thérèse Sombo | publication = ACTUALITE.CD | date = 15 avril 2025 | page = url | url = https://actualite.cd/index.php/2025/04/15/marie-therese-sombo-lunilu-nous-devons-ensemble-avoir-la-conscience-que-personne-dautre }} {{Autres projets|w=Marie-Thérèse Safi Sombo}} {{CLEDETRI:Safi Sombo, Marie-Thérèse}} {{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}} [[Catégorie:Neurologue]] [[Catégorie:Psychiatre]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]] m3oae0rltxvifv6v9ixuwo1izcwd9at 460123 460122 2026-05-31T17:49:24Z Jorune 73815 Annulation de la modification [[Special:Diff/437930|437930]] de [[Special:Contributions/Yannick Ikombe|Yannick Ikombe]] ([[User talk:Yannick Ikombe|discussion]]) Le lien ne débouche pas sur la citation indiquée 460123 wikitext text/x-wiki '''{{w}}''', est une neuro-psychiatre, universitaire et femme politique de la République démocratique du Congo. == Citations == # {{Citation|Je ne suis pas là seulement pour les Topoke, je suis là pour servir la nation Congolaise et faire rayonner le secteur de l’enseignement supérieur"}} # {{Citation| Esu : "Je suis là pour servir la nation congolaise"}} # {{Citation|Nous devons ensemble avoir la conscience que personne d'autre ne viendra sauver notre nation et que cela exige de chacun de nous une mobilisation totale }} # {{Réf Discours | nom = Marie-Thérèse Safi Sombo | date = 22 août 2022 | source = congo-press.com / mediacongo.net | | url = https://www.mediacongo.net/ }} {{Réf Article | titre = Discours à l'UNILU | auteur = Marie Thérèse Sombo | publication = ACTUALITE.CD | date = 15 avril 2025 | page = url | url = https://actualite.cd/index.php/2025/04/15/marie-therese-sombo-lunilu-nous-devons-ensemble-avoir-la-conscience-que-personne-dautre }} {{Autres projets|w=Marie-Thérèse Safi Sombo}} {{CLEDETRI:Safi Sombo, Marie-Thérèse}} {{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}} [[Catégorie:Neurologue]] [[Catégorie:Psychiatre]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]] du5umkhdsfixv9otg0qoqld6weayksy 460124 460123 2026-05-31T17:50:33Z Jorune 73815 Annulation de la modification [[Special:Diff/437927|437927]] de [[Special:Contributions/Yannick Ikombe|Yannick Ikombe]] ([[User talk:Yannick Ikombe|discussion]]) ? 460124 wikitext text/x-wiki '''{{w}}''', est une neuro-psychiatre, universitaire et femme politique de la République démocratique du Congo. == Citations == {{Citation|citation=Je ne suis pas là seulement pour les Topoke, je suis là pour servir la nation Congolaise et faire rayonner le secteur de l’enseignement supérieur}} {{Réf Article | titre = Esu : ”Je suis là pour servir la nation congolaise”, rappelle la ministre de l’Esu, Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi | auteur = mediacongo.net | publication= congo-press.com / MCP, via mediacongo.net | date = 23.06.2024 | page = url | url = https://www.mediacongo.net/article-actualite-138598_esu_je_suis_la_pour_servir_la_nation_congolaise_rappelle_la_ministre_de_l_esu_marie_therese_sombo_ayane_safi.html }} {{Citation|Nous devons ensemble avoir la conscience que personne d'autre ne viendra sauver notre nation et que cela exige de chacun de nous une mobilisation totale }} {{Réf Article | titre = Discours à l'UNILU | auteur = Marie Thérèse Sombo | publication = ACTUALITE.CD | date = 15 avril 2025 | page = url | url = https://actualite.cd/index.php/2025/04/15/marie-therese-sombo-lunilu-nous-devons-ensemble-avoir-la-conscience-que-personne-dautre }} {{Autres projets|w=Marie-Thérèse Safi Sombo}} {{CLEDETRI:Safi Sombo, Marie-Thérèse}} {{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}} [[Catégorie:Neurologue]] [[Catégorie:Psychiatre]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]] ekb571taf22noulwqkq4hh8vdkwj97g 460125 460124 2026-05-31T17:51:19Z Jorune 73815 /* Citations */ 460125 wikitext text/x-wiki '''{{w}}''', est une neuro-psychiatre, universitaire et femme politique de la République démocratique du Congo. == Citations == {{Citation|citation=Je ne suis pas là seulement pour les Topoke, je suis là pour servir la nation Congolaise et faire rayonner le secteur de l’enseignement supérieur.}} {{Réf Article | titre = Esu : ”Je suis là pour servir la nation congolaise”, rappelle la ministre de l’Esu, Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi | auteur = mediacongo.net | publication= congo-press.com / MCP, via mediacongo.net | date = 23.06.2024 | page = url | url = https://www.mediacongo.net/article-actualite-138598_esu_je_suis_la_pour_servir_la_nation_congolaise_rappelle_la_ministre_de_l_esu_marie_therese_sombo_ayane_safi.html }} {{Citation|Nous devons ensemble avoir la conscience que personne d'autre ne viendra sauver notre nation et que cela exige de chacun de nous une mobilisation totale. }} {{Réf Article | titre = Discours à l'UNILU | auteur = Marie Thérèse Sombo | publication = ACTUALITE.CD | date = 15 avril 2025 | page = url | url = https://actualite.cd/index.php/2025/04/15/marie-therese-sombo-lunilu-nous-devons-ensemble-avoir-la-conscience-que-personne-dautre }} {{Autres projets|w=Marie-Thérèse Safi Sombo}} {{CLEDETRI:Safi Sombo, Marie-Thérèse}} {{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}} [[Catégorie:Neurologue]] [[Catégorie:Psychiatre]] [[Catégorie:Universitaire]] [[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]] 18gd3v8it85qym79pdsa0ft2huxnlee Bertina Lopes 0 49202 460083 446364 2026-05-31T14:45:01Z An insect photographer 74311 ± [[Catégorie:Personnalité mozambicaine]]->[[Catégorie:Personnalité féminine mozambicaine]] 460083 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Bertina Lopes.png|vignette|Bertina Lopes.]] '''{{w|Bertina Lopes}}''' (1924-2012) est une sculptrice et femme peintre mozambicaine naturalisée italienne. == Citations sur == {{Citation|Au Portugal, le retour de la [[démocratie]] en 1974 entraîne l’indépendance du Mozambique. L’instabilité politique qui se manifeste alors se traduit dans l’oeuvre de Lopes par des chromatismes violents et l’usage de matériaux de récupération.}} {{Réf Livre | titre = Les femmes artistes sont de plus en plus dangereuses. | auteur = [[Laure Adler]] et Camille Viéville | éditeur = Flammarion | année = 2022 | ISBN = 978-2-080-27932-3 | page = 56 }} == Voir aussi == {{Autres projets | w = Bertina Lopes }} * [[Virgilio de Lemos]] * [[Laure Adler]] === Liens externes === * [https://awarewomenartists.com/artiste/bertina-lopes/ Bertina Lopes sur le site Aware Artists.com] {{Palette|Femmes peintres}} [[Catégorie: Femme peintre]] [[Catégorie:Sculptrice]] [[Catégorie:Personnalité féminine mozambicaine]] [[Catégorie: Personnalité féminine italienne]] [[Catégorie:Naissance en 1924]] [[Catégorie: Décès en 2012]] {{CLEDETRI:Lopes, Bertina}} qxpkvtv42xb9ebzg62a7yzpmyz1k3gd Hector Serres 0 51153 460078 417238 2026-05-31T14:10:37Z ~2026-21613-51 82843 /* Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax, 1883 */ 460078 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Hector Serres.jpg|vignette|Hector Serres en 1860.]] '''{{w}}''', né le {{date-|10 mai 1807}} à [[Dax]] et décédé le {{date-|24 août 1899}} dans la même ville, est un pharmacien et scientifique français. S’intéressant à la {{w|botanique}}, à l’{{w|hydrogéologie}} et à la {{w|phycologie}}, il publie notamment des travaux sur les sources thermales dacquoises et sur le pin des Landes. Impliqué dans la vie politique de sa ville natale, il en est le maire de 1868 à 1870. Il participe au démantèlement de l’enceinte gallo-romaine, fait construire le théâtre municipal et est l’un des instigateurs du thermalisme dans la sous-prefecture. == Citations == === ''Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes'', 18.. === {{Citation|À une époque où […] tous les arts tendent à la perfection, j'ai conçu l'espoir de mettre sur la voie des améliorations celui qui intéresse au plus haut degré le pays où j'ai pris naissance, en expliquant les principes sur lesquels il repose. }} {{Réf Livre | titre = Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes, et sur la fabrication des produits appelés matières résineuses | auteur = Hector Serres | éditeur = Guizonier et Latour | année = 18.. | page = 1 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132999/f9.item }} {{Citation|Cet arbre […] est devenu une source de prospérité pour une contrée pauvre en apparence, et [il] excite la compassion de tous les étrangers qui daignent penser qu'il y a, dans un coin de la Guienne, un vaste désert auquel on a donné le nom de département des [[Landes]].}} {{Réf Livre | titre = Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes, et sur la fabrication des produits appelés matières résineuses | auteur = Hector Serres | éditeur = Guizonier et Latour | année = 18.. | page = 2 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132999/f9.item }} {{Citation|Le pin maritime parait indigène de cette contrée : le littoral est sa patrie. Il se propage de lui-même dans toutes les Landes, et l'origine de sa culture se perd dans la nuit de temps.}} {{Réf Livre | titre = Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes, et sur la fabrication des produits appelés matières résineuses | auteur = Hector Serres | éditeur = Guizonier et Latour | année = 18.. | page = 2 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132999/f9.item }} {{Citation|On obtient souvent de belles forêts de pins sans avoir pris la peine de répandre la semence, mais je ne crois pas qu'il faille toujours s'en réjouir.}} {{Réf Livre | titre = Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes, et sur la fabrication des produits appelés matières résineuses | auteur = Hector Serres | éditeur = Guizonier et Latour | année = 18.. | page = 3 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132999/f9.item }} {{Citation|La culture du pin et la fabrication des matières résineuses est pleine d'avenir. La pureté de celles-ci en multipliera les applications.}} {{Réf Livre | titre = Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes, et sur la fabrication des produits appelés matières résineuses | auteur = Hector Serres | éditeur = Guizonier et Latour | année = 18.. | page = 38 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132999/f9.item }} === ''Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax'', 1883 === {{Citation|Un préjugé fort ancien fît longtemps de Dax un séjour très-malsain. Systématiquement, ce préjugé paraissait fondé, car le sol en étant généralement plat, bas, fréquemment submergé et conséquemment humide, y donnait lieu à des brouillards réputés insalubres.}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 3 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} {{Citation|Les livres qui les ont accréditées, sur la foi d’anciens témoignages, sans tenir aucun compte des progrès accomplis, ont eux-mêmes beaucoup vieilli, et l'expérience a démontré que l’air de Dax était non-seulement irréprochable, mais encore qu’il n’y en avait pas de meilleur.}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 4 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} {{Citation|Des quatre portes qui y donnaient accès, une seule avait les dimensions voulues pour le passage des grandes voitures ; les trois autres, étroites, basses, voûtées, marquées même, s’ouvraient sur des issues tortueuses. Les vents, chargés d’y purifier l’atmosphère, presqu’empêchés de toute part, semblaient borner leur rôle à lécher les toits des maisons. En été, avec ses rues étroites et ses maisons relativement hautes, la ville pouvait être comparée à une fournaise ; en hiver, c’était une espèce de caveau au sol humide et gluant.}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 5 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} {{Citation|Mais les vents modifient singulièrement, et d’une manière bien avantageuse la constitution normale de notre atmosphère.}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 7 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} {{Citation|En outre de l'excellence de son climat, de la prodigieuse abondance de ses eaux, de leur efficacité bien connue, et notamment de celle de ses boues thermales, si justement vantées, comme aussi de tous ses autres avantages naturels, la station emprunte à ses ressources territoriales, qui sont immenses, puisqu’elles sont généralement exportées au loin, une importance toute particulière. N'est-elle pas en effet, le centre et l’entrepôt général d’une contrée des plus fertiles et des plus favorisées en produits alimentaires ?}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 25 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} {{Citation|Trop peu connu encore, malgré tout ce qui en a été déjà dit, cet heureux concours de circonstances que la nature s’est plue à grouper avec autant de bonheur que de prodigalité, constitue une situation pleine d’avenir, et Dax, qui n’en retire encore qu’un bénéfice relativement minime, a beaucoup à gagner à ce qu’il soit remis en évidence.}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 25 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} == Citations rapportées == {{Citation|On se fera aisement une image assez exacte de ce spectacle singulièrement grotesque non moins indecent que malpropre, ou de nombreux baigneurs creusant à leur gré, dans l'onctueuse alluvion, un bain quelconque. s'y installaient a leur guise, dans toutes les postures, sous les yeux des passants. en n'opposant le plus souvent à la pudeur d'autre voile qu'un enduit de boue noirâtre plus ou moins sulfureuse. Que de fois les regards pudiques des promeneurs ne se détournerent-ils pas instinctivement avec dégoût pour éviter des tableaux dont le réalisme et les tons par tủp vigoureux donnaient à la couleur locale le plus fâcheux reflet […], sa singulière et bizarre originalité.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 17 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Citation|Pendant l'été, avec ses rues étroites. la ville [Dax] était une fournaise aux émanations réputées insalubres, en hiver, c'était un caveau au sol humide et gluant.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 20 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Citation|Ce qui manquait à Dax, et ce qui lui falut absolument, à divers points de vue c'était un grand établissement en harmonie avec ses immenses ressources, et susceptible par cela même de donner satisfaction aux exigences d'une nombreuse clientèle d'élite.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 26 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Citation|Avant qu'aucun des projets que vous venez d'adopter reçoive un commencement d'exécution un établissement thermal considérable s'élèvera sur la place Sainte-Marguerite.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 27 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Citation|Les localités que la nature s'est plu à favoriser doivent non seulement faire tout ce qui est humainement possible pour seconder ses heureux caprices en les modifiant avec discernement. […] mais encore faire en sorte que le goût le plus exquis soit associé à tous les travaux d'art qui s'y rapportent : car nous ne sommes plus au temps où il suffisait de pourvoir aux simples nécessité de l'existence. Jadis, les malades seuls allaient aux eaux, et la médecine n'avait à s'occuper que de l'homme physique. […] Mais les temps sont bien changés, et la civilisation en créant l'homme moral, lui a fait connaitre des besoins auxquels il ne peut plus échapper. et qu'il est indispensable de satisfaire.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 27 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Citation|Il y a tout une nation oisive, riche, ennuyée, qu'un besoin de locomotion pousse sans cesse, dont la patrie est partout et nulle part, nation vagabonde dont le cosmopolitisme suit la mode, et qui ne peut être fixée sur un point. fût-il le plus favorisé de la nature, qu'à condition d'échapper à la monotonie et à l'ennui qui la tue, d'y mener, en un mot, une vie semée d'agréments.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 27 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Autres projets|w=Hector Serres|Category:Hector Serres}} {{CLEDETRI:Serres, Hector}} [[Catégorie:Naissance en 1807]] [[Catégorie:Décès en 1899]] [[Catégorie:Phycologue]] [[Catégorie:Botaniste]] [[Catégorie:Géologue français]] [[Catégorie:Pharmacien]] [[Catégorie:Membre de la Société de Borda]] 90hxqp6ssfmv3xwt20kly2e38dgdq6m 460079 460078 2026-05-31T14:18:49Z ~2026-21613-51 82843 /* Citations rapportées */ 460079 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Hector Serres.jpg|vignette|Hector Serres en 1860.]] '''{{w}}''', né le {{date-|10 mai 1807}} à [[Dax]] et décédé le {{date-|24 août 1899}} dans la même ville, est un pharmacien et scientifique français. S’intéressant à la {{w|botanique}}, à l’{{w|hydrogéologie}} et à la {{w|phycologie}}, il publie notamment des travaux sur les sources thermales dacquoises et sur le pin des Landes. Impliqué dans la vie politique de sa ville natale, il en est le maire de 1868 à 1870. Il participe au démantèlement de l’enceinte gallo-romaine, fait construire le théâtre municipal et est l’un des instigateurs du thermalisme dans la sous-prefecture. == Citations == === ''Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes'', 18.. === {{Citation|À une époque où […] tous les arts tendent à la perfection, j'ai conçu l'espoir de mettre sur la voie des améliorations celui qui intéresse au plus haut degré le pays où j'ai pris naissance, en expliquant les principes sur lesquels il repose. }} {{Réf Livre | titre = Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes, et sur la fabrication des produits appelés matières résineuses | auteur = Hector Serres | éditeur = Guizonier et Latour | année = 18.. | page = 1 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132999/f9.item }} {{Citation|Cet arbre […] est devenu une source de prospérité pour une contrée pauvre en apparence, et [il] excite la compassion de tous les étrangers qui daignent penser qu'il y a, dans un coin de la Guienne, un vaste désert auquel on a donné le nom de département des [[Landes]].}} {{Réf Livre | titre = Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes, et sur la fabrication des produits appelés matières résineuses | auteur = Hector Serres | éditeur = Guizonier et Latour | année = 18.. | page = 2 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132999/f9.item }} {{Citation|Le pin maritime parait indigène de cette contrée : le littoral est sa patrie. Il se propage de lui-même dans toutes les Landes, et l'origine de sa culture se perd dans la nuit de temps.}} {{Réf Livre | titre = Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes, et sur la fabrication des produits appelés matières résineuses | auteur = Hector Serres | éditeur = Guizonier et Latour | année = 18.. | page = 2 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132999/f9.item }} {{Citation|On obtient souvent de belles forêts de pins sans avoir pris la peine de répandre la semence, mais je ne crois pas qu'il faille toujours s'en réjouir.}} {{Réf Livre | titre = Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes, et sur la fabrication des produits appelés matières résineuses | auteur = Hector Serres | éditeur = Guizonier et Latour | année = 18.. | page = 3 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132999/f9.item }} {{Citation|La culture du pin et la fabrication des matières résineuses est pleine d'avenir. La pureté de celles-ci en multipliera les applications.}} {{Réf Livre | titre = Notice sur la culture du pin maritime dans les Landes, et sur la fabrication des produits appelés matières résineuses | auteur = Hector Serres | éditeur = Guizonier et Latour | année = 18.. | page = 38 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132999/f9.item }} === ''Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax'', 1883 === {{Citation|Un préjugé fort ancien fît longtemps de Dax un séjour très-malsain. Systématiquement, ce préjugé paraissait fondé, car le sol en étant généralement plat, bas, fréquemment submergé et conséquemment humide, y donnait lieu à des brouillards réputés insalubres.}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 3 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} {{Citation|Les livres qui les ont accréditées, sur la foi d’anciens témoignages, sans tenir aucun compte des progrès accomplis, ont eux-mêmes beaucoup vieilli, et l'expérience a démontré que l’air de Dax était non-seulement irréprochable, mais encore qu’il n’y en avait pas de meilleur.}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 4 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} {{Citation|Des quatre portes qui y donnaient accès, une seule avait les dimensions voulues pour le passage des grandes voitures ; les trois autres, étroites, basses, voûtées, marquées même, s’ouvraient sur des issues tortueuses. Les vents, chargés d’y purifier l’atmosphère, presqu’empêchés de toute part, semblaient borner leur rôle à lécher les toits des maisons. En été, avec ses rues étroites et ses maisons relativement hautes, la ville pouvait être comparée à une fournaise ; en hiver, c’était une espèce de caveau au sol humide et gluant.}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 5 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} {{Citation|Mais les vents modifient singulièrement, et d’une manière bien avantageuse la constitution normale de notre atmosphère.}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 7 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} {{Citation|En outre de l'excellence de son climat, de la prodigieuse abondance de ses eaux, de leur efficacité bien connue, et notamment de celle de ses boues thermales, si justement vantées, comme aussi de tous ses autres avantages naturels, la station emprunte à ses ressources territoriales, qui sont immenses, puisqu’elles sont généralement exportées au loin, une importance toute particulière. N'est-elle pas en effet, le centre et l’entrepôt général d’une contrée des plus fertiles et des plus favorisées en produits alimentaires ?}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 25 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} {{Citation|Trop peu connu encore, malgré tout ce qui en a été déjà dit, cet heureux concours de circonstances que la nature s’est plue à grouper avec autant de bonheur que de prodigalité, constitue une situation pleine d’avenir, et Dax, qui n’en retire encore qu’un bénéfice relativement minime, a beaucoup à gagner à ce qu’il soit remis en évidence.}} {{Réf Livre | titre = Considérations sur les boues végéto-minérales et thermales de Dax | auteur = Hector Serres | éditeur = Justère | année = 1883 | page = 25 | url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412925z }} == Citations rapportées == {{Citation|On se fera aisément une image assez exacte de ce spectacle singulièrement grotesque, non moins indécent que malpropre, où de nombreux baigneurs creusant à leur gré, dans l'onctueuse alluvion, un bain quelconque, s'y installaient à leur guise, dans toutes les postures, sous les yeux des passants. en n'opposant le plus souvent à la pudeur d'autre voile qu'un enduit de boue noirâtre plus ou moins sulfureuse. Que de fois les regards pudiques des promeneurs ne se détournèrent-ils pas instinctivement avec dégoût pour éviter des tableaux dont le réalisme et les tons par trop vigoureux donnaient à la couleur locale le plus fâcheux reflet […], sa singulière et bizarre originalité.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 17 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Citation|Pendant l'été, avec ses rues étroites, la ville [Dax] était une fournaise aux émanations réputées insalubres, en hiver, c'était un caveau au sol humide et gluant.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 20 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Citation|Ce qui manquait à Dax, et ce qui lui fallut absolument, à divers points de vue c'était un grand établissement en harmonie avec ses immenses ressources, et susceptible par cela même de donner satisfaction aux exigences d'une nombreuse clientèle d'élite.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 26 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Citation|Avant qu'aucun des projets que vous venez d'adopter reçoive un commencement d'exécution un établissement thermal considérable s'élèvera sur la place Sainte-Marguerite.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 27 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Citation|Les localités que la nature s'est plu à favoriser doivent non seulement faire tout ce qui est humainement possible pour seconder ses heureux caprices en les modifiant avec discernement, […] mais encore faire en sorte que le goût le plus exquis soit associé à tous les travaux d'art qui s'y rapportent : car nous ne sommes plus au temps où il suffisait de pourvoir aux simples nécessité de l'existence. Jadis, les malades seuls allaient aux eaux, et la médecine n'avait à s'occuper que de l'homme physique. […] Mais les temps sont bien changés, et la civilisation en créant l'homme moral, lui a fait connaître des besoins auxquels il ne peut plus échapper. et qu'il est indispensable de satisfaire.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 27 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Citation|Il y a tout une nation oisive, riche, ennuyée, qu'un besoin de locomotion pousse sans cesse, dont la patrie est partout et nulle part, nation vagabonde dont le cosmopolitisme suit la mode, et qui ne peut être fixée sur un point, fût-il le plus favorisé de la nature, qu'à condition d'échapper à la monotonie et à l'ennui qui la tue, d'y mener, en un mot, une vie semée d'agréments.}} {{Réf Livre | titre = Dax Architecture : urbanisme et villas de la belle époque | auteur = Kévin Laussu | éditeur = Killian | année = 2020 | page = 27 | tome = 1 | ISBN = 979-10-94405-30-7 }} {{Autres projets|w=Hector Serres|Category:Hector Serres}} {{CLEDETRI:Serres, Hector}} [[Catégorie:Naissance en 1807]] [[Catégorie:Décès en 1899]] [[Catégorie:Phycologue]] [[Catégorie:Botaniste]] [[Catégorie:Géologue français]] [[Catégorie:Pharmacien]] [[Catégorie:Membre de la Société de Borda]] 8t5dplv9j8c23hzggj1kp1r2hzcsthi Sakina Binti 0 52470 460120 459119 2026-05-31T17:43:05Z Jorune 73815 460120 wikitext text/x-wiki '''{{w|Sakina Binti}}''', née dans la province de Maniema, est une personnalité politique de la République démocratique du Congo. Dans le gouvernement Matata I, elle a occupé le poste de vice-ministre de la Justice et des Droits humains en fonction du 6 mars 2012 au 7 décembre 2012, sous la présidence de [[Joseph Kabila]] et le Premier ministre Augustin Matata Ponyo. ==Citation== {{Citation| Si celles ou ceux qui défendent les droits humains ne peuvent pas s'exprimer, c'est toute la communauté qui est en danger.}} {{Réf Article | titre = attaques contre les défenseurs des droits humains au nord kivu, RDC | auteur =Maguy Sakina Selemani | publication= Annesty international publications | date = 2013 | page = 8 | langue = fr | url = https://www.amnesty.org/fr/wp-content/uploads/sites/8/2021/06/afr620082013fr.pdf }} == Liens externes == {{Autres projets|w=Sakina Binti}} {{Palette|Femmes ministres et vice-ministres de la République Démocratique du Congo}} {{CLEDETRI:Binti, Sakina}} [[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]] raecc36zo60qb2pvknyjpajgkxdu49i Roseline Layo 0 52501 460089 436909 2026-05-31T15:15:13Z An insect photographer 74311 Mef, ébauche à développer, beaucoup plus de potentiel 460089 wikitext text/x-wiki {{ébauche}} '''[[w:Roseline_Layo|Roseline Layo]]''', née le {{Date|21|décembre|1993}} à Man, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, est une auteure-compositrice-interprète ivoirienne. Elle est désignée meilleure artiste révélation de l'année 2023 au Trace Awards. La reine du micro, comme l'appelle affectueusement ses milliers de fans, détient également deux disques d'or en France et en Côte d'Ivoire. [[Fichier:Concert de cloture du FEMUA15 à Bouaké 43.jpg|vignette|Roseline Layo en 2022]] == Citations == {{Citation | citation = Si j'étais hypocrite, le succès que j'ai dans ma carrière, je n'allais pas avoir. }} {{Réf Article | titre = lavenir.ci | auteur = Bakayoko Bema | publication = Roseline Layo à Josey : ''Si j'étais hypocrite...'' | date = 25 septembre 2025 | page = url | url = https://www.lavenir.ci/people/12350-rosine-layo-josey-si-jetais-hypocrite }} {{Citation | citation = Ce que mon enfance m'a appris, c'est le courage. Ma maman m'a appris à travailler, elle m'a appris à ne pas baisser les bras. }} {{Réf Article |titre=Roseline Layo dévoile un nouvel album intime et spirituel |auteur=Hervé Mandina |date=9 mai 2026 |publication=Radio France Internationale |page=url |url=https://www.rfi.fr/fr/podcasts/afro-club-et-afro-club-deluxe/20260508-roseline-layo-d%C3%A9voile-un-nouvel-album-intime-et-spirituel }} {{Autres projets | w = Roseline Layo | commons = Category:Roseline Layo }} [[Catégorie:Naissance en 1993]] [[Catégorie:Compositrice]] [[Catégorie:Chanteuse camerounaise]] dk5iyej6409xjyufpi9sngjm5sphoge 460090 460089 2026-05-31T15:17:17Z An insect photographer 74311 catégories 460090 wikitext text/x-wiki {{ébauche}} '''[[w:Roseline_Layo|Roseline Layo]]''', née le {{Date|21|décembre|1993}} à Man, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, est une auteure-compositrice-interprète ivoirienne. Elle est désignée meilleure artiste révélation de l'année 2023 au Trace Awards. La reine du micro, comme l'appelle affectueusement ses milliers de fans, détient également deux disques d'or en France et en Côte d'Ivoire. [[Fichier:Concert de cloture du FEMUA15 à Bouaké 43.jpg|vignette|Roseline Layo en 2022]] == Citations == {{Citation | citation = Si j'étais hypocrite, le succès que j'ai dans ma carrière, je n'allais pas avoir. }} {{Réf Article | titre = lavenir.ci | auteur = Bakayoko Bema | publication = Roseline Layo à Josey : ''Si j'étais hypocrite...'' | date = 25 septembre 2025 | page = url | url = https://www.lavenir.ci/people/12350-rosine-layo-josey-si-jetais-hypocrite }} {{Citation | citation = Ce que mon enfance m'a appris, c'est le courage. Ma maman m'a appris à travailler, elle m'a appris à ne pas baisser les bras. }} {{Réf Article |titre=Roseline Layo dévoile un nouvel album intime et spirituel |auteur=Hervé Mandina |date=9 mai 2026 |publication=Radio France Internationale |page=url |url=https://www.rfi.fr/fr/podcasts/afro-club-et-afro-club-deluxe/20260508-roseline-layo-d%C3%A9voile-un-nouvel-album-intime-et-spirituel }} {{Autres projets | w = Roseline Layo | commons = Category:Roseline Layo }} [[Catégorie:Naissance en 1993]] [[Catégorie:Autrice-compositrice-interprète camerounaise]] d8rqaptyqg488gzb8qnq3cgbnw7643m Nana Rawlings 0 52541 460087 450168 2026-05-31T15:06:53Z An insect photographer 74311 /* Voir aussi */ mef 460087 wikitext text/x-wiki '''[[w:Nana_Rawlings|Nana Konadu Agyeman Rawlings]]''', née le {{Date-|17|novembre|1948}} à Cape Coast (Côte-de-l'Or britannique) et morte le {{Date-|23|octobre|2025}} à Accra (Ghana), est une [[femme]] [[politique]] ghanéenne. Elle a été candidate à l’élection présidentielle, après avoir été, quelques décennies plus tôt, la Première dame du Ghana, pendant plus d’une vingtaine d’années. == Citations == {{Citation | citation = Le rôle essentiel des femmes dans la promotion de la paix au sein de la famille, du pays et du monde en général ne fait aucun doute, et elles doivent avoir la possibilité de jouer un rôle déterminant dans l'identification et l'évaluation des solutions visant à améliorer la situation du pays. | original = Women's vital role in promoting peace in the family, the country and the world at large is not in question and they must be given the chance to play a critical part in identifying and assessing solutions for the betterment of the country. | langue = en }}{{Réf Article | titre = Ghana needs female leader now - Nana Konadu | auteur = Kobby Asmah | publication = GRAPHIC ONLINE | date = 16 novembre 2016 | page = url | langue = en | traducteur = Wikiquote | url = https://www.graphic.com.gh/news/politics/ghana-needs-female-leader-now-nana-konadu.html }} == Voir aussi == {{Autres projets | w = Nana Rawlings | commons = Category:Nana Rawlings }} {{CLEDETRI:Rawlings, Nana}} [[Catégorie:Femme politique ghanéenne]] [[Catégorie:Naissance en 1948]] [[Catégorie:Décès en 2025]] rp5p0lww93yipp2bvi5vopwfz9xtv89 Marie Korsaga 0 52560 460086 436899 2026-05-31T15:05:26Z An insect photographer 74311 Mef SheSaid, supprimer citations inutiles 460086 wikitext text/x-wiki '''[[w:Marie_Korsaga|Marie Korsaga]]''', née le {{Date|16|juillet|1986}} à Méguet, au Burkina Faso, est une astrophysicienne. Elle est la première femme docteure en astrophysique d'Afrique de l'Ouest. [[Fichier:Marie Korsaga.jpg|vignette|Marie Korsaga en 2018.]] == Citations == {{Citation | citation = Depuis mon plus jeune âge, je me suis toujours intéressé aux phénomènes de l'univers, comme l'apparition de la vie sur Terre et les étoiles filantes. J'aimais aussi regarder des documentaires sur l'astronomie, notamment sur les missions Apollo. | original = From an early age, I have always been interested in the phenomena of the universe, such as the appearance of life on earth and shooting stars. I also enjoyed watching documentary films on astronomy, especially on the Apollo missions. | langue = en }} {{Réf Article | titre = Q&A: West Africa’s first female astrophysicist | auteur = Julien Jongwang | publication = SciDevnet | date = 11 février 2020 | page = url | langue = en | traducteur = Wikiquote | url = https://www.scidev.net/global/role-models/q-a-west-africa-s-first-female-astrophysicist }} {{Citation | citation = Mais à l'époque, je n'aurais jamais imaginé devenir une astrophysicienne, car l'astronomie était un domaine inconnu au Burkina Faso. De plus, je n'avais jamais rencontré d'astronome, et encore moins discuté avec lui, avant d'obtenir mon diplôme. | original = But at the time, I never imagined that I would become an astrophysicist, because astronomy was an unknown domain in Burkina Faso. Besides, I had never met — let alone talked to — an astronomer in real life before my doing my degree. | langue = en }}{{Réf Article | titre = Q&A: West Africa’s first female astrophysicist | auteur = Julien Jongwang | publication = Éditions Mondiales SciDevnet | date = 11 février 2020 | page = url | langue = en | traducteur = Wikiquote | url = https://www.scidev.net/global/role-models/q-a-west-africa-s-first-female-astrophysicist }} {{Citation | citation = Je prévois également d'agir pour populariser l'enseignement des sciences en général, et de l'astrophysique en particulier, dans les pays où l'accès à la science est limité, afin d'encourager les jeunes, notamment les jeunes filles, à s'orienter vers des études scientifiques. | original = I also plan to take action to popularise science education in general, and astrophysics in particular, in countries where access to science is limited — to motivate young people to take up scientific studies, especially young girls. | langue = en }}{{Réf Article | titre = Q&A: West Africa’s first female astrophysicist | auteur = Julien Jongwang | publication = Éditions Mondiales SciDevnet | date = 11 février 2020 | page = url | langue = en | traducteur = Wikiquote | url = https://www.scidev.net/global/role-models/q-a-west-africa-s-first-female-astrophysicist/?utm_source=chatgpt.com }} {{Autres projets | w = Marie Korsaga | commons = Category:Marie Korsaga }} {{CLEDETRI:Korsaga, Marie}} [[Catégorie:Astrophysicienne]] [[Catégorie:Personnalité féminine burkinabé]] [[Catégorie:Naissance en 1986]] a4m687xpd0ep1gp4e2mggb5cx4ptt88 Yemi Alade 0 52566 460085 436910 2026-05-31T15:00:43Z An insect photographer 74311 Mef SheSaid, supprimer 1 citation inutile 460085 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Yemi Alade studio portrait.jpg|vignette|Yemi Alade en 2016]] '''[[w:Yemi_Alade|Yemi Eberechi Alade]]''', connue sous le nom de '''Yemi Alade''', née le {{Date|13|mars|1989}} à Abia au Nigeria, est une auteure-compositrice et chanteuse nigériane d'afropop. == Citations == {{Citation | citation = Mais je chantais partout, même dans la salle de bain, pour le plaisir. Je m'investissais à fond dans tout ce qui touchait à la musique, mais je n'avais jamais rêvé d'être artiste. Ce n'était pas prévu. Puis, un ami m'a poussée à participer au concours de talents. Ma vie a basculé et la musique est devenue mon métier. | original = But I sang everywhere, even in the bathroom, for fun. I did everything music-related wholeheartedly but I never wanted to be a music artiste. It wasn’t the plan. Then, my friend pushed me into winning the talent show. My life changed and music became a career. | langue = en }} {{Réf Article | titre = I never wanted to be an artiste’ – Yemi Alade talks journey to success | auteur = Stephen Kenechi | publication = Thecable lifestyle | date = 9 mai 2019 | page = url | langue = en | traducteur = Wikiquote | url = https://lifestyle.thecable.ng/i-never-wanted-to-be-an-artiste-yemi-alade-talks-journey-to-success }} {{Citation | citation = Après la télé-réalité, il y a eu la réalité. On ne devient pas une superstar en trois à six mois à la télévision. | original = After the reality show came reality. Superstars aren’t made after three to six months on TV. | langue = en }} {{Réf Article | titre = I never wanted to be an artiste’ – Yemi Alade talks journey to success | auteur = Stephen Kenechi | publication = Thecable lifestyle | date = 9 mai 2019 | page = url | langue = en | traducteur = Wikiquote | url = https://lifestyle.thecable.ng/i-never-wanted-to-be-an-artiste-yemi-alade-talks-journey-to-success }} {{Citation | citation = Dieu a été bon envers moi, et la musique m'a choisie dès mon plus jeune âge. Je suis la seule artiste indépendante parmi les nominées aux Grammy Awards. | original = God has been kind to me, and music chose me from a young age. I am the only indie artist among the Grammy nominees. | langue = en }} {{Réf Article | titre = My Entire Life Is A Miracle. | auteur = Samuel Abulude | publication = Leadership | date = Décembre 2024 | page = url | langue = en | traducteur = Wikiquote | url = https://leadership.ng/my-entire-life-is-a-miracle-yemi-alade }} {{Citation | citation = Chaque pays que je visite possède un charme culturel unique, et j'adore cela. Il est facile d'accepter et d'apprécier ces différentes cultures. | original = Every country I visit has its unique cultural charm, and I love it. It’s easy to accept and embrace these different cultures. | langue = en }} {{Réf Article | titre = My Entire Life Is A Miracle. | auteur = Samuel Abulude | publication = Leadership | date = Décembre 2024 | page = url | langue = en | traducteur = Wikiquote | url = https://leadership.ng/my-entire-life-is-a-miracle-yemi-alade }} == Voir aussi == {{Autres projets | commons = Category:Yemi Alade | w = Yemi Alade }} {{CLEDETRI:Alade, Yemi}} [[Catégorie:Autrice-compositrice-interprète]] [[Catégorie:Naissance en 1989]] [[Catégorie:Chanteuse nigériane]] 8s7j1fas5jffnwbickkksxv2w684rin Carla Bruni 0 52742 460095 439875 2026-05-31T15:44:49Z An insect photographer 74311 Retrait d'une citation sur la rencontre avec son père biologique, non notable 460095 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Carla Bruni Cabourg 2016 2.jpg|vignette|Carla Bruni en 2016.]] '''[[w:Carla_Bruni_Tedeschi|Carla Bruni Tedeschi]]''', née le {{Date-|23|Décembre|1967}} à Turin, est une mannequin et auteure-compositrice-interprète italo-française. Elle est connue sous les noms de '''Carla Bruni''', qu'elle continue à utiliser dans sa carrière artistique, et de '''Carla Bruni-Sarkozy''', comme nom d'usage depuis son mariage en 2008 avec le président de la République française, [[Nicolas Sarkozy]]. == Citations == {{Citation | citation = C’était moi qui décidais de ma propre vie, au lieu de vivre une vie déjà écrite pour vous. C’était une question de liberté. | original = It was me deciding on my own life, instead of living a life that was already been written down for you. It was about being free. | langue = en }} {{Réf Article | titre = Carla Bruni : « Le plus important, ce sont les gens que vous aimez. » | auteur = Ana Bogdan | publication = The Talks | date = 24 mars 2021 | page = url | url = https://the-talks.com/interview/carla-bruni/ }} {{Citation | citation = Je ne crois pas vraiment que l'art soit une thérapie ; je crois que l'écriture de chansons est quelque chose qui procure un soulagement. | original = I don’t really believe that art is therapy; I believe that songwriting is something that gives you relief. | langue = en }} {{Réf Article | titre = Carla Bruni : « Le plus important, ce sont les gens que vous aimez. » | auteur = Ana Bogdan | publication = The Talks | date = 24 mars 2021 | page = url | url = https://the-talks.com/interview/carla-bruni/ }} {{Citation | citation = Ce qui me rend vraiment heureuse, c'est le bonheur des autres. Plus on vieillit, plus on comprend que l'essentiel, ce n'est pas d'être aimé, mais d'aimer les gens qu'on aime. | original = What makes me really happy is when other people are happy. The older you get, the more you see that the real matter is, rather than being loved, the people you love. | langue = en }} {{Réf Article | titre = Carla Bruni : « Le plus important, ce sont les gens que vous aimez. » | auteur = Ana Bogdan | publication = The Talks | date = 24 mars 2021 | page = url | url = https://the-talks.com/interview/carla-bruni/ }} {{Citation | citation = Je suis assez perfectionniste. Et puis j’adore cet exercice : il m’apprend à ne m’en remettre qu’à moi-même, et c’est un soulagement. En cas de tension ou de difficulté, ne pas être tentée de tout attendre des autres, se sentir seule responsable, cela m’apaise vraiment ! Pour toutes les personnes un peu trop égocentriques, et pour tout le monde peut-être, ce devrait être, sinon obligatoire, en tout cas proposé. | précisions = À propos de la psychanalyse. }}{{Réf Article | titre = Carla Bruni : Je ne me suis jamais sentie aussi vulnérable qu’à l’Élysée | auteur = Anne-Laure Gannac | publication = Psychologies | date = 16 mai 2013 | page = url | url = https://www.psychologies.com/Culture/Divan-de-Stars/Interviews/Carla-Bruni-Je-ne-me-suis-jamais-sentie-aussi-vulnerable-qu-a-l-Elysee }} {{Citation | citation = Il est l’une des rares personnes que je connaisse qui n’en ait pas besoin. Il est incroyablement souple et fonctionnel. Il utilise le meilleur de lui-même et ne se gâche jamais la vie ! Je crois que c’est son instinct qui le sauve. Mon père avait cela, aussi, un instinct très fort dont il ne se coupait jamais : cela donne une grande faculté d’analyse et d’écoute, de synthèse et de sagesse. | précisions = À propos de son mari Nicolas Sarkozy et la psychanalyse. }} {{Réf Article | titre = Carla Bruni : Je ne me suis jamais sentie aussi vulnérable qu’à l’Élysée | auteur = Anne-Laure Gannac | publication = Psychologies | date = 16 mai 2013 | page = url | url = https://www.psychologies.com/Culture/Divan-de-Stars/Interviews/Carla-Bruni-Je-ne-me-suis-jamais-sentie-aussi-vulnerable-qu-a-l-Elysee }} {{Autres projets | commons = Category: Carla Bruni | w = Carla Bruni }} {{DEFAULTSORT:Bruni, Carla }} [[Catégorie:Chanteuse italienne]] [[Catégorie:Naissance en 1967]] [[Catégorie:Personnalité féminine française]] 2lw6lnp7w7mm2sy7jchccrfxgbtmenb Marie-José Mondzain 0 52794 460098 438347 2026-05-31T15:49:45Z An insect photographer 74311 460098 wikitext text/x-wiki {{ébauche}} [[Fichier:Marie-José Mondzain.jpg|vignette]] '''[[w:Marie-José_Mondzain|Marie-José Mondzain]]''', née le {{Date|18|janvier|1942}} à Alger, en Algérie, est une philosophe française, spécialiste de l'art et des images. == Citations == {{Citation | citation = Cette vie propre à l’image peut être celle d’un corps, d’une pensée, d’un déroulement conceptuel, d’une action politique. }}{{Réf Article | titre = À PROPOS D’IMAGES (À SUIVRE): ENTRETIEN AVEC MARIE-JOSÉ MONDZAIN | auteur = Vanessa Brito | publication = À PROPOS D’IMAGES (À SUIVRE): ENTRETIEN AVEC MARIE-JOSÉ MONDZAIN | date = 2011 | page = url | url = https://surlimage.info/ecrits/pdf/mondzain/121100-MondzainBrito-JournalPhilosophieCinemaPortugalNumero3.pdf }} {{Autres projets | w = Marie-José Mondzain | commons = Category:Marie-José Mondzain }} {{CLEDETRI:Mondzain, Marie-José}} [[Catégorie:Naissance en 1942]] [[Catégorie:Philosophe française]] 7hr2ft7f11wcjtilmlh21qsleyihwgf Denise Bombardier 0 52798 460100 450075 2026-05-31T15:53:33Z An insect photographer 74311 l'url n'est pas accessible pour moi, bizarre... 460100 wikitext text/x-wiki {{ébauche}} [[Fichier:Denise Bombardier 2013-04-13.jpg|vignette]] [[w:Denise_Bombardier|'''Denise Bombardier''']] est une chroniqueuse, essayiste, romancière, animatrice et productrice d’émissions de télévision québécoise, née à Montréal le {{Date-|18|janvier|1941}} et morte dans la même ville le {{Date-|4|juillet|2023}}. == Citations == {{Citation | citation = La littérature est sacrée en France. }}{{Réf Article | titre = Denise Bombardier : « En Amérique, M. Matzneff serait déjà en prison » | auteur = France America | publication = Denise Bombardier : « En Amérique, M. Matzneff serait déjà en prison » | date = 23 janvier 2023 | page = url | url = https://france-amerique.com/denise-bombardier-in-america-mr-matzneff-would-already-be-in-jail/ }} == Voir aussi == {{Autres projets | w = Denise Bombardier | commons = Category:Denise Bombardier }} {{CLEDETRI:Bommbardier, Denise}} [[Catégorie:Essayiste]] [[Catégorie:Personnalité québécoise]] [[Catégorie:Naissance en 1941]] [[Catégorie:Personnalité féminine canadienne]] [[Catégorie:Décès en 2023]] g3r2trpa2ncgckuc7ooy7katwfbt0fu Lydie Salvayre 0 52846 460102 439876 2026-05-31T16:00:05Z An insect photographer 74311 Retrait d'une citation peu compréhensible hors contexte 460102 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Lydie Salvayre-IMG 0253-square.jpeg|vignette]] '''[[w:Lydie_Salvayre|Lydie Salvayre]]''', née '''Lydie Arjona''' le {{Date-|15|mars|1946}} à Autainville (Loir-et-Cher), est une écrivaine de langue française. Elle est lauréate du prix Goncourt 2014. Avant d’être écrivaine, elle était psychiatre. == Citations == {{Citation | citation = C’est mon admiration pour Blaise Pascal qui m’amène à écrire La Puissance des Mouches. Et c’est l’admiration infinie que je porte aux femmes qui eurent l’audace d’écrire à des époques où l’écriture était la seule propriété des hommes que j’ai écrit 7 Femmes. }} {{Réf Article | titre = Interview de Lydie Salvayre : « Il y a aussi, bien sûr, tout ce que j’écris et dont j’ignore le pourquoi. Toutes ces choses confuses en moi que je convertis en phrases, toutes ces choses sauvages que j’essaie d’appréhender et qui se révèlent au fur et à mesure que j’écris, et parfois bien après ». | auteur = Antoine | publication = CULTURES SAUVAGES | date = 26 août 2021 | page = url | url = https://univers-cultures-sauvages.com/litterature/interviews-litteraires/interview-de-lydie-salvayre-il-y-a-aussi-bien-sur-tout-ce-que-jecris-et-dont-jignore-le-pourquoi-toutes-ces-choses-confuses-en-moi-que-je-convertis-en-phrases-toutes-ces-cho/ }} {{Citation | citation = Peut-on imaginer encore d’autres façons d’habiter le monde et d’instaurer de nouveaux liens avec le vivant ? Est-ce que, devant l’avenir de désastre qui s’annonce, devant la planète qui brûle, les inégalités qui se creusent, les espèces qui disparaissent, est-ce qu’il n’est pas urgent de faire revivre cet esprit utopique dont on avait annoncé la mort en même temps que la fin de l’Histoire ? Le désir d’utopie ne nous donnerait-il pas, justement, l’élan, le souffle, la force d’explorer des chemins inconnus qui nous manquent aujourd’hui ? }} {{Réf Article | titre = Interview de Lydie Salvayre : « Il y a aussi, bien sûr, tout ce que j’écris et dont j’ignore le pourquoi. Toutes ces choses confuses en moi que je convertis en phrases, toutes ces choses sauvages que j’essaie d’appréhender et qui se révèlent au fur et à mesure que j’écris, et parfois bien après ». | auteur = Antoine | publication = CULTURES SAUVAGES | date = 26 août 2021 | page = url | url = https://univers-cultures-sauvages.com/litterature/interviews-litteraires/interview-de-lydie-salvayre-il-y-a-aussi-bien-sur-tout-ce-que-jecris-et-dont-jignore-le-pourquoi-toutes-ces-choses-confuses-en-moi-que-je-convertis-en-phrases-toutes-ces-cho/ }} {{Citation | citation = Il me semble qu’il y a, en chacun de nous et à des degrés divers, un Quichotte rêveur et épris d’idéal, et un Sancho qui nous rappelle brutalement nos humaines limites. }} {{Réf Article | titre = Interview de Lydie Salvayre : « Il y a aussi, bien sûr, tout ce que j’écris et dont j’ignore le pourquoi. Toutes ces choses confuses en moi que je convertis en phrases, toutes ces choses sauvages que j’essaie d’appréhender et qui se révèlent au fur et à mesure que j’écris, et parfois bien après ». | auteur = Antoine | publication = CULTURES SAUVAGES | date = 26 août 2021 | page = url | url = https://univers-cultures-sauvages.com/litterature/interviews-litteraires/interview-de-lydie-salvayre-il-y-a-aussi-bien-sur-tout-ce-que-jecris-et-dont-jignore-le-pourquoi-toutes-ces-choses-confuses-en-moi-que-je-convertis-en-phrases-toutes-ces-cho/ }} {{Citation | citation = J’aime les formes qui mordent, les coups de fouet. J’aime les formes brèves, éruptives, sans verbiage, sans sauce grasse, les formes écrites dans l’urgence, dans la nécessité, dans la ferveur, lesquelles confèrent à l’écriture ce vivant, cette intensité, cette émotion cueillie à vif sans lesquelles on s’endort. }} {{Réf Article | titre = Interview de Lydie Salvayre : « Il y a aussi, bien sûr, tout ce que j’écris et dont j’ignore le pourquoi. Toutes ces choses confuses en moi que je convertis en phrases, toutes ces choses sauvages que j’essaie d’appréhender et qui se révèlent au fur et à mesure que j’écris, et parfois bien après ». | auteur = Antoine | publication = CULTURES SAUVAGES | date = 26 août 2021 | page = url | url = https://univers-cultures-sauvages.com/litterature/interviews-litteraires/interview-de-lydie-salvayre-il-y-a-aussi-bien-sur-tout-ce-que-jecris-et-dont-jignore-le-pourquoi-toutes-ces-choses-confuses-en-moi-que-je-convertis-en-phrases-toutes-ces-cho/ }} {{Citation | citation = Il y a aussi, bien sûr, tout ce que j’écris et dont j’ignore le pourquoi. Toutes ces choses confuses en moi que je convertis en phrases, toutes ces choses sauvages que j’essaie d’appréhender et qui se révèlent au fur et à mesure que j’écris, et parfois bien après. }} {{Réf Article | titre = Interview de Lydie Salvayre : « Il y a aussi, bien sûr, tout ce que j’écris et dont j’ignore le pourquoi. Toutes ces choses confuses en moi que je convertis en phrases, toutes ces choses sauvages que j’essaie d’appréhender et qui se révèlent au fur et à mesure que j’écris, et parfois bien après ». | auteur = Antoine | publication = CULTURES SAUVAGES | date = 26 août 2021 | page = url | url = https://univers-cultures-sauvages.com/litterature/interviews-litteraires/interview-de-lydie-salvayre-il-y-a-aussi-bien-sur-tout-ce-que-jecris-et-dont-jignore-le-pourquoi-toutes-ces-choses-confuses-en-moi-que-je-convertis-en-phrases-toutes-ces-cho/ }} {{Autres projets | w = Lydie Salvayre | commons = Category:Lydie Salvayre }} {{DEFAULTSORT:Salvayre, Lydie }} [[Catégorie:Naissance en 1946]] [[Catégorie:Romancière française]] [[Catégorie:Psychiatre]] bjoinpg7bz6dyvq0ng4fg891tmsvua1 Utilisateur:Nitikd545/Virginie Grimaldi 2 52941 460097 439807 2026-05-31T15:47:58Z An insect photographer 74311 460097 wikitext text/x-wiki [[w:Virginie_Grimaldi|Virginie Grimaldi]] est une romancière française née le {{Date-|17|juin|1977}} à Bordeaux (Gironde). [[Fichier:Virginie Grimaldi - 2018 (cropped).png|vignette|Virginie Grimaldi en 2018]] == Citations == {{Citation | citation = Oui bien sûr ! Parfois, des histoires que je raconte dans mes livres me sont arrivées ou sont arrivées à quelqu’un, et d’autres sortent de mon imagination : c’est un peu un mix de tout ça. Quand on écrit, ce n’est pas réfléchi, on invente une histoire mais il y a toujours, en effet, des petits morceaux de nous dedans. }}{{Réf Article | titre = Virginie Grimaldi : Dès que j’ai pu lire, j’ai eu très envie d’écrire. | auteur = Anastasia | publication = Fnac | date = 04 mai 2021 | page = url | url = https://leclaireur.fnac.com/article/cp48480-virginie-grimaldi-des-que-jai-pu-lire-jai-eu-tres-envie-decrire }} {{Citation | citation = Je suis quelqu’un de totalement désorganisée, je n’arrive pas à m’astreindre à une routine. J’aimerais me lever tôt le matin, écrire quand je suis seule dans la maison… Mais non ! J’écris souvent à des moments où l’inspiration arrive et m’oblige à m’isoler pour écrire. Ça peut être à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit mais souvent, j’écris la nuit. Quand tout le monde est couché, je suis un petit peu libérée, j’ai l’esprit plus libre et l’inspiration vient plus facilement que la journée où on doit s’occuper de tout le reste. }}{{Réf Article | titre = Virginie Grimaldi : Dès que j’ai pu lire, j’ai eu très envie d’écrire. | auteur = Anastasia | publication = Fnac | date = 04 mai 2021 | page = url | url = https://leclaireur.fnac.com/article/cp48480-virginie-grimaldi-des-que-jai-pu-lire-jai-eu-tres-envie-decrire }} {{Citation | citation = Pour un roman, il y a plusieurs mois de réflexion, de maturation, de recherche. Quand l’idée arrive, elle se développe toute seule, doucement, et puis ensuite, il y a l’écriture à proprement parler. Pour moi, ça va être entre deux à trois mois d’écriture intensive où je vais écrire dès que j’ai un moment. }}{{Réf Article | titre = Virginie Grimaldi : Dès que j’ai pu lire, j’ai eu très envie d’écrire. | auteur = Anastasia | publication = Fnac | date = 04 mai 2021 | page = url | url = https://leclaireur.fnac.com/article/cp48480-virginie-grimaldi-des-que-jai-pu-lire-jai-eu-tres-envie-decrire }} {{Autres projets | w = Virginie Grimaldi | commons = Category:Virginie Grimaldi }} [[Catégorie:Brouillon d'utilisateur]] 7rs7q05d89o4aipcteul1nba5ffskto Pétronille Vaweka 0 53000 460119 445015 2026-05-31T17:40:58Z Jorune 73815 /* Citations */ 460119 wikitext text/x-wiki [[Fichier : 2024 How Women on the Front Lines Forge Peace - 4.jpg|vignette| Pretronille Vaweka]] '''{{w|Pétronille Vaweka}}''', née vers 1948, est une militante engagée dans l'action humanitaire et les Organisations non gouvernementales. Elle est lauréate du Prix des Femmes architectes de la paix 2023. ==Citations== {{Citation | citation = Si c'est le sacrifice de ma vie que je dois faire pour sauver l'{{w|Ituri}}, et bien je suis prête ! |précisions= sa réaction le jour de son élection alors que l'Ituri est sous domination ougandaise.| langue = fr }} {{Réf Émission|émission=Le Grand témoin |auteur=Kelly Nkute (propos recueillis par) |diffuseur=Radio Okapi |date= 21décembre 2007 (13'10) |langue=fr |url=https://www.radiookapi.net/emissions-2/le-grand-temoin/2007/12/21/petronille-vaweka-j-ai-ete-injustement-suspendue-apres-tout-le-travail-abattu-en-ituri? }} {{Citation|Je n'ai jamais eu peur, j'ai bravé tous les dangers, j'ai pris tous les risques et je suis toujours en vie}} {{Réf Émission|émission=Le grand témoin |auteur= Pétronille Vaweka |diffuseur= Radio Okapi |date= 21 décembre 2007 |langue= fr | url = https://www.radiookapi.net/emissions-2/le-grand-temoin/2007/12/21/petronille-vaweka-j-ai-ete-injustement-suspendue-apres-tout-le-travail-abattu-en-ituri? }} {{Citation|Je suis de la [[société civile]], et comme telle, je garde ma liberté.}} {{Réf Article |titre=RDC : Pétronille Vaweka pressentie pour le Prix Américain pour la Paix |auteur=La rédaction |publication=Africa News |date=3 août 2024 |page=url |url=https://fr.africanews.com/2023/12/07/rdc-petronille-vaweka-pressentie-pour-le-prix-americain-pour-la-paix// }} == Voir aussi == {{autres projets |w=Petronille Vaweka }} {{DEFAULTSORT:Vaweka,Petronille}} [[Catégorie:Naissance en 1948]] [[Catégorie:Femme politique de la république démocratique du Congo]] [[Catégorie:Militant pacifiste]] 1axcevl2nf2q5qvu8vzo0qwqrbihv3d Allah n'est pas obligé 0 53832 460135 458138 2026-06-01T06:14:10Z An insect photographer 74311 Citations à revoir, Allah n'est pas obligé n'est pas une liste de proverbes ! 460135 wikitext text/x-wiki {{Titre en italique}} '''{{w}}''' est un roman d'[[Ahmadou Kourouma]] paru le 12 août 2000 aux Éditions du Seuil et ayant reçu le prix Renaudot la même année. Le livre reçoit également le prix Goncourt des Lycéens et le prix Amerigo-Vespucci. Le roman est adapté en film d'animation ainsi qu'en bande dessinée par Zaven Najjar en 2025. == Citations == {{citation |citation=Un enfant poli écoute, ne garde pas la palabre…}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du seuil |année=2000 |page=11 |partie=1 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=Il faut toujours remercier l’arbre à karité sous lequel on a ramassé beaucoup de ses fruits pendant une bonne saison.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du Seuil |année=2000 |page=16 |partie=1 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=C’est dommage qu’on ne connait pas ce qu’a été le monde avant la naissance.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du seuil |année=2000 |page=16 |partie=1 |ISBN= 9782020525718 }} {{citation |citation=Un enfant n’abandonne pas la case de sa maman à cause des odeurs d’un pet.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du Seuil |année=2000 |page=18 |partie=1 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=Un pet sorti des fesses ne se rattrape jamais.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du Seuil |année=2000 |page=22 |partie=1 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=Allah dans sa bonté ne laisse jamais vide une bouche qu’il a créée.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du Seuil |année=2000 |page=41 |partie=1 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=Les animaux traitent mieux les blessés que les hommes.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du Seuil |année=2000 |page=96 |partie=2 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=Quand on réussit un coup mirifique avec un second on ne jouit pleinement du fruit de la rapine qu’après avoir éliminé ce second.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du seuil |année=2000 |page=109 |partie=4 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=Le chien n’abandonne jamais sa façon déhontée de s'asseoir.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du seuil |année=2000 |page=146 |partie=4 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=On suit l’éléphant dans la brousse pour ne pas être mouillé par la rosée.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du seuil |année=2000 |page=164 |partie=5 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=Quand le dictateur détenteur de pouvoir devenait trop pourri, trop riche, un militaire par un coup d'État le remplaçait.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du seuil |année=2000 |page=164 |partie=5 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=Mordre sans avoir de dent.}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Éditions du seuil |année=2000 |page=166 |partie=5 |ISBN= 2-02-052571-2 }} {{citation |citation=Moi, l'enfant de la rue sans peur ni reproche, […] j'ai voulu devenir un petit lycaon de la révolution. C'étaient les enfants-soldats chargés des tâches inhumaines. Des tâches aussi dures que de mettre une abeille dans les yeux d'un patient, dit un proverbe […].}} {{Réf Livre |titre= Allah n’est pas obligé |auteur=Ahmadou Kourouma |éditeur=Seuil |année=2000 |ISBN =2-02-042787-7 |partie=V |page=187 |url=https://archive.org/details/allahnestpasobli0000kour_r4f7/page/187 }} == Citations sur == {{Citation| Un enfant qui devient soldat, c'est la fin de tout, la fin de son avenir, de toute structure de société. C'est un sujet malheureusement extrêmement actuel, pas littéralement au Liberia ou en Sierra Leone qui sont aujourd'hui en paix, mais dans le monde, sur le continent africain, au Moyen-Orient, et dans beaucoup d'autres territoires. }} {{Réf Article |titre=Zaven Najjar, réalisateur de « Allah n’est pas obligé » : « Un enfant qui devient soldat, c’est la fin de tout » |auteur=Flavie Alibert |publication=L'Humanité |date=3 mars 2026 |page=url |url=https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/cinema/zaven-najjar-realisateur-de-allah-nest-pas-oblige-un-enfant-qui-devient-soldat-cest-la-fin-de-tout }} == Voir aussi == * [[Les Soleils des Indépendances]] {{Autres projets|w=Allah n'est pas obligé}} [[Catégorie:Œuvre ivoirienne]] [[Catégorie:Œuvre de 2000]] [[Catégorie:Ahmadou Kourouma]] i1z9z2fkobkk4oyihypesqy6fn0qwkn Utilisateur:Malik2Mars/Borges 2 53955 460091 459987 2026-05-31T15:21:41Z Malik2Mars 27293 /* Conférences */ 460091 wikitext text/x-wiki {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = [[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]] [[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]] {{Citation au hasard |nombre=3 |cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique. |de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983 |cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination. |de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »'' |cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait. |de3=[[Jorge Luis Borges]] |cit4= |de4=[[Jorge Luis Borges]] |cit5= |de5=[[Jorge Luis Borges]] |cit6= |de6=[[Jorge Luis Borges]] |cit7= |de7=[[Jorge Luis Borges]] }} {{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#f5faff }} == A ''ranger'' == {{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte= :A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse :Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise, :moi qui n'ai su imaginer le paradis :que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque ! {{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le Paradis Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur = Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}} | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} {{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}} {{Réf Livre | titre = Borges at eighty : conversations | auteur = Willis Barnstone (ed.) | éditeur = Indiana University Press | année = 1982 | ISBN =0-253-16626-8 | titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library | auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman | page = 118 | url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118 }} {{Réf Livre | titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire | auteur = Willis Barnstone (présentées par) | traducteur = Anne Laflaquière | éditeur = Ramsay | année = 1984 | ISBN =2-85956-380-6 | page = <!-- 136, à conf. --> }} :*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]''' [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} reprod dans {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} *NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983) {{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad. Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem> « et j'imaginais le paradis sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}} {{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}} {{Réf Article | titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque | auteur = Jorge Luis Borges | publication = Le Courrier de l'UNESCO | date = février 1985 | volume =XXXVIII | numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives | page = 4 | url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre }} * « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa === Conférences === :Siete noches {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3}} / Borges oral {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 4}} {{Citation|}} {{Réf Livre |titre=Conférences |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |colection=Folio essais |année=1985 |page=91-92 |ISBN=2-07-032280-7}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} {{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}} {{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}} {{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Cécité | partie =Sept nuits | page = 724 }} {{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}} {{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Le Livre | partie =En marge de « Sept nuits » | page = 736 }} {{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}} {{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Le Livre | partie =En marge de « Sept nuits » | page = 742 }} [[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}}{{note|texte= *{{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; *''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; *''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762, p. 232, trad {{w|Pierre de Labriolle}} : https://books.google.fr/books?id=46c8AAAAYAAJ&pg=PA306}}]] {{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}} {{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Le temps | partie =En marge de « Sept nuits » | page = 771-780 }} {{clear}} === ''Autres'' sections === *[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]] **. *[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}} **Neuf essais sur Dante {{done}} **Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}} *[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd **(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros ***Verbal 1999, Ref Alifano 1988 ****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} * #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]… == A ''comparer'' == === « yo soy el río » === [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}) | année de la contribution = 1947 (B{{note|à préciser/vérifier. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie (A1-2) publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155. Probable coquille OCI p. 1704 pour « 155 » (à verifier dans 1993), Cf. {{ouvrage|titre=Jorge Luis Borges en Sur, 1931-1980|année=1999|isbn=950-04-1978-5|url=https://archive.org/details/jorgeluisborgese0000borg/page/344}} : « Una de las posibles metafísicas », dans 115, 1944, puis dans Otras Inquisiciones, 1960, première partie [A] de « Nueva refutación del tiempo ».}}) | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} *« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río » vs *Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps *Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve '''OC''' (fr) *2010 (impr. 2010 et 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}} *1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}} ''NB'' : *Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] » '''Enquêtes''' : *1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. : *1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. 225 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}} *1957 {{SUDOC|004919432}}, p. : *. '''Rapportées''' : Nombreuses dans les deux variantes. *Temps **. **. *Fleuve, **https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590 *+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] ») =>Ajouter notes variantes "fr" NB : *curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/ **Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]] == Bertrand Russell == {{Citation bloc|la bibliographie m’accroche lorsque je m’y retrouve à ma place auprès de l’auteur : nous avons les mêmes lectures, nous appartenons au même monde.|[[Antoine Compagnon]]}} {{voir autre projet|Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/R}} {{loupe|Bertrand Russell}} [[Image:Bertrand Russell op persconferentie New York, 1950, RP-F-F01633.jpg|vignette]] * « Deux livres », OCI p. 765-769 : **Russell : Let the people think, ***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} » ****trad dans ''Écrits sur l'éducation'', 2019; Essais sceptiques, +2026 *** [« Généalogie du fascisme »] *. *. *. == Marguerite Yourcenar == {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} {{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}} {{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}} {{Réf Livre |titre=Essais et mémoires |auteur=Marguerite Yourcenar |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |année=1991 |ISBN=2-07-011212-8 |titre de la contribution=Borges ou le Voyant |année de la contribution=En pèlerin et en étranger |url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571 |page=571- }} {{Réf Livre |titre=En pèlerin et en étranger |auteur=Marguerite Yourcenar |éditeur=Gallimard |année=1989 |ISBN=2-07-071670-8 |titre de la contribution=Borges ou le Voyant |page=233- |url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233 }} * Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf * Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}}) *{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}} *{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}} *{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91 == Code ref == <pre>{{Réf Livre | titre = | auteur = | éditeur = | année = | ISBN = | page = }} </pre> '''''{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}'' :''' *I : 1923-1949 *II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} *III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} *IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} '''''Œuvres complètes'' :''' *I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}} *II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}} '''''Biblio'' :''' (''À établir'') *. *. Liste à consulter : *Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2 == Notes et références == {{Références}} pa9qlnaczto5a7ywmwnv7bt05nw2y1s 460130 460091 2026-05-31T18:09:52Z Malik2Mars 27293 /* Bertrand Russell */Free Thought and Official Propaganda et The Ancestry of Fascism, ajuste nav CP de R via brouillon WP. A reporter en page sur la page wp du texte, repose sur rien en l'état. Zap. à reprendre. 460130 wikitext text/x-wiki {{Boîte colorée | titre = ''Lumière sur'' | icone = Wikiquote-fraternity.svg | contenu = [[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]] [[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]] {{Citation au hasard |nombre=3 |cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique. |de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983 |cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination. |de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »'' |cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait. |de3=[[Jorge Luis Borges]] |cit4= |de4=[[Jorge Luis Borges]] |cit5= |de5=[[Jorge Luis Borges]] |cit6= |de6=[[Jorge Luis Borges]] |cit7= |de7=[[Jorge Luis Borges]] }} {{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}} | titre-couleur-fond = #eaf3ff | titre-couleur = | contenu-couleur-fond =#f5faff }} == A ''ranger'' == {{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte= :A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse :Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise, :moi qui n'ai su imaginer le paradis :que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque ! {{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le Paradis Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}} {{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre Profonde, d’une canne indécise, Moi qui m’imaginais le [[Paradis]] Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca Exploro con el báculo indeciso, Yo, que me figuraba el Paraíso Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur = Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}} | partie =L’Auteur | page = 29 }} [[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]] {{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine Opiniâtre, tour verticale et pions madrés, Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin Recherchent et livrent une bataille rangée. Ils ne savent pas que la singulière main Du joueur qui les tient gouverne leur destin, Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours. […] Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce. Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem> |original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada Reina, torre directa y peón ladino Sobre lo negro y blanco del camino Buscan y libran su batalla armada. No saben que la mano señalada Del jugador gobierna su destino, No saben que un rigor adamantino Sujeta su albedrío y su jornada. […] Dios mueve al jugador, y éste, la pieza. ¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem> |langue=es |précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Jean Pierre Bernès | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Échecs | partie =L’Auteur | page = 32 et 1158 }} {{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}} {{Réf Livre | titre = Borges at eighty : conversations | auteur = Willis Barnstone (ed.) | éditeur = Indiana University Press | année = 1982 | ISBN =0-253-16626-8 | titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library | auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman | page = 118 | url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118 }} {{Réf Livre | titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire | auteur = Willis Barnstone (présentées par) | traducteur = Anne Laflaquière | éditeur = Ramsay | année = 1984 | ISBN =2-85956-380-6 | page = <!-- 136, à conf. --> }} :*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]''' [[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]] {{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | partie = Notices, notes et variantes | chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice | page = 1302 }} {{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}} {{Réf Article |auteur=François-Marie Banier |titre=Une semaine avec Borges |publication=lemonde.fr |date=28 janvier 1983 |page=url |url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}} reprod dans {{Réf Livre | titre = Borges, souvenirs d'avenir | auteur = Pierre Brunel | éditeur = Gallimard | année = 2006 | ISBN =2-07-078261-1 | titre de la contribution =Une semaine avec Borges | page = 126 }} *NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983) {{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad. Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem> « et j'imaginais le paradis sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}} {{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}} {{Réf Article | titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque | auteur = Jorge Luis Borges | publication = Le Courrier de l'UNESCO | date = février 1985 | volume =XXXVIII | numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives | page = 4 | url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre }} * « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa === Conférences === :Siete noches {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 3}} / Borges oral {{Harvsp|Obras Completas|loc=t. 4}} {{Citation|}} {{Réf Livre |titre=Conférences |auteur=Jorge Luis Borges |éditeur=Gallimard |colection=Folio essais |année=1985 |page=91-92 |ISBN=2-07-032280-7}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Poésie | partie =Sept nuits | page =696 }} {{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}} {{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}} {{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =La Cécité | partie =Sept nuits | page = 724 }} {{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}} {{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Le Livre | partie =En marge de « Sept nuits » | page = 736 }} {{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}} {{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Le Livre | partie =En marge de « Sept nuits » | page = 742 }} [[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}}{{note|texte= *{{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; *''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; *''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762, p. 232, trad {{w|Pierre de Labriolle}} : https://books.google.fr/books?id=46c8AAAAYAAJ&pg=PA306}}]] {{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}} {{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = II | auteur = Jorge Luis Borges | traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès) | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année d'origine=2010 | année = 2016 | ISBN=978-2-07-012816-7 | titre de la contribution =Le temps | partie =En marge de « Sept nuits » | page = 771-780 }} {{clear}} === ''Autres'' sections === *[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]] **. *[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}} **Neuf essais sur Dante {{done}} **Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}} *[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd **(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros ***Verbal 1999, Ref Alifano 1988 ****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}} * #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]… == A ''comparer'' == === « yo soy el río » === [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]] {{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}} {{Réf Livre | titre = Œuvres complètes | tome = I | auteur = Jorge Luis Borges | éditeur = Gallimard | collection = Bibliothèque de la Pléiade | année = 2010 (impr. 2013) | ISBN =978-2-07-012815-0 | titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}}) | année de la contribution = 1947 (B{{note|à préciser/vérifier. Publié en 1947, daté décembre 1946. Premiere partie (A1-2) publiée en 1944, dans Sur 115 ou 155. Probable coquille OCI p. 1704 pour « 155 » (à verifier dans 1993), Cf. {{ouvrage|titre=Jorge Luis Borges en Sur, 1931-1980|année=1999|isbn=950-04-1978-5|url=https://archive.org/details/jorgeluisborgese0000borg/page/344}} : « Una de las posibles metafísicas », dans 115, 1944, puis dans Otras Inquisiciones, 1960, première partie [A] de « Nueva refutación del tiempo ».}}) | traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud | page = 816 }} *« El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río » vs *Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps *Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le fleuve '''OC''' (fr) *2010 (impr. 2010 et 2013 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}), p. 816 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}} *1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, p. 816 : (à confirmer, en l'état seulement visuel [https://books.google.fr/books?id=wZUsAQAAMAAJ&q=%22je+suis+le+fleuve%22) : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''fleuve'''}} ''NB'' : *Idem, citée en notes dans les OC, p. 1660, avec ce commentaire : « A la fin de l'édition originale d'''Autres inquisitions'', en conclusion de « Nouvelle réfutation du temps », Borges trouve à son tour sa propre formule chiffrée et décrypte son propre cryptogramme: « Le temps est un fleuve qui m'entraîne, […] » '''Enquêtes''' : *1992 {{ISBN|2-07-032704-3}}, p. : *1986 {{ISBN|2-07-070808-X}}, p. 225 : {{cita|Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le '''temps'''}} *1957 {{SUDOC|004919432}}, p. : *. '''Rapportées''' : Nombreuses dans les deux variantes. *Temps **. **. *Fleuve, **https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sur-les-epaules-de-darwin/un-fleuve-qui-m-emporte-8278590 *+m’emporte/m’entraine : « Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve » (par ex : ''Borges, souvenirs d’avenir'', p. 219, exergue de « L’œuvre de Borges comme miroir des Fragments d’[[Héraclite]] ») =>Ajouter notes variantes "fr" NB : *curiosité remarquée là aussi : https://diacritik.com/2025/06/25/terrain-vague-48-grand-tour/ **Et donc '''temps''' a priori aussi dans [[w:Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution#Références]] == Bertrand Russell == {{Citation bloc|la bibliographie m’accroche lorsque je m’y retrouve à ma place auprès de l’auteur : nous avons les mêmes lectures, nous appartenons au même monde.|[[Antoine Compagnon]]}} {{voir autre projet|Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/R}} {{loupe|Bertrand Russell}} [[Image:Bertrand Russell op persconferentie New York, 1950, RP-F-F01633.jpg|vignette]] * « Deux livres », OCI p. 765-769 : **Russell : ''Let the people think'' (1941, réed.), avec ***« {{w|Free Thought and Official Propaganda}} » (cf. [https://books.google.fr/books?id=dqggn0PslpAC&pg=PA88 :A Bibliography of Bertrand Russell (I, p. 88-89)]) **** : Sceptical Essays / + [https://books.google.fr/books?id=DawSEQAAQBAJ&pg=PA347 The Collected Papers of Bertrand Russell, 15] [69] ****trad dans *****2026 *****''Écrits sur l'éducation'', 2019 *****''Essais sceptiques'' ***et « The Ancestry of Fascism » [« Généalogie du fascisme »] ****[https://books.google.fr/books?id=AH2NEQAAQBAJ&pg=PA422 The Collected Papers of Bertrand Russell, 10] [57] *. *. *. == Marguerite Yourcenar == {{Loupe|Marguerite Yourcenar}} {{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}} {{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}} {{Réf Livre |titre=Essais et mémoires |auteur=Marguerite Yourcenar |éditeur=Gallimard |collection=Bibliothèque de la Pléiade |année=1991 |ISBN=2-07-011212-8 |titre de la contribution=Borges ou le Voyant |année de la contribution=En pèlerin et en étranger |url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571 |page=571- }} {{Réf Livre |titre=En pèlerin et en étranger |auteur=Marguerite Yourcenar |éditeur=Gallimard |année=1989 |ISBN=2-07-071670-8 |titre de la contribution=Borges ou le Voyant |page=233- |url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233 }} * Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf * Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}}) *{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}} *{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}} *{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91 == Code ref == <pre>{{Réf Livre | titre = | auteur = | éditeur = | année = | ISBN = | page = }} </pre> '''''{{ouvrage/Test|titre=Obras Completas|format=4 vol.|id=Obras Completas}}'' :''' *I : 1923-1949 *II : 1952-1972, {{Internet Archive|id=jorgeluisborgeso0000jorg}} *III : 1975-1985, {{Internet Archive|id=obrascompletasjo0000borg}} *IV : 1975-1988, 1997 {{ISBN|84-7888-289-8}} '''''Œuvres complètes'' :''' *I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}} *II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}} '''''Biblio'' :''' (''À établir'') *. *. Liste à consulter : *Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2 == Notes et références == {{Références}} gqs0s9o5stgqlw1jdye8lxb58da7fzz Wikiquote:Le Salon/mai 2026 4 54187 460108 459920 2026-05-31T16:24:09Z ~2026-32215-50 83187 460108 wikitext text/x-wiki 460109 460108 2026-05-31T16:26:45Z Malik2Mars 27293 Révocation d’une modification de [[Special:Contributions/~2026-32215-50|~2026-32215-50]] ([[User talk:~2026-32215-50|discussion]]) vers la dernière version de [[User:Malik2Mars|Malik2Mars]] 459650 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikiquote:Le Salon/Entête/Test}}</noinclude> == Annonce : [[Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]] == Bonjour, les discussions pour faire évoluer le statut de l'essai [[WQ:IA]] ont débuté le 19 avril 2026. Déja annoncé sur notre fil d'information, je vous signale que la discussion sur la prise de décision est ouverte : [[Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]]. Au niveau des dates, il a été signalé que la mise en application du texte doit idéalement se faire avant juillet, d'où une fin des discussions maximum mi-juin pour nous laisser 15j pour "voter". Sur l'élaboration de la prise de décisions et des questions à poser : [[Discussion Wikiquote:Prise de décision/Usages IA]]. Pour discuter du texte [[WQ:IA]] en lui-même, reportez-vous à la pdd de celui-ci. La diffusion de cette prise de décision est aussi importante, de ce fait il faut envisager d'augmenter la visibilité, peut-être en prenant exemple sur wp {{w|Aide:Diffuser une annonce}} (cf. [[Discussion Wikiquote:Prise de décision/Usages IA#Diffusion|#Diffusion en pdd]]). Je vais creuser le sujet techniquement et je vous informe dès que j'en sais plus. Bon week-end, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 9 mai 2026 à 20:40 (CEST) == [[Wikiquote:Accueil/Test]], aiguillage == Salut ! Avec {{ping|Eunostos}}, {{ping|Musstruss}} et {{ping|Lykos}}, nous avons travaillé les "parties" de la page d'accueil ces dernières années mais nous n'avons pas tout intégré à la version "en prod". C'est un point d'entrée, de premier contact pour les lecteurs/contributeurs. {{ping|Jorune}}, {{ping|An insect photographer}}, {{ping|Uchroniste 40}}, {{ping|TLD35}}, il y a sur la version [[Wikiquote:Accueil/Test]] qlq suggestions d'améliorations qu'on peut je pense intégrer (la version "en prod" est aussi visible sur la même page pour faciliter la compraison). Vous pouvez directement modifier la version test si vous avez des idées ! J'ai (enfin) intégré à cette version test un bloc "lumière sur", que je souhaite passer en prod début juin sur qlq jours une première fois (symboliquement, pour que ça coïncide à l'anniversaire de la naissance de [[Marguerite Yourcenar]]). Voilà, NHP ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 19:52 (CEST) :J'ai du retour d'information. Mais avant que je liste mes pensées, je veux dire que c'est plus facile de trouver des points après beaucoup travail est fait. Je veux dire merci avant ! :Alors, je liste les points maintenant dans un sens de trouver consensus pour une amélioration : :* Plus d'images ! :* Le lien "Comment contribuer?" pointe sur [[Aide:Débuter sur Wikiquote]]. Peut-être le nommer "Débuter sur Wikiquote" alors ? :* Citation par Œuvres - Themes - Personnalités (sauf entrées dans la catégorie) me suffirait. :* Le lien vers Wikiversité se distingue par sa mise en page. :* Est-ce que [[Wikiquote:Accueil de la communauté]] - [[Wikiquote:Bienvenue]] - [[Aide:Débuter sur Wikiquote]] font la même chose ? Je pense qu'un seul portail pour les nouveaux et un seul portail pour la communauté seraient assez. :* Lumière sur : pourquoi pas. Peut-être le combiner avec une "campagne" pour laquelle on a préparé des citations pour les nouveaux qui vont avoir de la possibilité de travailler sur le thème actuel. :* Je propose la structure (qu'on peut mettre en place dans la mise en page comme on veut) : :{| class="wikitable sortable" |- ! ! Portail ! Salon |- | '''Nouveaux''' || [[Wikiquote:Bienvenue|Bienvenue !]] || [[Wikiquote:Journal des nouveaux arrivants|Presentez-vous !]] |- | '''Communauté''' || [[Wikiquote:Accueil de la communauté]] || [[Wikiquote:Le Salon|Visitez le salon !]] |} :Je m'excuse, j'ai fait cette liste très vite car je n'ai pas trop du temps.--[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 20:46 (CEST) ::[[Image:N write.svg|vignette|{{cita|Noircir les pages jusqu'à épuisement des [[mot]]s et surgissement de ce personnage que je vois / pour la première fois / Je ne connais pas son nom /inutile de le lui demander / il ne sait pas écrire / il ne sait pas parler non plus / il sait seulement qu'il est né du contact de la plume et du papier}}, [[Vénus Khoury-Ghata#Les mots étaient des loups, 2016|Vénus Khoury-Ghata, ''Les mots étaient des loups'']]]]Merci ! ::Préambule : pour inspi, comparaison, etc, bien sur voir les autres versions linguistiques et autres projets ::*Oui, plus d'images ! Perso, j'y ai pensé aujourd'hui, image/icones, ''thématiquement'' : plume-stylo, lettre/alphabet, écriture/lecture, livre/bibliothèque, etc. Comme ci-contre. Sans oublier les images de qualité commons comme {{w|Wikipédia:Image du jour}}. ::*Oui, ok, je vois, réduire la "navigation" à l'essentiel des categ. ::*Wikiversité, euh, là je vois pas. C'est géré par {{m|Projets Wikimedia}}. ::*Oui, je me questionne justement sur ces liens, et comment les présenter... ::*Lumière sur, y'a en effet un gros potentiel, qui sur la durée s'articulera avec nos pages labelisées en fait. J'aime bien ton idée là, bien vu ! Et ca permet aussi d'afficher d'autres images. J'ai commencé par Marguerite Yourcenar mais j'en ai qlq uns en reserve, présentés de différentes manières, comme [[Discussion:Julio Cortázar#Biblio/Cita et test switch]] (j'en prépare un [[Borges]] aussi). Et avec le gros travail sur [[Agatha Christie]], on a en fait qlq personnalités/thématiques qui peuvent facilement nous permettre de mettre le système en place sans qu'il soit figé bien sur. ::Rien ne presse, je trouve juste que c'est plaisant de travailler aussi le coté esthétique de notre accueil. Et cita j et lumière sur, ca peut être très ludique et valorisant pour les contributeurs {{clin}}. ::Voilà, à vous de jouer directement sur la version test qui est là pour ça ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 21:42 (CEST) ::Salut ! J'y ai pas pensé hier, mais une page qui illustre assez bien qlq thématiques évoquées plus haut et combine cita/imag ou icônes, bein simplement : [[Modèle:Citation_du_jour/Switch/Sélection]]. NHP ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 20:53 (CEST) == Message hors contexte == J’ai vu [[Spécial:Diff/457545]]. C’est peut-être une message parmi tant d’autres hors contexte qu’on jette, mais c’était une personne qui a décidé de communiquer quelque chose importante pour elle après tout. Je m’ai demandé pourquoi une personne decide de publier une chose comme ça, ''et aussi dans le Salon''. Je n’ai jamais vu une chose comme ça ! Je peux seulement m’expliquer ça pensant que cette personne est solitaire. En effet, j’ai déjà pensé une fois que tout Wikimedia est « plutôt » virtuel. Je sais qu’il y a des possibilités de se recontrer, mais évidemment Wikimedia attire des personnes solitaires aussi. Ça me fais ému - quand j’ai pensé à Wikimedia dans les pauses pendant ce jour, j’ai pensé à cette contribution. Alors j’ai essayé de trouver une solution. J’ai souhaité déjà de faire cette place [[Wikiquote:Journal des nouveaux arrivants#c-TLD35-20260415214500-TLD35|une place chaleureux et de bonne volonté]]. Banalité : nous sommes des homo sapiens, et alors il faut de se recontrer en face à face. Par conséquent, je pense que ça serait une bonne idée d’organiser des rencontres en face à face ! On peut faire ça AU MOINS par mettre les liens pour les recontres déjà organisé, mais aussi par l’organisation des excursions dans les bibliothèques, ou je ne sais quoi ! Et si Wikimedia tout à coup est une chose secondaire pour une communauté, tant mieux ! --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 11 mai 2026 à 22:27 (CEST) :Pour te donner un peu d'éléments, il y a qlq fois des messages/contributions où, bon, on se demande ce que ca vient faire là mais du moment que ca reste gentil, y'a pas à s'alarmer/avertir, y'a parfois des "troll" bien moins sympa (à ce niveau là, je fais au mieux pour traiter au plus vite....) Là, j'ai pas compris, mais j'ai trouvé ça mignon cela dit. Je m'en suis rendu compte ce matin 6h30 [[spécial:diff/457576]] parce que je regarde pas toujours les modif la nuit quand (insomnie...) je lis/contribue, je reste généralement concentré à ce moment là, et le plus souvent c'est calme je suis solo dans mon élément ! :Oui, il y a deja des rencontres/ateliers de contributions mais nous en sommes que rarement informés : cf. [[Discussion catégorie:Événement sur Wikiquote#Annonces]] par ex. On va y travailler et plus on va se développer, plus ca ira mieux. :Oui, perso, j'ai participé en 2015 à [[w:projet:Journée contributive récits et encyclopédie#Wikipédiens et bénévoles encadrants]] à la {{w|MMSH}} à Aix, et j'ai bcp apprécié rencontrer d'autres wikipédiens comme Jules ! De nombreuses années sont passées, j'ai un peu bougé pour le travail dans le sud de la France et me revoilà dans ma region natale depuis qlq temps. Je vous en ai deja parlé : c'est le genre de lieu idéal pour se rencontrer et contribuer ensemble sur une thématique et qui peut faire l'objet d'aide de l'asso wikimedia. Là j'y retourne régulièrement depuis qlq temps pour mes contributions et emprunter/consulter des livres/revues (dispo uniquement là en France pour certains, je suis en veine !) comme pour [[Assia Djebar]], [[Yamina Mechakra]], [[Mohammed Dib]], [[Léopold Sédar Senghor]], etc... mais j'ai qlq idées qui trottinent depuis pas mal de temps (comme pour l'archivage du web, ils ont un projet!). :En plus de ces rencontres, on peut aussi envisager de se joindre à des rencontres annuelles wikimédia et présenter l'évolution de notre projet, pour 2027 par ex... :Bonne nuit, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 11 mai 2026 à 23:07 (CEST) ::Mignon ? J’ai dû penser à Éponine ([https://youtube.com/watch?v=deUgUoJ4z5I vo] / [https://youtube.com/watch?v=8InAfhYgtcg vf]) ! Mais on ne peut pas dire à cause du contexte manquant. →→→ J’ai lu un peu et trouvé [https://edition.cnn.com/2026/05/09/health/ai-loneliness-kara-swisher-wellness un article intéressante] [en]. De ça, je n’ai pas seulement appris un autre argument contre « le chat » (IA), j’ai pensé à ajouter un rappel (qu’on est devant un écran et que c’est une bonne idée de se recontrer) au page d’accueil dans mon version test à faire (peut-être organisé avec des autres projets Wikimedia). Mais je suis toujours en Wikislow, je pense que je continuerais avec le page d’accueil prochain mardi. --[[Utilisateur:TLD35|TLD35]] ([[Discussion utilisateur:TLD35|discussion]]) 14 mai 2026 à 08:10 (CEST) == Les fondamentaux ici = Cita + source == Bonjour, après ces vagues d’hallucinations d’IA, fantaisies d’attributions, Bidonnages de sources, revenons à nos fondamentaux ici pour commencer. Ce qu’on attend d’un nouveau en priorité c’est d’apprendre à correctement ajouter une citation et de bien la sourcer. Pas de rédiger un paragraphe d’intro long comme une intro wp ou de se prendre la tête avec la structure d’un article ou les catégories. Ça en tant patrouilleurs/relecteurs, c’est plus facile pour nous et ça ne nous demande pas d’agir vite – ce n’est pas urgent – contrairement à un Probleme sur une cita/une source. et là ça nous demande bien plus de temps pour corriger voire débunker les fantaisies… Le [[Utilisateur:TLD35/Tutoriel#Bonjour! Voulez-vous ajouter une citation?]] (deux pas suggérés pas TLD35) me semble à ce titre une piste très sérieuse dans le style tuto et à diffuser le plus largement possible. Dans le même genre, j’ai proposé un template pour une Creation pas à pas en 2 étapes : cf [[Projet:Les sans pagEs#Outils]] (doc en sous page). Apprendre ces bases en priorité, ça semble quand même assez évident et bien plus formateur que les Créations bancales en masse, parfois plusieurs en qlq minutes… {{sifflote}} [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 15 mai 2026 à 17:18 (CEST) == Mode sombre == Euh, y a un truc à régler avec nos modèles de Ref en mode sombre, l’Indent colorée des pdd, …. Olala, la looose ! Bref. Aucune idée en l’état, à creuser. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mai 2026 à 12:14 (CEST) == Votez maintenant aux élections 2026 de l'U4C == <section begin="announcement-content" /> Les votants éligibles sont invités à participer à l'élection 2026 du [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee|Comité de coordination du Code de conduite universel]]. De plus amples informations – notamment sur la vérification de l'éligibilité, le processus de vote, les candidats et un lien vers le scrutin – sont disponibles sur Meta à la [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026|page d'informations sur les élections de 2026]]. Le scrutin se termine le 2 juin 2026 à [https://zonestamp.toolforge.org/1780358400 00 h 00 UTC]. Veuillez voter si votre compte est éligble. Les résultats seront disponibles avant le 14 juin 2026. -- en coopération avec l'U4C.<section end="announcement-content" /> [[m:User:Keegan (WMF)|Keegan (WMF)]] ([[m:User talk:Keegan (WMF)|talk]]) 27 mai 2026 à 19:15 (CEST) <!-- Message envoyé par User:Keegan (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery&oldid=30513860 --> jjqzlokrxvokp66tru6jjgafslx68lv Rachid Benzine 0 54403 460132 459935 2026-05-31T18:56:40Z Malik2Mars 27293 /* ''L’homme qui lisait des livres'', 2025 */ 460132 wikitext text/x-wiki {{ébauche}} [[Image:Rachid Benzine 2023.jpg|vignette|Rachid Benzine]] '''{{W|Rachid Benzine}}''', né en {{date-|1971}} à Kénitra au [[Maroc]], est un islamologue et écrivain franco-marocain. == Citations == === ''Les nouveaux penseurs de l'islam'', 2004 === === ''Nour, pourquoi n'ai-je rien vu venir ?'', 2016 === === ''Des mille et une façons d'être juif ou musulman : dialogue'', 2017 === === ''L’homme qui lisait des livres'', 2025 === {{Citation|[[Gaza]] est une ville en réécriture permanente. Chacun y va de son inspiration, de ses points de suspension. Tous redoutent l'instant de ce geste qui ne leur appartiendrait plus, le point final.}} {{Réf Livre | titre = L’homme qui lisait des livres | auteur = Rachid Benzine | éditeur = Julliard | année = 2025 | ISBN =978-2-260-05686-7 | chapitre =La rencontre | page =11 }} {{Citation| Les [[mot]]s des [[livre]]s déchirent tous les [[silence]]s. Ils s'imposent à vous. Le [[lecteur]] est un [[prisonnier]] consentant, attaché à l'illusion que chaque page tournée le libérera. Pourtant, il se perd toujours plus, absorbé, jusqu'à être incapable de se détacher de ce [[labyrinthe]] de mots. C'est pourtant ce supplice choisi qui me rappelle pourquoi je suis là, dans cette boutique, à attendre. De toute façon, à Gaza, on attend toujours quelque chose. Tout le monde attend quelque chose.}} {{Réf Livre | titre = L’homme qui lisait des livres | auteur = Rachid Benzine | éditeur = Julliard | année = 2025 | ISBN =978-2-260-05686-7 | chapitre = ''La terre nous est étroite''. Bilad el-Cheikh | page =24-25 }} {{Citation|Je connaissais les noms des prophètes et des saints comme je connaissais ceux des histoires que me lisait mon frère : d'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis. Je savais réciter des versets du Coran comme des passages des Évangiles. Parfois, quand j'étais seul, je mélangeais tout. Pour voir ce que ça ferait. Pour voir si Dieu m'en voudrait. Pour voir si le ciel s'assombrirait. Je chuchotais un psaume en y entremêlant une sourate. Je parlais à Dieu et à Allah, à Jésus et à Muhammad dans la même prière, et j'invoquais Milady. Comme s'ils pouvaient tous se comprendre, au-delà des mots, des langues, des siècles. Eux se moquaient de nos frontières, de nos limites. J'interrogeais l'imam, j'interrogeais la sœur. Au-delà des apparences, au-delà des silences, des circonstances, des rituels, des versets. Au-delà des croyances. Au-delà des certitudes.}} {{Réf Livre | titre = L’homme qui lisait des livres | auteur = Rachid Benzine | éditeur = Julliard | année = 2025 | ISBN =978-2-260-05686-7 | chapitre = ''La Légende des siècles''. Aqabat Jabr | page =50-51 }} {{Citation|Les livres qui l'entourent, t'explique-t-il, sont classés par affinités secrètes, par des liens subtils que lui seul semble connaître. Une composition. Dans sa [[librairie]], la poésie côtoie le théâtre, [[Jean Racine|Racine]], [[Homère]] et [[Ismail Kadare|Kadaré]] sont frères, en dépit des classements, des ordres alphabétiques, ou des genres. Ce qu'il veut : que les livres dialoguent dans le silence, que les alchimies s'écrivent dans l'obscurité, malgré lui, avec lui.}} {{Réf Livre | titre = L’homme qui lisait des livres | auteur = Rachid Benzine | éditeur = Julliard | année = 2025 | ISBN =978-2-260-05686-7 | chapitre = ''Hamlet''. Jabaliya | page =54 }} {{Citation|[[Primo Levi]] m'a probablement sauvé la vie. Je ne peux toujours pas poser de mots sur ce qui s'est passé ce jour-là. Je me réveille encore chaque matin ou presque en cherchant de la main mon frère. Avant que mes yeux ne me jettent l'évidence à la figure, je prie Dieu pour le retrouver. […] Tout cela a donc été. Tout cela a donc disparu. J'ai pardonné. Il m'a fallu du temps, beaucoup de temps. Mais aucun texte n'a effacé ma mémoire. Aucun texte ne m'a fait oublier ce qui était, qui n'est plus et ne sera plus.}} {{Réf Livre | titre = L’homme qui lisait des livres | auteur = Rachid Benzine | éditeur = Julliard | année = 2025 | ISBN =978-2-260-05686-7 | chapitre = ''Si c'est un homme''. Jabaliya | page =63-64 }} {{Citation|[…] Moussa s'est précipité pour les sauver. Un seul projectile, en pleine poitrine, l'a stoppé dans son élan. Une tache rouge vif s'est étalée sur sa chemise. […] Étendu à terre, Moussa m'a caressé tendrement les cheveux. Il m'a offert un pauvre sourire et m'a saisi soudain par le bras : « Lis. Lis jusqu'à en perdre la raison. Mais lis, petit frère. Lis. » Sa tête est retombée en arrière. Ses yeux ont contemplé une dernière fois le ciel de Gaza. J'ai regardé fixement les soldats. Mes yeux leur ont promis l'enfer. Ils ont reculé et ont repris leur marche. Je crois que j'ai quitté l'enfance et j'ai tout perdu. Je sais plus.}} {{Réf Livre | titre = L’homme qui lisait des livres | auteur = Rachid Benzine | éditeur = Julliard | année = 2025 | ISBN =978-2-260-05686-7 | chapitre = ''Si c'est un homme''. Jabaliya | page =68 }} {{Citation|"Tu crois que les mots vont nous sauver, Nabil ?" me demandaient mes amis. Je leur répondais que oui. Je n'en suis plus sûr. Je dirais qu'ils sauvent en silence. La réalité est la même, rien ne renverse l'oppression, mais l'esprit, lui, s'envole.}} {{Réf Livre | titre = L’homme qui lisait des livres | auteur = Rachid Benzine | éditeur = Julliard | année = 2025 | ISBN =978-2-260-05686-7 | chapitre = Le livre de Job. Jabaliya | page = 77 }} == Voir aussi == {{Autres projets |w=Rachid Benzine |commons=Category:Rachid Benzine }} {{DEFAULTSORT:}} [[Catégorie:Naissance en 1971]] [[Catégorie:Islamologue]] [[Catégorie:Écrivain marocain]] [[Catégorie:Écrivain français]] dpm6pl3r5oerczud4lzq6tzuj7ims5e Catégorie:Femme politique mozambicaine 14 54411 460081 2026-05-31T14:31:28Z An insect photographer 74311 Page créée avec « [[Catégorie:Personnalité féminine mozambicaine]] [[Catégorie:Femme politique par nationalité|mozambicaine]] » 460081 wikitext text/x-wiki [[Catégorie:Personnalité féminine mozambicaine]] [[Catégorie:Femme politique par nationalité|mozambicaine]] l5qq6p6e7hqa0pms8ox69y16q75d2ui Catégorie:Personnalité féminine mozambicaine 14 54412 460082 2026-05-31T14:32:36Z An insect photographer 74311 Page créée avec « [[Catégorie:Personnalité mozambicaine]] [[Catégorie:Personnalité féminine par nationalité]] » 460082 wikitext text/x-wiki [[Catégorie:Personnalité mozambicaine]] [[Catégorie:Personnalité féminine par nationalité]] dz69ocgshqadpmf526b8r7t78wvh7ym Modèle:Citation du jour/4 juillet 2026 10 54413 460127 2026-05-31T18:04:43Z Jorune 73815 Page créée avec « {{Citation du jour/Préchargement |fichier=Official Presidential portrait of Thomas Jefferson (by Rembrandt Peale, 1800)(cropped).jpg |citation=Il n'est point de [[vérité]] que je redoute ou que je souhaiterais être ignorée du monde entier. |auteur=Thomas Jefferson |article= }} » 460127 wikitext text/x-wiki {{Citation du jour/Préchargement |fichier=Official Presidential portrait of Thomas Jefferson (by Rembrandt Peale, 1800)(cropped).jpg |citation=Il n'est point de [[vérité]] que je redoute ou que je souhaiterais être ignorée du monde entier. |auteur=Thomas Jefferson |article= }} cxer7i5g933a28ccel5tb1heh3i00sy Rose Leke 0 54414 460141 2026-06-01T09:00:58Z An insect photographer 74311 Page créée avec « {{ébauche}} '''{{W|Rose Leke|Rose Gana Fomban Leke}}''', née le {{date-|13 février 1947}} est une paludologue camerounaise et professeur émérite d'immunologie et de parasitologie à l'université de Yaoundé I. == Citations == {{Citation|Par la suite, comme déterminant : Il y a aussi eu la curiosité. 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La curiosité m’a poussé à mieux étudier sur le paludisme et d’autres pathologies aussi. }} {{Réf Article |titre=Pr Rose Leke lauréate du Prix international L’Oréal-Unesco se confie à Actu Cameroun – Interview |auteur=Armand Djaleu |date=28 mai 2024 |page=url |url=https://actucameroun.com/2024/05/28/pr-rose-leke-laureate-du-prix-international-loreal-unesco-se-confie-a-actu-cameroun-interview/ |publication=Actu Cameroun }} == Voir aussi == {{Autres projets |w=Rose Leke }} {{DEFAULTSORT:Leke, Rose}} [[Catégorie:Naissance en 1947]] [[Catégorie:Médecin]] [[Catégorie:Personnalité féminine camerounaise]] 7ay18cbn46k5i7i5jae82eeyv0t6sek 460142 460141 2026-06-01T09:08:07Z An insect photographer 74311 + 1 citation 460142 wikitext text/x-wiki {{ébauche}} '''{{W|Rose Leke|Rose Gana Fomban Leke}}''', née le {{date-|13 février 1947}} est une paludologue camerounaise et professeur émérite d'immunologie et de parasitologie à l'université de Yaoundé I. == Citations == {{Citation|J’ai dû travailler deux fois plus dur pour arriver là où je suis. Il ne s’agit pas seulement d’aller à l’université pour enseigner, [et] de rentrer chez moi comme le font les autres. Être chercheuse, une chercheuse fervente [qui écrit des manuscrits et les publie] prend du temps... être mère, être enseignante à l’université... tout cela compte quand on est une femme. |original=I had to work twice as hard to get to where I am. It’s not just going to the university to teach, [and] come back home like others do. Being a researcher, an ardent one [who write manuscripts and publish them] takes time … being a mother, being a teacher at the university … that all adds up when you are a woman. |langue=en |précisions=Interview datant de 2017 à l'origine. }} {{Réf Article |titre=L’Oréal-UNESCO accolade for Cameroon’s Professor Rose Leke |auteur=Clemence Manyukwe |date=30 mai 2024 |publication=University Worl News |page=url |url=https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20240529173214874 }} {{Citation|Par la suite, comme déterminant : Il y a aussi eu la curiosité. En effet, tout petit, je souffrais beaucoup du paludisme, ma mère réalisait une potion pour me soigner. Elle mettait des feuilles dans la marmite et m’enveloppait par la suite avec une couverture pour que le palu baisse. 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Il ne s’agit pas seulement d’aller à l’université pour enseigner, [et] de rentrer chez moi comme le font les autres. Être chercheuse, une chercheuse fervente [qui écrit des manuscrits et les publie] prend du temps... être mère, être enseignante à l’université... tout cela compte quand on est une femme. |original=I had to work twice as hard to get to where I am. It’s not just going to the university to teach, [and] come back home like others do. 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